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  • il y a 3 heures
Avec Fabien Chevalier, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à fois gras (Cifog) et directeur général de "Maison LAFITTE"

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##LA_VIE_EN_VRAI-2026-04-01##

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Transcription
00:00Le petit matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Glaze.
00:05Il est bientôt 6h40, Sud Radio, la vie en vrai, l'appel, l'appel lancé par la filière du foie
00:10gras.
00:10Emmanuel Macron, le chef de l'État qui est au Japon, en ce moment, il est arrivé hier,
00:14et les producteurs de foie gras lui demandent de plaider leur cause auprès des autorités nippones.
00:19Bonjour Fabien Chevalier.
00:22Bonjour Monsieur.
00:23Et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:25Vous êtes le président du comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, le CIFOB,
00:29et également directeur général de Maison Lafitte.
00:32La filière du foie gras français qui ne veut pas être la grande oubliée de ce déplacement d'Emmanuel Macron
00:38au Japon.
00:39Qu'est-ce que vous attendez de lui précisément, Fabien Chevalier ?
00:44Écoutez, on a eu l'opportunité de lui faire passer une petite note sur la situation,
00:49pour qu'il ne nous oublie pas, dans son voyage officiel au Japon.
00:53D'abord, il faut savoir que, voilà, quelques années, notre filière aurait pu disparaître.
00:58On a frôlé la disparition de la filière de foie gras à cause du fléau qu'est la grippe aviaire
01:06qu'on a subie de plein fouet.
01:08Donc, bon, il a été mis en place un dispositif très original et très efficace en France,
01:14qui s'appuie bien sûr sur de la biosécurité dans nos élevages, avant tout, de la vaccination et de la
01:21surveillance.
01:23Cette nouvelle prophylaxie, c'était une première mondiale.
01:27Ça nous a permis de sauver la filière.
01:29Ils font des tiers, parce que je pense qu'on peut être tiers du foie gras français.
01:34C'est un emblème de notre gastronomie, de notre patrimoine.
01:38Mais, en effet, le Japon, qui était une première destination historique,
01:44c'était plus de 500 tonnes de foie gras par an,
01:48depuis que l'on a commencé à vacciner, c'est-à-dire le 1er octobre 2023,
01:53a arrêté ses importations par simplement manque de pédagogie.
01:59– Alors, le Japon dit par principe de précaution,
02:03parce que le vaccin réduit les symptômes et la mortalité,
02:07mais n'empêche pas la propagation du virus.
02:10Vous répondez quoi à cela ?
02:11Est-ce qu'il y a moyen de les faire changer d'avis ?
02:13– Oui, bien sûr.
02:16Le deuxième pilier de cette prophylaxie, c'est la surveillance.
02:19C'est ce qu'il y a peut-être plus original encore que la vaccination,
02:23parce qu'la vaccination, on l'utilise pour énormément d'autres maladies.
02:28Mais la vaccination, elle s'appuie en France sur de l'assurance,
02:33de l'assurance qui coûte d'ailleurs aussi cher que la vaccination.
02:37Et ça, c'est l'originéité française.
02:39On a été en séminaire au mois d'octobre dernier au Japon, à Tokyo,
02:44on leur a expliqué, ils sont très très intéressés par ce qu'on l'a fait,
02:47parce qu'ils subissent aussi, eux, la grippe aviaire,
02:50donc pas sur des canards, mais sur des poules, sur des poules pondeuses.
02:54Et on espère vraiment rouvrir ce marché très prochainement,
02:59parce que c'est un marché symbolique pour nous.
03:03– Et plus que symbolique, c'était véritablement le premier pays
03:07d'importation de foie gras français hors Union européenne,
03:10il faut s'en rendre compte.
03:12Vous regrettez de ne pas avoir fait d'ailleurs le déplacement avec Emmanuel Macron,
03:15il ne vous a pas invité ?
03:17– Alors, non, et ce n'était pas le thème du déplacement,
03:21puisque je crois qu'on est sur d'autres échanges avec le Japon.
03:25Simplement, on tenait à rappeler que, en effet, ce marché est primordial pour nous,
03:30que c'est notre première destination historique.
03:34Les Japonais, dans les années 70, la gastronomie japonaise,
03:38s'est accaparé notre produit,
03:40et ils s'est entrés dans leur propre gastronomie,
03:44et c'est quelque chose qui compte aussi pour eux.
03:47On a des clients qui nous attendent sur place.
03:49Donc, étant donné que le Président va faire deux repas officiels,
03:55un avec l'Empereur et un avec la Première Ministre,
03:58si mes informations sont bonnes,
04:00c'est le moment de parler de notre gastronomie.
04:02– Est-ce qu'il va leur en parler ?
04:04Vous avez eu un retour de la part d'Emmanuel Macron, de ses équipes ?
04:07– Pas encore, pas encore.
04:09Il vient d'arriver, mais je compte sur lui.
04:14C'est aussi un amoureux de notre gastronomie
04:16et un grand défenseur de notre gastronomie.
04:18Donc, j'espère qu'on aboutira très vite
04:21et que, dès cet automne, on pourra reprendre nos exportations vers le Japon.
04:26– Vous parlez de l'automne, ça veut dire que vous avez déjà une date en tête,
04:29en tout cas, que ça a avancé ?
04:30– Alors, écoutez, cet automne, au 1er octobre, ça fera déjà trois ans.
04:35Donc, ça a déjà duré très longtemps.
04:39Je pense que le temps de la pédagogie…
04:41Vous savez, les Japonais, ce sont des gens très fiables, très fidèles,
04:46mais à qui il faut expliquer ce que l'on est en train de faire.
04:51Ils s'intéressent beaucoup, depuis quelques mois, aux dispositifs français.
04:56Je pense qu'on peut avoir espoir, oui.
04:58– D'autant plus important pour vous de reconquérir ce marché
05:01que la production repart à la hausse en France, il faut s'en réjouir,
05:04et qu'il faut néanmoins compenser, notamment, le coût de la vaccination,
05:08car elle est désormais à votre charge.
05:09Donc, il y a vraiment un enjeu très important autour de ça
05:12pour la filière du foie gras en France.
05:14– Oui, elle est de plus en plus à notre charge.
05:17L'État nous a accompagnés, sur la première année, à 85%,
05:21à 70%, la deuxième, et là, maintenant, à 40%.
05:24Donc, quelque part, c'est en effet un coup de revient en plus pour nous.
05:29Et le marché japonais était un des marchés où il y avait le plus de valeur ajoutée,
05:34parce que ce sont des gens qui apprécient beaucoup notre produit,
05:37encore une fois, et on a besoin de ce marché.
05:41La balance commerciale française, pour le foie gras, est positive.
05:45C'est assez rare dans le monde agricole, dans les productions agricoles françaises.
05:50Donc, il faut garder ce leadership mondial, parce que c'est très important.
05:54– Écoutez, on verra si Emmanuel Macron parle à l'empereur,
05:58Fabien Chevalier, effectivement, de cette filière foie gras français,
06:02qui veut reconquérir le marché japonais.
06:05On sait à quel point il est important pour vous, Fabien Chevalier.
06:08Un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio,
06:10président du CIFOG.
06:11C'est le comité interprofessionnel des palmi-pèdes à foie gras,
06:14directeur général de Maison Lafille.
06:15Je vous souhaite une très belle journée, Fabien Chevalier.
06:17– Bonne journée à vous, Benjamin, à bientôt.
06:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
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