- il y a 10 heures
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre en Iran", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce lundi 20 avril 2026
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00:00Bonsoir Paola, bonsoir à toutes et à tous, ravis de vous retrouver dans une seconde.
00:03Le général Patrick Dutartre avec nous en direct, invité de cette édition spéciale.
00:07À 48 heures maintenant de la fin du cessez-le-feu entre Iraniens et Américains.
00:12Personne ne sait ce qui peut se passer ensuite.
00:15La paix ou la reprise des combats, tout est possible ce soir, Trump le dit.
00:19Surtout au vu de la tension qui règne dans l'étroit d'Hormuz,
00:21les Américains ont tiré sur un porte-avions iranien pour la raisonner.
00:25Je vous montre les dernières images dans un instant.
00:27Je salue et je rejoins mes camarades ce soir.
00:30Je salue Didier-François, Elsa Vidal, Lisa Depp.
00:33Tout le monde est en train de s'installer, on fait ça en direct, évidemment.
00:36Le général Dutartre, bonsoir mon général.
00:38Je viens à vous dans une seconde.
00:40D'abord, les toutes dernières infos avec Igor Saheri en direct d'Abu Dhabi.
00:45Igor, on n'en sait plus ce soir sur le scénario de la raisonnement, spectaculaire.
00:49Et sur ce qui a poussé les Américains à viser tout particulièrement ce navire-là, le Tuscar.
00:57Oui, ce sont des informations qui ont été révélées notamment par la presse américaine
01:02qui laissent entendre que le conducteur de ce navire, s'il s'agit d'un cargo porte-conteneur d'une
01:09trois centaines de mètres,
01:11c'est un bateau immense, était un gardien de la Révolution ou en tout cas un agent des gardiens de
01:18la Révolution.
01:19Et d'après, encore une fois, les informations données par la presse américaine,
01:24à l'intérieur ou en tout cas dans une flotte comme celle de ce cargo,
01:29pouvaient se trouver des éléments pouvant conduire à la fabrication de missiles balistiques
01:36ou liés au programme nucléaire.
01:38Tout cela évidemment reste en suspens parce qu'il n'y a pas de preuves réelles.
01:43Surtout que les Marines qui ont pris le contrôle de ce navire n'ont pas encore donné d'informations officielles
01:50sur le contenu et sur le transport de ce porte-conteneur.
01:55Il n'empêche qu'il y avait bien des raisons pour les forces américaines d'intervenir dans ce golfe d
02:01'Omane
02:02alors que ce navire arrivait de Malaisie, on le rappelle depuis maintenant plusieurs jours,
02:06et qu'il a franchi ce blocus américain à 45 km des côtes iraniennes
02:11en direction du célèbre port de Bandar Abbas, port iranien bien évidemment.
02:17Une opération très spectaculaire et qui a donc réussi,
02:21mais qui a renforcé encore un peu plus le bras de fer entre les États-Unis et les gardiens de
02:25la Révolution.
02:27Igor Saheri avec Morgan Dumont, direct de Abu Dhabi dans cette édition spéciale.
02:30Double question pour vous, Didier-François, après cet arraisonnement.
02:33Double question. Les deux se testent en réalité, c'est-à-dire que pourquoi est-ce que les Américains
02:37ciblent précisément ce navire-là et pourquoi ce navire-là refuse de s'arrêter ?
02:42On est sur un bras de fer entre les Américains et les gardiens de la Révolution.
02:48Et derrière ce bras de fer entre les Américains et les gardiens de la Révolution,
02:51il y a un bras de fer au sein du régime gardien, entre la fraction la plus radicale
02:55qui pense qu'elle n'a pas perdu la guerre et qu'elle n'a pas été mise à genoux,
02:58que donc il n'y a aucune raison de céder. Et la fraction, je ne dirais pas qu'elle n
03:02'est pas radicale,
03:02parce qu'elle est aussi radicale que l'autre, mais elle est plus pragmatique,
03:05elle est peut-être plus corrompue et qui a engagé la négociation.
03:07En fait, si on regarde depuis le départ l'affaire, ça commence vendredi.
03:12Vendredi, qu'est-ce qui se passe ? On a l'un des négociateurs qui rentre du Pakistan,
03:16Ragachi, qui dit le ministre des Affaires étrangères, qui dit le Détroit est ouvert.
03:20Des bateaux internationaux se disent, ah bah tiens la bonne affaire, c'est le passé.
03:24Et les gardiens de la Révolution, sur leur petite île, avec leur petit fusil,
03:27ils se mettent à tirer autour en disant, vous n'avez pas bien compris l'affaire,
03:31c'est fermé et ils font mieux que ça.
03:35Ils publient dans leur agence de presse, gardien de la Révolution spécial sport,
03:41un communiqué en expliquant que grosso modo, le ministre des Affaires étrangères
03:44est un doudingue et qu'il ne faut pas l'écouter, que ce n'est pas lui qui dirige.
03:48Donc là, il y a quand même un sujet.
03:49Et donc, évidemment, le lendemain, les Américains, réponse du berger à la bergère,
03:52disent, bon bah très bien.
03:53Alors que jusqu'à présent, eux aussi avaient plutôt un blocus des Trois-Dormous
03:57depuis le 13 avril, qui était quand même, bon, ça passe, ça passe pas,
04:01ça passe, ça passe pas, mais ça passe quand même.
04:03Bah là, ils ont décidé de dire, ok, très bien, on va prendre un de leurs bateaux,
04:06la guerre de la Révolution, ils ont bloqué l'affaire,
04:07et on va faire une petite démonstration de force, un peu dans les règles.
04:10Ils ont tapé dans le moteur pour l'immobiliser,
04:14puis ils ont envoyé les Marines pour la raisonner.
04:16et voilà, et ce qui fait qu'aujourd'hui, on a cette interrogation
04:19sur où on en est aussi, les négociations,
04:21parce qu'on voit bien que l'affaire est compliquée.
04:24En fait, cette affaire-là, et c'est, on va voir l'image,
04:27vous montrez les images, c'est un résumé, un condensé
04:30de ce qui est en train de se passer entre les Iraniens et les Américains.
04:33Regardez d'abord les images.
04:35On est quelques instants avant l'arraisonnement du cargo iranien.
04:38D'abord, message d'avertissement, puis les tirs américains.
04:43«Motor vessel Tosca, motor vessel Tosca, vacate your engine room.
04:48Vacate your engine room.
04:49We're prepared to subject you to the same link fire.
05:11Face à ces images générales, qu'est-ce que vous dites, vous ? »
05:14Les Américains appliquent ce qu'ils ont dit, c'est-à-dire qu'ils font effectivement
05:18non pas un blocus du Détroit, ce qu'ils veulent empêcher seulement,
05:22c'est le trafic entre les ports iraniens, la côte iranienne et le reste du monde,
05:27comme ils s'étaient engagés à le faire.
05:30C'est la première chose.
05:31Donc là, ils le mettent en application, on va y revenir.
05:33La seconde chose, c'est qu'effectivement, comme il dit très justement Didier François,
05:36ce navire était particulièrement repéré et il essaye vraiment de passer au…
05:43Il ne doutait de rien manifestement.
05:45Il n'y a rien de discret dans tout ça.
05:46Il ne doutait de rien et effectivement, on pense que c'est un Pazaran qui est le capitaine du bateau.
05:52Donc ce sont des Iraniens vraiment inféodés aux gardiens de la Révolution.
05:56C'est la première chose.
05:57Ce n'est pas un équipage.
05:57Lambda, c'est un équipage un peu plus costaud que ça.
06:01En plus, sa provenance en Chine amenant…
06:05Ce qui est intéressant, c'est de voir ce qu'il y a dans ces conteneurs.
06:07Ce n'est pas demain qu'on va savoir exactement ce qu'il y a dans ces conteneurs.
06:09Il y en a des centaines, pour ne pas dire presque un millier.
06:12Et donc, il va falloir regarder ce qu'il y a dedans.
06:14Et puis ensuite, la séquence d'un raisonnement est extrêmement intéressante.
06:17Parce que vous voyez le soleil qui décline tout doucement.
06:22Et ensuite, on a des hélicoptères des marines qui arrivent pour prendre le contrôle littéralement du navire.
06:26Alors, il y a une séquence qui s'est faite en trois temps.
06:29La première chose, c'est que même quatre temps.
06:31D'ailleurs, la première chose, c'est qu'on appelle à la radio.
06:33Écoutez, cher ami, ici, la marine des États-Unis, il y a un blocage actuellement.
06:38On vous demande de vous détourner et de ne pas aller en Iran.
06:43Les Américains disent que ça a duré six heures.
06:45Pendant six heures, ils n'ont pas répondu.
06:46Exactement.
06:47Ils les ont vus venir de loin.
06:48La première chose, ils le font de loin à la radio.
06:50La seconde chose, ils s'approchent.
06:51Ils se mettent à côté.
06:53Ils font des klaxons.
06:54Vous avez des klaxons.
06:55Ils font la corne de brune en disant, écoutez, vous nous voyez là, on regarde.
07:00Écoutez-nous à la radio.
07:02La troisième chose qu'ils font, c'est qu'ils tirent de semence.
07:06Ce qu'on ne voit pas, c'est la séquence de tir.
07:09C'est qu'à un moment, donc là, le soleil décline.
07:11C'est pour ça qu'on voit le soleil, la luminosité diminuer.
07:15Là, ils font un tir, celui-là, on ne le voit pas.
07:16Le tir très précis sur la machine en demandant aux opérateurs de sortir des machines.
07:23Et ensuite, ils font l'opération de nuit, héliportée, où ils déposent des commandos.
07:28Et les commandos vont prendre le contrôle du navire.
07:30Les Américains disent qu'ils ont ordonné à 27 navires de faire demi-tour.
07:34Ils n'ont pas tiré 27 fois, évidemment.
07:37Ça veut dire qu'ils savaient tout ce que vous nous dites là sur le fait que c'était un
07:41gardien de la révolution aux commandes, etc.
07:43Ils le savent, les Américains, dès le départ.
07:45Ils ne visent pas ce navire au hasard.
07:47Au-delà de la provenance et de ce qui pourrait se cacher dans les carrières.
07:51En toute honnêteté, ils avaient quand même un doute sur est-ce que l'équipage est armé ou pas, tout
07:56simplement.
07:57Donc, c'est pour ça qu'il y a toute une progression, en fait, dans le séquencement.
08:03Et puis, surtout, c'est qu'ils n'ont absolument pas obtempéré.
08:06C'est-à-dire qu'ils pourraient avoir un doute, la personne n'écoute pas à la radio.
08:09Mais là, le Chanel 16 était écouté.
08:12Ils se sont approchés.
08:14Ils ont fait réactionner la corne de brune en disant attention.
08:16Ils ont tiré des salves d'intimidation.
08:19Et puis, ils ont fait un coup sur la salle des machines.
08:23Ça, c'est une petite performance.
08:25Parce qu'il ne faut pas couler le bateau.
08:28Et en même temps, il y avait un souci, si vous voulez, de ne pas envenimer l'incident,
08:33de la même manière que les Iraniens, d'ailleurs, avec les autres.
08:35Donc, ils sont restés, je ne sais pas comment dire ça, mais à la limite du convenable,
08:38pardon pour l'expression qui n'est pas la bonne.
08:39On peut le dire comme ça.
08:40Non, non, c'est une bonne façon de dire.
08:41Mais du convenable, militairement parlant.
08:42En fait, c'est une maîtrise de la force.
08:43On appelle ça que d'un point de militaire.
08:44Mais c'est exactement ça, en fait.
08:45Oui, c'est ça.
08:49Oui, ils le connaissent, le navire.
08:51Il est sur leur liste depuis 2018.
08:542018, ce n'est pas hier.
08:55On sait qu'il a traficoté pas mal sur du matériel qu'on dit à usage dual.
09:00C'est-à-dire qu'il peut servir à faire du matériel militaire.
09:02Donc, il est surveillé.
09:03Il y a des produits chimiques qui peuvent, notamment des produits chimiques,
09:05qui peuvent servir à faire de la chimie ou de l'armement.
09:09Ou voilà, qui peuvent, par exemple, faire des propulseurs de fusées ou de missiles.
09:17Donc, depuis 2018, il est dans le collimateur.
09:19Celui-là, il est sur leur liste.
09:20Donc, ils n'ont pas totalement choisi au hasard, évidemment.
09:23Et ils ont voulu faire une démonstration qu'ils étaient dans les règles absolues.
09:27Ils auraient pu envoyer tout de suite un hélico, etc.
09:30Mais tu as raison.
09:31Je pense qu'ils avaient peur.
09:32Ils n'étaient pas certains que l'équipage n'était pas armé.
09:34Donc ça, il va falloir qu'ils le vérifient.
09:36Mais pardon, Didier, au moment où ils tirent sur la salle des machines,
09:39le bateau s'arrête, ils envoient les hélicos.
09:41Ils ne savent toujours pas.
09:42Oui, mais c'est pour ça qu'ils attendent la nuit, d'ailleurs, je pense.
09:45Et c'est pour ça qu'ils arrêtent la machine.
09:46Le tir à la machine, c'est vraiment la neutralisation de propulsion.
09:50C'est vraiment le premier geste qui permet ensuite d'aller intervenir.
09:54Parce que là, le navire, il est arrêté.
09:57Il n'a plus de moyens d'évasion.
09:58Il n'a plus de moyens de tourner.
10:00Là, pour le coup, les commandos savent le faire.
10:01Ils profitent de la nuit et de leur vision nocturne
10:04pour faire la saisie et donc le raisonnement.
10:07Général, je voulais vous montrer le dernier message de Donald Trump
10:10qui, lui, considère d'une certaine manière que ça fonctionne,
10:12ce qui est en train de se passer.
10:13Et notamment les images que l'on vient de voir avec cet arraisonnement.
10:16Trump dit, je suis en train de gagner la guerre.
10:17Une guerre est de loin.
10:18Très bien.
10:19Le blocus que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas d'accord
10:21est en train de ruiner l'Iran.
10:22Il perd 500 millions de dollars par jour.
10:24Une somme insoutenable, même à court terme.
10:27Elle est là, la logique de Trump.
10:28Il y a un double blocus.
10:29On le sait, les Iraniens, depuis maintenant 50 jours ou quasiment,
10:32et les Américains, de l'autre côté, depuis un peu moins de temps.
10:36Mais Trump dit, ça marche, regardez.
10:38Tant qu'ils ne peuvent pas faire passer leur bateau, les Iraniens,
10:40ils ne peuvent plus gagner d'argent.
10:42– Force est de constater, en fait,
10:43qu'on ne s'attendait pas trop à ce blocus américain.
10:46– Et c'est surtout pourquoi ils n'ont pas fait plus tôt.
10:47– Exactement, pourquoi ils n'ont pas fait plus tôt,
10:49mais c'est effectivement, dans la partie d'échec, un coup majeur.
10:53Manifestement, parce que, ne serait-ce que voir la réaction iranienne
10:56qui était extrêmement forte suite à ce blocage, en fait.
11:00Je ne dis pas que c'est un blocus détroit,
11:02mais un blocage des ports iraniens,
11:03de tout le trafic vers les ports iraniens.
11:06Et donc, effectivement, je ne sais pas si c'est 500 millions,
11:08on a entendu d'autres 150, vers 300 millions de dollars par jour.
11:12Ça fait beaucoup, quand même.
11:13– Ça fait beaucoup d'argent.
11:14– Et oui, c'est toute l'énergie vitale, quelque part, qui rentre en Iran.
11:18Et donc, ça, c'est un vrai sujet.
11:20– Lisa, une info.
11:22– Oui, info de l'agence de presse Reuters.
11:24Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi,
11:27a déclaré par téléphone à son homologue pakistanais, Ishaq Dar,
11:30que les violations continues du cessez-le-feu, je le cite,
11:33par les États-Unis constituent un obstacle majeur
11:35à la poursuite du processus diplomatique.
11:36– C'est ça qui est intéressant, Elsa Vidal.
11:38C'est que tout ça se déroule, alors que tout le monde doit se retrouver,
11:41oui, on en parlera dans un instant, pour négocier sans doute demain en Pakistan,
11:45même s'il y a encore un petit point d'interrogation.
11:47– Oui, les lignes, ils savent du coup égager la réaction avant qu'ils aient fait trop petit.
11:50Et à son rendu, on est à part, il n'y a des trieux en peur du décès,
11:53par les États-Unis, Abbas Araqchi, c'est que l'affaire, c'est son homologue.
11:56Et à Téhéran, il y a le dirigeant des gardiens de la Révolution,
12:01Mohamed Vaidi, qui, lui, ne l'entend pas de cette oreille.
12:04Et quand Araqchi peut faire des concessions,
12:08derrière, il vient rappeler que non, ça ne va pas se passer comme ça.
12:11Il y a pour le moment quand même, parmi les dirigeants iraniens,
12:15une grande partie de ceux qui contrôlent l'appareil,
12:17qui considèrent qu'ils n'ont pas perdu cette guerre.
12:19Et tant qu'ils n'ont pas perdu cette guerre,
12:21ils continueront à lutter pied à pied.
12:24Quant à ce qui se passe vraiment en mer,
12:25c'est le directeur de la division sécurité
12:28de l'Organisation maritime internationale,
12:30qui disait que, selon lui, ce à quoi il assiste, c'est une escalade.
12:33Ce n'est pas la recherche d'un accord de paix.
12:35Donc, on est vraiment dans un moment de friction
12:36qui peut complètement s'inscrire dans la négociation.
12:39C'est un moment d'escalade, Général Lutard, ce que l'on voit là ?
12:41On est à la limite du seuil, si vous voulez,
12:45de vraiment la rupture complète du cessez-le-feu.
12:48Vous observerez d'ailleurs que les Iraniens,
12:50lorsqu'ils sont intervenus à trois reprises,
12:54l'ont fait de manière relativement modérée.
12:56Ils n'ont pas coulé un bateau, mais ils auraient pu le faire.
12:58Ils ont fait des tirs de saumon dans certains cas.
13:00Ils ont tiré, mais sans toucher l'équipage.
13:03Donc, on sent que la main, quand même, était légèrement préservée
13:08pour ne pas dépasser un certain seuil.
13:10Et c'est la même chose, quand on voit les six heures d'escorte de ce navire
13:13et finalement l'interception, quelque part, en douceur de ce navire,
13:18ça montre que personne ne veut reprendre tout de suite.
13:20– Je lève les yeux parce que vous, vous appelez ça en douceur.
13:22– Oui, oui, parce que moi qui ne suis pas du métier,
13:24ça me paraît plus impressionnant que ça.
13:25– Oui, c'est en douceur, ça, franchement.
13:28– En douceur. Dans l'autre sens, vous le disiez, les Iraniens s'en sont pris,
13:31notamment un navire français, un cargo de la CMA-CGM,
13:34propriétaire de BFM TV, plusieurs tirs de saumon samedi,
13:37encore plus en douceur, là, Didier François.
13:39Tout le monde marque son territoire, l'a bien compris.
13:41Je voudrais qu'on écoute ensemble, général, ce que disait tout à l'heure Emmanuel Macron.
13:45C'est bien un navire français qui a été menacé par les Iraniens,
13:48mais Emmanuel Macron fait la distinction.
13:50Ça ne veut pas dire que la France est visée ou menacée, on l'écoute.
13:53– C'est le Galapagos.
13:54– Sur ce qui s'est passé ces dernières heures dans le détroit d'Hormuz,
13:58la France n'a pas été prise à partie ou visée spécifiquement.
14:01Il est vraisemblable que, suite à la décision américaine
14:05de maintenir un blocus ciblé sur Hormuz,
14:09en particulier pour tout ce qui touchait l'Iran,
14:12les autorités iraniennes ont changé leur position initiale.
14:16Ils ont ensuite procédé à des alertes et des tirs de sommation
14:20qui ont conduit les équipages à revenir en arrière, et ils ont eu raison.
14:24Et il n'y a pas eu d'hommage et de blessés du côté français.
14:28Tout ça ne doit pas nous conduire à l'escalade.
14:30– En général, la France n'est pas visée, vraiment.
14:32– Non, dans les deux cas, je crois qu'il parle aussi du séance-chef Montorio,
14:39qui est une histoire dramatique.
14:41Et là, il faut absolument poursuivre les auteurs de ce quasi-assassinat, en fait.
14:46– On parlera de Liban.
14:47– On en parlera tout à l'heure.
14:48Mais dans les deux cas, je pense que la France n'était pas directement visée.
14:52C'est le symbole de ce qu'elle représentait, en fait.
14:55C'est-à-dire, dans un cas, c'était l'ONU.
14:56Et dans le cas-là, c'était un cas de bateau qui essayait de profiter du slot,
15:02comme on appelle ça, du créneau de sortie.
15:04Et puis là, les gardiens de la région ont dit « Non, non, non, mais ce n'est pas tout
15:08à fait ça, la liberté. »
15:09– Mais pardon, dans les mots d'Emmanuel Macron,
15:11on sent qu'elle a volonté de tenir le plus loin possible la guerre, le plus loin possible de nous.
15:15– Oui, parce que, de faire comprendre aussi qu'on n'est pas impliqué directement,
15:19en fait, de garder sa position, non pas de neutralité,
15:22mais d'observation des événements, sans voulant interférer directement avec le conflit.
15:27– C'est une manière aussi de donner un signal de contrôle, de modération,
15:31qu'il n'y a pas de fébrilité, qu'entre frapper ou tirer des tirs de saumon
15:38vers un navire qui bat pavillon français et la France,
15:40il y a encore des tas d'étapes qui pourraient être franchies.
15:43Et ce qui est sans doute aussi dans l'esprit de nombre de dirigeants,
15:48c'est la guerre des tanqueurs qui s'est déroulée dans le golfe Persique,
15:53pour le coup, entre 1984 et 1988.
15:55Et là, on était sur des mouvements et des attaques beaucoup plus brutales.
16:01Là, on est vraiment dans l'antichambre.
16:02On parle, sur ces quatre ans-là, de plus de 400 navires
16:06qui ont été frappés par des milles, par des missiles, par des attaques.
16:11Donc là, on est encore très probablement dans un moment de négociation.
16:14– Je veux vous soumettre l'histoire inattendue de la soirée, l'ISA-DEF.
16:17Ça nous concerne là aussi directement.
16:19– Oui, je vais vous parler de Leverstein, un navire de guerre néerlandais
16:23qui protège le porte-avions Charles de Gaulle
16:25contre de potentielles attaques de missiles, notamment.
16:27Un journal néerlandais a réussi à le géolocaliser très simplement
16:30grâce à un traceur Bluetooth à 5 euros.
16:33Pour que le traceur arrive sur le bateau,
16:34les journalistes sont envoyés par la Poste, par l'organisation postale militaire,
16:37parce que oui, les militaires peuvent recevoir du courrier.
16:40– Plus maintenant.
16:40– Le traceur, pardon ?
16:41– Depuis ce soir, c'est terminé.
16:44– Le traceur était dans une carte postale avec des piles électriques
16:47comme les cartes d'anniversaire qui chantent à tue-tête quand on les ouvre,
16:50le tout dans une enveloppe.
16:51Et les enveloppes ne sont pas scannées, du moins jusqu'à présent,
16:53n'étaient pas scannées au rayon X.
16:56Et le pire, c'est que la trajectoire du traceur peut être suivie en ligne,
16:59du centre de tri jusqu'au navire.
17:01Et une fois sur le navire, les journalistes ont aussi pu suivre
17:03du coup la trajectoire du bateau.
17:05Au bout de 24 heures, le traceur s'est déconnecté,
17:07c'était près de Chypre.
17:07Il a été découvert pendant un tri du courrier.
17:10La Défense néerlandaise dit que même si l'Everstein a pu être suivi,
17:13ça ne représente en rien un risque.
17:15Mais précise Edidier, vous l'avez dit,
17:17qu'à compter d'aujourd'hui, il ne sera plus possible
17:19d'envoyer une carte de vœux à pile à l'Everstein.
17:21– Risques ou pas ? Boulettes ou pas ?
17:22– Ah oui, bien sûr.
17:23– Non mais là, franchement, il faut être un peu tordu quand même.
17:27– Oui, mais bon…
17:29– Quelqu'un qui en voudrait aux néerlandais ou aux français,
17:32ils peuvent être aussi tordus que ça.
17:33– Oui, vous avez tout à fait raison.
17:35Mais en plus, nos amis marins détestent être suivis.
17:40– Oui, pour cause.
17:41– Ils adorent partir avec leur bateau, je les aime beaucoup,
17:43avec une lettre du roi, et ils partent dans la mer,
17:46faire ce qu'ils ont à faire et ils reviennent.
17:47Et c'est vrai que maintenant, on a les moyens modernes,
17:49à la fois ce que l'on voit là,
17:51donc il faut être extrêmement vigilant.
17:52Il y avait l'exercice précédent,
17:54lorsque des officiers français sur le porte-avions
17:57faisaient leur footing, il y avait l'application…
17:59– Avec l'application Strava.
18:00– Avec l'application Strava.
18:01Et donc non, il faut être extrêmement vigilant,
18:04ça c'est un point important.
18:06Donc non, ce n'est pas une énorme boulette,
18:07mais ça demande de toute manière un peu de vigilance, ça c'est clair.
18:11– On a un problème en fait, c'est que pendant des années,
18:14on n'était plus en guerre et on n'avait plus d'ennemis en fait.
18:16Donc on a… voilà.
18:17– On a baissé la garde.
18:19– On a baissé la garde, on a envoyé les…
18:20C'est vrai que quand il n'y a pas d'ennemis, honnêtement,
18:22c'est qu'on de dire aux soldats ou aux marins
18:24qui sont sur son bateau pendant qu'ils ne puissent pas recevoir
18:26des cartes de vœux.
18:27Aujourd'hui, malheureusement,
18:28aujourd'hui une petite puce que l'on met sur son chat
18:31permet de donner une localisation précise
18:33qui permet d'ajuster par GPS des tirs de missiles.
18:36Donc aujourd'hui, c'est plus possible,
18:38on est obligé de durcir,
18:39on est obligé de revenir à ce qu'on faisait avant,
18:41à l'époque de la guerre froide,
18:42on n'aurait jamais…
18:43Bon, ça n'existait pas, les aneris de ce truc-là.
18:45Mais enfin bon, on faisait plus attention,
18:47il va falloir revenir à des choses plus attention.
18:48– Mais je voudrais souligner ce que dit Didier
18:50parce que c'est hyper intéressant en fait,
18:52ça montre quand même qu'il faut beaucoup d'intelligence
18:54et d'agilité en fait aujourd'hui,
18:56ce que font les Ukrainiens
18:57parce que la guerre de demain, c'est aussi ça.
19:00C'est mettre une puce à un endroit
19:02qui peut donner des informations extrêmement précises
19:05sur les forces adverses.
19:06– Je rappelle qu'on avait à l'époque
19:08au ministère des Armées
19:09un chat qui s'appelait Finule
19:10qui avait été donné d'ailleurs
19:12par des casques bleus du Liban
19:13et qui, une fois par mois,
19:15passait quand même malheureusement au détecteur
19:18parce que…
19:18– On voulait savoir.
19:19– Pour savoir s'il n'était pas pucé justement
19:20avec des micros,
19:22sachant qu'à l'époque,
19:23il y avait des camions du bloc de l'Est
19:25avec bourrée d'électronique
19:26qui se stationnaient sur le boulevard Saint-Germain
19:28pour essayer de faire de la captation.
19:29Donc ça fait partie des choses
19:30dans lesquelles il faut revenir malheureusement.
19:32La contre-ingérence fait partie du travail
19:34que font les gens de la DPSD
19:36qui font ça très bien
19:37et il faut le faire.
19:38– Mon général,
19:39l'autre information de la soirée,
19:40c'est que Donald Trump
19:41a discrètement repoussé l'ultimatum ce soir.
19:44La fin du cessez-le-feu
19:44entre Américains et Iraniens,
19:46ce sera dans 48 heures,
19:47mercredi soir.
19:48Qu'est-ce que vous imaginez
19:49à l'issue du cessez-le-feu ?
19:51On va parler des négociations
19:52dans un instant du côté du Pakistan,
19:53mais la paix,
19:54la reprise des combats,
19:55tout est possible.
19:56Est-ce qu'il y a le moindre indice ce soir
19:57pour savoir de quel côté
19:59la balance peut pencher ?
20:00– Franchement…
20:00– Vous avez le droit de dire non
20:01et on passe à autre chose.
20:02– Non mais on ne va pas dire non,
20:08tous les scénarios sont envisageables.
20:10Tous les scénarios sont possibles.
20:12La seule chose qu'on sache,
20:13c'est que pour les gens raisonnables en Iran,
20:15je dis bien les gens raisonnables,
20:16mais qui ne sont pas majoritaires malheureusement,
20:18qui ne s'est pas forcément eux qu'ont le pouvoir,
20:20et les Américains,
20:21il n'est pas de leur intérêt à tous les deux
20:23de reprendre les hostilités.
20:25Ça c'est clair.
20:26Seulement le problème,
20:27c'est qu'il n'est pas sûr
20:28que les gens raisonnables l'emportent en Iran.
20:31Ça c'est un vrai sujet.
20:32Et la seconde chose,
20:33c'est qu'on ne s'est pas sûr
20:33que les gens raisonnables
20:34peuvent l'emporter aux Etats-Unis aussi.
20:35– Non plus.
20:36– Plus ou moins,
20:37c'est-à-dire que ce n'est pas tellement
20:38l'intérêt de Trump
20:39de reprendre les hostilités,
20:40mais il peut y être conduit.
20:42Ce qui est embêtant,
20:42c'est qu'on ne voit pas trop
20:43quel est le dénominateur commun.
20:45– Alors attendez,
20:45qu'est-ce qui pourrait l'y conduire ?
20:47Donald Trump,
20:47parce que Trump ce soir dit encore
20:48que tout est possible.
20:50La paix ou la reprise des combats.
20:52Qu'est-ce qui pourrait l'emmener
20:53vers la reprise ?
20:54La paix, on voit bien.
20:56Il aurait un accord complet,
20:58notamment sur l'uranium, etc.,
21:00auprès des Iraniens,
21:00on voit bien.
21:01Qu'est-ce qui pourrait l'amener,
21:02à contrario,
21:03à devoir reprendre les combats,
21:04à y être contraint ?
21:05– Qu'il n'obtienne pas le minimum
21:07sur la garantie nucléaire.
21:10Le minimum sur la garantie nucléaire.
21:11Il n'a pas besoin
21:12de beaucoup d'autres choses.
21:13C'est surtout ça.
21:14Quelle garantie il peut avoir
21:16qu'une sorte de contrôle il y a
21:18sur l'enrichissement à venir ?
21:20Ça, à mon avis,
21:21c'est sa ligne rouge à lui.
21:23Et on peut le comprendre,
21:24d'ailleurs, quelque part,
21:24même si on était tous très étonnés
21:26en disant qu'il avait raté tout.
21:27Mais enfin, quand même,
21:28cette menace nucléaire,
21:29qu'on le veuille ou non,
21:31elle était potentiellement là,
21:32avec l'enrichissement à plus de 60%.
21:34Alain Bauer disait aussi
21:35la même chose tout à l'heure.
21:36Et donc, ça, pour lui,
21:38c'est, à mon avis,
21:39la ligne rouge.
21:39Donc, il n'a aucune garantie
21:41sur soit le fait que
21:43ces 400 kilos soient enfouis
21:45à un certain endroit
21:46et qu'il y ait des contrôleurs indépendants
21:48qui puissent aller vérifier,
21:49qui sont bien là
21:50et qu'on n'y touche pas
21:50pendant 20 ans.
21:51– Donc, c'est ça qu'il doit obtenir
21:52dans les 48 prochaines heures ?
21:54– Ça, ou bien le fait
21:56qu'une mission internationale
21:58récupère ou l'envoyer
21:59à un pays tiers,
21:59enfin, qu'il y ait un minimum
22:00de garanties sur le nucléaire.
22:01– Sauf que, pardon,
22:02on a bien compris que,
22:04logiquement,
22:05dans les heures qui viennent,
22:06deux délégations devraient
22:07se rencontrer du côté du Pakistan,
22:08une venant des États-Unis
22:09avec J.D. Vance
22:10et une autre venant de l'Iran.
22:13Vous avez une remarque à faire ?
22:14– Oui, il y a des préparatifs,
22:15en fait, qu'on a remarqués
22:16sur place au Pakistan
22:17avec des matériels nécessaires
22:21pour l'organisation
22:22de la venue
22:23des officiels américains
22:24qui sont attestés sur place
22:26des véhicules,
22:27des équipements.
22:28– Donc, c'est en train
22:29de se mettre en place.
22:30– On voit toujours dans le cadre
22:30de négociations.
22:31Plus une petite information,
22:32il y aurait la remise
22:35des membres d'équipage
22:36du cargo à raisonner
22:38aux autorités iraniennes.
22:40Donc ça, ce serait véritablement
22:41un geste en faveur.
22:43– D'apaisement ce soir.
22:44On va vérifier ça, évidemment,
22:45et on va y revenir
22:46dans une seconde.
22:47Mais simplement,
22:48typiquement,
22:49sur le nucléaire,
22:49parce que ça va être
22:50au cœur des négociations,
22:51comment vous rapprochez les deux ?
22:52C'est-à-dire que Trump
22:52qui doit s'assurer
22:53que les Iraniens arrêtent
22:55leur programme nucléaire militaire
22:56et les Iraniens
22:57qui jusqu'à maintenant
22:58ont toujours dit
22:58mais hors de question,
23:00en tout cas sur les dernières semaines,
23:01hors de question.
23:02– Ce qu'on avait entendu,
23:03c'est que les Iraniens,
23:05entre guillemets,
23:05en tout cas ceux qui négociaient,
23:07acceptaient une pause
23:08pour 5 ans
23:10et les Américains souhaitaient
23:11une pause pour 20 ans
23:14de nouvel enrichissement.
23:16Donc peut-être que la solution
23:18va se trouver là.
23:19On ne sait pas
23:20parce que quelque part,
23:23c'est reculé pour mieux sauter
23:24à un moment donné.
23:25Mais en fait,
23:26aujourd'hui,
23:26l'idée pour tout le monde,
23:28c'est de gagner un peu de temps
23:30pour diminuer les tensions
23:31et reprendre le trafic en mousse.
23:33Donc il est possible
23:34que Trump lâche un peu,
23:36pas beaucoup,
23:36mais un peu sur le nucléaire
23:38pour qu'on arrête les hostilités
23:40et surtout qu'on libère
23:41le détroit d'un mousse.
23:42– Attendez,
23:42vous dites gagner du temps.
23:43Est-ce que ça peut être aussi
23:45un leurre,
23:46c'est un bien grand mot,
23:46un leurre,
23:46un coup de bluff
23:47pour que tout le monde
23:48se refasse un peu une santé,
23:49que ce soit du côté iranien,
23:50du côté américain,
23:51pour reprendre les hostilités derrière ?
23:52C'est ce que disent les Iraniens.
23:54On n'a plus confiance
23:54dans les Américains.
23:55Pendant ces 15 jours de trêve,
23:57ils se sont réarmés,
23:58ils ont renvoyé du matériel,
23:59renvoyé des hommes, etc.
24:00– Mais quelque chose soit clair,
24:01les Américains sont prêts
24:02à repartir.
24:03Ça, 15 jours,
24:04ça leur a suffi.
24:05Ils sont prêts.
24:06Je peux vous dire
24:06que tout ce qui est
24:07programmation du renseignement
24:09a refait des listes
24:10de targeting,
24:11ce qu'on appelle,
24:12les cibles.
24:13C'est-à-dire que le ciblage,
24:15en fait,
24:15quelles sont les prochaines cibles,
24:16elles sont toutes prêtes.
24:17Quasiment,
24:18même les unités
24:18les ont sur leur tableau de bord,
24:20c'est-à-dire qu'ils savent
24:21dans leur calculateur
24:22quels sont les objectifs,
24:23les photos
24:24de ce qu'ils vont retraiter
24:25s'ils ont cité
24:26et leur reprendre.
24:27Donc, n'ayant pas de doute
24:28là-dessus,
24:28les Américains,
24:32personnes.
24:32Donc, il pourrait y avoir
24:33un semblant d'accord
24:34pour qu'on repousse
24:36s'inédier,
24:36si vous voulez,
24:37un accord plus important.
24:38En fait, l'idée,
24:39l'intérêt de tout le monde,
24:40c'est de gagner du temps
24:41et de libérer,
24:42en quelque sorte,
24:43un peu le détroit,
24:45ce qui était envisagé
24:46vendredi, quelque part.
24:48Lisa Hadef,
24:48le Liban.
24:49Oui, une information
24:50du média israélien
24:51Arrête,
24:52qui nous dit que ce soir
24:52qu'une rencontre potentielle
24:54entre le Premier ministre israélien
24:55Benjamin Netanyahou
24:56et le président libanais
24:57Joseph Haroun
24:57pourrait avoir lieu
24:58dans environ un mois
24:59et ce sont les Américains
25:00qui seraient en train
25:01de tenter de faciliter
25:02la rencontre,
25:02en attendant le consentement
25:03ferme des deux parties.
25:04On a bien compris
25:05que le cessez-le-feu
25:05avec l'Iran
25:06tient toujours,
25:07même s'il est fragile.
25:08Celui entre Israël
25:09et le Liban
25:09est sans doute
25:10encore plus fragile
25:11et c'est surtout
25:11dans le sud du Liban
25:12que les tensions sont fortes.
25:13On va retrouver
25:14Nicolas Coadou,
25:15envoyé spécial de BFMTV.
25:16Nicolas,
25:17avec les dernières déclarations,
25:18les dernières menaces
25:18du Hezbollah ce soir.
25:21Oui, le Hezbollah
25:22qui a déclaré
25:24un petit peu plus tôt
25:24dans la journée
25:25qu'il pourrait percer
25:27la ligne jaune.
25:30de démarcation
25:31qui a été mise en place
25:33par les Israéliens
25:34ce qui correspond
25:35à une zone tampon
25:36de 4 ou 5 kilomètres
25:37dans le sud du pays.
25:38Une zone qui est
25:39actuellement
25:39totalement, presque
25:41du moins,
25:41occupée par les soldats
25:43de l'armée israélienne
25:44et où ils procèdent
25:45à des destructions
25:46systématiques
25:46de tous les bâtiments
25:47que ce soit
25:48des résidences
25:50de personnes,
25:51de civils,
25:52que ce soit
25:52des bâtiments
25:53comme des écoles
25:54ou des bâtiments
25:55municipaux
25:56à l'armée israélienne
25:56qui tentent
25:57de raser totalement
25:58ce sud du Liban
25:59et ça,
26:00le Hezbollah
26:00ne l'entend pas
26:01de cet oeil-là.
26:02Le Hezbollah
26:02qui avait déjà
26:04expliqué
26:04qu'il gardait le doigt
26:06sur la gâchette
26:07pour répondre
26:07à toute violation
26:08du cessez-le-feu
26:09de l'armée israélienne.
26:10Ces violations,
26:11il y en a quelques-unes
26:12même si évidemment
26:13l'intensité des bombardements
26:14a plutôt baissé.
26:16Chaque jour,
26:17on reçoit
26:17ces violations
26:18du cessez-le-feu.
26:19Plusieurs frappes
26:19qui sont menées
26:20à proximité
26:21de cette fameuse
26:22ligne jaune.
26:22On voit bien
26:23que la situation
26:24dans le sud
26:24est donc extrêmement précaire.
26:26C'est un fièvre
26:27du Hezbollah
26:28où l'organisation chiite
26:29est toujours extrêmement présente.
26:31Le Hezbollah également
26:32qui a déclaré
26:33qu'il ne pourrait pas
26:35être désarmé
26:35ni par le Liban
26:37ni par une force extérieure.
26:38Finalement,
26:39une manière
26:39de parler au gouvernement
26:40en expliquant
26:41qu'il faudra composer
26:42avec le Hezbollah
26:43l'organisation chiite
26:45qui voit d'ailleurs
26:45d'un très mauvais oeil
26:46les discussions
26:47qui sont menées
26:47directement
26:48via les ambassadeurs
26:50par Israël
26:50avec les autorités
26:53libanaises.
26:53On voit donc
26:54qu'il y a
26:54beaucoup de tensions
26:55dans le sud du pays.
26:56D'ailleurs,
26:57lorsqu'on discute
26:57avec les habitants,
26:58beaucoup pensent
27:00que la paix ne durera pas.
27:01D'ailleurs,
27:01on a assisté
27:01à un phénomène
27:02ces derniers jours,
27:03les premières heures
27:04après le cessez-le-feu,
27:04de très nombreux habitants
27:06avaient profité
27:07de l'académie
27:07pour revenir
27:08vers le sud du pays,
27:09retrouver leur maison
27:11qu'ils avaient dû quitter
27:11au début de la guerre.
27:13Beaucoup désormais,
27:14ces dernières heures,
27:15ces derniers jours,
27:15ont fait le choix inverse
27:17face à la menace
27:17de reprise des combats
27:18et sont d'ores et déjà
27:19repartis par le nord.
27:20Nicolas Coadou
27:21avec Fanny Morel
27:22du côté du Liban.
27:23On va traverser
27:23la frontière
27:24pour retrouver
27:25Angie Douata
27:25côté israélien,
27:27cette fois Angie
27:27avec, on le disait,
27:28c'est le feu
27:29d'une extrême fragilité
27:30ce soir.
27:33Extrême fragilité,
27:34oui,
27:35on a dans le nord d'Israël
27:36cette fois,
27:37effectivement,
27:37en traversant la frontière,
27:39un paysage
27:39qui est assez différent
27:40parce qu'effectivement,
27:42ces derniers jours,
27:42il n'y a par exemple
27:43pas eu d'alerte
27:44sur les communes
27:45qui ont été habituées
27:46depuis maintenant
27:47plus d'un mois et demi
27:48à vivre au rythme
27:50des sirènes d'alarme.
27:52En revanche,
27:52ce que l'on constate,
27:53c'est une activité militaire
27:55très claire
27:55et revendiquée d'ailleurs
27:56par Tzahal.
27:58Nous sommes allés
27:58aujourd'hui
27:59avec Caroline Bertolino
28:00très proche
28:01du mur de la frontière
28:02avec le Liban.
28:04Lorsqu'on est dans
28:04le nord d'Israël,
28:05on voit actuellement
28:06des mouvements
28:06de véhicules blindés,
28:08des mouvements de chars
28:09effectivement de Tzahal
28:10qui traversent la frontière
28:11et qui s'adonnent
28:13à ce que disait
28:14à l'instant Nicolas
28:14depuis le Liban,
28:17c'est-à-dire la vérification
28:18de chaque structure
28:20du Hezbollah potentiel,
28:21le démantèlement
28:22de ces structures.
28:23On nous disait
28:24il y a quelques jours
28:24lors d'un briefing
28:26de l'armée,
28:27un point presse
28:27à destination
28:28de la presse étrangère,
28:29notamment,
28:30passer au peigne fin
28:31chaque maison
28:32parce que cela pourrait
28:33être des caches d'armes,
28:35nous disait-on.
28:36Et c'est effectivement
28:37ce à quoi
28:37s'adonne actuellement Tzahal.
28:39On a entendu
28:40notamment cet après-midi
28:41des drones de reconnaissance
28:43dans le ciel,
28:43le bourdonnement
28:44des drones dans le ciel
28:45et je vous le disais
28:46de nombreux passages
28:47de véhicules blindés
28:48au niveau de cette frontière-là.
28:50Angile Ouata
28:51avec Caroline Bertellino
28:52a-t-elle à vivre ?
28:54En général,
28:54je vais retirer
28:55mon lancement en réalité.
28:56Le lancement,
28:57c'est la dernière phrase
28:57que j'ai dite à Angile Ouata
28:58en disant que le cessez-le-feu
28:59était fragile.
29:00En réalité,
29:00il n'y a pas de cessez-le-feu.
29:02Quand on regarde
29:02ce qui se passe au sud du Liban,
29:03il n'y a pas de cessez-le-feu ce soir.
29:04Il n'y a pas vraiment
29:05de cessez-le-feu
29:05parce que c'est vraiment
29:07Donald Trump
29:07qui a imposé ça
29:08à Nizana Yaou.
29:09Que les choses soient claires
29:10parce que sinon,
29:10les bombardements
29:12auraient continué.
29:13Les bombardements
29:13se sont arrêtés.
29:14Mais ce qui ne s'arrête pas,
29:16c'est les opérations
29:16quelque part terrestres
29:19juste au nord d'Israël,
29:20dans le sud du Liban
29:21pour avoir
29:21cette fameuse zone
29:23de...
29:23Ce que l'on voit là
29:24en rosée.
29:26Exactement,
29:26cette zone rosée.
29:27Au sud de la ligne jaune.
29:28Absolument.
29:28Pourquoi ?
29:28Parce qu'il y a eu
29:29des tirs de roquettes
29:30incessants
29:30depuis plusieurs semaines
29:32de la part du Hezbollah.
29:33Et malheureusement,
29:34notre soldat,
29:35Florian Montorio,
29:38assassiné par des soldats
29:39du Hezbollah,
29:41c'est inadmissible.
29:42Ces gens-là ne veulent pas.
29:43Et la grosse difficulté,
29:45c'est qu'ils sont incontrôlables.
29:47Les seuls qui peuvent,
29:48entre guillemets,
29:49les contrôler
29:49ou leur donner des directives,
29:51c'est l'Iran.
29:53Ce sont les gardiens
29:54de la révolution.
29:55Donc en fait,
29:55tout est lié en fait.
29:56Oui, mais pardon,
29:56pour bien expliquer
29:57à ceux qui nous regardent ce soir,
29:59Lisa le disait,
30:00il va y avoir des rencontres
30:01prévues entre dirigeants
30:02libanais et israéliens.
30:04Il y a de nouvelles rencontres
30:05là, jeudi,
30:06du côté de Washington.
30:08Le problème,
30:09ce serait de devoir négocier
30:10avec le Hezbollah.
30:11Le problème,
30:11c'est le Hezbollah.
30:12On ne leur parle pas.
30:14Il ne peut rien se faire avec eux.
30:15Mais c'est un organisme terroriste
30:18pas reconnu par les Américains.
30:20Nous, on ne reconnaît pas
30:21non plus sur le plan militaire.
30:22On a une petite reconnaissance
30:25de la branche politique
30:26qui nous met dans une position
30:28de porte-à-faux
30:28qui est extrêmement...
30:30sur laquelle on est mal à l'aise.
30:31Mais le gros problème du Liban,
30:34c'est qu'il n'est pas maître chez lui.
30:35Et que le Hezbollah
30:37tient le Liban,
30:38qu'on le veuille ou non,
30:39c'est le problème.
30:41Et ça a entraîné malheureusement
30:43la perte de notre soldat,
30:45Florian.
30:45Et puis,
30:46ça va continuer
30:47à créer des problèmes.
30:48Donc,
30:48on peut comprendre
30:49qu'Israël veut la paix.
30:52On peut comprendre aussi
30:53que les Libanais doivent retrouver
30:55l'intégrité complètement
30:56de leur territoire
30:57et aussi arrêter
30:57de subir des bombardements.
30:59Et le problème,
31:00c'est le Hezbollah.
31:00Et qui peut agir aujourd'hui
31:01au-dessus du Hezbollah ?
31:02En dehors de l'Iran,
31:03je ne vois pas grand-monde.
31:04Le Hezbollah qui appelle d'ailleurs
31:06le président du Liban
31:08à rompre les négociations
31:10avec Israël
31:11et à ne pas envoyer
31:12des émissaires jeudi
31:13à Washington.
31:14Et on ne peut pas
31:15négocier avec le Hezbollah,
31:17mais peut-on négocier sans lui ?
31:18Ça aussi,
31:19c'est la question à se poser.
31:20C'est exactement.
31:21Oui, effectivement,
31:23le Hezbollah qui dit
31:24qu'il brisera,
31:25qu'il briseront
31:25cette ligne jaune
31:26par la résistance.
31:27On a vu tout au long
31:28de la journée raconté
31:29par nos envoyés spéciaux
31:30qu'il y avait des combats,
31:31encore des combats directs.
31:33Ça veut dire que
31:34Netanyahou,
31:35les Israéliens,
31:35sont prêts aussi
31:36à prendre ce risque-là
31:37aujourd'hui,
31:38d'aller directement
31:39à l'affrontement
31:41avec le risque
31:41d'avoir des pertes derrière.
31:42Ils l'ont dit,
31:43d'ailleurs,
31:43Netanyahou l'a dit,
31:44on se réserve tout droit
31:45de répliquer ou de tirer
31:47si on a des terroristes
31:48du Hezbollah
31:49en face de nous.
31:49Donc, ce qu'ils ont arrêté,
31:51c'est la campagne aérienne
31:52et les bombardements
31:53sur tout le Liban.
31:54Ça, ils l'ont arrêté.
31:56Par contre,
31:57il y a une tension extrême
31:58actuellement
31:59dans le sud du Liban.
32:01Merci, mon général.
32:02Merci d'avoir arrêté
32:02avec nous ce soir
32:03en direct
32:03dans cette édition spéciale.
32:04On se retrouve
32:04dans un tout petit instant,
32:06toute petite pause
32:07sur BFM TV.
32:08On reviendra sur ce qui se passe
32:09du côté du détroit d'Hormuz,
32:11les toutes dernières infos,
32:12les toutes dernières images,
32:14notamment après le raisonnement
32:15de ce porte-conteneurs
32:17par les Américains.
32:18A tout de suite.
32:22La suite de cette édition spéciale,
32:23on est en direct
32:24et on est maintenant
32:24à 48 heures
32:25de la fin du cessez-le-feu
32:26décrété entre Américains
32:28et Iraniens.
32:2948 heures,
32:29le principal point de tension
32:31ce soir,
32:31c'est encore et toujours
32:32le détroit d'Hormuz.
32:33Ça vire à la bataille navale,
32:35littéralement,
32:35avec les deux blocus
32:36imposés d'un côté
32:37par les Iraniens
32:38et de l'autre côté
32:39par les Américains.
32:40On va en parler
32:40dans un instant
32:41avec l'amiral Richard
32:42par Villemot-Roussel.
32:43Bonsoir,
32:43Amiral.
32:44Merci d'être avec nous
32:45et avec Miko Blujon-Mérette.
32:46Bonsoir,
32:47Miko.
32:47Bonsoir.
32:47Merci d'être là également.
32:48D'abord,
32:49Abu Dhabi
32:50avec Igor Saheri
32:52en direct
32:52dans cette édition spéciale.
32:54Igor,
32:54pour nous raconter
32:55précisément
32:56cet arraisonnement,
32:56on verra les images,
32:57mais les Américains
32:59ont donc décidé
32:59de prendre littéralement
33:01le contrôle
33:02d'un porte-conteneur
33:04iranien
33:05et ils ne l'ont pas choisi
33:06au hasard,
33:06mais alors pas du tout.
33:10Non, absolument.
33:11D'après les informations
33:11de la presse américaine,
33:13en réalité,
33:14le conducteur
33:15de ce navire,
33:15il s'agit d'un cargo immense,
33:17un porte-conteneur
33:18d'environ 300 mètres,
33:20s'agissait d'un agent
33:21des gardiens
33:22de la révolution.
33:24Donc autrement dit,
33:25ce navire
33:26a probablement
33:27fait un test,
33:28a testé
33:29ce blocus américain
33:31en mer d'Arabie
33:32en se dirigeant
33:33dans les eaux iraniennes
33:34à destination
33:35du port
33:36de Bandar Abbas.
33:37Il s'est fait stoppénette
33:39par un destroyer
33:40américain
33:41à environ 45 kilomètres
33:43des côtes iraniennes
33:45et c'est ensuite
33:45un hélicoptère
33:46chargé
33:47de Marines
33:48américain
33:49qui a pris le contrôle
33:50de ce navire.
33:52Ce qui est intéressant
33:53de savoir,
33:54c'est que dans ce navire,
33:55on ne sait pas encore
33:56en réalité
33:56quelle était sa cargaison.
33:58Ce que l'on sait
33:59en revanche,
34:00c'est qu'il était
34:01sous sanction,
34:02qu'il était connu
34:03des Américains
34:05arrivés de Malaisie
34:07et qu'il avait déjà fait
34:08des allers-retours
34:09avec la Chine.
34:10Et ce cargo,
34:13qui peut être à la fois
34:14un bateau,
34:16un navire de commerce,
34:17mais aussi un cargo
34:18issu de la fameuse
34:19flotte fantôme iranienne,
34:21aurait pu transporter
34:23des éléments
34:24qui pourraient laisser entendre
34:27qu'il s'agirait
34:28de fabrication
34:29de missiles.
34:30Et c'est là
34:30que pourrait éventuellement
34:32rentrer en jeu
34:32le rôle de la Chine
34:34qui se fait relativement discrète
34:35depuis le début
34:37de cette guerre.
34:38En tout cas,
34:39l'intervention américaine,
34:40visiblement,
34:41n'était pas
34:41le fruit
34:42du hasard.
34:43On ne connaît pas encore
34:45réellement
34:45ce qu'il advient
34:47de l'équipage
34:49de ce navire.
34:50Certains disent
34:51qu'ils vont être rendus
34:53à l'Iran,
34:54mais rien n'a encore
34:55été véritablement
34:56officialisé.
34:57En tout cas,
34:58les Etats-Unis
34:59continuent de maintenir
35:00ce blocus
35:00et de faire pression
35:01sur l'Iran
35:02avant les négociations
35:04à Islamabad au Pakistan.
35:05Igor Seri
35:06avec Morgan Dumont
35:06en direct d'Abou Dhabi.
35:07Regardez les images.
35:08Alors,
35:09il y a d'abord eu les tirs
35:10et ensuite,
35:11les Marines américains
35:11qui sont venus
35:12prendre le contrôle
35:13et l'armée américaine
35:14fournit ces images-là,
35:15précisément,
35:15des hélicoptères
35:16qui décollent
35:17des navires américains
35:18pour aller ensuite
35:18déposer les Marines.
35:20On va le voir
35:21sur le porte-conteneur.
35:24Mikob Jomérel,
35:25est-ce que c'est simplement
35:27une démonstration de force
35:29de la part des Américains
35:30pour dire,
35:30regardez,
35:30on ne le plaisante pas,
35:31on a décidé
35:32qu'il y avait un blocus,
35:32il y a un blocus
35:33et donc on l'applique
35:34jusqu'au bout ce blocus,
35:35y compris par la force.
35:37Où est-ce qu'on peut penser,
35:38et peut-être que les deux
35:39ne sont pas exclusifs
35:40l'un de l'autre,
35:41ils sont aussi là
35:42pour aller chercher
35:42quelque chose de précis
35:43sur ce navire ?
35:44Très clairement,
35:45il n'y a pas besoin
35:46de faire un arraisonnement
35:47de navire là
35:47pour faire fonctionner
35:48effectivement le blocus
35:49dans le sens
35:49où on a vu
35:50plus de 25 navires
35:52faire demi-tour
35:53parce qu'effectivement,
35:54donc depuis une semaine,
35:56puisque effectivement
35:56le blocus
35:57était suffisamment dissuasif.
35:58Là,
35:59ce qui est assez intéressant,
36:00c'est de voir d'une part
36:01que un,
36:01c'est un navire
36:02de pavillon iranien
36:03avec un équipage iranien,
36:05un capitaine iranien.
36:06On n'est pas sur
36:07une fantôme,
36:08mais avec des pavillons
36:09de complaisance,
36:11etc.
36:11Ça,
36:12c'est le premier élément.
36:13Deuxième élément,
36:13on sait que ce navire,
36:15avant d'être passé
36:16par la Malaisie,
36:17il a quitté la Chine
36:19le 29 mars dernier
36:20et où était-il en Chine ?
36:22C'est le point qui est si important.
36:24Il était au terminal portuaire
36:25de Gaolan.
36:26Gaolan,
36:27pour le resituer,
36:28c'est dans la localité
36:29de Zhuhai,
36:30Zhuhai,
36:30la province du Guangdong,
36:31le sud de la Chine.
36:32On est géographiquement
36:34entre Macao et Hong Kong
36:36et c'est un terminal
36:37qui est connu
36:37parce que c'est un terminal
36:39où il y a des exportations
36:40de produits chimiques,
36:41de matières sensibles
36:42qui est connu.
36:43Et là,
36:43en fait,
36:44l'enjeu sur ce navire-là,
36:46c'est est-ce qu'il n'y a pas
36:47dans la cargaison
36:47de ce porte-conteneur,
36:48encore une fois,
36:49ce n'est pas un pétrolier,
36:50ce n'est pas un méthanier
36:51avec du gaz naturel ?
36:52Est-ce qu'il n'y aurait pas
36:53des poudres particulièrement importantes ?
36:55Par exemple,
36:56je pense au perchloride de sodium.
37:00Qui pourrait permettre
37:01de faire croire.
37:01Le perchloride de sodium,
37:02pardon,
37:02parce que le perchloride de sodium
37:04en poudre,
37:05donc,
37:05se transporte très bien
37:06en conteneur d'abord
37:07et deuxièmement,
37:08ça rentre dans la composition,
37:10par exemple,
37:11de,
37:12comment je pourrais dire ça simplement,
37:13de propulseurs solides
37:16pour des missiles,
37:18par exemple.
37:18Amiral,
37:19qu'est-ce que vous,
37:20vous décelez,
37:20alors,
37:21dans l'arraisonnement
37:22et dans les images
37:22que nous envoient ce soir
37:23les Américains ?
37:24Alors,
37:25d'abord,
37:25l'arraisonnement
37:26qui est vraiment
37:27très académique.
37:29Ah,
37:29très académique ?
37:29Extrêmement académique
37:31parce qu'il y a ce long dialogue
37:33qui se fait avec le bateau.
37:35Pendant six heures
37:35où les Américains disent
37:36il va falloir s'arrêter
37:37et le bateau iranien continue.
37:39Avec toutes les interrogations
37:40qui vont bien,
37:41etc.,
37:41les réponses
37:42ou les non-réponses.
37:43Ensuite,
37:44il y a le tir
37:45dans les traves,
37:46devant les traves
37:47pour avertir
37:48qu'on va aller au but
37:49puisque le bateau
37:50ne s'arrête pas.
37:51Et enfin,
37:51le tir au but.
37:52Le tir au but,
37:53il est tout à fait remarquable
37:54parce que,
37:54comme vous l'avez vu
37:55dans les conversations
37:56entre le bateau,
37:57entre la frégate
37:58et le bateau iranien,
38:02la frégate américaine
38:04prévient
38:04de l'endroit
38:05où il va tirer.
38:06Pourquoi ?
38:07Pour que les marins
38:09qui se trouvent
38:10dans cette partie du bateau
38:11aient le temps
38:12de délire.
38:12Ils disent aux marins
38:13quittez la salle des machines.
38:14Voilà.
38:14On va tirer.
38:15Ils ne souhaitent pas
38:16que leur tir au but
38:18ait comme conséquence
38:19de tuer ou blesser
38:21des marins à bord.
38:22Donc,
38:22c'est vraiment
38:22quelque chose
38:23de tout à fait académique.
38:25Ils n'hésitent pas
38:27à communiquer
38:27au moment
38:28où il va tirer
38:29et puis vous avez
38:30les trois coups de bâton
38:33pour avertir
38:34que le feu
38:34va démarrer
38:35dans la seconde.
38:35Donc,
38:36c'est très académique
38:37et alors ensuite,
38:40une fois que le bateau
38:41est arrêté,
38:42les marines
38:42s'arrivent par hélicoptère.
38:44Bon,
38:44ça,
38:44c'est assez classique.
38:45La seule question
38:46que je me pose,
38:47c'est qu'un bateau
38:47de cette dimension,
38:48300 mètres de long,
38:50on frappe
38:50dans la salle de machine.
38:52Que s'est-il passé
38:53à l'intérieur ?
38:54On ne sait pas.
38:55Mais il peut avoir
38:56un problème de propulsion.
38:57Donc,
38:58ça veut dire
38:58qu'après,
38:59il est immobilisé.
39:00Il se met à dériver.
39:02Donc,
39:02s'il se met à dériver,
39:04il faut avoir
39:04un remorqueur
39:05d'une taille importante.
39:08C'est un bateau
39:09lourd et long
39:09pour le maintenir
39:11dans la liaison internationale
39:13et éventuellement
39:14de l'amener
39:15dans un port.
39:15Parce que ce qu'on veut faire,
39:16c'est maintenant
39:16vérifier sa cargaison.
39:18Donc,
39:18c'est simplement
39:19cette petite question
39:20qui m'intrigue.
39:22C'est pourquoi
39:23est-ce qu'ils ont tiré
39:25dans la salle des machines
39:28avec le risque
39:29avec le risque
39:29que le bateau
39:30partait à la dérive ?
39:31Démobiliser le bateau.
39:31Mico ?
39:32Oui,
39:32et puis l'enjeu ici,
39:33c'est où est-ce qu'il a été arrêté ?
39:34Il a été clairement arrêté
39:35exactement
39:36ou juste après,
39:37littéralement,
39:38la ligne de blocus.
39:39Donc là,
39:40on est sur un bateau
39:40qui rentrait,
39:41évidemment,
39:41chacun l'a compris,
39:43dans le golfe d'Oman
39:44pour ensuite rentrer
39:45peut-être dans le détroit d'Hormuz.
39:46Mais avant même
39:47d'imaginer rentrer
39:48dans le détroit d'Hormuz
39:49et aller jusqu'à Bandarabas,
39:50donc le grand port principal
39:51stratégique de l'Iran
39:52qui est dans le détroit d'Hormuz,
39:54il y a un port juste avant,
39:55si vous voulez,
39:55à la frontière iranienne,
39:57pardon,
39:57pas à la frontière,
39:58à à peu près 100 kilomètres,
39:59si vous voulez,
40:00de la frontière
40:01entre l'Iran et le Pakistan
40:02qui est donc le début
40:04de cette ligne de blocus
40:05et ce port,
40:06le port de Chabaral,
40:07au coup,
40:08effectivement,
40:09cette cargaison
40:09aurait pu tout à fait
40:10être déchargée
40:11ou en tout cas,
40:12la cargaison la plus sensible
40:13telle qu'on peut l'estimer
40:15venant donc de Gaolan par ailleurs.
40:17L'autre menace,
40:18Didier François,
40:19dans le détroit,
40:19ce sont les mines.
40:20Info importante ce soir
40:22les Américains pour l'étude de la guerre,
40:23les Américains ont lancé
40:24une opération de déminage,
40:25ils ont lancé leurs drones marins,
40:26leurs drones sous-marins
40:27pour aller voir s'il y a des mines.
40:28On n'en a toujours pas
40:29la certitude aujourd'hui ?
40:30Non, toujours pas.
40:31Honnêtement,
40:32il y a même des gros doutes
40:33sur le fait qu'il y ait des mines.
40:34Après,
40:35il faut aller lever le doute,
40:36tant mieux s'ils le font,
40:38mais honnêtement,
40:38à ce stade,
40:39effectivement,
40:39la seule chose qu'on a,
40:41c'est une publication iranienne
40:42qui donne une zone minée,
40:44soi-disant,
40:45comme par hasard,
40:46en plein milieu,
40:47du passage,
40:48du passage
40:49où les Occidentaux passent,
40:50c'est-à-dire juste
40:51à la pointe de Oman,
40:55à l'endroit resserré,
40:57où c'est resserré,
40:58et donc,
40:59ils ne laissent,
41:00et ils ne disent
41:00que le seul truc sûr,
41:01c'est de passer par
41:02leurs OEE,
41:03où il y a le péage.
41:04Donc,
41:06honnêtement,
41:07il y a des gros doutes
41:09sur le fait qu'il y ait des mines,
41:10parce que s'ils avaient miné,
41:11ils seraient eux-mêmes.
41:12Après,
41:12on n'est jamais à l'abri
41:13du fait qu'il y ait des mines de fond,
41:15mais là,
41:15pour le coup,
41:16mais qu'il faut donc,
41:17effectivement,
41:17aller lever
41:18cette hypothèque,
41:20mais honnêtement,
41:21les estimations aujourd'hui
41:22dans les états-majors,
41:24c'est que ce n'est pas très miné.
41:25Mais l'idée amirale,
41:26c'est d'aller envoyer,
41:28encore une fois,
41:28des drones marins,
41:29sous-marins,
41:30pour aller vérifier
41:30qu'il y a des mines ou pas,
41:31et ensuite,
41:32d'éventuellement faire exploser
41:33ces mines s'il y a lieu ?
41:34Bien sûr,
41:35à chaque fois que vous découvrez
41:36une mine,
41:37vous la faites exploser,
41:38parce que,
41:39si elle est dérivante,
41:40vous réussissez de la perdre,
41:41une fois que vous l'avez identifiée,
41:42il faut la faire,
41:43il faut l'éliminer tout de suite.
41:45Donc,
41:46je me repose la question des mines.
41:50Vous vous souvenez
41:50qu'il y a quelques semaines,
41:51ce sont les Américains
41:53qui avaient attiré l'attention
41:55sur le fait que des bateaux
41:56de Pazdaran minaient.
41:58C'était quoi ?
41:59Un jour, trois semaines ?
42:00Quelque chose comme ça.
42:00C'est les Américains.
42:01Autrement dit,
42:02le premier signal,
42:03il n'est pas venu des Iraniens,
42:04il est venu des Américains.
42:05Dès qu'une dizaine de mines.
42:06Voilà.
42:07Et à partir du moment
42:08où on vous dit
42:09que c'est peut-être miné,
42:11il faut considérer
42:12que c'est miné.
42:12Mais attendez,
42:13il faut aller jusqu'au bout de la logique.
42:14Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
42:15Quel aurait été l'intérêt
42:16pour les Américains,
42:17eux,
42:17de donner cette info-là,
42:19si en plus,
42:20il n'y a pas vraiment de mines ?
42:21C'était probablement
42:22pour montrer
42:22que l'Iran montait la cram.
42:24À mon avis,
42:25c'était ça
42:25qu'ils voulaient probablement dire
42:27à l'humanité.
42:28Vous voyez,
42:29nous,
42:29on n'aurait jamais fait ça.
42:30Eux,
42:30ils jettent des mines dans l'eau,
42:31donc ils bloquent,
42:32ils bloquent,
42:33c'est eux qui bloquent
42:34le passage.
42:35C'est pas nous,
42:35c'est eux.
42:35Parce qu'effectivement,
42:36une fois que vous avez mis des mines,
42:38il faut aller les...
42:39Il faut des minés.
42:41Et ça,
42:41vous n'êtes jamais sûr
42:42de les avoir tous récupérés.
42:43Vous êtes simplement sûr
42:44d'une chose,
42:45c'est que vous pouvez,
42:46en faisant ça plusieurs fois,
42:48avoir un pourcentage
42:50de chance de passer.
42:51Voilà.
42:51C'est ça,
42:52Amine.
42:52Ici,
42:53ce qui est intéressant,
42:54c'est ce qui s'est passé ce week-end.
42:55Parce que ce week-end,
42:56on a une industrie
42:57qui est particulièrement
42:59aussi impactée
43:00par cette question
43:00des droits d'Hormouz,
43:01c'est l'industrie du tourisme
43:02et en particulier de la croisière,
43:03notamment les gros paquebots.
43:05Et donc,
43:05on a vu,
43:06entre vendredi et dimanche,
43:08six paquebots qui sont passés,
43:10dont quatre samedis matins
43:11passés en moins de deux heures,
43:13les uns après les autres,
43:14partir des différents ports
43:15en moins de deux heures,
43:16donc presque comme
43:16un espèce de convoi.
43:18Partir de où à où ?
43:19Et ils sont partis,
43:20alors,
43:21ils sont partis du Qatar,
43:22ils sont partis
43:22des Émirats Arabes Unis,
43:23puis ils ont passé
43:24le détroit d'Hormouz,
43:25mais ils n'ont pas respecté
43:26les consignes iraniennes,
43:27ils n'ont pas payé
43:28quoi que ce soit,
43:29ils sont passés cotés au manet,
43:30donc c'est-à-dire juste proche
43:34du nord de la péninsule
43:35du Moussandam,
43:35et voilà,
43:36Didier a tout à fait compris
43:38là où je veux en venir,
43:38c'est que c'est là
43:39qu'on est censé avoir des mines.
43:40Et là où c'est aussi important,
43:42c'est que cette zone-là,
43:43la zone côté au man
43:44du détroit d'Hormouz,
43:45et la zone d'un point de vue
43:46bathymétrie,
43:47donc c'est-à-dire
43:47pas d'un point de vue
43:48de la profondeur,
43:49le profil de profondeur
43:50du détroit,
43:51c'est là en fait
43:51que vous avez le moins
43:52de profondeur.
43:53Donc de fait,
43:54si je minais un endroit
43:55comme celui-là
43:56et que je faisais passer
43:57les bateaux
43:57et que vraiment
43:58on avait un doute immense
44:00et de fait,
44:01on aurait pu imaginer
44:02des catastrophes
44:03à ce niveau-là,
44:04là on a quatre navires
44:05qui au moins
44:05nous démontrent
44:06qu'on peut passer
44:07d'une manière ou d'une autre,
44:08même s'ils ont pris
44:09effectivement un grand risque
44:09d'un point de vue
44:10assuranciel.
44:11On va retrouver Laurence Haim
44:12du côté de Washington
44:13en direct.
44:13Bonsoir Laurence,
44:14merci d'être avec nous
44:15ce soir,
44:15une nouvelle fois
44:16dans cette édition spéciale.
44:18On a bien compris
44:19que c'était le cœur
44:20ou l'un des cœurs
44:22du réacteur,
44:23si je puis dire,
44:24ou le cœur des tensions
44:25sur ce détroit d'Hormuz.
44:26Que dit Donald Trump
44:27ce soir sur ce détroit ?
44:31Écoutez,
44:32sur le détroit d'Hormuz,
44:33la préoccupation principale
44:35de Donald Trump,
44:36c'est surtout
44:37que l'Iran
44:37ne dispose pas
44:38d'armes nucléaires
44:40et il ne cesse
44:41de le répéter
44:42dans les interviews
44:42qu'il fait
44:43à nos confrères
44:44par téléphone
44:45ou en tout cas
44:46dans les tweets
44:47qu'il fait
44:47et Donald Trump
44:48est invisible
44:50depuis maintenant
44:52samedi matin.
44:53Il n'apparaît pas
44:53devant les caméras,
44:54on sait que samedi après-midi
44:55il a joué au golf
44:56et ensuite
44:56il s'est enfermé
44:57tout le week-end
44:58dans le bureau Oval
44:59et il est toujours
45:00dans cette maison blanche
45:01derrière nous
45:02sans faire aucune apparition publique
45:04ni d'ailleurs
45:04sa porte-parole.
45:05Alors encore une fois
45:06on essaye évidemment
45:07avec Dorine Jarnias
45:08qui m'accompagne
45:09de comprendre
45:10l'état d'esprit
45:11de Donald Trump.
45:12Un Donald Trump
45:13très combatif
45:14dans ses interviews.
45:15Un Donald Trump
45:16qui a repoussé
45:17le cessez-le-feu
45:18de 24 heures
45:19jusqu'à mercredi soir
45:21heure de Washington
45:22dit-il
45:23et un Donald Trump
45:24qui ne cesse de répéter
45:25à ses interlocuteurs
45:26par téléphone
45:27qu'il ne veut pas céder.
45:29Ce qui est aussi intéressant
45:30pour vous
45:30c'est que quand on analyse
45:32une conversation téléphonique
45:34que Donald Trump a eue
45:35mais aussi un tweet
45:36qu'il a fait
45:37on sent toujours
45:38cette revanche
45:39qu'il souhaite prendre
45:40contre ce qu'il appelle
45:42Barack Hussein Obama
45:44et aussi
45:45comme il le dit
45:46Joe Biden
45:47l'endormit.
45:48Pour Donald Trump
45:49ils avaient négocié
45:50un très mauvais deal
45:51avec l'Iran
45:51et Donald Trump
45:52ne cesse de répéter
45:53que son accord
45:54permettra la paix
45:55dans le monde
45:56et que l'Iran
45:57n'est pas d'armes nucléaires.
45:59Laurence Haïm
46:00en direct de Washington
46:01on reparlera évidemment
46:02tout à l'heure
46:02de l'état d'esprit
46:03de Donald Trump.
46:04Je reviens
46:05au détroit d'Orwood
46:06dit Desfrançois
46:06au passage
46:07la flotte moustique iranienne
46:09tous ces centaines
46:10peut-être milliers
46:11de bateaux hyper rapides
46:14concentrés entre les mains
46:17de l'Iran
46:18est-ce que c'est une vraie menace
46:19ou pas ?
46:19Trump dit
46:20on ne s'en est pas occupé
46:21jusque-là
46:21parce que pour nous
46:22ce n'est pas une menace.
46:23C'est vrai que c'est plus
46:24une menace pour les bateaux civils
46:25aujourd'hui.
46:26On l'a vu d'ailleurs
46:29leurs coups de semences
46:30ont été faits
46:31à partir de vedettes
46:32et avec un petit drone
46:33donc on voit bien
46:34qu'ils en ont
46:34effectivement
46:35mais honnêtement
46:37l'amiral répondra
46:40mieux que moi
46:40on peut toujours penser
46:42que la saturation
46:44et la nuée
46:45pourraient submerger
46:46mais enfin
46:47avant que les petites vedettes
46:48arrivent de manière massive
46:50à aller choper
46:51un bâtiment principal
46:53de la flotte américaine
46:55au large
46:56en haute mer
46:57ça me paraît
46:58peu crédible
46:59en revanche
47:00se faire dégommer
47:00par de l'hélicoptère
47:03Apache
47:03et de la 10
47:04dans le détroit
47:05oui ça me paraît
47:06l'avion
47:08qui fait
47:08brou
47:09voilà
47:10et donc
47:11ça oui
47:12c'est possible
47:13après
47:14évidemment
47:15on ne peut pas
47:16exclure
47:16la question de la nuée
47:17mais
47:18tu as tout à fait raison
47:20en dehors du gap
47:22on n'en verra pas
47:23l'état de la mer
47:25ne permet pas
47:25à ces bateaux
47:26de pouvoir franchir
47:28le détroit d'Orbouse
47:29mais alors pourquoi
47:29est-ce que les Iraniens
47:30en ont collectionné
47:32des centaines
47:32et des centaines
47:33et des centaines
47:33parce que c'est dans le gap
47:35et c'est là où ils font la police
47:36parce que si vous rentrez
47:38avec votre bateau
47:39même avec votre belle frégate
47:41vous risquez quand même
47:42d'être dans une situation
47:43délicate
47:44parce que là
47:45ces petits bateaux
47:46vont être très malœuvrants
47:48ils ont une eau
47:49qui est plus calme
47:49qui correspond à leur taille
47:51à leur vitesse
47:52et rentrer
47:55une frégate
47:56qui rentre dans le gap
47:57non mais il n'y aura pas
47:58prend des risques
47:59pardon
47:59petite précision
48:00pourquoi on parle
48:01de flotte moustique
48:02parce que
48:03c'est une multitude
48:05de bateaux
48:06parce qu'ils attaquent
48:07à une dizaine de bateaux
48:08donc vous êtes
48:09effectivement embêté
48:11quand vous avez 15 moustiques
48:12autour de vous
48:13c'est jamais lequel
48:13il faut tuer en premier
48:15donc c'est finalement compliqué
48:16il y a un élément aussi
48:18qui est en fait
48:19les poids de l'histoire
48:19c'est à dire que
48:20quand on revient
48:20aux années 80
48:21et quand on revient
48:22à la guerre des pétroliers
48:24les années 80
48:24donc menée bien sûr
48:25entre notamment
48:26l'Iran et l'Irak
48:27de fait
48:28cette guerre se passait
48:30dans le détroit d'Ormuz
48:31puis c'est passé
48:32dans le golfe persique
48:32de fait
48:33ici ce qui change
48:34avec la structuration
48:35ici du blocus
48:36c'est d'avoir un blocus
48:38qui soit en réalité
48:38à plus de 500 km au large
48:40donc entre la frontière
48:42entre l'Iran
48:42et le Pakistan
48:43d'un côté
48:43là au nord
48:44et sur la pointe
48:46au manège
48:46donc au niveau
48:47du sur
48:48donc sur la partie
48:49du golfe
48:50on voulait dire
48:50pardon
48:50que les américains
48:51ont bien vu les images
48:52que l'on voit là
48:52bien sûr
48:53des dizaines de bateaux
48:55iraniens stockés
48:56et qu'ils se sont dit
48:56on va se mettre
48:57beaucoup plus loin
48:58ils se sont mettent
48:59en haute mer
48:59eux ils sont forts
49:00en haute mer
49:00personne ne peut les choper
49:01en haute mer
49:01et de l'autre côté
49:02les iraniens ont donc
49:03ce poids de l'histoire
49:04où effectivement
49:04quand on frappait
49:06avec des missiles
49:07dans le détroit d'Ormuz
49:07il y avait toute une difficulté
49:08à l'époque
49:09dans les années 80
49:10je la fais très courte
49:11et très rapide
49:12mais de fait
49:12là
49:13cette flotte moustique
49:14pourrait apporter
49:15un autre type
49:16de capacité
49:16effectivement
49:17de harcèlement
49:18par rapport à cette flotte là
49:19dans une logique
49:20bien sûr
49:21de faire du détroit d'Ormuz
49:22un endroit absolument
49:23non navigable
49:23on y reviendra
49:24dans cette édition spéciale
49:25il y a des négociations
49:25qui vont s'ouvrir
49:26autour du nucléaire
49:27et autour d'Ormuz
49:27évidemment
49:28les délégations
49:29qui doivent se rencontrer
49:29au Pakistan
49:30de votre point de vue amiral
49:31est-ce que ce blocus
49:33fonctionne
49:34du point de vue iranien
49:35et du point de vue américain
49:36puisqu'on a bien compris
49:37qu'il y avait deux blocus
49:38est-ce que ça marche ?
49:40On a eu deux exemples
49:41un exemple côté iranien
49:43et un exemple côté américain
49:45donc a priori
49:46ça fonctionne
49:47Ça fonctionne parce qu'ils ont réussi
49:48à cibler des navires
49:49à leur faire faire demi-tour
49:50etc.
49:50ou à les arrêter
49:51mais d'un point de vue
49:52plus stratégique
49:53à plus grande échelle
49:54est-ce que ça fonctionne ?
49:55Ben oui
49:55parce qu'on n'a pas
49:57un commerce normal
49:58dans cette partie du monde
50:00donc c'est que ça fonctionne
50:02c'est que finalement
50:02si on voulait limiter
50:05ce commerce maritime
50:06et bien on y est arrivé
50:07On y est arrivé
50:08et y compris
50:08Elsa Vidal
50:09l'argument de Trump
50:09qui dit
50:11notre blocus
50:11coûte 500 millions de dollars
50:13par jour
50:13c'est le chiffre
50:14que donne le président
50:14américain
50:15aux Iraniens
50:16donc il y a la volonté
50:17d'asphyxier les Iraniens
50:19de ce point de vue-là
50:19Oui et puis en fait
50:20cette volonté
50:22elle est partagée en miroir
50:23avec les plus durs
50:24des négociateurs iraniens
50:25qui eux aussi disent
50:26très bien on va voir
50:27vous pouvez endurer combien
50:28de hausses au prix du galon
50:30dans votre électorat
50:32puisque Trump est assis
50:34sur un soutien
50:35qui va s'amenuisant
50:36qui a atteint
50:36des minimums historiques
50:3838% maintenant
50:39de soutien
50:40à cette opération spéciale
50:42en Iran
50:43et donc c'est là aussi
50:44un test de volonté
50:46un test de détermination
50:48mais qui se passe
50:49par ricochet
50:50dans les économies
50:51des deux adversaires
50:52on se sert du détroit d'Hormuz
50:54pour porter le combat
50:55dans le domaine économique
50:57et nous
50:57nous sommes des victimes
50:58collatérales
50:59alors on continue d'endurer
51:00même si les perspectives
51:01sont assez mauvaises
51:03pour l'année
51:03on ne sait pas finalement
51:04à combien de mois
51:06on reviendra à la normale
51:07mais effectivement
51:08c'est une manière de dire
51:09mais moi je peux attendre
51:10et toi tu peux attendre
51:10combien de temps ?
51:11Alors ça tombe bien
51:12transition toute trouvée
51:13pour ce dont on va parler
51:13dans un tout petit instant
51:14on va faire une pause
51:15et après ça
51:16on parlera des répercussions
51:17de ce qui se passe
51:18là-bas
51:19dans le détroit d'Hormuz
51:20jusqu'ici
51:21les pompes à essence
51:23évidemment
51:23mais tout ce qui concerne aussi
51:25par exemple
51:25le plastique
51:26les produits plastiques
51:28avec un certain nombre
51:29de pénuries
51:29qui pourraient poindre
51:30dans les semaines
51:31ou les mois qui viennent
51:32on en parle dans une seconde
51:33avec nos experts
51:34à tout de suite
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