Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours

Ne manquez pas votre émission Hard Talk sur Top FM ce mercredi 14 janvier à 17h30 Rapports de force politiques et géopolitiques Cette semaine, Rudy Veeramundar reçoit: Dr Avinaash Munohur – Political Scientist Suivez l’émission en direct sur : • L’application TOP FM • Facebook : Top FM Mauritius • YouTube : Top TV Mauritius

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00:00bonsoir à toutes et à tous nous sommes le mercredi 14 janvier et vous écoutez
00:00:09top fm nous donne l'émission hot dog alors une fois de plus l'actualité cette année c'est
00:00:14une actuelle politique et alors contrairement à ban annonce qu'ils finissent faire dans le passé
00:00:21alors mon capa fin si j'ai de me aussi devant le docteur abhi nash mandor alors ben jimou
00:00:26ne peut dire si promette nous aux ruptures mais finalement ne péterons une fissure donc voilà
00:00:32et nul avec nous ce soir pour discuter de l'actualité politique géopolitique aussi par exemple ça qui
00:00:38peut passer aux états unis la politique du gouvernement américain et aussi ça qui peut passer en iran et
00:00:45nouveau comment ce contenu bien sûr à maurice et nul avec nous ce soit sur le plateau le docteur
00:00:50avinash manoa political scientist docteur avinash manoa bonsoir et bienvenue sur le plateau de top fm
00:00:56bonsoir rudy bonsoir tout le monde merci de m'accueillir en ce début d'année plaisir alors
00:01:01une bienfaitre année docteur ça va bien tranquille bien tranquille docteur vous venez aussi un talent
00:01:07craché vous êtes guitariste à mes heures perdues oui ça m'arrive mais vous pensez qu'il est bien
00:01:12pertinent aujourd'hui parce que vous qui habitez à code oubaine pensée sur le plan de la politique
00:01:18parce que vous êtes politologue aussi de la guitare vous avez plaisir mais là n'est pas tout qui
00:01:22pas une partie politique de même alliance pas plus de la même position et si on aussi nous
00:01:28continue l'analogie de la guitare c'est et la 6 l'accord qui nous vise à accorder pour qu'il
00:01:34casse le renseigne mais c'est pas que l'accordage c'est aussi l'intonation c'est les deux qui doit
00:01:38être il doit être aligné et juste avant vous commencez nous commencer si vous parlez d'intonation
00:01:43n'oubliez pas une petite vidéo ne m'ont pas intéressé que c'est un problème en tous les cas à aucun
00:01:49moment m'ont pas une exprime au contraire il m'a dit au clair avant élection après élection qui
00:01:55m'ont pas intéressé ministre des finances certainement pas donc il n'est pas une grande pannelle
00:02:02pas l'imbécilité mais m'ont convaincu qui t'y visait d'urgence en full-time mise des finances
00:02:09si mon mentionne la possibilité à la finesse c'est malgré moi c'est bon bon n'ont pas intéressé
00:02:17dit tout mon parti intéressé m'ont pas intéressé dit tout mais vous allez voir vis-à-vis mon pays vous
00:02:25débloque la situation vis-à-vis possibilité mais moi c'est qu'ils m'ont toujours souhaité c'est un full-time
00:02:31ministre des finances car l'on peut discuter à moulin diamant oui il n'y d'accord tu puisses
00:02:41un full-time ministre des finances mais constitution prévoit 25 munis au maximum et 25 munis voilà le
00:02:51ton est donné pour notre émission docteur manoa quand ou quête cette énième épisode on va dire ok
00:02:58banne mauricien perdu les auditeurs sont perdus il n'y a pas de dîmoune qui finit pour cette plume
00:03:05finale votée en 2024 et alors dans un discours qui finit tenir par les idées de la science c'est
00:03:11une alliance solide c'est une alliance avec une équipe compétente c'est une alliance qui part pour
00:03:15gagner un problème nous capables dire à mi-chemin et la nouvelle troupe deuxième secousse quand même
00:03:21assez assez important entre nous voir mais aujourd'hui et là au sens de tout cela c'est la
00:03:27question du ministère des finances alors qui ouvre une première analyse qu'a oublié de sa vidéo
00:03:30deux choses la première chose c'est qu'il s'agit d'ailleurs vous dit ça au lendemain des élections
00:03:35en 2024 vous connaît banne 60 0 n'a banne précédent à maurice les 60 0 ça ne tient enfin avant ça n'a jamais
00:03:43tenu et nous je crois pas qu'on ait beaucoup d'espoir que celui-là tienne au vu au rythme où c'est parti
00:03:49après n banane et c'est moi on nous trouvait que le langage c'est quand même dur c'est un même
00:03:54depuis depuis l'épisode de novembre et là l'épisode de ce début d'année il ya quand même un langage
00:03:59notamment utilisé par le dpm qui appelle à la rupture et une rupture irrémédiable peut-être
00:04:06qu'on reviendra sur sur ce terme en particulier alors ça qui vaut pédiou en gros c'est que vous connaît
00:04:12quand n l'alliance surtout une alliance de quatre parties qui idéologiquement ne se ne se rejoignent pas
00:04:17ou pas qu'à mettre des marxistes extrêmes avec des libéraux dans un gouvernement même si on a
00:04:24tendance à croire qu'à maurice ne sommes que des pragmatiques que ça ne joue pas non ça joue et
00:04:28pensez que ça va bien fonctionner après aucun gouvernement ne fonctionne parfaitement bien il
00:04:34ya forcément des différents il ya forcément benza fait l'auquel on croise pas pour d'accord mais cela
00:04:39c'est là justement qu'ils ont mis à cause de violon à cause de la guitare et vous qui êtes aussi
00:04:44musiciens rudis savoir battre le tambour dans le rythme qu'il faut et surtout le rythme que les
00:04:50mauriciens attendent d'eux donc voilà déjà une année plus tard mais la crise entre guillemets elle
00:04:57était déjà amorcé en novembre mais là on voit que les braises sont encore chaudes ne pas connaît
00:05:02que pour aller ce qui dit fait la vraie pointe limée ou bien les poutailles un petit moment avant
00:05:06l'iré prend l'incertitude s'installe alors quand on écoute le discours du dpm paul béranger
00:05:14l'idée du du même alors par exemple ça qu'il disait le commissaire de police directement disait ça
00:05:20n'est pas besoin d'une réunion privée avec le premier ministre ou bien dans le conseil des
00:05:24ministres publics et naine problème de commissaire de commissaire de police par rapport à vin dire
00:05:30du périmus ciel était pour gagner la confiance de la population et du bien de travail pour régler le
00:05:36problème de l'eau en odeur déjà que c'est en public et que celui qui nomme le coup de
00:05:41commissaire de police qu'il relève son contrat c'est le premier ministre donc c'est un gros
00:05:45rousseur sous ordre les mêmes deuxièmement quand l'ipédiaire ou ça les pâtes d'arco façon qui
00:05:49pédirige l'économie et bizarre en full time mis des finances et mis des finances à plein temps
00:05:55mais encore une fois elle c'est c'est rousse pété en public et qui me pas d'arco façon fait
00:06:00un premier ministre et et comment expliquer qui le premier ministre panko réagi
00:06:06dans un cas là bon plusieurs choses la première j et réagir les deux effectivement alors plusieurs
00:06:13choses la première chose nous bizarre objectif nous bizarre honnête il est difficile de donner
00:06:20tort à paul béranger sur son constat sur les deux points d'ailleurs quand le canada les états unis la
00:06:26russie vous mettre sur la liste des pays qui deviennent enfin qu'aujourd'hui met en warning
00:06:31aux bannes citoyens pour quand ils voyagent à boris sur l'insécurité dans le pays quand nous il
00:06:37suffit de lire les journaux tous les jours quand on voit effectivement l'azosim on trouvait apparemment
00:06:41il n'est la police il procède à l'arrestation d'un supposé dealer de drogue à carob calyptis ils ont dû
00:06:47reboucher se reboucher les chemins ils se sont fait attaquer quand ces épisodes se multiplient on ne peut
00:06:53pas fermer les yeux et on peut pas applaudir en disant que la police fait son travail maintenant la police il y a
00:06:59que dans toute institution des très bons policiers des moins bons policiers l'exemple comme dans toute
00:07:03institution vient d'en haut donc si le commissaire de police n'est pas capable de mobiliser la police
00:07:08sur les enjeux qui sont quand même très graves je crois que le dpm comme les autres politiques du
00:07:13pays d'ailleurs ont parfaitement raison pour pointer le doigt dessus sur la question du ministre des
00:07:18finances j'avais également dit au lendemain des élections je ne comprenais pas le fait qu'ils mettent
00:07:22ministère finance en vapie à mot c'est une concentration extrême des pouvoirs c'est à dire que le premier ministre
00:07:28de facto contrôle la sécurité intérieure contrôlent à peu près toutes les institutions qui tombent sous
00:07:36les remets du pmo et contrôlent également toutes les finances c'est ce n'est pas dans les bonnes
00:07:42pratiques démocratiques on ne peut pas accepter cela donc que paul béranger demande que le ministère
00:07:46des finances redevienne indépendant oui il a parfaitement raison il a parfaitement raison maintenant
00:07:52pourquoi est-ce qu'il doit faire ça dans des conférences de presse dans depuis la rue ambrose
00:07:57côte de ténar à ce bureau politique ou au sortir de la citadelle on ne peut que spéculer est-ce que
00:08:05on est dans une situation de communication break down entre le premier ministre et le dpm donc le
00:08:11dpm est obligé de faire un forcing public ou bien les relations sont bonnes et il parle mais peut-être
00:08:18que le dpm juge que le pm n'agit pas assez vite et quand il fait ça en public comme ça c'est aussi pour
00:08:23mettre la pression sur le pm c'est un jeu de pouvoir là un jeu d'échec dont moi je crois que c'est ça qui se
00:08:30passe grosso modo alors une question qui est très populaire en ce moment on voit est-ce qu'il peut provoquer
00:08:36sur évocation alors au pays des émanes la question de l'action de la réaction vous connaît moi je crois
00:08:44que encore une fois au vu du langage qui a été utilisé à nos rappeliers le paul béranger a quand
00:08:51même ouvertement dit qu'il y a un gang autour du père oui un gang moti peguet la définition du mot gang
00:08:59dans le dans le larousse alors littéralement c'est une bande organisée de malfaiteurs c'est quand même
00:09:06fort de dire ça c'est à dire qu'il y a des gens autour du pm qui sont une bande organisée de
00:09:11malfaiteurs quand on dit ça ou pitié fondamentalement une chose le pm est prise en otage par des malfrats
00:09:19des malfaiteurs ou et si on veut être un petit peu méchant vous êtes aussi peut-être en train de
00:09:24dire que le pm est lui-même le leader un leader de gang il n'a pas précisé le problème de paul
00:09:29béranger sur des cités de banque comme ça c'est qu'il évite l'évite il tire sous fait d'artifice et
00:09:34après il ne donne aucun nom il ne donne aucune preuve il n'avance aucune évidence sérieuse de ces
00:09:40accusations du moins pour l'instant même même si nous savons que paul ne parle jamais gratuitement
00:09:44et donc attendons voir mais je reviens sur la question du langage il est clair que une ligne
00:09:52rouge a été traversée ldpm pas qu'à dire ça de ce pm et après tout normal il va devoir aller jusqu'au
00:09:58bout là de ce qu'il a dit il va devoir entièrement démontré à de manière irréfutable ce qu'il a avancé
00:10:06maintenant pour venir à votre question la rupture pour moi elle est faite n'ont pas trouvé en quoi
00:10:11les choses peuvent revenir à la normale après ou du moins si ils prétendent que ça revient à la
00:10:16normale ben ils sont et c'est du théâtre c'est clair qu'il ya une rupture totale à partir de là
00:10:22posons une autre question si le dpm démissionne qu'est ce qu'il gagne politiquement est ce qu'il
00:10:32gagne plus politiquement à démissionner ou il gagne plus politiquement à se faire mettre dehors en
00:10:37sachant que s'il démissionne ou qu'il se fasse mettre dehors l'ipou finit dans l'opposition donc
00:10:41l'ipou commence prépare les prochaines élections et ses prochaines alliances donc lui aussi l'ipou
00:10:45bisa atteint le bon moment le moment clé et dans l'idéal c'est dans l'intérêt de paul
00:10:50béranger de se faire mettre dehors sauf que navien amgoulam est également un politicien extrêmement
00:10:54rusé et il sait très bien qui ça joue pareil pour lui il préfère que paul s'en aille tout seul que
00:11:01lui le maître dehors donc c'est peut-être aussi ce bras de fer là qui est engagé ce qui est dommage
00:11:06là c'est que on est entré dans une situation où rien ne va bouger déjà que c'était très long avant
00:11:11l'âme n'ont pas retrouvé en quoi les choses vont s'accélérer et bouger un docteur manois
00:11:17du sujet que c'est un petit peu avant l'émission je peux pas atteindre un peu d'informations mal
00:11:22bruit de couloir alors la question c'est que l'écouté paul béranger brogi baden jali l'eau en
00:11:29date aux radieux il ne travaille avec qui pendant trois derniers mois il ya c'est un
00:11:34timon qui quand ils vous n'y vous viennent d'affaires c'est très recherché très
00:11:37documenté très misculé et ou finir l'occasion que toi n'y me pensez ou
00:11:42confirme veut sa trait de caractère a absolument absolument autant autant paul
00:11:47béranger un timon qui parfois peut-être un petit peu on va dire impulsif à sortir des
00:11:53choses autant l'hypacose dans vide il ya beaucoup précédents qui le prouvent dont avant
00:11:59qu'il y vienne a fait un bannes à faire comme ça l'est pas vous vienne n'est que
00:12:02vienne des vents en micro l'hypocose et donc encore une fois l'hypé cassiète ce
00:12:06cas l'hypé il garde ses cartes en main en bons en bons politiciens
00:12:09tous les chesses exactement forcément non c'est moi parce que c'est maintenant que
00:12:13le jeu d'échec va se jouer les mouvres prochains seront importants mais encore une
00:12:16fois du moment qu'il indiait ça il va devoir aller jusqu'au bout n'est pas qu'à n'est que
00:12:21mais souri mondiais ça on va tourner la page maintenant comme si de rien n'était
00:12:23c'est pas possible nous croyons alors tout est possible en politique surtout
00:12:28la possible mais encore une fois quand on accuse
00:12:32le premier ministre d'être l'otage d'un gang ou un pire on doit aller jusqu'au bout
00:12:38on peut pas on peut pas juste dire ça alors mon rebondi l'os a dame gang on ne
00:12:44fait une définition monsieur par exemple qui dit mon qu'ils servissent à définir
00:12:48l'otm est peut-être aussi méthodique que vous je parle de paul béranger ben paul
00:12:55béranger un dictionnaire sur son bureau qui consulte très souvent très bien mais
00:13:00il a fait qu'il moi m'ont remarqué dans le journaliste que au moment les servis de
00:13:04thème gang dans la soirée même jour même après ce bureau politique la soirée il
00:13:13trouve une sorte de campagne qui est partagé par bandy moon qui est proche de
00:13:20l'entourage de eux-mêmes ou bien un peu la jeunesse militante on va dire
00:13:25elle c'est sa hard work un petit postère que de béranger justement
00:13:30il y a une gang d'opie amour ou bien il y a une gang autour de ramoulam et avec un tagline
00:13:36tagline assez ne pas finitir en la cuisine pour mettre en de la cuisine on
00:13:41va pas connaissent pas au fin remor que ça mais et donc il est un plan de
00:13:47communication là on connaît encore une fois et c'est prouvé à nous pas
00:13:54forcément bizarre comme paul béranger de près même si certains ont eu l'occasion de
00:13:58travailler avec lui et de le cotoyer mais là c'est pas ce qui est l'entourage
00:14:01mais encore une fois quand il fait un move comme ça forcément il a dû dans le
00:14:06meilleur des mondes penser au moins trois quatre coups de vent il y a un
00:14:09master plan quelque part là ce que le master plan là ça va juste se résumer à
00:14:15est-ce que mobiliser prépa homo sorti parce que de toute façon la
00:14:18popularité du gouvernement ne va faire que glisser par exemple
00:14:22j'espère qu'on pourra revenir dessus lorsqu'il mentionne le fait qu'il est très
00:14:25inquiet sur le deal des chagots surtout que l'argent a déjà été budgeté
00:14:29s'éteint l'agent donc d'une certaine manière il y connaît le lien on connaît
00:14:34paul béranger est un hardwacker les travaux ils sont dans le dossier il est au
00:14:38courant des choses donc à partir de là je suppose qu'il a déjà anticipé pas mal
00:14:42de choses donc est ce que c'est juste préparer cette
00:14:45sortie ou bien est ce qu'il ya quelque chose de plus grand qui se joue
00:14:48c'est la question est ce qu'il ya une big plan vous connaît mais pour alors pour
00:14:55l'instant on est vraiment dans le domaine de la spéculation il faut je il faut le
00:15:00dire c'est un discrète on analyse on analyse par rapport à ce qu'on peut
00:15:04voir ce qu'on entend ce qu'on entend exactement et par rapport à la situation
00:15:08voilà telle qu'elle est j'avais également dit ça au lendemain des élections il y a
00:15:16pour moi une chose qui va structurer à l'époque qui allait structurer le bon
00:15:20vivre ensemble de cette alliance c'est la question de la succession que ce
00:15:25soit dans le parti travailliste ou dans le mm nous sommes dans une situation où
00:15:29les deux leaders sont quand même on va dire en fin de carrière pour
00:15:33rester poli et la question de la succession se pose bon maintenant vous
00:15:39êtes journaliste vous dit vous avez sans aucun doute beaucoup plus de sources et
00:15:41d'informations que moi les journalistes aiment beaucoup parler de la
00:15:44question de la succession au mm ils ne parlent jamais de la question de la
00:15:47succession au parti travailliste nous savons tous que c'est un sujet quand
00:15:51même assez brûlant depuis quelques temps le parti travailliste comme tout
00:15:55grand parti il ya plusieurs courants de pensée il ya plusieurs courants d'opinion
00:15:59donc il ya forcément aussi plusieurs visions pour le parti qui ce qu'ils sont en
00:16:03concurrence et disons que le poulain un pointe d'où self-pointed de ramoulam ne
00:16:13ne passe pas très bien partout disons disons-le aussi et à partir de là
00:16:18paul béranger en vieux renard très rusé il finit fait ce calcule lien il
00:16:26tient à 18 il n'arrive 17 si il arrive
00:16:29si on va dire les le malaise qu'il ya par rapport à la succession du parti
00:16:44travailliste s'intensifie paul béranger est en situation de de faire des
00:16:49alliances avec certaines branches du parti travailliste qui pourrait renverser la
00:16:54table des rapports de force mme et comptant vers nous exactement au sein du
00:16:58gouvernement est ce que c'est ça qu'il est en
00:17:01train de jouer sur le plus long terme mais comme vous dites on ne peut pas
00:17:06savoir pour l'instant il ya que paul béranger qui sait ce qui se passe dans
00:17:09sa tête donc mais au vu des signes au vu du langage où les discours et au vu de
00:17:14la situation c'est une hypothèse c'est une question du moins qui peut se
00:17:19poser mais mais la question du succès sur moi ou au plaisir et qui ne prend un
00:17:26peu le dessus sur beaucoup priorité c'est à dire que un côté de mauvais et
00:17:32là si l'ambou la mine choisie un poulain est allé jouer par des six me suis
00:17:38ici le docteur de la mine choisie un poulain paul demande le ministère des
00:17:43finances de vendant devenant indépendant exact donc maintenant connaissant
00:17:48qu'il ya un junior ministère qui seconde finance voilà il entre aussi
00:17:52dedans là mais de rien très bien et où dans une déclaration qui vous fait
00:17:57faire à nouvelle confrère cette semaine ou dire qu'il mystère des finances
00:18:01diviser revient aux portes travaillistes et non pas aux mêmes
00:18:05alors vous avez compris comprendre la logique de votre position très très
00:18:10simple déjà bon on va dire un constat général il n'y a pas d'économiste au
00:18:15gouvernement là il m'a dit dans mes interviews c'est c'est dommage il y a
00:18:19beaucoup d'avocats il ya beaucoup de juristes il ya des animateurs de radio
00:18:23très bien la diversité des opinions mais il n'y a pas d'économiste alors que
00:18:29on a au moins besoin d'un économiste pour le ministère bon on appelle ça le
00:18:33ministère des finances on aurait dû appeler ça le ministère de l'économie en
00:18:36sachant qu'on est qu'on a un ministère des services financiers ça veut dire
00:18:39autre chose économie donc ça c'est le premier constat et du moment qu'il n'y a pas
00:18:43d'économiste qui est capable d'occuper ce poste mais forcément des gens qui ont
00:18:46une certaine compréhension du monde des affaires du monde de l'industrie du
00:18:50monde de l'économie du monde des investissements il y a sans aucun doute
00:18:54des gens au mm tout comme il ya sans aucun doute des gens au parti travail ce qui
00:18:57peuvent occuper ce poste ma réponse en venant dire que ça va être le parti
00:19:00travail c'est que nous sommes dans une situation à maurice côte nubisa
00:19:03stabilité et au regard de la stabilité qui s'est installée depuis novembre
00:19:09n'ont pas qu'à trouver nous dans une situation côté n'a allez disons le disons
00:19:14le par exemple paul béranger lui-même étant ministre des finances même s'il
00:19:20a balayé ça dans le revers de main mais pour l'exemple paul béranger mis des
00:19:23finances faisant un bras de fer voire du chantage au premier ministre on ne peut
00:19:29pas entrer dans cette situation là maurice a besoin de stabilité surtout et
00:19:33j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler le contexte global qui est le
00:19:36nôtre actuellement bien entendu oui et là où suivent un point intéressant c'est
00:19:39que si un ministre sans pot-de-feuille qui dpm peut pas avoir engagé un bras de
00:19:43fer qu'en serait-il si de mise en question d'une mise des finances
00:19:49capables un petit peu plus compliqué voire beaucoup plus compliqué
00:19:53effectivement là il a beaucoup hypothèses à bout de scénarios qui se
00:19:57mettent en place à partir de là soyons honnêtes soyons patriotes il n'y a pas un
00:20:02seul de ces scénarios qui sert le pays c'est ça mon problème avec ça
00:20:05une question paul béranger par exemple si vous dit c'est un ministre mmm qui
00:20:11tibisa vini c'est réservé tim et au fin du coup tu as lu mm ou aussi un
00:20:16political scientist quel est votre point de vue sur ce choix moi je crois que
00:20:20réservé tim aurait fait un bon ministre des services financiers parce que c'est
00:20:23son domaine d'activité vous connaît il ya un avocat des affaires et
00:20:26notamment spécialisé dans la question des services financiers mais j'ai aussi
00:20:30trouvé très étonnant que paul béranger et et a pointé on va dire et
00:20:36sautine dans une situation où l'actuel ministre des services financiers madame
00:20:40gitton était présenté comme une grande capitaine d'industrie qui avait des
00:20:43connaissances extraordinaires en économie donc est ce que c'est une
00:20:46calotte envers madame gitton ou est ce que c'est plutôt une stratégie de paul
00:20:51béranger aussi au regard des rapports de force dans certaines circonscriptions
00:20:53là aussi il ya des questions qui se pouvaient alors l'inexpliquée à lise
00:20:57j'aime ça les aoutimes quand même si tu présidents commission économique à même
00:21:02pendant tout ce temps qu'ils ont passé de l'opposition
00:21:04ouais commission économique à même moi je sais je sais pas trop ces commissions
00:21:08là moi j'ai fondé moi même la commission développement durable
00:21:11non il faut être sérieux quand on ouvre très bien alors dans le contexte
00:21:17économique actuel et local et international est ce que vous pensez
00:21:22qu'il bise un ministre des finances à plein temps oui oui moi je le crois
00:21:27c'est une anomalie nos systèmes pas qu'à fonctionner ou du moins l'écrit
00:21:33trop de l'écrit trop beaucoup de problèmes dans l'absolu on peut pas
00:21:36autant centraliser les décisions exécutives d'ailleurs enfin l'une des
00:21:43visées de paul béranger c'est aussi la lenteur de l'edb qui pose un vrai
00:21:47problème nous ne pas encore gagné statistiques mais je serais très
00:21:50intéressant de voir à quel niveau l'investissement étranger est arrivé à
00:21:53maurice par exemple quand nous l'économie totalement dépendant des fdi
00:21:57l'investissement étranger dont le facilitateur l'organe principal c'est
00:22:03l'edb ben quand on gagne des blocages des deux côtés ben il ya forcément
00:22:07un ralentissement nous l'économie dit telle que du moment que ben
00:22:11investissement ralenti forcément nous pourrait s'entiller dans tous les
00:22:14domaines et il ya ça aussi qui joue mine de rien dans les crises par exemple de la
00:22:19charte et de la vie voire autre donc avoir un ministre des finances enfin
00:22:22ministère des finances d'un côté qu'ils soient indépendants oui moi je crois
00:22:26que c'est essentiel mais surtout avoir le ministre des finances qui soit lui aussi
00:22:31indépendant et qui pense comme le ministre de l'économie d'un pays pas comme pas de
00:22:38manière partisane pas de manière dans un bras de fer politique encore une fois la
00:22:42situation actuelle appelle à ce genre de personnage quand une série de mots
00:22:47indépendants c'est une fermoir et une réponse à une question que j'ai un peu plus tôt que ce
00:22:53soit dans un gouvernement où il n'a mani de l'alliance mani de le parti qui fait une
00:22:58fin de l'alliance après où il n'a mané les autres ministres par exemple et il n'a
00:23:03question de la redevabilité donc qui ça c'est un secret du politique ne l'aura dire mais la
00:23:10façon par exemple vous réveille une question de succession avant du vignes de
00:23:14finances est ce que vous ne pouvez pas trouver qui nous banne pas aussi c'est
00:23:19piste et monarchie même si par exemple et d'amour ça mais il a tout bas des
00:23:24structures comité central bureau politique pour le post travail ceci pareil
00:23:28l'assemblée générale ou whatever etc est-ce qu'il a à la fin de la journée c'est
00:23:35pas une question du je suis le roi le roi décide vous connaît bon je suis heureux
00:23:41de ces questions mais si vous pose moi ça parce que dans le contexte cote nous
00:23:44paie 10 kits d'une réforme électorale qui apparemment est raison ralenti aussi
00:23:49qu'il y a une autre raison pour moi et là et là un point essentiel qui
00:23:54personne n'a pas causé en fait nous pas mis un bel bel réforme électorale à maurice
00:23:58c'est la mise en place d'un cadre juridique pour l'existence des partis
00:24:04politiques nous est là un registreur de compagnies qui contrôlent le
00:24:08financement j'y viens pour les pour les entreprises nous est là un registreur
00:24:13d'associations pour les associations etc qui fait nous peine à un registreurs
00:24:18de political parties dans l'état actuel de des droits des lois mauriciennes
00:24:24un parti politique d'ailleurs quand une élection vignée ou bizarre à l'enregistrer
00:24:27au parti politique avant nomination des c'est à partir de là qu'il y a une
00:24:31ticket et c'est là qu'il ya une existence juridique avérée c'est à dire si on a
00:24:36un compte en banque etc c'est là qu'il a accès à tout ça mais une fois une
00:24:41élection infinie ben c'est voilà c'est plus le cas c'est dissous d'une
00:24:44certaine manière savait je crois que les pères de notre constitution avait voulu
00:24:49que ce soit comme ça parce qu'ils y voyaient une très grande pratique
00:24:52démocratique mot de l'exemple par exemple en france pour fonder un parti
00:24:56politique il faut déjà qu'il y ait un certain nombre de signataires il faut faire
00:25:00une liste de signataires une pétition il faut pétitionner il ya toute une
00:25:03procédure une fois que c'est accepté vous êtes créés le parti politique existe
00:25:07et ce parti politique puisqu'il existe ben il est audité par la cour des comptes
00:25:12l'équivalent il peut être audité par la commission électorale plus que ça on peut
00:25:17même imposer à un parti politique d'avoir des règles en interne qui ne sont
00:25:22même pas de son propre choix par exemple dès que nous causent
00:25:24nubisa limite les mandats des premiers ministres à maurice très bien mais si
00:25:30de facto on a un register of political party où il est clair que chaque parti
00:25:37politique doit limiter les mandats de leur leader
00:25:40bien c'est le coup de tout transformer là c'est le coup c'est pareil pour le
00:25:45financement on peut imaginer une situation où tout ce qui relève du
00:25:49financement des partis politiques et des élections soit pris en charge par
00:25:52l'état une fois qu'il vous fait à ça ou fini contrôle tout dépend cela ou fini
00:25:57dire mais voilà moi de nous x roupies pour marketing pour la fisse pour tout ça
00:26:02là il s'occupe pour ça exclui pour ça comment on sorti de ça et ne bouffait
00:26:05l'audit quand il a disqualifié mais il faut vouloir le faire dans l'état
00:26:10actuel le manque des le manque de ce cadre pour l'existence des partis fait que
00:26:13excusez mon mauvais jeu de mots mais c'est littéralement le mec qui a le
00:26:17coffre-fort dans le salon qui contrôlent le parti c'est de facto le
00:26:20cas c'est un immense problème oui définitivement un coffre-fort dans le
00:26:26salon une valise quelque part nous voilà exactement mais à la façon plus
00:26:30direct est ce qu'ils vous trouvent aujourd'hui par exemple si ramboulam
00:26:33dédié ok mais moi mon parent c'est qu'ils me successeur c'est ici et il a dit
00:26:38beaucoup à contester vous répondez à la question là juste après ceci
00:26:45hard talk hard talk
00:26:53un saison avec un compromise
00:26:57welcome to vegandra your favorite haven for pure vegan delights from sunrise balls to
00:27:06savory dinners we serve love on every place located at 3d kamro open for
00:27:13breakfast lunch and dinner
00:27:21vigandra ipio level
00:27:29vood emmén le māi tea série
00:27:35vood business mai tis è iyé
00:27:36vood apprend ne māi tea série māi tea série māi tea série
00:27:40vood football mai tis é yé
00:27:41vood māi tea s椎
00:27:42pa misé māi tea série
00:27:44vood exprimé māi tea série māi tea série māi tea série
00:27:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:28:1819h, votre rendez-vous quotidien avec l'actualité sur nos plateformes digitales.
00:28:23Chaque soir à 19h, ne manquez rien de l'actualité sur notre page Facebook Top FM Mauritius et YouTube Top TV Mauritius.
00:28:30Politique, économie, fait divers, sport, culture, nos journalistes décryptent pour vous les événements qui font l'actualité à Maurice et dans le monde.
00:28:38Info 19h, c'est plus qu'un journal, c'est votre point de repère quotidien dans l'actualité.
00:28:42Connectez-vous sur Facebook et YouTube et vivez l'info en direct.
00:28:45Téléchargez notre application Top FM Radio sur App Store, Play Store et sur aussi Huawei App Gallery.
00:28:55Top FM Live TV, une grande première, vivez en temps réel, la première radio TV de Maurice.
00:29:03Découvrez notre studio, nos animateurs, vos hits musiques préférés en clip et l'info complète factuelle.
00:29:14Hard Talk, Hard Talk
00:29:18De retour en studio, on peut écouter Top FM.
00:29:26Nous, l'émission aujourd'hui, c'est Hard Talk et nous venons avec nous comme invité de Dr. Avinash Manouar, political scientist.
00:29:33Alors, si ou envie, pose question le Dr. Avinash Manouar ou bien ou envie, participe aussi dans l'émission Poudoune ou l'opinion, par exemple, sur ce qui peut passer à Maurice comme ailleurs, sur le plan politique ou géopolitique, ou carte téléphonie ou le 213-77-77, 213-77-77 à partir 6h30.
00:29:52Donc, oui, moi, je me pose une question, c'est-à-dire, si, par exemple, le Dr. Avinash Manouar ou même Paul Béron, c'est-à-dire que c'est l'équipe ou une mauvaise successeuse, est-ce qu'il n'a pas dit qu'on peut contester aujourd'hui ?
00:30:05Là, on peut poser une question sur le caractère des gens. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a le caractère d'aller contester ?
00:30:12Ça, je ne me connais pas tout. Moi, ma réponse qu'il m'a donné avant, c'est que ça ne...
00:30:17It doesn't even rely on character. C'est ce système-là qui compte ça. C'est-à-dire qu'un leader nomme ce successeur. Il doit y avoir, à l'intérieur des partis, des élections qui sont faires.
00:30:27Il doit y avoir.
00:30:28Organisées par la commission électorale, carrément, oui, à peine à... Pas en interne, avec des instances qui, supposément, fonctionnent démocratiquement, tout ça. Non, ça, c'est pas...
00:30:36Ça, c'est... Il y a une différence entre amuser la galerie et être sérieux quand on fait des choses.
00:30:40Mais vous êtes d'accord qu'il y a une système politique un peu monarchique à Maurice ?
00:30:43Le problème, encore une fois, c'est que système-là est... Et système-là, il vient d'une culture, je ne dirais pas monarchique, je dirais présidentielle.
00:30:53D'ailleurs, il est simple, quand il y a une élection, on vit, majorité mauritienne aussi, ou comme ça,
00:30:59ce ne veut pas forcément qui est député, qui proposition de député peut faire pour la circonscription, qui qualité...
00:31:07Voilà, nous ne veut pas être premier ministre. Député-là, nous ne veut pas être après, quoi.
00:31:11Donc, oui, la culture est comme ça.
00:31:13Oui, oui, c'est vrai, vous avez raison. Alors, revenons à l'économie.
00:31:17Maurevine a l'entretien qu'on finit donné un peu plus tôt cette semaine.
00:31:20Alors, vous parlez de la résilience de l'économie mauritienne.
00:31:24Alors, la question, aujourd'hui, ce soir, c'est...
00:31:26Comment juge cette résilience, aujourd'hui, face au choc externe et aux tensions géopolitiques mondiales ?
00:31:32C'est quand même...
00:31:33Vaste question, on va conspire, nous, là.
00:31:36Nous avons le temps.
00:31:39Nous avons une heure.
00:31:39Alors, effectivement, il y a...
00:31:41À Maurice, on se vante de notre résilience, à juste titre.
00:31:44On connaît l'économie mauritienne.
00:31:46D'ailleurs, beaucoup disent beaucoup de ça.
00:31:47À l'époque de l'indépendance, un prix Nobel d'économie qui s'appelle Mead,
00:31:51qui dit à nous que, bah, Maurice resterait une économie de misère et que nous ne sortirons pas de tout ça.
00:31:57Le grand écrivain des Caraïbes, d'ailleurs, prix Nobel ou l'Université.
00:32:02C'est le plus important.
00:32:03Oui, qui avait dit « the overcrowded barracone ».
00:32:06Absolument.
00:32:08Et, en fait, ce qui est extraordinaire, c'est que l'économie mauritienne, il nous donne tout ça à Van Diboune Latour.
00:32:13Et, à chaque étape, nous trouvons qu'il y a une inventivité.
00:32:17Il y a un génie mauritien.
00:32:19Vous connaissez, nous n'avons sa tendance, tout le temps critique nos pays-là.
00:32:22On croit que l'herbe est plus verte ailleurs.
00:32:24Moi, j'ai vécu 15 ans ailleurs.
00:32:26J'ai pas rôné le monde, j'ai travaillé, etc.
00:32:28L'herbe n'est pas plus verte ailleurs.
00:32:29On a un très beau pays.
00:32:30On doit se battre pour lui.
00:32:32La résilience, lui dit, c'est quelque chose qui se construit sur plusieurs choses.
00:32:35Ça se construit sur des institutions solides.
00:32:38Ça se construit sur un capital humain développé.
00:32:41Ça se construit sur la capacité d'innover.
00:32:45Et ça se construit sur de la stabilité politique.
00:32:47Maurice a, dans le passé, réuni ces conditions.
00:32:53Quand on nous guette la diversification de l'économie mauricienne,
00:32:55notamment après la chute des côtes à sucrier,
00:32:57l'essor du secteur touristique, l'essor des secteurs financiers,
00:33:01l'essor de l'immobilier aussi,
00:33:03et donc des secteurs de services,
00:33:04c'est clair que nous avons ces capacités-là.
00:33:06Mais tout ça, ça s'est fait dans un monde plus ou moins stable.
00:33:10Disons qu'à partir de 68, on voyait déjà un gros essoufflement de la guerre froide.
00:33:17Donc cette hypothèse d'une troisième guerre mondiale
00:33:20qui impliquerait le bloc soviétique et le bloc américain,
00:33:22s'est essoufflée petit à petit.
00:33:24Et à une fois qu'il nous rentre dans les années 80,
00:33:26c'était clair que la mondialisation, avec une immense vague de croissance,
00:33:29venait.
00:33:30Les leaders politiques, à l'époque, ont su saisir ces opportunités.
00:33:34Ils ont su prendre les décisions qu'il fallait.
00:33:35Et notamment dans la libéralisation de l'économie,
00:33:38dans l'ouverture des portes pour l'investissement.
00:33:42Donc tout ça nous a aidés.
00:33:44Et encore une fois, dans un monde stable.
00:33:46Là, nous entrons dans une situation où le monde n'est pas stable.
00:33:49Quand vous avez un président américain qui vient vous dire
00:33:51« Eh bien moi, le droit international,
00:33:54oui, c'est une option qui existe dans l'éventail des options que moi j'ai.
00:33:59Mais de toute façon, ma moralité est supérieure à ça. »
00:34:02On a de quoi être inquiet par rapport à la stabilité du monde
00:34:05quand on voit les opérations qui ont été menées récemment.
00:34:08Surtout un pays comme Maurice,
00:34:09qui est, de par la taille du pays,
00:34:13de par l'affluence du pays,
00:34:14est entièrement dépendant du « rule-based system ».
00:34:17Donc tout laisse à prévoir, pour l'instant,
00:34:20que nous sommes entrés dans une période d'instabilité.
00:34:22Moi, je pense que cette période d'instabilité
00:34:24va durer quand même assez longtemps,
00:34:25parce que nous sommes dans un changement de monde.
00:34:28Les plaques tectoniques des équilibres mondiaux
00:34:30sont en train de changer.
00:34:31À partir de là, nous besoin d'une autre stratégie.
00:34:34On doit pouvoir, à 40%,
00:34:36on doit pouvoir intégrer ça
00:34:37dans notre calcul économique, justement.
00:34:40Et pour moi, ce qui m'inquiète,
00:34:41c'est que je ne vois pas ça.
00:34:42Je ne vois pas ce qui est en train de se passer.
00:34:44Et la pandémie, c'est quand même un moment catalyseur,
00:34:49donc à dire, par exemple,
00:34:50à un moment instable qui nous peut vivre.
00:34:53Catalyseur dans quel sens ?
00:34:54C'est-à-dire qu'il y a un livre qui m'a fait dire
00:34:56l'année dernière, c'est un livre par Francis Fukuyama.
00:35:00Oui.
00:35:00Je pense que je connais bien.
00:35:01Alors, l'idée est un effet intéressante.
00:35:03L'idée est un peu simple,
00:35:04qui, avant la guerre froide, justement,
00:35:06c'est un certain nombre de démocraties,
00:35:08et qu'après, jusqu'à la chute du milieu du Berlin,
00:35:13le nombre de démocraties finit augmenter.
00:35:15Mais arrive un moment,
00:35:17c'est-à-dire que, justement,
00:35:18à partir de 2016,
00:35:20finit la lélection de Trump,
00:35:21finit aussi le Brexit, par exemple,
00:35:23qui est inimaginable, à un moment donné.
00:35:26Et il y a une certaine mouvance
00:35:29qui remet en question,
00:35:30totale, de la question de démocratie
00:35:33que nous nous connaissons,
00:35:34et même du marché libre.
00:35:35Et que, quand on finit la pandémie de Covid-19,
00:35:39ça vient accéder un peu
00:35:40à sa question de stabilité
00:35:42et de remise en question.
00:35:43Est-ce que, par exemple,
00:35:45là, nous dons à le monde d'avant,
00:35:47il faut l'oublier ?
00:35:48Ah oui, oui, totalement.
00:35:49D'ailleurs, je suis heureux
00:35:50que vous mentionnez la question de la Covid.
00:35:52Pour moi, la Covid, la pandémie,
00:35:53c'est un point de bascule.
00:35:55Il y a un avant, il y a un après.
00:35:56C'est clair.
00:35:57Et on le voit de plus en plus aujourd'hui.
00:36:00Moi, je ne formulerai pas ça
00:36:01comme Francis Fukuyama.
00:36:03Ce n'est pas, pour moi,
00:36:03la question de la démocratie.
00:36:05Parce que la démocratie,
00:36:06telle qu'on la connaît,
00:36:06telle qu'elle s'est cristallisée,
00:36:08notamment au sortir de la Deuxième Guerre mondiale,
00:36:10et après, avec la libéralisation,
00:36:13la globalisation,
00:36:14et l'introduction de la logique
00:36:16de l'économie de marché
00:36:17dans les systèmes de gouvernement,
00:36:20forcément, c'est appelé à évoluer, ça.
00:36:22Aucun système n'est fixe.
00:36:24Les choses évoluent tout le temps.
00:36:25Moi, je crois, en fait,
00:36:26ce qu'on voit surtout,
00:36:28c'est un rejet du système mondialisé
00:36:31dans ce qu'il a de dépassement
00:36:33de l'État-nation.
00:36:35Quand vous parlez de Brexit,
00:36:36quand on voit la montée des extrêmes droites,
00:36:38que ce soit en Europe, aux États-Unis,
00:36:40mais ailleurs aussi,
00:36:40il y en a sur le continent latino-américain,
00:36:43sur le continent africain,
00:36:45en Asie du Sud-Est, etc.
00:36:48Ce qui est clair,
00:36:48c'est un questionnement réel
00:36:50de ce qui est considéré
00:36:53comme l'évanouissement,
00:36:55la disparition de l'État,
00:36:56de l'État-nation,
00:36:57la disparition des frontières,
00:36:58la disparition de la protection de l'État,
00:37:01pour une mondialisation
00:37:02qui est perçue par
00:37:03de plus en plus de gens
00:37:05comme étant sauvage,
00:37:06comme étant quelque chose
00:37:07qui vient détruire leur mode de vie.
00:37:09Il suffit de voir, par exemple,
00:37:10le recul des classes moyennes,
00:37:12le pouvoir d'achat,
00:37:13le standard de vie des classes moyennes
00:37:14dans des pays développés,
00:37:16comme ceux de l'Union Européenne,
00:37:17pour comprendre
00:37:18sur quelle terre
00:37:19le...
00:37:21Ce n'est plus le FN maintenant,
00:37:22c'est le Rassemblement National,
00:37:23je crois,
00:37:24chasse.
00:37:25Donc oui,
00:37:26ça c'est en jeu.
00:37:27Absolument,
00:37:28c'est absolument clair.
00:37:29Il y a autre chose aussi
00:37:30pour moi qui est claire.
00:37:31Je crois que
00:37:31l'autre système
00:37:32qui s'est mis en place
00:37:33au sortir de la Deuxième Guerre mondiale,
00:37:35c'est le système onusien,
00:37:35dont l'objectif était
00:37:37de venir remplacer
00:37:38la Société des Nations
00:37:39parce que la Société des Nations
00:37:41dans le build-up
00:37:42jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale
00:37:43était totalement bloquée.
00:37:45Nous sommes aujourd'hui
00:37:46dans une situation
00:37:47où le système onusien
00:37:48est bloqué.
00:37:49Quand vous avez
00:37:50sur le Conseil de sécurité
00:37:51des pays comme les États-Unis,
00:37:53la Russie et la Chine
00:37:54qui sont des membres permanents
00:37:56et qui ont des vétos
00:37:57et dont les intérêts
00:37:59sécuritaires, économiques
00:38:00et stratégiques
00:38:01sont complètement différents,
00:38:03le Conseil de sécurité
00:38:04est bloqué.
00:38:05Il n'y aura aucune résolution
00:38:06qui pourra passer.
00:38:07À partir de là,
00:38:08comment est-ce qu'on avance ?
00:38:11Ce que Francis Fukuyama
00:38:13ne dit pas,
00:38:13d'autres analystes
00:38:14le disent très très bien.
00:38:16Ils disent en fait,
00:38:17c'est aussi simple,
00:38:18sur le système onusien,
00:38:21en fait,
00:38:21le système onusien
00:38:22nous avait fait croire
00:38:22que tous les conflits
00:38:24du monde,
00:38:25tous les désaccords
00:38:27allaient être réglés
00:38:28par la médiation
00:38:29de la diplomatie,
00:38:30des relations internationales
00:38:31et des institutions mondiales.
00:38:33Ce que nous sommes
00:38:34en train de découvrir,
00:38:35c'est que ça ne fonctionne
00:38:36pas comme ça.
00:38:37Avec l'émergence
00:38:38des puissances,
00:38:38ce qu'on pourrait appeler
00:38:39des empires,
00:38:40que sont encore
00:38:41les Etats-Unis,
00:38:42que sont la Chine,
00:38:44que sont la Russie,
00:38:44que sont peut-être aussi
00:38:45d'autres pays
00:38:46dans leurs ambitions.
00:38:47Ce qui est absolument clair,
00:38:49c'est que
00:38:49tous les rapports de force
00:38:51qui existaient
00:38:52en dessous de ce système,
00:38:53et bien c'est ça
00:38:54qui est en train de réémerger.
00:38:56Donc,
00:38:56encore une fois,
00:38:57je reviens à ce que dit Trump.
00:38:58Quand Trump vient vous dire
00:38:59que le droit international,
00:39:02ce n'est qu'une option
00:39:03pour lui,
00:39:04il dit une chose très simple.
00:39:05Il dit,
00:39:06pour moi,
00:39:07les relations internationales
00:39:08ne seront pas dictées
00:39:09parce que l'ONU va décider.
00:39:12Rudy,
00:39:12Xi Jinping pense
00:39:13la même chose.
00:39:14Vladimir Poutine
00:39:15pense la même chose.
00:39:17Voilà.
00:39:17Donc,
00:39:18par rapport à ça,
00:39:19nous,
00:39:19on ne peut rien contre eux.
00:39:21Je vous parlais
00:39:21de puissance nucléaire.
00:39:22C'est ça qui va déterminer
00:39:24les choses.
00:39:25Alors,
00:39:25moi,
00:39:26j'aime bien cette phrase
00:39:26que vous avez dit,
00:39:27c'est-à-dire qu'on n'y peut
00:39:28rien contre eux.
00:39:29Et Donald Trump,
00:39:30récemment,
00:39:31il a même dit
00:39:31ce qui ne passait
00:39:33dans Vénégie-là
00:39:34capable d'arriver
00:39:36ailleurs.
00:39:37Alors,
00:39:38quoi qu'il soit
00:39:39l'ambition
00:39:39très très claire.
00:39:40Mais,
00:39:41moi,
00:39:41j'ai envie
00:39:41de l'opinion
00:39:42par rapport...
00:39:43Alors,
00:39:44mon risque
00:39:44dans tout ça,
00:39:45par exemple,
00:39:45de par le choc
00:39:46géopolitique
00:39:48qui est arrivé.
00:39:50Alors,
00:39:50on dirait que
00:39:50l'impact
00:39:51sera très très dur
00:39:52par rapport
00:39:52au niveau mondial.
00:39:53Mais,
00:39:54par rapport à Maurice,
00:39:55qu'est-ce que vous
00:39:55ont anticipé ?
00:39:56Alors,
00:39:56déjà,
00:39:57comme je comment
00:39:58on m'a anticipé
00:39:58des alliés,
00:39:59on doit changer
00:39:59de stratégie.
00:40:01Pour le dire
00:40:02simplement,
00:40:03sans aucun doute
00:40:04trop simplement,
00:40:05je ne crois
00:40:06absolument pas
00:40:06que...
00:40:08En fait,
00:40:08le policymaking
00:40:09à Maurice,
00:40:10la diplomatie
00:40:10mauricienne,
00:40:12elle a fait
00:40:13ses preuves
00:40:14dans une situation
00:40:15où c'est vraiment
00:40:16la logique
00:40:17des marchés
00:40:18qui vient dicter
00:40:19les relations
00:40:20internationales.
00:40:22Au n'amour,
00:40:22il faut le dire,
00:40:23nous avons de très
00:40:24bons négociateurs
00:40:24et Maurice a su
00:40:26avancer ses pions
00:40:27de manière très
00:40:28stratégique dedans.
00:40:29Sauf que,
00:40:30là,
00:40:30pour moi,
00:40:31nous sommes dans
00:40:31un moment
00:40:32où,
00:40:33justement,
00:40:33ce n'est plus
00:40:33l'économie de marché
00:40:34qui va dicter tout ça.
00:40:35C'est vraiment
00:40:37la géopolitique.
00:40:38Et la géopolitique
00:40:39comprise comme...
00:40:40On va dire...
00:40:41Allez,
00:40:41on peut revenir
00:40:42sur la question
00:40:42du Venezuela,
00:40:43peut-être,
00:40:43du Groenlande aussi.
00:40:44comme la course
00:40:47à l'accaparement
00:40:48des ressources
00:40:49rares
00:40:50qui seront
00:40:50essentielles
00:40:52pour le contrôle
00:40:53du digital.
00:40:55La diligence
00:40:55artificielle,
00:40:56la digitalisation,
00:40:57etc.
00:40:58En fait,
00:41:00ce qui s'est passé
00:41:01au Venezuela
00:41:01est un signal
00:41:02clair pour moi
00:41:03qui est envoyé
00:41:04par le président
00:41:05Trump
00:41:05au président
00:41:06Xi Jinping
00:41:07qui est...
00:41:08La Chine
00:41:08a fait un bon
00:41:09technologique
00:41:11phénoménal
00:41:11en avant.
00:41:13Eh bien,
00:41:14les Etats-Unis
00:41:14vont répondre
00:41:15à ce bon
00:41:15technologique.
00:41:17Et pour y répondre,
00:41:17on a besoin
00:41:18des énergies,
00:41:19on a besoin
00:41:19du cobalt,
00:41:21on a besoin
00:41:21de ce qu'on appelle
00:41:21les terres rares
00:41:22pour pouvoir
00:41:23développer ces systèmes.
00:41:24Et Trump est
00:41:25absolument clair
00:41:25sur autre chose
00:41:26aussi,
00:41:27c'est que
00:41:27toute l'infrastructure
00:41:29digitale mondiale
00:41:30se doit
00:41:31d'être américaine.
00:41:33Il est clair dessus,
00:41:34pas de langue de bois.
00:41:35Comment Maurice
00:41:36avance dedans ?
00:41:38En jouant
00:41:39le jeu géopolitique,
00:41:40c'est-à-dire
00:41:40à notre niveau
00:41:41par la construction
00:41:43d'alliances stratégiques.
00:41:45Quelqu'un
00:41:45qui est un maître
00:41:46en la matière
00:41:47et on ferait
00:41:48très très bien
00:41:49d'observer
00:41:49ce qu'il fait,
00:41:51c'est le docteur
00:41:52Jay Shankar
00:41:52qui est le ministre
00:41:53des Affaires étrangères
00:41:54indiennes.
00:41:57Très bien.
00:41:58Oui,
00:41:59justement,
00:41:59alors,
00:42:00petite récarte,
00:42:02alors,
00:42:02l'auteur dont vous avez
00:42:03fait référence
00:42:04un peu plus tôt
00:42:05au verbe par
00:42:05de Balakoun,
00:42:06c'est V.S. Naipol.
00:42:06Naipol,
00:42:07voilà,
00:42:07j'avais sur le bout
00:42:08de l'agent.
00:42:09Très bien.
00:42:10Alors,
00:42:11quel secteur économique
00:42:11doit être soutenu
00:42:13en priorité
00:42:13pour relancer
00:42:14durablement
00:42:15la croissance
00:42:16chez nous ?
00:42:18Alors,
00:42:18là,
00:42:18il faut être
00:42:18absolument pragmatique.
00:42:19On a essentiellement
00:42:21trois secteurs économiques
00:42:22qui ont fait leur preuve,
00:42:24qui sont solides,
00:42:24qui sont résilients.
00:42:26Le secteur touristique,
00:42:28le secteur de l'immobilier
00:42:30et le secteur financier.
00:42:33C'est vraiment,
00:42:34on va dire,
00:42:34c'est le tripode
00:42:35qui soutient
00:42:36l'économie mauricienne
00:42:37et à partir de là,
00:42:38tout ce qui relève
00:42:39des PME,
00:42:40du petit entrepreneuriat,
00:42:41du secteur des services,
00:42:42tout le monde vit plus ou moins
00:42:43de ça à Maurice.
00:42:44C'est ce qui permet aussi
00:42:45au flux de capitaux
00:42:47d'entrer à Maurice.
00:42:48Donc,
00:42:48il est essentiel
00:42:49de consolider ces secteurs.
00:42:51C'est très pratique,
00:42:52ça me donne l'exemple,
00:42:52par exemple,
00:42:53le GAFI,
00:42:54le groupe d'action financier,
00:42:56F&F,
00:42:57en anglais,
00:42:58va procéder
00:42:59à l'évaluation
00:43:00de Maurice.
00:43:00la dernière fois
00:43:01qu'ils avaient fait ça,
00:43:02ils nous avaient mis
00:43:02sur la liste grise,
00:43:03ce qui avait fait
00:43:03que l'Union Européenne
00:43:04nous avait mis
00:43:04sur la liste noire
00:43:05des paradis fiscaux.
00:43:07Il serait essentiel
00:43:08dans une situation
00:43:09comme ça
00:43:10que cette évaluation
00:43:13se passe bien.
00:43:14Et pour,
00:43:15par exemple,
00:43:15pour que cette évaluation
00:43:16se passe bien,
00:43:16il faut faire une chose
00:43:17très simple.
00:43:17Vous connaissez,
00:43:18à l'époque,
00:43:19quand le GAFI
00:43:19nous avait mis
00:43:20sur la liste grise,
00:43:20très peu de personnes
00:43:21en avaient parlé ici,
00:43:23il y avait eu
00:43:24des opérations
00:43:25de lobbying
00:43:25extrêmement agressives
00:43:27de la part
00:43:27des concurrents
00:43:29au secteur financier
00:43:30de Maurice
00:43:31auprès des institutions
00:43:32européennes.
00:43:34Pas forcément
00:43:34auprès du GAFI,
00:43:35on ne peut pas faire
00:43:35du lobbying
00:43:36auprès du GAFI,
00:43:36mais auprès des institutions
00:43:37et des commissions
00:43:38européennes.
00:43:39En retour,
00:43:40Maurice n'avait pas fait
00:43:41de contre-lobbying.
00:43:42Donc,
00:43:43on était complètement
00:43:43à la merci
00:43:44de ce lobbying.
00:43:46Je ne dis pas
00:43:46que c'est la seule raison
00:43:47mais ça ne nous a pas aidés.
00:43:50Dans un contexte
00:43:51d'évaluation,
00:43:52il est essentiel,
00:43:53par exemple,
00:43:53de mettre en place
00:43:54une stratégie de lobbying.
00:43:55On a eu la visite
00:43:56du président Macron
00:43:57il y a quelques semaines
00:43:58qui a réitéré
00:43:59cette grande amitié
00:44:00franco-mauricienne
00:44:01mais il est essentiel
00:44:03que nous ayons
00:44:03une stratégie de lobbying
00:44:04auprès du gouvernement français
00:44:07qui, lui,
00:44:08est capable de faire jouer
00:44:08ce qu'on appelle
00:44:09TRACFA.
00:44:10Donc,
00:44:11il y a aussi un groupe
00:44:11d'évaluation
00:44:12qui pourrait nous aider
00:44:15au cas où il y a
00:44:15un avis défavorable
00:44:16du GAFI.
00:44:17C'est une chose
00:44:18qu'on devrait faire.
00:44:19Ça aiderait énormément
00:44:19le secteur.
00:44:20Dans chaque secteur
00:44:21comme ça,
00:44:21il y a des choses.
00:44:22Je lisais récemment
00:44:23que le secteur
00:44:25touristique mauricien
00:44:25aujourd'hui
00:44:26a de la rude concurrence.
00:44:28On a longtemps été
00:44:28des grands leaders
00:44:29dans le tourisme
00:44:30de plage.
00:44:31Grande fierté nationale
00:44:33d'ailleurs.
00:44:33On a quand même
00:44:34un secteur assez extraordinaire.
00:44:35Aujourd'hui,
00:44:36les Maldives,
00:44:37les Seychelles
00:44:37sont en train
00:44:38de nous rattraper.
00:44:38Donc,
00:44:39à partir de là,
00:44:40il faut rectifier le tir.
00:44:41Il faut pouvoir
00:44:41rectifier tout ça.
00:44:43Ça,
00:44:44c'est une chose.
00:44:45Consolider les secteurs.
00:44:46L'autre chose,
00:44:48c'est qu'encore une fois,
00:44:49par rapport
00:44:49à la donne géopolitique,
00:44:50il est essentiel
00:44:52de commencer
00:44:52à construire
00:44:53la dépendance
00:44:55alimentaire
00:44:57et énergétique
00:44:58de Maurice.
00:44:59On ne peut pas
00:44:59être aussi dépendant
00:45:01que ça
00:45:01aux importations
00:45:02et notamment
00:45:02aux importations
00:45:02en nourriture.
00:45:04Dedans,
00:45:04il y a forcément,
00:45:05on va forcément devoir
00:45:07dans le côté agricole,
00:45:08je veux dire,
00:45:09forcément devoir faire appel
00:45:10aux nouvelles technologies,
00:45:11à tout ce qui est
00:45:11vertical farming.
00:45:12Il y a des choses
00:45:13extraordinaires qui se font.
00:45:14donc vraiment consolider ça
00:45:16et vraiment,
00:45:17vraiment travailler.
00:45:18C'est compliqué ça,
00:45:19mais ça prend du temps,
00:45:20mais il faut mettre
00:45:20en place la stratégie.
00:45:21La troisième chose,
00:45:22Ruzi,
00:45:22il faut ouvrir
00:45:23d'autres secteurs
00:45:23d'activité.
00:45:24Maurice,
00:45:25ce n'est pas une île.
00:45:25Maurice,
00:45:26c'est 2 millions de kilomètres
00:45:26carrés de ZEE.
00:45:29Je sors tout juste là,
00:45:30j'étais à côté,
00:45:31tout juste d'une conférence
00:45:33organisée par l'ambassade
00:45:35du Japon
00:45:35où ils ont invité
00:45:36une économiste japonaise
00:45:38qui est une spécialiste,
00:45:39ancienne conseillère
00:45:39du gouvernement japonais
00:45:40d'ailleurs,
00:45:41en matière
00:45:41de développement océanique
00:45:42et de fisheries.
00:45:45L'économie bleue,
00:45:45on va dire.
00:45:46L'économie bleue,
00:45:46si vous voulez.
00:45:47Elle a fait
00:45:48un état des lieux,
00:45:49des stratégies
00:45:50mises en place
00:45:50par le Japon
00:45:51depuis les années 60.
00:45:53Et en fait,
00:45:54Kougeitsa,
00:45:55où trouve,
00:45:56il y a vraiment
00:45:57une stratégie
00:45:57sur le long terme
00:45:58qui est pensée.
00:45:59Et c'est pensée
00:46:00dans toutes les dimensions
00:46:01du secteur.
00:46:02La petite pêche artisanale,
00:46:04la pêche au gros,
00:46:06la dépendance du secteur,
00:46:07les investissements
00:46:08en technologie,
00:46:09la conservation aussi
00:46:11de ce qu'on appelle
00:46:11les chaînes trophiques,
00:46:12c'est-à-dire
00:46:12les chaînes de reproduction
00:46:13des poissons.
00:46:15Il y a là,
00:46:16pour Maurice,
00:46:17énormément de choses
00:46:18qu'on peut faire.
00:46:18Donc ça,
00:46:19par exemple,
00:46:19ça devient urgent.
00:46:20Et le gouvernement
00:46:21se doit absolument
00:46:23de poser les bases
00:46:24de cette stratégie.
00:46:26Encore une fois,
00:46:27le ministère,
00:46:28le ministre concerné,
00:46:29Arvin Boullel,
00:46:30ne cesse de dire
00:46:31que c'est l'avenir,
00:46:33l'avenir.
00:46:34Mais ça...
00:46:35C'est sans doute
00:46:36quelqu'un rempli
00:46:36de très bonnes intentions,
00:46:37mais on aurait aimé
00:46:38voir du concret,
00:46:39on aurait aimé voir
00:46:39un roadmap.
00:46:40Justement,
00:46:41l'économie bleue,
00:46:42nous faisons ça
00:46:43depuis 20 ans,
00:46:44on peut prendre ça.
00:46:45Il faut développer
00:46:47l'économie bleue,
00:46:48c'est ça l'avenir,
00:46:49etc.
00:46:50Et nous faisons
00:46:50un énième ministre
00:46:51de ce ministère
00:46:53qui peut me dire
00:46:54qu'il nous parle
00:46:54de cette direction-là.
00:46:56Qui fait l'empêche
00:46:56de tout ça,
00:46:57de tout en aller
00:46:57à la direction-là ?
00:47:00Vous connaissez,
00:47:01on est forcément
00:47:02dans le domaine
00:47:03de gros investissements,
00:47:05de très très gros investissements.
00:47:06On voit un secteur,
00:47:07il y a plein de choses
00:47:07qui font ça,
00:47:08et dans un domaine
00:47:10qu'on doit le réaliser,
00:47:12historiquement,
00:47:14on n'est pas fort dedans.
00:47:16Historiquement,
00:47:16c'est quand même
00:47:17la monoculture sucrière
00:47:18qui a porté,
00:47:20on va dire,
00:47:21l'île Maurice
00:47:22jusqu'à la décolonisation.
00:47:24Sans le sucre,
00:47:25Maurice est une île déserte,
00:47:26il ne faut pas
00:47:27oublier ça.
00:47:28On n'a pas pu faire du coton,
00:47:29on n'a pas pu faire
00:47:29autre chose ici,
00:47:30il y avait des doudous.
00:47:33Donc,
00:47:33c'est vraiment le sucre
00:47:34qui pose les bases
00:47:36de l'industrialisation
00:47:36et qui pose les bases
00:47:37du modèle économique.
00:47:39Donc,
00:47:39d'une certaine manière,
00:47:40nos industriels,
00:47:41nos savoir-faire industriels,
00:47:43sont des savoir-faire agricoles.
00:47:45On est très très fort
00:47:46dans le sucre.
00:47:47Je crois que beaucoup
00:47:48aux Mauriciens
00:47:48ne réalisent pas
00:47:49à quel point
00:47:49le sucre Mauricien
00:47:50est un sucre sophistiqué.
00:47:53Vraiment,
00:47:53très très fort.
00:47:54et les diversifications
00:47:56sont restées sur terre,
00:47:59entre guillemets.
00:48:00Quand on commence
00:48:00à faire du tourisme,
00:48:02les hôtels,
00:48:02c'est là.
00:48:03Quand on commence
00:48:03à l'immobilier,
00:48:04c'est la transformation
00:48:05de la terre.
00:48:06On reste sur la terre.
00:48:08On va dire que,
00:48:09encore une fois,
00:48:10les savoir-faire Mauriciens,
00:48:12les décideurs Mauriciens,
00:48:13qu'ils soient politiques
00:48:14ou économiques
00:48:14ou industriels,
00:48:15ne pensent pas
00:48:16en termes maritimes.
00:48:18C'est une autre logique.
00:48:20C'est vraiment
00:48:20une autre logique.
00:48:21La dame, d'ailleurs,
00:48:22qui parlait là,
00:48:23le dit très très bien,
00:48:26le Japon
00:48:27a une histoire
00:48:29millénaire
00:48:30avec la mer,
00:48:32avec l'océan.
00:48:33Nous,
00:48:34ce n'est pas vraiment
00:48:34notre cas,
00:48:35même si nous avons
00:48:35des communautés
00:48:36de pêcheurs artisanaux
00:48:37qui ont un savoir
00:48:38de la mer,
00:48:39mais pas de la haute mer,
00:48:40pas de tout ça.
00:48:41Donc,
00:48:41c'est vraiment
00:48:42ce culture shift-là,
00:48:43en réalité,
00:48:44que nous avons du mal,
00:48:44je crois,
00:48:45à faire.
00:48:46Mais,
00:48:46de manière plus pragmatique,
00:48:48c'est aussi,
00:48:49mais vraiment,
00:48:49encore une fois,
00:48:50c'est des gros investissements.
00:48:51Prudy,
00:48:51on a 2 millions carrés
00:48:53de kilomètres
00:48:54de ZEE.
00:48:55Si je ne me trompe pas,
00:48:56par tête d'habitant,
00:48:58on a la plus grande
00:48:58ZEE du monde.
00:49:00Vous imaginez
00:49:00le potentiel
00:49:01de développement,
00:49:02mais comment est-ce
00:49:02qu'on contrôle tout ça
00:49:03sans marine,
00:49:05avec des gardes-côtes
00:49:06qui ne sont pas
00:49:06très équipées ?
00:49:08En fait,
00:49:08c'est vraiment,
00:49:08encore une fois,
00:49:09la question
00:49:10du contrôle
00:49:11du territoire,
00:49:12du morcellement
00:49:13de ce territoire-là,
00:49:14du zoning
00:49:15du territoire marin,
00:49:17qu'il soit
00:49:17afin de pouvoir
00:49:18commencer à le développer.
00:49:20Mais,
00:49:20ce n'est pas parce qu'on n'a pas
00:49:21le savoir
00:49:21qu'on ne peut pas l'acquérir.
00:49:22Vous savez,
00:49:24les transferts de technologies
00:49:25sont des choses
00:49:25qui existent,
00:49:27et les transferts de technologies
00:49:28se trouvent au cœur
00:49:29des alliances
00:49:30entre pays,
00:49:31donc au cœur
00:49:31des alliances
00:49:32géostratégiques.
00:49:34Mais,
00:49:34il faut savoir le faire.
00:49:35Alors,
00:49:37vous faites une cause,
00:49:37par exemple,
00:49:38qui est un grand moyen,
00:49:39un grand investissement,
00:49:42vous ne pouvez pas
00:49:42mener la cause
00:49:43ou bien mener l'aide.
00:49:45Mais,
00:49:46quand même,
00:49:46il y a un discours
00:49:47qui est répétitif
00:49:49depuis une année,
00:49:51c'est qui,
00:49:52la caisse vide.
00:49:53Alors,
00:49:54la question,
00:49:54c'est à partir de ça,
00:49:56l'argument,
00:49:57que la caisse vide,
00:49:59est-ce que vous pensez,
00:50:00par exemple,
00:50:00que cet argument-là
00:50:01est capable de nuire
00:50:01à la confiance
00:50:02des investisseurs
00:50:03locaux étrangers ?
00:50:05On connaît,
00:50:05quand on commence,
00:50:06dit ça,
00:50:07basé sur un document
00:50:09qui avait été sorti,
00:50:10si je ne me trompe pas,
00:50:11c'est de l'économie
00:50:11qui ne plaît pas
00:50:12de signer,
00:50:12moi,
00:50:13ne pas connaître
00:50:14Salen et qui est ça.
00:50:15Du le content,
00:50:15c'est le général.
00:50:16Non,
00:50:16mais,
00:50:17effectivement,
00:50:17quand on sort
00:50:17un document comme ça,
00:50:19quelles sont les sources
00:50:20qui,
00:50:20Salen,
00:50:20fait sa étude-là,
00:50:21ça vient d'où ?
00:50:23Moi,
00:50:23je viens du monde universitaire,
00:50:25mais aussi du monde du conseil.
00:50:26Quand on a fait ça,
00:50:28on ne peut pas montrer ça,
00:50:28on ne peut pas l'associer,
00:50:30on se couvre de ridicule,
00:50:33c'est quoi ça ?
00:50:35Déjà là,
00:50:36il y a un problème.
00:50:37Mais,
00:50:38passons,
00:50:38supposons que le diagnostic
00:50:39qui est fait dans ce document
00:50:41soit vrai.
00:50:42Allez,
00:50:42ou d'y aller,
00:50:43on est typé au début,
00:50:44mais à un moment donné,
00:50:44on arrête de marteler,
00:50:46on arrête de marteler
00:50:47parce que,
00:50:48nous ne peux finir pas
00:50:49tirer un balle
00:50:49dans nos propres pieds,
00:50:51à force d'aller,
00:50:52d'aller,
00:50:52d'aller en ça,
00:50:52mais,
00:50:53allez,
00:50:54mettez-vous,
00:50:55on nous typé dire,
00:50:55plus bonheur,
00:50:57Maurice,
00:50:57l'économie mauricienne,
00:50:58dans ce structure
00:50:59assure actuelle,
00:50:59il est entièrement dépendant
00:51:00de la FDI,
00:51:01ce qui veut dire
00:51:04que la confiance
00:51:06des investisseurs
00:51:07est essentielle.
00:51:09Mais tout en place,
00:51:10qui gagne,
00:51:11qui perrot,
00:51:11vient investi
00:51:12dans Maurice.
00:51:13Il y a des écoutes
00:51:14des dirigeants mauriciens,
00:51:16il y a des écoutes
00:51:16des conférences de presse,
00:51:17tout ça qui l'étendait,
00:51:18c'est la caisse vide,
00:51:20la caisse vide,
00:51:21l'économie pas bonne,
00:51:22l'économie pas bonne,
00:51:23on est au bord de la faillite,
00:51:23on est au bord de la faillite,
00:51:25Moody's va nous dégrader,
00:51:25Moody's va nous dégrader.
00:51:26Exact.
00:51:28Ok,
00:51:28bon,
00:51:29mettez-vous la place
00:51:29d'investisseurs,
00:51:30est-ce que je vais venir
00:51:31d'euros,
00:51:31mais de l'heure,
00:51:31là,
00:51:31ça paraît pas très solide,
00:51:33tout ça.
00:51:35En face de ça,
00:51:36où il y a zonal,
00:51:37tous les jours,
00:51:37presque tous les jours,
00:51:39c'est un peu un cliché
00:51:39de parler comme ça,
00:51:41mais où on trouve
00:51:41des agressions,
00:51:43de la sécurité qui monte,
00:51:45vous voyez des pays
00:51:45comme les Etats-Unis
00:51:46commencer à mettre en garde
00:51:48ces ressortissants,
00:51:50mais où il y a eu,
00:51:51non,
00:51:51mais en fait,
00:51:51il y a mal les autres places
00:51:52comme au cas à l'investisseur,
00:51:53qui sont beaucoup plus safe.
00:51:55Donc,
00:51:56Enza fait,
00:51:56qui m'a l'impression,
00:51:57le gouvernement papé comprend,
00:51:58et c'est extrêmement dommageable,
00:52:00c'est pas l'état des choses
00:52:03qui compte,
00:52:04c'est ça qui dit
00:52:04Mooncroix qui comptait.
00:52:06L'économie,
00:52:07des très grands économistes,
00:52:08c'est d'ailleurs Gary Baker,
00:52:10prix Nobel d'économie
00:52:10de l'école de Chicago,
00:52:12qui est vraiment
00:52:14le pape du néolibéralisme,
00:52:15on dit toujours Friedman,
00:52:16mais c'est Baker.
00:52:17Il le disait toujours,
00:52:19l'économie est une science
00:52:21de la psychologie.
00:52:24La dimension psychologique
00:52:26dans l'économie
00:52:26peut faire basculer tout,
00:52:29dans une situation
00:52:30comme la nôtre.
00:52:31Donc là,
00:52:32il y a un devoir du gouvernement
00:52:33de rectifier le tir
00:52:34et de rectifier son discours.
00:52:35Vous connaissez le gouvernement,
00:52:36il ne gagne les dernières élections.
00:52:37Chaque fois,
00:52:38il fait une conférence de presse,
00:52:39il ne faut pas qu'il dise
00:52:41vous connaissez,
00:52:41Allah qui fait
00:52:42nous gagner les dernières élections.
00:52:43Non,
00:52:43faire,
00:52:45ça,
00:52:45ça passe quelques mois,
00:52:46là,
00:52:46l'année 2026,
00:52:47de ce point de vue-là,
00:52:48est extrêmement important
00:52:50pour le gouvernement
00:52:51parce que,
00:52:52je peux bien démontrer
00:52:52qu'il a,
00:52:53c'est l'année du faire.
00:52:54Le Premier ministre
00:52:55a suggéré
00:52:56que ça va être
00:52:56l'année de l'économie.
00:52:57Exact.
00:52:58Voilà.
00:52:58Mais on verra.
00:52:59Et deux semaines après,
00:53:01ce DPM,
00:53:01il y a un problème
00:53:02pour le ministère de l'économie.
00:53:04Il y a quand même
00:53:05une désolence.
00:53:07Oui.
00:53:08Pour rester gentil,
00:53:10il y a des contradictions.
00:53:12Il y a des contradictions.
00:53:14Allez,
00:53:14on va dire.
00:53:15Mais allez,
00:53:15quand on finit,
00:53:16on va faire un chiffre,
00:53:18on va faire
00:53:18pas plusieurs projets
00:53:21parce que
00:53:22nous devons attendre
00:53:24ce qui est encore
00:53:24pour qu'on a l'impression.
00:53:25est-ce qu'il y a encore
00:53:27une manœuvre
00:53:29pour un budget correct ?
00:53:36Alors,
00:53:37déjà que là,
00:53:38dans quelques semaines,
00:53:39il y a beaucoup moins
00:53:39de consultations prébudgetaires.
00:53:41Oui, absolument.
00:53:43Alors,
00:53:43disons que l'exercice
00:53:44est très compliqué
00:53:45parce que,
00:53:46d'un côté,
00:53:47il faut effectivement
00:53:48nous besonner à une approche,
00:53:51on va dire,
00:53:52« consolidated »
00:53:53à la question
00:53:54des finances publiques
00:53:55tout en ayant
00:53:56une approche ambitieuse
00:53:58quant à l'avenir
00:54:00de l'économie.
00:54:01Vous remarquez
00:54:02que dans la première
00:54:02antilaphrase,
00:54:03vous savez le mot « finance »,
00:54:04dans la deuxième,
00:54:04vous savez le mot « économie ».
00:54:05C'est pas la même chose.
00:54:07Donc oui,
00:54:08on va dire
00:54:09que tout projet économique
00:54:10sérieux
00:54:11s'appuie sur des finances solides.
00:54:13Effectivement.
00:54:14à partir de là,
00:54:18encore une fois,
00:54:18bon,
00:54:21le problème,
00:54:22le problème,
00:54:22c'est que,
00:54:24fondamentalement,
00:54:25il y a un pessimisme
00:54:27qui s'est installé
00:54:28à Maurice.
00:54:29Le revue de la fin
00:54:29qui nous a dit
00:54:30à l'économie
00:54:30et la dimension psychologique
00:54:33de l'économie
00:54:33est extrêmement,
00:54:34extrêmement puissante.
00:54:37Et Mopéguet,
00:54:38c'est une statistique
00:54:39de Maurice Statistique
00:54:39là récemment,
00:54:40un article dans les journaux.
00:54:41« L'épargne des ménages
00:54:43a augmenté
00:54:44en 2025.
00:54:47On sort d'une moyenne,
00:54:49je crois,
00:54:49d'autour de 15-20 000 roupies
00:54:51par épargnant,
00:54:52donc c'est de la petite épargne,
00:54:54à une moyenne
00:54:54de 100 000 roupies.
00:54:56Bon.
00:54:58Comment on nous interprète ça ?
00:54:59La première interprétation
00:55:00qu'on peut dire,
00:55:00c'est que les gens
00:55:01sont prudents.
00:55:02Les gens sont extrêmement prudents.
00:55:04God,
00:55:04amenez-vous l'étendir.
00:55:05Mais disons qu'ils ont
00:55:06toutes les raisons
00:55:06d'être prudents.
00:55:07Parce que d'un côté,
00:55:08ils ont trouvé
00:55:08que les prix continuent
00:55:10à augmenter.
00:55:12La question du pouvoir d'achat
00:55:13n'est pas résolue.
00:55:15Et de l'autre côté,
00:55:17le gouvernement
00:55:18gardait son discours pessimiste.
00:55:20Mais aussi,
00:55:21le pays trouve le gouvernement
00:55:22en mettant en place
00:55:23des politiques d'austérité.
00:55:25Donc,
00:55:25est-ce que le budget
00:55:26qui arrive
00:55:27signifiera
00:55:28plus d'austérité encore ?
00:55:29On le verra.
00:55:32Moitié ou l'attention...
00:55:32C'est un discours
00:55:33de l'ancien budget
00:55:34qui se pose
00:55:35dès à trois ans
00:55:36ensuite
00:55:37pour resouplir.
00:55:38Allez,
00:55:39si vous perdez moi,
00:55:39moi,
00:55:39tirez l'attention,
00:55:40vous avez une autre affaire.
00:55:42On revient
00:55:43à ce que Paul Béranger
00:55:44disait.
00:55:46Il s'est quand même
00:55:46exprimé
00:55:47sur le cas
00:55:48des Chagos.
00:55:49Il a dit,
00:55:51vous connaissez,
00:55:51il a émis,
00:55:52on va dire,
00:55:52un certain doute
00:55:53sur le fait
00:55:54que
00:55:55le pays ne pougaie
00:55:56sera résolu.
00:55:56Donc,
00:55:57si le pays ne pougaie,
00:55:57ça casse là.
00:55:58Si je ne me trompe pas,
00:56:00je crois que le gouvernement
00:56:00a déjà budgeté
00:56:02cet argent-là
00:56:02dans le budget.
00:56:03Mais le discours
00:56:03de Paul Béranger,
00:56:04il le dit d'ailleurs.
00:56:06Et sur la prévention,
00:56:07justement,
00:56:07ce qu'il n'a pas gagné.
00:56:08Donc,
00:56:09Rudy,
00:56:09vous posez une autre question.
00:56:10Si il n'a pas gagné,
00:56:11vous connaissez,
00:56:12mon conseil,
00:56:124 milliards à peu près.
00:56:134 milliards,
00:56:14la situation actuelle,
00:56:14c'est quand même énorme.
00:56:16Si il n'a pas gagné
00:56:175 milliards,
00:56:17le gouvernement sera obligé,
00:56:19obligé de mettre en place
00:56:20un plan d'austérité.
00:56:22Donc,
00:56:23voilà,
00:56:23on va dire,
00:56:24les pions sont en place.
00:56:25Les pions sont en place.
00:56:26Mais quand vous gênez,
00:56:27par exemple,
00:56:28un épisode qui a apparaît isolé,
00:56:31par exemple,
00:56:32Pierre Roby,
00:56:32il n'a pas été payé en deux fois.
00:56:34Ensuite,
00:56:35l'affaire du Sunday à la Wens,
00:56:36ce qui est tout à fait,
00:56:36le député de la majorité,
00:56:38comme il y a des propositions
00:56:40et même Paul Béranger
00:56:41qui a été mentionné
00:56:42dans ce point de presse.
00:56:45Est-ce que,
00:56:46par exemple,
00:56:46il y a des mesures nécessaires ?
00:56:51Nous répondons à la question
00:56:52juste après.
00:56:53La pause pub.
00:56:55Hard Talk.
00:56:59Hard Talk.
00:57:00Tout football au DSTV Stream
00:57:13pour 6,919 roupies,
00:57:15normal,
00:57:16tout le fun de football
00:57:17pour Mighty Contents.
00:57:18Agrade ou partout,
00:57:19DSTV Stream,
00:57:20Compact Plus
00:57:21et Olié paye 1,500 roupies
00:57:22pour moi
00:57:23ou pour paye 9,99 roupies
00:57:25pour moi
00:57:25et ça a pendant des ans
00:57:26avant l'orbit soufflé fini.
00:57:28Dégasez profite sa promo
00:57:29DSTV Stream,
00:57:30l'allomighty.mu
00:57:31ou call 890D.
00:57:33Conditions applicable.
00:57:33Sous-titrage ST' 501,000 roupies,
00:58:03Sous-titrage ST' 501,000 roupies,
00:58:04Sous-titrage ST' 501,000 roupies,
00:58:05Sous-titrage ST' 501,000 roupies,
00:58:06l'info 19h.
00:58:08Votre rendez-vous quotidien
00:58:09avec l'actualité
00:58:10sur nos plateformes digitales.
00:58:12Chaque soir à 19h,
00:58:13ne manquez rien de l'actualité
00:58:15sur notre page Facebook
00:58:16Top FM Mauritius
00:58:17et YouTube
00:58:17Top TV Mauritius.
00:58:19Politique,
00:58:19économie,
00:58:20fait divers,
00:58:21sport,
00:58:21culture,
00:58:22nos journalistes décryptent
00:58:23pour vous les événements
00:58:24qui font l'actualité
00:58:25à Maurice et dans le monde.
00:58:27Info 19h,
00:58:27c'est plus qu'un journal,
00:58:28c'est votre point de repère
00:58:29quotidien dans l'actualité.
00:58:31Connectez-vous
00:58:31sur Facebook et YouTube
00:58:33et vivez l'info en direct.
00:58:34Téléchargez notre application
00:58:38Top FM Radio
00:58:39sur App Store,
00:58:41Play Store
00:58:41et sur aussi
00:58:42Huawei App Gallery.
00:58:44Top FM Live TV,
00:58:46une grande première.
00:58:47Vivez en temps réel,
00:58:49la première radio TV
00:58:51de Maurice.
00:58:56Hard Talk,
00:58:57Hard Talk.
00:59:04De retour au studio
00:59:05au Pécoute Top FM
00:59:07et ce soir,
00:59:07nous sommes là
00:59:08sur le plateau
00:59:09de Dr. Aminash Manoua.
00:59:11Alors,
00:59:11la question,
00:59:11juste avant la pose,
00:59:12c'était,
00:59:13par exemple,
00:59:13quand nous étions
00:59:14au Ban de Décision,
00:59:15puis il y a un hobby,
00:59:15puis il y a deux phases
00:59:18et Sunday à la once,
00:59:19puis il y a un coupé,
00:59:20et vous,
00:59:21qui ça représentait ?
00:59:23Comment mot-il,
00:59:24puis il y a un ?
00:59:24On rentre dans une situation
00:59:25de mise en place
00:59:26de politique d'austérité
00:59:27qui, pour moi,
00:59:29s'est incarnée,
00:59:29par exemple,
00:59:30par le rehaussement
00:59:31de l'âge
00:59:33d'attribution
00:59:34de la pension de vieillesse.
00:59:37Donc,
00:59:38le gouvernement,
00:59:39forcément,
00:59:40l'IP,
00:59:40entre guillemets,
00:59:41l'IP,
00:59:41c'est assez attiré,
00:59:42pour le dire,
00:59:44en langage commun.
00:59:45Justifier ?
00:59:47Moi,
00:59:47par contre,
00:59:47on ne parle pas des affaires.
00:59:48Vous expliquez-moi.
00:59:49Comment,
00:59:50d'un côté,
00:59:51ou qu'à faire tout ça là,
00:59:52de l'autre côté,
00:59:53ou augmente
00:59:53le salaire des ministres
00:59:55de manière aussi conséquente
00:59:56que ça ?
00:59:57Vous connaissez ?
00:59:58Quand on parle d'austérité,
00:59:59c'est pour tout le monde,
00:59:59l'austérité.
01:00:00On écoute Rézoutim
01:00:01puis dire l'autre jour là
01:00:02qu'il y a une situation
01:00:04que le PS
01:00:05peut gagner plus
01:00:05ce qui est le ministre,
01:00:06ce n'est pas tolérable.
01:00:07Moi,
01:00:07tu pourrais prendre Rézoutim
01:00:08mais si on est vraiment
01:00:09dans une situation
01:00:09aussi grave que ça,
01:00:10baisser les APS là.
01:00:12C'est possible aussi.
01:00:13Ce n'est pas interdit,
01:00:16mais on va dire
01:00:17que quand il s'agit
01:00:18de prendre ce genre
01:00:19de décision,
01:00:19c'est autre chose.
01:00:21Donc,
01:00:21voilà,
01:00:21moi,
01:00:22c'est ça que je ne comprends pas.
01:00:23C'est ça qu'ils ne me pas comprends.
01:00:24D'un côté,
01:00:24les costérités,
01:00:25l'austérité,
01:00:25mais pas pour eux,
01:00:26apparemment.
01:00:28Et ça,
01:00:28je trouve,
01:00:29encore une fois,
01:00:29en termes d'image,
01:00:30c'est extrêmement dommageable.
01:00:32Vous connaissez,
01:00:33si le gouvernement
01:00:34t'y donne l'exemple,
01:00:35là,
01:00:35là,
01:00:35là,
01:00:36et il a beaucoup
01:00:37là,
01:00:38pour gagner pension à vie,
01:00:39faire le cumul
01:00:41des pensions aussi.
01:00:42Please,
01:00:42to the banalowens,
01:00:44the loto,
01:00:44etc.
01:00:45Mais s'ils avaient vraiment
01:00:46montré,
01:00:47allez,
01:00:47vous occupez le salaire,
01:00:48on des...
01:00:49Mais ils ne sont pas
01:00:49pis dans tout ça là,
01:00:50en réalité.
01:00:50Il y a beaucoup de choses
01:00:51qu'on peut mettre à côté.
01:00:53Ça aurait envoyé
01:00:53un signal tellement différent.
01:00:55On connaît les Mauriciens,
01:00:56l'impression qu'ils m'ont gagné,
01:00:57les Mauriciens savent
01:00:58se mobiliser,
01:00:59presque au sens militaire
01:01:01du terme,
01:01:01d'une mobilisation.
01:01:03Quand il faut se mobiliser,
01:01:04les Mauriciens
01:01:05l'ont démontré
01:01:06dans le passé
01:01:06qu'ils étaient capables
01:01:07de le faire.
01:01:08Mais,
01:01:09il faut que les leaders
01:01:10puissent donner l'exemple,
01:01:12puissent montrer la voie.
01:01:13Ce n'est pas ce qu'ils sont
01:01:13en train de faire
01:01:14sur ce point précis.
01:01:15Donc,
01:01:16encore une fois,
01:01:16il y a
01:01:18une contradiction.
01:01:19J'aime beaucoup ce terme,
01:01:20aujourd'hui.
01:01:22Très bien.
01:01:23Allez,
01:01:23avant de revenir
01:01:24à la politique
01:01:25et à l'économie,
01:01:27il y a un dossier
01:01:27qui nous suffisait
01:01:28à la brune.
01:01:29Au final,
01:01:30comment se causer
01:01:30ces dossiers
01:01:31de chaque hausse ?
01:01:32Alors,
01:01:32au final,
01:01:33il fait référence
01:01:35à l'appréhension
01:01:36de Paul Béranger.
01:01:37Avec tout ce qui se passe,
01:01:39quelle est votre lecture
01:01:40concernant
01:01:41le dossier de chaque hausse ?
01:01:42Alors,
01:01:42nous tout connaissons
01:01:43que le House of Lords
01:01:44a rejeté le bill
01:01:45qui a été renvoyé
01:01:46au House of Commons
01:01:47avec une demande,
01:01:49enfin,
01:01:49il y a des amendements
01:01:49qui sont demandés,
01:01:51notamment un référendum
01:01:53organisé pour
01:01:54le peuple chagossien.
01:01:57Maudsac-Ontor,
01:01:58il a beau,
01:01:58sur ce point
01:01:59en particulier,
01:02:01nous tout y trouvait
01:02:02qu'il y a
01:02:02deux,
01:02:03trois semaines,
01:02:04je crois,
01:02:04un petit peu avant les fêtes,
01:02:05il y a un gouvernement
01:02:06en exil
01:02:07des chagosses
01:02:07qui a été créé,
01:02:08basé à Londres.
01:02:09Vous savez,
01:02:11on est directement
01:02:13dans la stratégie britannique
01:02:16éprouvée
01:02:17de divide and rule.
01:02:20C'est-à-dire que,
01:02:21effectivement,
01:02:21le droit international
01:02:22est du côté mauricien.
01:02:24Mais,
01:02:25ils ne vont pas lâcher
01:02:25ça comme ça
01:02:27pour plusieurs raisons.
01:02:29Donc,
01:02:29ils mettent en place
01:02:30plusieurs stratégies.
01:02:31Une stratégie de lobbying
01:02:32extrêmement intense,
01:02:33notamment de la part
01:02:34des libéraux britanniques
01:02:35auprès de la presse britannique
01:02:36et auprès des ONG
01:02:38et notamment des ONG
01:02:39de conservation marine
01:02:40qui préfère tout
01:02:41pour alerter l'opinion publique
01:02:43sur le fait
01:02:44que le gouvernement mauricien,
01:02:46s'il devient souverain
01:02:47sur l'archipel des Chagosses,
01:02:48va détruire entièrement
01:02:49la vie qui existe là-bas.
01:02:51On voit aussi là
01:02:52la fonction des ONG,
01:02:53parfois,
01:02:54dont peut-être
01:02:55Grimpy sont partis,
01:02:56mais on met ça à côté.
01:02:59Qui sont au centre
01:02:59de l'archipel des Chagosses
01:03:00ce matin.
01:03:01Ah,
01:03:01apparemment,
01:03:01j'ai vu ça passer rapidement.
01:03:03Vous connaissez,
01:03:04ça a fait un référendum
01:03:05des Chagossiens là.
01:03:06La réalité,
01:03:07c'est que,
01:03:07pas bizarre,
01:03:08il lit ça.
01:03:08il lit des âmes.
01:03:10Peut-être que
01:03:11beaucoup mauriciens
01:03:11ne pas connaît,
01:03:13entre 1966
01:03:15et 1971,
01:03:16il y a à peu près
01:03:172500
01:03:18de ce qu'ils appellent
01:03:19natifs Chagossiens
01:03:20qui sont expulsés
01:03:23de l'archipel
01:03:24et qui viennent vivre
01:03:24à Maurice.
01:03:25La conséquence,
01:03:26c'est...
01:03:26Un bon pas aussi à Maurice.
01:03:28Alors,
01:03:28la conséquence,
01:03:29c'est la majorité
01:03:30c'était à Maurice,
01:03:31il y en a une partie
01:03:31au Seychelles
01:03:32et une partie
01:03:33au Royaume-Uni
01:03:34notamment.
01:03:34De ces 2500-là,
01:03:37reste à peu près
01:03:38300 qui sont encore
01:03:39en vie
01:03:39parce que ça commence
01:03:40à dater,
01:03:40ils sont vieux.
01:03:41Bon,
01:03:42ces gens,
01:03:43ils ont eu des enfants,
01:03:43des petits-enfants,
01:03:44etc.
01:03:46Et l'Ens a fait appel
01:03:47de Chagoss Welfare Fund
01:03:48qui est en place.
01:03:49Ça a été créé par le gouvernement
01:03:50mauricien,
01:03:51ça s'appelait le
01:03:52Iloi Trust Fund.
01:03:53Ça a été changé
01:03:55parce que le terme
01:03:55Iloi
01:03:56est perçu
01:03:58comme étant
01:03:58péjoratif.
01:03:59C'est un fonds
01:04:01de roulement
01:04:02qui a été mis en place
01:04:02par le gouvernement
01:04:03mauricien
01:04:03ou contribue
01:04:04le taxpayeur mauricien,
01:04:05donc le gouvernement
01:04:06et qui permet en fait,
01:04:08qui est une petite aide
01:04:09pour les Chagossiens
01:04:10qui les aident
01:04:11dans des petites choses.
01:04:13C'est pas énorme
01:04:13comme argent
01:04:14mais ça existe.
01:04:15Or,
01:04:16ce Chagoss Welfare Fund là,
01:04:18vous connaissez,
01:04:19il y en a
01:04:19à l'y opérer
01:04:20comme en Enfant
01:04:20et il y en a
01:04:2114 membres.
01:04:22Sur ces 14 membres là,
01:04:23il y a 7 Chagossiens
01:04:24qui sont élus
01:04:25et il y a 7 fonctionnaires
01:04:27mauriciens
01:04:27qui siègent.
01:04:28Vous savez,
01:04:29l'élection
01:04:29de ces 7 Chagossiens là,
01:04:31c'est pas une élection
01:04:32d'un club
01:04:33de pétanque ça,
01:04:35c'est supervisé
01:04:36par la commission électorale.
01:04:38Ce qui veut dire
01:04:38que là,
01:04:39nous avons un mécanisme
01:04:40démocratique
01:04:41qui fonctionne
01:04:42parfaitement bien.
01:04:43Si je ne me trompe pas,
01:04:44depuis le début
01:04:44des années 2000,
01:04:45c'est Olivier Bancou
01:04:46qui est le président
01:04:47et c'est son groupement
01:04:49qui occupe
01:04:49les 7 sièges.
01:04:51Or,
01:04:51quand il y a eu
01:04:52les consultations
01:04:53dans le build-up,
01:04:55dans la construction
01:04:55du cas,
01:04:56du case,
01:04:57Maurice,
01:04:58la consultation
01:04:59a été faite
01:05:00auprès de ces Chagossiens
01:05:01à travers aussi
01:05:02cette organisation
01:05:03et si je ne me trompe pas,
01:05:04c'était près de
01:05:0597%
01:05:07de la population
01:05:08Chagossienne
01:05:09à Maurice,
01:05:10au Seychelles
01:05:10et ailleurs
01:05:11ont voté
01:05:12pour l'action
01:05:14Mauriciano.
01:05:16Donc,
01:05:16qui référendum ?
01:05:17Gouvernement britannique
01:05:19péroté.
01:05:20C'est un delaying tactics.
01:05:22C'est pire qu'un delaying tactics.
01:05:23C'est une situation
01:05:25où vous êtes réalisés
01:05:26que Kier Söcky Starmel,
01:05:27le premier ministre britannique,
01:05:28se trouve acculé
01:05:29sur les questions financières
01:05:30dans son propre pays.
01:05:32D'ailleurs,
01:05:32l'angle des opposants
01:05:34à ce traité
01:05:34et à cette résolution
01:05:35prennent la question
01:05:37des finances.
01:05:37En venant dire,
01:05:38grosso modo,
01:05:39on parle en cliché,
01:05:39où Péty a Manzé
01:05:41dans la bouse d'enfants,
01:05:42où Péty a Lily
01:05:43dans l'hôpital
01:05:44pour donner sa casse-là
01:05:46à Gouvernement Maurice.
01:05:48Si c'était
01:05:49il y a un an et demi,
01:05:51deux ans,
01:05:51où Kier Söcky Starmel
01:05:52n'était pas dans la position
01:05:53sensible politiquement
01:05:54qu'il est actuellement,
01:05:55peut-être qu'on n'aurait
01:05:57pas eu de soucis.
01:05:58Mais là,
01:05:58il y a des gens,
01:05:59même dans son propre camp,
01:06:00qui deviennent réticents
01:06:01à tout ça.
01:06:02Le House of Lords
01:06:03a émis un rejet
01:06:04du Bill
01:06:04dans sa forme actuelle,
01:06:07mais le système britannique
01:06:08est tel que
01:06:09le House of Commons
01:06:10peut passer le Bill
01:06:11dans sa forme actuelle.
01:06:12Il n'a pas forcément besoin
01:06:13de le renvoyer au Lords
01:06:14ou de faire des rectifications.
01:06:16Mais politiquement,
01:06:17est-ce que Kier Söcky Starmel
01:06:18est en position
01:06:18de le faire là ?
01:06:20C'est la question
01:06:21qu'il faut se poser.
01:06:22Si vous permettez-moi,
01:06:23Phil Wrens a fait.
01:06:24Et là,
01:06:24il y a une chose
01:06:25qui, moi,
01:06:26me désole profondément.
01:06:28On parlait du gaffi,
01:06:30plutôt,
01:06:30et des stratégies de lobbying.
01:06:32Vous connaissez ?
01:06:34Le gouvernement britannique
01:06:35a derrière lui
01:06:36tout le soutien
01:06:37de tous ses experts.
01:06:39ses experts en droit international,
01:06:41ses experts
01:06:42en stratégie de lobbying,
01:06:44ses experts
01:06:45en diplomatie,
01:06:46ses experts
01:06:47en à peu près tout,
01:06:48en sécurité.
01:06:50Nous,
01:06:50en face,
01:06:51on a envoyé,
01:06:52excusez-moi de le dire,
01:06:53que des avocats
01:06:54qui ne sont même pas
01:06:54des spécialistes
01:06:55du droit international
01:06:55pour négocier ça.
01:06:57Parce que si je ne me trompe pas,
01:06:57Philippe Sands
01:06:58a été mis de côté.
01:07:00Donc,
01:07:00à partir de là,
01:07:01on n'a même pas mis en place
01:07:02une stratégie de lobbying
01:07:03auprès des médias britanniques,
01:07:05auprès du Parlement britannique,
01:07:07auprès du Labour Party,
01:07:08auprès du Parti conservateur,
01:07:09auprès des libéraux aussi,
01:07:10pour essayer justement
01:07:11de les amadouer,
01:07:12de trouver un compromis,
01:07:13de montrer que nous aussi,
01:07:15notre clé,
01:07:16non seulement est légitime
01:07:17parce qu'il est reconnu
01:07:17par le droit international,
01:07:19mais que ça doit aller de l'avant.
01:07:21Ne pas le faire tout ça là.
01:07:23Donc,
01:07:23on s'est encore une fois
01:07:24exposé totalement
01:07:25à une multiplicité d'attaques
01:07:27venant de tous les côtés.
01:07:28Donc,
01:07:30moi,
01:07:30j'espère que ça passera.
01:07:32On est tous mauriciens,
01:07:33on est tous patriotes.
01:07:34L'Ibise a passé.
01:07:35Mais s'il n'est pas passé,
01:07:36je crois qu'on va devoir
01:07:37se poser des questions
01:07:38par rapport à notre propre stratégie.
01:07:40Mais c'est vrai,
01:07:41on ne s'ouvre pas un point important,
01:07:42c'est-à-dire que,
01:07:43je crois,
01:07:44tout au long de la bataille,
01:07:45au fait,
01:07:46et nous faisons mettre
01:07:46l'emphase sur l'aspect légal,
01:07:48qui est bien nécessaire,
01:07:49à l'abandonner.
01:07:49Non,
01:07:50c'est essentiel.
01:07:50Essentiel.
01:07:51Mais nous faisons une église,
01:07:52mais nous ne faisons pas une pense
01:07:53le côté aussi de l'obéisme,
01:07:55même pire,
01:07:56on peut dire,
01:07:57dans un certain sens.
01:07:58C'est-à-dire que,
01:07:59par rapport à l'image,
01:07:59nous faisons pas un éditorial
01:08:01il y a deux jours,
01:08:02par rapport à un éditorial
01:08:02qu'il publiait par The Times,
01:08:04et que les éditorialistes
01:08:06du médias qui,
01:08:07Stormer,
01:08:08c'est, par exemple,
01:08:09nous devons trouver
01:08:09qu'il peut éviter
01:08:11un champion de fait
01:08:11par Newton,
01:08:12mais,
01:08:13qu'il a été critiqué,
01:08:14mais s'il y a Newton
01:08:15qui,
01:08:15je le souhaitais,
01:08:17c'est par rapport à
01:08:18l'île qu'il fait
01:08:19par Barchagos.
01:08:20Il est sous pression.
01:08:21Ben,
01:08:21disons qu'il est tellement
01:08:22sous pression par rapport
01:08:23à la politique intérieure
01:08:24que faire un U-turn
01:08:24sur les Chagos,
01:08:25ben,
01:08:26ça lui donne que de la popularité
01:08:27à l'intérieur.
01:08:28Politiquement,
01:08:29il make sense,
01:08:29c'est ça le truc.
01:08:31Maintenant,
01:08:32le Labour Party
01:08:33a été élu
01:08:34sur un programme électoral,
01:08:36on va dire,
01:08:37de manière différente
01:08:38de Maurice,
01:08:38qui a tendance
01:08:39à appliquer
01:08:39ce programme électoral.
01:08:40C'est pas ici un document
01:08:41qu'il met à côté après.
01:08:42Et dans ce programme électoral,
01:08:43il y a un point clair
01:08:44que,
01:08:45s'ils sont élus,
01:08:46donc ils ont été élus,
01:08:47ils vont accepter
01:08:51le droit international
01:08:52et reconnaître
01:08:53le claim de Maurice dessus
01:08:54et faire la transition
01:08:55dans le deal.
01:08:56Maintenant,
01:08:56est-ce qu'il va honorer ça,
01:08:57encore une fois,
01:08:58les politiciens,
01:09:00et c'est normal,
01:09:01leur posture d'aujourd'hui
01:09:02peut faire un U-turn demain.
01:09:05On voit ça partout,
01:09:06acclant chez nous d'ailleurs.
01:09:08Acclant chez nous.
01:09:08Oui,
01:09:09alors,
01:09:09pour revenir à la question
01:09:10de M. Chagos,
01:09:12de Réjean Rondon,
01:09:13il y a une confusion aussi
01:09:16qui est beaucoup d'immunes
01:09:17posent,
01:09:18démoignent mal l'exercicement.
01:09:20Alors,
01:09:20le deal,
01:09:21c'est d'un d'État
01:09:22et d'un autre État,
01:09:22en dépit,
01:09:24c'est pas entre Maurice
01:09:26et,
01:09:26ou bien,
01:09:27et qu'il y a un groupe d'immunes.
01:09:29Est-ce que c'est pas l'Ola
01:09:30qui,
01:09:31c'est un groupe
01:09:31qui peut faire rien ?
01:09:33Alors,
01:09:35c'est,
01:09:36alors,
01:09:37pour moi,
01:09:38il faut différencier
01:09:39les Chagos
01:09:39et Diego Garcia.
01:09:41Mais,
01:09:41il faut comprendre
01:09:42que c'est pas la même chose.
01:09:43L'archipel,
01:09:43c'est l'archipel.
01:09:44La base militaire,
01:09:44c'est la base militaire.
01:09:46Mais,
01:09:46nous,
01:09:46nous,
01:09:46on a aussi comprend
01:09:47que le deal
01:09:48de l'archipel
01:09:49est entièrement conditionné
01:09:50par Diego Garcia.
01:09:51Entièrement.
01:09:53Et à partir de là,
01:09:53forcément,
01:09:54c'est d'État à État.
01:09:56On aurait pu,
01:09:57même à la rigueur,
01:09:57se poser une autre question
01:09:58qui est entièrement légitime aussi.
01:10:00C'est-à-dire,
01:10:01du moment que
01:10:02Maurice a la souveraineté
01:10:03sur l'archipel des Chagos
01:10:05qui inclut Diego Garcia
01:10:06mais qui fait un opé dégocié
01:10:08qu'anglais.
01:10:08Anglais,
01:10:08bisous,
01:10:08et vu qu'il y a une base militaire,
01:10:11là,
01:10:11on négocie directement
01:10:12avec les Américains.
01:10:14Bon,
01:10:14là,
01:10:14nous entrons,
01:10:15on va dire,
01:10:15dans quelque chose
01:10:16d'un petit peu plus complexe
01:10:17qui relève,
01:10:18on va dire,
01:10:18de la coopération militaire.
01:10:20Il ne faut pas oublier une chose,
01:10:20c'est que le gouvernement britannique,
01:10:22enfin,
01:10:23là,
01:10:23le Royaume-Uni
01:10:24est membre de l'OTAN.
01:10:26Et parce qu'il est membre de l'OTAN,
01:10:27il a certains engagements
01:10:28avec les États-Unis.
01:10:30Et,
01:10:31pas que Diego Garcia
01:10:33soit dans l'OTAN,
01:10:33mais il y a eu des opérations
01:10:36en commun
01:10:37entre l'armée américaine
01:10:38et l'OTAN
01:10:38sur la base de Diego Garcia.
01:10:40Donc,
01:10:40pour moi,
01:10:40c'est ça qui se joue là.
01:10:42Surtout que
01:10:42les contributions
01:10:44à l'OTAN
01:10:44se font de deux manières.
01:10:47Financière
01:10:47et in-kind.
01:10:49Et je crois
01:10:49qu'on peut considérer
01:10:50que les Britanniques,
01:10:52enfin,
01:10:52le fait que
01:10:53ils ont
01:10:55à l'origine
01:10:56loué la base
01:10:57militaire de Diego Garcia
01:10:58aux États-Unis,
01:10:59ça peut être considéré
01:11:00comme une contribution
01:11:01in-kind
01:11:01par rapport à l'OTAN.
01:11:02Donc là,
01:11:03c'est un immense saving
01:11:04aussi de leur côté.
01:11:05Donc,
01:11:06c'est pour ça
01:11:06qu'ils ne lâchent pas ça.
01:11:07Donc,
01:11:08d'une certaine manière,
01:11:09on a hérité
01:11:10de cette situation.
01:11:12On ne peut pas
01:11:13aussi facilement
01:11:14que ça l'a changé.
01:11:15L'OTAN
01:11:15on doit négocier
01:11:16dans ces conditions-là.
01:11:18Mais la négociation
01:11:19aurait dû être menée
01:11:20de manière
01:11:20beaucoup plus stratégique
01:11:21et surtout
01:11:21avec un éventail
01:11:23de choses.
01:11:24Bon,
01:11:24Révin Nassaki
01:11:24vous dit
01:11:25oui,
01:11:27le cœur du problème
01:11:28est une question
01:11:29de droit,
01:11:30de droit international,
01:11:30de droit sur la souveraineté.
01:11:32Mais à partir de là,
01:11:34il y a tout un ensemble
01:11:35de choses qui se déploient.
01:11:36Et la réalité,
01:11:37c'est qu'on a su agir
01:11:38sur d'autres plans.
01:11:39La diplomatie mauricienne
01:11:40a été forte dessus.
01:11:42Notamment quand il y avait
01:11:42des votes à l'ONU et tout.
01:11:43On a su rallier
01:11:44les pays,
01:11:46ce qu'on appelle
01:11:46le sud global
01:11:47derrière nous.
01:11:48Donc ça,
01:11:48ça a fonctionné.
01:11:49Mais il faut aller plus loin.
01:11:50Il faut aller plus loin.
01:11:51Et notamment
01:11:51face au Royaume-Uni.
01:11:53Alors,
01:11:54dans le contexte
01:11:55que nous étions
01:11:56actuellement,
01:11:57Dr.
01:11:57Abinash Manoir,
01:11:58surtout avec la politique
01:12:00de fermeté,
01:12:01puisqu'il s'agit de Donald Trump.
01:12:03Et,
01:12:04par exemple,
01:12:04comment a-t-il
01:12:05la situation,
01:12:06par exemple,
01:12:07des Américains
01:12:08sur Trump,
01:12:09dans le contexte
01:12:11que,
01:12:11ici,
01:12:12il y a
01:12:12un conflit,
01:12:15il y a toujours
01:12:16une interroge
01:12:17avec l'Angleterre
01:12:18par rapport au Chavis ?
01:12:20Trump,
01:12:22sur la question
01:12:22des Chagots,
01:12:23ça a été clair.
01:12:24Quand il y a eu
01:12:24le changement
01:12:25au gouvernement,
01:12:25l'Union,
01:12:26il nous a dit,
01:12:26soyons honnêtes,
01:12:29la petite guéguerre
01:12:30entre Maurice,
01:12:30ça ne l'intéresse pas.
01:12:32Et l'un de ces affaires
01:12:32qui l'intéresse,
01:12:33c'est que sa base militaire
01:12:34est bizarre.
01:12:35Non seulement,
01:12:36l'Ibizala,
01:12:37il ne faut des parvis
01:12:38de questionner ça.
01:12:40Peut-être qu'une chose
01:12:40que les Mauriciens
01:12:42ne savent pas,
01:12:43c'est que la base militaire
01:12:44de Diego Garcia
01:12:45est la plus grosse base militaire
01:12:47avec Guam,
01:12:48dans le Pacifique,
01:12:49en dehors du territoire.
01:12:50américain.
01:12:51C'est aujourd'hui
01:12:52le point d'ancrage
01:12:54le plus important
01:12:55de l'armée américaine
01:12:56dans l'océan indien,
01:12:57tout comme Guam
01:12:57est le point d'ancrage
01:12:58le plus important
01:12:58de l'armée américaine
01:12:59dans le Pacifique.
01:13:01Donc,
01:13:02là,
01:13:02nous entrons encore une fois
01:13:03dans les enjeux
01:13:04de sécurité nationale
01:13:05et de sécurité globale.
01:13:08Donc,
01:13:08à partir de là,
01:13:09les UNVNC
01:13:09avaient les liens
01:13:10qui se basent
01:13:10et cela.
01:13:11C'est tout.
01:13:12Donc,
01:13:12il a été clair dessus.
01:13:14Mais,
01:13:15enfin,
01:13:17quand on regarde
01:13:17le modus operandi
01:13:19de Donald Trump,
01:13:20comment il réagit,
01:13:21on a l'impression
01:13:22qu'il est très
01:13:22dans la réactivité.
01:13:25Ah,
01:13:25te disais ça,
01:13:25mais moi,
01:13:25je vais faire ça.
01:13:26Tu me provoques là ?
01:13:27Je vais faire ça.
01:13:30Je lisais quelque chose,
01:13:32les médias américains
01:13:33qui disaient,
01:13:34apparemment,
01:13:35Nicolas Maduro
01:13:36aurait publié
01:13:37une vidéo
01:13:38de lui en train
01:13:38de danser.
01:13:39de la danse.
01:13:39Oui,
01:13:40et provoquant,
01:13:41Trump,
01:13:42mais viens me chercher
01:13:42et c'est là qu'il a dit,
01:13:43tu sais quoi,
01:13:43je viens te chercher.
01:13:46Alors,
01:13:46je reviens à ce gouvernement
01:13:47en exil
01:13:48dont le Premier ministre,
01:13:50l'honorable Mandarin,
01:13:53a fait une proposition
01:13:54de nommer
01:13:56une des îles de l'archipel
01:13:57au nom de Trump.
01:13:58Vous connaissez ?
01:13:59Mime de rien,
01:14:00je me mets à la place
01:14:01de l'honorable Mandarin.
01:14:03Pourquoi ne pas tenter
01:14:04le tout pour le tout ?
01:14:05On sait que ça va
01:14:06dans le sens
01:14:06de son égo surdimensionné.
01:14:08Donc,
01:14:08peut-être qu'il est capable
01:14:09de dire,
01:14:10mais oui,
01:14:10vous savez,
01:14:11on mémorise à côté
01:14:11et on fait ça.
01:14:12Bon,
01:14:12ce n'est pas aussi simple
01:14:13que ça,
01:14:13on rigole aussi un petit peu.
01:14:16Oui,
01:14:17qui ne t'en a rien,
01:14:18n'a rien.
01:14:20Oui,
01:14:20mais je peux faire référence
01:14:22à justement
01:14:22cette danse de Maduro
01:14:24et la réactivité de Trump
01:14:26ne finit qu'aussi
01:14:28un peu au départ.
01:14:29Mais où trouve ça
01:14:30l'action,
01:14:31justement,
01:14:32en début d'année
01:14:32des Américains
01:14:33sous Trump
01:14:33débarrer Venezuela
01:14:36et kidnapper
01:14:37ce président président ?
01:14:38Alors,
01:14:38pour faire un disclaimer,
01:14:39pour qu'il n'y ait pas
01:14:40de dire que,
01:14:41voilà,
01:14:42il y a une chose
01:14:43qui est absolument claire,
01:14:45on est absolument
01:14:45d'accord dessus,
01:14:46c'est illégal.
01:14:48Absolument.
01:14:49Il n'y a pas
01:14:49un mandat de l'ONU,
01:14:50il n'y a rien.
01:14:51Il n'y a même pas
01:14:52un acte du Congrès
01:14:53américain.
01:14:54C'est absolument illégal.
01:14:55Maintenant,
01:14:55on met ça de côté.
01:14:57C'est une démonstration
01:14:59de puissance extraordinaire.
01:15:01Extraordinaire.
01:15:01dans un contexte
01:15:03où la Chine
01:15:04procède
01:15:05à des opérations,
01:15:07on va dire,
01:15:08de blocage
01:15:09de Taïwan,
01:15:10il pratique
01:15:10le blocage
01:15:11de Taïwan
01:15:11dans une situation
01:15:12où Xi Jinping
01:15:13a dit que Taïwan
01:15:14serait réunifié
01:15:15avec la Chine
01:15:16d'ici 2027
01:15:17et où on sait,
01:15:19on revient à cette histoire
01:15:20du contrôle du digital.
01:15:21Taïwan est le maillon
01:15:23essentiel
01:15:24de l'industrie digitale
01:15:26parce qu'ils ont des entreprises
01:15:27qui sont capables
01:15:28de produire des microchips,
01:15:29des micropuces
01:15:30qui sont uniques au monde
01:15:31et qui sont essentielles
01:15:32au développement
01:15:33de l'intelligence artificielle.
01:15:35Donc,
01:15:36un maillon
01:15:36extrêmement important.
01:15:37Si Taïwan tombe,
01:15:38c'est peut-être
01:15:39toute la capacité
01:15:40des géants
01:15:41du digital américain
01:15:42qui tombe.
01:15:43Nvidia,
01:15:43Google,
01:15:44etc.
01:15:45Même si,
01:15:46il faut le dire,
01:15:46les Américains
01:15:47développent
01:15:47leur propre capacité
01:15:48de production
01:15:48tout comme les Chinois
01:15:49développent
01:15:50leur propre capacité
01:15:50de production.
01:15:52Ça,
01:15:52c'est une chose.
01:15:53Mais ce qui est clair,
01:15:53c'est que
01:15:54les crocs sont sortis
01:15:56dans le détroit
01:15:57de Taïwan.
01:15:58Il y a des incursions
01:16:00de l'aviation chinoise
01:16:02dans l'espace aérien
01:16:03taïwanais.
01:16:04Il y a des actions
01:16:05qui peuvent être considérées
01:16:06comme des provocations
01:16:08au regard du droit international.
01:16:11On a vu ce qui s'est passé
01:16:12en Ukraine,
01:16:12on n'a pas besoin
01:16:13de revenir dessus.
01:16:14À un moment donné,
01:16:15Vladimir Poutine
01:16:16en a eu marre
01:16:16de dire qu'il ne tolérait pas
01:16:18que l'Ukraine
01:16:19bascule dans l'OTAN.
01:16:20Personne n'a écouté,
01:16:21mais il allait prendre
01:16:21la moitié de l'Ukraine.
01:16:22C'est aussi simple que ça.
01:16:23Le Venezuela
01:16:25était un point,
01:16:28enfin,
01:16:28c'est un exemple
01:16:29extrêmement marquant
01:16:30d'une chose,
01:16:31c'est à quel point
01:16:32les Etats-Unis
01:16:33avaient reculé
01:16:33sur la doctrine Monroe.
01:16:35Alors,
01:16:36je fais simple,
01:16:36la doctrine Monroe,
01:16:37c'est quelque chose
01:16:37qui avait été établie
01:16:38par le président Monroe,
01:16:39qui dicte que
01:16:40l'Europe n'interfère pas
01:16:42dans les affaires
01:16:43des Etats-Unis,
01:16:44et les Etats-Unis
01:16:45n'interfèrent pas
01:16:46dans les affaires
01:16:46européennes.
01:16:48C'est non-interférence.
01:16:49Il y avait une ligne
01:16:50de démarcation.
01:16:51Et cette ligne
01:16:52de démarcation
01:16:52avec les années
01:16:53est devenue
01:16:53une chose très claire
01:16:54dans sa traduction
01:16:55concrète.
01:16:57Eh bien,
01:16:57historiquement,
01:16:59l'Amérique latine
01:17:00a toujours été considérée
01:17:01par les Américains
01:17:02comme son backyard,
01:17:04son jardin.
01:17:05Personne n'entrait dedans.
01:17:06Sauf que,
01:17:07grosso modo,
01:17:08le début des années 2000,
01:17:09encore une fois,
01:17:10la Chine,
01:17:11a fait une pénétration
01:17:12extraordinaire
01:17:13en Amérique latine.
01:17:14Des projets de coopération,
01:17:16des projets de financement,
01:17:16comme ils le font
01:17:17avec le Belt and Road Initiative
01:17:18sur le continent africain
01:17:20et même en Asie du Sud-Est,
01:17:22etc.
01:17:23Donc,
01:17:24vraiment,
01:17:24on a l'impression
01:17:25que le jardin
01:17:25avait été laissé
01:17:26à l'abandon
01:17:26par les Américains.
01:17:28Et le cas du Venezuela
01:17:29est particulièrement
01:17:30exemplaire de cela
01:17:32parce que le Venezuela
01:17:33est un pays
01:17:33extraordinairement riche
01:17:35en ressources pétrolières.
01:17:37Une estimation
01:17:38de 30 milliards de barils,
01:17:39même si c'est un pétrole
01:17:40extrêmement lourd,
01:17:41très difficile à exploiter,
01:17:42mais très, très riche.
01:17:43Et que 80%
01:17:45de la production actuelle
01:17:46de ce pétrole
01:17:47était vendue à la Chine.
01:17:48Le Venezuela
01:17:50est un pays,
01:17:52on va dire,
01:17:53surtout depuis Hugo Chavez,
01:17:54mais un petit peu avant aussi
01:17:55en réalité,
01:17:56avait entièrement basculé
01:17:57dans, on va dire,
01:17:58ce camp anti-américain.
01:17:59Donc,
01:17:59des liens très forts
01:18:00avec la Chine,
01:18:01la Russie
01:18:02et l'Iran.
01:18:04Traduction concrète
01:18:04de ça,
01:18:05toute la côte vénézuélienne
01:18:07était protégée
01:18:07par des radars
01:18:08chinois
01:18:09qui s'appellent
01:18:10des JY-27
01:18:12qui sont supposés
01:18:12pouvoir détecter
01:18:13des avions furtifs
01:18:14par des chars
01:18:16anti...
01:18:17des missiles
01:18:17Air-Sol,
01:18:18Sol-Air, pardon,
01:18:19dont des missiles
01:18:20sont capables
01:18:20d'apparcer des avions
01:18:21russes,
01:18:22dernière génération,
01:18:23et par des drones
01:18:24Shahed iraniens.
01:18:26L'opération américaine
01:18:27a mis tout ce dispositif
01:18:29à plat
01:18:29en quelques minutes.
01:18:31Ça s'est préparé,
01:18:32c'est pas parce qu'il a vu
01:18:33Manuro,
01:18:33c'est qu'il a dit
01:18:34on y va.
01:18:35Non,
01:18:35ils ont bougé
01:18:36un porte-avions
01:18:37qui est le plus gros
01:18:38de la marine américaine.
01:18:39Ils ont bougé
01:18:40un porte-avions
01:18:41amphibien aussi
01:18:42qui s'appelle
01:18:42Iwo Jima.
01:18:44Ils ont grosso modo
01:18:45repris avec
01:18:47leur porte-avions
01:18:47et tout le dispositif
01:18:49qui va avec
01:18:49les Caraïbes,
01:18:51en gros.
01:18:53Et ce repositionnement
01:18:55de la marine américaine,
01:18:56c'était clair,
01:18:56ça fait 4 mois
01:18:57qu'on le voit venir,
01:18:58c'était clair qu'il allait
01:18:58y avoir une intervention.
01:19:00C'était qu'une question
01:19:00de temps.
01:19:01Mais moi,
01:19:02ce qui me frappe,
01:19:03encore une fois,
01:19:04en moins de 150 minutes,
01:19:07ils sont entrés
01:19:08au Venezuela.
01:19:08Ils ont mis à plat
01:19:09tout le système
01:19:10de défense vénézuéne.
01:19:11Alors qu'il était
01:19:12en high alert,
01:19:13ils avaient même
01:19:14activé la conscription,
01:19:16plus de 4 millions
01:19:17de soldats.
01:19:19Rien n'a fonctionné
01:19:20au niveau
01:19:20de l'armée vénézuélienne,
01:19:22alors que c'est
01:19:22l'une des armées
01:19:22les plus respectées
01:19:23de l'Amérique latine.
01:19:25Ils ont pris
01:19:26le président,
01:19:26ils sont partis.
01:19:28Enfin,
01:19:29quand on voit
01:19:30ce qui se passe
01:19:31dans le détroit
01:19:32de Chine,
01:19:32quand on voit
01:19:32les ambitions
01:19:33qu'il y a de l'autre côté,
01:19:34ce qui se passe
01:19:34en Ukraine aussi,
01:19:35c'est un sacré message
01:19:36de puissance
01:19:37qu'il envoie.
01:19:37« Ah, vous faites ça,
01:19:39vous faites ça,
01:19:39vous faites ça,
01:19:39moi aussi je suis capable
01:19:40de faire des choses. »
01:19:41Faites très attention.
01:19:43Encore une fois,
01:19:44il vient poser
01:19:44un équilibre.
01:19:47Les relations internationales
01:19:48ne se jouent plus
01:19:49dans le droit international.
01:19:50Il le dit lui-même.
01:19:51Les relations internationales
01:19:52sont redevenues
01:19:53des rapports
01:19:53de puissance.
01:19:55Tu montres
01:19:56ta puissance,
01:19:57je vais te montrer
01:19:57la mienne
01:19:58et à partir de là,
01:19:59on trouve un équilibre.
01:20:00Le grand théoricien
01:20:01Alain Bauer,
01:20:02criminologue,
01:20:02ancien conseiller
01:20:04du président Sarkozy
01:20:06d'ailleurs,
01:20:06quelqu'un qui connaît
01:20:07absolument son domaine,
01:20:08il vous dit
01:20:09« En fait,
01:20:09nous sommes entrés
01:20:09dans l'ère sécuritaire,
01:20:11géostratégique
01:20:12où la méthode
01:20:14est devenue la suivante.
01:20:16L'escalade
01:20:17pour la désescalade.
01:20:18On fait monter
01:20:19la tension
01:20:20pour pouvoir trouver
01:20:21un compromis
01:20:22et trouver un équilibre.
01:20:24Ça ne se passe pas
01:20:24à l'ONU,
01:20:25ça se passe directement
01:20:26entre eux.
01:20:27Et par rapport
01:20:28à l'intention
01:20:29de Trump
01:20:29à Groenland,
01:20:30est-ce que vous pensez
01:20:31qu'il pouvait être
01:20:32lié à l'exécution ?
01:20:32Alors,
01:20:33encore une fois,
01:20:33l'India
01:20:34qui lui pouvait être
01:20:34à l'exécution,
01:20:35on connaît,
01:20:35à un moment donné.
01:20:36Trump a fait
01:20:37tout ça qu'il y pédit.
01:20:37Il a commencé quoi
01:20:38qu'il y pédit ?
01:20:39Il y pédit
01:20:41à ce mal-promet.
01:20:42Non, non, mais...
01:20:43Effectivement.
01:20:45Vous savez,
01:20:46le Groenland
01:20:46est hautement,
01:20:47hautement stratégique
01:20:48pour les États-Unis.
01:20:49D'ailleurs,
01:20:49ils ont une base militaire
01:20:50là-bas
01:20:51et si je ne me trompe pas,
01:20:52ils ont des ogives
01:20:53nucléaires là-bas
01:20:54qui sont capables
01:20:55de faire très, très mal
01:20:59aux pays
01:20:59qui sont en face.
01:21:00Vous connaissez
01:21:00quand nos guétés
01:21:00de map
01:21:01nous trouvent les plates,
01:21:01nous.
01:21:02Vous avez l'impression
01:21:02qu'ils sont là,
01:21:03la Russie et la Chine
01:21:03est là.
01:21:04Mais en fait,
01:21:04c'est un globe,
01:21:05la Terre.
01:21:06On en déplaise
01:21:07aux flat-oeufs.
01:21:09Donc,
01:21:10tout va.
01:21:10Le pôle Nord,
01:21:11en fait,
01:21:11la distance
01:21:12entre la Russie,
01:21:13la Chine et les États-Unis,
01:21:14c'est extrêmement court.
01:21:16Ce qui est extraordinaire
01:21:16dans le pôle Nord,
01:21:17c'est qu'avec le réchauffement
01:21:18climatique,
01:21:19certaines routes maritimes
01:21:20sont en train
01:21:20de s'ouvrir
01:21:21avec la fonte des glaces.
01:21:23Alors,
01:21:23ce n'est pas ouvert
01:21:23pendant 12 mois,
01:21:24mais c'est ouvert
01:21:25pendant 4-5 mois
01:21:31la cheminée
01:21:31des marchandises.
01:21:33Or,
01:21:33le contrôle de ces routes
01:21:34devient essentiel.
01:21:35Et Trump ne laissera pas
01:21:37ce qu'il considère
01:21:38être la première ligne
01:21:40de défense
01:21:40des États-Unis
01:21:41face à la Russie,
01:21:42notamment,
01:21:42mais aussi face à la Chine,
01:21:44tomber hors de son contrôle.
01:21:46Il y a bien évidemment
01:21:47aussi la question
01:21:48des minerais rares.
01:21:49Le Groenland serait
01:21:50extraordinairement riche
01:21:52en terres rares,
01:21:54même si,
01:21:54encore une fois,
01:21:54c'est extrêmement difficile
01:21:56à exploiter.
01:21:57Mais le contrôle
01:21:58de ces terres rares
01:21:59est essentiel.
01:22:00Essentiel.
01:22:01Pour le contrôle
01:22:02du digital,
01:22:04je vous dis
01:22:04quelque chose
01:22:04de très simple.
01:22:05On parle tout le temps
01:22:05du pétrole,
01:22:06mais d'un point de vue
01:22:07géostratégique,
01:22:09le cobalt
01:22:10est aujourd'hui
01:22:11devenu plus important
01:22:12que le pétrole.
01:22:14Donc,
01:22:14les terres rares,
01:22:15voilà.
01:22:15Et en mettant la main dessus,
01:22:16il aura mis la main
01:22:17aussi sur tout ça.
01:22:19En parlant de l'instabilité,
01:22:21on voit aussi
01:22:21ce qui se passe
01:22:22en Iran
01:22:23en ce moment.
01:22:24Donc,
01:22:26une lecture
01:22:27de votre expérience
01:22:29géopolitique ?
01:22:30Alors,
01:22:31encore une fois,
01:22:32là,
01:22:32moi,
01:22:32je vais citer
01:22:33des gens
01:22:33qui s'y connaissent
01:22:33beaucoup,
01:22:34beaucoup,
01:22:34beaucoup plus
01:22:35que moi.
01:22:38J'écoutais quelqu'un
01:22:39l'autre jour
01:22:40dans un média français
01:22:42extrêmement sérieux.
01:22:43le nom va me revenir
01:22:45de la personne.
01:22:47Il disait,
01:22:47en fait,
01:22:48c'est à partir
01:22:49du fait
01:22:51que le Hezbollah
01:22:52a fait l'attaque
01:22:53sur Israël
01:22:54et la réponse israélienne
01:22:55qui a rendu
01:22:55la situation à Gaza.
01:22:57On ne parle que de Gaza,
01:22:58mais on ne parle pas
01:22:58de ce qui se passe
01:22:59au Liban,
01:23:00où Israël a décapité
01:23:01le Hezbollah,
01:23:02ses leaders,
01:23:03etc.
01:23:03Ce n'était qu'une question
01:23:04de temps
01:23:04avant que l'Iran
01:23:05ne tombe.
01:23:07Quand vous ajoutez
01:23:08à cela
01:23:08qu'il y a en Iran
01:23:09des operatives,
01:23:12sans aucun doute
01:23:13du Mossad,
01:23:14ça a été confirmé,
01:23:15j'ai vu dans les
01:23:16journaux américains,
01:23:16qu'il y a une équipe
01:23:18du Delta Force
01:23:18qui est intervenue
01:23:19au Venezuela
01:23:20qui se trouve
01:23:21à la frontière iranienne.
01:23:24Quand la Syrie
01:23:25est tombée,
01:23:25c'était qu'un jeu
01:23:26de pions,
01:23:27c'est un effet domino.
01:23:28Ce n'est qu'une question
01:23:29de temps
01:23:29avant que l'Iran tombe.
01:23:31Je voyais aussi
01:23:32un grand spécialiste
01:23:33de l'Iran
01:23:33qui disait
01:23:34qu'il y a une étude
01:23:34très sérieuse
01:23:35qui avait été menée
01:23:36de manière
01:23:36assez clandestine
01:23:38en Iran.
01:23:40Il semblerait
01:23:40que 80%
01:23:41de la population
01:23:42ne veulent plus
01:23:43du régime
01:23:43des Molas.
01:23:45Donc à partir de là,
01:23:46les conditions,
01:23:47je dirais,
01:23:47sont réunies
01:23:48pour le renforcement
01:23:49du régime.
01:23:50D'un côté,
01:23:50l'affaiblissement
01:23:51du régime lui-même
01:23:52et de l'autre,
01:23:53une population interne
01:23:54qui veut un pays
01:23:55libre et moderne.
01:23:57Bon,
01:23:58maintenant,
01:23:58ça ne veut pas dire
01:23:59que le régime tombera.
01:24:00Si je ne me souviens mal,
01:24:01l'année dernière,
01:24:02à la suite
01:24:02d'une tragédie d'ailleurs,
01:24:04une femme qui avait été
01:24:04littéralement
01:24:06assassinée
01:24:07par les gardiens
01:24:07de la révolution
01:24:08parce qu'une mèche
01:24:08de cheveux dépassée,
01:24:10il y avait eu
01:24:10de grands soulèvements
01:24:11qui avaient pris
01:24:12de l'ampleur au début
01:24:13mais qui avaient été
01:24:14complètement
01:24:15abattues
01:24:17de manière
01:24:18extraordinairement
01:24:18violente
01:24:19par le régime.
01:24:20Est-ce qu'on voit
01:24:21le même cas de figure ?
01:24:23Ce qui est certain,
01:24:23c'est que la révolte,
01:24:25je ne parle pas
01:24:25de révolution encore,
01:24:26la révolte
01:24:27s'est généralisée
01:24:28en Iran.
01:24:28et il semblerait
01:24:30qu'elle commence
01:24:30à s'organiser
01:24:31et que le régime
01:24:33iranien devient
01:24:34extrêmement,
01:24:36extrêmement,
01:24:38enfin,
01:24:38sur la défensive,
01:24:39deux choses.
01:24:40Une ONG iranienne
01:24:42dit que le régime
01:24:43aurait tué plus
01:24:43de 12 000 personnes
01:24:44déjà,
01:24:44je ne sais pas si c'est vrai,
01:24:45difficile à confirmer,
01:24:47on n'a pas d'informations,
01:24:48mais l'autre chose
01:24:49qui est quand même
01:24:49assez extraordinaire,
01:24:50c'est que le régime
01:24:51iranien a réussi
01:24:52à mettre
01:24:52le système Starlink
01:24:53KO.
01:24:54Oui,
01:24:54des Donneless.
01:24:55Exactement,
01:24:56donc on ne sait pas
01:24:56ce qui se passe en Iran.
01:24:58Enfin,
01:24:58nous,
01:24:58on ne sait pas.
01:24:59D'ailleurs,
01:25:00le fait de mettre
01:25:00Starlink KO,
01:25:01ça pose de très
01:25:03sérieuses questions.
01:25:04Mais déjà,
01:25:04avant de mettre
01:25:05KO,
01:25:05ce qui est intéressant,
01:25:06c'est que la décision
01:25:07des Donneless
01:25:08de déployer
01:25:09Starlink
01:25:10justement pour
01:25:11permettre
01:25:12à sa
01:25:14otage,
01:25:15on va dire,
01:25:16de couper
01:25:16l'Internet là,
01:25:17de trouver une solution
01:25:17pour avoir ça.
01:25:19Il y en a quand même
01:25:19une participation
01:25:20par rapport à
01:25:21une participation
01:25:23du privé
01:25:24dans l'effort de guerre,
01:25:25on va dire.
01:25:25Vous savez,
01:25:26en Irak,
01:25:27il y avait beaucoup
01:25:27d'agences,
01:25:29entre guillemets,
01:25:30de mercenaires
01:25:30qui étaient intervenus
01:25:31aux côtés
01:25:31de l'armée américaine.
01:25:33Donc,
01:25:33ce n'est pas nouveau,
01:25:34c'est juste que là,
01:25:35c'est quand même
01:25:36assez inquiétant
01:25:37parce que Starlink
01:25:38est un outil
01:25:39de télécommunication
01:25:41dans son aboutissement
01:25:43qui a le potentiel
01:25:45de contourner
01:25:46tous les systèmes
01:25:48de télécommunication
01:25:48du monde.
01:25:50Par exemple,
01:25:51le jour que Maurice
01:25:52sera connecté
01:25:52à Starlink,
01:25:53rien n'empêche
01:25:54les Mauriciens
01:25:54de prendre
01:25:55un abonnement
01:25:55Starlink
01:25:55pour son Internet
01:25:56et sa téléphonie
01:25:58aussi d'ailleurs.
01:25:59Donc,
01:25:59il n'y parle plus
01:25:59à Maurice
01:26:00Télécom,
01:26:00il n'y parle plus
01:26:01à tout cela.
01:26:02C'est fini,
01:26:03c'est mort du jour
01:26:03au lendemain.
01:26:04Et ce système
01:26:05qui est beaucoup
01:26:06plus efficace,
01:26:08beaucoup plus rapide
01:26:08que la 5G,
01:26:10etc.,
01:26:10a priori,
01:26:12c'est quand même
01:26:13entre les mains
01:26:13d'un privé.
01:26:14Donc,
01:26:14nous avons aussi là,
01:26:16ça pose de grandes questions
01:26:17comment est-ce que
01:26:17ces capacités digitales
01:26:20qui vont elles-mêmes
01:26:21gouverner et structurer
01:26:22le monde
01:26:23peuvent être
01:26:24entièrement laissées
01:26:25à la volonté
01:26:26de leur board,
01:26:29de leur CEO,
01:26:29de leur chairman,
01:26:30de leur board.
01:26:31Moi,
01:26:31je crois que dans ce genre
01:26:32de cas,
01:26:32il doit y avoir
01:26:33une intervention
01:26:34de la puissance publique,
01:26:36comme c'est le cas
01:26:37d'ailleurs pour l'industrie
01:26:38de l'armement.
01:26:39La majorité
01:26:40des entreprises
01:26:41qui fabriquent
01:26:42des armes
01:26:42sont des entreprises
01:26:43privées,
01:26:44mais où le gouvernement
01:26:45a son mot à dire.
01:26:46Ce n'est pas fait ça
01:26:47qu'ils aient envie.
01:26:47nous sommes arrivés
01:26:51presque à la fin
01:26:52de l'émission.
01:26:53Nous avons une discussion
01:26:54très intéressante
01:26:55qui nous fait gagner
01:26:57ce soir.
01:26:58Je vous remercie
01:26:58de votre participation
01:27:00en ce début d'année.
01:27:03Merci à vous.
01:27:03Nous aussi,
01:27:03nous pouvons rejoindre.
01:27:04Alors,
01:27:06si vous tenez
01:27:06trois recommandations
01:27:07urgentes
01:27:08à faire
01:27:09aux décideurs
01:27:10mauriciens
01:27:11pour les douze
01:27:12prochains mois,
01:27:13j'aurais bien aimé
01:27:14vous entendre.
01:27:14Mettre l'autre
01:27:17dans le désordre.
01:27:19Je l'ai dit
01:27:19tout à l'heure,
01:27:20le pays a besoin
01:27:21de stabilité.
01:27:22Ou bien
01:27:22le travail est simple,
01:27:23le travail est simple,
01:27:24le travail est simple,
01:27:24le travail est simple,
01:27:26le travail est simple,
01:27:27au moins le pays continue
01:27:27à avancer,
01:27:28on n'en parle plus.
01:27:29Mettre l'autre
01:27:29dans le désordre,
01:27:30ne pas continuer comme ça.
01:27:31Deuxièmement,
01:27:32ayez le courage
01:27:34des décisions difficiles,
01:27:36mais pas forcément
01:27:36dans l'austérité.
01:27:38Si mon gars
01:27:39est en minute,
01:27:39je remarque une chose,
01:27:41je le disais
01:27:41d'ailleurs dans mon entretien,
01:27:42nous sommes dans une situation
01:27:43amoureuse
01:27:43qui est un petit peu malheureuse.
01:27:44Nous n'avons pas
01:27:47énormément de diversité
01:27:48des talents
01:27:49au gouvernement.
01:27:50Il y a énormément
01:27:51de juristes,
01:27:51énormément d'avocats.
01:27:53Et on n'a pas
01:27:54d'économistes,
01:27:54c'est un constat
01:27:55que nous avons fait,
01:27:56mais il n'y a pas
01:27:56que la question des économistes,
01:27:57il n'y a pas beaucoup
01:27:58d'entrepreneurs,
01:27:59il n'y a pas des gens
01:27:59qui comprennent
01:28:00le monde de l'associatif,
01:28:01il manque tout ça.
01:28:03Vous regardez la Chine aujourd'hui,
01:28:04on parlait de la Chine.
01:28:05La Chine, c'est le pays
01:28:06qui va structurer
01:28:06le XXIe siècle,
01:28:07il est déjà en train
01:28:08de le faire.
01:28:09La Chine,
01:28:11les gouvernants chinois,
01:28:11vous avez des ingénieurs,
01:28:14vous avez des experts
01:28:15en relations internationales.
01:28:16Moi, c'est moi,
01:28:17c'est Xi Jinping.
01:28:17Xi Jinping est un ingénieur
01:28:18lui-même, absolument.
01:28:20Vous avez des économistes,
01:28:22vous avez des gens
01:28:22qui sont des administrateurs
01:28:23chevronnés,
01:28:25vous avez des gens
01:28:25qui viennent du monde
01:28:26de l'entreprise,
01:28:26qui ont des MBA,
01:28:27qui comprennent l'industrie.
01:28:29Donc, quand la Chine
01:28:29parle d'économie,
01:28:30parle d'industrie,
01:28:31parle de sécurité,
01:28:32d'armement,
01:28:33ils ont de connaître
01:28:33ce qu'ils ont de pédière.
01:28:35Ils ont de connaître
01:28:35ce qu'ils ont de pédière.
01:28:36Ils ont cette vision
01:28:37du développement.
01:28:38C'est peut-être
01:28:39cette vision du développement
01:28:39que nous avons perdue
01:28:40parce que, justement,
01:28:43on s'est emprisonné
01:28:44dans une manière de penser,
01:28:45malheureusement,
01:28:46qui n'est pas axée
01:28:47sur le développement.
01:28:49Et c'est ça
01:28:49qu'on va devoir retrouver.
01:28:51Donc, pour moi,
01:28:51malheureusement,
01:28:52ce n'est pas forcément
01:28:53du côté des élus,
01:28:54mais peut-être que
01:28:55le Premier ministre
01:28:55peut avoir le courage
01:28:56de mettre en place
01:28:56un Economic Policy Council
01:28:58avec des gens
01:28:59dont l'expertise
01:29:00est reconnue
01:29:01dans le monde
01:29:01de l'économie réelle
01:29:03et des industries,
01:29:04à Maurice,
01:29:05pour mettre en place
01:29:06des conseils
01:29:07qui seront suivis
01:29:08par, dans le meilleur
01:29:09des mondes,
01:29:09un ministère
01:29:10de l'économie indépendant.
01:29:12Très bien.
01:29:13Monsieur Kino Gugin
01:29:13a l'occasion de se joindre
01:29:14pendant la consultation
01:29:16budgétaire
01:29:16et aussi Kino Gugin
01:29:18a l'analyse
01:29:18de budget ensemble.
01:29:19Encore une fois,
01:29:20Dr Abinach-Mondevoir,
01:29:21merci beaucoup
01:29:21d'avoir été
01:29:22sur ce plateau ce soir.
01:29:23Merci à vous, Rédi.
01:29:24Merci à tous.
01:29:25Merci à nos auditeurs.
01:29:27Merci à Yashoui
01:29:28à la technique.
01:29:30Merci à la rédaction aussi.
01:29:32Et moi,
01:29:33je vous dis à vendredi
01:29:34de même retrouver
01:29:35mon collègue
01:29:35Jimmy Jandui
01:29:36pour Zoom Extra.
01:29:37Bonne soirée.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations