- il y a 2 jours
Rudy Veeramundar reçoit : • Emmanuel Maujean - CEO du Groupe MOOOVE • Cyril Quintyn - Cofondateur et Directeur de Campus Holberton School Mauritius • Julien Demoor - Fondateur de Stratalis et Multiply Suivez l’émission en direct sur : • l’application TOP FM • Facebook : Top FM Mauritius • YouTube : Top TV Mauritius Participez en direct en appelant le 213 7777.
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ÉducationTranscription
00:00:04Hard Talk, Hard Talk
00:00:13Bonsoir à tous et bienvenue dans Hard Talk sur la Top FM, ravi de vous retrouver en direct pour ce
00:00:18nouveau numéro.
00:00:20Alors ce soir on pose une question simple mais essentielle, Maurice est-elle prête pour les métiers de demain ?
00:00:26Alors on parle d'intelligence artificielle, d'innovation, de start-up mais en parallèle les entreprises peinent à recruter ou
00:00:32c'est très difficile.
00:00:34Les jeunes cherchent encore leur voie et le lien entre formation et marché du travail reste parfois fragile.
00:00:40Alors est-ce qu'on est en avance ou en retard ? Est-ce qu'on forme les bons profils
00:00:46et surtout est-ce qu'on est prêt à changer de modèle ?
00:00:49Pour en parler j'ai autour de la table des invités qui vivent cette transformation au quotidien.
00:00:54Avec nous ce soir Emmanuel Maugent, CEO du groupe Move. Emmanuel Maugent, bonsoir et bienvenue sur le plateau de Top
00:01:01FM.
00:01:02Bonsoir Rizy, merci de m'accueillir de nouveau chez toi, ici et ravi de partager ce moment-là avec toi.
00:01:09Plaisir, depuis novembre on se retrouve après quelques mois.
00:01:12Exactement.
00:01:13Bon enfin.
00:01:15Ensuite nous avons Julien Desmaux, fondateur de Stratadis et de Multipli. Julien, bonsoir et bienvenue sur le plateau de Top
00:01:21FM.
00:01:22Bonsoir Rizy, merci de m'accueillir.
00:01:24Plaisir, ensuite nous avons Cyril Quintin, cofondateur et directeur du Campus Holberton School of Mauritius.
00:01:30Bonsoir Rizy, ravi d'être là.
00:01:32Très bien. Alors nous avons aussi nos viewers sur Facebook, sur Youtube. Bonsoir à tous.
00:01:37Et nous allons commencer par un tour de table rapide.
00:01:41Enfin rapide, on va commencer par les présentations de ce que vous faites et de votre organisation.
00:01:47On va commencer par Emmanuel.
00:01:49Parfait, merci Rudy. Alors moi je suis le fondateur de Meet Your Job et Smart Traveler et tout récemment j
00:01:57'ai créé un chapeau, pas une nouvelle entreprise mais un chapeau move.
00:02:01Une entreprise qui va accompagner la mobilité, la croissance et des opportunités.
00:02:07Mon objectif est de simplifier et de pouvoir aider à la décision.
00:02:14C'est-à-dire dans une période où c'est compliqué, où il faut avancer vite, où move devient nécessaire.
00:02:23Notre équipe a décidé de move et de créer cet écosystème pour mieux accompagner nos clients, nos candidats, nos clients
00:02:32entreprises, corpos et clients particuliers.
00:02:35Voilà.
00:02:36Et vous avez bien cité sur move, il faut move et move pour vous c'est avec 3 O.
00:02:40C'est avec 3 O, les 3 O effectivement.
00:02:44Parce qu'il y a ce besoin de bouger ?
00:02:47Je pense que dans un monde qui avance vite, il faut bouger vite.
00:02:52Et je pense, on en a parlé récemment, mais je pense que Maurice avance trop lentement et que malheureusement les
00:03:02décisions sont longues.
00:03:03Et dans un... je regarde un peu pour plus tard.
00:03:10Mais ouais, je suis persuadé qu'il faut qu'on avance vite.
00:03:13Il vaut mieux une mauvaise décision qu'une décision que pas de décision.
00:03:16Très bien.
00:03:17C'est ma philosophie.
00:03:18Merci beaucoup Emmanuel.
00:03:20Alors Julien Desmeaux, voilà, présentez-nous Stratalys et Multiply.
00:03:24Et vous êtes là depuis une quinzaine dernière Maurice ?
00:03:27Depuis 12 ans.
00:03:28Depuis 12 ans, presque 15 ans.
00:03:29J'ai fondé Stratalys qui est une agence qui travaille dans la data et qui aide des entreprises essentiellement basées
00:03:38en France sur des problématiques assez spécialisées.
00:03:43Et on accompagne des grandes entreprises, des corps publics aussi.
00:03:48Et puis un peu plus tard, j'ai fondé Multiply qui est un éditeur de logiciels, un logiciel qui est
00:03:55complètement créé à Maurice.
00:03:56Et qui s'adresse aux e-commerçants en Europe et qui les aide à avoir les meilleurs prix tout le
00:04:04temps avec un logiciel assez sophistiqué.
00:04:06Très bien.
00:04:07Et vous vous êtes retrouvé à Maurice dans quelles circonstances ?
00:04:10Dans des circonstances où j'ai été un entrepreneur qui travaillait seul, qui avait envie de voyager, de bouger.
00:04:18Et j'ai trouvé ici un endroit très accueillant dans lequel j'ai pu développer mon entreprise et l'amener
00:04:26à une trentaine de collaborateurs.
00:04:29Vous avez commencé avec combien de collaborateurs ?
00:04:32Alors quand je suis arrivé à Maurice, j'étais seul avec une personne qui travaillait avec moi à distance, que
00:04:38je n'ai jamais rencontrée parce qu'elle travaille dans un autre pays qui est encore avec nous aujourd'hui.
00:04:43Mais voilà, ça s'est développé depuis.
00:04:45Intéressant, on a quand même une trentaine de collaborateurs aujourd'hui en 10 ans.
00:04:47C'est quand même un gros progrès.
00:04:50Oui.
00:04:51Très bien.
00:04:51Alors Cyril Quintin, vous allez nous parler du Holberton School of Mauritius.
00:04:57Yes.
00:04:57Très bien.
00:04:58Donc moi je suis le directeur de campus et cofondateur de Holberton School Mauritius.
00:05:03J'ai deux partenaires avec moi, Frédéric Weber et Patricia Louvet.
00:05:06Et en fait l'année dernière on a ouvert le 35e campus au monde, puisqu'Holberton est né en 2015
00:05:13dans la Silicon Valley.
00:05:15Et depuis c'est développé dans plus de 20 pays.
00:05:18Et on forme au métier de software engineer, avec des spécialisations en IA, donc en intelligence artificielle, machine learning, cybersécurité
00:05:27principalement.
00:05:28Et puis après tout un peu les dérivés, big data, full stack, enfin voilà, des termes un petit peu techniques.
00:05:35On a une formation qui est très spécifique, puisqu'on forme en deux ans, avec à l'issue un bachelor
00:05:41européen, délivré par la Fédération européenne de l'éducation.
00:05:45Et c'est une formation qui est très intense.
00:05:48Et donc on forme sur la pratique.
00:05:50Les jeunes chez nous n'ont pas de cours théoriques.
00:05:52Ils codent dès le deuxième jour, techniquement.
00:05:56Et ils vont coder...
00:05:57On s'est mis que ça.
00:05:58Oui.
00:05:59On les met, il y a des projets pédagogiques qui sont faits pour les accompagner et leur faire monter en
00:06:04compétence.
00:06:05Je prends souvent l'exemple du cuisinier.
00:06:10On peut connaître plein de recettes de cuisine, mais pour être un bon cuisinier, il faut passer du temps en
00:06:14cuisine.
00:06:15Il faut des fois se couper un peu les doigts et se brûler les mains.
00:06:17Il faut goûter les plats qu'on prépare.
00:06:19C'est exactement la même chose avec le métier de software ingénieur.
00:06:22On permet justement aux jeunes et aux moins jeunes d'ailleurs d'essayer de faire des erreurs, de pratiquer, ce
00:06:28qui est un peu l'essence même du métier de software ingénieur.
00:06:31Et tout ça dans un environnement cadré avec un accompagnement.
00:06:34Intéressant.
00:06:34Et comment il est ce projet à Maurice, Hold Button à Maurice ?
00:06:38Alors moi, ça fait 16 ans que je suis à Maurice.
00:06:41J'ai travaillé, je suis venu ici en travaillant dans des agences marketing, notamment pour Orange et la MCB.
00:06:48Frédéric Weber, lui, ça fait 12 ans qu'il est là et il a une entreprise de développement.
00:06:55Et puis, quand je suis passé après dans la partie technologique, on s'est rendu compte qu'il y avait
00:06:59un vrai souci de ressources.
00:07:01En fait, déjà, c'était pour nos propres besoins.
00:07:05Et puis, Frédéric, qui a l'initiative du projet, a découvert Hold Button.
00:07:10Il a testé avec des étudiants qui venaient de France.
00:07:15Et puis, il a été conquis et on s'est dit qu'il y avait définitivement quelque chose à faire.
00:07:20Le pays est en train de prendre une tournure.
00:07:23Et voilà, donc, il y a des besoins et il y a des solutions qui existent.
00:07:27Et c'est ce qu'on a voulu lancer pour démarrer.
00:07:29Et Patricia, qui, elle, est coach en leadership, avait aussi cette ambition, cette passion pour l'éducation.
00:07:36C'était un pari risqué, initialement ?
00:07:39La question, c'est est-ce que l'entrepreneuriat est un pari risqué ?
00:07:42Ça, on va vous le dire.
00:07:44C'est un autre sujet.
00:07:45Non, je pense que c'est pas un peu...
00:07:49Tout pari comporte sa part de risque.
00:07:51Mais quand on a quelque chose de qualité qui répond à un besoin, il faut s'atteler à bien implémenter.
00:07:58Et normalement, tout se passe bien.
00:07:59Très bien.
00:08:00Maintenant, allez, la grande question.
00:08:02Est-ce que Maurice est prête pour les métiers de demain ?
00:08:05Est-ce qu'on est encore en phase d'adaptation ?
00:08:08Emmanuel ?
00:08:13Est-ce que les métiers de demain sont toujours...
00:08:16Je sais pas si Maurice est prêt.
00:08:22Je pense qu'on n'a pas encore le mindset.
00:08:26On est toujours en train de parler déjà des métiers de demain, alors qu'il faut se concentrer aujourd'hui.
00:08:31Et construire demain.
00:08:32On est trop dans l'avenir.
00:08:34Future of work, ça n'a pas changé rien.
00:08:36Ça fait depuis, je crois, 15 ans qu'on fait du future of work, future of work.
00:08:40Mais on est toujours en retard.
00:08:44Pour pouvoir, je pense, être prêt pour le métier de demain,
00:08:47demain, il faut changer le mindset.
00:08:49Il faut commencer tout.
00:08:50J'ai noté quelques petites choses,
00:08:52mais je pense qu'il faut préparer des jeunes depuis très tôt.
00:08:56Des jeunes depuis l'HC.
00:08:58Et il faut aider les jeunes à avoir de la curiosité.
00:09:01Il faut aider les jeunes à avoir du ownership.
00:09:03Les métiers de demain, c'est la capacité à résoudre des problèmes.
00:09:06Et ça revient à l'entrepreneuriat.
00:09:08Je pense que les métiers de demain, c'est ce qu'on attend,
00:09:11en tout cas nos collaborateurs, moi, en tant que chef d'entreprise.
00:09:13J'imagine que mes confrères, eux, autour de la table,
00:09:16et vous aussi, d'ailleurs, qui êtes entrepreneur,
00:09:19ce que vous avez besoin, c'est des personnes autour de vous
00:09:20qui résoutent des problèmes.
00:09:22Et donc, vous avez besoin d'intrapreneurs,
00:09:24de personnes qui sont autonomes,
00:09:26qui sont curieuses,
00:09:28qui vont arriver avec des solutions,
00:09:33pas les bonnes, c'est pas grave,
00:09:34mais au moins des solutions permettant de phosphorer
00:09:38et permettant d'aller trouver la solution.
00:09:41Et souvent, dans une dynamique,
00:09:43c'est est-ce qu'on est prêt pour les métiers de demain ?
00:09:45Non.
00:09:46On sera prêt qu'on va se mettre autour d'une table,
00:09:48qu'on va réfléchir ensemble,
00:09:49on va se laisser le temps et qu'on passera à l'action.
00:09:52Très bien.
00:09:53Merci.
00:09:54Et Jules Desmeaux, la même question ?
00:09:57Je pense que les métiers de demain,
00:09:59c'est un sujet un petit peu compliqué.
00:10:02On est...
00:10:02Donc, je suis dans la technologie.
00:10:05On fait face à une révolution
00:10:09depuis quelques années,
00:10:10avec l'arrivée de l'IA
00:10:12qui est accessible à tout le monde,
00:10:14qui change fondamentalement nos habitudes de travail,
00:10:18qui change les habitudes de travail de nos clients,
00:10:22qui va très vite,
00:10:23qui ne livre pas sur toutes les promesses
00:10:27ou sur toutes les prédictions
00:10:28à la vitesse à laquelle certains l'avaient prévue,
00:10:31mais qui néanmoins a des effets indéniables.
00:10:36Donc, je pense que la préparation au métier de demain,
00:10:40c'est un sujet qui n'est pas un sujet mauricien,
00:10:43qui est un sujet qui existe partout dans le monde,
00:10:46auquel on est tous confrontés.
00:10:47Donc, ceux qui tirent immédiatement partie
00:10:51des changements qui sont en train de se produire
00:10:53ne se posent pas la question exactement de la même manière.
00:10:56Ceux qui sont confrontés à l'obligation de changer
00:11:00peuvent trouver que c'est une question assez urgente.
00:11:04Est-ce que Maurice est affecté exactement comme les autres ?
00:11:10Peut-être pas.
00:11:10Peut-être qu'il y a un certain nombre d'opportunités,
00:11:14de risques aussi.
00:11:15On peut imaginer qu'il y a des métiers qui existent aujourd'hui,
00:11:19qui sont en train d'être remplacés,
00:11:22certains progressivement, certains assez vite,
00:11:25par l'intelligence artificielle.
00:11:26Et je pense qu'on a un impératif
00:11:30dans toutes les industries qui sont concernées
00:11:33de se demander comment on doit évoluer.
00:11:36et ça concerne les entreprises et ça concerne les gens
00:11:39qui travaillent dans les entreprises.
00:11:41Premièrement, une question, Julien.
00:11:44Vous êtes venu à Maurice il y a deux ans de cela.
00:11:47Donc, je pense que le pays avait certains intraits.
00:11:50Est-ce qu'au fil des années, est-ce que le pays
00:11:53gode toujours ses avantages ou il y a des évolutions
00:11:58où nous devrions être un peu plus prudents ?
00:12:01Alors, je pense que ces douze dernières années,
00:12:05moi, j'ai vu beaucoup de choses évoluer.
00:12:06Je suis très heureux de voir que le secteur technologique
00:12:10dans lequel j'évolue se développe aussi,
00:12:12que d'une manière générale,
00:12:16Maurice augmente dans la chaîne de valeur
00:12:18des entreprises qui produisent des services digitaux,
00:12:20qu'il y a plus de start-up,
00:12:23qu'il y a plus d'entreprises
00:12:25qui, à Maurice, font des choses
00:12:26qui sont à forte valeur ajoutée.
00:12:28Peut-être pas autant que ce qu'on pourrait désirer,
00:12:32mais sans aucun doute,
00:12:34les choses évoluent dans le bon sens.
00:12:36Très bien.
00:12:37Alors, je reviens à ma question initiale
00:12:39pour Cyril Quentin.
00:12:41C'est-à-dire, est-ce que Maurice est prête
00:12:43pour les métiers de demain
00:12:43ou est-ce que nous sommes en phase d'adaptation ?
00:12:47Moi, j'ai envie de faire un peu un résumé
00:12:48de ce que j'aime bien.
00:12:50Il y a deux idées qui constituent la mienne.
00:12:54Je pense que déjà, la question,
00:12:56ce n'est pas Maurice.
00:12:57Tous les pays se posent la question,
00:12:59c'est quoi les métiers de demain ?
00:13:00Exact.
00:13:01La réponse, c'est peut-être même déjà
00:13:02juste cuisinier ou plombier.
00:13:06Vous aimez bien la cuisine ?
00:13:07Oui, j'aime beaucoup.
00:13:10Donc non, tout ça pour dire
00:13:12que pour revenir sur la partie technologique,
00:13:13je pense qu'effectivement,
00:13:14on évolue dans un gros question mark.
00:13:17Donc ça, c'est difficile à définir.
00:13:22Et c'est là où je rejoins aussi Emmanuel,
00:13:26c'est que ce qui va déterminer
00:13:28la capacité d'un jeune
00:13:30à évoluer dans ce nouveau monde,
00:13:32c'est son envie d'avancer,
00:13:36son adaptabilité.
00:13:38Nous, on a tendance,
00:13:39on explique qu'à notre école,
00:13:41en fait, on leur apprend à apprendre
00:13:42parce que la technologie
00:13:43qu'on leur apprend aujourd'hui,
00:13:44ce ne sera pas celle de demain.
00:13:45Donc, il faut surtout s'assurer
00:13:47qu'il soit capable d'apprendre
00:13:49ce qui va arriver.
00:13:51Et effectivement, c'est l'état d'esprit.
00:13:55Moi, de...
00:13:56Permettez-moi de vous répondre.
00:13:57Donc, ce n'est pas la question
00:13:58d'avoir un diplôme.
00:14:00Et voilà, c'est un passeport pour la vie
00:14:01et vous n'avez rien à apprendre à faire.
00:14:04Alors ça, je vais être assez clair là-dessus.
00:14:06Non, le diplôme n'est absolument
00:14:08pas un passeport pour la vie.
00:14:09C'est un des gros leurres
00:14:11de ces 15 dernières années.
00:14:13Je lis tous les jours
00:14:14des articles de la Silicon Valley
00:14:15qui expliquent que les grands groupes
00:14:19n'embauchent plus sur diplôme.
00:14:21Ils ont leur propre test d'entrée.
00:14:23Ils veulent savoir comment sont les candidats,
00:14:24leur état d'esprit,
00:14:25comment ils avancent.
00:14:26Est-ce qu'ils sont capables
00:14:26de résoudre des problèmes ?
00:14:28Depuis un an, aux États-Unis,
00:14:31il y a une chute d'embauche
00:14:32chez les détenteurs de master.
00:14:34Alors, il ne faut pas non plus jeter tout.
00:14:37L'éducation et les diplômes
00:14:39permettent quand même
00:14:39à un moment donné
00:14:40d'avoir des compétences.
00:14:42Mais le côté sur-diplomant
00:14:45va être très compliqué à l'avenir.
00:14:48Il y a un écrivain qui a écrit
00:14:49« Il faut réapprendre à apprendre ».
00:14:51Il explique faire des études
00:14:53de médecine aujourd'hui
00:14:54pour finir dans 10 ans,
00:14:56terminer ses études dans 10 ans
00:14:57alors qu'aujourd'hui,
00:14:59on a des outils
00:14:59qui sont quasiment même meilleurs
00:15:01sur certains diagnostics
00:15:02que les médecins.
00:15:04C'est compliqué d'apprendre
00:15:05un métier
00:15:06quand on ne sait pas
00:15:09comment il sera dans 10 ans
00:15:10et comment ça se passera.
00:15:12Donc oui,
00:15:13est-ce que Maurice est prêt ?
00:15:15Je pense que Maurice est comme tout le monde,
00:15:16en train de se transformer,
00:15:17en train de se poser les bonnes questions.
00:15:19Je vois quand même une dynamique.
00:15:21Moi, j'ai envie de rester
00:15:21très positif là-dessus.
00:15:23Il y a des choses qui bougent.
00:15:24Maintenant,
00:15:25les choses vont devoir bouger
00:15:27plus vite
00:15:27parce que le monde bouge plus vite.
00:15:29Tout simplement.
00:15:30Très bien.
00:15:31on a des mots-clés
00:15:32comme envie d'avancer,
00:15:34adaptabilité.
00:15:35C'est ce qu'on a entendu
00:15:35un peu autour de la table
00:15:36depuis le début de l'émission.
00:15:39Alors,
00:15:40l'entrepreneuriat innovant
00:15:41semble encore freiner
00:15:42pour une culture
00:15:42du risque limité.
00:15:45Comment changer les mentalités,
00:15:47notamment chez les jeunes
00:15:48et leurs familles ?
00:15:49Je ne commence pas ici.
00:15:50C'est parti.
00:15:52Comment changer les mentalités
00:15:53sur l'entrepreneuriat ?
00:15:55En fait,
00:15:56si...
00:15:57Ce qui prend cette aviation
00:15:58du risque ?
00:16:00Est-ce que...
00:16:01Oui,
00:16:01effectivement,
00:16:02c'est vrai qu'on préfère
00:16:03avoir un petit job
00:16:04peut-être un peu pépère,
00:16:06bien sécurisé et cadré.
00:16:08Il ne faut pas oublier
00:16:09que Maurice,
00:16:09il y a quelques années,
00:16:10était avant tout
00:16:11un pays d'entrepreneurs.
00:16:12Les entreprises
00:16:12qui sont là aujourd'hui
00:16:13ont été créées
00:16:14par des Mauriciens
00:16:15qui avaient de l'envie,
00:16:17qui avaient faim,
00:16:17qui avaient besoin
00:16:18de faire avancer le pays.
00:16:19Et c'est elles
00:16:20qui ont créé
00:16:20tous ces emplois-là.
00:16:22Pour moi,
00:16:22l'entrepreneuriat,
00:16:23c'est le premier conglomérat
00:16:26d'un pays,
00:16:27puisque c'est là
00:16:28qu'on fait de la résilience.
00:16:30Si demain,
00:16:31on n'avait que quelques groupes
00:16:32qui détenaient toute l'économie
00:16:34ou qui structuraient
00:16:35uniquement le marché du travail,
00:16:37en fait,
00:16:38on s'appreurirait.
00:16:39Donc non,
00:16:39l'entrepreneuriat
00:16:40est hyper important.
00:16:43Aujourd'hui,
00:16:44il y a des incubateurs
00:16:45comme la plage factory,
00:16:46trampoline ou la turbine
00:16:48qui fournissent un support
00:16:50et un soutien,
00:16:51ce qui n'existait pas avant.
00:16:53Donc je pense que oui,
00:16:54les jeunes doivent aussi
00:16:56considérer l'entrepreneuriat
00:16:57parce que c'est indispensable
00:16:59pour qu'une économie tienne.
00:17:02Très bien.
00:17:03Et vous,
00:17:03de votre côté,
00:17:04Julien ?
00:17:05J'avoue que je ne sais pas
00:17:06comment on change
00:17:08les mentalités
00:17:09sur un sujet aussi vaste,
00:17:10mais j'aime bien
00:17:11la notion d'Emmanuel
00:17:13d'entrepreneur
00:17:14et je suis très attaché
00:17:16à la notion
00:17:16d'ownership également.
00:17:19En fait,
00:17:21les choses ne concernent pas
00:17:24exclusivement les entrepreneurs
00:17:25ou les gens
00:17:26qui vont prendre des risques.
00:17:28on cherche dans les entreprises,
00:17:30on valorise en tout cas
00:17:31des individus
00:17:33qui s'approprient un résultat,
00:17:37qui s'approprient
00:17:38une satisfaction client,
00:17:40qui s'approprient
00:17:41des méthodes
00:17:42et qui les mettent en œuvre
00:17:45avec de l'autonomie,
00:17:47en tout cas,
00:17:48avec un attachement
00:17:50au résultat
00:17:51et pas à l'accomplissement
00:17:53d'une tâche,
00:17:53pas à cocher une case.
00:17:56Et je pense que c'est
00:17:57la même attitude
00:17:57qu'on trouve
00:17:58dans l'entrepreneuriat.
00:18:00Je pense qu'elle change
00:18:01beaucoup de choses
00:18:02et que c'est une des grandes
00:18:03attentes des entreprises
00:18:04aujourd'hui.
00:18:06Emmanuel ?
00:18:11Il n'y a pas de chose
00:18:11qui se dit,
00:18:12c'est hyper intéressant.
00:18:15Je vous rejoins
00:18:15en série sur le...
00:18:16Maurice est un pays
00:18:18d'entrepreneurs.
00:18:20Il y a beaucoup
00:18:21de micro-entreprises.
00:18:22qui dirige mon plombier
00:18:24électricien
00:18:24qui vit avec son équipe.
00:18:27Et puis,
00:18:28il y a une différence
00:18:28entre la micro-entreprise
00:18:30et qui a une tracère,
00:18:33comment dire,
00:18:34Maurice ?
00:18:34Tu dis une tracère,
00:18:35tu dis une manzolie,
00:18:36tu as à peine un choix
00:18:37de toute façon.
00:18:38Et la structuration
00:18:40en entreprise.
00:18:42C'est deux étapes.
00:18:43On a tous commencé
00:18:44aujourd'hui
00:18:45en traçant.
00:18:47moi,
00:18:48j'avais une Peugeot 106
00:18:5098,
00:18:5197 pardon,
00:18:53qui coulait
00:18:54dans Port-Louis
00:18:55sans climatisation,
00:18:56sans radio.
00:18:56Je partais à l'aéroport
00:18:57chercher mes premiers clients
00:18:58en disant,
00:18:59désolé,
00:18:59ma voiture est tombée en panne,
00:19:00j'ai dû prendre la voiture
00:19:02de remplacement,
00:19:04mais moins une tracée.
00:19:05La définition de traceur.
00:19:06Traceur,
00:19:06exactement.
00:19:07Et je pense
00:19:08qu'à Maurice,
00:19:08on y a des traceurs
00:19:09et on n'a pas le choix.
00:19:10Donc,
00:19:10aujourd'hui,
00:19:11l'entrepreneuriat est au cœur
00:19:13de notre système.
00:19:13Maintenant,
00:19:13c'est de structurer
00:19:14cet entrepreneuriat-là.
00:19:15Les incubateurs sont là.
00:19:18Ce n'est pas une critique.
00:19:19Au contraire,
00:19:20beaucoup de mes amis
00:19:21gèrent son pouce
00:19:23et je suis très,
00:19:24extrêmement impressionné
00:19:24par leur engagement.
00:19:26Je pense qu'il faut
00:19:27du go-to-market
00:19:28plus rapide.
00:19:29Il faut réitérer,
00:19:30il faut être sur le terrain.
00:19:31Il faut prendre
00:19:32tout cet écosystème
00:19:34d'entrepreneurs,
00:19:34de micro-entreprises
00:19:35et de les aider
00:19:36à structurer.
00:19:39On n'est pas assez convanés,
00:19:41on va pas arriver
00:19:41avec des projets
00:19:43extrêmement innovants
00:19:44et on voit que le châchis
00:19:45de l'innovation
00:19:45trop complexe
00:19:46ne fonctionne pas.
00:19:47Ce n'est pas ça
00:19:47qu'on a besoin aujourd'hui
00:19:48à Maurice.
00:19:48On a déjà besoin
00:19:49de résoudre des problématiques.
00:19:51On a besoin
00:19:52d'alimenter la curiosité,
00:19:53le ownership,
00:19:53on en revient.
00:19:55Et une fois qu'on aura fait ça,
00:19:57on aura développé
00:19:58et développé
00:19:59un esprit critique,
00:20:01on va accélérer
00:20:04sur l'entrepreneur
00:20:05et sur les startups
00:20:06à Maurice.
00:20:08ce n'est pas une question
00:20:08de risque.
00:20:09Le risque,
00:20:09on en prend tout le temps.
00:20:10Tout le temps.
00:20:11À chaque décision,
00:20:12il y a un risque.
00:20:13Après,
00:20:13il y a une échelle
00:20:15de niveaux de risque.
00:20:17Et vous,
00:20:17vous en prenez
00:20:18en venant ici
00:20:18en nous avant
00:20:19sur le plateau.
00:20:21Énorme, oui.
00:20:23Est-ce que c'est
00:20:24un risque calculé ?
00:20:25C'est ça la question.
00:20:26Exactement.
00:20:27Emmanuel,
00:20:28vous savez,
00:20:29la culture mauritienne,
00:20:32vous avez
00:20:34certaines générations
00:20:35qui ont fait travailler
00:20:36dans la fonction publique.
00:20:37Alors,
00:20:39c'est à la base,
00:20:40c'est pour une question
00:20:40de sécurité d'emploi.
00:20:42Mais aussi,
00:20:43des jeunes qui commencent
00:20:44dans des petites entreprises,
00:20:45ensuite,
00:20:45qui rejoignent
00:20:47les grands groupes privés.
00:20:49Mais là aussi,
00:20:49c'est pour une question
00:20:50de sécurité d'emploi.
00:20:52Justement,
00:20:52ce chiffre-là,
00:20:53est-ce que vous le voyez
00:20:54maintenant avec
00:20:55la nouvelle génération ?
00:20:56C'est-à-dire que
00:20:57pas besoin pour moi
00:20:58de travailler dans un grand groupe
00:20:59ou dans la fonction publique
00:21:01pour une question
00:21:02de sécurité d'emploi.
00:21:03J'ai envie de faire autre chose,
00:21:04justement,
00:21:04de résoudre
00:21:05des problématiques
00:21:06et de devenir entrepreneur.
00:21:09Je dis mal
00:21:10à vous répondre dessus.
00:21:12Je pense qu'il y a
00:21:13une évolution,
00:21:14je pense qu'il y a
00:21:15un niveau d'information.
00:21:17L'information est
00:21:17beaucoup plus accessible.
00:21:18On voit des choses
00:21:19qui bougent,
00:21:20on comprend des choses
00:21:21qu'on ne comprenait pas
00:21:22avant.
00:21:24Donc, forcément,
00:21:24s'il y a un niveau
00:21:25d'information,
00:21:25il y a un niveau
00:21:26de prise de conscience
00:21:27différente.
00:21:29La fonction publique
00:21:30était effectivement
00:21:31un endroit safe,
00:21:32une safe zone.
00:21:34et c'est d'ailleurs,
00:21:34c'est toujours le cas.
00:21:37Et tant mieux,
00:21:38j'ai envie de dire.
00:21:40L'entrepreneuriat
00:21:40est une zone
00:21:41un peu moins safe,
00:21:42mais une zone
00:21:43qui donne
00:21:45plus de liberté.
00:21:47Ça, c'est faux.
00:21:48Mais parce qu'on est accroché,
00:21:50on est dépendant
00:21:50de notre projet.
00:21:52et l'entreprise
00:21:53va donner
00:21:54peut-être
00:21:55une sécurité financière
00:21:58et de développement
00:21:59plus conséquent
00:22:00et de formation
00:22:01plus conséquent.
00:22:02Moi, je suis un pro
00:22:03d'une entrepreneuriat.
00:22:05Donc, du coup,
00:22:07j'ai pris des risques,
00:22:08j'ai avancé,
00:22:08j'ai évolué
00:22:10pour arriver là
00:22:11où je suis aujourd'hui.
00:22:12Mais j'aurais peut-être
00:22:13mieux fait travailler
00:22:13en entreprise
00:22:1410 ans,
00:22:15prendre de l'expérience,
00:22:17faire des petites réserves
00:22:18et ensuite investir
00:22:19ou travailler
00:22:20en public.
00:22:21Alors là,
00:22:22c'est intéressant
00:22:22parce que c'est le chemin
00:22:23inverse que vous préconisez.
00:22:25Trairer dans une grande
00:22:26entreprise peut-être
00:22:27et ensuite mettre
00:22:28à son propre compte.
00:22:29Il aurait été peut-être
00:22:29préférable.
00:22:30Ce n'est pas le chemin inverse
00:22:31que je préconise.
00:22:32Je pense que la seule chose
00:22:33c'est être aligné avec soi.
00:22:35Si on est aligné avec soi,
00:22:36avec ses choix,
00:22:38c'est OK.
00:22:38On aura des gens
00:22:39autour de nous
00:22:39qui auront toujours peur
00:22:40pour nous
00:22:40et c'est OK.
00:22:42Maman a peur pour moi,
00:22:44ça fait 25 ans
00:22:45que j'entreprends.
00:22:46Mais c'est OK.
00:22:49Et aujourd'hui,
00:22:50il faut juste accepter
00:22:54de s'écouter,
00:22:55de voir ce qu'on a envie
00:22:56et de juste foncer.
00:22:59Il faut arrêter
00:23:00de se poser des questions
00:23:00et il faut passer à l'action.
00:23:02Je pense que c'est là
00:23:03le sujet.
00:23:05Est-ce qu'on se pose
00:23:06trop de questions
00:23:07des fois
00:23:07et nous sommes
00:23:08dans une paralysie ?
00:23:11C'est une bonne question.
00:23:14Je ne sais pas.
00:23:19Je vais rajouter une question
00:23:21comme ça
00:23:21vous pouvez répondre
00:23:21à deux.
00:23:24Pour ne pas vous paralyser.
00:23:26C'est-à-dire,
00:23:27est-ce qu'on a parlé
00:23:28de grandes entreprises
00:23:29sur le secteur privé ?
00:23:30Est-ce que vous avez
00:23:31l'impression,
00:23:32durant votre passage
00:23:33chez nous
00:23:33et d'un point de vue
00:23:35global aussi,
00:23:35par rapport à risque
00:23:36que les grandes entreprises
00:23:37jouent suffisamment
00:23:39leur rôle
00:23:39dans cet écosystème
00:23:41justement pour favoriser
00:23:42et pour permettre
00:23:42aux entrepreneurs
00:23:44d'émerger ?
00:23:47Est-ce qu'elles jouent
00:23:48leur rôle ?
00:23:49Suffisamment.
00:23:52Je pense qu'on est
00:23:53assez vite
00:23:55dans des situations
00:23:56concurrentielles.
00:23:57Ça fait partie aussi
00:23:58d'un secteur privé
00:24:00qui est dynamique.
00:24:02Est-ce que
00:24:04je comprends
00:24:05qu'il y a
00:24:07une difficulté
00:24:08à Maurice
00:24:11à apporter
00:24:12des solutions
00:24:13innovantes
00:24:14sur le marché
00:24:15local ?
00:24:18Ma situation
00:24:19personnelle,
00:24:20c'est que je vends
00:24:21à des entreprises
00:24:22étrangères,
00:24:23donc on exporte
00:24:23nos services
00:24:24et du coup,
00:24:25on n'est pas confronté
00:24:26à cette problématique
00:24:27mais j'entends
00:24:28des entrepreneurs
00:24:29qui, à Maurice,
00:24:31travaillent dans la technologie,
00:24:32cherchent à apporter
00:24:33des solutions
00:24:33et trouvent
00:24:34qu'ils ont du mal
00:24:36à les mettre
00:24:38sur le marché.
00:24:40Pour quelle raison ?
00:24:42Un manque d'appétit.
00:24:44Mais je pense
00:24:45qu'il y a un phénomène
00:24:47important à Maurice,
00:24:48c'est que le marché
00:24:49est petit
00:24:49et donc forcément
00:24:51ça affecte
00:24:52leur expérience.
00:24:54On parle d'innovation
00:24:55et créer de l'innovation
00:24:56à Maurice
00:24:58pour la vente
00:24:59sur le marché
00:24:59mauricien,
00:25:00c'est un pari
00:25:00qui est assez difficile.
00:25:01en fait,
00:25:02importer une innovation,
00:25:03copier une innovation,
00:25:04l'utiliser
00:25:05dans ses process
00:25:05de production,
00:25:07c'est extrêmement utile
00:25:09et ça fait partie
00:25:10d'un célèbre,
00:25:11une source de progrès
00:25:11pour tout le monde.
00:25:14Mais créer
00:25:15des nouveaux produits,
00:25:17inventer
00:25:18et amener
00:25:19sur le marché
00:25:19quand on est
00:25:20un peu plus
00:25:21d'un million,
00:25:23quand il y a
00:25:24assez peu
00:25:24de grandes entreprises,
00:25:26c'est pas facile,
00:25:27les entreprises
00:25:28qui ont énormément
00:25:29de succès
00:25:30dans la technologie
00:25:31qui développent
00:25:32des nouvelles choses,
00:25:33le font sur des marchés
00:25:34qui font
00:25:34mille fois la taille
00:25:36du marché mauricien.
00:25:37Ça leur permet
00:25:38d'accéder à des capitaux,
00:25:40ça leur permet
00:25:40d'avoir beaucoup de clients
00:25:41et ça leur permet
00:25:42de grandir énormément.
00:25:46Une chose
00:25:47qu'on trouve
00:25:49pas encore beaucoup
00:25:50à Maurice,
00:25:51c'est l'innovation
00:25:53faite à Maurice,
00:25:54destinée
00:25:54au marché étranger,
00:25:56mais ça
00:25:57c'est sans doute
00:25:59une voie d'avenir
00:26:00et que d'autres
00:26:01pays
00:26:02de petite taille
00:26:04arrivent
00:26:05à développer
00:26:07dans le secteur digital.
00:26:09Par exemple,
00:26:10l'Estonie
00:26:10s'en sort bien,
00:26:12d'autres petits pays
00:26:13qui développent
00:26:14des niches
00:26:15et qui arrivent
00:26:16parce que
00:26:17la petite taille
00:26:19n'est pas un obstacle
00:26:20à produire
00:26:20des services digitaux,
00:26:22arrivent à se créer
00:26:23des niches,
00:26:24mais exclusivement
00:26:25à la condition
00:26:26qu'elles vont
00:26:27tout de suite
00:26:28chercher des clients
00:26:28qui ne sont pas
00:26:30à l'intérieur
00:26:30de leurs frontières,
00:26:31qui ne seraient pas
00:26:31capables de supporter
00:26:32leur industrie.
00:26:35Le mindset est un obstacle.
00:26:37Le mindset est un obstacle.
00:26:40Très bien.
00:26:40Céline,
00:26:41ou si tu as ajouté
00:26:41quelque chose ?
00:26:42Non, je crois,
00:26:43je rejoins vraiment
00:26:44ce qu'a dit Julien là-dessus,
00:26:45je pense qu'il faut
00:26:47regarder l'international.
00:26:48Il faut rester
00:26:49les entrepreneurs
00:26:50que Maurice a vus
00:26:52et a fait grandir.
00:26:54Ça, c'est important.
00:26:55On a besoin
00:26:56des grands groupes
00:26:56qui sont quand même
00:26:57des piliers de l'économie,
00:26:58qui structurent les choses.
00:26:59Mais effectivement,
00:27:00peut-être qu'il faut
00:27:01apprendre à la jeune génération
00:27:03à regarder en dehors
00:27:05et à chercher à développer.
00:27:06Vous ne le voile pas assez ?
00:27:07Non, peut-être pas.
00:27:09En tout cas, je ne sais pas.
00:27:10Mais il y a des initiatives
00:27:11qui ont démarré.
00:27:12Ça, je crois que c'est le point.
00:27:14Je suis quelqu'un
00:27:14de très positif.
00:27:15Les incubateurs,
00:27:16quand je suis arrivé,
00:27:16n'existaient pas.
00:27:17Il y en a maintenant.
00:27:20De plus en plus,
00:27:21chaque cohorte,
00:27:21il y a de plus en plus
00:27:22de jeunes qui viennent,
00:27:22de monde qui présentent
00:27:23des projets.
00:27:24Donc voilà, ça boue.
00:27:26Ça prend du temps.
00:27:27Ça ne va pas se faire
00:27:28du jour au lendemain.
00:27:29Mais il faut très vite
00:27:31trouver les moyens
00:27:31de les accompagner en dehors.
00:27:33Parce qu'effectivement,
00:27:34il y a des marchés gigantesques.
00:27:35Et des fois,
00:27:36il vaut mieux 0,01%
00:27:38d'un marché qui est très grand
00:27:39que chercher absolument
00:27:40à se battre
00:27:40sur un tout petit marché.
00:27:42Mais en même temps,
00:27:43le marché de Mauritien,
00:27:46c'est un laboratoire.
00:27:47On peut tester des choses.
00:27:49Je comprends qu'il faut
00:27:50sortir en dehors des récifs
00:27:51pour accélérer,
00:27:52pour grandir.
00:27:52Mais il faut tester des choses.
00:27:54Et on parle de groupes,
00:27:56d'entreprises mauritiennes
00:27:57aujourd'hui,
00:27:57de grands groupes
00:27:58qui ont très bien réussi.
00:28:00Et je pense qu'on a besoin
00:28:01de plus de soutien
00:28:02de grands groupes.
00:28:03Je pense qu'on a besoin
00:28:04de soutien
00:28:04de grandes entreprises.
00:28:05Aujourd'hui,
00:28:06moi, j'accueille
00:28:06des projets chez moi
00:28:08de jeunes entrepreneurs
00:28:10que j'accompagne,
00:28:11qui m'accompagne plutôt,
00:28:12pardon,
00:28:13mais que je soutiens aussi.
00:28:15Ça fait deux ou trois ans
00:28:16qu'il y en a plusieurs
00:28:17qui gravitent
00:28:18autour de mon écosystème.
00:28:20Je vais les soutenir.
00:28:22Je vais donner un stand
00:28:22au job fair carrière
00:28:23move forward.
00:28:25Je vais communiquer sur eux.
00:28:28Je vais les aider,
00:28:31les coacher,
00:28:31les aider à rencontrer
00:28:32des clients.
00:28:33Je prends la personne,
00:28:34je marche avec lui,
00:28:35je fais stand par stand
00:28:36et je lui dis
00:28:37let's go,
00:28:37allons pitcher là.
00:28:38Je vais d'abord pitcher pour toi
00:28:38une fois, deux fois,
00:28:39trois fois
00:28:39et après tu vas pitcher
00:28:40tout seul.
00:28:41Je vais t'observer.
00:28:43Je prends le temps.
00:28:44Et aujourd'hui,
00:28:45en tant que PME
00:28:49qui aussi se bat
00:28:50pour exister,
00:28:50pour vivre dans le marché
00:28:51de l'emploi compliqué,
00:28:53j'arrive à le faire.
00:28:55Ce qu'on attend
00:28:55des grands groupes aujourd'hui
00:28:56pour être un entrepreneur,
00:28:57je ne me suis pas senti soutenu.
00:28:59Pour une décision,
00:29:01pour qu'un grand groupe
00:29:02prenne une décision
00:29:02sur un service
00:29:04ou un package
00:29:04à un grand groupe
00:29:05ou une entreprise
00:29:06à 20 000 roupies
00:29:07ou 30 000 roupies,
00:29:08ça prend 6 ou 7 mois.
00:29:09L'entrepreneur,
00:29:10il meurt.
00:29:11Il meurt.
00:29:12Donc,
00:29:12on a besoin
00:29:13des entreprises.
00:29:14On a besoin de soutien.
00:29:15On a besoin de soutenir.
00:29:16C'est du collaboratif,
00:29:17c'est du participatif.
00:29:19On a besoin de réseau.
00:29:20On a besoin
00:29:20de réseau des entreprises.
00:29:21On se dit
00:29:22« Attends,
00:29:22je connais qu'il y a quelqu'un
00:29:23avec qui je te mets
00:29:23en relation,
00:29:24parla avec lui,
00:29:24pourquoi t'aider ? »
00:29:25J'ai un avocat,
00:29:26j'ai un comptable,
00:29:27j'ai un fiscaliste,
00:29:28j'ai un pote dans l'IA.
00:29:31On a besoin de clients.
00:29:32On n'a pas besoin d'idées,
00:29:33on a besoin de clients.
00:29:35On a besoin de mentoring,
00:29:37de soutien.
00:29:37Parce qu'en tant qu'entrepreneur,
00:29:40il y a une solitude.
00:29:42La solitude d'entrepreneur,
00:29:43il est existant,
00:29:44il est réel.
00:29:45Julien,
00:29:45tu es arrivé seul à Maurice.
00:29:46Ouh là là !
00:29:48J'imagine que les premières années
00:29:49étaient compliquées.
00:29:50Le temps de créer ton réseau,
00:29:51de t'installer,
00:29:53de pouvoir avoir du temps d'échange
00:29:54avec des pères.
00:29:58Et en tant qu'entrepreneur,
00:30:00on se sent seul.
00:30:01On en parle avec la famille,
00:30:02on te dit « Attends,
00:30:02mais prends un travail,
00:30:03mon fils. »
00:30:04On en parle avec les copains,
00:30:05ils te disent « Fouf,
00:30:06j'en ai marre.
00:30:07Tu mets facilement la tête là. »
00:30:08Mais, tu venez,
00:30:09sans ce programme-là,
00:30:10tu vois,
00:30:10sans s'anel.
00:30:12Donc, du coup,
00:30:12à un moment donné,
00:30:14ce mentoring,
00:30:15cette aide,
00:30:15ce soutien est important.
00:30:19Très bien.
00:30:20Il n'y en a pas assez,
00:30:21mais il y a des solutions
00:30:22qui n'existaient pas.
00:30:23Encore une fois,
00:30:23je reviens,
00:30:23il y a 5-6 ans.
00:30:24Donc, les choses…
00:30:27les choses avancent en tout cas.
00:30:28Mais il faut qu'elles accélèrent
00:30:29et qu'il y en ait plus.
00:30:30Ça, c'est sûr.
00:30:31Très bien.
00:30:31On se retrouve
00:30:32pour conclure cette conversation
00:30:34juste après cette pause.
00:30:47Now,
00:30:50when we actually have a look
00:30:51at what we're going to be discussing
00:30:52in Mauritius
00:30:53on May the 14th
00:30:54at the Try and Unconvention Center,
00:30:56we're going to be having a look
00:30:57at how we reimagine tomorrow
00:30:59basically in the age
00:30:59of artificial intelligence
00:31:01and we're going to be having
00:31:02a look at where opportunity
00:31:03meets everyone.
00:31:05Now,
00:31:05it's no secret
00:31:06that AI is transforming
00:31:08global industries
00:31:09and economies
00:31:09at a speed
00:31:10that we have never ever seen
00:31:11or witnessed before
00:31:12that most people
00:31:13are completely unprepared for.
00:31:15And in this particular session,
00:31:16we're going to be exploring
00:31:18basically what this means
00:31:19basically for leaders,
00:31:20organisations
00:31:21and professionals
00:31:21basically who are interested
00:31:23basically in artificial intelligence
00:31:24and interested
00:31:25in turning disruption
00:31:26into opportunity.
00:31:28So,
00:31:29I look forward to seeing you there
00:31:30and I'll basically release
00:31:31a couple more little video blogs
00:31:32over the next couple of weeks
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00:32:32réduit le risque de diabète de type 2,
00:32:34rempli de bonnes graisses,
00:32:35mono,
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00:32:36une huile.
00:32:37Hard talk !
00:32:38Hard talk !
00:32:45De retour sur le plateau de TopFM,
00:32:47on parle d'innovation,
00:32:48de recrutement,
00:32:49d'entrepreneuriat.
00:32:50Maurice est-elle prête
00:32:51pour les métiers de demain ?
00:32:53Nous avons avec nous
00:32:53Emmanuel Moujean,
00:32:54CEO du groupe MOVE,
00:32:56Cyril Quintin,
00:32:57co-fondateur et directeur
00:32:58de Campus Obelton School,
00:33:00Maurice Heuss,
00:33:01et Julien Desmeaux,
00:33:02directeur de Stratadis
00:33:03et de Multiply.
00:33:05Fondateur également.
00:33:06Donc voilà,
00:33:06on a parlé de risque,
00:33:08on a parlé de soutien,
00:33:09des entreprises,
00:33:10des grandes entreprises,
00:33:11etc.
00:33:11Alors là,
00:33:12on va parler un peu d'argent,
00:33:13qui est encore plus intéressant.
00:33:15Alors,
00:33:16beaucoup d'entreprises
00:33:17hésitent à partager leurs idées
00:33:18ou à ouvrir leur capital.
00:33:20On a parlé de ça,
00:33:21le briefing lundi.
00:33:22Et comment dépasser cette peur
00:33:24et structurer un écosystème
00:33:26plus collaboratif
00:33:27sur les deux plans ?
00:33:29Cyril ?
00:33:31Alors,
00:33:32effectivement,
00:33:33là je vais parler
00:33:33d'expérience peut-être
00:33:34un peu aussi personnelle
00:33:35et du temps que j'ai pu passer
00:33:37avec la plage factory,
00:33:39l'incubateur.
00:33:39C'est vrai que les entrepreneurs,
00:33:40moi je trouve,
00:33:41ont tendance à protéger
00:33:42leurs chers
00:33:43comme quelque chose
00:33:46d'extrêmement précieux.
00:33:47Je ne dis pas
00:33:47qu'il faut ouvrir le capital
00:33:50d'une entreprise
00:33:51ou d'une idée
00:33:51à tout le monde.
00:33:53Mais il faut aussi savoir
00:33:55à un moment donné
00:33:55que voilà,
00:33:56à plusieurs,
00:33:58c'est ouvrir le capital
00:33:59à un mentor par exemple
00:34:00qui va vous accompagner,
00:34:01qui va permettre d'accélérer,
00:34:03qui va amener des idées,
00:34:04qui va ouvrir son réseau.
00:34:06Un mentor,
00:34:07un groupe,
00:34:07une entreprise déjà en place,
00:34:09des fois un client même
00:34:10qui a un intérêt là-dessus.
00:34:12Je pense que c'est une manière
00:34:13aussi d'avancer plus vite.
00:34:15Et souvent,
00:34:15on a tendance à vouloir
00:34:16protéger son idée
00:34:17ou son marché
00:34:18en se disant
00:34:18je vais être le seul
00:34:19mais la réalité
00:34:20c'est qu'on va prendre
00:34:21plus de temps
00:34:22et il y a un concurrent
00:34:23qui peut arriver
00:34:24et qui lui
00:34:25a les ressources financières,
00:34:27a les moyens de communiquer,
00:34:28de faire de l'acquisition
00:34:29de clients
00:34:29et du coup
00:34:30va vous dépasser
00:34:31et ça c'est pour moi
00:34:33quelque chose
00:34:34de très important.
00:34:35Maintenant,
00:34:36le meilleur des capitaux
00:34:37c'est celui des clients.
00:34:39Il vaut mieux avoir
00:34:40des clients
00:34:40qui rentrent
00:34:41et qui payent
00:34:41et qui permettent
00:34:42de grandir.
00:34:43Ça dépend de la nature
00:34:44du business,
00:34:45ça dépend de plein de choses.
00:34:46Donc voilà,
00:34:46je dirais juste
00:34:47que dépendant
00:34:48de ce qu'on fait,
00:34:49il y a des fois
00:34:49il faut savoir
00:34:52mettre son idée
00:34:52sur la table
00:34:53et dire
00:34:53voilà,
00:34:53j'ai besoin de support,
00:34:55j'ai besoin de développer
00:34:55des choses,
00:34:56j'ai besoin d'argent
00:34:56pour du marketing,
00:34:57j'ai besoin de pouvoir
00:34:58voyager pour aller chercher
00:34:59des clients ou autre
00:35:00et des fois ça fait du bien
00:35:01de ne pas être seul aussi.
00:35:03Justement,
00:35:03on parlait de la solitude
00:35:04de l'entrepreneur.
00:35:05c'est quand même important
00:35:06d'avoir des gens
00:35:07qu'on peut appeler
00:35:07le soir
00:35:08pour dire
00:35:09est-ce que tu crois
00:35:10que je dois faire ça
00:35:11ou pas ?
00:35:12Et voilà,
00:35:12c'est un soutien
00:35:14qui n'est pas forcément
00:35:14palpable
00:35:15mais qui est important
00:35:16et les incubateurs
00:35:17font ça aujourd'hui.
00:35:19Généralement,
00:35:20l'incubateur va rentrer
00:35:21pour une petite partie
00:35:21du capital de l'entreprise
00:35:22et sortira au moment
00:35:24où l'entreprise
00:35:24aura grandi,
00:35:25aura accéléré
00:35:26et aura trouvé
00:35:26sa place sur un marché.
00:35:27C'est comme ça
00:35:28que l'écosystème
00:35:29aussi se nourrit
00:35:29et je crois
00:35:31que c'est là
00:35:31que ça a du sens.
00:35:32Donc non,
00:35:32moi je suis pour
00:35:33justement l'ouverture
00:35:34et le partage
00:35:35et le travail collaboratif.
00:35:37Julien ?
00:35:38Je partage
00:35:39à 100%
00:35:40les idées de Cyril
00:35:42sur l'ouverture.
00:35:43Je pense que
00:35:44l'entrepreneur
00:35:45qui cherche
00:35:46le secret
00:35:48bien souvent
00:35:49se tire une balle
00:35:50dans le pied.
00:35:51Néanmoins,
00:35:52l'accès au capital
00:35:53à Maurice
00:35:54est un sujet
00:35:55compliqué.
00:35:56Le capital
00:35:56est cher
00:35:57pour les entrepreneurs
00:35:58mais c'est lié
00:35:59aussi
00:35:59à la maturité
00:36:02de l'écosystème
00:36:03de start-up,
00:36:06à l'écosystème
00:36:07technologique.
00:36:08C'est vrai aussi
00:36:09dans des domaines
00:36:10qui sont plus traditionnels.
00:36:11Le capital
00:36:12reste compliqué.
00:36:15Aussi parce que
00:36:16la taille du marché
00:36:17global
00:36:18est faible.
00:36:19La petitesse du marché
00:36:20fait que les gens
00:36:20se disent
00:36:21pour avoir un retour
00:36:21il me faut beaucoup
00:36:22de capital
00:36:22alors que si on visait
00:36:23tout de suite
00:36:24j'ai l'argent là-dessus.
00:36:27Par contre,
00:36:27l'apparition
00:36:28des incubateurs
00:36:29c'est un signal
00:36:30très encourageant.
00:36:31En réalité,
00:36:33le sujet
00:36:33dans les entrepreneurs
00:36:36chez les entrepreneurs
00:36:37technologiques
00:36:37des fonds
00:36:38qui ne sont pas disponibles
00:36:40c'est vrai.
00:36:42Néanmoins,
00:36:43ça ne va pas
00:36:44se décréter
00:36:45tant qu'il n'y a pas
00:36:46en face
00:36:47des entreprises
00:36:47à financer
00:36:49qui sont capables
00:36:50de générer
00:36:51des retours
00:36:52sur investissement.
00:36:53donc c'est quelque chose
00:36:54qui va se développer
00:36:56à la vitesse
00:36:57qui sera permise
00:36:58par les contreparties
00:36:59et ça va
00:37:00quoi qu'il arrive
00:37:00être progressif.
00:37:02Si je peux ajouter
00:37:03quelque chose là-dessus
00:37:04parce que
00:37:04en fait
00:37:05c'est aussi un écosystème
00:37:06à part entière.
00:37:07C'est-à-dire que
00:37:08pour attirer
00:37:09ce qu'on appelle
00:37:10des VCs
00:37:10des Ventures Capitalists
00:37:11qui vont venir
00:37:12avec des moyens
00:37:13il faut déjà
00:37:14qu'on puisse faire émerger
00:37:15des bonnes idées
00:37:16et démontrer
00:37:17que sur la place internationale
00:37:18Maurice
00:37:19a des entrepreneurs
00:37:20avec des idées
00:37:20qui tiennent la route
00:37:21et ça c'est là
00:37:22où généralement
00:37:23ça commence à pêcher
00:37:24c'est-à-dire qu'on arrive
00:37:26à incuber une entreprise
00:37:27jusqu'au MVP
00:37:28il commence à tester son marché
00:37:30et puis là
00:37:31s'il n'arrive pas
00:37:31à sortir de Maurice
00:37:32c'est tout petit
00:37:33c'est pas intéressant d'investir
00:37:34ou c'est très cher en capital
00:37:35du coup
00:37:36et ainsi de suite.
00:37:37Les écosystèmes d'entrepreneurs
00:37:39c'est des écosystèmes
00:37:40qui à un moment donné
00:37:41à une certaine maturité
00:37:42de cette start-up
00:37:43est capable de présenter
00:37:44en face
00:37:45des gens dont le métier
00:37:46c'est l'investissement
00:37:47dans les start-up
00:37:47c'est la croissance
00:37:49de ces start-up
00:37:49sur d'autres marchés
00:37:50et là on passe tout de suite
00:37:52à une échelle
00:37:52et une dimension différente
00:37:53donc voilà
00:37:55les incubateurs
00:37:55essayent de faire leur job
00:37:56en faisant venir ces gens-là
00:37:57il y a des initiatives
00:37:58qui se mettent en place
00:37:59mais c'est compliqué
00:38:00parce que ben
00:38:01voilà pour démontrer
00:38:02que le produit fonctionne
00:38:03on se font cantonne
00:38:04à un million d'habitants
00:38:06voilà
00:38:06un marché petit
00:38:07des perspectives
00:38:08de revenus petites
00:38:10donc c'est une équation
00:38:11qui n'est pas simple
00:38:12à résoudre
00:38:15Manu ?
00:38:15Alors pour répondre à la question
00:38:16je pense que garder
00:38:17une idée pour soi
00:38:20c'est tuer l'idée
00:38:22je pense que c'est pas
00:38:22du tout la bonne chose
00:38:23à faire
00:38:23je pense que c'est
00:38:24la meilleure façon
00:38:25de tuer l'idée
00:38:27j'ai eu de rebondir
00:38:29sur Julien et Cyril
00:38:31mais pour moi
00:38:32une idée doit vivre
00:38:33déjà pour commencer
00:38:34elle doit vivre
00:38:34elle doit être challengée
00:38:35elle doit être exposée
00:38:38j'ai une méthodologie
00:38:39que j'applique
00:38:40c'est-à-dire que
00:38:42je crée une première fois
00:38:43dans ma tête
00:38:43comme tout entrepreneur
00:38:44et puis
00:38:47et puis j'en parle
00:38:48au maximum de personnes
00:38:49je m'expose
00:38:52je reconstruis l'idée
00:38:53je confronte le sujet
00:38:57et après je passe à l'action
00:39:01il faut agir
00:39:02alors les amis
00:39:03des idées
00:39:03on en a tous
00:39:04non je vais pas dire mon idée
00:39:06parce que tu sais
00:39:08tu as ton idée
00:39:09j'ai mon idée
00:39:09j'ai la même idée que toi
00:39:10on a tous ces idées
00:39:12on est des millions de personnes
00:39:13donc aujourd'hui
00:39:15c'est pas une question d'idée
00:39:16c'est les personnes
00:39:17qui sont autour de l'idée
00:39:18qui sont importants
00:39:19et c'est ça l'innovation
00:39:20c'est savoir bien s'entourer
00:39:21c'est d'avoir les bonnes personnes
00:39:22autour de toi
00:39:23pour que ça avance
00:39:24parce qu'une idée
00:39:25qui n'avance pas
00:39:26c'est pas une bonne idée
00:39:29et ça c'est une première chose
00:39:30et puis il y a des
00:39:31ça dépend de la maturité
00:39:33aussi de l'entrepreneur
00:39:34on parle
00:39:35faire rentrer
00:39:36des incubateurs
00:39:38faire rentrer des investisseurs
00:39:41ça va dépendre de la maturité
00:39:42et de la volonté
00:39:44moi aujourd'hui
00:39:44j'ai pas la volonté de le faire
00:39:46j'ai de la maturité peut-être
00:39:47de le faire
00:39:47mais je ne suis pas encore
00:39:48dans cette démarche là
00:39:50j'ai pas encore trouvé
00:39:50la scalabilité de mon produit
00:39:52pour me dire
00:39:53let's go
00:39:54ça fait deux ans
00:39:54que je suis dans le marché
00:39:55entrepreneur
00:39:56sur le marché mauricien
00:39:58ça va dépendre de l'ambition aussi
00:39:59on est sur une ambition
00:40:00de vendre sa boîte
00:40:03rapidement une stratégie de sortie
00:40:05ou pas
00:40:06et je pense que c'est tout ça
00:40:07qui va modeler
00:40:08mais
00:40:09et qui va décider de
00:40:10où on va avancer
00:40:11mais en général
00:40:12quelles sont les tendances
00:40:12que vous voyez à Maurice
00:40:14quelles sont les tendances
00:40:15on monte une boîte
00:40:17on essaye
00:40:17on essaye
00:40:18on essaye
00:40:19et puis on la ferme
00:40:20et on monte une nouvelle boîte
00:40:22et on essaye
00:40:22on essaye
00:40:23on essaye
00:40:23et puis on la ferme
00:40:24il y a quelques réussites
00:40:26Marie Dille
00:40:27est une belle réussite
00:40:28l'express property
00:40:29est une belle réussite
00:40:31il y en a des projets
00:40:31qui ont réussi
00:40:32et chacun a des
00:40:33des stratégies différentes
00:40:36l'express property
00:40:38a eu son partenariat
00:40:40Marie Dille
00:40:41ils sont rentrés tout seuls
00:40:43donc du coup
00:40:44ça va vraiment dépendre
00:40:47encore une fois
00:40:48de ce que la personne veut
00:40:49mais je crois qu'aujourd'hui
00:40:53on a de plus en plus
00:40:54de projets sur le terrain
00:40:55on a dit qu'on a
00:40:55des micro-entreprises
00:40:56on a des gens qui essayent
00:40:57on a beaucoup de
00:40:59solopreneurs
00:40:59on a énormément
00:41:00d'arrivés d'étrangers
00:41:01avec Move
00:41:02on accompagne
00:41:02900 expatriés
00:41:04par an à Maurice
00:41:05donc on voit
00:41:07des projets
00:41:07d'intrapreneurs
00:41:10on voit des projets
00:41:11de personnes
00:41:12qui arrivent
00:41:13qui montent des boîtes
00:41:14qui embauchent
00:41:15qui forment
00:41:15qui créent
00:41:16on a des super belles réussites
00:41:19donc
00:41:21si on veut
00:41:22créer une dynamique
00:41:23dans le marché
00:41:23de l'emploi
00:41:24dans le marché
00:41:25de l'entrepreneuriat
00:41:26des start-up
00:41:26il faut mettre plus de monde
00:41:27et c'est ce qui est en train d'arriver
00:41:29alors
00:41:30le contexte géopolitique
00:41:32dans le monde
00:41:33n'est pas arrangeant
00:41:34mais ça peut être bien
00:41:35pour Maurice
00:41:36ça peut être bien pour Maurice
00:41:37parce que
00:41:38ça va ramener du monde
00:41:39c'est en train de ramener du monde
00:41:39déjà
00:41:40ah intéressant
00:41:41nous allons en parler
00:41:42alors il y a une question
00:41:43qu'on reçoit souvent
00:41:44pour ces émissions
00:41:46alors la question
00:41:47est très basique
00:41:48mais la réponse
00:41:50est très importante
00:41:50je crois que Julien
00:41:51a déjà commencé à répondre
00:41:52mais alors
00:41:53je vous pose cette question
00:41:54directement
00:41:55on va commencer
00:41:56par Cyril
00:41:57peut-on bien aujourd'hui
00:41:58gagner sa vie
00:41:59en tant qu'entrepreneur
00:42:03en tant qu'entrepreneur
00:42:06et nouveau
00:42:07c'est une vraie question
00:42:09ça
00:42:10en fait non
00:42:11là où elle est compliquée
00:42:12c'est que
00:42:12ça rejoint un peu
00:42:13ce que Julien disait
00:42:14c'est que
00:42:15c'est sûr que
00:42:16allez
00:42:17si on parle
00:42:18d'un entrepreneur
00:42:18qui veut monter
00:42:19un petit restaurant
00:42:21dans une zone touristique
00:42:22on peut très très bien
00:42:23gagner sa vie
00:42:24avec ça
00:42:25et bien faire à manger
00:42:26je vais rester dans la cuisine
00:42:29ou ainsi de suite
00:42:30ou une société de service
00:42:33avec
00:42:33et s'attaquer au marché local
00:42:35dès qu'on parle de tech
00:42:36effectivement
00:42:36tout de suite
00:42:37on prend des dimensions
00:42:38un peu plus internationales
00:42:40donc là aussi
00:42:42si on arrive à bien
00:42:42avoir son marché
00:42:43on peut très très bien
00:42:44gagner sa vie
00:42:45et je pense que
00:42:46beaucoup d'entrepreneurs
00:42:48qui le font
00:42:48parce qu'ils ont ça en eux
00:42:50ont de toute façon
00:42:51cet objectif là
00:42:53la question c'est pas
00:42:54est-ce qu'on peut très bien
00:42:54gagner sa vie
00:42:55c'est à partir de quand
00:42:56on commence à très bien
00:42:56la gagner
00:42:58et ça le facteur temps
00:42:59c'est la partie
00:42:59qui est moins maîtrisable
00:43:02je connais
00:43:03des entrepreneurs
00:43:05qui vont mettre
00:43:0610 ans avant de commencer
00:43:07à bien gagner leur vie
00:43:08par contre
00:43:08une fois qu'ils la gagnent
00:43:10tout va bien
00:43:11et d'autres
00:43:12dès le début
00:43:12ça part
00:43:13et puis
00:43:13ça se passe très bien
00:43:14donc voilà
00:43:15c'est là où
00:43:16la question est compliquée
00:43:18je trouve à répondre
00:43:18parce que ça dépend
00:43:19beaucoup de son marché
00:43:21de son projet
00:43:21de ses ambitions
00:43:23de son exécution
00:43:27construire
00:43:28être un builder
00:43:28c'est ce qu'on a besoin
00:43:29il faut y aller
00:43:31mais oui
00:43:32sinon
00:43:32l'entrepreneuriat
00:43:33personne n'entreprendrait
00:43:34si on a ça
00:43:35donc effectivement
00:43:36on peut espérer
00:43:37dans un travail
00:43:37avoir ces 10%
00:43:38d'augmentation
00:43:39ou 5% annuel
00:43:41et puis tout se passe bien
00:43:42et puis faire ses crédits
00:43:43et puis il y a des entrepreneurs
00:43:45pendant 4, 5 ans
00:43:466 ans, 7 ans, 10 ans
00:43:47qui vont un peu être là
00:43:48tous les mois
00:43:49c'est compliqué
00:43:49et puis d'un coup
00:43:50pof
00:43:50ça rentre
00:43:51et là
00:43:51ça y est
00:43:52on a atteint le statut
00:43:55c'est un peu
00:43:56des différentes histoires
00:43:58qui peuvent s'écrire
00:43:59et puis effectivement
00:43:59il y aura des fails
00:44:00à côté
00:44:01il y aura des choses
00:44:01qui ne vont pas marcher
00:44:02et généralement
00:44:03l'entrepreneur
00:44:03fait quoi
00:44:04il recommence
00:44:04et puis il y repart
00:44:05parce qu'il a envie
00:44:06bien entendu
00:44:08Julien
00:44:08l'entrepreneur
00:44:09c'est celui
00:44:10qui accepte
00:44:11de prendre le risque
00:44:12et d'être payé
00:44:16ou d'être payé correctement
00:44:17si son projet fonctionne
00:44:21donc sans doute
00:44:22on peut bien gagner sa vie
00:44:24mais ça vient
00:44:25avec la contrepartie
00:44:26que si on a des employés
00:44:28on paiera ses employés
00:44:29avant de se payer
00:44:29soi
00:44:31qu'on prend les risques
00:44:32que du coup
00:44:33quand ça fonctionne
00:44:34les rendements sont
00:44:36corrélés avec le risque
00:44:37qui a été pris
00:44:37et quand on fait un business
00:44:40pas très risqué
00:44:40et qu'on a réussi
00:44:42à très bien se payer
00:44:42on a été très malin
00:44:43quand on fait un business
00:44:45très risqué
00:44:46avec peu de potentiel
00:44:47de gains
00:44:47on a certainement
00:44:48fait une erreur
00:44:51et voilà
00:44:53on prend un risque
00:44:54on se confronte
00:44:56au marché
00:44:56et si on arrive
00:44:57à satisfaire des clients
00:44:58et à monétiser son service
00:45:00et bien on s'en sort
00:45:01et de votre cas
00:45:02être entrepreneur
00:45:03c'était un choix
00:45:04de carrière
00:45:04ou de circonstance
00:45:06c'était un choix
00:45:07c'était un choix
00:45:08absolu
00:45:09depuis toujours
00:45:11et j'ai pas imaginé
00:45:13d'autres carrières
00:45:15intéressant
00:45:15Emmanuel
00:45:19je suis très aligné
00:45:19avec ce que j'ai
00:45:22et série de partage
00:45:24je pense qu'il y a
00:45:25deux types d'entrepreneurs
00:45:26il y a celui
00:45:27qui veut gagner sa vie
00:45:30immédiatement
00:45:30il y a celui
00:45:31qui veut construire
00:45:32sa machine
00:45:34à revenus
00:45:36quand on veut gagner
00:45:36sa vie immédiatement
00:45:37on va marcher
00:45:38on va taper
00:45:38sur des marchés étrangers
00:45:40on va se payer
00:45:41d'abord
00:45:41on est solopreneur
00:45:42on parle beaucoup
00:45:43de solopreneur
00:45:43en ce moment
00:45:44c'est très tendance
00:45:44et effectivement
00:45:45on peut très bien
00:45:46gagner sa vie
00:45:47un solopreneur
00:45:48c'est un freelance
00:45:49qui travaille bien
00:45:50qui fait des belles choses
00:45:51et qui a monté un système
00:45:53plus sophistiqué
00:45:54que le freelance
00:45:56mais une mécanique
00:45:58de revenu
00:45:59et puis il y a la seconde personne
00:46:01c'est elle qui est construit
00:46:02il n'y a aucune compagnie
00:46:03enfin très peu de compagnies
00:46:06qui ont réussi
00:46:07très rapidement
00:46:07ça prend 10 ans
00:46:0815 ans
00:46:09généralement
00:46:10au bout d'un moment
00:46:11on commence à avoir mécanique
00:46:13une mécanique
00:46:13qui fonctionne
00:46:14parce qu'on a testé
00:46:15on a réitéré
00:46:16tu disais ça Cyril
00:46:16on a réitéré
00:46:18on a testé le marché
00:46:19on est parti se confronter
00:46:20on a tapé des murs
00:46:21on s'est cassé les dents
00:46:22une seconde fois
00:46:23et parce qu'on a parlé
00:46:24un peu intelligent
00:46:25et qu'on a cherché
00:46:26on a trouvé des solutions
00:46:27et à un moment donné
00:46:28tu décolles
00:46:29tu te dis
00:46:29mais ça a toujours été là
00:46:30je n'ai pas vu
00:46:31tu te dis
00:46:31mais c'est tellement
00:46:32c'était tellement facile
00:46:35donc oui
00:46:35on peut très bien réussir
00:46:37et quand on réussit bien
00:46:38ben
00:46:40tu te dis
00:46:40mais c'est facile
00:46:41mais ça a demandé
00:46:4315 ans de travail
00:46:44ça a demandé de l'énergie
00:46:45et si on part
00:46:47pour gagner sa vie
00:46:47il y a très peu
00:46:48personne qui réussissent
00:46:49on part pour résoudre
00:46:50une problématique
00:46:51marché
00:46:52consciente réelle
00:46:53on ne va pas pour le statut
00:46:54on ne va pas pour la liberté
00:46:56et on ne va pas pour le cash
00:46:58pas dans un premier temps
00:47:00intéressant
00:47:01on a parlé un peu
00:47:02de la situation géopolitique
00:47:04un peu plus tôt
00:47:05juste avant cette question
00:47:07alors justement
00:47:08alors on décide
00:47:09de devenir entrepreneur
00:47:10et il y a un monsieur
00:47:11qui décide de faire
00:47:12la guerre à l'Iran
00:47:13ou de demain à Cuba
00:47:15et nous avons une association
00:47:17politique
00:47:19complexe
00:47:20complexe
00:47:20très complexe
00:47:21et alors il y a un jour
00:47:22le premier site
00:47:24des journaux
00:47:25c'est
00:47:26nous avons des sens
00:47:27pour le jour
00:47:27et d'autres jours
00:47:28nous n'avons pas cette farine
00:47:29etc etc
00:47:32pour l'entrepreneur
00:47:33vous dites que
00:47:34c'est une opportunité
00:47:36ou c'est une situation complexe
00:47:38c'est une opportunité
00:47:39alors
00:47:40on ne veut bien vous entendre
00:47:42bien sûr
00:47:44les risques c'est quoi
00:47:45c'est quelque chose
00:47:45qu'on maîtrise
00:47:46et des actions
00:47:47qu'on prend aujourd'hui
00:47:48on sait que ça arrive
00:47:49on sait qu'il y a des problématiques
00:47:50qui vont arriver
00:47:51quelque soit les problématiques
00:47:52derrière j'avais un briefing au bureau
00:47:54j'ai donné un temps à mes équipes
00:47:55pour qu'ils partent
00:47:57faire les courses
00:47:58pour qu'ils remplissent leur tank
00:48:00pour qu'ils partent faire la pharmacie
00:48:01c'est pas alarmiste
00:48:02c'est juste dire
00:48:03prenez votre temps
00:48:04prenez une petite journée
00:48:04faites ce que vous voulez faire
00:48:05vous allez chez le coiffeur
00:48:06allez chez le coiffeur
00:48:08il faut juste se préparer
00:48:09mais quand on est prêt
00:48:10on sait ce qui va arriver
00:48:12le Covid
00:48:13on s'est préparé
00:48:14la seconde fois
00:48:14c'était facile
00:48:15c'était beaucoup moins dur
00:48:16que la première fois
00:48:17donc il faut juste
00:48:19être prêt
00:48:20et mettre en place
00:48:20ces choses
00:48:21donc je pense qu'aujourd'hui
00:48:21c'est une opportunité
00:48:23malgré les difficultés
00:48:24je ne souhaite pas ça
00:48:26avec tout ce qui peut arriver
00:48:27ou ce qui ne peut pas
00:48:27enfin tout ce qu'on voit
00:48:30c'est dur
00:48:32c'est te pas d'utiliser
00:48:33si tu penses différemment
00:48:34ce qui va se passer
00:48:35c'est que le marché va ralentir
00:48:36et quand les choses ralentissent
00:48:38il faut accélérer
00:48:38et quand le marché accélère
00:48:39il faut ralentir
00:48:40il faut jouer à contre-courant
00:48:42moi c'est comme ça
00:48:43que j'avance en entrepreneuriat
00:48:44au Covid
00:48:47c'est un très bon exemple
00:48:49pendant le Covid
00:48:49j'avais un certain cash flow
00:48:51pas assez pour tenir
00:48:53plusieurs mois
00:48:55le premier achat que j'ai fait
00:48:57le premier
00:49:00une formation
00:49:01en ligne
00:49:02qui m'a coté bonbon
00:49:04sur comment
00:49:06avoir des clients
00:49:07j'ai appris
00:49:08les 19 canaux d'acquisition
00:49:09j'ai mis les formations
00:49:10en place
00:49:10et j'ai formé mes équipes
00:49:11pendant le Covid
00:49:12les jeudi matin
00:49:13on faisait des formations
00:49:14en ligne
00:49:15et on apprenait
00:49:15à acquérir des clients
00:49:17je suis sorti du confinement
00:49:20on a fait 45% de croissance
00:49:23parce que j'ai formé
00:49:25j'ai préparé mes équipes
00:49:26à l'action
00:49:27à l'après
00:49:27et c'est ce que je suis en train
00:49:28de faire aujourd'hui
00:49:29avec
00:49:30on parlait beaucoup de move
00:49:31move
00:49:31mais move c'est
00:49:32meet your job
00:49:33carrière hub
00:49:33smart traveller
00:49:34c'est un écosystème
00:49:36c'est good morning HR
00:49:37un écosystème de mobilité
00:49:39un écosystème de talent
00:49:40un écosystème de formation
00:49:42de transformation
00:49:43of people
00:49:44un écosystème
00:49:45c'est une communauté
00:49:47dont j'ai réuni
00:49:48cette communauté
00:49:48et je me suis dit
00:49:49on va simplifier
00:49:50pour accélérer ensemble
00:49:52mais c'est aussi
00:49:53une question d'anticipation
00:49:54vous anticipez
00:49:55100%
00:49:56et là par exemple
00:49:57quelles sont vos anticipations
00:49:59dans la situation actuelle
00:50:01j'avais pas prévu
00:50:02de passer sur move
00:50:03tout de suite
00:50:04c'était prévu dans un an
00:50:06ah ok
00:50:06j'ai la
00:50:11une semaine
00:50:12ou dix jours
00:50:12avant le job fair
00:50:13j'ai changé
00:50:15tous mes visuels
00:50:16j'ai accéléré
00:50:18sur move forward
00:50:19j'ai rechangé
00:50:20mon discours
00:50:20d'ouverture
00:50:23j'ai préparé
00:50:23mes équipes
00:50:24j'ai travaillé
00:50:24sur ma stratégie
00:50:25j'ai mis en place
00:50:26ces choses
00:50:27donc
00:50:27je peux pas
00:50:28anticiper le futur
00:50:30par contre
00:50:30ce que je peux anticiper
00:50:31c'est que
00:50:33dans une situation
00:50:34complexe et tendue
00:50:35les décisions
00:50:36vont être compliquées
00:50:36à prendre
00:50:37et là où on est fort
00:50:38chez move
00:50:38c'est de prendre
00:50:39des décisions
00:50:41je pense que
00:50:42c'est une question
00:50:43d'anticipation
00:50:44c'est une question
00:50:45d'agilité
00:50:46chez l'entrepreneur
00:50:47si vous êtes
00:50:48un gros groupe
00:50:49structuré
00:50:50c'est un gros
00:50:50paquebot
00:50:51c'est compliqué
00:50:51à bouger
00:50:52un entrepreneur
00:50:53il peut vite réagir
00:50:54faire un 180 degrés
00:50:55et partir
00:50:56là où le vent
00:50:57arrive
00:50:58et l'agilité
00:50:59c'est quelque chose
00:51:00qu'on connait bien
00:51:00dans le dèvres
00:51:01c'est une manière
00:51:01de faire
00:51:02et d'avancer
00:51:02et de travailler
00:51:03où on ne cherche pas
00:51:04à tout définir
00:51:05tout de suite
00:51:06mais on fait
00:51:06en avançant
00:51:07et je crois que c'est ça
00:51:08la grande force
00:51:09de l'entrepreneuriat
00:51:10c'est qu'à l'inverse
00:51:11d'un grand groupe
00:51:13on est plus agile
00:51:14et on peut très vite
00:51:16réajuster
00:51:16et s'adapter au marché
00:51:18et quand les choses vont vite
00:51:19il faut être capable
00:51:20de s'adapter
00:51:21la situation actuelle
00:51:23est certes dramatique
00:51:24mais elle peut créer
00:51:26des opportunités
00:51:26pour Maurice
00:51:29Dubaï
00:51:29devenait une nouvelle
00:51:30destination hyper intéressante
00:51:32ça faisait la une
00:51:34on commençait un peu
00:51:34à voir tout le monde
00:51:35partir
00:51:35dans l'immobilier
00:51:36dans ce genre de choses
00:51:38là ça va ramener quoi
00:51:39tout le monde
00:51:40ça va rappeler
00:51:40qu'il y a un endroit
00:51:41dans l'océan indien
00:51:42où il fait bon vivre
00:51:43où on est quand même
00:51:45un des premiers pays
00:51:46d'Afrique je crois
00:51:47en stabilité politique
00:51:48ainsi de suite
00:51:48sécurité
00:51:49tout ça
00:51:50du coup ça va remettre
00:51:51les feux des projecteurs
00:51:54sur Maurice
00:51:54et si on saisit
00:51:55cette opportunité là
00:51:57on va re-ramener
00:51:58des entrepreneurs
00:51:58on va re-ramener
00:51:59des entreprises
00:52:00on va re-ramener
00:52:00des investisseurs
00:52:01on va re-ramener
00:52:02des capitaux
00:52:02et là
00:52:03l'écosystème local
00:52:05il va pouvoir s'en nourrir
00:52:06donc
00:52:08c'est important
00:52:10je vais illustrer ça
00:52:11parce que ce que Cyril dit
00:52:15donc la guerre explose
00:52:16on a un podcast
00:52:18de prévu
00:52:18donc webinar
00:52:19pas podcast
00:52:20mais webinar
00:52:20de prévu
00:52:22le mercredi suivant
00:52:23le lundi
00:52:24j'arrive au bureau
00:52:25matin
00:52:25je lui ai déjà mis
00:52:26on change de podcast
00:52:26on parle de Maurice
00:52:28vs Dubaï
00:52:28et pourquoi choisir
00:52:30ces deux pays
00:52:30et comment choisir
00:52:31on appelle
00:52:32un membre de notre communauté
00:52:34qui est installé ici
00:52:35entre les deux pays
00:52:36qui connaît très bien
00:52:37Dubaï
00:52:38qui est installé
00:52:38et on fait le podcast
00:52:40sur ça
00:52:40alors que tout était prévu
00:52:42on a juste alterné
00:52:43changer
00:52:44être agile
00:52:45tu n'as pas eu besoin
00:52:46de passer par 10 directeurs
00:52:48avant d'avoir le droit
00:52:48de changer
00:52:49j'ai avancé vite
00:52:51parce qu'il faut move vite
00:52:52si on ne move pas
00:52:53on meurt
00:52:54très bien
00:52:54et vous Julien
00:52:56comment est-ce que
00:52:57vous verrez en ce moment là
00:52:58par exemple
00:52:58de voir la situation actuelle
00:53:01dans mon cas
00:53:02je pense que
00:53:03on reste vigilant
00:53:05et on s'informe
00:53:06de la situation
00:53:09le métier d'entrepreneur
00:53:10c'est
00:53:12le risque entre autres
00:53:14donc
00:53:15on s'informe
00:53:16on se prépare
00:53:17je pense qu'aujourd'hui
00:53:20dans les métiers digitaux
00:53:21l'impact
00:53:22n'est pas forcément
00:53:23immédiat
00:53:25et bien sûr
00:53:26il est important
00:53:27pour une entreprise
00:53:28comme Move
00:53:28et sans doute
00:53:30qu'il y a des opportunités
00:53:31pour Maurice
00:53:33mais
00:53:34on n'a pas
00:53:35forcément besoin
00:53:36de réagir
00:53:38en l'absence
00:53:39d'impact
00:53:41les gens qui sont
00:53:42concernés
00:53:43par la hausse
00:53:43du prix du diesel
00:53:44forcément
00:53:44eux sont
00:53:46contraints
00:53:47de s'ajuster
00:53:48immédiatement
00:53:49peut-être d'ajuster
00:53:49leur prix
00:53:50d'ajuster
00:53:51leur manière
00:53:52de travailler
00:53:53et on peut
00:53:55espérer
00:53:55que le conflit
00:53:57se résolve
00:53:57qu'il n'y ait pas
00:53:58d'impact économique
00:53:59majeur
00:54:00parce que
00:54:00ce qui est une opportunité
00:54:02pour l'un
00:54:02évidemment
00:54:02ne sera pas
00:54:02pour tout le monde
00:54:04parfois
00:54:06les choses
00:54:07peuvent aller
00:54:08dans le mauvais sens
00:54:08pendant quelque temps
00:54:11Emmanuel
00:54:11on entend
00:54:12beaucoup
00:54:13ces dernières années
00:54:14c'est-à-dire que
00:54:14Maurice veut
00:54:15devenir une nation
00:54:16d'entrepreneurs
00:54:17on veut plus
00:54:17d'entrepreneurs
00:54:18est-ce que
00:54:19les conditions
00:54:19sont réunies ?
00:54:22Est-ce que
00:54:22les conditions
00:54:23sont réunies ?
00:54:24Pas encore
00:54:24je pense qu'on a
00:54:27l'abbé vert
00:54:28ou la rose
00:54:30simplement
00:54:32les mauriciens
00:54:33encore une fois
00:54:33sont des traceurs
00:54:34ils sont bons
00:54:34je connais
00:54:35beaucoup d'entrepreneurs
00:54:36mauriciens
00:54:36à l'étranger
00:54:37qui réussissent très bien
00:54:38je connais
00:54:39beaucoup de personnes
00:54:39à Maurice
00:54:40qui réussissent
00:54:41dans leur
00:54:42micro-entreprise
00:54:46je crois qu'on a
00:54:46encore des choses
00:54:47à apprendre
00:54:47je pense que
00:54:48on a un mindset
00:54:50on a un mindset
00:54:52il faut
00:54:52il faut être dans
00:54:54je vais me répéter
00:54:55mais
00:54:56la curiosité
00:54:57dans l'esprit critique
00:54:59et que l'écosystème
00:55:00n'est pas encore pris
00:55:03parce que
00:55:04on apprend
00:55:05à l'université
00:55:06à l'école
00:55:07peut-être pas
00:55:08chez Olberton
00:55:09mais on apprend
00:55:12certainement pas
00:55:13chez Olberton
00:55:13mais on
00:55:15on n'apprend pas
00:55:16à être dans l'analyse
00:55:17et à poser
00:55:17on apprend à apprendre
00:55:18par coeur
00:55:18donc si on veut
00:55:19des robots
00:55:20qui ne savent pas
00:55:21prendre une décision
00:55:22ça ne marchera pas
00:55:23et ça c'est vraiment
00:55:24important
00:55:24il faut
00:55:26vraiment
00:55:26prendre des décisions
00:55:27et tant qu'on
00:55:28prendra pas des décisions
00:55:29ça ne marchera pas
00:55:30on n'aura pas
00:55:32l'écosystème
00:55:33pour
00:55:33pour
00:55:34pour rayonner
00:55:35dans l'entreprenariat
00:55:36ici
00:55:37et d'ailleurs
00:55:38dans le
00:55:40pour rapporter ça
00:55:41on parle beaucoup
00:55:41d'entreprenariat
00:55:42mais moi mon expertise
00:55:43c'est le métier
00:55:44de l'emploi
00:55:45c'est le marché
00:55:45de l'emploi
00:55:45et je pense que c'est
00:55:47la même chose
00:55:47dans le marché
00:55:47de l'emploi
00:55:49je
00:55:51je suis
00:55:52je suis pas dur
00:55:53je suis
00:55:53je pousse mes équipes
00:55:54toujours
00:55:55à avancer
00:55:57je suis un petit peu
00:55:58dur
00:55:58un peu ferme
00:55:59parce que je suis exigeant
00:56:00avec moi
00:56:00et donc je suis exigeant
00:56:01avec eux
00:56:01et ma plus belle fierté
00:56:03c'est de les voir
00:56:04prendre l'honneur
00:56:05je peux décider
00:56:06je vois des choses
00:56:07qui bloquent
00:56:08des fois j'ai des factures
00:56:09ou des cotations
00:56:11pas signées
00:56:14et effectivement
00:56:15ben
00:56:15je suis désolé
00:56:17ben
00:56:17effectivement
00:56:18on va rattraper ça
00:56:18je vais
00:56:19je vais préparer
00:56:20mais c'était
00:56:21je suis obligé
00:56:22de laisser la responsabilité
00:56:23aux autres
00:56:23je peux pas être toujours derrière
00:56:25à couvrir
00:56:25je sais qu'on fait des erreurs
00:56:27savoir s'excuser
00:56:28savoir interagir
00:56:29savoir prendre ses responsabilités
00:56:30savoir trouver des solutions
00:56:31et je vais réagir
00:56:32sur ce que Julien disait
00:56:33il faut pas toujours réagir
00:56:35c'est bon d'observer un peu
00:56:37alors moi
00:56:38dans mon opportunité
00:56:39forcément j'ai avancé
00:56:40plus vite que prévu
00:56:41mais
00:56:42des fois
00:56:43on essaye de
00:56:44trop réagir
00:56:45trop vite
00:56:45alors qu'on sait pas
00:56:47où va aller
00:56:47et on s'essouffle
00:56:49donc il faut observer
00:56:50être calme
00:56:51il faut observer
00:56:51se dire
00:56:52quel est le meilleur choix
00:56:53que j'ai
00:56:53et pour ça
00:56:54il faut t'entourer
00:56:55monter une cellule de crise
00:56:57réfléchir
00:56:58sur les différents sujets
00:57:00faire des scénarios
00:57:01et faire évoluer les scénarios
00:57:03faire mesure
00:57:04très bien
00:57:05alors justement
00:57:06on a parlé de robots
00:57:07de robotique
00:57:08et de l'IA
00:57:08que nous allons prendre
00:57:09juste après
00:57:10cette pause
00:57:14stay informed
00:57:15with the GIS News
00:57:16mobile application
00:57:19your official source
00:57:20for government news
00:57:21communiqués
00:57:22videos
00:57:23live streams
00:57:24and emergency alerts
00:57:27the app
00:57:28is available
00:57:28on Android
00:57:29iOS
00:57:30and Huawei
00:57:30devices
00:57:31and can be
00:57:32downloaded
00:57:32directly from
00:57:33your device's
00:57:34app store
00:57:35you can start
00:57:36using the app
00:57:37immediately
00:57:37without creating
00:57:38an account
00:57:39all news
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00:57:43to everyone
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01:00:03De retour en studio, vous écoutez Top FM. Nous avons avec nous Emmanuel Maugent, CEO du groupe MOVE, Cyril Quintin,
01:00:10cofondateur et directeur du Campus Halberton School Mauritius,
01:00:14Julien Desmaud, directeur et fondateur de Stratalys et Multiply. Voilà justement, éducation. On a fait notre briefing lundi, Cyril, et
01:00:23vous avez souligné un gap important entre formation académique et besoin des entreprises.
01:00:28Alors question, est-ce que notre système éducatif est-il en retard sur les métiers de demain ? Et j
01:00:34'ajoute, est-ce la fin du modèle universitaire classique pour les métiers technologiques ?
01:00:39Alors oui, je pense qu'il y a un vrai gap. Pas plus tard que jeudi dernier, j'étais à
01:00:45un rendez-vous avec la LTC et avec des professionnels, le monde de l'entreprise qui justement exprimait ces problèmes
01:00:53-là.
01:00:54On a un problème de compétences, on a un problème de soft skills. D'ailleurs, il y en a même
01:01:01beaucoup qui ont fini par dire les compétences techniques, on va les donner.
01:01:04« At least, amenez-nous des étudiants qui, ça va arriver le matin à l'heure, ont envie de travailler
01:01:09et veulent apprendre ».
01:01:10Donc effectivement, il y a un gap. Je pense que ce n'est pas que l'IA-Maurice. Je pense
01:01:14que c'est le système éducatif de manière générale qui n'est peut-être pas prêt ou qui a besoin
01:01:20de se réinventer
01:01:21avec tout ce qu'on est en train de vivre sur l'IA, les nouvelles économies, ainsi de suite. Et
01:01:27effectivement, du coup, ce gap-là de compétences, on a aussi un gap en termes de quantité.
01:01:33Une statistique qui est intéressante, c'est que l'Australie, par exemple, a prévu d'ici 2030 de former un
01:01:40million de softwares ingénieurs.
01:01:43Si on ramène ça en pourcentage, on parle de 4% à peu près de la population. Et l'Australie,
01:01:48une économie qui est plutôt tournée sur elle-même, principalement, on va dire, en faisant une généralité.
01:01:53Si on ramène ces 4%-là à l'Ile-Maurice, on parle de 50 000 softwares ingénieurs qu'il
01:01:59faudrait former d'ici 2030.
01:02:02S'il y a de la ressource, des talents, des jeunes et des moins jeunes qui savent coder, ça veut
01:02:08dire qu'on peut attirer des entreprises,
01:02:09parce qu'on peut leur promettre d'avoir aujourd'hui des ressources. Il y a des entreprises mauriciennes qui commencent
01:02:14à délocaliser à Madagascar, par exemple,
01:02:16parce qu'ils ne trouvent pas de softwares ingénieurs. On a un gap qui est estimé à peu près à
01:02:20800 postes vacants par an dans ces métiers-là.
01:02:24Un autre chiffre, 17%, c'est le taux de chômage chez les jeunes.
01:02:29Presque pas loin de 0%, c'est le taux de chômage chez les jeunes dans les TIC.
01:02:33Ça montre bien qu'il y a quand même un gap, autant en termes de quantité qu'en termes de
01:02:39qualité.
01:02:41Le système éducatif, je pense, sur les métiers de la technologie, doit se réinventer.
01:02:47Il faut se focus sur les parties, tout ce qu'on appelle le end zone, donc l'apprentissage par projet.
01:02:54Ça permet de travailler les compétences techniques.
01:02:57Le savoir-faire, c'est de l'apprentissage profond, en fait.
01:02:59On apprend à coder comme on apprend à faire du vélo.
01:03:01Ça devient quelque chose de parfaitement naturel.
01:03:05D'ailleurs, l'apprentissage profond, deep learning en anglais, c'est la première chose qu'on fait pour former une
01:03:08IA.
01:03:09Donc, ça montre bien que c'est un peu the way to go.
01:03:13Et ça, je crois que c'est quelque chose d'hyper important parce que, voilà, à l'université, de manière
01:03:18classique, un développeur va coder 150 heures par an.
01:03:23Donc, on parle sur un cursus de 3 ans, de 400, 500 heures.
01:03:27Chez nous, comme je vous disais, ils vont coder 5000 heures.
01:03:31Et c'est ça aussi, aujourd'hui, au Alberton, c'est ce qu'on cherche à répondre.
01:03:34Et c'est pour ça qu'on est là.
01:03:35C'est réduire ce gap en termes de qualité pour que les étudiants, quand ils sortent de chez nous,
01:03:41ils ont un petit mois d'adaptation pour comprendre la culture de l'entreprise et les technologies sur lesquelles ils
01:03:45travaillent,
01:03:46mais pas 6, 7, 8 mois, comme j'entends partout chez les professionnels qui, aujourd'hui, ne recrutent que dans
01:03:51les universités.
01:03:52Donc, ça, c'est la première chose.
01:03:53La deuxième chose, c'est au niveau des quantités.
01:03:56Il y a une culture, effectivement, de devenir comptable, avocat ou autre.
01:04:02C'est des très beaux métiers et je n'ai rien contre.
01:04:04Mais aujourd'hui et demain, il y aura une saturation sur ces marchés.
01:04:08Un jeune va rentrer pour faire des études de comptabilité, il va sortir dans 4 ans, l'IA fera le
01:04:13job bien mieux que lui et il se retrouvera sans emploi.
01:04:17Les métiers de la technologie, c'est un boulevard.
01:04:21Alors, il y a deux choses qui vont se dessiner.
01:04:23Il n'y a pas risque de saturation ?
01:04:25Pour l'instant, il n'y en a pas encore.
01:04:27Et je pense qu'on a encore une bonne marge de manœuvre.
01:04:30Je vais faire le parallèle entre, quand je suis arrivé il y a 15 ans ici, les entreprises ont démarré
01:04:35les campagnes sur les réseaux sociaux, ainsi de suite, et ont confié les réseaux sociaux à l'IT.
01:04:39Puis après, aux stagiaires.
01:04:41Aujourd'hui, une entreprise, c'est inconcevable qu'elle n'ait pas un community manager dont c'est le métier
01:04:45qui gère ça.
01:04:46Je crois que c'est la même chose.
01:04:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des boîtes de tech, comme Julien ici, qui vont optimiser leur
01:04:52process en implémentant de l'IA et ainsi de suite, pour fondir des services plus rapides, meilleurs et ainsi de
01:04:56suite.
01:04:57Mais on a aussi toutes les PME et les entreprises qui ne sont pas dans la tech, qui, au même
01:05:01titre que d'avoir un community manager, vont avoir besoin de software ingénieurs, d'architectes ingénieurs qui vont implémenter de
01:05:08l'IA dans leur process,
01:05:08qui vont permettre à cette entreprise d'être plus compétitive et continuer de prospérer sur un marché local ou international.
01:05:14Donc j'ai presque envie de dire que demain, au même titre qu'il y a 0,8 community manager
01:05:21par entreprise à Maurice, pour ne pas dire 1 par entreprise, ce sera un peu prétentieux, ou la moitié,
01:05:26il y aura la même chose avec des gens qui sont capables d'implémenter ces systèmes-là.
01:05:31Et ça, il faut que les parents l'entendent.
01:05:32Il faut comprendre que là, l'avenir se joue maintenant.
01:05:35Quand on envoie un jeune à l'université, il faut penser à dans 4, 5 ans, 10 ans.
01:05:39Il ne faut pas regarder ce qui s'est passé en disant, ok, comptable, c'est un métier sécure.
01:05:44Et d'avenir.
01:05:45Les choses changent et changent très très vite.
01:05:48Et ça, c'est ce qu'on voit un petit peu aujourd'hui.
01:05:50Et c'est là où on peut former des gens en reconversion.
01:05:54Nous, chez Olberton, on accepte les gens sans HSI.
01:05:57On n'a pas besoin de leur background académique pour les former.
01:06:00On a un test d'entrée qui permet de savoir si la personne est faite pour ce métier-là et
01:06:03si elle est capable de s'accrocher.
01:06:05On peut former des personnes en reconversion.
01:06:09Aujourd'hui, j'ai des étudiants qui ont plus de 30 ans et qui ont décidé de changer de carrière
01:06:13et qui nous ont rejoints.
01:06:15C'est vraiment des métiers qui sont ouverts à tous.
01:06:16On peut amener des compétences et les entreprises mauriciennes en ont besoin.
01:06:20Et à Olberton, les gens, les étudiants sont avec un diplôme reconnu ?
01:06:25Oui, ça c'est une nouveauté et c'est unique au niveau mondial.
01:06:28D'ailleurs, chez Olberton, c'est qu'on est le seul campus au monde à fournir un bachelor européen
01:06:35qui est délivré par la Fédération Européenne de l'Éducation,
01:06:38qui est une organisation qui regroupe plus de 500 institutions à travers le monde.
01:06:42Parce qu'on sait qu'ici, c'est quelque chose d'important.
01:06:44Et c'était important aussi pour nous de montrer la reconnaissance.
01:06:47Mais ce bachelor, on l'a eu en démontrant l'importance de la pratique
01:06:51et justement pas la partie théorique qui pêche quand on rentre une fois.
01:06:56Et cette formation, est-ce que combien d'années chez vous ?
01:06:58Alors, ça va durer à peu près 26 mois.
01:07:01C'est-à-dire qu'on parle d'un bachelor.
01:07:01Normalement, un bachelor, c'est 3 ans.
01:07:03Nous, on a une version un peu plus intense et un peu plus courte.
01:07:06Donc ça aussi, c'est important.
01:07:08Ça veut dire qu'on peut rentrer sur le marché du travail beaucoup plus vite
01:07:11plutôt que d'attendre 3 ans, 4 ans ou 5 ans d'études.
01:07:15Et je crois que c'est la clé de demain, l'agilité.
01:07:18Alors oui, on ne peut pas former en une journée quelqu'un.
01:07:20Il faut quand même lui laisser le temps d'apprendre et d'assimiler.
01:07:25Mais ça aussi, c'est à nous de faire cet effort-là au niveau éducatif.
01:07:28Je sais qu'il y a un gros projet de certification de micro-compétences
01:07:32au niveau du gouvernement.
01:07:33Je pense que ça, c'est une bonne chose.
01:07:34Il faut commencer à reconnaître les compétences sur des sujets bien spécifiques
01:07:39et arrêter de croire qu'il faut absolument faire un cursus
01:07:42de 10 ans après le HSI pour pouvoir avoir un travail garanti.
01:07:47Il faut de l'agilité dans tout, en fait.
01:07:49Et ça, c'est indispensable aujourd'hui.
01:07:51Très bien.
01:07:52Merci.
01:07:53Je te rejoins sur quelque chose, Cyril.
01:07:55Enfin, complètement.
01:07:56Tu vois, je pense qu'aujourd'hui, c'est pas seulement une histoire de formation,
01:08:01mais c'est aussi une histoire d'apprentissage continu, de discipline.
01:08:07Ces développeurs qui viennent de nous, ces personnes en reconversion qui viennent de chez toi,
01:08:09ils ont envie.
01:08:11Donc, ils codent, mais ils grondent chez eux, ils continuent à coder.
01:08:13Et ils continuent à coder pendant 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans.
01:08:15Ils n'ont pas le choix.
01:08:17Donc, ça, c'est une première chose et je pense que ça est important.
01:08:20La seconde chose, ce que tu disais par rapport au manque d'accompagnement,
01:08:23tu parlais des parents, les parents ne savent pas.
01:08:26Et il n'y a aucun pôle emploi, il n'y a personne pour compagner,
01:08:28il n'y a personne pour guider les personnes en reconversion,
01:08:33ou les étudiants, ou les jeunes.
01:08:35Moi, nous, on le voit, quand on arrive au Diopla Carrière Hub,
01:08:39on a des centaines de personnes qui viennent nous voir,
01:08:42je ne sais pas quoi faire, les parents qui arrivent,
01:08:43je ne sais pas comment mon enfant, où placer mon enfant,
01:08:46donc on les oriente, mais la structure n'est pas faite pour ça.
01:08:51Et je pense qu'il manque aujourd'hui d'accompagnement.
01:08:55Le changement de mentalité est quelque chose qui est toujours très long,
01:08:58de toute façon.
01:08:59Avant, un parent qui, depuis, a travaillé dur,
01:09:02et qui a peut-être un métier manuel,
01:09:03et qui rêve de voir ses enfants faire des études dans un bureau avec la clim,
01:09:06ce qui est parfaitement compréhensible,
01:09:09peut juste avoir un objectif en tête pour son enfant.
01:09:13Après, sur le fait que la structure n'est pas là,
01:09:16oui et non, je pense qu'elle est méconnue.
01:09:18Je prends l'exemple, la HRDC aujourd'hui,
01:09:21pour les avoir rencontrés il n'y a pas longtemps,
01:09:23et compris certaines choses,
01:09:24a des schemes hyper intéressants.
01:09:27Il subventionne les formations,
01:09:30il finance tous les mois,
01:09:32avec un budget, l'étudiant.
01:09:34Ce n'est pas un salaire de 40 000 roupies,
01:09:37c'est un stipend de entre 8 et 10 000 roupies par mois.
01:09:41L'entreprise, la seule chose qu'elle a à faire,
01:09:43c'est de garantir l'embauche à la suite.
01:09:47Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'acteur
01:09:50qui cherche à bouger les choses et à faire que ça avance,
01:09:53alors qu'il y a des éléments qui sont là en place.
01:09:56Il faut juste, là aussi, c'est pareil,
01:09:58comprendre le marché, rentrer dedans,
01:10:00le faire, le mettre en place.
01:10:01Maintenant, il faut aussi une formation qui soit adaptée,
01:10:03parce qu'on ne veut pas forcément prendre pendant 12 mois
01:10:05pour apprendre de l'histoire-géographie
01:10:06ou ce genre de choses si on finit sur un métier.
01:10:08Là, on parle de recrutement, de formation, d'alternance,
01:10:12de IEP, programme, etc.
01:10:13Mais là, avant d'arriver jusqu'à là, c'est la formation.
01:10:17C'est le parent qui ne sait pas comment...
01:10:18Passer l'info, ouais.
01:10:19C'est ça.
01:10:20C'est cet espace, ce bureau, ce desk d'orientation
01:10:24qu'il faudrait monter.
01:10:25Et une intention qu'on a, nous, chez MOUV,
01:10:27c'est d'aller dans l'université.
01:10:29Semaine prochaine, on va commencer à taper
01:10:31au port de l'université pour dire
01:10:32qu'on a envie d'intégrer des conférences une fois par mois
01:10:34pour pouvoir parler, échanger, discuter avec les étudiants.
01:10:39On l'a déjà fait dans le passé.
01:10:41Et là, on veut le faire de façon plus facile,
01:10:45plus systémique et moins d'efforts.
01:10:49Rentrer dans l'université, c'est l'effort laisse
01:10:53qui permettrait de pouvoir commencer à transmettre et partager.
01:10:56Et il y a un autre point que tu dis, là, qui est intéressant,
01:10:58c'est l'information, c'est qu'il y a aussi la perception
01:11:00que les formations locales ne sont pas bonnes.
01:11:03De 2023 à 2024, il y a une augmentation de 30%
01:11:06des jeunes qui sont partis étudier à l'étranger.
01:11:09On n'a pas des chiffres plus récents.
01:11:11Mais ça montre une chose, c'est qu'il y a cette espèce de croyance
01:11:14qu'en dehors, c'est meilleur, alors qu'ici, ça ne l'est pas.
01:11:20Et je crois que ça, on a un rôle aussi à jouer là-dessus.
01:11:23Et là, je parle de l'ensemble du système éducatif
01:11:26ou des acteurs privés ou autres.
01:11:28Les médias aussi.
01:11:29Les médias.
01:11:30Oui, on est venus.
01:11:30On a pour ça, aujourd'hui.
01:11:32Pour le dire.
01:11:34Le fait d'avoir un bachelor européen répond aussi
01:11:37à cette problématique-là en disant, non,
01:11:39vous étudiez ici à Maurice, vous avez un diplôme
01:11:40qui est reconnu en Europe.
01:11:41C'est quand même génial.
01:11:43Et je sais que les écoles sont en train de faire ça
01:11:45pour justement permettre de diminuer aussi
01:11:47les coûts d'accès à l'éducation et aux formations.
01:11:50Mais tu as raison.
01:11:52Dire tous les ans, voilà, dans les cinq ans qui arrivent,
01:11:55voilà les métiers qui vont exploser,
01:11:57re-guider vos jeunes dedans, ce serait chouette.
01:12:00Après, personne ne peut prédire l'avenir.
01:12:02Moi, j'ai envie de rebondir dessus rapidement
01:12:04parce que ça, c'est une vraie alerte.
01:12:05C'est une vraie alerte.
01:12:07Et j'ai beaucoup d'étudiants qui sont coincés,
01:12:09bloqués à l'étranger aujourd'hui.
01:12:12Prendre un loan, partir étudier à l'étranger
01:12:16et revenir à Maurice, ce n'est pas possible.
01:12:18Vous partez pour dix ans, quinze ans.
01:12:20Donc, quand il y a un choix d'aller étudier à l'étranger,
01:12:23c'est aussi un choix de se dire
01:12:25qu'on est parti pour une dizaine d'années,
01:12:28pour une décennie, avant de pouvoir revenir.
01:12:31Simplement parce que le remboursement coûte une fortune.
01:12:33Et j'en parle avec beaucoup, beaucoup d'expérience.
01:12:37Non, mais j'en parle avec beaucoup de jeunes.
01:12:38Je suis en communication tout le temps
01:12:40et qui me disent qu'ils sont tristes de ne pas pouvoir revenir
01:12:43parce qu'ils n'ont pas les moyens de revenir
01:12:45et parce qu'ils n'ont pas les moyens de clôturer leur loan.
01:12:48Donc, ils sont attachés, ils sont bloqués, coincés à l'étranger.
01:12:53C'est horrible, c'est très dur.
01:12:55Et donc, ça encourage aujourd'hui à faire des formations,
01:12:59à faire ces études ici.
01:13:00Moi, j'ai fait mes études à Maurice.
01:13:01J'ai commencé à Maurice.
01:13:03Donc, du coup, je pense que Maurice a de belles opportunités,
01:13:06de belles écoles, de belles formations.
01:13:08Et il y a des écoles qui sont en train de se moderniser.
01:13:11Il y a des écoles qui forment pour un monde qui n'existe plus,
01:13:14mais d'autres, comme Olberton,
01:13:16qui sont en train de bouger avec le monde.
01:13:19Très bien.
01:13:20Julien, on parle beaucoup, enfin, suédu,
01:13:22ce soir, des métiers de demain.
01:13:24Mais peut-on parler des métiers de demain
01:13:27sans parler d'intelligence artificielle ?
01:13:30Je pense qu'on ne peut pas.
01:13:33L'intelligence artificielle, c'est un sujet
01:13:35qui peut peut-être fatiguer les gens
01:13:39qui ne se sentent pas immédiatement concernés
01:13:43parce que, peut-être que ça les inquiète,
01:13:46peut-être qu'ils ne perçoivent pas l'impact du changement.
01:13:50Et en fait, autant le discours est très largement diffusé
01:13:56et tout le monde entend parler de cette révolution.
01:14:00Et certains secteurs ne sont pas très affectés.
01:14:04Dans d'autres, dans le secteur de la technologie,
01:14:06dans le secteur digital,
01:14:06c'est une révolution absolument incroyable.
01:14:11Ça affecte notre manière de travailler,
01:14:12ça affecte notre capacité de production.
01:14:16Donc ça nous enrichit,
01:14:18ça nous permet de faire plus qu'avant.
01:14:21Ça a plein d'impact positif,
01:14:23mais ça pose énormément de questions
01:14:25sur l'impact sur les gens qui travaillent,
01:14:31et notamment sur les jeunes dont on parle
01:14:34et qui vont rentrer dans des métiers.
01:14:37Ça affecte énormément les métiers du savoir.
01:14:40Et je pense que, depuis assez longtemps,
01:14:44ce que tout le monde souhaite,
01:14:45c'est que ses enfants aillent dans les métiers du savoir.
01:14:49Cyril me disait dans un bureau avec la clim.
01:14:52C'est aussi des métiers dans lesquels
01:14:54on est réputé bien gagner sa vie.
01:14:58Et on a, pour la première fois,
01:15:01cette technologie qui dit,
01:15:04au lieu d'être un enable de métier du savoir,
01:15:09qui dit,
01:15:10en fait, je vais remplacer beaucoup de gens dans ces métiers,
01:15:12et peut-être, peut-être que je ferme certaines portes.
01:15:17Et ça contraste énormément avec les gens
01:15:19qui se trouvent augmentés par l'IA.
01:15:21On parlait des solopreneurs à un moment dans l'émission.
01:15:25C'est des gens qui, aujourd'hui, disent,
01:15:28j'arrive à automatiser une grande partie de mon travail,
01:15:29j'arrive à faire plus,
01:15:31et du coup, potentiellement, je gagne plus d'argent.
01:15:35J'ai plus de clients.
01:15:38Il y a des métiers qui sont affectés.
01:15:42Les fonctions de support sont affectées en premier.
01:15:46Et les métiers de l'informatique le voient
01:15:50et ne peuvent absolument pas y échapper.
01:15:54Pour vous donner une idée,
01:15:56entre il y a un an et aujourd'hui,
01:15:58alors que l'IA générative,
01:16:00qui est accessible à tout le monde,
01:16:01ça fait trois ans maintenant, un petit peu plus,
01:16:06la vitesse du changement est telle
01:16:08qu'on a des projets qu'on reproduit cette année
01:16:11qui sont très comparables à un projet
01:16:13qu'on a fait l'année dernière
01:16:14et on peut se retrouver, dans certains cas,
01:16:16avec un projet qui va quatre fois plus vite.
01:16:19Ça, c'est une réalité.
01:16:21Et je ne peux pas dire qu'on ait connu ça avant
01:16:23alors que le secteur de la technologie,
01:16:26c'est sans doute celui qui a la particularité
01:16:29d'être constamment en train de progresser,
01:16:31en train de voir des nouvelles choses
01:16:34qui changent notre manière de penser et de travailler.
01:16:37La vitesse de ce changement-là est absolument spectaculaire.
01:16:41Donc, Emmanuel disait,
01:16:44des écoles qui forment au métier d'hier,
01:16:51dans des secteurs d'activité qui sont affectés par la révolution de l'IA,
01:16:56c'est une catastrophe.
01:16:58C'est-à-dire que là, on peut former des gens
01:17:01qui vont devoir changer complètement d'objectif de carrière,
01:17:04ce qui n'est pas forcément une fatalité,
01:17:09mais qui va avoir un impact.
01:17:10On parlait de ça tout à l'heure et tu avais raison.
01:17:12En fait, ce qu'on va attendre des futurs employés,
01:17:16c'est en fait d'être des architectes, des maîtres d'œuvre,
01:17:19de pouvoir gérer ces outils-là.
01:17:22Alors, il y a besoin de les comprendre.
01:17:24Ça, c'est important, au moins un minimum.
01:17:26Parce que sinon, on se laisse embarquer et on ne sait pas ce qu'on fait.
01:17:28Mais c'est vrai que de plus en plus,
01:17:29l'ensemble des métiers va évoluer vers
01:17:31comment je peux gérer cet outil
01:17:34qui fait gagner du temps mon entreprise,
01:17:36qui répond à un besoin hyper rapide,
01:17:384 fois, 5 fois plus vite, ou plus encore.
01:17:40Oui, j'ai une analyse.
01:17:41On parlait des appels d'œuvres ou des appels d'œuvres.
01:17:47C'est-à-dire que vous devez être computer literate.
01:17:51Donc là, aujourd'hui, c'est l'IA.
01:17:52Et par exemple, on voit que Cyril parle beaucoup de cuisine
01:17:55depuis le début de l'émission.
01:17:58Et pendant l'émotion, on se dit que même la cuisine n'échappe pas à l'IA.
01:18:02Mais ça, c'est bien sûr.
01:18:03Ça, c'est la révolution de la robotique.
01:18:04Et la robotique, c'est un peu particulier
01:18:06parce que ce n'est pas quelque chose qui se diffuse à la vitesse de l'IA.
01:18:10C'est quelque chose qui nécessite des capitaux.
01:18:12Donc, il va forcément avoir une certaine difficulté
01:18:17à pénétrer ces marchés.
01:18:19Il faut payer des robots.
01:18:20C'est quand même beaucoup plus cher
01:18:22que le premier prix de l'IA
01:18:24qui est accessible gratuitement déjà à tout le monde.
01:18:28Par contre, je pense que si déjà, on ne sait pas prédire ce qui va se passer
01:18:33même dans deux ans avec l'intelligence artificielle,
01:18:36est-ce qu'on sait dire quel est l'impact de la robotique dans dix ans ?
01:18:42Non, mais tu as raison.
01:18:44De robotique, je pense qu'on peut se revoir dans trois ans
01:18:47et refaire une émission là-dessus.
01:18:48Et on parlera comme on en parle de l'IA.
01:18:51Allez, trois.
01:18:51Je suis passé de deux à trois.
01:18:53Deux, oui.
01:18:55Et je pense aussi qu'il y a un autre secteur dont on ne parle pas
01:18:58qui, lui, va arriver beaucoup plus vite.
01:19:00Et on a eu des exemples en début d'année, c'est la cybersécurité.
01:19:03L'IA accélère les attaques.
01:19:05Aujourd'hui, les entreprises de cyber commencent à mettre en place des IA
01:19:08pour contre-attaquer.
01:19:10Un chiffre au niveau mondial, les entreprises dépensent
01:19:1310% seulement du budget en cyber qu'elles devraient dépenser.
01:19:17Et là, on avait beau se dire, on est à Maurice, on est tranquille,
01:19:21on est en des home-up, comme on dit.
01:19:23Résultat, début d'année, on sait tout ce qui s'est passé.
01:19:26Il y a eu des attaques massives, des fuites de données
01:19:27qu'on a pu retrouver sur le Darknet et ce genre de choses.
01:19:30Et quelques milliers de cartes de crédit se sont trouvées accessibles à tous.
01:19:36Nous, on est convaincus, en tout cas, et moi, je suis convaincu,
01:19:39c'est qu'une technologie, soit on la subit, soit on la maîtrise.
01:19:43Et je crois que, quoi qu'il en soit,
01:19:45ça devrait être demain indispensable,
01:19:47même si on veut devenir médecin,
01:19:49de démarrer par
01:19:51comment je vais utiliser cet outil-là
01:19:52pour devenir un meilleur médecin.
01:19:55Comment, en tant que cuisinier,
01:19:56je vais utiliser cet outil-là
01:19:58pour devenir un meilleur cuisinier.
01:20:00Et peut-être que demain, un cuisinier, un grand chef,
01:20:02aura quelques robots qui couperont les oyons pour lui.
01:20:05Mais ça, c'est des métiers
01:20:06qui resteront des métiers de relations.
01:20:09Tu parlais du support
01:20:10qui est en train de disparaître.
01:20:12Il y a un grand groupe dont j'ai perdu le nom,
01:20:14a décidé, il y a un an,
01:20:15de changer tous ces customers supports
01:20:17par de l'IA.
01:20:18Aujourd'hui, 25%
01:20:21sont redevenus des humains,
01:20:23enfin des personnes,
01:20:25parce qu'ils se rendent compte
01:20:26qu'il y a des choses complexes,
01:20:27émotionnelles,
01:20:28de la relation, du process en dehors,
01:20:29et qu'en fait,
01:20:30ça solidifie la relation aussi.
01:20:32Donc, au même titre qu'on a des critères
01:20:36CSR et environnemental,
01:20:38je suis presque sûr
01:20:39que dans 3-4 ans,
01:20:40il y aura des critères,
01:20:41voilà,
01:20:42chez nous,
01:20:4240% des gens qui travaillent
01:20:44sont des vraies personnes,
01:20:46et ainsi de suite.
01:20:47Mais c'est ça,
01:20:49il y a des secteurs
01:20:50qui aujourd'hui sont en pleine expansion
01:20:51et vont continuer d'exploser,
01:20:53et il faut se préparer à ça.
01:20:54Moi, je veux nous rebondir,
01:20:55j'ai plein de choses.
01:20:56Déjà, on est dans une industrie 5.0.
01:20:57Je vais te lancer une question.
01:21:00Avant de rebondir.
01:21:04Avant de rebondir,
01:21:05est-ce qu'il faut repenser
01:21:07complètement la notion
01:21:08de carrière linéaire ?
01:21:13Allez, juste réponds à celle-là.
01:21:16Non, mais vous pouvez englober tout.
01:21:18Non, mais je ne peux pas englober,
01:21:18non, je ne vais pas englober,
01:21:20je vais répondre à ta question
01:21:21et puis je vais rebondir sur tout ce qu'elle dit,
01:21:23parce qu'il y a plein de choses intéressantes
01:21:23qui ont été dites là-bas.
01:21:24J'ai toutes mes notes, là, je...
01:21:28La carrière n'est plus linéaire,
01:21:30ça, c'est définitivement.
01:21:31Pour répondre rapidement,
01:21:33on parlait tout à l'heure,
01:21:33tu disais, Cyril,
01:21:34de la reconversion,
01:21:35on parlait de reconversion,
01:21:37les choses accélèrent,
01:21:38il faut continuer à apprendre constamment,
01:21:39donc les carrières linéaires,
01:21:40je crois que ça n'existe plus.
01:21:45J'étais à dimanche,
01:21:47j'étais dans un commerce,
01:21:50dans un magasin,
01:21:51et je parlais avec la dame.
01:21:52On en parlait d'ailleurs
01:21:53au dernier...
01:21:54À l'émission.
01:21:55À l'année à l'émission, exactement.
01:21:57Et ça fait 20 ans,
01:22:00moi, ma carrière, c'est 20 ans,
01:22:01elle me dit,
01:22:02les jeunes aujourd'hui,
01:22:03je ne veux plus travailler.
01:22:04Et je le vois,
01:22:05je l'écoute,
01:22:06et je me dis comment je vais répondre à ça.
01:22:08J'entends trop souvent.
01:22:09Je lui dis,
01:22:09est-ce que tu revois toujours des lettres
01:22:11pour communiquer avec tes collègues ?
01:22:13Non.
01:22:14Elle n'aura plus de lettres.
01:22:15Elle va avoir des mails,
01:22:15elle le téléphone,
01:22:16donc il faut avancer avec son temps.
01:22:18Il faut avancer avec son temps.
01:22:19Et les carrières sont plus courtes.
01:22:20Et les compagnies doivent
01:22:23structurer leur système,
01:22:24leur mécanisme,
01:22:25pour avoir accès à la compétence,
01:22:28pas accès au format.
01:22:298 heures, 9 heures,
01:22:30accès à la compétence.
01:22:30Ça, c'est une première chose.
01:22:32Je pense qu'il y a aussi
01:22:33un sujet autour de la formation.
01:22:38Donc, cette formation continue,
01:22:39elle est primordiale.
01:22:40Il faut être gourmand
01:22:43d'apprentissage
01:22:44parce que le monde avance.
01:22:46Le monde d'hier
01:22:46n'est pas le monde d'aujourd'hui.
01:22:47Claude est arrivé,
01:22:48Claude Cowork est arrivé,
01:22:49Claude Codd est arrivé
01:22:50et tout le monde se met à coder maintenant.
01:22:52Vous parlez tout à l'heure
01:22:53de la rapidité
01:22:55à mettre en place un outil.
01:22:57Je voulais rebondir dessus,
01:22:58donc je la profite.
01:23:00J'arrive avec une de mes équipes,
01:23:03j'ai une problématique terrain,
01:23:04un job fair à résoudre
01:23:06qui est très simple.
01:23:07J'ai besoin de comparer
01:23:08mes inscriptions aux gens
01:23:09sur le terrain.
01:23:10Ça fait la 4ème édition,
01:23:11la 5ème édition,
01:23:12je n'en arrive pas à avoir.
01:23:14Donc, on décide
01:23:15de monter une application.
01:23:16Je lui dis,
01:23:16Kevin, tu as une journée
01:23:18pour monter une petite apps
01:23:19où les participants
01:23:22auront plein d'informations,
01:23:23les jobs, les entreprises, etc.
01:23:25Monté, c'était plié bagage.
01:23:27Ils se sont inscrits.
01:23:28On a eu 300 candidats
01:23:29qui se sont inscrits
01:23:30par rapport à 30 candidats
01:23:31sur l'événement.
01:23:32Ça m'a permis d'avoir
01:23:33une masse critique
01:23:34pour comparer mes données
01:23:36pré-événement,
01:23:37les 4200 personnes
01:23:38qui se sont inscrites
01:23:39pré-événement
01:23:39et ceux qui étaient présents.
01:23:41Est-ce qu'ils sont les mêmes ?
01:23:42Est-ce qu'on les retrouve ?
01:23:44Voilà ce que l'IA
01:23:45est capable de faire aujourd'hui.
01:23:47L'IA est capable
01:23:47de répondre à des problématiques.
01:23:48D'accélérer ?
01:23:49D'accélérer.
01:23:50Je suis en train de travailler
01:23:51sur mon organigramme Move.
01:23:54J'ai fait l'organigramme.
01:23:55J'ai un outil que j'utilise,
01:23:56qui s'appelle Miro,
01:23:56et je place et je bouge
01:23:58et je bouge à gauche, à droite
01:23:59et puis je casse
01:24:00un an, deux ans, trois ans.
01:24:02Je vais passer en code.
01:24:04Je vais coder un petit outil
01:24:05pour me faire
01:24:06une application rapide
01:24:08pour pouvoir créer mon organigramme.
01:24:12Ça m'a amené
01:24:12de créer mon organigramme
01:24:13à un an, deux ans, trois ans,
01:24:15à comparer avec le présent.
01:24:16Ça m'a pris une demi-heure.
01:24:19Grosso modo, une demi-heure.
01:24:21Mais il y a une chose à savoir,
01:24:23c'est qu'il faut s'arrêter aussi.
01:24:24L'IA est capable de nous embarquer
01:24:25sur les choses trop complexes.
01:24:27Il faut s'arrêter.
01:24:28On a tendance à se perdre.
01:24:29On a tendance à se perdre
01:24:30d'informations.
01:24:30Il faut avoir l'esprit critique.
01:24:31Je reviens dessus.
01:24:33L'esprit critique,
01:24:33il faut avoir de l'éthique.
01:24:34Il faut former ses salariés.
01:24:37Jeudi matin, 9h, au bureau,
01:24:40on forme sur l'IA
01:24:40pendant une heure et demie.
01:24:42Jeudi après-midi, à 13h,
01:24:43on implémente pendant une heure et demie.
01:24:45Je forme sur quoi ?
01:24:46Je forme sur l'analyse,
01:24:48sur les comparaisons.
01:24:49Je montre des exemples
01:24:51d'utilisation,
01:24:53des case studies.
01:24:55On débat.
01:24:56Les gens partagent.
01:24:58Et c'est la dernière chose.
01:25:01Il y a un grand podcasteur français
01:25:05qui s'appelle Carlos Dia,
01:25:06qui a la silicone carnet
01:25:07qui était de passage à Maurice.
01:25:08Je les ai accompagnés
01:25:09sur des podcasts ici.
01:25:11Et je demande à Carlos,
01:25:13j'ai une question à te poser.
01:25:14La seule question que je te posais,
01:25:16c'est qu'est-ce qui fait la différence
01:25:18entre les entrepreneurs,
01:25:19les collaborateurs
01:25:20qui vont réussir,
01:25:21qui vont réussir à scaler,
01:25:22à grandir avec l'IA
01:25:23et ceux qui seront laissés à la traîne.
01:25:29Gratte la guitare tous les matins
01:25:31pendant une demi-heure.
01:25:32Ça va faire mal,
01:25:33tu auras des cordes,
01:25:34tu auras mal aux doigts.
01:25:35Il y a un moment donné,
01:25:35tu vas savoir jouer.
01:25:37Et on est au début de l'IA.
01:25:38Au tout début,
01:25:39il faut commencer à travailler
01:25:40maintenant sur l'IA.
01:25:41Il faut comprendre,
01:25:41il faut analyser.
01:25:43Hier, j'ai terminé mes crédits
01:25:45de l'IA sur Claude.
01:25:47C'est une édition dure
01:25:48en ce moment, Claude.
01:25:49Donc, tout de suite,
01:25:50je demande à Claude
01:25:51comment je peux faire
01:25:53pour réduire
01:25:54ma consommation
01:25:55de crédit,
01:25:55de token.
01:25:56J'interroge
01:25:57comment je peux faire
01:25:57pour mieux utiliser l'IA.
01:25:59Comment je peux faire
01:26:00pour optimiser ?
01:26:01Aujourd'hui,
01:26:02tu peux analyser
01:26:04mon système,
01:26:06ma méthodologie
01:26:06de travail
01:26:08sur ton outil
01:26:09et me dire
01:26:11quelle est la meilleure
01:26:12fonctionnalité.
01:26:13Ce qu'il dit,
01:26:13c'est un vrai sujet,
01:26:14c'est que
01:26:15il ne faut pas croire
01:26:17que l'IA va faire
01:26:17tout gratuit
01:26:18à la place des gens.
01:26:19L'IA va devenir
01:26:20un personnel,
01:26:21un employé à part entière
01:26:22qui va coûter
01:26:23de l'argent
01:26:23pour moi
01:26:24et qui va faire
01:26:25rencer.
01:26:26C'est un point
01:26:27de fonds de pension.
01:26:29Alors,
01:26:30nous sommes arrivés
01:26:31presque à la fin
01:26:32de l'émission.
01:26:32Je vous donne
01:26:3330 secondes
01:26:33pour conclure.
01:26:35Si vous avez
01:26:36un conseil
01:26:36à donner
01:26:37à un jeune
01:26:37pour les métiers
01:26:38de demain,
01:26:38ce serait quoi ?
01:26:40Se former
01:26:40aux nouvelles technologies,
01:26:42le machine learning,
01:26:44la cybersécurité
01:26:44et puis
01:26:46d'aller là
01:26:47où il y a de l'avenir
01:26:49en fait.
01:26:50Et pour ça,
01:26:50il faut des formations
01:26:51qui sont concrètes,
01:26:53qui amènent à de la compétence
01:26:55et de l'attitude
01:26:56dans l'entreprise
01:26:57pour pouvoir trouver
01:26:57un travail d'ailleurs.
01:26:58Et il y a du travail
01:26:59dans ces métiers-là.
01:27:00Merci Cyril.
01:27:01Julien ?
01:27:03Je pense
01:27:06être très attaché
01:27:07à l'apprentissage continu,
01:27:08très attaché
01:27:09à l'adaptabilité.
01:27:10C'est un sujet
01:27:11extrêmement important.
01:27:12Et par rapport
01:27:13à l'IA,
01:27:14se mettre
01:27:14dans une position
01:27:15où on est augmenté
01:27:16par l'IA
01:27:17et surtout,
01:27:18surtout pas
01:27:19dans une position
01:27:20où on fait faire
01:27:22le travail à l'IA,
01:27:23on part en vacances
01:27:24parce que là,
01:27:25on risque
01:27:26de trouver
01:27:27qu'on est assez
01:27:27remplaçable
01:27:28par l'ordinateur.
01:27:29Par contre,
01:27:30si on est augmenté
01:27:32par l'IA,
01:27:33là,
01:27:33on a plein d'opportunités.
01:27:34Emmanuel ?
01:27:36Ne cherche pas
01:27:37que ce soit facile,
01:27:39cherche à être meilleur.
01:27:41Ça a la difficulté
01:27:42qu'on progresse
01:27:43et aujourd'hui,
01:27:44se former,
01:27:45c'est être meilleur.
01:27:47Aller se confronter
01:27:48au marché,
01:27:48c'est être meilleur.
01:27:50Voilà.
01:27:50Très bien.
01:27:52Emmanuel Mouchon,
01:27:53Cyril Quintin
01:27:54et Julien Desmeaux,
01:27:55merci beaucoup
01:27:55d'avoir participé
01:27:57à cette émission.
01:27:58Au plaisir
01:27:59de se voir bientôt
01:28:00peut-être
01:28:00pour les débats,
01:28:02enfin pour les débats
01:28:02des émissions prébudgétaires
01:28:03dans le secteur technologique.
01:28:07Je pense qu'il y a
01:28:08des idées
01:28:09à partager
01:28:09et pourquoi pas
01:28:10avec un ministre
01:28:11sur le plateau.
01:28:12Encore mieux.
01:28:14Merci,
01:28:15chers auditeurs.
01:28:16Je vous retrouve
01:28:16la semaine prochaine.
01:28:17Merci à Harry
01:28:18et à la technique.
01:28:21Retrouvez Jimmy Jean-Louis
01:28:22demain
01:28:22pour Zoom Extra.
01:28:23Bonne soirée.
01:28:24Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:34sur le site.
01:28:34everyone.
01:28:35My name is Matthew Griffin.
01:28:36I'm the CEO
01:28:36and founder
01:28:37of the 311 Institute,
01:28:38the World Futures Forum
01:28:39and Ex-Potential University.
01:28:41During this particular
01:28:41presentation,
01:28:42this is heavily
01:28:43AI-focused.
01:28:44I'm going to be
01:28:45taking you
01:28:45on a literal journey
01:28:47into the future
01:28:48and then back again.
01:29:02And then back again.
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