00:00Il y a quelques jours, j'ai parlé du Code Noir pour l'Assemblée Nationale.
00:03Comme je le disais, j'ai été auditionné par la Commission des lois de l'Assemblée Nationale
00:08autour d'une proposition de loi portant sur l'abrogation du Code Noir.
00:12Et honnêtement, je mesure le symbole de ce moment.
00:16Parce qu'il y a encore quelques années, quand j'ai commencé en 2017,
00:19je faisais simplement des vidéos dans ma chambre
00:22pour parler de coiffure culturelle aux États-Unis avec les Waves
00:26pour arriver sur l'histoire coloniale, l'esclavage colonial et les mémoires.
00:29Et aujourd'hui, ces sujets arrivent jusque dans les institutions de la République.
00:33Alors attention, le Code Noir n'est évidemment plus appliqué aujourd'hui.
00:37Mais cette proposition de loi pose une autre question.
00:41Qu'est-ce qu'une nation décide symboliquement de rejeter ?
00:45Parce que le Code Noir, ce n'était pas juste un vieux texte administratif.
00:49C'était un texte juridique qui organisait la déshumanisation,
00:54déshumanisation d'êtres humains noirs dans les colonies françaises d'Amérique.
00:57Et ensuite, dans l'océan Indien, ainsi que la Louisiane.
01:00Un texte qui explique, légalement pour ceux qui ne le savent pas,
01:03comment des hommes, des femmes et des enfants
01:05pouvaient être considérés comme des biens meubles.
01:08Et pendant cette audition, on a parlé de transmission,
01:11on a parlé de mémoire, de jeunesse, ainsi que de réseaux sociaux.
01:14On a parlé du fait qu'aujourd'hui, énormément de jeunes découvrent ces sujets,
01:19ces sujets très importants sur TikTok, Instagram ou YouTube.
01:22Parce qu'ils cherchent des réponses, parce qu'ils veulent comprendre l'histoire autrement.
01:26Et moi, ce qui m'a marqué durant cette audition,
01:28c'est de voir que la transmission historique ne se fait plus uniquement dans les livres
01:32ou dans les salles de classe universitaires.
01:35Elle passe aussi par nous, par Internet, par les créateurs de contenus.
01:39Et honnêtement, je ne vois pas cette audition comme une récompense personnelle.
01:43Je la vois surtout comme un signe que cette mémoire,
01:46que ces mémoires ne peuvent plus être ignorées.
01:49Non, que les résistances des esclavagisés, les révoltes, les luttes pour la liberté,
01:54doivent continuer à être racontées.
01:56Donc, merci à toutes les personnes qui suivent mon travail depuis le début.
02:00Parce que si cette voie est arrivée jusqu'à là aujourd'hui, c'est aussi grâce à vous.
Commentaires