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  • il y a 5 minutes
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre au Moyen-Orient", présentée par Marie Gentric et Jérémy Brossard, sur BFMTV ce mercredi 15 avril 2026

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00:00Bonsoir, c'est la suite donc de notre édition spéciale avec le blocus du détroit d'Hormuz.
00:03Vous le disiez à l'instant qui se poursuit, l'armée américaine affirme avoir fait faire demi-tour à neuf
00:08navires depuis deux jours.
00:10Téhéran, de son côté, menace de bloquer le trafic maritime en mer rouge si les Etats-Unis maintiennent leur pression
00:16militaire.
00:16Les Etats-Unis et l'Iran donc qui profitent de se cesser le feu pour repositionner leurs forces.
00:21Près de 10 000 soldats américains sont en route vers le Moyen-Orient.
00:23Et puis côté iranien, des images satellites montrent que le régime a dégagé ces derniers jours l'entrée de tunnels
00:30qui permettent le lancement de missiles.
00:32Et donc malgré le blocus et les menaces, les contacts ne sont pas rompus.
00:36Une délégation pakistanaise est arrivée aujourd'hui à Téhéran avec des propositions américaines pour lancer peut-être un deuxième cycle
00:43de négociations.
00:44Donald Trump se dit en tout cas confiant dans la fin rapide du conflit.
00:48Il promet deux jours incroyables à venir.
00:50On va décrypter toute cette actualité avec nos invités ce soir sur ce plateau.
00:55Elsa Vidal et Ulysse Gosset, nos éditorialistes internationales Maison.
00:59Bonsoir à vous deux.
01:01Michel Polacco, journaliste, aviateur et spécialiste des questions de défense.
01:04Et puis général, Philippe Sidot, ancien chef du bureau de liaison de la Finule.
01:08Merci à vous tous d'être ici.
01:10Et l'une des grandes questions que l'on se pose ce soir, Jérémy, c'est la guerre est-elle
01:12sur le point de se terminer ?
01:14C'est en tout cas ce que semble affirmer Donald Trump.
01:16Le président américain s'est montré très optimiste dans une interview avec Fox News.
01:20Écoutez ce qu'il a déclaré.
01:22Vous parlez de cette guerre au passé.
01:24Est-elle terminée ?
01:26Je pense qu'elle est presque terminée selon moi.
01:29Oui, vous savez quoi ?
01:30Si je levais le camp maintenant, ça leur prendrait 20 ans à reconstruire leur pays.
01:34Et nous n'avons même pas fini.
01:36Nous verrons bien ce qu'il se passe.
01:38Je pense qu'ils veulent désespérément un accord.
01:42Et nous sommes en direct avec Laurence Saïm, notre correspondante BFM TV à Washington.
01:46Bonsoir, Laurence.
01:48Il y a un vent d'optimisme qui semble souffler sur la Maison-Blanche ces dernières heures.
01:54Oui, absolument.
01:56Et on le voit à tout niveau avec Doreen Jarnias en interrogeant des responsables à la fois de la Maison
02:01-Blanche,
02:01mais aussi ici au Congrès.
02:03Ce qui se passe, c'est que depuis l'interview de Donald Trump,
02:06qui a été diffusée ce matin à 6h heure de Washington,
02:10il y a une petite musique qui s'est installée auprès de l'administration.
02:14« On est proche d'un deal, ça va bien se terminer, ne vous inquiétez pas, on travaille ».
02:20Et le président Trump, vous l'avez entendu, suit aussi et évoque aussi cette petite musique optimiste.
02:26Alors la chose importante, c'est que sa porte-parole a fait il y a quelques instants un briefing,
02:32ce briefing quotidien, pour dire et confirmer que le Pakistan serait sans doute là
02:37où les deuxièmes négociations, la deuxième rencontre auraient lieu.
02:45Il n'y a pas de date qui est définitivement donnée, mais on parle de ce week-end,
02:49vendredi ou samedi, vraisemblablement samedi.
02:52Demain, petite information pour vous.
02:53Donald Trump quitte Washington, il va se concentrer sur la politique qui intéresse les Américains,
03:00à savoir des réductions d'impôts pour les gens qui gagnent de l'argent uniquement à cause des pourboires.
03:05Le président ira à Las Vegas et ensuite, il est prévu non pas qu'il aille,
03:10selon nos informations au Pakistan, à moins d'une visite surprise,
03:14mais il ira en Arizona faire un meeting pour encore et toujours parler à l'Amérique profonde qu'il a
03:19élue.
03:20Merci Laurent Seyme pour ces précisions.
03:21Vous êtes avec Dorine Jarnias derrière la caméra.
03:24Je me tourne vers vous, Ulysse Gosset.
03:25Donald Trump qui dit que la guerre est presque finie, c'est une volonté de rassurer les marchés, les Américains
03:29?
03:29Ou c'est une réalité ?
03:31De son point de vue, ça doit devenir une réalité.
03:33Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'à Wall Street, à New York, on a déjà dit goodbye
03:38à la guerre
03:39parce que la bourse a remonté, atteignant des sommets comparables à ceux d'avant la guerre.
03:46Donc à Wall Street, les financiers parient sur un accord à Islamabad au cours du deuxième rang de négociation dont
03:53on vient de parler.
03:54C'est ça en fait la vraie évolution pour Donald Trump.
03:58Il n'a pas dit la guerre est terminée, il a dit elle est presque terminée.
04:02Et donc il y a encore des choses à faire et il n'est pas non plus certain que l
04:05'accord soit faisable à l'occasion du prochain meeting.
04:09Mais on parle déjà d'un mémorandum qui pourrait être signé à Islamabad.
04:13La question c'est est-ce que c'est G.D. Vance, le vice-président, qui va s'y rendre
04:16ou pas ?
04:17Probablement c'est lui qui est annoncé, on verra.
04:20Mais la vraie question c'est de savoir ce que les Iraniens vont pouvoir concéder.
04:24Parce que c'est eux qui finalement ont empêché un accord dimanche dernier sur notamment l'interdiction d'enrichir de
04:31l'uranium
04:31pendant une durée de 20 ans comme le souhaitaient les États-Unis.
04:34Est-ce qu'ils vont accepter de finalement raccourcir ce délai ou pas ?
04:39Est-ce qu'il y a un accord possible ?
04:41Les Américains travaillent là-dessus et ils ont le soutien et l'aide, je dirais très concrète, du Pakistan
04:47qui n'a pas hésité à envoyer son maréchal, le maréchal favori de Donald Trump, à Téhéran pour rencontrer les
04:55Iraniens.
04:56Et cette rencontre de visu est très importante sur le symbole.
04:59C'est-à-dire qu'il va pouvoir vraiment interroger les gardiens de la révolution qui ont le pouvoir
05:04et droit dans les yeux leur dire est-ce que vous êtes prêts ? Est-ce qu'il y a
05:07un accord possible ?
05:08Et pas uniquement à travers des messages écrits comme c'était le cas jusqu'à présent.
05:11Donc c'est vraiment du face-à-face.
05:13Et ça, ça remplace tout avant le deuxième rang de négociation.
05:17Et par ailleurs, le Premier ministre pakistanais lui est parti en Arabie Saoudite, en Turquie, au Qatar
05:22pour également voir s'il y a accord des pays du Golfe et de la Turquie
05:27pour savoir s'il y a un accord possible et qu'est-ce que ces grandes puissances régionales en diraient.
05:32Donc vraiment tout se met en place.
05:34C'est un énorme travail diplomatique.
05:35Au-delà de la pression militaire qui continue, on ne cesse d'en parler,
05:39mais un énorme travail diplomatique pour essayer d'arracher un accord
05:43qui pourrait mettre fin au combat, au moins provisoirement,
05:47et qui pourrait même peut-être permettre de prolonger le cessez-le-feu
05:50qui théoriquement s'arrête mardi prochain.
05:52Elsa Vidal, la pierre d'achoppement, ça reste la question de l'uranium.
05:55Sur le reste, il peut y avoir un accord entre Iraniens et Américains ?
05:58Oui, et en substance, c'est ce que disait déjà Donald Trump il y a dix jours maintenant,
06:03c'est qu'il était presque convenu d'un accord à 99%
06:08et lui, disait-il, toujours maximaliste, ne voulait pas s'en contenter,
06:12il voulait 100% d'accords.
06:15La pierre d'achoppement est bien sûr le nucléaire iranien
06:19que le régime de Téhéran continue à vouloir poursuivre.
06:23Il assume et affirme qu'il s'agit pour Téhéran donc d'un droit,
06:28d'un droit de continuer à enrichir de l'uranium.
06:31En revanche, il est prêt à négocier sur le pourcentage d'enrichissement de l'uranium,
06:36ça c'est une des pistes de la négociation.
06:38Et puis bien sûr, il était également question de la suspension
06:45pour une durée à déterminer, 20 ans, ce que demandaient les Iraniens,
06:505 ans, ce sur quoi insistaient les Etats-Unis,
06:53autant d'années de suspension du programme militaire nucléaire iranien
06:57et c'est là ce sur quoi vont se concentrer le plus gros des efforts des négociateurs.
07:04C'est la carte maîtresse, en plus du Détroit d'Hormuz, pour Téhéran.
07:07– On accueille notre invité, le général Jean-Paul Paloméros,
07:11ancien chef d'État de l'armée de l'air et ancien commandant allié de l'OTAN.
07:15Merci général d'être avec nous ce soir, je vous laisse vous installer.
07:19– Bonsoir général.
07:20– On va parler du Détroit d'Hormuz où la situation reste extrêmement tendue,
07:24le blocus américain qui est en vigueur depuis lundi
07:27et le commandement américain des forces armées au Moyen-Orient
07:30a notamment diffusé il y a quelques heures ce message,
07:33ce message de l'armée américaine à un pétrolier contrevenant au blocus.
07:36– Vous pouvez s'écouter.
07:39– Ici la marine des États-Unis, blocus maritime des ports et des côtes iraniennes en vigueur.
07:45Tous les navires doivent immédiatement regagner le port
07:48ou interrompre toute route vers l'Iran.
07:51Ne tentez pas de franchir le blocus.
07:53Les navires seront arraisonnés, interceptés et saisis.
07:57Faites demi-tour et préparez-vous à être arraisonnés.
08:00En cas de non-respect, la force sera utilisée. Terminée.
08:05– Alors Général, un document assez saisissant parce qu'on est finalement
08:08dans le détroit d'Hormuz avec la marine américaine.
08:11Ça répond, j'imagine, à des codes internationaux précis,
08:15ce type de sommation ou de messages dans ce cadre-là ?
08:19– Les blocus, ce n'est pas tellement prévu dans les codes internationaux.
08:23C'est plutôt l'inverse.
08:24On essaye de rendre la navigation la plus paisible possible.
08:27mais on voit en ce moment que c'est un véritable enjeu.
08:31Si on réfléchit au Détroit et à tous les canaux et autres
08:35qui sont des points d'entrée et des points vitaux finalement
08:39pour l'économie dans tous les domaines.
08:45Là, en fait, ce que font les Américains, je trouve ça très intelligent,
08:49c'est le commandant Sainte-Com qui était à la manœuvre, c'est un amiral,
08:54c'est qu'ils font en fait ce que je qualifierais de blocus stratégique.
08:57C'est-à-dire qu'ils ne se mettent pas à un point d'étranglement
09:01et ils ne vont certainement pas dans le détroit d'Hormuz,
09:04au cœur du détroit d'Hormuz.
09:05Ils font bien mieux que ça.
09:06Parce que grâce à leurs moyens de détection,
09:09grâce à leurs moyens de renseignement,
09:11en fait, d'abord, ils identifient.
09:16Ça, c'est extrêmement important si on veut avoir un blocus efficace
09:20et pertinent.
09:22Et ensuite, donc, ils savent qui et qui, à peu près.
09:27Et ensuite, finalement, ils installent un dispositif
09:33qui est déjà sur place, avec, je crois que vous l'avez déjà dit,
09:37mais une douzaine de bâtiments, tous différents,
09:39qui ont un emploi spécifique, qui peuvent intervenir.
09:43Donc, ça leur donne une gamme d'interventions très élargie,
09:48si vous voulez, soit la prise de force d'un bâtiment,
09:52soit par les airs, avec des hélicoptères, des V-22.
09:56Et ça, pour mener un blocus de cette nature,
10:00évidemment, ce n'est pas donné à tout le monde.
10:02On n'aurait pas la somme des moyens nécessaires.
10:04Et en plus, ils vont chercher les bateaux,
10:07y compris dans la distance,
10:08parce que là, ils les attendent, finalement,
10:10dans le Golfe d'Aumans.
10:11Mais si nécessaire, ils peuvent très bien, ça a été fait déjà,
10:14d'ailleurs, ils ont coulé un bâtiment des Iraniens au large du Sri Lanka.
10:22Ils peuvent très bien aller beaucoup plus loin,
10:24comme ils le font dans l'océan Pacifique.
10:26Et ça, c'est la force des Américains.
10:29C'est pour ça que je pense que c'est extrêmement bien pensé,
10:31parce qu'en fait, personne ne peut leur reprocher
10:34de faire appliquer, finalement, le droit maritime,
10:37dans la mesure où les bateaux qu'ils interceptent
10:39sont en contravention,
10:41vu de leur place, bien entendu.
10:43On entend ce message qui est très ferme
10:45de la part des États-Unis,
10:46avec notamment ce message,
10:48on peut arraisonner vos bateaux.
10:50Qu'est-ce que ça veut dire pour les gens qui nous écoutent,
10:52arraisonner un bateau ?
10:53Comment ça se passe exactement ?
10:55Vous avez plusieurs solutions.
10:58Mais les outils avaient bien montré,
11:00il y avait eu un film où ils se posaient,
11:02je ne sais pas si vous vous souvenez,
11:03en hélicoptère,
11:04c'est immense, ces bateaux sont immenses.
11:06Donc, vous pouvez avoir une opération aéroportée,
11:09vous pouvez avoir...
11:12Si les bâtiments sont, comment dirais-je,
11:16il n'y a pas d'opposition,
11:20ils viennent simplement, ils montent à bord,
11:22et puis...
11:23Et s'il y a une opposition, justement,
11:24comment ça peut se passer ?
11:26Ils peuvent prendre de vie force,
11:26ils ont tous les moyens pour ça,
11:28et les bâtiments, eux, par définition,
11:30ils ne sont pas défendus.
11:31Donc, non, la puissance américaine,
11:34ils s'expriment, ils ont tous les moyens possibles
11:36et inimaginables d'intervenir,
11:38et ça, ça dissuade, évidemment.
11:40Et les bateaux, ils ne vont pas résister trop longtemps,
11:42ils font demi-tour, et c'est gagné.
11:44Et donc, il y a un risque d'incident armé,
11:46imaginons, s'ils tentent d'arraisonner le bateau,
11:47que le bateau résiste ?
11:48On est quand même en guerre,
11:49donc, oui, des risques,
11:51on ne peut pas les écarter.
11:53Simplement, dans la stratégie qu'ils ont,
11:54c'est les Américains qui choisissent
11:56à quel moment ils vont prendre le risque,
11:58si c'est nécessaire,
12:00mais on s'aperçoit, en tout cas pour l'instant,
12:03que ce n'est pas nécessaire,
12:04parce que c'est les bateaux eux-mêmes
12:05qui font...
12:06Enfin, ils leur intiment l'ordre de faire demi-tour,
12:08et ils le font.
12:09Alors, le commandement américain au Moyen-Orient,
12:11ces 48 dernières heures,
12:13a annoncé qu'aucun bâtiment, je cite,
12:15n'avait réussi à franchir les forces américaines,
12:17et que 9 navires ont obtempéré
12:19aux directives des forces américaines,
12:20leur ordonnant de faire demi-tour
12:21et de retourner vers un port iranien.
12:23Est-ce que, de votre point de vue,
12:24au fond, ce blocus,
12:25un peu plus de 48 heures après la décision de Donald Trump,
12:30il est fonctionnel, il est efficace ?
12:32Il me semble que oui,
12:33parce qu'il peut durer,
12:36ils ont les moyens pour ça.
12:38Ils s'étalent dans la durée
12:40et dans la profondeur.
12:43Ça, c'est extrêmement important.
12:45Comme ça, les bateaux savent
12:46que même si, par hasard, ils passaient,
12:48ils seraient toujours suivis.
12:49Un, il y a un moment ou un autre.
12:51Ils peuvent très bien avoir,
12:53comme ça a été le cas au Sri Lanka,
12:54un sous-marin qui lance une torpille.
12:57La menace est partout.
12:59Donc, la menace a changé de camp,
13:01en quelque sorte,
13:02avec ce blocus stratégique.
13:05Et je crois que les Américains
13:06font ce qu'ils savent de faire de mieux,
13:08si vous voulez,
13:09donner de la profondeur.
13:10On a regretté
13:11qu'il n'y en ait pas forcément assez
13:13dans la campagne,
13:15la campagne aérienne,
13:16on ne voyait pas bien.
13:17Là, pour le coup,
13:18c'est bien ciselé,
13:19c'est bien organisé.
13:20Et je crois qu'ils prennent
13:21un certain avantage.
13:22Alors, ce n'est pas fini.
13:23Que vont faire maintenant
13:24les passes d'Aran ?
13:26Je ne crois pas non plus.
13:27Je crois que vous l'avez dit tout à l'heure,
13:29en mer Rouge,
13:30les outils,
13:31il ne faut pas qu'ils prennent trop de risques
13:32parce que là,
13:33ils sont identifiés.
13:34Ça va leur tomber dessus,
13:35à mon avis.
13:37Ils sont d'ailleurs très discrets,
13:38vous l'avez vu.
13:41N'affolons pas tout le monde.
13:42Pour l'instant,
13:42il ne se passe rien à mer Rouge.
13:43On verra bien si ça se passe.
13:44Oui, parce que,
13:45pour rebondir là-dessus,
13:46c'est l'Iran qui menace
13:47de bloquer la mer Rouge
13:48si le bloc se maintient
13:50du côté des États-Unis.
13:51Sans faire de science-fiction,
13:54que les outils soient d'accord avec ça.
13:56Mais ils ont peut-être
13:57d'autres intérêts,
13:58les outils.
13:59Ils sont dans une guerre interne,
14:00quand même, quelque part.
14:01Donc, si la coalition
14:03ou si les pays arabes
14:04se mettent sur leur dos,
14:06je pense que ça ne durera pas
14:07forcément très longtemps.
14:07Ça veut dire que vous,
14:08vous n'y croyez pas,
14:09finalement,
14:09à cette possibilité
14:10de bloquer la mer Rouge ?
14:13Depuis que Donald Trump
14:14a engagé la guerre,
14:15ce à quoi je ne croyais pas,
14:16maintenant,
14:17j'essaie de commenter
14:19les réalités
14:20comme ce blocus stratégique,
14:23mais je ne tire plus de plans
14:24sur la comète.
14:26Il y a peut-être quelque chose
14:27dont on devrait parler,
14:27c'est la technique du spoofing.
14:29Parce que vous disiez,
14:29les États-Unis peuvent décider
14:31de qui ils visent ou pas,
14:32mais il peut y avoir aussi
14:32des stratagèmes
14:33pour essayer de ne pas être visé.
14:34Vous pouvez nous expliquer
14:35en quoi ça consiste le spoofing ?
14:36Non, mais c'est des bateaux
14:37qui veulent se cacher.
14:38Si vous voulez,
14:39ils ont des identificateurs,
14:41l'AIS,
14:42Automatic Identification System.
14:44On a les mêmes
14:46dans l'aviation,
14:47ça s'appelle les IFF.
14:48Mais ils peuvent arriver,
14:50je ne sais pas
14:50par quelle méthode technique,
14:52mais en tout cas,
14:52ce n'est pas très difficile.
14:54Ils se font passer
14:55pour ceux qui ne le sont pas.
14:58Le problème,
14:59c'est que les Américains,
14:59ils ont un œil partout,
15:01ils ont un œil permanent
15:02et ils remontent,
15:03s'il y a bien un domaine
15:04où les Américains sont rois,
15:06c'est le renseignement
15:07sous toutes ses formes.
15:08Donc,
15:08ils savent.
15:10Je pars du principe,
15:11il peut y avoir des erreurs,
15:13je ne dis pas le contraire,
15:14mais il n'y en a quand même
15:15pas des milliers
15:16des bateaux.
15:17Donc,
15:17ils en suivent quelques-uns.
15:19Alors,
15:20la question derrière,
15:21c'est est-ce que les passes d'Aran
15:22vont laisser faire ?
15:23Les passes d'Aran,
15:24ils n'ont pas
15:25la profondeur stratégique.
15:26Donc,
15:27leur seule arme,
15:27c'est de recommencer,
15:28de recommencer à frapper
15:29ces bateaux.
15:30Mais alors,
15:30à ce moment-là,
15:31ils sortent du cessez-le-feu.
15:32Voilà,
15:33ils sont quand même
15:33un peu pris,
15:35c'est le cas de le dire,
15:35entre deux feux.
15:36Alors,
15:37on évoquait Donald Trump
15:38qui parle d'une fin de guerre prochaine.
15:42Cependant,
15:42il y a des renforts
15:43qui font route actuellement,
15:44toujours renforts américains
15:45vers le Golfe.
15:46Le porte-avions américain
15:47George Bush
15:48et son groupe naval,
15:49c'est-à-dire 6 000 marins,
15:50devraient gagner le Moyen-Orient
15:51prochainement.
15:52Et puis,
15:52par ailleurs,
15:52il y a 4 200 membres
15:54d'un groupe amphibie boxeur
15:55qui sont attendus
15:55pour la fin du mois.
15:56Ce sont des informations
15:58communiquées par la presse américaine,
15:59plus précisément
15:59par le Washington Post.
16:00Est-ce qu'il y a
16:00une contradiction,
16:01finalement,
16:02entre poursuivre le déploiement
16:04de l'armada américaine
16:05et se dire finalement
16:07tout près d'un accord
16:08avec l'Iran ?
16:10Je pense que le cessez-le-feu,
16:13il correspond à une période
16:15où tout le monde,
16:16en gros,
16:17avait intérêt
16:18à reprendre son souffle,
16:19à étudier les résultats
16:20de la campagne
16:21en ce qui concerne
16:22la coalition.
16:23Les Iraniens,
16:24d'ailleurs,
16:25je remarque,
16:26semble-t-il,
16:26c'est eux
16:27qui demandent
16:27la reprise des négociations,
16:29si on comprend bien,
16:31mais peu importe.
16:32Les Iraniens,
16:33ils avaient besoin
16:34de souffler aussi,
16:34quand même.
16:36Il faut le comprendre.
16:37Ils ont résisté
16:38au-delà
16:38de ce qu'on pouvait penser.
16:41Ça a un prix,
16:42ça a un coup.
16:42Donc,
16:43évidemment que c'est
16:44la bonne carte
16:44à jouer maintenant.
16:45Si vous jouez au poker,
16:47il y a un moment donné,
16:47vous sortez,
16:48peut-être pas l'as,
16:49mais ce que vous avez,
16:50eh bien,
16:51les Américains,
16:52ils mettent la pression
16:53avec des forces,
16:54toujours des forces
16:55et encore des forces.
16:56Et là,
16:56quand vous pesez
16:57avec un poids
16:58de cette nature,
16:59quand vous rentrez
17:00en négociation,
17:02ça a une autre mine
17:03que si vous êtes
17:04à bout de souffle
17:05et que l'adversaire
17:06s'en rend compte.
17:07Mais c'est juste
17:08pour mettre la pression
17:09davantage sur les rangs
17:10ou vous pensez
17:10qu'il y a un objectif
17:11derrière,
17:11par exemple,
17:12des troupes au sol
17:12dont on parle maintenant
17:13depuis plusieurs semaines ?
17:14En fait,
17:14personne n'en sait rien.
17:16Personne ne sait
17:16comment ces négociations
17:17parce qu'on part du principe
17:18que parce qu'il y aura
17:19un deuxième round,
17:20ça se passera mieux.
17:22Mais non,
17:23personne n'en sait rien.
17:24Personne,
17:25donc,
17:26je comprends
17:27le commandement américain
17:29qui a une stratégie
17:33et qui dit
17:33que cette stratégie,
17:34il faut l'alimenter
17:35avec des moyens
17:35parce que si on ne montre pas
17:37qu'on est capable,
17:38en face,
17:38on l'a vu déjà,
17:39il ne bouge pas.
17:40Là,
17:41ça commence à devenir sérieux
17:42quand même le déploiement
17:43de forces dans la région.
17:46Vu des Iraniens,
17:47je ne sais pas
17:48si ça leur fait peur,
17:49mais moi,
17:49à leur place,
17:50je serai un peu inquiet quand même.
17:51Gilles Gosset.
17:52Alors,
17:53est-ce que les efforts
17:53de constitution
17:54d'une force internationale
17:56avec la France,
17:57la Grande-Bretagne notamment,
17:58des pays européens
17:59qui se réunissent
18:00probablement à Paris
18:01après-demain
18:03pour sécuriser
18:03le détroit d'Harmouth,
18:04est-ce que ça va tenir ?
18:05Est-ce que vous y croyez ?
18:06On sait que,
18:07bon,
18:08nous,
18:08nous en avons les moyens,
18:09mais est-ce que
18:11si
18:12les choses se passent bien,
18:13est-ce qu'on peut imaginer
18:14effectivement
18:15que les Américains
18:17attendent cette flotte
18:18et qu'elle se déploie
18:19dans le détroit ?
18:21Si flotte il y a,
18:23à mon avis,
18:24elle sera déployée,
18:25mais plutôt
18:26en retrait,
18:27si vous voulez,
18:27en soutien.
18:28Ça ne serait pas
18:29forcément une mauvaise idée
18:31parce qu'on n'est pas
18:32sur la photo en ce moment.
18:33Est-ce que c'est grave ?
18:35Je ne sais pas,
18:36mais pour Donald Trump,
18:37c'est très grave.
18:38S'ils veulent,
18:39ne serait-ce que lui donner
18:41un petit remontant,
18:44si je puis dire,
18:45ça serait bien
18:46qu'ils ne sont pas obligés
18:48de se déployer
18:48au cœur du détroit d'Hormuz,
18:50mais l'idée quand même
18:51qu'il y a du répondant
18:53du côté des alliés,
18:55il faut comprendre quand même
18:56un tout petit peu
18:56Donald Trump
18:57quand il dit
18:58l'OTAN,
18:59tout ça.
18:59Bon,
18:59il mélange un peu tout,
19:01mais n'empêche
19:02qu'il fait la guerre
19:03à un pays
19:04qui va peut-être
19:06un jour devenir
19:07un pays nucléaire
19:09et il ne voit pas
19:10un signe encourageant
19:12chez ses alliés.
19:13Mais à sa place,
19:14je serais un peu déçu
19:15si vous voulez.
19:16Donc,
19:17voilà,
19:18il faudrait lui donner
19:19un peu de change
19:19et ne pas le laisser
19:20nous acculer.
19:21Après,
19:22on ne sait pas
19:22ce qui se passera,
19:23ce qui fera l'OTAN,
19:24encore une autre affaire.
19:26Et en plus,
19:27je pense que c'est
19:28notre intérêt.
19:29C'est notre intérêt
19:30pour réguler tout ça,
19:31montrer qu'on rentre,
19:33peut-être que ça sera
19:34l'avenir d'ailleurs
19:35de la gestion
19:36du détroit d'Hormuz.
19:37C'est peut-être
19:38un équilibre
19:38de cette nature
19:39où il y aura
19:41effectivement au moins
19:42pendant un temps
19:43comme la mission
19:44Aspides en mer Rouge.
19:46Alors évidemment,
19:48quand il y aura
19:49un véritable
19:50cessez-le-feu
19:51ou une paix durable,
19:53ça sera d'autant plus
19:55facile.
19:56Mais ne pas être
19:57sur la photo maintenant,
19:58je pense que c'est
19:59un peu oublier
20:00le sens de l'histoire
20:01et peut-être
20:03qu'on pourrait
20:03le regretter.
20:04Qu'est-ce que les Européens
20:06et les Français
20:07pourraient justement
20:09vouloir attendre
20:10de leur participation
20:11à l'opération ?
20:12Qu'est-ce qui pourrait
20:13être un objectif
20:14de notre participation
20:15selon vous ?
20:16C'est venir
20:19soutenir
20:20l'effort américain
20:21sans forcément
20:22être en première ligne.
20:23Ils ne nous le demandent pas.
20:24Être présent
20:25dans la région
20:27et pouvoir
20:29simplement pousser
20:30pour que le droit
20:31international,
20:32on serait un peu
20:33les soldats
20:34du droit international
20:35en quelque sorte.
20:36Essayer de ramener
20:37un torseau
20:38à peu d'ordre,
20:38ce n'est pas facile.
20:40Mais avant la guerre,
20:42le détroit d'Hormuz,
20:42il était libre.
20:43Il ne l'est plus aujourd'hui
20:44et ça va être difficile
20:45de revenir
20:46à l'État
20:47d'avant la guerre.
20:49Donc,
20:49il va bien falloir
20:49imaginer.
20:50Je pense que ça va
20:51plus loin.
20:52Ce que je disais
20:53d'ailleurs d'emblée,
20:54c'est la protection
20:55de tous les accès.
20:56Et quand on y réfléchit,
20:59ça demande peut-être
21:01effectivement,
21:01si on veut
21:02d'une manière
21:03ou d'une autre
21:04restaurer le droit
21:05international
21:06qui est quand même
21:06un peu en lambeaux
21:07en ce moment,
21:08il va falloir
21:09y mettre d'une autre.
21:10Et y mettre d'une autre,
21:11ça veut dire que...
21:13Et c'est pas mal
21:13ce qui s'est fait
21:14en mer rouge,
21:14c'est peut-être
21:15le bon exemple.
21:16Et l'autre sujet
21:17qui fâche,
21:17c'est le Liban,
21:19la guerre,
21:19qui a fait plus
21:20d'un million de réfugiés.
21:22On est après
21:22deux mille morts,
21:23peut-être plus.
21:24Comment on met fin
21:25à cette guerre ?
21:26La France essaie
21:27d'être impliquée
21:28dans la résolution
21:29du conflit.
21:31Comment on en sort ?
21:33En continuant
21:34inlassablement
21:34à mettre la pression.
21:36On ne peut pas faire mieux,
21:37on ne peut pas faire moins bien.
21:38Peut-être être présent
21:39aux côtés des Libanais.
21:40Mais je pense
21:42que quand même
21:43ces négociations,
21:44au moins,
21:45c'est un début.
21:46Maintenant,
21:46le mal,
21:47il est profond.
21:48On sait très bien
21:49que le Hezbollah,
21:51c'est un cancer
21:52pour le Liban.
21:53Et éradiquer le cancer,
21:55on sait que c'est difficile.
21:56Il va falloir
21:57une certaine thérapie.
21:59Ça ne va pas se faire
22:00comme ça.
22:01demander au chef
22:02d'état-major
22:03de l'armée
22:03libanaise
22:04de désarmer
22:05le Hezbollah.
22:07Il ne veut pas non plus
22:08déclencher
22:09une vraie guerre civile.
22:11Donc,
22:11c'est du long terme.
22:13Il faut aussi
22:13que les Israéliens
22:14se fixent un objectif
22:15et essayent
22:16de le partager
22:17avec le Liban.
22:17S'ils ont un objectif commun,
22:19peut-être que c'est une chance
22:20de le souhaiter.
22:21Général Paloméros,
22:22que ce soit au Liban
22:24ou en Iran
22:25ou encore dans le détroit
22:26d'Hormuz,
22:27est-ce qu'il y a,
22:27selon vous,
22:28parmi les objectifs
22:29de guerre énoncés
22:30par Donald Trump,
22:31des éléments
22:32qui correspondent
22:33aux intérêts stratégiques
22:35de la France
22:35et de l'Europe ?
22:37Hormuz et la libre navigation ?
22:40Quand même,
22:41réduire le potentiel
22:42de nuisance de l'Iran,
22:44ce n'est pas forcément
22:44une mauvaise idée.
22:45Je crois qu'il y a quand même
22:46un missile qui a atterri
22:48pas loin de Chypre.
22:49On peut gloser là-dessus.
22:52Il y en a un autre
22:52qui a été testé
22:53à plus de 2000 kilomètres.
22:55On peut se souvenir
22:56que Ramény
22:56avait volontairement limité
22:58à 2000 kilomètres
22:59dans un geste de bienveillance
23:01en quelque sorte.
23:02Il avait dit
23:02qu'on n'aura pas de missile
23:03au-delà de 2000 kilomètres.
23:04Évidemment,
23:04tout ça est passé à trappe.
23:06Je ne dis pas
23:07que l'Iran demain
23:08va frapper l'Europe,
23:09mais après tout,
23:11vous savez,
23:12l'évolution du monde
23:13montre que
23:14si vous ne freinez pas
23:16l'ascension
23:17de pouvoir
23:18de cette nature,
23:19le jour où ils ont besoin
23:21de faire peser une menace,
23:22ils le font.
23:23Il est trop tard
23:24pour réagir
23:24si on n'a pas pris
23:26les devants.
23:27Donc,
23:27il fait quand même
23:28le sale boulot.
23:30Il faut l'avouer.
23:32Donald Trump,
23:34il fait à sa manière
23:35mais on ne peut pas
23:38tout lui reprocher.
23:39On ne peut pas
23:39tout lui reprocher.
23:41C'est les Iraniens
23:43qui ont enrichi
23:43leur uranium,
23:45ce n'est pas
23:46les Américains,
23:47etc.
23:48Et le stock balistique,
23:51celui-là,
23:51il est inquiétant.
23:52D'autant plus,
23:53on peut d'autant plus,
23:55d'autant moins
23:56lui reprocher
23:56que l'Iran
23:57s'en est pris
23:58au pays du Golfe.
23:59Et Trump a dit
24:00d'une manière
24:02un peu naïve
24:03quand même
24:03qu'on ne pouvait pas
24:04s'y attendre.
24:05Il y a eu une déclaration
24:05de cette nature
24:06en disant
24:06« Ah ouais,
24:07mais ce n'est pas du jeu.
24:08Ils s'en sont pris
24:09au pays du Golfe. »
24:10Ben oui,
24:10mais ils s'en prennent
24:12aux plus faibles,
24:12ils s'en prennent
24:13aux cibles faciles,
24:15ils s'en prennent
24:16aux pays
24:16qui ont tout à perdre
24:18et qui ne sont pas
24:18tout à fait en état
24:19de se défendre.
24:20Donc,
24:21quand une puissance
24:23va jusque-là,
24:24une puissance telle
24:25que l'Iran
24:26et qui est une vraie
24:27puissance régionale,
24:28qui a des moyens
24:29de dissuasion conventionnelle,
24:30c'est-à-dire toute sa flotte
24:31de missiles balistiques,
24:32je pense que
24:34faire semblant,
24:35ce n'est pas la bonne méthode.
24:37À un moment donné,
24:38il faut appliquer,
24:40alors évidemment,
24:40on laisse ça aux Américains
24:42parce qu'ils ont
24:42les moyens,
24:43parce qu'ils sont
24:43avec les Israéliens.
24:45Il faut qu'on soit
24:46compatissants pour le moins.
24:47Général,
24:48vous disiez que les Iraniens
24:49avaient besoin de souffler,
24:50et que le cessez-le-feu
24:51le permettaient.
24:51Il y a une image,
24:53l'image du jour sans doute,
24:54même si elle ne date pas
24:55d'aujourd'hui,
24:56c'était il y a cinq jours,
24:57on va les voir à l'écran,
24:58ces images satellites
24:59qui montrent
25:00que le régime a dégagé
25:01l'entrée de tunnel
25:02permettant le lancement
25:05de missiles.
25:06Ça nous dit quoi ?
25:07Ça nous dit que
25:08pendant cette période
25:09et ce cessez-le-feu,
25:11on se réorganise,
25:12on remet des forces,
25:14on déplace
25:14des éléments de l'arsenal ?
25:18Qu'est-ce qu'on ferait
25:19à leur place ?
25:19Bien sûr,
25:20on souffle un peu
25:22et puis on essaye
25:23de restaurer
25:24le maximum de capacités.
25:25Il se trouve qu'il y en a
25:26qui ont été ensevelies
25:28et puis on fait
25:30des plans de bataille,
25:31on renouvelle,
25:32chacun se regarde.
25:34D'ailleurs,
25:34je vous entendais parler
25:35des capacités
25:38d'identification
25:38des Iraniens.
25:39Ils s'appuient
25:40sur un satellite chinois
25:41qui a 0,5 mètre
25:42de résolution.
25:44Ils ont des puces
25:45qui leur permettent
25:46de localiser
25:47avec le système Beilou
25:49qui est le GPS chinois.
25:51Donc les Chinois,
25:52pour le coup,
25:53leur donnent beaucoup.
25:54Et à partir de là,
25:55effectivement,
25:55les Iraniens,
25:56ils peuvent se préparer
25:58aussi
25:58et identifier les cibles,
26:00celles qui méritent
26:01encore d'être frappées,
26:02celles qui ont été frappées
26:03et faire de l'évaluation
26:05de dommages
26:06après combat,
26:06aussi bien d'ailleurs
26:07que la coalition
26:09peut le faire.
26:09Donc ça sera
26:10les premières cibles
26:11à frapper,
26:12dont acte.
26:12Ça veut dire
26:13qu'ils ont une capacité
26:14de renseignement
26:14qu'on a sous-estimée ?
26:15Oui,
26:16parce qu'on n'était pas
26:17vraiment au courant de...
26:19Enfin,
26:19on savait que la Chine,
26:21voire la Russie,
26:22pouvait aider.
26:23Mais de là
26:24à ce qu'ils aient accès
26:24eux-mêmes
26:25à ces images
26:26et à leur exploitation,
26:28c'est un pas
26:29qui est franchi
26:29en particulier
26:30par la Chine.
26:31Pékin dément.
26:33Oui,
26:33ils démenteront toujours.
26:34Sauf qu'il y a
26:35trop d'éléments
26:35convergents
26:36pour ne pas le penser.
26:37Vous croyez
26:38que les Iraniens
26:38auraient acquis,
26:39je m'adresse aussi
26:41à Michel,
26:41auraient acquis
26:42aussi facilement que ça
26:43cette capacité
26:44de précision
26:45à aller frapper
26:45un radar
26:46au bon endroit ?
26:47Non,
26:48je n'y crois pas du tout.
26:49Ou même la WAX.
26:50Non,
26:50non,
26:50ils ont...
26:51Et eux-mêmes
26:52n'ont pas vraiment
26:53les moyens,
26:54si vous voulez.
26:54Ils n'ont pas
26:54toutes les capacités
26:56de renseignement.
26:57Donc,
26:57il faut bien
26:57que ça vienne
26:58de quelque part.
26:59Et là,
26:59quand on sait,
27:00effectivement,
27:01pour moi,
27:02en tant qu'entre guillemets
27:03professionnel,
27:04l'explication
27:05non seulement me convient,
27:06mais je pense que c'est la bonne.
27:07C'est les Chinois
27:08et il n'y a rien
27:09de plus facile.
27:10Aujourd'hui,
27:10vous faites de la dualité,
27:11du civil,
27:12du militaire
27:12à 0,5 mètres
27:14et les Iraniens
27:16ont accès...
27:16Ils n'ont pas
27:17les stations,
27:18ils ont accès
27:18aux stations chinoises
27:20qui leur donnent
27:21ces moyens.
27:23Donc,
27:23ça,
27:23c'est la réalité
27:24de ce cas
27:25l'Iran aujourd'hui.
27:26Ça,
27:27ça a peut-être été
27:27sous-estimé,
27:28y compris par les Américains
27:29d'ailleurs.
27:30Pour autant,
27:30Donald Trump a affirmé
27:31aujourd'hui
27:31qu'il avait eu l'engagement
27:32de la part du président chinois
27:33qu'il n'y aurait pas
27:33de livraison d'armes
27:34à l'Iran.
27:35Oui,
27:36écoutez,
27:37quand on va manger
27:38avec le président chinois,
27:40il faut des longues baguettes
27:41là aussi,
27:42je ne sais pas,
27:42c'est un...
27:43Non,
27:44mais bien sûr,
27:45c'est un théâtre d'ombre,
27:46c'est le cas de dire.
27:47C'est un théâtre d'ombre,
27:48tout le monde le sait,
27:49le président Trump,
27:50le premier.
27:51Bon,
27:52écoutez,
27:52il y a des enjeux
27:53qui dépassent
27:54ce genre
27:55d'événements,
27:58d'éléments.
27:59Il faut faire la part
28:00des choses.
28:01Il y a ce qui est
28:01très stratégique
28:02et puis après,
28:03il y a ce qui se passe,
28:04la réalité,
28:05le soutien.
28:06Le monde est ainsi fait,
28:07mais on ne va pas faire
28:09la guerre tout de suite
28:09à la Chine.
28:10Donc,
28:11faisons semblant
28:12d'ignorer
28:13ce qui nous dérange
28:14en quelque sorte.
28:15Ce que vous êtes
28:15en train de dire,
28:16c'est qu'il y a finalement
28:17deux blocs,
28:17d'un côté les Etats-Unis
28:18et de l'Octe,
28:19l'Iran et la Chine
28:20qui font bloc,
28:21c'est ça,
28:21contre les Etats-Unis ?
28:23Bloc,
28:24ce n'est pas aussi flagrant.
28:25S'ils faisaient bloc,
28:26les Chinois seraient engagés
28:27et on aurait un début
28:28de guerre mondiale.
28:29Ce n'est pas ça.
28:31C'est que les Chinois...
28:32Mais ça a eu lieu tout temps,
28:34il ne faut pas non plus
28:35penser que c'est récent.
28:36Simplement,
28:37ça s'appuie sur des moyens
28:38qui sont beaucoup plus performants
28:39et qui donnent donc
28:40aux Iraniens
28:42ce grand luxe
28:43de la distance,
28:44ça,
28:44ils l'avaient déjà,
28:45mais aussi de la précision.
28:46C'est bien d'avoir
28:47un hémicycle balistique,
28:48mais si en plus
28:48ils sont précis,
28:49on a les résultats
28:50qu'on a vus
28:51et auxquels
28:51on ne s'attendait pas.
28:52Général,
28:53quand vous décrivez
28:53tout cela,
28:54c'est quelque chose
28:55que n'avait pas prévu
28:56Donald Trump
28:57ou son état-major.
28:59On voit que finalement,
29:00avec l'aide de la Chine,
29:01avec l'aide de la Russie,
29:02avec les capacités propres
29:03aux Iraniens
29:04et leur préparation,
29:06finalement,
29:07ils étaient
29:07un adversaire redoutable.
29:10On en a déjà parlé ensemble,
29:11je pense que
29:14la préparation
29:15de cette campagne,
29:16elle a souffert
29:17au moins
29:18d'un vice
29:19qui est que
29:21je pense que
29:22l'encadrement,
29:23et je crois que
29:24c'est assez simple
29:25à exposer,
29:26l'encadrement militaire
29:28américain
29:28a pu faire
29:29tout ce qu'il voulait
29:29pour évaluer,
29:30etc.
29:31Peut-être qu'il a sous-estimé
29:32lui-même
29:32la faiblesse,
29:34par exemple,
29:34des pays du Golfe
29:35ou qu'il a sous-estimé.
29:37Je ne pense pas
29:38qu'ils aient sous-estimé
29:39le détroit d'Hormuz
29:39ou alors là,
29:40ils baisseraient vraiment
29:41dans le respect
29:44qu'on leur doit
29:46parce que
29:47c'est quand même
29:48ils sont brillants,
29:49je les ai côtoyés,
29:50je peux vous assurer
29:51que ces gens-là,
29:53on leur donne
29:53un théâtre d'opération,
29:54il le décortique,
29:55il voit tout de suite
29:56où sont les points faibles
29:57et ça m'étonnerait
29:59qu'il ne l'ait pas
29:59présenté au président.
30:01Que ça ne plaise pas
30:02au président
30:02et qu'il décide
30:03de faire autrement,
30:04c'est un autre sujet.
30:06Ce que je remarque,
30:07c'est que là,
30:08maintenant,
30:08le blocus stratégique,
30:10il est aux mains
30:11des militaires,
30:12il est aux mains
30:13de son com'
30:14et ça se passe
30:14quand même
30:15beaucoup mieux.
30:16Donc je pense que
30:17si au départ,
30:19le problème,
30:20c'est que
30:20tout ce qui était
30:20sur la table,
30:21ça poussait à une seule décision
30:22de ne pas faire la guerre.
30:24C'est ça.
30:25Quand il y a
30:25une orthogonalité
30:27entre le pouvoir politique
30:28et le renseignement,
30:30certains disent
30:31que
30:32pour le 7 février
30:35et les opérations
30:37du Hamas,
30:37il y avait quand même
30:38un certain nombre
30:39de renseignements
30:39dont il n'est pas certain
30:41que M. Netanyahou
30:42ait pris vraiment
30:43en compte.
30:45Il y a un pays
30:47dont nous n'avons pas
30:48vraiment prononcé
30:49le nom
30:49et dont Donald Trump
30:50surtout ne parle pas,
30:52même si Ulysse
30:52l'a mentionné brièvement,
30:54c'est la Russie
30:54qui est aussi,
30:55aux côtés de la Chine,
30:57l'allié de l'Iran
30:59tout en ne faisant pas bloc,
31:00elle non plus,
31:01mais enfin,
31:02elle tire,
31:03elle contribue
31:04à aider l'Iran
31:04à pouvoir tirer
31:05sur des alliés
31:06des États-Unis,
31:07sur des bases américaines.
31:10Expliquez-vous
31:11d'une manière
31:12ou d'une autre
31:12le silence
31:13de Donald Trump
31:14qui n'a pas parlé
31:15de Moscou
31:15dans cette guerre ?
31:17On est au cœur
31:18de cette tragédie
31:20ou ce drame
31:21vis-à-vis des Ukrainiens
31:23dont on parle peu,
31:24ils font beaucoup de choses.
31:25Et qui contribuent
31:25au Moyen-Orient aussi,
31:27qui partagent
31:27leur technologie
31:28et leur savoir-faire.
31:31Les Ukrainiens,
31:31ils résistent
31:32plus que vaillamment,
31:34il faut mieux résister.
31:35Et ils sont en train
31:36de développer des armes
31:37qui inspirent le respect.
31:39Donc ils apprennent
31:40et ils savent très bien
31:41qu'il arrivera
31:42à un moment
31:43plus ou moins vite
31:44où leur sort
31:45ne dépendra peut-être
31:47que d'eux-mêmes.
31:48Et souhaitons-le
31:48de la coalition des volontaires
31:50qui, souhaitons-le,
31:52sera là.
31:53Mais je crois
31:55qu'ils ne croient plus.
31:56Ils espèrent,
31:57malgré tout,
31:58Zelensky espère
31:59que les Américains
32:00vont conduire à fournir.
32:01Mais les moyens
32:03que les Américains
32:03doivent leur fournir,
32:04on sait où ils sont
32:05aujourd'hui.
32:05bien.
32:07ils ne sont pas...
32:08Zelensky,
32:09il a compris ça
32:10et ils sont en train
32:11de faire pratiquement
32:13des miracles.
32:13Après,
32:14il y a des tas
32:14d'autres conditions,
32:17la dimension humaine,
32:18on en parlait tout à l'heure.
32:19Le ministre de la Défense
32:21ukrainien,
32:21il milite justement
32:22pour les robots
32:23pour sauver des vies humaines
32:24parce qu'il n'en a pas
32:25beaucoup,
32:26des forces humaines
32:27et il n'a pas forcément
32:28tort,
32:29etc.
32:29Mais il est vrai
32:31que cette guerre
32:34en Ukraine
32:36mobilise aussi
32:37quand même
32:38les Russes.
32:39Donc,
32:39ils ont peut-être
32:40en ce moment
32:41d'autres soucis
32:41que d'aider
32:42les Iraniens
32:43qui ne s'en tirent
32:44pas si mal
32:45tout seuls.
32:46Puis comme la Chine
32:46aide un peu,
32:47ça fait un équilibre.
32:48Mais c'est un peu
32:49l'équilibre et la terreur.
32:50On aimerait bien sortir
32:51un peu de ce cercle vicieux.
32:52Général,
32:53on va partir tout de suite
32:54du côté de Beyrouth
32:54retrouver notre envoyé spécial
32:55Clémence Dibout.
32:57Clémence,
32:57il a des rumeurs
32:58depuis plusieurs heures
32:59d'un prochain
32:59cessez-le-feu
33:00avec Israël.
33:01Où en est-on ce soir ?
33:02Quelles sont
33:02vos dernières informations ?
33:06Oui,
33:07c'est ce qui pourrait
33:08être annoncé ce soir.
33:09Un possible cessez-le-feu
33:10qui serait dans les tuyaux,
33:11qui serait en tout cas
33:12en discussion
33:14côté israélien,
33:15notamment par la pression
33:17américaine
33:17parce qu'ici au Liban,
33:19ça fait plusieurs jours
33:20maintenant que le gouvernement
33:21libanais le réclame
33:22ce cessez-le-feu.
33:23Donc,
33:23il pourrait effectivement
33:24y avoir des annonces
33:24dans les prochaines heures.
33:25Pour l'instant,
33:26on n'en sait rien.
33:26Prochaine heure,
33:27prochain jour.
33:27Mais il y a déjà
33:28deux questions cruciales
33:29ici au Liban.
33:30D'abord,
33:31la première,
33:32un million de déplacés
33:33vont-ils,
33:34peuvent-ils retourner
33:35dans le sud du Liban
33:36si des négociations,
33:38si un cessez-le-feu
33:38était annoncé ?
33:39Faut-il s'attendre
33:40à des voitures,
33:41des embouteillages
33:42monstres sur les routes ?
33:43Ce que l'on a vu
33:44avec certains réfugiés,
33:46avec Sonia Reynaud
33:46tout à l'heure,
33:47c'est qu'ils nous disaient
33:47qu'ils allaient vouloir
33:48attendre,
33:49jouer la prudence
33:49de voir si ce cessez-le-feu
33:50tenait avant de redescendre
33:52éventuellement dans le sud
33:53ou de rejoindre leur maison
33:55qui parfois n'existent plus
33:56et qu'il fallait prendre
33:58cette information
33:59avec prudence.
33:59L'autre question cruciale,
34:01c'est à qui attribuer
34:02les mérites ?
34:03C'est impossible
34:03cessez-le-feu
34:04et ça n'est pas rien
34:05parce que ça joue
34:05sur l'équilibre des forces
34:06au Liban.
34:07Est-ce le gouvernement
34:08libanais
34:09qui a proposé
34:09et qui a fait
34:10le premier pas
34:11pour cette rencontre
34:12historique hier
34:12à Washington,
34:13directe entre les ambassadeurs
34:14libanais et israéliens ?
34:15Est-ce que c'est cela
34:16qui aurait débloqué
34:17la situation côté israélien ?
34:18C'est ce que dit
34:18le gouvernement ce soir.
34:20Mais côté Hezbollah,
34:21côté opposant,
34:23on maintient que c'est
34:24parce que l'Iran
34:25joue la carte du Liban
34:27et que ses négociations,
34:28nouvelles négociations
34:29avec les Etats-Unis
34:30ont reporté
34:31sur la table
34:32le dossier du Liban
34:32et que c'est donc
34:33grâce à l'Iran
34:34et au soutien de l'Iran
34:34qu'il pourrait y avoir
34:36un possible cessez-le-feu.
34:37Ces questions,
34:38elles ne sont pas
34:38que des questions politiciennes
34:39parce que ça donne aussi
34:40le ton de qui est légitime
34:42pour défendre
34:43les intérêts du Liban
34:43et c'est toutes les questions
34:45ce soir de cette société,
34:46dans cette société
34:47libanaise plus fracturée
34:48que jamais.
34:49Merci Clémence Dibault.
34:50Vous êtes avec Sonia Reynaud,
34:51nos envoyés spéciales au Liban.
34:53Restez avec nous,
34:53on revient dans un instant
34:54pour continuer
34:55à décrypter la situation
34:56au Moyen-Orient,
34:57la situation dans le détroit d'Hormuz
34:58et ces nouvelles négociations
34:59qui pourraient avoir lieu
35:00entre les Etats-Unis
35:01et l'Iran
35:02au cours des prochains jours.
35:03On sera notamment
35:04avec le général
35:04Philippe Sidos,
35:06ancien chef du bureau
35:06de liaison de la Finule
35:07qui répondra
35:08à toutes nos questions.
35:09A tout de suite.
35:09C'est la suite
35:10de notre édition spéciale
35:11sur la guerre en Iran
35:13avec d'un côté
35:13le blocage,
35:14le blocus
35:15du détroit d'Hormuz
35:16qui se poursuit
35:17et de l'autre
35:17des contacts diplomatiques
35:19également qui se poursuivent
35:20avec l'arrivée
35:21notamment à Téhéran
35:21d'une délégation pakistanaise
35:24qui vient donner
35:26des propositions américaines
35:27en vue d'une éventuelle
35:29reprise des discussions
35:32directes de paix.
35:33On reçoit notre invité
35:35ce soir,
35:36général Philippe Sidos.
35:37Merci d'être avec nous.
35:38Vous êtes ancien chef
35:38du bureau de liaison
35:39de la Finule.
35:40La Finule,
35:41c'est la force
35:41des Nations Unies
35:42au Liban.
35:43On a besoin
35:44de votre éclairage
35:44parce que d'un côté
35:45on l'a dit,
35:46on a entendu tout à l'heure
35:47Donald Trump
35:47assez optimiste
35:48qui explique
35:49que la guerre
35:50est bientôt terminée.
35:50On sent que le ton
35:51à Washington
35:52n'est plus à la menace
35:53ou aux ultimatums
35:55et de l'autre
35:56on a eu ces informations
35:56aujourd'hui
35:57avec des renforts américains
35:58qui font route toujours
35:59vers le golfe Persique
36:01avec notamment
36:026000 marines
36:03du porte-avions américain
36:05George W. Bush
36:07et puis 4200 membres
36:08d'un groupe amphibie
36:09également attendu
36:10à la fin du mois
36:12sur zone.
36:13ça veut dire
36:14qu'on se prépare
36:15à un deuxième cycle
36:17de frappes,
36:19de bombardements
36:20ou c'est de la dissuasion
36:21au fond ?
36:22Comment comprendre
36:22ces décisions ?
36:23Je le verrais plutôt
36:24comme de la grosse dissuasion
36:25diplomatique militaire.
36:26C'est vraiment ça,
36:28c'est-à-dire qu'on a
36:29beaucoup frappé
36:29avec des bombardiers
36:31qui venaient des États-Unis
36:32et puis bien sûr
36:33des chasseurs-bombardiers
36:34qui étaient basés
36:35dans certains pays
36:36du Golfe
36:37et puis là
36:38on met sur place
36:39une diplomatie visible
36:42qui a besoin
36:43d'appuyer
36:44la diplomatie
36:45de couloir,
36:46le balai diplomatique
36:47entre les capitales.
36:49Et là on va avoir
36:50quand même
36:50deux groupes de force
36:51assez intéressants
36:52moi je trouve,
36:52c'est-à-dire
36:53deux porte-avions
36:54avec deux groupes amphibies.
36:55Bon, ils ne sont pas
36:56encore arrivés,
36:57ce n'est pas complet,
36:57ça va arriver dans
36:58les jours qui viennent,
36:59le temps que le Bush
37:00fasse le tour de l'Afrique
37:01et que l'USS Boxer,
37:03donc le groupe amphibie
37:03de Marines,
37:04arrive de sa traversée
37:06du Pacifique.
37:07Parce qu'il va contourner
37:07le continent africain.
37:08Oui, il contourne
37:09le continent africain,
37:10il devait passer
37:11effectivement par le canal
37:12de Suez à l'origine
37:13et puis bon,
37:14il ne l'a pas fait pour,
37:16je ne pense pas,
37:16c'est parce qu'il avait
37:17peur des outils,
37:18je ne pense pas
37:18que ce soit pour ça,
37:19une autre raison.
37:20En tout cas,
37:20il va arriver.
37:21Donc on aura
37:21deux porte-avions nucléaires
37:22américains dans la zone
37:23et deux groupes amphibies.
37:25Donc là,
37:25on a deux outils
37:27de pression
37:28opérationnelle,
37:29diplomatique.
37:30Là,
37:30on peut imaginer,
37:31il y a plein de scénarios
37:32possibles,
37:32on peut imaginer
37:33que l'un agisse
37:35sur la mer Rouge
37:36et l'autre
37:37soit vers
37:40le golfe d'Omane.
37:41Vous voyez,
37:42les deux peuvent être
37:42au même endroit
37:43et les deux peuvent être séparés.
37:44Mais là,
37:45on a une puissance
37:46de frappe
37:47avec les avions
37:47et une puissance
37:48de potentiel débarquement.
37:50Potentiel débarquement.
37:51Donc ça fait,
37:52ça maintient
37:53la certitude opérationnelle
37:54et puis,
37:55il y a quand même
37:56un groupement
37:57de forces américains
37:57très conséquent
37:58qu'il n'y avait pas
37:59vraiment avant.
38:00Avant,
38:01on avait un porte-avions
38:01et puis le groupe
38:03amphibie de Marines
38:03qui arrivait du Japon
38:05a été long à venir.
38:06Donc vous voyez,
38:06ce n'est pas pareil.
38:07Et puis là,
38:07on a cette mission
38:09dans le golfe d'Omane
38:11de blocus,
38:13de contrôle en fait,
38:14de passage
38:15des bâtiments.
38:16Alors là,
38:16on a vu
38:17des très bonnes images
38:18de la façon
38:19dont ça pouvait se passer,
38:20de façon sereine
38:22et pacifique,
38:22je dirais.
38:23Un bel appel radio,
38:25potentiellement menaçant.
38:26Mais pour l'instant,
38:27on résiste à l'appel.
38:29Je pense qu'un pétrolier,
38:30quel qu'il soit,
38:31un commandant de pétrolier
38:32va rapidement comprendre
38:33que quand la marine américaine
38:35lui dit
38:35« on va vous raisonner »,
38:37vous a raisonné,
38:37ce n'est pas de la plaisanterie.
38:38Justement,
38:39vous y faites allusion.
38:40On va écouter ce message
38:41qui est effectivement
38:41extrêmement ferme
38:43de la part de l'armée américaine.
38:44Écoutez.
38:47Ici, la marine des Etats-Unis,
38:50blocus maritime des ports
38:51et des côtes iraniennes
38:52en vigueur.
38:53Tous les navires
38:54doivent immédiatement
38:55regagner le port
38:56ou interrompre
38:56toute route vers l'Iran.
38:59Ne tentez pas
39:00de franchir le blocus.
39:01Les navires seront
39:02arraisonnés,
39:03interceptés
39:04et saisis.
39:05Faites demi-tour
39:06et préparez-vous
39:07à être arraisonnés.
39:08En cas de non-respect,
39:09la force sera utilisée.
39:10Terminée.
39:12Pour bien comprendre
39:14ce document,
39:15c'est-à-dire que
39:16les forces américaines
39:17établissent un contact radio
39:18avec le navire
39:20en question.
39:21On vient l'entendre
39:22pour leur dire
39:23stop.
39:24Mais il y a un risque
39:25qu'ils n'obtempèrent pas ?
39:27Non.
39:27Ce serait étonnant
39:28qu'un bateau
39:30commerçant
39:32poursuive
39:32sa route
39:33après avoir reçu
39:34un tel appel.
39:35Là, c'est très clair.
39:36Vous devez faire demi-tour.
39:37Si vous ne faites pas
39:38demi-tour,
39:38on intervient.
39:40Alors, on intervient.
39:40Tout le monde sait
39:41comment ça se passe.
39:43Ça sera un hélicoptère
39:44qui va débarquer
39:45des commandos.
39:45Et puis voilà.
39:46Et puis, ils prennent
39:46possession du bateau.
39:47Il le dit, d'ailleurs.
39:49J'espère que tout le monde
39:50comprend l'anglais américain
39:51de l'US Navy.
39:52Mais je pense qu'ils le
39:53comprennent rapidement.
39:55Donc là, ils prennent
39:56possession du bateau.
39:56Ils le détournent.
39:57Ils le mettent saisi.
39:58C'est le terme employé.
39:59Ils l'amènent dans un port
40:01ou dans une zone
40:02de stationnement.
40:03Et l'affaire est réglée.
40:04Mais je pense que
40:05c'est beaucoup plus simple
40:05de faire demi-tour
40:06et de soi-même
40:07d'aller dans une zone
40:10dans cette zone-là.
40:11Il y a énormément de bateaux
40:12qui sont en attente.
40:13Et puis, on attend
40:14jusqu'à ce que ça passe.
40:16Mais là, c'est très bien
40:17qu'ils aient montré ça.
40:18En fait, on attendait
40:18de voir comment ça se passait
40:20parce qu'on a beaucoup
40:21épilogué.
40:21On a imaginé
40:22comment ça se passe
40:23le blocus.
40:24Est-ce qu'ils vont tout de suite
40:25à l'abordage ?
40:26On a imaginé plein de scénarios.
40:29Et là, au bout de deux jours,
40:30on voit la façon
40:31dont ça se fait.
40:32Contact radio
40:34avec un message très clair.
40:36Et puis, je pense que
40:37tout le monde va comprendre
40:38ce que ça veut dire.
40:39Mais on imagine bien
40:39que ce n'est pas un message
40:41comme ça qui a été
40:41enregistré à la volée
40:42et publié sur les réseaux sociaux
40:44ou est-ce que ce n'est pas
40:44un message qui a été
40:45à l'origine très bien écrit,
40:48qui a été vérifié au plus haut ?
40:50Oui.
40:50Alors, ça a été vérifié.
40:51Alors là, on a un message standard.
40:54Effectivement.
40:54Parce que je pense
40:55qu'ils s'adresseront
40:56directement aux bâtiments.
40:58Ils diront
40:58« bâtiment Intel »,
41:00« le code naval »,
41:01je ne sais pas où son nom.
41:02Ils s'adresseront
41:03très précisément
41:04à ce bâtiment.
41:05Ce sera ciblé.
41:06Là, effectivement,
41:07c'est un message
41:07d'information générale,
41:09de guerre,
41:10de blocus,
41:11disons,
41:11pour montrer
41:12comment ça se passerait.
41:14Voilà.
41:15Et donc, vous voyez,
41:16c'est un message
41:16qui vient de la passerelle,
41:17qui est fait par
41:19un officier
41:20ou un officier marinié.
41:21Un message standard,
41:23diffusé,
41:24potentiellement
41:24avec une traduction,
41:25d'ailleurs.
41:25Vous savez,
41:26c'est tout à fait possible.
41:27Pour qu'on se comprenne bien.
41:28Après,
41:28le bâtiment qu'on voit
41:29le destroyer
41:30peut très bien
41:31se rapprocher
41:31du pétrolier en cause
41:34pour bien faire comprendre
41:35que c'est à lui
41:36qu'on s'adresse.
41:37Est-ce qu'on voit
41:39tout de suite,
41:40est-ce qu'on comprend
41:40tout de suite
41:40à qui on a affaire
41:41la nationalité,
41:43le pavillon du navire ?
41:45Parce qu'il peut être,
41:46on va dire,
41:47camouflé
41:47ou en tout cas
41:49se cacher
41:50d'une certaine manière.
41:50Alors ça,
41:51effectivement,
41:51c'est le grand problème
41:52de la marine.
41:53C'est qu'il y a
41:54énormément de pavillons.
41:56Les Comores
41:56ont plein de bateaux.
41:58Le Malawi,
41:59enfin Madagascar,
42:00ils ont énormément
42:00de bateaux
42:01avec un équipage différent,
42:02une cargaison différente
42:03et potentiellement
42:03un armateur
42:04que je ne connais pas.
42:05Donc vous voyez,
42:06tout ça,
42:06effectivement,
42:06c'est très sensible.
42:08Il est peu probable.
42:09Il y en a quand même
42:10quelques-uns,
42:10on le voit,
42:11on le voit tous
42:12sur cette fameuse application
42:15Marine Trafic
42:17qui est ouverte
42:18à tout le monde.
42:18On voit qu'il y a
42:19énormément de bateaux
42:19et on arrive à voir
42:20qu'il y a de temps en temps
42:21un pavillon national,
42:23chinois ou indien,
42:24ça arrive,
42:24effectivement.
42:26Bon là,
42:26quand on s'adresse
42:27à un pavillon national
42:29de grosse puissance,
42:31effectivement,
42:31là,
42:31il y a des instructions nationales.
42:34Les affaires étrangères
42:35de ces pays-là
42:36ont déjà dû donner
42:36des instructions
42:37pour la conduite à tenir
42:38vis-à-vis de ce blocus
42:40pour éviter
42:40toute forme d'incident
42:42diplomatique
42:42avec les Américains
42:43et après,
42:44ça se réglera
42:45au niveau
42:45des grandes chancelleries.
42:47Mais on connaît
42:48parfaitement les bateaux.
42:49Vous voyez,
42:49nous,
42:49le public,
42:50on a accès à ça.
42:51Vous imaginez bien
42:52que les Américains,
42:53avec les moyens
42:54d'observation qu'ils ont,
42:56savent parfaitement
42:57les bateaux
42:58qu'il y a en face d'eux.
42:59Ils connaissent
43:00le nom du capitaine,
43:01s'ils boivent du thé
43:01ou du café,
43:02et l'affaire est réglée.
43:04Alors là,
43:04le message,
43:05on l'entend,
43:05il est très clair,
43:06c'est arrêtez-vous,
43:07on vous ordonne
43:07de faire ci,
43:08de faire ça.
43:08Qu'est-ce qui se passe
43:09si le bateau
43:10refuse de s'arrêter ?
43:11Oh là là !
43:13Imaginez-vous
43:13qu'un bateau
43:14résiste à la marine américaine,
43:15un bateau de commerce.
43:17Déjà,
43:19le capitaine,
43:21il n'a pas bu
43:22que du café.
43:24Non.
43:26Je suis optimiste.
43:28Il fera demi-tour.
43:29S'il ne veut pas,
43:30s'il ne veut pas,
43:31vous le montrez
43:32sur les images,
43:33il y a un abordage.
43:33Alors là,
43:34on envoie un abordage
43:35par un petit bateau
43:36qui se colle
43:37au gros bâtiment
43:38et il monte à l'échelle.
43:39La meilleure façon
43:40de faire,
43:41c'est quand même
43:41d'envoyer un hélicoptère.
43:43C'est un bateau énorme,
43:44il doit y avoir même
43:44des endroits
43:45où on peut poser
43:46l'hélicoptère.
43:47Un, deux hélicoptères,
43:48peu importe.
43:49Et là,
43:49vous avez affaire
43:50aux forces spéciales
43:52de la marine américaine
43:53qui vont directement
43:54aller à la cabine
43:55et qui vont faire
43:56comprendre
43:57au commandant de bateau
43:59qu'il faut
43:59qu'il se soumette
44:00à la loi des États-Unis
44:02dans le golfe d'Omane.
44:03Alors la loi des États-Unis,
44:04ce n'est pas forcément
44:05la loi internationale,
44:06mais peu importe.
44:07C'est la loi des États-Unis
44:08qui ont dit
44:09nous avons établi
44:10un blocus,
44:11le président des États-Unis
44:12a établi un blocus.
44:13Bon,
44:13maintenant,
44:14vous voulez affronter
44:14le président des États-Unis,
44:16ben voilà,
44:17vous avez en physique
44:19à quoi ressemble
44:20un soldat américain
44:21de la marine
44:22qui vous...
44:22Voilà,
44:23on le voit sur les images
44:23avec l'hélicoptère
44:24qui se pose.
44:25Et puis voilà.
44:26Et puis quitte,
44:27imaginons que l'équipage
44:28ne veuille pas obéir,
44:29il y aura un équipage américain
44:30qui viendra à bord.
44:31Et puis voilà.
44:34Si on peut revenir
44:34sur l'image qu'on a vue,
44:36je parlais à la régie,
44:37voilà,
44:37cet homme qui est en train
44:38de parler là.
44:39Qu'est-ce qui se passe ?
44:39Que vous pouvez nous décrypter
44:40cette photo ?
44:41Alors en fait,
44:41ils ont identifié
44:43un bâtiment
44:44qui poursuivait sa route
44:46vers la sortie
44:48du golfe d'Oman
44:49et qui a priori,
44:50ils le savent,
44:52qui s'est approvisionné,
44:53qui vient d'un port iranien.
44:55Donc imaginons là,
44:56il vient d'un port iranien,
44:57puisque ce sont ça
44:58les critères,
44:59c'est port iranien,
45:00on va vers un port iranien
45:01ou on vient d'un port iranien.
45:02Donc là,
45:03il vient d'un port iranien,
45:03imaginons,
45:04et il veut sortir
45:05avec sa cargaison
45:06de pétrole a priori.
45:08Ce n'est pas autre chose,
45:09ce ne sont pas des tapis,
45:10c'est du pétrole.
45:11Donc il veut sortir,
45:13et bien là,
45:13les Américains disent non.
45:16Ils le voient,
45:17ils l'ont identifié
45:17depuis le début,
45:18ils l'ont tracé
45:18depuis le début,
45:19et ils lui envoient
45:20le message,
45:21bâtiment à tel,
45:23capitaine à tel,
45:24très certainement,
45:25et donc il lui envoie
45:26le message type.
45:28Et voilà,
45:29et à partir de là,
45:29ils observent,
45:30ils voient,
45:31très probablement à vue,
45:32c'est encore mieux
45:33d'être à vue,
45:35s'il détourne sa route
45:36ou pas.
45:37Alors ça peut prendre du temps,
45:38parce que vous bougez
45:39un énorme tanquer comme ça,
45:41ça prend du temps,
45:42faire demi-tour
45:43ou manœuvrer,
45:45ce n'est pas si évident que ça,
45:46donc ils vont s'assurer
45:47tranquillement
45:47que la manœuvre se fait bien,
45:49ils vont certainement
45:49l'accompagner,
45:51très poliment,
45:52je dirais,
45:52pour s'assurer
45:53qu'il va vraiment
45:54sur une zone,
45:55et puis voilà,
45:55à partir de là,
45:56ce sera réglé, je pense.
45:57Ça veut dire que
45:57pendant qu'on envoie ce message,
45:59on se prépare à intervenir
46:00si jamais le navire en question
46:02refusait d'être empéré.
46:03Il y a combien de personnes
46:04sur un navire de ce type,
46:07le nombre d'équipages ?
46:08Combien de...
46:08Ce n'est pas très nombreux en fait,
46:09quand on regarde les équipages,
46:11j'ai envie de dire
46:12maximum une vingtaine de personnes.
46:14C'est vraiment,
46:14il n'y a pas grand monde
46:15sur ces bateaux.
46:17Donc,
46:19et puis même,
46:19vous savez,
46:20on imagine bien sûr
46:21des scénarios
46:22un peu catastrophes,
46:23mais je pense que l'équipage
46:24ne va pas insister.
46:25Vous savez,
46:26ce sont des marins recrutés
46:28pour...
46:29Ce ne sont pas des combattants,
46:30ce ne sont pas
46:31les services spéciaux
46:32de je ne sais pas quel pays,
46:33ces bâtiments de commerce
46:35ne vont pas créer
46:36un incident diplomatique.
46:37Alors,
46:37on a imaginé
46:38d'autres scénarios.
46:39Effectivement,
46:39il y en a eu ce matin,
46:40des bateaux
46:41qui essayent de longer
46:42les côtes,
46:43qui sont dans les eaux
46:44territoriales iraniennes
46:46et qui vont tenter
46:47de rejoindre...
46:48Effectivement,
46:48il y a un port iranien
46:49qui est assez grand,
46:51Shabah,
46:52ou un nom comme ça,
46:53qui n'est pas très très loin,
46:54enfin relativement pas loin
46:55de la frontière pakistanaise
46:57et qui est un port
46:58qui a une certaine capacité
46:59d'accueil.
47:00Quand on regarde
47:01sur Google Earth,
47:01il y a des quais,
47:02il y a des bateaux
47:02assez grands,
47:03donc ils pourraient
47:04très bien stationner
47:06dans ce port
47:07et attendre une occasion.
47:09On peut imaginer.
47:11Et là,
47:11bon,
47:11tenter le passage discrètement
47:13et puis se retrouver
47:14dans d'autres eaux internationales.
47:15Bon,
47:16mais là,
47:17ce serait très aventureux
47:19parce que,
47:20bien évidemment,
47:20à partir du moment
47:21où le bateau a été repéré,
47:23ils le savent très bien
47:23les bateaux qui vont faire,
47:24qui vont longer les côtes.
47:26Ils le savent très bien,
47:27ils voient très bien
47:28que ce bâtiment va essayer
47:29de tricher,
47:30va essayer de passer
47:31à travers le filet.
47:32Et bon,
47:33donc là,
47:34là,
47:35bon,
47:35vous savez,
47:35il n'y a pas énormément
47:36de bateaux,
47:36mais 12 bateaux,
47:37ça suffit,
47:38plus quelques sous-marins.
47:39Donc tout ça,
47:39c'est bien tenu à jour.
47:40Et puis,
47:41il n'y a pas 50 bateaux
47:42qui essayent de franchir.
47:43Vous en avez maximum
47:45une dizaine,
47:46c'est ce qu'on a eu hier.
47:47Puis ça s'est calmé,
47:48les 10 premiers
47:49ont peut-être essayé,
47:50ils ont vu que ça fonctionnait bien,
47:52que le barrage fonctionnait bien,
47:53donc ils n'insistent pas.
47:55Donc vous voyez,
47:55c'est quelque chose
47:56qui se met bien en place
47:57et qui,
47:59quelque part,
48:00c'est le résultat.
48:01C'est un résultat positif
48:04pour la marine américaine
48:05et le gouvernement américain
48:05parce que ça se passe
48:06en douceur.
48:07Et j'ai très peu de doute
48:09que ça ne se passe pas
48:09en douceur.
48:10C'est-à-dire que ça va rester
48:11comme ça.
48:11Et puis voilà.
48:12Puis vous savez,
48:13vous montrez des images
48:14d'un avion.
48:15Imaginons,
48:15même,
48:16que le bateau commence...
48:19Vous faites un rase-mote
48:20avec un avion
48:20qui passe réacteur hurlant,
48:22ça calme encore plus.
48:23Alors,
48:24on a entendu cette séquence,
48:25diffusée notamment
48:26par le commandement militaire
48:27américain au Moyen-Orient.
48:29Guerre de communication,
48:30s'il en est,
48:31à travers cet extrait,
48:32aussi avec l'intelligence artificielle
48:34et chaque jour
48:34apporte son lot
48:36de clips
48:37et de vidéos
48:39assez étonnantes,
48:40notamment de la part
48:41du régime iranien
48:43ou en tout cas
48:43côté iranien.
48:44On va regarder
48:45une des dernières vidéos diffusées
48:47et on en parle juste après.
48:4910 tweets a day
48:50Screamin'
48:51Winnin'
48:51In the Air
48:52You're gaspin'
48:53For breath
48:54Pullin'
48:55Out
48:55Your
48:55Air
48:55Drownin'
48:56In the
48:57Victory
48:57Sinkin'
48:58In the
48:58Blue
48:59140
49:00For
49:00The
49:00Oil
49:00And
49:01The
49:01Joke
49:01Is
49:01On
49:02You
49:03Bloomberg
49:04Dropped
49:04Priced
49:04The
49:04Price
49:05The
49:05Whole
49:07World
49:08Is
49:08Hungry
49:08In
49:09A
49:09Nasty
49:09Mood
49:10CNN
49:11Is
49:11Crying
49:12The
49:12Inflation
49:12Is
49:13Gonna
49:13Stay
49:13While
49:14You're
49:14On
49:14Truth
49:14Social
49:15I'm
49:15The
49:15King
49:16Of
49:16The
49:16Day
49:1720 tweets
49:18Today
49:18Donnie
49:20Make
49:20It
49:2030
49:21The
49:22Fish
49:22Are
49:22Hungry
49:22For
49:23News
49:23Bye
49:24Bye
49:24Bye
49:26Donc c'est cette vidéo
49:27qui se moque
49:28de Donald Trump
49:29qui tweet frénétiquement
49:30qui se moque également
49:31de la situation économique
49:32aux Etats-Unis
49:32qui est derrière
49:33cette vidéo
49:33exactement
49:34parce qu'elles sont relayées
49:35sur les réseaux sociaux
49:35mais on ne sait pas vraiment
49:36qui se cache derrière
49:37Alors on a dit que c'était
49:38les ambassades
49:39les ambassades iraniennes
49:40c'est assez intéressant
49:41même l'ambassade du Tadjikistan
49:43que j'avais visité en son temps
49:46donc on dit que c'est des ambassades
49:47alors les ambassades bien sûr
49:48il y a les passe-d'arrant
49:48il y a les techniciens
49:49il y a tout ce que l'on veut
49:50et en fait donc ça permet de répandre
49:52un petit peu dans le monde entier
49:52et puis vous voyez qu'ils reprennent
49:54un peu effectivement
49:55toutes les caractéristiques
49:56de la communication
49:57les attitudes du président Trump
49:59bien sûr en s'emboquant
50:01et en fait
50:01moi je trouve que c'est quand même
50:02relativement
50:03c'est même très intelligent
50:04parce qu'en fait
50:05ils n'attaquent pas brutalement
50:07ils attaquent par l'humour
50:08donc ils se donnent
50:10à eux-mêmes une bonne image
50:11vous voyez
50:12c'est quand même assez extraordinaire
50:13ça les rend sympathique
50:13c'est ça
50:13ça les rend bien sûr
50:15il pourrait avoir
50:17un discours très agressif
50:18parler du nombre de victimes
50:20qu'il y a eu
50:21la famine potentielle en Iran
50:23bon ok
50:23on pourrait avoir
50:24ce vieux dialogue
50:25et là non
50:25on renverse les codes
50:27et puis il y a plein de gens
50:29bon
50:29il ne faut pas se faire d'illusions
50:30tout le monde n'est pas derrière
50:31les Etats-Unis
50:32bon
50:32et tout le monde s'est moqué
50:33un petit peu
50:34de la communication
50:35du président Trump
50:36et bien là
50:37elle est relayée
50:37la moquerie sur la communication
50:39est relayée
50:39alors on sait que ce sont
50:40les Iraniens
50:41on met le doigt
50:42sur tous les petits aspects négatifs
50:44l'inflation
50:46la crise économique
50:48les tentatives qui échouent
50:49etc.
50:50etc.
50:50la grande stratégie
50:51je me prends pour le roi du monde
50:53bon
50:53et donc ils reprennent un peu tout ça
50:55en s'en moquant
50:56bon ben ça va être diffusé
50:58partout sur les réseaux sociaux
50:59tous les gens qui n'ont pas de sympathie
51:01pour ne pas dire le contraire
51:02pour les Américains
51:03vont se faire un plaisir
51:04de relier ça
51:05et forcément
51:06ça influence les esprits
51:07forcément
51:08parce que ça entretient
51:09les discours un peu
51:11on est tous un peu d'accord
51:12un peu caricaturaux
51:13du président américain
51:14avec un sens de l'humour
51:16en disant
51:16l'humour est de notre côté
51:18et c'est une arme
51:19ils ont renversé le front
51:20donc là on a quand même
51:21une intelligence
51:22de communication
51:23c'est une réalité
51:24pourquoi les légaux
51:25dites-moi si je me trompe
51:26Elsa mais il me semble
51:27que la Russie a déjà aussi
51:28utilisé les légaux
51:29parfois dans des images
51:30de propagande
51:31il a déjà fait
51:31elle a aussi utilisé
51:32les Playmobil
51:33et aussi
51:34vous vous en rappelez peut-être
51:35un slogan de
51:36Game of Thrones
51:38quand elle nous menaçait
51:39avec l'arrivée de l'hiver
51:40Winter is coming
51:41donc c'est une culture
51:43la pop culture
51:44qu'il est très utile
51:45de prendre à son compte
51:47pour toucher
51:48les indécis
51:49les générations
51:50les plus jeunes
51:50celles qui ont un rapport
51:52distant
51:52parfois ironique
51:54au pouvoir politique
51:55qu'ils soient
51:56en Iran
51:57assez peu
51:58puisque quand même
51:58le message est en anglais
52:00ou peut-être à destination
52:01des jeunes générations
52:03iraniennes
52:04mais autrement
52:04plutôt à destination
52:05du monde extérieur
52:07en capitalisant
52:09sur une rancœur
52:10vis-à-vis des Etats-Unis
52:11rancœur qui est d'ailleurs
52:12existante même en France
52:13sous la forme
52:13d'un anti-américanisme
52:15parfois actif
52:16dans le débat politique
52:17et dans de nombreux
52:18pays du Sud
52:19dont la guerre actuelle
52:21vient renforcer
52:22la méfiance
52:23les Etats-Unis
52:24ont parfois
52:25cette image
52:25notamment au Moyen-Orient
52:27d'être d'abord
52:28un pourvoyeur de bombes
52:29et c'est là-dessus
52:31qu'ils cherchent
52:31à capitaliser
52:32il y a une esthétique
52:32un peu de jeux vidéo
52:33des Legos
52:34beaucoup de couleurs
52:35vous l'avez dit
52:35de l'humour
52:36en même temps
52:37ça nous éloigne
52:37vraiment de la guerre
52:38est-ce que vivent
52:39au quotidien
52:40les Iraniens ?
52:41oui
52:42c'est l'art des Iraniens
52:44de s'éloigner de ça
52:46ils ont quand même
52:47commencé par massacrer
52:48pas mal de manifestants
52:50donc ils ont besoin
52:51de redorer un petit peu
52:52leur image quelque part
52:53ils ont besoin
52:54de se donner une autre image
52:55une image effectivement
52:56pop culture
52:57et puis il y en a
52:58il y en a quand même
52:59combien de ces clips
53:01il y a eu ce clip
53:02où on se moquait
53:03en reprenant une chanson
53:04française des années 70
53:06c'est très fort
53:07c'est très habile tout ça
53:09mais ça c'est typique
53:10vous savez
53:10de l'influence des esprits
53:11la guerre psychologique
53:13on est en plein dedans
53:14alors il ne faut absolument
53:15pas découvrir ça
53:16mais le traiter
53:17sur le mode humoristique
53:19c'est beaucoup plus fort
53:21parce qu'on ne joue pas
53:21sur la tristesse
53:22on joue sur
53:24finalement
53:25c'est vrai que
53:26toutes ces jeunes générations
53:27ou autres
53:27n'ont pas envie
53:28de voir du sang
53:30des larmes
53:31etc.
53:31et des corps
53:32donc pour se moquer
53:35pour prendre
53:35le parti iranien
53:36parce que là
53:37très clairement
53:37on prend le parti iranien
53:38contre le parti américain
53:40et bien
53:40on ne va pas dire
53:42qu'ils ont détruit
53:43tant de villes
53:43ils ont détruit
53:44tant de vies
53:45parce que c'est facile
53:46après de dire
53:47bah oui
53:47mais vous gouvernement iranien
53:48vous avez fait la même chose
53:49donc on va sur un autre domaine
53:50carrément un autre domaine
53:52autre sujet
53:53dont on voulait parler
53:53avec vous
53:54c'est cette information
53:55du Financial Times
53:56selon lequel
53:57l'Iran s'est procuré
53:58un satellite espion chinois
53:59pour cibler
54:00les bases américaines
54:01pendant la guerre
54:02donc Pékin dément
54:03mais qu'est-ce que ça veut dire
54:04qu'est-ce que ça veut dire
54:06ça veut dire que la Chine
54:07soutient l'Iran
54:08dans tous les conflits
54:11dans tous ces conflits
54:12où vous avez des
54:13c'est pas vraiment des alliés
54:15les alliés
54:16c'est comme les amis
54:17c'est quand même
54:17dans des situations difficiles
54:19donc là
54:21ils ont des partenaires géopolitiques
54:23disons les russes
54:24les chinois
54:26et d'autres
54:26très certainement
54:27bon et là
54:29si les chinois
54:31et les russes
54:31fournissaient du gros matériel
54:33imaginons que les russes
54:34fournissent par exemple
54:36des gros missiles antériens
54:37très efficaces
54:38là ce serait vraiment visible
54:39
54:39on pointerait du doigt
54:42Moscou
54:42en disant
54:43vous êtes co-belligérant
54:44c'est toute la problématique
54:45que nous aussi
54:46européens
54:46on a eu
54:47vis-à-vis de l'Ukraine
54:48on hésite
54:49on veut y aller
54:49on veut pas y aller
54:50on a peur d'être accusé
54:51d'être effectivement
54:52co-belligérant
54:54néanmoins
54:56la Chine et la Russie
54:57sont partenaires
54:59de l'Iran
54:59c'est évident
55:00les chinois
55:01parce qu'ils récupèrent
55:01du pétrole
55:04les iraniens
55:05ont eu un programme spatial
55:06ils ont lancé
55:07des fusées
55:08je doute pas
55:09que les ingénieurs iraniens
55:10soient très performants
55:11ils ont forcément
55:12eu des échanges
55:13avec les russes
55:14avec les chinois
55:14ça c'est une chose
55:15et là dans le conflit
55:17on aide
55:17on aide discrètement
55:19on aide dans l'ombre
55:20c'est évident
55:21on va pas les abandonner
55:22parce que
55:23on peut très bien imaginer
55:24ok vous m'avez laissé tomber
55:25pendant le conflit
55:26et ben quand le conflit
55:28est terminé
55:28ben moi je vais plus
55:29vous livrer de pétrole
55:30par exemple
55:30ensuite il y a quand même
55:33une association
55:34une connivence
55:35disons je dirais
55:36d'intérêts géopolitiques
55:37on est quand même
55:38dans le groupe
55:39de pays
55:40qui sont
55:41qui ont des intérêts communs
55:42alors il y a l'affaire
55:43des BRICS
55:43et puis il y a
55:44une association
55:45qui est très peu connue
55:46qui est l'organisation
55:48de coopération de Shanghai
55:48qui existe depuis
55:49une vingtaine d'années
55:50et qui regroupe
55:51comme par hasard
55:52le Pakistan
55:52l'Iran
55:53la Chine
55:53la Russie
55:54et des pays d'Asie centrale
55:55donc ces gens-là
55:56se connaissent
55:57ils ont des intérêts communs
55:58ils évitent d'affronter
56:00les Américains
56:00bien évidemment
56:01bon là pas de chance
56:02les Iraniens
56:02cognent dans les Américains
56:03ils évitent d'affronter
56:05frontalement
56:05mais bon
56:07on défend ses intérêts
56:08donc que les Chinois
56:09aient fourni
56:10quelques renseignements
56:11pour faire mal
56:13aux Américains
56:13je le pense
56:14parce que c'est à Wax
56:15qui prend pile le missile
56:17sur la base
56:18c'est pas un hasard
56:19vous restez avec nous
56:21dans un instant
56:21la suite de cette édition spéciale
56:23on partira aux Émirats
56:24Arabes Unis
56:24pour voir que le blocus
56:25sur le détroit d'Hormouz
56:26est tiens
56:27et puis notre invité
56:28tout à l'heure
56:29ce sera Sergueï Girmain
56:30Francien
56:30officier de renseignement
56:32du KGB
56:32à tout de suite
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