プレイヤーにスキップメインコンテンツにスキップ
  • 3 週間前
Armin Meiwes Le cannibale allemand possédé - Documentaire français

カテゴリ

😹
面白系
トランスクリプション
00:019 mars 2001
00:04Armin Maïves, un informaticien de 39 ans vivant en Allemagne, prend un couteau de boucher.
00:11Il tranche le pénis de Bernd Brandes, un concepteur de logiciel de 42 ans, qui a tout organisé pour se
00:18faire tuer et manger.
00:21Maïves coupe le membre en deux. Ils essaient d'en manger un morceau.
00:26L'événement est entièrement filmé sur vidéo.
00:31Trois heures plus tard, Brandes est toujours en vie.
00:37Maïves le tue en lui plongeant un couteau dans la gorge.
00:45Au cours de l'année, il mangera 20 kilos de la chair de Brandes avant de passer volontairement aux aveux.
00:53Pour ces deux hommes, c'était le summum de l'expérience érotique.
00:57L'atroce apogée du jet d'une aventure passionnée.
01:00Elle est tordue.
01:15Décembre 2003.
01:17Armin Maïves passe en jugement pour meurtre.
01:22Il n'a jamais nié le crime, mais l'affaire est spéciale car il semble l'avoir fait pour sa
01:26satisfaction sexuelle.
01:28Et il affirme qu'il ne devrait pas être condamné, car sa victime était consentante.
01:36Un juge doit déterminer comment et pourquoi ces événements se sont produits.
01:40Est-ce un crime que Maïves devait fatalement commettre ?
01:43Ou bien a-t-il cédé à l'exigence de Brandes d'être mutilé de la pire manière imaginable ?
01:55Ils font connaissance sur Internet le 5 février 2001.
02:00Un mois plus tard, Frankie allait rencontrer 14 en personne.
02:13Armin Maïves a passé la plus grande partie de sa vie dans le petit village rural de Wüstefeld.
02:19Il demeure dans un manoir de 40 pièces, l'une des 7 maisons du hameau.
02:28Il y a un superbe jardin immense, c'est plutôt un parc.
02:36Et la maison a plus de 700 ans.
02:43En entrant, on avait l'impression de se retrouver dans un autre siècle, comme si le temps s'était arrêté.
02:55Maïves a 8 ans en 1969, lorsque son père abandonne la famille.
02:59Peu après, ses frères déménagent.
03:02Il vit alors seul avec sa mère, Waltraut.
03:05Elle va dominer sa vie.
03:11Sa mère l'aimait beaucoup, mais elle l'exprimait d'une manière très envahissante.
03:21C'était une femme qui rêvait de recevoir sa famille, ses enfants et des amis.
03:28Que sa vaste demeure soit pleine d'animation.
03:32Mais ça ne s'était pas passé ainsi dans sa vie.
03:35Elle était seule, ses deux fils aînés étaient partis,
03:37et elle n'avait qu'Armin qui devait accepter tout son amour.
03:43Très tôt, étouffé par les attentions de sa mère et connaissant peu de monde,
03:47Armin se met à rêver.
03:49Il s'invente un petit frère imaginaire, Frankie.
04:02Pour Armin Maïves, l'intérêt d'avoir un frère imaginaire était qu'il n'était plus seul.
04:11J'ai quelqu'un à qui parler, à qui raconter mes idées et mes fantasmes les plus intimes.
04:16Il me comprendra, il ne me contredira pas et ne me rejettera pas.
04:20Il fait partie de moi.
04:27Il crée ses propres contes de fées, dont il dit qu'il se les rappelle encore parfaitement.
04:36Il s'imagine démembré et manger d'autres enfants, afin qu'il reste avec lui pour toujours.
04:47Pendant son adolescence, Maïves demeure le serviteur dévoué de sa mère.
04:52Certains commencent à remarquer son absence de la vie du village.
04:58Quand nous avons commencé à aller en boîte, vers 15 ans et jusqu'à 18-19 ans, je ne voyais
05:04pas beaucoup Armin.
05:05Et je ne l'avais pas remarqué parce qu'il ne faisait pas partie de notre bande de copains.
05:11Quand nous sortions, il ne venait pas.
05:15Il restait toujours chez lui, vêtu des mêmes vieux vêtements.
05:20C'était comme ça, il vivait retiré dans sa maison.
05:27Un soulagement temporaire lui est accordé quand il s'engage dans l'armée à 19 ans.
05:32Mais il est stationné tout près et continue de vivre chez lui.
05:36Dans son régiment de ravitaillement, il sort du rang.
05:39Mais d'autres soldats s'aperçoivent rapidement que c'est un faible.
05:45Il n'était pas si évident qu'il avait du mal à s'affirmer.
05:49Dans notre unité, quand on se retrouvait ensemble, nous avions des relations amicales.
05:57Par exemple, si Maïves disait, allez, rangez tout ça, on lui répondait, fais-le toi-même.
06:06Il lui est encore difficile de rencontrer d'autres personnes.
06:12On a toujours dit que lorsque Armin invitait des femmes chez lui,
06:16sa mère faisait tout ce qu'elle pouvait pour s'en débarrasser.
06:20Je pense qu'elle voulait ce qu'il y a de mieux pour lui.
06:22Et elle avait une idée bien précise de la belle-fille idéale.
06:30Il lui avait probablement échappé qu'Armin ne visait pas tout à fait le même genre de belle-fille que
06:35celle qu'elle aurait souhaitée.
06:40Les gens commencent à s'interroger sur sa sexualité.
06:44Il ne le savait peut-être pas vraiment lui-même.
06:47Un jour, il m'a demandé si je pensais aussi qu'il était homosexuel.
06:51Des rumeurs couraient dans la caserne,
06:53et les gens racontaient qu'un homme l'avait embrassé sur la joue.
06:56Je l'ai entendu dire, mais je n'étais pas présent.
06:59Je lui ai donc répondu,
07:00« Armin, c'est à toi de déterminer par quel sexe tu es attiré. »
07:07À ce moment-là, sa mère est clouée au lit et de plus en plus dépendante de lui.
07:13Mais il finit par trouver un moyen de s'échapper.
07:15Et il en fait des films.
07:25À l'armée, il a rencontré un groupe d'amateurs de voile
07:28qui organisent des expéditions au large de la côte allemande.
07:34Armin fait sa première croisière en 1991.
07:38Il dit à sa mère que l'armée l'envoie dans un camp d'entraînement pour deux semaines.
07:50Deux ans plus tard, il décide d'y retourner.
07:53Cette fois-ci, il veut le consentement de sa mère.
07:56Mais elle n'accepte de le laisser partir
07:58que si elle rencontre l'organisateur du voyage.
08:07Quand je suis arrivé chez lui, je me suis dit,
08:10« Mon Dieu, où suis-je ? »
08:13C'était comme si je me retrouvais au Moyen-Âge,
08:14dans un vieux manoir.
08:17En entrant, j'ai vu des vieux tapis,
08:19des vieux meubles, des choses comme ça.
08:22Après avoir posé de nombreuses questions,
08:24la mère se résout à le laisser partir.
08:29Mais pourquoi tant d'inquiétude ?
08:32C'était totalement inutile.
08:35C'était un homme de 30 ans
08:36qui pouvait prendre soin de lui.
08:43Il faisait le guet,
08:45il s'occupait des voiles,
08:47et toutes les corvées qu'on doit faire à bord,
08:49il les faisait avec joie,
08:50une vraie joie.
08:55Il filmait tout le temps.
09:02C'est important,
09:04il avait toujours sa caméra avec lui.
09:05Il ne la posait jamais.
09:09Le seul film que nous ayons du voyage,
09:11c'est celui qui l'a tourné.
09:19Quand nous nous reposions,
09:20il préparait des pâtes,
09:21il adorait ça.
09:23Mais en fait,
09:23il ne mangeait pas beaucoup.
09:26Mais sa mère ne quitte jamais longtemps ses pensées.
09:34Il l'appelait quasiment tous les deux jours.
09:36Il était évident que c'était une obligation.
09:39Je suppose qu'il avait des ordres.
09:40Tu m'appelleras pour me donner de tes nouvelles,
09:42mon fils.
09:53Après des années sans changement,
09:55en septembre 1999,
09:57sa vie est bouleversée.
09:59Sa mère meurt des suites d'une longue maladie.
10:02Armin est seule.
10:08Quand sa mère est morte,
10:09il a réagi comme tous ceux qui viennent de perdre leur mère.
10:12Il était triste,
10:14il a pleuré.
10:15Il était content que ses voisins viennent le soutenir.
10:18Nous avons essayé de l'aider.
10:20Une voisine a fait un gâteau,
10:22j'ai apporté des petits pains avec du fromage et de la charcuterie.
10:25Nous avons dressé la table pour le service funèbre
10:28et nous nous sommes occupés de tout.
10:32Au lieu de libérer Armin
10:33et de lui permettre de vivre enfin sa vie d'adulte,
10:36la mort de sa mère le déséquilibre complètement.
10:43C'est à la fois un soulagement et un danger.
10:46Soulagé d'être libéré d'un contrôle permanent
10:49et danger de ne pas savoir quoi faire sans elle.
10:51Cela pouvait mener au passage à l'acte de ces fantasmes déviants
10:54car à cette période de sa vie,
10:56il se sentait toujours en sécurité.
11:11Berne Brandes disparaît le 9 mars 2001.
11:15A 42 ans, le concepteur de logiciels berlinois
11:19s'est porté volontaire pour être abattu par Armin Maëves.
11:27Le jour où il ne s'est pas présenté au travail,
11:30nous ne nous sommes pas trop inquiétés.
11:33Il n'était pas inhabituel qu'un collègue soit un peu en retard.
11:40Mais quand nous sommes partis déjeuner
11:42et qu'il n'était toujours pas là,
11:44nous avons commencé à attendre qu'il nous appelle.
11:48Sur son répondeur,
11:49une voix d'homme lui demandait de rentrer le plus vite possible.
11:53Et le ton était très malheureux.
11:56Je ne savais pas du tout qui c'était.
12:07J'étais très surpris
12:10parce que ça ne cadrait pas avec l'image que je me faisais de lui.
12:16La voix est celle de René Janacek,
12:18le petit ami secret de Brandes.
12:20Pour lui aussi,
12:22la disparition de Bernd est un mystère.
12:24Quand la police abandonne les recherches,
12:26il contacte des journalistes
12:27pour qu'ils enquêtent sur l'affaire.
12:31J'ai tout de suite apprécié René.
12:33Il a les pieds sur terre,
12:35il est boulanger et il est très franc.
12:41Mais il était complètement désespéré
12:43quand je l'ai rencontré.
12:45Ce qui le rendait fou,
12:46c'était de n'avoir aucune explication
12:48sur ce qui s'était passé.
12:50Pour lui, c'était inconcevable.
12:52J'ai essayé de creuser un peu,
12:54de savoir si Bernd avait des contacts
12:55dans le milieu des prostituées mâles,
12:57peut-être qu'il s'était passé quelque chose là.
13:00À Berlin, il arrive parfois
13:02qu'un gai disparaisse brusquement.
13:04Mais pour René, c'était impensable.
13:06Il disait qu'ils avaient l'habitude
13:08de regarder la télé ensemble tous les soirs
13:10et qu'ils n'allaient au cinéma
13:11que de temps en temps.
13:13Ils rencontraient rarement d'autres amis
13:15et ils n'avaient aucun contact
13:16dans les milieux glauques.
13:17Sous-titrage Société Radio-Canada
13:19C'est parti.
13:47Avant sa disparition,
13:48cela faisait 15 ans
13:49que Brandes travaillait chez Siemens.
13:59Au début,
14:00M. Brandes était très amical,
14:02très sociable au bureau.
14:06Il s'amusait avec ses collègues
14:07et il racontait des blagues.
14:13Après sa rupture avec Ariane,
14:15sa petite amie de longue date,
14:16Brandes n'attend que trois mois
14:18avant de chercher quelqu'un d'autre.
14:21Il m'a dit qu'il ne pouvait pas rester seul
14:25et il a décidé de se trouver
14:27une nouvelle petite amie.
14:29En cherchant dans les petites annonces
14:31de rencontres et sur Internet,
14:33il a initié de nouvelles amitiés
14:34et organisé des dîners.
14:47Atteignant les 40 ans,
14:49Brandes a peur de perdre son attrait sexuel.
14:52Il se réinvente
14:53et se met au sport de manière obsessionnelle.
14:57Il ne cesse de raconter à ses collègues
14:59comment il a transformé sa bedaine
15:01en tablette de chocolat.
15:02Quand il remarque un début de calvitie,
15:05il se rase la tête.
15:11Il est arrivé à une réunion
15:13et il a obtenu la réaction
15:15qui l'attendait.
15:16Nous l'avons à peine reconnu
15:18sans ses cheveux.
15:21Brandes était le genre de personne
15:23qui adorait provoquer des réactions.
15:29Plus tard, au fil du temps
15:32et jusqu'à sa disparition,
15:34et alors que nous continuions
15:35à travailler ensemble,
15:37son comportement m'a semblé
15:39de plus en plus négatif.
15:44Dans sa quête de sensations,
15:46Brandes devient de plus en plus excentrique.
15:48Il dépense 3000 euros
15:50pour faire venir du Nigeria
15:51une fille trouvée par une petite annonce.
15:54Mais lorsqu'il va la chercher
15:56à l'aéroport,
15:57c'est la déception.
16:00Elle n'est jamais arrivée.
16:05Et il a découvert
16:06qu'une autre personne
16:07attendait la fille
16:08et qu'elle l'avait également payée.
16:17naturellement,
16:18nous, ses collègues,
16:19ça nous a fait sourire.
16:21Nous pensions,
16:21comment peut-on envoyer
16:22de l'argent comme ça ?
16:24Mais il était très irrité,
16:26très en colère.
16:27Il était tellement furieux
16:29qu'il nous a annoncé
16:29qu'il allait peut-être
16:30aller là-bas pour voir
16:31ce qu'était devenu son argent.
16:33Il disait que c'était
16:34vraiment incorrect.
16:36Ses efforts pour pimenter sa vie
16:38sont enfin récompensés
16:39lorsqu'il rencontre une femme
16:40nommée Alexandra.
16:44Elle était encore plus farfelue.
16:46Elle faisait du parachutisme
16:48et elle a tenté
16:49de le persuader d'essayer.
16:53Elle faisait aussi du roller
16:55avec lui.
16:59Mais au bout de quelques mois,
17:01sa relation avec Alexandra
17:02s'étiole.
17:03Il a une nouvelle passion.
17:07Bernd parlait tout le temps
17:08de son amour
17:09pour son ordinateur.
17:13C'était un vrai fou de PC.
17:17Il parlait des systèmes
17:19qu'il avait créés chez lui
17:20et de ce qu'il faisait.
17:22Il surfait beaucoup
17:24sur Internet.
17:29Il finit par trouver
17:30quelqu'un
17:31qui partage sa passion
17:32pour l'informatique.
17:36Je savais que Bernd
17:38était ami avec un homme
17:39et que celui-ci
17:40vivait chez lui.
17:42Mais ça ne veut pas
17:44forcément dire
17:45qu'il était homosexuel.
17:48Il s'intéressait
17:49aux mêmes choses
17:50et lui aussi
17:51aimait surfer
17:52sur Internet.
17:53Ils travaillaient ensemble
17:55à la construction
17:56d'un réseau informatique.
17:59Il n'a rien dit de plus
18:01à ce sujet.
18:02Et pour moi,
18:03c'était parfaitement crédible.
18:10L'année qui suit
18:11la mort de sa mère,
18:12Armin Maïves
18:12quitte l'armée
18:13et commence à travailler
18:14comme informaticien
18:15dans la ville voisine
18:16de Rothenburg.
18:19Le temps
18:19qu'il consacrait
18:20auparavant
18:20à sa mère,
18:21il le passe maintenant
18:22à aider les gens
18:23du village.
18:25Je me souviens
18:26d'une nuit
18:27où mon ordinateur
18:27s'est bloqué.
18:28Je l'ai appelé
18:29après minuit
18:30en hurlant
18:30« Viens tout de suite,
18:31fais quelque chose
18:32pour mon ordinateur ».
18:33Trois minutes plus tard,
18:34il était là.
18:39Pour faire de nouvelles rencontres,
18:41Maïves se met
18:42à fréquenter
18:43le Blue Moon,
18:44une maison close
18:45située dans une zone
18:45industrielle voisine.
18:47Mais à la fin de la nuit,
18:49on le trouve souvent
18:49endormi au bar,
18:51seul.
18:55Physiquement,
18:56ce n'était pas
18:56le mâle dominant
18:57parmi d'autres mâles.
19:03Son apparence
19:03donnait l'impression
19:04qu'il était homosexuel.
19:07Mais nous n'en étions pas sûrs,
19:09car à ce moment-là,
19:10il s'intéressait à moi.
19:12Je trouvais ça ridicule.
19:13Ça aurait été comme
19:14avoir une relation sexuelle
19:15avec Nikkei.
19:21Maïves affirme
19:22avoir rencontré
19:23de nombreuses femmes.
19:24Mais au village,
19:25on ne l'a jamais vue
19:26avec quelqu'un.
19:29Il m'a dit
19:30qu'il était fiancé
19:30avec une fille de Kassel.
19:33Je lui ai répondu
19:34en plaisantant
19:35«Armin,
19:35qui pourrais-tu vraiment
19:36ramener dans la maison
19:37de Wustfeld ?
19:39Jamais je n'aurais osé
19:40amener une fille
19:40dans cet endroit. »
19:47Il est peu probable
19:48que Maïves connaisse
19:49une sexualité adulte.
19:51Il se referme
19:52sur son monde intérieur.
19:54Ses fantasmes d'enfant,
19:55il les exprime maintenant
19:57de manière sexuelle.
20:01Au début,
20:04ça le gênait.
20:07Il avait peut-être
20:08l'impression
20:08qu'ils étaient deux,
20:09que deux personnes
20:11cohabitaient en lui.
20:13ça ne fait pas partie
20:14de moi,
20:15ses fantasmes
20:16viennent d'ailleurs,
20:18d'un fantôme
20:18très méchant peut-être.
20:23Mais plus il y pensait,
20:25plus il lisait
20:25sur ce sujet,
20:26plus il voyait
20:27de films
20:27qui en parlaient,
20:29plus il l'intégrait
20:29dans sa vie.
20:34Lorsqu'on en arrive
20:35à des comportements
20:35extrêmes,
20:36comme le fétichisme,
20:37on ne peut pas dire
20:38que ce soit lié
20:39de près à l'éducation
20:40de la personne.
20:42Parfois,
20:42ça peut être relié
20:43à une expérience
20:44que cette personne
20:44a vécue
20:45et qui n'a rien à voir
20:46avec son éducation.
20:47Nous pouvons comprendre
20:48de nombreuses formes
20:49de fétichisme
20:50ou des choses
20:50qui s'y rattachent.
20:51Par exemple,
20:52bien des gens comprennent
20:53que les chaussures
20:54peuvent être sympas
20:55et nous admettons
20:55qu'on puisse les trouver
20:56très très sympas.
21:01Psychologiquement,
21:02cela s'explique
21:02par le fait que
21:03tout peut devenir
21:03objet d'excitation sexuelle.
21:06Vous apprenez
21:07qu'il existe
21:07dans le monde
21:08une chose
21:08qui vous excite sexuellement,
21:10vous
21:10et personne d'autre.
21:15Il installe
21:16un ordinateur
21:17chez lui
21:17et se connecte
21:18à des forums
21:18de discussion cannibale.
21:21Il y trouve
21:22des centaines de gens
21:23apparemment
21:23sur la même
21:24longueur d'onde.
21:37Par les forums
21:40internet,
21:41il a appris
21:42qu'il existe
21:43beaucoup d'autres personnes
21:43dans le monde
21:44qui disent vouloir
21:45être égorgées,
21:48qui disent qu'elles
21:49cherchent quelqu'un
21:49pour les tuer
21:50et les consommer.
21:52Ce qui a renforcé
21:52sa deuxième forme
21:53de sexualité
21:54de manière obsessionnelle.
22:01Naeves envoie
22:02un message
22:03sous le pseudonyme
22:04de Frankie.
22:10Tandis qu'il poursuit
22:11ses recherches secrètes
22:12sur le cannibalisme
22:13sur internet,
22:14de l'extérieur,
22:16rien ne semble
22:16avoir changé.
22:17Il s'adapte
22:18parfaitement
22:19à la situation,
22:20à leur différence,
22:20leur monstruosité.
22:21il le savait
22:22ce tel,
22:23c'est normal.
22:28Seul changement
22:29notable dans sa vie,
22:30il commence
22:31à réparer sa maison
22:32à présent
22:32complètement délabré.
22:37Il ne pouvait pas
22:38entretenir la maison
22:39comme il le voulait.
22:41Il a fait
22:41des petites choses.
22:43Il a peint
22:44l'extérieur.
22:45Elle avait l'air bien,
22:46du moins de dehors.
22:47tout est bien
22:49ordinateur.
22:52Ensuite,
22:53il a installé
22:54des lavabos
22:54et des toilettes
22:55dans les chambres du haut.
23:02Au départ,
23:03il voulait donner
23:03des leçons d'informatique
23:04et pouvoir offrir
23:06l'hébergement
23:06aux clients
23:07assistants
23:08au séminaire
23:08de fin de semaine.
23:15Franchement,
23:16je dois dire
23:16que la maison
23:17avait besoin
23:18d'être rénovée
23:18de fond en comble.
23:22Mais ses travaux
23:23ne servent pas seulement
23:24à rendre la maison
23:25plus confortable.
23:27Dans une pièce
23:28qu'aucun de ses amis
23:29ne verra jamais,
23:30Maïveuse bâtit
23:31un abattoir
23:32afin de réaliser
23:33la phase suivante
23:34de son fantasme.
23:40Il construit
23:41une cage.
23:49J'ai toujours pensé
23:50que je pouvais
23:51aller partout.
24:00Il est vrai
24:02qu'il ne vivait
24:02qu'en bas.
24:03Nous n'avions
24:04aucune raison
24:05de monter
24:05nous restions en bas.
24:33Nous restions en bas.
24:51Il expose des photos
24:52de son œuvre
24:53sur Internet.
24:57Au cours
24:58de l'année suivante,
24:59il commence
25:00à attirer l'attention.
25:02Certains veulent
25:03juste discuter
25:04boucherie.
25:08D'autres
25:09veulent voir
25:10son abattoir.
25:13Quand des gens
25:14viennent le voir
25:14chez lui,
25:15Maïveuse dessine
25:16des lignes
25:16sur leur corps
25:17là où il dit
25:18qu'il inciserait.
25:21Il les suspend
25:22par les pieds
25:23grâce à une poulie
25:24fixée au plafond.
25:28mais il s'aperçoit
25:30que rares sont
25:30ceux qui veulent
25:31pousser leurs fantasmes
25:32au-delà du jeu
25:33de rôle.
25:34Tous repartent
25:35indemnes.
25:43Le jeu de rôle
25:44suffit à la plupart
25:45des gens
25:45qui sont actifs
25:46dans ces forums
25:47Internet
25:48parce qu'ils savent
25:49que c'est non seulement
25:49anormales
25:50mais illégales
25:52et ils ne veulent pas
25:54vraiment tuer
25:54et manger
25:55quelqu'un d'autre.
25:56Ils aiment
25:56le fantasme
25:58mais ce n'est qu'un jeu.
26:01Mais le 5 février 2001,
26:03Francky reçoit
26:04une réponse
26:05différente.
26:21L'année précédente,
26:23sa disparition
26:24voit un changement
26:25radical
26:25dans la vie
26:26de Bernd Brandes.
26:27Il s'installe
26:28avec René Janacek,
26:30un boulanger
26:30qu'il a rencontré
26:31par les petites annonces.
26:35Aux yeux de son petit ami,
26:37Brandes était un homme
26:38terre-à-terre
26:39et conventionnel.
26:41Parfaitement solide
26:42et assez conservateur
26:43mais c'était
26:44ce qui lui plaisait
26:44chez lui.
26:47René avait bien
26:4810 ans de moins
26:48et Brandes lui donnait
26:50une forme de stabilité
26:51parce qu'il était
26:52digne de confiance
26:53et ne ressemblait
26:54à personne
26:54dans le milieu
26:55Gessi-Volage
26:56de Berlin.
26:59Il ressemblait plus
27:00à certains
27:01de ces types bien
27:02qui le fréquentent aussi
27:03et qui sont souvent
27:04extrêmement sérieux.
27:10Brandes cache
27:11cette relation
27:12à ses collègues.
27:15Pendant toute la période
27:16où j'ai connu
27:16M. Brandes,
27:18il n'a jamais été évident
27:19qu'il avait des tendances
27:20homosexuelles
27:21ou qu'il était attiré
27:22ou qu'il était passé
27:23à l'acte.
27:27Pour moi,
27:29M. Brandes a toujours
27:30été un hétérosexuel
27:31qui étalait
27:33toutes ses expériences
27:35et se vantait
27:36de ses exploits
27:37auprès des autres hommes.
27:43À l'insu
27:44de ses collègues
27:44et de René,
27:45Brandes commence
27:46à voir des prostituées
27:47hommes
27:47qu'il lève
27:48à la gare centrale
27:49de Berlin.
27:54Il leur demande
27:55de le fouetter
27:56jusqu'au sang.
27:57Plus d'une fois,
27:59il leur demande
27:59de lui croquer
28:00le pénis.
28:01Il offre
28:02des milliers
28:02d'euros.
28:06Aucun prostitué
28:07n'accepte.
28:10Il va chercher
28:11plus loin
28:11la satisfaction
28:12de ses désirs
28:12masochistes.
28:14Il découvre
28:15les forums cannibales
28:16et s'inscrit
28:17sous le nom
28:18de Kator.
28:21À mon avis,
28:22afficher des messages
28:22sur ce genre
28:23de site internet
28:24n'est pas le signe
28:24d'un comportement
28:25sexuel normal.
28:28Mais ça n'a rien
28:28de vraiment inquiétant.
28:29Ils ont le fait
28:30juste pour s'amuser.
28:38Brandes examine
28:39des centaines
28:40de messages
28:40en quête
28:41d'une personne
28:42capable de réaliser
28:43ses fantasmes
28:44de mutilation.
28:46L'un d'eux
28:47se détache
28:47des autres.
28:48Frankie.
28:49Ils se mettent
28:50à échanger
28:51des e-mails.
28:57Si on passe
28:58de nombreuses heures
28:59devant son ordinateur
29:00pour trouver
29:00des gens
29:01avec qui partager
29:02ses fantasmes
29:02obscènes,
29:03je pense qu'on a
29:04un problème.
29:06Un mois à peine
29:07après la rencontre
29:08internet de Frankie
29:09et de Kator,
29:10les deux hommes
29:11organisent en détail
29:12la réalisation
29:13de leurs fantasmes.
29:18Comme d'habitude,
29:20Brandes part
29:20tôt de chez lui
29:21comme s'il allait
29:22travailler.
29:23René dort encore.
29:27Il se rend
29:28à la gare centrale
29:29de Berlin.
29:34Il achète
29:34un billet
29:35pour Kassel
29:36à l'autre bout
29:36de l'Allemagne.
29:37à l'est simple.
29:41Il paye en espèces
29:42afin que personne
29:43ne puisse reconstituer
29:44son voyage.
29:54De Wustefeld,
29:55Myvus ira le chercher
29:56à la gare de Kassel
29:57trois heures plus tard.
30:03Brandes a envoyé
30:04à Myvus par e-mail
30:05des instructions
30:06détaillées
30:07pour le rituel.
30:09Il a aussi envoyé
30:10des photos
30:11de lui,
30:11nu.
30:12Myvus a fait de même.
30:19Le matin,
30:20Brandes efface
30:21de son ordinateur
30:22tout ce qui pourrait
30:22révéler sa destination.
30:26On ne l'attendra
30:27pas au bureau.
30:28Il a pris
30:29un jour de congé.
30:32Il a fait exprès
30:33de ne pas manger
30:34afin que ses intestins
30:36soient vides.
30:37Selon les sites cannibales,
30:39ça rendra
30:39l'exécution plus facile
30:41et sa chair
30:42plus savoureuse.
31:09maïvus rencontre Brandes
31:10à sa descente du train
31:11à la gare de Kassel.
31:14Ils repartent vers
31:16Wüstefelt.
31:19Ils arrivent
31:20à la maison,
31:21se déshabillent
31:21complètement
31:22et prennent un café.
31:25Ils montent
31:25inspecter
31:26l'abattoir.
31:29Avec un volontaire
31:30sérieux et déterminé,
31:32Myvus a enfin la chance
31:33de réaliser ses fantasmes.
31:46Mais au moment crucial,
31:48il ne peut se résoudre
31:49à mordre
31:49dans Brandes.
31:53Brandes décide alors
31:54de rentrer chez lui
31:55sans avoir réalisé
31:56ses fantasmes.
32:01Mais il ne reprendra
32:03pas le train
32:03pour Berlin.
32:06Myvus affirme
32:08que Brandes
32:08l'a supplié
32:09de réessayer.
32:10Myvus le convainc
32:11que cette fois,
32:12il sera capable
32:13d'aller jusqu'au bout.
32:21Brandes achète
32:22des somnifères,
32:23du sirop
32:23contre la toux
32:24et du schnapps.
32:25Pour être somnolent,
32:27il avale le tout
32:28en revenant
32:28à Wüstefelt.
32:36De retour à la maison,
32:38Myvus prépare
32:38sa caméra vidéo
32:39afin de filmer
32:40le rituel.
32:42Il tranche
32:43le pénis
32:43de Brandes.
32:46Il le coupe
32:47en deux
32:47pour qu'il puisse
32:48en manger chacun
32:48un morceau.
32:50Mais il est trop dur.
32:52Myvus descend
32:52le faire cuire
32:53à la cuisine
32:53tandis que Brandes
32:54entre dans la baignoire.
33:01Le pénis
33:02finit par être
33:02tellement brûlé
33:03qu'il est immangeable.
33:08Brandes se vide
33:09de son sang
33:10dans la baignoire.
33:11Myvus passe le temps
33:13en bas
33:13en lisant
33:14une histoire
33:14de Star Trek.
33:17Trois heures plus tard,
33:19Brandes est toujours
33:19en vie.
33:20Myvus décide
33:21de le tuer.
33:22Il prend un couteau
33:23et lui tranche
33:24la gorge
33:24sur 18 centimètres.
33:36Maïvus enterre
33:37la peau
33:38et les entrailles
33:38dans son jardin.
33:43Il range
33:44la viande
33:45dans des barquettes
33:46de congélation.
33:51Tandis que la vie
33:52du village
33:53poursuit son train-train,
33:54deux jours
33:55après le meurtre,
33:56Myvus prépare
33:56son premier repas
33:57humain.
34:02Il mange un steak
34:03avec des pommes de terre,
34:04des choux de Bruxelles,
34:06une sauce au poivre
34:07et un verre de vin rouge.
34:11Plus tard,
34:12il dira à la police
34:13que ça a le goût
34:14du porc.
34:17Il fait cuire au four
34:19un os du bras
34:20et le râpe
34:21pour en faire
34:21de la farine.
34:24Il met le pied
34:25de Brandes
34:25sur un plateau
34:26et le décore.
34:28Il racontera
34:29qu'il a ressenti
34:30sa première excitation
34:31sexuelle
34:32en se masturbant
34:33devant la vidéo
34:34du meurtre.
34:48J'avais l'impression
34:49qu'il s'était passé
34:50quelque chose de louche.
34:52Nous nous sommes vite aperçus
34:53qu'il n'y avait pas eu
34:54de retrait sur son compte.
34:55Il n'avait donc pas
34:56sorti d'argent
34:57de la banque.
34:58Par conséquent,
34:59on pouvait écarter
34:59l'hypothèse
35:00d'une disparition volontaire.
35:08D'autres indices
35:09font surface.
35:10Un ami de René
35:11se souvient avoir
35:12vu Brandes
35:13dans une gare
35:14de Berlin
35:14le jour
35:14de sa disparition.
35:17Nous sommes allés
35:18à la gare
35:19de Charlottenburg
35:20et nous nous sommes
35:20là.
35:22Qu'est-ce qu'on peut
35:22bien faire
35:23à partir d'ici ?
35:24Où peut-on aller ?
35:25Nous avons tenté
35:26de reconstituer
35:27les faits.
35:29Y a-t-il un endroit
35:30près d'ici
35:31d'où on peut sauter ?
35:33Nous étions
35:34tous deux
35:34complètement perdus
35:35et René
35:36était désespéré
35:36parce que ça n'avait
35:37aucun sens.
35:43En dernier recours,
35:45ils font paraître
35:45une annonce
35:46dans le journal
35:47avec une photo
35:47de Brandes.
35:49Plusieurs semaines
35:50passent
35:50sans réponse.
35:53En l'absence
35:54d'autres pistes,
35:55l'affaire
35:56est classée.
35:59À présent,
36:01Maïves est le seul
36:02à savoir
36:02ce qui s'est passé
36:03le 9 mars 2001.
36:06À Wüstefeld,
36:08personne n'a
36:08le moindre soupçon.
36:13De l'extérieur,
36:15les gens ne se rendront
36:16peut-être jamais compte
36:17que le fantasme
36:17est devenu réalité
36:19parce qu'ils n'ont jamais
36:20su qu'il y avait
36:21un fantasme.
36:23Donc,
36:23d'un côté,
36:24la personne
36:25qui commet le crime
36:25ou réalise le fantasme
36:27a l'habitude
36:28de garder le plus
36:29grand silence
36:29et de ne jamais
36:31montrer le moindre
36:31signe de cet accomplissement.
36:33Et de l'autre,
36:34les gens ne s'aperçoivent
36:35pas du changement
36:36parce qu'il n'y a
36:37probablement pas
36:37grand changement.
36:41Au cours des mois suivants,
36:42Maivus continue à cuisiner
36:44et à manger la chair
36:45de Brandes.
36:45Mais ses fantasmes
36:47sont réalisés
36:47et il est à nouveau seul.
36:50Il se retrouvait
36:51le même qu'avant.
36:53Il se retrouvait seul.
36:54Il n'avait pas
36:55de partenaire.
36:57Et il avait toujours
36:57ses rêves.
36:59C'est une sorte
37:00d'obsession
37:00comme un alcoolique
37:01qui dit qu'il ne boira
37:02plus jamais.
37:03Mais des mois
37:04ou des années plus tard,
37:05il se remet à boire.
37:07Et tout ce qu'il a pu dire
37:08n'est rien
37:09parce que cette obsession,
37:10cette dépendance
37:11fait toujours partie
37:11de sa personnalité.
37:12C'est pareil
37:13avec un cannibale.
37:26Après cinq mois
37:27de silence,
37:28Frankie retourne
37:29sur le forum cannibale
37:30en quête
37:30d'une nouvelle victime.
37:40Pour convaincre
37:41de son sérieux,
37:42il donne des détails
37:43sur son crime.
37:55En un mois,
37:57un étudiant d'Innsbruck
37:58voit plusieurs messages
37:59très explicites
38:00et prévient la police.
38:07À 8h45,
38:09le 10 décembre 2002,
38:11près de deux ans
38:11après le meurtre,
38:13cet agent de police
38:13se présente
38:14chez Myvos.
38:19Il est mis en examen
38:21pour glorification
38:22de la violence.
38:24Quand on lui demande
38:25s'il a vraiment mangé
38:26de la chair humaine,
38:27il répond
38:28peut-être.
38:35Pendant ma pause déjeuner,
38:36je suis rentré
38:37à la maison
38:37vers midi.
38:40Il y avait
38:41une petite pelleteuse
38:42à l'œuvre
38:42dans le jardin.
38:44Il y avait
38:44une barrière
38:45devant la maison
38:46et la police
38:46était là.
38:48Je suis rentré
38:49et j'ai demandé
38:50à ma femme
38:50que se passe-t-il
38:51chez Armin.
38:52Il y a une barrière,
38:54la police
38:54et une pelleteuse.
38:58Et comme il gardait
38:59un Rottweiler
38:59pour un ami,
39:00notre première pensée
39:02a été qu'il s'était
39:02fait dévorer
39:03par le chien.
39:07Dans la maison,
39:09les policiers
39:10saisissent
39:10200 disques durs
39:11servant aux trois
39:12ordinateurs
39:13de Myvos.
39:14Ils contiennent
39:153 800 photos
39:16chargées sur Internet,
39:17un mélange
39:18de pornographie,
39:19de torture,
39:20de cannibalisme
39:21et de ses photos
39:22de vacances.
39:25Mais tandis
39:26que la police
39:27fouille les lieux,
39:28Myvos parvient
39:29à cacher
39:29la vidéo du meurtre.
39:31Les policiers
39:33sortent 10 kilos
39:34de viande
39:34du congélateur.
39:36Dans le jardin,
39:37ils découvrent
39:37les restes.
39:40Ils sont envoyés
39:41à un laboratoire
39:42de police scientifique
39:44pour faire confirmer
39:45leur origine humaine.
39:46Mais comme les résultats
39:47ne seront pas disponibles
39:48avant 24 heures,
39:50Myvos est relâché,
39:51tandis que la police
39:52cherche d'autres preuves.
39:54Il appelle son avocat
39:55dans la ville voisine
39:56de Rottenburg
39:57et avoue.
39:59Dans l'après-midi,
40:00quand je suis rentré
40:01vers 3h30,
40:03tout avait été dévoilé.
40:04On avait annoncé
40:05qu'un cannibale
40:06de Rottenburg
40:07avait mangé quelqu'un.
40:08Ce n'était donc pas
40:09le Rottweiler
40:10qui avait mangé Armin,
40:11mais Armin
40:11qui avait dévoré
40:12un autre homme.
40:15Myvos révèle
40:16à la police
40:17l'endroit
40:17où il a caché
40:18la bande vidéo
40:19compromettante.
40:23Une telle animation
40:24dans le village
40:25fait courir la rumeur.
40:27Journalistes
40:27et équipes de télé
40:28se précipitent
40:29au manoir.
40:32Faire la une
40:33avec des histoires
40:34sanguinaires
40:34est très mauvais
40:35pour nous.
40:36Nous devions donc
40:37essayer d'en parler
40:38de manière délicate.
40:41Les gens se demandaient
40:42comment ils avaient
40:42pu ne rien remarquer.
40:45Je l'ai appris
40:47au téléphone
40:48par une amie.
40:49Tu es allée
40:50à Vistefelt aujourd'hui ?
40:52Puis elle a dit
40:53d'une voix très bizarre
40:54« Armin a tué quelqu'un ».
40:57J'ai pensé
40:59qu'il avait eu
40:59un accident
41:00et que malheureusement
41:00quelqu'un était mort.
41:04Ça a été
41:05ma première pensée
41:06parce qu'Armin
41:07était la personne
41:08la plus gentille du monde.
41:12Les autres marins
41:13l'ont appris
41:15et m'ont appelé
41:16pour me demander
41:17si c'était vrai
41:17que c'était Armin.
41:18J'ai dit
41:20« Oui, ça me dépasse
41:22complètement.
41:23Il était si ouvert,
41:24si amical,
41:25si poli.
41:27On ne peut pas
41:28le dire autrement.
41:29C'était comme ça.
41:31Je pourrais presque
41:31le dire encore aujourd'hui. »
41:39Les anatomopathologistes
41:40calculent qu'il manque
41:4120 kilos de chair
41:42sur les restes
41:43de Brandes.
41:46Après avoir visionné
41:47la vidéo tournée
41:48par Maïves,
41:49ils estiment que
41:50Brandes est mort
41:50à la suite
41:51de l'égorgement
41:52plutôt que de la mutilation.
41:54Maïves est donc
41:55mis en examen
41:56non pour homicide
41:57mais pour meurtre.
41:59Il est transféré
42:00dans une prison
42:01de haute sécurité
42:02où il passe l'année
42:03que dure la préparation
42:04de son procès.
42:07Les experts psychiatres
42:08le trouvent sensé
42:09et rationnel
42:10et donc aptes
42:11à passer en jugement.
42:14Il leur raconte
42:15comment il rêve
42:16depuis son plus jeune âge
42:17de dévorer
42:18un autre homme.
42:22Si vous êtes cannibale,
42:26à l'évidence
42:27vous êtes très différent
42:28et vous souffrez
42:29d'un type
42:29de modification psychologique.
42:32Mais ce n'est pas
42:32la même chose
42:33que dans les maladies psychiatriques
42:34telles que la schizophrénie
42:36ou la paranoïa
42:37par exemple
42:37où les gens croient
42:38vraiment que les choses
42:39qu'ils entendent
42:40ou perçoivent
42:41ou sentent
42:41sont réelles.
42:43ici
42:44il s'agit
42:45de gens
42:45qui savent
42:45que leurs fantasmes
42:46n'ont rien à voir
42:47avec ceux des autres
42:48mais ils n'y peuvent rien.
42:50Donc dans un sens
42:51ils sont différents
42:53mais ils ne souffrent pas
42:54du type de maladie mentale
42:55extrêmement grave
42:56que nous remarquerions
42:57immédiatement dans la rue.
42:58C'est aussi l'une des raisons
43:00pour lesquelles personne
43:00ne voit qu'ils ont
43:01des fantasmes cannibales
43:02ou zoophiles
43:03ou autre.
43:04Ça ne se voit pas.
43:04vous pouvez voir
43:05ça.
43:07Maïwes dit également
43:08au psychiatre
43:09qu'il a l'impression
43:10d'avoir absorbé
43:11la virilité de Brandes
43:12et même
43:13ses capacités
43:14comme celle
43:15de parler anglais.
43:17À Berlin
43:18on n'a eu aucune nouvelle
43:19de Brandes
43:20depuis sa disparition
43:2118 mois plus tôt
43:22et soudain
43:23son visage réapparaît
43:24aux informations.
43:27J'ai reçu un e-mail
43:30le matin
43:30et tout ce qu'il disait
43:32c'était que
43:33Bernd avait été retrouvé.
43:37Il y avait un lien
43:38internet
43:38avec un journal
43:39où on voyait son visage.
43:44C'était la photo
43:45utilisée
43:45pendant les recherches.
43:49J'ai lu l'article
43:50et je n'arrivais pas
43:52à croire
43:52ce qui s'était passé.
43:56C'était un Bernd Brandes
44:00complètement différent
44:01de celui que nous connaissions.
44:03Nous ne l'aurions jamais
44:04imaginé comme ça.
44:05Ça ne nous aurait jamais
44:06traversé l'esprit.
44:10C'était comme si
44:14les écailles
44:14me tombaient des yeux.
44:17Il arrive souvent
44:18que des gens
44:18qui ont des tendances
44:19perverses
44:20semblent parfaitement
44:21normaux et ordinaires
44:22au monde extérieur.
44:24On se dit
44:25alors que la réalité
44:26est complexe.
44:34S'il a vraiment fait
44:35tout ça
44:36comme on le dit
44:36alors je dois dire honnêtement
44:38que c'était
44:39un très bon acteur.
44:45Bernd devait avoir
44:46une double personnalité.
44:53Je pense que personne
44:54ne comprend pourquoi
44:55il a voulu faire ça.
44:56L'une des raisons
44:57est évidente.
44:58Vous ne voulez pas exister,
45:00vous voulez disparaître
45:01complètement,
45:01mais en même temps
45:02ça vous donne du pouvoir.
45:05C'est une sorte de domination
45:06par le bas.
45:07Je suis très faible
45:08mais quelqu'un va me manger
45:09et aussi longtemps
45:10que je vivrai
45:11il va m'aimer
45:12parce que je me laisse manger.
45:13Et il est évident
45:14que je possède une énergie
45:15qui lui est précieuse.
45:16Je suis donc faible
45:17mais de ma faiblesse
45:18n'est le pouvoir
45:19car l'autre me veut.
45:22Brandes ne se contentait pas
45:23de fantasmer.
45:24Il voulait vraiment
45:25être tué.
45:26C'est mon droit
45:27de me suicider
45:28comme je le veux
45:29et je veux le faire
45:30comme ça.
45:33La défense de Maïves
45:35à son procès
45:35pour meurtre
45:36repose sur l'affirmation
45:37que sa victime
45:38était consentante.
45:41Je pense qu'il est
45:42très honnête.
45:44Ce que Maïves
45:46nous dit
45:46du consentement
45:47de Brandes
45:47est vrai.
45:48Ce n'est pas
45:49un mensonge.
45:53La question
45:53du consentement
45:54est le point crucial
45:55de toute l'affaire
45:57parce que
45:57dans les cas
45:58habituels
45:59les victimes
46:00ne consentent
46:00d'aucune manière.
46:06Parce que
46:06le cannibalisme
46:07n'est pas
46:08illégal
46:08en Allemagne
46:09l'accusation
46:10repose sur le fait
46:11que le crime
46:11avait des motivations
46:12sexuelles.
46:14Si c'est prouvé
46:15Maïves sera
46:16condamné pour meurtre
46:17même si sa victime
46:18était consentante.
46:22On devrait
46:22l'enfermer
46:23pour toujours.
46:26Parce que
46:26moi je ne tuerais
46:27pas un cochon
46:28si j'avais suffisamment
46:29de saucisses
46:29dans le frigo.
46:31Il aurait pu
46:32se remettre
46:32à chercher
46:33la bonne personne
46:35peut-être pas
46:36cette année
46:36ni l'année prochaine
46:38ni dans trois ans
46:39mais si la bonne
46:40personne s'était
46:40présentée
46:41qui peut dire
46:42qu'il n'aurait
46:43pas tué
46:43à nouveau.
46:46Je ne pense pas
46:50que je retournerai
46:51faire de la voile
46:51avec lui
46:53parce que
46:54j'ai perdu confiance
46:55pas un peu
46:57mais complètement.
47:00Je ne sais pas
47:01si je pourrais
47:01trouver d'autres
47:02marins
47:02pour partir en mer
47:03et l'aider
47:04à se réinsérer.
47:06Peut-être
47:07qu'on y retournera
47:07une fois
47:08et on verra
47:08ce qui se passe
47:11avec quatre hommes
47:12en face de lui
47:12à bord
47:13nous serons
47:14plus forts que lui
47:14et nous pourrons
47:16le surveiller
47:18et si le pire
47:18devait arriver
47:19nous pourrions
47:19toujours le jeter
47:20par-dessus bord
47:21ce serait le moyen
47:22le plus simple
47:23d'en finir
47:23avec lui.
47:25La société
47:27ne peut pas vivre
47:28avec des gens
47:29qui ont ces perversions
47:30sexuelles.
47:30c'est sa manière
47:34de faire l'amour
47:34c'est comme ça
47:37qu'il veut faire l'amour
47:39et c'est un trouble psychique.
47:42Les gens
47:43qui souffrent
47:44de perversions
47:44ne peuvent pas
47:45contrôler leur pulsion
47:46ils ne peuvent même
47:47pas s'empêcher
47:47d'y penser
47:48ils ne peuvent pas
47:49se dire
47:49je veux m'endormir
47:50je ne veux plus y penser
47:51ça ne marche pas
47:52comme ça.
48:03Si l'on en juge
48:06par les 100 dernières années
48:08il est peu probable
48:09que ça se reproduise
48:10en Allemagne
48:10au cours de notre vie
48:11mais c'est possible.
48:23Sérieusement
48:23personne ne devrait
48:24sous-estimer
48:25l'influence
48:25de notre monde moderne.
48:27Les gens
48:27s'intéressent
48:28à des sous-cultures
48:28ils sont passionnés
48:29par les extrêmes
48:30il n'y a plus de limites.
48:39Les sous-cultures
48:40sont de plus en plus
48:41accessibles par le net
48:42alors il est possible
48:43que ça se reproduise.
49:00il est possible.
49:12Sous-titrage Société Radio-Canada
49:12– Sous-titrage FR 2021
コメント

お勧め