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Avec Pascal Perri, journaliste, auteur de "Ces présidents qui nous ont fait tant de mal" éd. Plon

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##LE_FACE_A_FACE-2026-04-06##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce lundi 6 avril, ce lundi de Pâques, je suis en présence de
00:13mon confrère.
00:15On a été collègues à un moment donné, confrère, et pourquoi pas, je peux dire, il y a eu une
00:19amitié professionnelle forte avec Pascal Péry.
00:22Pascal Péry, merci d'être là, je vous avais reçu pour votre ouvrage sur les présidents de la République ce
00:29bilan,
00:29et vous continuez à agir sur TF1 et LCI surtout, où l'on vous écoute régulièrement.
00:36Je vais dire un petit mot de vous, Pascal Péry, je voulais que vous soyez là aujourd'hui, je voudrais
00:39décrypter avec vous la situation économique et politique.
00:43Tous les journalistes économiques français sont très bons.
00:47Mais vous avez, à mon avis, un ton un peu dissonant, et vous n'hésitez pas, contre ce que la
00:53Doxa peut quelquefois laisser croire,
00:55vous n'hésitez pas quelquefois à dire les choses différemment, à poser des problèmes.
00:59Peut-être, à contrarier des gens qui considèrent que vous êtes quelqu'un de très objectif, ou au contraire très
01:06subjectif,
01:07et pourtant je sens bien que vous parlez vrai, ici c'est la radio du Parle-en-Vrai, moi je
01:12vous ai toujours parlé vrai,
01:13et beaucoup d'observateurs m'ont dit, Pascal a eu du courage, tu as vu ce qu'il a dit
01:17l'autre jour, il a osé le dire, voilà.
01:21Et le copain anglais aussi est un petit peu dans cette catégorie, ça ne retire rien aux autres, plus académiques,
01:27plus solennels,
01:28voilà, vous vous dites des choses, et c'est vrai que vous êtes un journaliste, en fait vous êtes un
01:31journaliste qui constate le réel,
01:33et le réel quelquefois n'est pas toujours agréable à entendre, voilà.
01:36J'ai quelquefois même oiseau de mauvaise augure en disant, oh là là, Péry nous annonce, bah oui,
01:41un médecin quand il fait un diagnostic, s'il y a une pathologie embêtante, il n'y a pas de
01:45courage.
01:45Et quelqu'un avait fait campagne sur le courage de la vérité.
01:48Le courage de la vérité, mais c'est un... En termes de journaliste, déontologiquement, je pense que ça serait pas
01:53mal.
01:53Pascal Péry, merci d'être là aujourd'hui sur Sud Radio, je veux juste que l'on fasse un long
01:58point d'une heure avec vous,
02:00cette guerre inattendue, cette quatrième guerre du Golfe, lancée par M. Netanyahou, suivie par M. Trump,
02:06qui est en train de tourner, on ne sait pas exactement si c'est au vinaigre ou à l'enfumage,
02:12en tout cas, nous, nous en subissons les conséquences, le portefeuille des Français,
02:16on disait autrefois le panier de la ménagère, ça n'existe plus, nous en subissons les conséquences avec une explosion
02:21du carburant.
02:22Là, je n'ai vu que des artisans ce week-end, qui allaient très bien jusqu'à il y a
02:25quelques mois,
02:26qui me disent, là, cette marge, je suis en train de reperdre des petites marges que j'avais,
02:30alors des plombiers, des charpentiers, vous voyez, des commerçants, qui me disent, et puis des gens qui me disent.
02:34Est-ce que, Pascal Péry, ça va être juste une tempête momentanée liée au conflit,
02:41où, tel que ça s'est présenté, on peut avoir, comme pour le Covid, des effets secondaires sur la durée
02:48?
02:48A savoir qu'on est en train de repenser notre équilibre économique.
02:51Il y aura des effets secondaires sur la durée, mais, sur la première question,
02:57la religion des économistes n'est encore pas tout à fait faite, la mienne non plus d'ailleurs,
03:01sur, est-ce que c'est un choc de prix, ou est-ce que c'est une inflation de long
03:04terme ?
03:05Pour le moment, c'est un choc de prix. Pourquoi ?
03:08Parce que, sur le marché des hydrocarbures, notamment, gaz, pétrole,
03:12la quantité de production serait suffisante pour répondre à la demande.
03:16Le monde, si vous voulez, consomme environ 100 millions de barils par jour.
03:20On est capable de les produire.
03:22Donc, il y a un phénomène d'équilibre.
03:24Et le baril était à, de mémoire, 60 dollars.
03:28Il est même descendu à 58.
03:31J'ai vérifié il y a quelques jours, il était descendu à 58 au cours des 6 derniers mois.
03:34Donc, il n'y a pas de déséquilibre.
03:36Et là, on est à 100, 120 ?
03:38On était, quand je suis parti tout à l'heure de mon travail pour vous rejoindre, il était à 110.
03:44Ouh !
03:44Bon, il a beaucoup augmenté, il a presque doublé, il a augmenté de façon très significative.
03:51Ça, c'est le choc de prix.
03:52Vous avez un événement géopolitique, le détroit d'Hormuz est fermé, bloqué en partie en tout cas.
03:59Vous avez 10 millions de barils qui ne passent pas, donc c'est 10% de la production.
04:04Déséquilibre, offre, demande.
04:06Et là, vous avez un choc de prix.
04:08Si demain, alors ce soir, conférence de presse de Donald Trump.
04:11Si demain, la situation empire, je vous dirais, on passe du choc de prix au choc d'inflation.
04:18Si, en revanche, Donald Trump dit, bah écoutez, dans 10 jours, on se retire,
04:22et puis finalement, on a trouvé les voies et moyens de sortie du conflit,
04:28je vous dirais, on va revenir à une situation normale.
04:31Mais, entre-temps, parce que c'était votre question, Péricault,
04:35l'inflation se sera diffusée au reste de l'économie.
04:39Vous faites le tour.
04:41Vous évoquiez les artisans, les commerçants, les professions libérales,
04:46tous ceux qui ont besoin de rouler.
04:47Et on est quand même drogués au pétrole.
04:49On est drogués au...
04:51L'électrification du parc automobile français...
04:53L'économie repose sur du thermique, pour l'instant, on est d'accord.
04:56On est là-dessus.
04:57Et vous allez vers l'industrie lourde, sidérurgie, chimie, médicaments...
05:04Toutes les industries sont très dépendantes des hydrocarbures aujourd'hui.
05:09Et donc, progressivement, l'inflation du pétrole,
05:12ou le choc de prix du pétrole, ou du gaz,
05:15va se diffuser progressivement.
05:17Dans l'économie.
05:18Et vous allez le retrouver, à la fin, payé par le consommateur.
05:22Le maraîcher qui a besoin de réchauffer un peu ses fraises en ce moment...
05:25Je pense à celui-là.
05:27Ses salades dans la région du Val-Nantais.
05:30Ceux qui ont besoin de faire tourner le tracteur, l'abatteuse,
05:34puisqu'on peut aussi parler de notre alimentation.
05:36Les coûts de production, globalement, augmentent.
05:38Et donc, vous allez le retrouver à un moment ou à un autre.
05:41Sauf qu'ils ne peuvent pas.
05:42Ils vous disent...
05:42Moi, je les ai rencontrés tout le week-end.
05:43J'ai vu toutes les catégories.
05:45J'ai vu des transporteurs, j'ai vu un carreleur, un plombier,
05:49des maraîchers,
05:50qui m'ont dit, nous ne pouvons pas répercuter.
05:52On répercute un petit peu, sans ça, on perd notre clientèle.
05:54Donc, on mange sur notre marge,
05:56qui était déjà restreinte.
05:57Nous sortions un petit peu la tête de l'autre,
05:59depuis quelques mois.
06:01Et boum, la deuxième lame repasse derrière,
06:03on n'a plus rien.
06:04Alors, si ça dure un mois encore,
06:08bon, ils disent, on pourra faire face.
06:09Pour certains, ils m'ont dit,
06:11si ça doit durer plus longtemps que ça,
06:12pour moi, c'est le dépôt de bilan.
06:13Alors, il y a la problématique des trésoreries.
06:16Parce que c'est ça, les entrepreneurs,
06:18commerçants, artisans.
06:19La structure française des entreprises,
06:21c'est des PME,
06:22souvent à cours de trésorerie,
06:24c'est-à-dire des entreprises qui manquent de capitaux propres.
06:27Les capitaux propres, c'est ce dont on est propriétaire.
06:30soi-même.
06:31Et de trésorerie.
06:32La trésorerie, c'est l'oxygène de l'économie.
06:35Oui, mais vous vous rendez compte ?
06:35Vous avez de l'argent à la banque,
06:37vous pouvez payer.
06:38Oui, mais c'est terrible,
06:39parce qu'elles font leur trésorerie.
06:40Ils l'ont constitué à la sueur de leur front.
06:42Et tout d'un coup, le magot va partir.
06:45Pas parce qu'ils ont réinvesti.
06:46Parce qu'il y a une hausse du carburant.
06:48La trésorerie descend par l'ascenseur,
06:50remonte par l'escalier.
06:52Ça boule la formule.
06:53Ça dit bien les choses.
06:54Ça dit qu'il faut beaucoup de temps,
06:56c'est ce que vous avez expliqué,
06:58il faut beaucoup de temps pour constituer
07:00une réserve de trésorerie.
07:00C'est une cagnotte, malgré tout.
07:02Et puis, vous pouvez la dépenser très vite,
07:03parce qu'il y a un choc de prix,
07:05précisément, les hydrocarbures.
07:07Mais je pourrais aussi vous parler
07:08du prix des métaux.
07:09C'est un petit matelas au départ.
07:11Bien sûr.
07:12Et qui se réduit.
07:14Et donc, il faudra que,
07:15si des situations comme celle-ci se multiplient,
07:19les banques jouent leur rôle,
07:20c'est-à-dire accordent des facilités de caisse
07:23aux entreprises,
07:24petites ou grandes d'ailleurs,
07:25qui en ont besoin,
07:26dont l'exploitation n'est pas compromise,
07:28et qui ont besoin d'un peu d'oxygène,
07:30qui ont besoin de la bouteille d'oxygène,
07:32si vous voulez,
07:32pour traverser cette période compliquée.
07:35Est-ce que vous pensez que
07:37certaines vont rester sur...
07:38Oui.
07:39C'est possible.
07:40Il y en a qui vont rester sur le carreau.
07:41Celles dont la situation est tendue,
07:42aujourd'hui,
07:43celles dont la situation était déjà tendue,
07:45hors crise,
07:46et qui affrontent cette crise additionnelle,
07:48celles-là seront en difficulté,
07:50et pourront en effet rencontrer un risque mortel.
07:57Le risque vital, c'est aussi le risque mortel,
07:59en substance.
08:00C'est-à-dire le risque de disparition,
08:01pour certaines d'entre elles,
08:03alors qu'elles étaient dans une situation...
08:06Alors certes,
08:07ce ne sont souvent pas des situations confortables.
08:09Vous savez, on a en France un vrai problème de capital.
08:12C'est-à-dire qu'on a une méprise,
08:15on méprise le capital.
08:17Il ne se passe pas une journée sans que j'entende dire
08:18que le capitalisme est épouvantable,
08:21que les capitaux, c'est horrible, etc.
08:23Moyennant quoi,
08:24on est quand même content que Total réalise
08:26des bénéfices, aujourd'hui,
08:28pour pouvoir redistribuer une petite partie...
08:31Juste une insiste, Pascal.
08:32Bravo et merci à Total d'avoir maintenu des prix.
08:34Alors, je ne sais pas s'ils ont merdé,
08:36mais non, ils n'ont pas perdu.
08:37Ils ont quand même à 2,09 le prix du diesel.
08:411,99.
08:42Alors que je l'ai vu à 2,79 sur l'autoroute,
08:44donc ils ont fait un effort, c'est indéniable.
08:46Non, mais ils ont fait un effort.
08:47Moi-même, je suis rentré de ma Corrèze ce week-end.
08:52Il se trouve que j'avais loué une voiture
08:53parce qu'il n'y avait plus de place dans les trains.
08:56Et par conséquent, donc, j'ai regardé les prix.
09:00On était, y compris d'ailleurs,
09:02chez un distributeur,
09:04un très grand distributeur français,
09:05le premier de tous,
09:06qui a aussi une station-service à Brive,
09:09pour être très clair,
09:10on était au-delà des prix de Total.
09:12Donc, heureusement que Total propose aujourd'hui
09:15cette petite ristourne.
09:16Alors, je sais que...
09:17Elle s'arrête demain, je crois.
09:18C'est juste qu'on s'est arrivé.
09:18Oui, mais elle sera prolongée.
09:19Elle sera prolongée.
09:20Je pense qu'elle sera prolongée.
09:21Mais enfin, 50 semaines sur 52 dans l'année,
09:24on fait le procès du pétrolier français,
09:26le seul qu'on est.
09:27Moi, je préfère qu'on soit dépendant
09:28d'un pétrolier français
09:29qui peut mener ce type de politique,
09:31plutôt que d'un pétrolier anglais,
09:34néerlandais,
09:34ou encore moins américain.
09:37Petite observation humoristique,
09:38beaucoup de copains m'ont dit,
09:39bon, avec le prix du...
09:41On n'aura pas d'encombrement
09:43à la sortie de Paris,
09:44ni à la rentrée.
09:46Les gens ne vont pas sortir
09:46parce que l'essence et le carburant
09:49sont trop chers.
09:49Je n'ai jamais vu autant de monde
09:51sur les autoroutes et dans les trains.
09:53Donc, ça n'a pas disponé tout le monde,
09:55il y a peut-être des gens.
09:56Non, ça ne dissuade pas tout le monde.
09:57Les Français ont définitivement arbitré
09:59entre la qualité de vie quotidienne
10:01et les loisirs,
10:02et continuent de consommer
10:03des vacances et des loisirs,
10:05quitte d'ailleurs à appauvrir
10:07leur assiette alimentaire,
10:08au passage,
10:09à faire des économies
10:10sur les courses alimentaires.
10:11Oui, mais on va en parler.
10:12Vous savez que c'est un sujet
10:13qui me touche personnellement.
10:14C'est pourquoi il me touche aussi,
10:15c'est pourquoi je vous en parle.
10:16Vous avez compris,
10:17je reçois Pascal Péry,
10:19notre confrère de LCI,
10:22journaliste, économiste,
10:23qui a son franc-parler,
10:24qui parle vrai lui aussi,
10:26et nous essayons tant bien que mal,
10:28non pas de lire dans l'avenir,
10:29Pascal n'a pas ni de marre de café,
10:31ni de boule,
10:31mais il a quand même
10:32quelquefois des prémonitions,
10:34et je confirme
10:35que certaines de vos prédictions
10:36se sont révélées souvent vraies,
10:38alors que vos confrères
10:39pensaient le contraire.
10:40Vous nous appelez au 0 826 300 300,
10:43évidemment, ce sujet vous touche
10:44et vous concerne,
10:45bien sûr que vous êtes confrontés
10:46aux mêmes problèmes,
10:47et Pascal Péry,
10:48il répond à tout.
10:50Il a peur de rien,
10:51vous verrez,
10:52il répond,
10:53c'est pas qu'il va pas vous mordre,
10:54même si vous posez une question
10:56qui est un petit peu
10:57à côté de la plaque,
10:58il vous donnera
10:59le bon décryptage
11:01pour comprendre
11:01ce qui nous arrive
11:02et peut-être un message d'espoir,
11:04voilà,
11:04on reste un pays assez riche,
11:05le tout est de savoir
11:06combien de temps on va le rester.
11:07A tout de suite sur Sud Radio,
11:08vous nous rejoignez
11:09avec Pascal Péry.
11:10Midi 14h,
11:12la France dans tous ses états,
11:14Midi 14h,
11:15Sud Radio,
11:16la France dans tous ses états,
11:18Péricault Légace.
11:19En ce lundi de Pax 6 avril,
11:2113h19,
11:22je suis avec Pascal Péry,
11:23notre confrère de LCI,
11:26éminente économiste,
11:28parleur vrai,
11:28et quand on parle d'argent,
11:30parler vrai,
11:30ça fait mal.
11:32Alors,
11:32je ne dis pas qu'il est le seul
11:33à parler vrai,
11:34mais Pascal,
11:35à son franc parler,
11:36il met les points sur les i,
11:39il ajoute le la qu'il faut
11:40quand une information
11:42vient à manquer.
11:43Pascal Péry,
11:44on était en train d'évoquer
11:45l'impact de cette quatrième guerre du Golfe
11:47sur notre vie économique
11:48avec le risque pour certains artisans
11:50qui venaient à un petit peu
11:52de se remettre.
11:52Il y en a un qui me disait
11:53je viens à peine de rembourser le GPE.
11:55Je ne repars aujourd'hui
11:56la tête sous l'eau.
11:57Le PGE,
11:58le plan,
11:59oui,
12:00le remboursement
12:01de l'Etat.
12:03L'emprès commune.
12:06Le constat douloureux
12:08pour nous Français
12:09en comparaison avec les 26 autres états
12:11de l'Union Européenne,
12:12notre économie est à l'os,
12:14marge de manœuvre
12:16absolument réduit,
12:173600 et quelques 3300 milliards
12:19de dettes,
12:20ce qui veut dire
12:21que le gouvernement
12:21ne peut aujourd'hui
12:23rien faire,
12:24pas ouvrir un robinet,
12:25pas une vanne,
12:26pas renvoyer un ascenseur,
12:27marge de manœuvre
12:28réduite à zéro.
12:29Alors,
12:30il y a deux éléments
12:31de réponse.
12:32Un, effectivement,
12:33pour répondre à cette question,
12:34non,
12:35nous n'avons plus les moyens,
12:36mais deux,
12:37quand bien même
12:38nous les aurions,
12:39est-ce qu'il faudrait le faire ?
12:40Moi, je me pose la question.
12:42Oui, c'est une question
12:42politique de fond, là.
12:43Oui, c'est une question
12:44politique de fond,
12:45si vous voulez.
12:45Moi, j'ai été échaudé
12:47par la période du Covid
12:48et puis par la période
12:50qui a suivi
12:51le déclenchement
12:52de la guerre russe
12:53en Ukraine,
12:54au cours de laquelle
12:54l'État a mis
12:56autour de 50 milliards
12:57d'euros sur la table
12:58en chèques énergie,
13:00ristons de carburant,
13:00etc.
13:01Ça a profité à tout le monde.
13:02Or,
13:03vous l'avez décrit vous-même,
13:04la situation,
13:05vous l'avez parfaitement décrite,
13:06il y a des Français
13:07qui sont exposés
13:08plus que d'autres
13:09à la crise.
13:09Vous avez d'abord
13:10ceux qui sont modestes,
13:12pour qui cet effort
13:13additionnel
13:14est insupportable.
13:16Vous avez ceux
13:17qui sont dépendants
13:18des déplacements,
13:22qui sont les prisonniers
13:23de la mobilité,
13:24pour dire les choses
13:25simplement,
13:26et qui ne peuvent pas
13:28utiliser les transports
13:29publics,
13:29mais qui ont besoin
13:30de leur voiture.
13:31Bon,
13:31dans le cadre
13:32de déplacements personnels,
13:33mais aussi dans le cadre
13:34de déplacements professionnels.
13:35Il y a des gens
13:35qui ne sont pas allés
13:36en week-end familial de Pâques,
13:37j'en ai vu quatre,
13:38qui m'ont dit
13:38non,
13:39là je n'ai pas pu y aller,
13:40il fallait faire 400 kilomètres.
13:41Bien sûr.
13:43On a un autre exemple,
13:45je ne sais pas,
13:46le type qui travaille
13:48à Toulouse,
13:49et puis qui vit à Colomiers,
13:50par exemple,
13:52ou celui qui vit à Schiltigheim,
13:54et puis qui doit aller
13:54travailler à Strasbourg,
13:57ici il n'a pas de voiture,
13:58dans certains cas,
13:59il est prisonnier.
14:00Imaginez qu'il ait des horaires
14:01décalés.
14:01Ça lui fait 60 kilomètres
14:02par jour.
14:03Mais il a besoin
14:04de son véhicule.
14:05300 kilomètres par mois.
14:06Les agriculteurs
14:07ont besoin de produire,
14:08les transporteurs
14:09ont besoin de transporter,
14:10le transport aérien
14:12consomme lui aussi
14:14des ressources
14:15en hydrocarbures,
14:16les professionnels
14:17de santé.
14:18Dans les régions,
14:20vous regardez la situation
14:21des Français,
14:21il y a les quelques
14:23millions de Français
14:24qui vivent
14:25dans des métropoles,
14:26et qui sont,
14:28comment dire,
14:29directement connectés
14:30à des moyens
14:30de transport publics,
14:32souvent d'ailleurs
14:33économiques.
14:34Et puis,
14:34il y a tous les autres.
14:35Vous avez 40 millions
14:37de Français
14:37qui vivent
14:38dans des villes moyennes
14:40ou dans de petites villes
14:41dans lesquelles le service
14:42des transports collectifs
14:44n'est pas assuré,
14:44qui sont dépendants
14:45de leurs voitures.
14:46Cela,
14:46il faut pouvoir les aider.
14:48Donc,
14:48ça répond en partie
14:49à votre question.
14:50Un,
14:50nous n'avons plus les moyens
14:51parce que la ressource publique
14:54est tarie,
14:55parce que nous avons
14:57dépensé sans compter
14:58l'argent que nous n'avions pas,
15:00c'est-à-dire
15:00nous avons tiré sur la dette
15:01autant que nous pouvions le faire,
15:03et dans des conditions
15:04qui sont déloyales
15:05pour ceux qui viendront derrière.
15:07Mais de surcroît,
15:08nous ne devons aider aujourd'hui.
15:11Si nous devons aider
15:12des professions,
15:13c'est uniquement celles
15:14qui sont très dépendantes
15:15et qui remplissent
15:15d'une certaine façon
15:16un service public.
15:17C'est l'infirmière,
15:19c'est l'infirmier,
15:19c'est l'aide-soignant,
15:21c'est toutes ces professions
15:22paramédicales,
15:23ce sont les aides de vie
15:24pour une population vieillissante
15:26qui ont besoin de leur voiture
15:27pour se déplacer
15:28et assurer le service
15:30auprès du public.
15:30Donc, vous dites bien,
15:31hors de question,
15:32on comprend très bien
15:33de façon générale
15:34la nouvelle taxe
15:36sur les carburants.
15:38Rappelez-moi
15:38si on l'a intitulé
15:40TGPE ?
15:40Ah, la TICPE.
15:42TICPE.
15:42Autrement,
15:43c'était la TIPP.
15:44C'est ça,
15:44c'était l'ex-TIPP,
15:46absolument.
15:47Là, vous convenez
15:48qu'on ne peut pas y toucher
15:49parce que le quoi qu'il en coûte
15:50est terminé.
15:50On pourrait dire...
15:51On pourrait,
15:51Péricault,
15:52je vous interroge
15:52une seconde.
15:53On repart dans le quoi qu'il en coûte,
15:54c'est-à-dire qu'on aggrave la dette.
15:56Alors, un,
15:56on aggrave la dette,
15:57deux,
15:57on réduit les recettes de l'État
15:59qui en a besoin.
16:00On peut discuter à l'envie,
16:02vous pouvez faire
16:03mille émissions sur le sujet,
16:04est-ce qu'il faut fiscaliser
16:08les ressources en hydrocarbure ?
16:10Oui.
16:10Est-ce qu'il faut le faire ?
16:11Ce que propose le gouvernement,
16:12c'est une aide secteur par secteur.
16:13Oui.
16:13Mais, ça,
16:14on peut avoir ce débat.
16:16Là où on pourrait
16:17éventuellement prendre
16:18une mesure technique,
16:19ce serait de supprimer
16:20la TVA sur la TICPE.
16:23Dans la structure
16:24de prix du litre d'essence
16:26que vous payez,
16:27il y a la partie matière première,
16:28il y a l'achat de la matière première,
16:30il y a la rémunération
16:32du raffineur,
16:33la rémunération
16:33du distributeur,
16:35et puis il y a la fiscalité.
16:36Et dans la fiscalité,
16:37il y a la TICPE,
16:39il y a de la TVA,
16:39et il y a de la TVA
16:40sur la fiscalité.
16:42Ah oui, il y a deux fois la TVA.
16:43On pourrait éventuellement
16:44s'en passer,
16:45mais qu'est-ce que ça va changer ?
16:47Vous allez gagner
16:483 centimes au litre.
16:49Est-ce que ça va faire
16:50la différence ?
16:51Franchement,
16:52est-ce que ça nous ramènera
16:53à un litre proche
16:55d'un euro cinquante ?
16:56La réponse est non,
16:57aujourd'hui.
16:57Qu'est-ce qui plombe
16:59aujourd'hui
16:59la ressource économique
17:00de la République française ?
17:02Le fait qu'elle est
17:03aujourd'hui prisonnière,
17:04pas de marge de manœuvre.
17:05On va aller dans
17:05les grandes lignes
17:06et les grands débats.
17:07Est-ce que le coût
17:08de la retraite en France
17:09n'est pas une des causes
17:11de notre malheur économique ?
17:12Le coût de la retraite ?
17:13Le pognon dingue
17:14du social en général
17:15et la retraite,
17:17et en particulier,
17:17Pascal Péry,
17:18la retraite du service public.
17:20Est-ce que nos fonctionnaires
17:21nous ne ruinent pas ?
17:22Je n'ai que du respect pour eux.
17:23Mais est-ce que cette volume...
17:25Oui, alors vous avez raison
17:26de prendre cette précaution oratoire.
17:28On n'en veut pas
17:29aux fonctionnaires.
17:30Non.
17:30On en veut un système.
17:32Au système de cotisation.
17:33On a besoin de fonctionnaires.
17:34Ah ben comment ?
17:35Ils ont besoin de retraite,
17:36surtout eux.
17:36Oui, mais encore
17:37qu'on puisse discuter.
17:39Les fonctionnaires,
17:39c'est les magistrats,
17:41c'est les policiers,
17:42c'est les enseignants,
17:44enfin c'est les fonctions
17:44régaliennes de l'État.
17:46que le jardinier
17:47de la ville de Châteauroux
17:49soit fonctionnaire.
17:50Non.
17:50La réponse, c'est non.
17:51On n'a pas besoin
17:52de fonctionnaires
17:52pour faire ça.
17:54Bien.
17:54Une fois qu'on a dit ça
17:56et qu'on a rappelé
17:57le respect qu'on a
17:58pour les individus,
17:59on a en effet
18:01un modèle de retraite
18:02en France
18:02qui est très consommateur.
18:04Alors on ne veut pas
18:04faire de réformes.
18:06Les Français,
18:06quand on leur dit
18:07qu'il faut travailler
18:07un peu plus,
18:08ne le veulent pas.
18:09Très bien,
18:09mais vous allez vous appauvrir.
18:11La réponse,
18:11c'est vous allez vous appauvrir.
18:12Jusqu'à présent,
18:14on finance la retraite
18:15avec la dette.
18:17L'essentiel de la dépense publique
18:18en France,
18:19c'est un peu ce que
18:20sous-entend votre question,
18:21c'est la dépense sociale.
18:23Oui.
18:23La retraite, notamment,
18:25et l'assurance maladie.
18:27Oui.
18:27Oui, sur la retraite,
18:29en effet,
18:30chaque année,
18:30la cotisation d'équilibre
18:32de l'État
18:33pour financer
18:34le déficit structurel
18:36de la retraite
18:39des fonctionnaires,
18:40c'est de l'ordre
18:41de 30 milliards
18:42d'euros.
18:42Donc, chaque année,
18:45l'écart
18:45entre les recettes
18:49naturelles
18:49de la retraite
18:50des fonctionnaires
18:50et les dépenses
18:52et les charges,
18:53c'est 30 milliards d'euros.
18:55Et donc,
18:55c'est une cotisation
18:56d'équilibre.
18:57Pourquoi
18:58je ne parle pas
18:59de déficit
18:59de la caisse
19:00de retraite
19:00des fonctionnaires ?
19:01Parce qu'elle n'existe pas.
19:03Parce qu'il n'y a pas
19:03de caisse de retraite.
19:04C'est un engagement
19:08hors bilan,
19:09si vous voulez,
19:10de l'État
19:11qui,
19:12lorsqu'il crée
19:13un emploi de fonctionnaire,
19:14s'engage sur
19:1641 ou 42 années
19:17d'activité,
19:1922 ans,
19:20entre 20 et 22 ans
19:21de pension de retraite
19:22et 10 ans de réversion.
19:23C'est ça,
19:24la réalité.
19:24Vous savez,
19:25Pascal,
19:26et c'est vous qui me l'avez
19:26appris,
19:27si on l'ajoute
19:28aux 3 360 milliards,
19:30on est à combien ?
19:30On est presque à 400.
19:31si on l'ajoute.
19:32On double.
19:33On double.
19:34On double.
19:34On double,
19:35c'est considérable.
19:36C'est vrai chiffre.
19:38C'est incontestable.
19:40Vous prenez une boîte,
19:41une entreprise privée,
19:43et voilà,
19:43elle a acheté du matériel,
19:45elle a des salariés,
19:46elle s'est engagée
19:46à les garder.
19:47C'est une charge,
19:48non ?
19:49Elle s'engage
19:49à une charge.
19:50Alors pourquoi
19:51ce qui est vrai
19:52pour les entreprises
19:53ne le serait pas
19:53pour l'État ?
19:54Encore plus vrai
19:55pour l'État,
19:55puisque quand vous vous engagez
19:58à créer un poste
19:58de fonctionnaire,
19:59vous acceptez le principe
20:00du statut
20:01de la fonction publique
20:02dans lequel il n'y a pas
20:03de licenciement.
20:04Donc vous vous engagez
20:04à le garder jusqu'au bout.
20:05Dans une boîte privée,
20:06à la rigueur,
20:07un type ne fait pas l'affaire,
20:08il y a un licenciement,
20:09soit un divorce
20:11par consentement mutuel,
20:12soit une procédure pour faute.
20:14Mais enfin,
20:15vous pouvez vous en séparer.
20:15Dans le cas d'un fonctionnaire,
20:16ce n'est pas le cas.
20:17Vous le gardez.
20:18Donc vous gardez les charges
20:20qui vont avec,
20:20et ça s'appelle
20:21un engagement hors bilan.
20:23Donc en effet,
20:24oui,
20:25nos finances publiques
20:26aujourd'hui plombées
20:28par non plus
20:29les dépenses de l'État
20:30qui sont devenues
20:31assez modestes.
20:33Il n'y a pas très longtemps,
20:34je discutais avec un préfet.
20:35On les a resserrés un petit peu.
20:37Un préfet
20:37d'un département
20:41plutôt rural.
20:42Il me disait,
20:43j'ai 4 000 euros par mois,
20:454 000 euros par an,
20:46pardon,
20:47pour faire toutes mes réceptions.
20:49Ce n'est pas une fortune.
20:50Non.
20:51Donc,
20:52là,
20:52on serre les boulons.
20:54En revanche,
20:55pour certaines dépenses,
20:57collectivités,
20:58dépenses sociales,
20:59etc.,
20:59ou dépenses
21:00de l'hôpital public,
21:02par exemple,
21:02on n'a pas fait
21:03le travail nécessaire.
21:04Je crois qu'en est le préfet,
21:05je pense que c'est un département
21:06du centre de la France.
21:074 000 euros de budget
21:08pour un an de réception.
21:09Donc,
21:10il comptait un petit peu
21:10sur la générosité
21:11des vignerons et autres.
21:13Je suis avec Pascal Péry,
21:14on discute,
21:15on peut dire,
21:16à bâton,
21:16à euros rompus
21:18de la situation économique
21:19que nous traversons,
21:20aggravée par le conflit
21:21au Proche-Orient
21:22et on essaie,
21:23bien évidemment,
21:24de décrypter
21:25quels sont les tenants,
21:25les aboutissants
21:26et est-ce qu'il y aura
21:27une issue possible.
21:27Vous restez avec nous,
21:28vous nous appelez
21:29au 0826-300-300.
21:31Pascal Péry
21:32répondra à vos questions.
21:33Il reste encore
21:34une des meilleures
21:35et là,
21:35je vais aborder avec lui
21:38la question qui fâche
21:40ou la question qui tue.
21:41Pascal Péry,
21:42à qui profite la crise ?
21:44Réponse dans quelques secondes.
21:46Midi 14h,
21:47la France dans tous ses états.
21:50Midi 14h,
21:52Sud Radio,
21:53la France dans tous ses états.
21:55Péricolegas.
21:56Je reçois Pascal Péry
21:58en ce lundi de Pâques
21:592026.
22:00Je ne dis pas
22:01que nous n'avons
22:01que des choses agréables,
22:02mais enfin,
22:02on essaie de comprendre
22:03un petit peu
22:03ce qui nous arrive
22:04et surtout pourquoi
22:05nous en sommes arrivés là.
22:07Pascal Péry,
22:08qui connaît la richesse
22:08et la puissance
22:09de la France,
22:10il est journaliste économique
22:11depuis un certain temps,
22:13il en a vu d'autres.
22:14Il ne vous le dit pas,
22:15mais il se désole
22:16de voir un tel gâchis
22:17avec un pays
22:17qui a un tel potentiel,
22:19des chefs d'entreprise
22:20formidables,
22:21un grand peuple.
22:22On a tout pour réussir.
22:23Mais oui,
22:24mais oui.
22:25Mon Dieu que ça a été mal géré.
22:26Et là,
22:27je le disais tout à l'heure
22:28avant notre petit espace
22:31publicitaire,
22:32nous allons vous poser
22:33la question,
22:33je vais poser la question
22:34à Pascal Péry,
22:35à qui finalement
22:37profite,
22:38non pas le crime,
22:39mais la crise ?
22:40Il y a plusieurs réponses.
22:42Mets ta vie,
22:43cher Pascal Péry,
22:43que les Chinois
22:44ne sont pas les moins
22:46bien placés
22:46dans cette opération.
22:47Alors,
22:48si on se situe
22:49à l'échelle
22:50des grands belligérants
22:53dans ce conflit,
22:56regardons la situation
22:57telle qu'elle se présente
22:58aujourd'hui.
22:59Alors,
23:00il faut la voir
23:00avec un oeil
23:03volontaire
23:04et honnête.
23:05Les Etats-Unis
23:07font pression
23:08sur l'Iran
23:09pour réouvrir
23:10le détroit d'Hormuz,
23:11poursuivre la guerre,
23:12mais l'Iran
23:13dispose
23:14d'abord
23:15d'une grande capacité
23:16de résilience,
23:17continue de contrôler
23:18le détroit d'Hormuz,
23:20et,
23:21si vous regardez bien,
23:22une carte de géographie,
23:23de l'autre côté
23:23de la mer d'Oman,
23:26exerce une pression
23:27à distance
23:28sur
23:29les alliés
23:30américains.
23:31Vous avez
23:31dans l'ordre
23:32Oman,
23:33le Qatar,
23:34les Émirats Arabes Unis,
23:36le Bahreïm
23:36et le Koweït.
23:38Ce sont des grands
23:39producteurs de pétrole.
23:40Ce sont aussi
23:41des fabricants
23:41de l'engrais,
23:42C'est quoi ?
23:42C'est un tiers
23:43de la réserve mondiale
23:44à peu près ?
23:45C'est une grande partie
23:46de la réserve mondiale
23:48entre 30 et 40%.
23:49Mais c'est l'endroit
23:50où la Chine
23:52s'approvisionne.
23:53Et la Chine,
23:54même si elle se
23:55désensibilise du pétrole,
23:57parce qu'elle investit
23:58dans les éoliennes,
23:59dans le solaire,
23:59dans le nucléaire aussi,
24:01massivement,
24:02la Chine dépend toujours
24:03du pétrole.
24:03Elle en a besoin,
24:04cruellement,
24:04on est d'accord.
24:05Absolument.
24:05Et comme elle est
24:07une alliée
24:08de l'Iran,
24:09on peut imaginer
24:10demain
24:10que lorsque la poussière
24:13de la guerre
24:13sera retombée,
24:14elle bénéficiera
24:15d'un traitement
24:16de faveur
24:17de la part
24:18des iraniens.
24:19Elle continue d'ailleurs
24:20d'acheter,
24:20il y a des
24:22braquiers
24:22et des
24:24portes-containers.
24:25Les pétroliers chinois,
24:27ils ont un droit
24:27de passage.
24:28Ils passent librement
24:30à cet endroit-là.
24:32Il y a un pH
24:33pour les autres.
24:33Oui, pour les autres,
24:34mais pas pour les chiens.
24:35Pourquoi ?
24:35Parce que la Chine
24:36fournit notamment
24:38des systèmes
24:39de satellitaires
24:40de surveillance
24:40à l'Iran
24:41et réalimente
24:42son arsenal
24:43en missiles,
24:44notamment.
24:44Donc,
24:45si l'Iran tient bien,
24:47ce n'est pas extérieur,
24:48ce n'est pas étranger
24:49à la Chine
24:49et à la Russie.
24:50C'est ça.
24:51Et demain,
24:52je pense,
24:53pour aller un peu plus loin
24:54dans le raisonnement,
24:55je pense qu'une partie
24:56de ces échanges
24:57se fera en monnaie chinoise,
24:59ce qui renforcera
25:00la puissance de la Chine
25:02en affaiblissant le dollar.
25:03Vous vous rendez compte,
25:04le yuan prendrait la place
25:05du dollar ?
25:06Sans doute pas
25:07parce que la Chine
25:08a aussi dans ses réserves,
25:10la Chine détient
25:11une partie de la dette américaine.
25:13Elle n'a pas tout à fait intérêt
25:14à définitivement
25:16tuer le dollar.
25:17En range,
25:17elle peut le maintenir
25:18à un niveau
25:19qui lui convient.
25:20Et on va dire,
25:20on va garder cette formule
25:22qu'elle a le contrôle
25:24sur la situation.
25:26Donc, demain,
25:26les Chinois peuvent en tirer parti.
25:28D'ores et déjà,
25:28les Russes en ont tiré parti.
25:30C'était ma deuxième question.
25:33Poutine vend du pétrole.
25:34Mais revend du pétrole
25:36et du gaz à profusion.
25:37Avec l'augmentation
25:37que l'on sait.
25:39Avec l'augmentation qu'on sait.
25:41Donc, Trump est en train
25:41directement,
25:42et Netanyahou,
25:43d'enrichir Poutine
25:43qui est en train de refaire ça.
25:44Mais Trump n'a pas donné
25:45son feu vert
25:46aujourd'hui.
25:47C'est-à-dire que
25:48la consigne américaine,
25:49la consigne de la Maison Blanche,
25:50c'est de ne plus traquer
25:52la flotte fantôme
25:54de la Russie
25:55qui transportait
25:57sous pavillon
25:58panaméen,
25:59parfois comorien.
26:00On a eu des choses
26:00un peu barroquées.
26:01Tout à fait,
26:01on l'a eu dans la Manche.
26:02Le pétrole russe.
26:04Et donc,
26:05pétrole et gaz.
26:06Et vous allez voir,
26:07Perico,
26:07on en reparle peut-être
26:08la prochaine fois
26:09que je viens vous rendre visite.
26:10À un moment ou à un autre,
26:11les Allemands vont faire pression
26:12pour qu'on réachète
26:13du gaz russe.
26:14Parce qu'ils en ont besoin,
26:15parce que leur industrie
26:16en a absolument besoin.
26:17Donc ça,
26:18ce sont les gagnants,
26:20les gagnants de court terme.
26:22Mais on peut considérer aussi
26:23que si la guerre
26:25ne va pas à son terme
26:26et que si le régime
26:26iranien reste en place,
26:28il aura lui aussi gagné.
26:30Emmanuel Galasso
26:31me fait signe
26:31qu'il y a un autre Emmanuel
26:32qui nous appelle de Suren.
26:34Bonjour Emmanuel.
26:35Bonjour Perico,
26:36comment ça va ?
26:37Ça va bien,
26:37ça va bien.
26:38Vous voyez,
26:38on est avec Pascal Péry
26:39en train de discuter
26:40de notre conjoncture économique
26:41pour utiliser
26:42les thèmes consacrés.
26:43Voilà,
26:44ce n'est pas qu'on est pessimiste
26:46mais on n'est pas très optimiste
26:47non plus pour l'instant
26:48sur les dégâts.
26:49Vous vivez la crise,
26:50vous en direct aussi
26:51ou non Emmanuel ?
26:53Je l'avis à cause
26:55de l'augmentation
26:55du litre de carburant.
26:58J'ai une vieille voiture
26:59que j'aime beaucoup
26:59mais qui consomme énormément.
27:01C'est quoi comme voiture ?
27:02Une Jaguar.
27:04Ah ben je vous comprends.
27:05Quel modèle ?
27:07Elle a 22 ans,
27:08je suis une Jaguar X-Type.
27:09Ah oui,
27:10Emmanuel,
27:11sa tête,
27:11sa tête la Jaguar,
27:12c'est magnifique.
27:14mais sa tête,
27:14on est sur du 29 litres au 100,
27:16quelque chose comme ça.
27:17Donc,
27:18qu'est-ce que vous allez ?
27:19Vous faites un petit tour
27:20au bois de Bologne
27:20et vous revenez au maximum ?
27:21C'est ça ?
27:22Non,
27:22là,
27:23j'ai renoncé à partir
27:25en week-end ce mois-ci.
27:27Ben voilà,
27:27c'est ce que je disais
27:28parce qu'à Paris,
27:28je connais des gens
27:29qui n'ont pas pu y aller.
27:30Alors,
27:31sans Jaguar aussi.
27:32Oui,
27:32sans Jaguar.
27:34Emmanuel,
27:34vous avez quand même
27:35fait un choix
27:35de conserver une voiture
27:37qui est un...
27:38Collector,
27:38collector.
27:39Alors oui,
27:39les collecteurs
27:40mais c'est un objet d'art.
27:42ça ne devrait pas être
27:44un objet de nos commotions.
27:45C'est une routière extraordinaire.
27:47C'est la plus confortable
27:48des voitures
27:48que j'ai jamais eue.
27:50Je vous crois.
27:51Alors,
27:51comment vous faites
27:51pour gérer cette situation,
27:52Emmanuel ?
27:54Ben écoutez,
27:55alors personnellement,
27:56je vous l'ai dit,
27:58c'est simple,
27:58je roule beaucoup moins.
28:01Je suis retraité depuis peu
28:02donc heureusement,
28:03je n'ai pas à aller
28:05me déplacer
28:06comme par le passé.
28:09Sinon,
28:10pour ce qui concerne
28:12la situation actuelle,
28:14économique,
28:15ce qui se passe
28:15dans ce Golfe,
28:17etc.,
28:17je n'ai pas tout à fait
28:18la même analyse
28:19que votre invité.
28:21Que Pascal Péry.
28:22Que Pascal Péry,
28:23je n'ai probablement
28:23naturellement pas
28:24autant de connaissances
28:26et de sources
28:26que lui.
28:27Mais comme ça,
28:28de but en blanc,
28:29moi,
28:29mon impression
28:30était quand même
28:31que cette crise
28:33a un grand tort
28:35aux Chinois,
28:36parce qu'ils ont
28:37des vrais problèmes
28:38d'approvisionnement.
28:3990% quand même
28:40de leur approvisionnement
28:41en pétrole
28:41vient d'Iran.
28:43Non, non, non,
28:44ce n'est pas 90,
28:45c'est 30.
28:4630, 30, 30%.
28:47Non, 30%.
28:49C'est 30 seulement ?
28:50Oui, oui.
28:50Oui, ce qui est déjà
28:51énorme pour un pays
28:52comme la Chine.
28:52Vous savez,
28:53c'est beaucoup.
28:5450% de leur approvisionnement
28:55en hydrocarbures
28:56est lié à la région.
28:58Mais dans la région,
29:00Emmanuel,
29:00on met l'Iran,
29:03le Koweït,
29:04les Émirats arabes
29:06et Bahreït.
29:06Vous imaginez bien
29:07qu'ils n'ont pas mis
29:07leurs oeufs dans le même panier
29:08parce que s'ils se fâchaient
29:09avec l'Iran,
29:10ils auraient été mal
29:10avec l'Iran.
29:12Mais voilà,
29:12en tout cas,
29:1230% vient de l'Iran,
29:13c'est-à-dire qu'un seul pays
29:14fournit 30%
29:15du carburant chinois.
29:18Où est-ce que vous vouliez en venir ?
29:19Vous pensez que la Chine
29:20est plus embêtée
29:21qu'on avait l'air
29:22de l'évoquer
29:22avec Pascal ?
29:23Moi, je pense
29:24que la Chine est embêtée.
29:26Je pense,
29:27je suis,
29:28autant que je peux,
29:29d'assez près
29:30cette crise
29:31dans l'organisation militaire
29:34de la Chine,
29:36le grand dégagement
29:38d'un certain nombre
29:39de cadres
29:40dans l'armée,
29:41d'un certain nombre
29:41de problèmes
29:42qui se posent visiblement
29:43avec les équipements
29:44et le fait
29:45qu'apparemment,
29:46Xi Jinping
29:47a certainement renoncé
29:49à s'emparer de Taïwan.
29:51Ah !
29:51Ben alors là,
29:52Emmanuel,
29:52je suis en parfait
29:53des accords avec vous.
29:54Mais bon,
29:54enfin écoutez,
29:55ça fait partie d'ailleurs
29:56du débat.
29:56Non, non, mais Emmanuel,
29:58votre opinion
29:58est partagée
29:59par certains observateurs.
30:02Mais pour l'instant,
30:03très objectivement,
30:04au contraire,
30:05le fait que Trump
30:06se permette tout
30:06ce qu'il veut
30:08pousse les Chinois,
30:09Pascal Péry.
30:09Moi aussi,
30:11puisqu'on fout le gendarme,
30:12je vais jouer le gendarme
30:13chez moi.
30:14Mais qui d'ailleurs ?
30:15Il permet tout ça
30:16parce qu'il n'a pas peur.
30:17Il se dit que de toute façon
30:17les Chinois n'ont plus
30:18les moyens de prendre Taïwan.
30:21Moi, je pense que,
30:22un, les Chinois
30:23ont tout à fait
30:24les moyens
30:24de prendre Taïwan.
30:26Alors, je ne sais pas
30:27s'ils en ont la volonté,
30:28s'ils ont envie d'affronter,
30:29mais vous prenez,
30:31Emmanuel,
30:32prenons le calendrier.
30:34Le calendrier politique américain.
30:36Les midterms aux Etats-Unis.
30:38Les élections de mi-mandat.
30:39C'est à l'automne.
30:40Ah oui.
30:40Est-ce que vous pensez
30:41que Donald Trump
30:42va déclarer une guerre
30:43à l'automne ?
30:44Non, parce qu'il sera
30:45pris au piège
30:46de cette élection
30:48dont il a besoin
30:49pour terminer son mandat.
30:50Il faudra déjà
30:52qu'on oublie celle-là.
30:53Bien sûr.
30:54Il faut que ça se termine vite.
30:55Érico, c'est le moment idéal
30:56pour la Chine
30:57d'envahir Taïwan.
30:58Et c'est le moment idéal
30:59pour la Russie
31:00d'envahir
31:02toutes les régions
31:03russophones
31:03d'Estonie,
31:04par exemple.
31:05Voilà.
31:07Au contraire,
31:08je trouve,
31:09moi,
31:09alors peut-être
31:10que je peux me tromper,
31:11c'est une hypothèse
31:12que je pose sur la table.
31:14Le géant est retenu
31:15sur un autre terrain
31:16d'activité.
31:17C'est le moment
31:18où les souris
31:18peuvent commencer
31:19à grignoter,
31:19le chat n'est pas là.
31:20C'est exactement ça.
31:22C'est tout à fait ça.
31:22Donc voilà
31:23quelle est la situation
31:24aujourd'hui actuelle.
31:25Alors,
31:26est-ce que la Chine,
31:28elle détient
31:29une partie
31:30de la dette américaine ?
31:32Le fait de détire la dette,
31:33ça veut dire
31:33qu'elle pourrait déjà,
31:35sans la guère,
31:35pressionner
31:36sur l'économie.
31:37Vous savez,
31:37c'est un peu,
31:38je te tiens par la barbichette
31:39avec les Américains.
31:40Les Chinois
31:42rachètent une partie
31:42ou financent
31:43une partie de la dette américaine.
31:45C'est-à-dire qu'il y a
31:45beaucoup de dollars,
31:46de bons du trésor
31:47dans les fonds de pauvres chinois.
31:48Mais en échange de quoi,
31:50les Etats-Unis
31:50s'engagent à acheter
31:51la production
31:53industrielle chinoise
31:54dont la Chine
31:55a absolument besoin
31:56pour assurer
31:57ces 5%
31:58de croissance
31:59par an.
32:00Donc il y a
32:01un jeu.
32:02Alors,
32:02je pense sincèrement
32:04que Trump
32:06voudrait mettre
32:07un terme
32:07à
32:09cette relation
32:10un peu ambiguë
32:11avec la Chine.
32:13Mais,
32:14il y a le marché,
32:16le marché,
32:17lui,
32:17il aime les deals,
32:18il aime les accords.
32:19C'est un homme d'affaires,
32:19c'est un business plan.
32:20C'est un business plan.
32:21D'abord,
32:21c'est surtout
32:22un investisseur immobilier
32:24qui fait des deals.
32:25Bon,
32:25c'est sa culture.
32:27Et elle n'est pas
32:28critiquable,
32:29c'est tout à fait...
32:29C'est un système
32:30quand même autre.
32:31C'est tout à fait acceptable
32:32d'avoir...
32:33Il y en a qui ont été banqués,
32:34d'autres,
32:35voilà,
32:35l'autre,
32:35c'est un marchand
32:36d'immeubles.
32:37Voilà,
32:37c'est exactement ça.
32:39Mais,
32:40je pense malgré tout
32:41que la relation
32:43dans l'ensemble
32:44est plutôt aujourd'hui
32:45favorable à la Chine
32:47qu'aux Etats-Unis
32:49qui sont très engagés.
32:50Il faudra financer
32:51un effort de guerre
32:52supplémentaire.
32:52Le budget va devoir voter
32:55un budget militaire
32:57additionnel.
32:57Tout ça
32:58à un prix,
32:59à un coût.
32:59Les Américains,
33:01aujourd'hui...
33:01Vous savez,
33:01la différence,
33:02c'est aussi une forme
33:03de réponse à Emmanuel,
33:04c'est qu'en Chine,
33:05il n'y a pas d'opinion.
33:06Enfin,
33:06il y a une économie de marché
33:07mais il n'y a pas d'opinion.
33:08Il n'y a pas d'opposition.
33:09Vous pouvez consommer
33:09ce que vous voulez
33:10mais vous la fermez
33:11pour dire les choses simplement.
33:12Et si vous sortez du rang,
33:14on vous met en prison.
33:15Et puis,
33:15il n'y a pas de discussion.
33:16Sois belle et tais-toi.
33:17Voilà.
33:17En revanche,
33:18aux Etats-Unis,
33:19dans les linéaires
33:21de chez Walmart,
33:22Best Buy ou ailleurs,
33:23c'est le prix du linéaire,
33:25c'est le prix des produits
33:26qui fait l'opinion américaine.
33:28Et ça,
33:29les Américains,
33:29ils sont très sensibles
33:30et Donald Trump
33:31ne peut pas l'ignorer.
33:32C'est le prix à payer
33:33du suffrage universel
33:34qui est le pire des systèmes
33:35à l'exception de tous les autres.
33:36Je le rappelle comme vous le disiez.
33:38Vous,
33:38avec Pascal Péry,
33:39on est en train de savoir
33:41à quelle sauce
33:41on va être mangé,
33:43quel est l'avenir économique
33:44de la France
33:44confrontée à une situation
33:46qu'elle n'avait pas prévue
33:47et pour laquelle
33:47elle n'a pas les moyens
33:50de s'affronter.
33:51Et on va voir
33:52est-ce que sur notre
33:53économie personnelle,
33:54je vais demander à Pascal Péry
33:55tout à l'heure
33:55si le conflit s'arrête,
33:57est-ce que les carburants
33:58vont baisser tout de suite
33:59ou est-ce que c'est pas sûr
34:00qu'ils baissent tout de suite.
34:01A tout de suite
34:01sur Sud Radio,
34:02vous nous appelez
34:02au 0826 300 300.
34:05Midi 14h,
34:07Sud Radio,
34:08la France dans tous ses états,
34:10Périco Légas.
34:11Vous êtes bien sur Sud Radio
34:13en ce lundi de PAC,
34:146 avril 2026,
34:15je reçois
34:15l'économiste
34:17et confrère
34:18de LCI,
34:19Pascal Péry,
34:20avec lequel nous discutons
34:22sans concession,
34:23et Pascal dit les choses
34:25telles qu'elles sont
34:25telles qu'il les voit.
34:27On est un peu
34:28dans la mouise
34:28avec ce conflit
34:30dans le golfe Persique,
34:31cette quatrième
34:32lière du golfe,
34:32on m'a dit le jour,
34:33c'est pas la troisième,
34:34c'est la quatrième
34:35et nous sommes impactés
34:36et dans notre économie nationale
34:38et dans notre économie personnelle
34:40et il y a des gens
34:41qui ne sont pas allés
34:41en week-end de PAC
34:42parce qu'ils n'avaient pas
34:43de quoi payer le plein
34:44pour aller voir la grand-mère
34:45ou la tante
34:45à 300-400 kilomètres.
34:47Donc c'est une réalité
34:48et ne parlons pas
34:48des artisans
34:49qui voient leurs petits bénéfices
34:51refondre
34:51parce que le prix des carburants
34:54évidemment les plombe.
34:55On a Marc
34:56qui nous appelle de Béziers.
34:58Bonjour Marc.
35:00Oui, bonjour Périgo.
35:01Bonjour Marc.
35:02Est-ce que vous aussi,
35:04cette crise pétrolière
35:06vous pourrit un peu la vie ?
35:09Non, moi j'ai de la chance,
35:10je vis dans une ville secondaire
35:13donc il n'y a pas le trafic
35:14des métropoles
35:15et puis je fais beaucoup
35:17de télétravail
35:17et de visio avec l'étranger
35:19donc je ne suis pas trop concerné
35:20et je suis très heureux.
35:21Vous avez la bonne solution.
35:23Qu'est-ce que vous inspire
35:24ce conflit pour autant,
35:25cette situation ?
35:27Ce qui me désole
35:28c'est qu'on parlait
35:30pour faire le lien
35:31entre la macroéconomie
35:32et la microéconomie
35:33effectivement
35:34avec les problèmes
35:36que l'on a
35:36dû à notre dépendance
35:37aux hydrocarbures
35:39c'est bien dommage
35:40parce que quand je pense
35:41qu'on avait un parc
35:43d'électricité
35:45défiant de toute concurrence
35:46et très développé
35:49grâce au nucléaire
35:50on aurait même pu être
35:52leader dans l'utilisation
35:53de l'électricité
35:54pour les nouvelles voitures
35:56justement
35:57qu'on nous préconise
35:58d'acheter
35:58et tout
35:59et je trouve
36:00qu'on a sabré
36:01tout ce patrimoine
36:02comme vous disiez tout à l'heure
36:04on n'a pas eu de visionnaire
36:05et ça me désole
36:06et j'en veux énormément
36:07aux écologistes doctrinaires
36:09je ne parle pas des vrais
36:10je parle des doctrinaires
36:12on devrait leur faire un procès
36:13parce que c'est eux
36:14qui nous ont amenés
36:15et puis avec le soutien
36:18de toute notre ancienne
36:19élite politique
36:20c'est eux qui nous ont amenés
36:21en partie dans le mur
36:22c'était ma réflexion
36:24elle est très très bonne
36:25et très pertinente
36:26Pascal Pérez
36:27ce qu'on demande
36:27le remboursement
36:28de ce ravage économique
36:30à monsieur Hollande
36:31à monsieur Macron
36:32à tous les présidents
36:33de la république
36:33qui pour avoir
36:34quelques voix écologistes
36:35ont foutu le programme
36:36tout le monde a célébré
36:38Lionel Jospin
36:39il y a quelques jours
36:41j'ai dû faire exception
36:42en disant que j'avais
36:43le plus grand respect
36:44pour l'homme
36:44évidemment
36:45mais que sa politique
36:46avait été mortifère
36:48pour le pays
36:48d'abord les 35 heures
36:49ensuite la fin
36:50de Superphénix
36:51et puis
36:52je me suis inspiré
36:53de votre édito
36:54pour faire le mien
36:54on était concomitant
36:56respect à l'intégrité
36:57de Lionel Jospin
36:58absolument
36:59mais quel mauvais visionnaire
37:00quel mauvais visionnaire
37:01madame Vouanet
37:02madame Vouanet
37:02qui était ministre
37:03de l'environnement
37:03c'est un peu ce que nous
37:04dit Marc là
37:05qui va au conseil européen
37:09pour mission de défendre
37:10le nucléaire
37:11et qu'il torpille
37:12en jouant un jeu dangereux
37:14avec son collègue anglais
37:17et elle l'explique
37:18elle l'explique aujourd'hui
37:20en disant
37:20ben voilà comment
37:21j'ai torpillé le nucléaire
37:22mais c'est criminel
37:24madame Van der Leden
37:25nous a fait un aveu formidable
37:26autre jour
37:26c'était une erreur stratégique
37:28grave
37:29et les allemands
37:30font marche arrière
37:30après nous avoir poussé
37:32à abandonner le nucléaire
37:33moi j'ai pas vocation
37:33à faire le procès des allemands
37:34ils font ce qu'ils voudront
37:35en revanche
37:36les français
37:37je dis
37:38madame Vouanet
37:39doit rendre des comptes
37:40aujourd'hui
37:41devant la communauté nationale
37:42parce que
37:43à ce niveau là
37:44c'est du sabotage
37:45les fondations allemandes
37:47d'ailleurs
37:47puisque vous parliez
37:48de l'Allemagne
37:48les fondations publiques allemandes
37:50financées par les deniers
37:51publics allemands
37:52ont passé leur temps
37:53pour certaines d'entre elles
37:54à soutenir
37:55les écologistes français
37:56à rendre des rapports
37:58sur les dangers du nucléaire
38:00à torpiller EDF
38:02alors que nous avions
38:03en effet
38:03un savoir-faire historique
38:05ça a dégoûté
38:06des générations entières
38:07d'ingénieurs
38:08il y a la responsabilité
38:10de Lionel Jospin
38:12de madame Vouanet
38:13bien sûr
38:13de leurs amis
38:14la responsabilité
38:16de François Hollande
38:16de Cécile Duflo
38:18aussi plus récemment
38:19la fin de Fessenheim
38:21qui était un outil de production
38:24en très bon état
38:26avec une très grande efficacité
38:29tout ça
38:31effectivement
38:32nous a conduit
38:33à affaiblir
38:34les moyens autonomes
38:35souverains
38:36dont nous disposions
38:38pour maîtriser l'énergie
38:40franchement
38:40vous savez
38:41quand vous vous faites taper
38:43une fois sur les doigts
38:44normalement vous réagissez
38:45oui
38:46nous on se fait taper
38:47sur les doigts
38:48avec les crises du pétrole
38:49depuis 1973
38:5073
38:5179
38:52dans les années 80
38:5390
38:54plus récemment
38:56au début des années 2010
38:57avec le gaz
38:59le gaz russe notamment
39:00et on n'a encore pas compris
39:02mais on est idiot ou quoi ?
39:03vous êtes en train de nous expliquer
39:05Pascal Péry
39:05que je demande toujours
39:06quelle est la date du début
39:07de la
39:09j'allais dire
39:10des erreurs
39:11on peut dire
39:12que c'est à partir
39:12de Giscard d'Estaing
39:13que les premiers mauvais choix
39:14ont été
39:15c'est les années 80
39:16et effectivement
39:18Marc a raison
39:19il faudrait aujourd'hui
39:21demander des comptes
39:22à tous ceux
39:22qui ont été les faux soyeurs
39:23de notre indépendance
39:25dans ce domaine
39:26alors que nous avions
39:28naturellement
39:29une électricité
39:31un outil
39:32pilotable
39:33c'est à dire
39:34non intermittent
39:35oui
39:36un outil écologique
39:38puisqu'il ne dégage pas
39:39de CO2
39:40entre le nucléaire
39:41et l'hydroélectricité
39:43notamment
39:44c'est 80% du mix énergétique français
39:47on avait là
39:48un avantage
39:49qu'on n'a absolument
39:50pas exploité
39:50la voiture électrique
39:51je vais vous dire un truc
39:52Péricault
39:53la voiture électrique
39:54ça ne devrait pas être
39:55la Chine aujourd'hui
39:56mais la France
39:57depuis longtemps
39:58et on a abandonné
39:59et la technologie
40:01et surtout
40:02alors attendez
40:03Pascal
40:03les Allemands
40:04qui avaient besoin
40:05d'exporter vers la Chine
40:06nous ont demandé gentiment
40:07de renoncer
40:08à nos panneaux solaires
40:10entre autres
40:10pour qu'on puisse importer
40:12des voitures chinoises
40:13en échange du fait
40:14qu'eux exportaient
40:14des produits allemands
40:15ils n'ont pas toujours
40:16été solidaires
40:17pas toujours
40:17pas toujours
40:19Pascal Péry
40:19il nous reste quelques minutes
40:21on va aller sur le terrain
40:23plus concret
40:25si le conflit s'arrête
40:26dans les jours qui viennent
40:28retombez immédiate
40:29du prix de l'essence
40:29ou il y a des petits malins
40:30qui vont en profiter
40:31alors il y aura toujours
40:32des petits malins
40:33pour en profiter
40:33mais grosso modo
40:34si je veux être franc
40:35dans la réponse
40:35à votre question
40:37oui je pense que
40:38le prix de l'essence
40:39reviendra
40:39une fois encore
40:40il n'y a aucun élément
40:44de crise durable
40:46on n'est pas
40:47on n'est pas face
40:48à une panne
40:50de l'offre
40:51par rapport
40:52à la demande
40:52le gouvernement
40:53n'en profitera pas
40:54pour dire
40:54je maintiens
40:55le prix
40:56parce que
40:56le gouvernement
40:57n'a rien à voir
40:58dans la fixation
40:59du prix du lit
41:00non mais il peut dire
41:01je ne le baisse pas
41:01parce que je continue
41:02à engranger
41:03alors je pense
41:04qu'il y a un tel
41:05mécontentement aujourd'hui
41:06que le prix de l'essence
41:07devrait redescendre
41:08progressivement
41:09mais dans le yo-yo
41:11il y a un yo ascendant
41:13qui est rapide
41:14et un yo descendant
41:15qui est beaucoup plus lent
41:16voilà
41:17et en effet
41:18on peut espérer
41:20que le prix de l'essence
41:21revienne
41:21autour des 60 dollars
41:2460 à 70 dollars
41:25le baril assez vite
41:27y compris d'ailleurs
41:28les américains
41:29en auront besoin
41:30puisqu'ils importent
41:31une partie
41:31de leur pétrole consommé
41:33c'est donc
41:34dans leur intérêt
41:35mais il faudra
41:37surveiller tout ça
41:38et il ne faudra pas
41:39négliger non plus
41:40la diffusion
41:41de la crise énergétique
41:42au reste
41:44des grands secteurs
41:45et si le conflit
41:46venait à se prolonger
41:47est-ce qu'on pourrait
41:48envisager
41:48aberration
41:49d'acheter directement
41:50à la Russie
41:51le pétrole
41:52bien sûr
41:53donc il faudra mettre
41:53un mouchoir
41:54sur nos états d'âme
41:55par rapport à l'Ukraine
41:56et si on a besoin
41:57du pétrole russe
41:58il faudra qu'on sache
41:59aller l'acheter
42:00tout ça
42:01est extrêmement douloureux
42:03ce sont des révisions
42:05géopolitiques douloureuses
42:06oui ça ne veut pas dire
42:07qu'on approuve
42:08la guerre russe
42:09en Ukraine
42:10mais en effet
42:11aujourd'hui
42:12qui tient les portes
42:14du château
42:15tient le château
42:15c'est aussi bête
42:16que ça
42:17en réalité
42:18donc qui détient
42:19les quelques ressources
42:20essentielles
42:21à l'avenir
42:22économique
42:23et industriel
42:24du monde
42:25en particulier
42:26l'énergie
42:27moi j'ai toujours dit
42:28l'énergie
42:28c'est l'oxygène
42:29de l'économie
42:30quand on vous coupe
42:31l'oxygène
42:33on voit
42:34quelle est la conséquence
42:35c'est une réflexion
42:35de bon sens
42:36à la fois
42:36kersinoise
42:37et cobrésienne
42:38j'étais avec
42:39Pascal Péry
42:40je vous recommande
42:41son livre
42:41ça tombe totalement
42:42dans les sujets
42:43qu'on a abordés
42:43c'est Président
42:44qui nous ont fait
42:45tant de mal
42:45qui est un véritable
42:47succès de l'Ivierie
42:47près de 10 000 exemplaires
42:48ça veut dire
42:49que c'est un truc formidable
42:49je peux vous dire
42:50qu'en rebutant ce bouquin
42:51vous comprenez la moitié
42:52des problèmes
42:53qui nous sont arrivés
42:54ça ne les résout pas
42:55mais ça nous explique peut-être
42:56ça nous permet de comprendre
42:57ce qu'il ne faudrait pas refaire
42:58comme erreur à l'avenir
42:59et une présidentielle
43:00l'année prochaine
43:00c'était ça l'esprit
43:01évitez de refaire les erreurs
43:03et vous les retrouvez sur LCI
43:03avec ses analyses
43:04courageuses et pertinentes
43:06merci
43:06merci Pascal Péry
43:08d'avoir été pendant une heure
43:09sur Sud Radio
43:09quant à nous
43:10je vous dis à demain
43:11pour de nouvelles aventures
43:12si je peux m'exprimer ainsi
43:14et là je vous laisse
43:14avec Brigitte Laé
43:15pour des considérations
43:16beaucoup plus sensuelles
43:18et beaucoup moins économiques
43:18à demain
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