- il y a 9 mois
Avec Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, rapporteur général du Budget et chef des Urgences de l'hôpital Pompidou
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:07Jean-François Aquilly, votre invité politique ce matin, c'est Philippe Juvin, le député des Hauts-de-Seine,
00:14qui est rapporteur général du budget à l'Assemblée Nationale, et puis par ailleurs, chef des urgences de l'hôpital Pompidou.
00:19On évoquera peut-être les questions médicales aussi.
00:20Bonjour Philippe Juvin.
00:22Bonjour.
00:22Il y aura un budget en janvier, annonce la porte-parole Maude Bréjean.
00:26Comment vous confirmez ? C'est pour bientôt ? Est-ce qu'il y a une date ?
00:31Je ne sais pas lire dans l'avenir, j'espère qu'il y aura un budget en janvier.
00:35En tout cas, le gouvernement a tous les moyens constitutionnels à sa disposition pour qu'il y ait un budget en janvier.
00:41Il y a trois possibilités, soit on lance le débat budgétaire selon la procédure habituelle, la commission, puis le débat en hémicycle,
00:48soit le 49-3, soit les ordonnances. Donc oui, il y a tous les moyens d'avoir un budget en janvier.
00:52Le 49-3, c'est ce qui se profile, non ? C'est ce que vous souhaitez vous-même ?
00:56Moi, depuis le début du mois d'octobre, c'est le début de la discussion budgétaire,
01:00j'ai dit que c'était dommage que le gouvernement se prive d'emblée d'une des armes que la Constitution met à sa disposition.
01:06Donc, depuis le mois d'octobre, je suis favorable à ce qu'on puisse utiliser tout, y compris le 49-3, mais il y a aussi les ordonnances.
01:14Les socialistes, ils sont favorables. Je ne te sens surpeint.
01:18Je fais le 49-3, mais tu me donnes deux-trois textes et c'est bon.
01:21Alors d'abord, le budget, ce n'est pas une discussion de marchands de tapis.
01:24C'est un peu ça, non ? C'est un peu ça depuis le départ.
01:26Moi, je le regrette quand ça devient ça.
01:28Les socialistes ont obtenu déjà, je vous rappelle, la suspension de la réforme des retraites.
01:33Donc, la priorité, c'est quoi ? C'est un, d'avoir un budget dans l'ordre.
01:36Première priorité, avoir un budget. Deuxième priorité, baisser l'endettement.
01:40On est à 5,3% de déficit par rapport au PIB sur le texte voté au Sénat, puisqu'on parle du texte voté au Sénat, je vous le rappelle.
01:50Et deuxièmement, il faut baisser la dépense publique.
01:52Les socialistes veulent augmenter la dépense publique.
01:53Donc, un 49-3 avec une augmentation de la dépense publique et des impôts, ça, ce n'est pas possible, en revanche.
02:00Les ordonnances, c'est un peu technique, mais quand même, c'est ce qui permettrait de déverrouiller cette affaire qui dure depuis des mois.
02:07Les Français n'en peuvent plus. Vous êtes d'accord, Philippe Juvin ?
02:09Pour que les Français comprennent, les ordonnances, c'est un outil qui n'a jamais été utilisé pour adopter un budget, mais qui existe et qui consiste en une chose extrêmement simple.
02:16Le gouvernement arrive un matin et dit, voilà, les ordonnances font que nous utilisons les ordonnances pour faire adopter le budget.
02:24C'est-à-dire que la France a un budget et c'est le texte du projet de loi initial, qui est le budget, point final.
02:30C'est Philippe Juvin qui en parle ou c'est quelque chose qui s'échange, qui se dit ?
02:35Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde cherche une solution, ça fait partie des solutions.
02:39Moi, je n'y suis pas défavorable.
02:41Évidemment, en fait, ça a un avantage et deux inconvénients, les ordonnances.
02:44L'avantage, c'est que vous avez un budget, là c'est fait, point final.
02:47Alors qu'avec le 49.3, vous ne pouvez pas avoir de budget s'il y a une motion de censure.
02:52Les deux désavantages, c'est que le texte qui devient le budget, c'est le texte initial, qui comporte bien des défauts.
02:59Donc ça, c'est la première difficulté.
03:01Et la deuxième difficulté, mais après tout, à mon avis, ce n'en est pas vraiment une.
03:04Il y a un risque, évidemment, de censure derrière, parce qu'un certain nombre de gens à l'Assemblée diront
03:07« Au fond, l'Assemblée ne servira à rien, puisque les ordonnances sont adoptées sans accord de l'Assemblée.
03:13Nous sanctionnons le gouvernement. »
03:15Mais la priorité, est-ce que c'est d'avoir un gouvernement ou d'avoir un budget ?
03:18Moi, je crois que dans l'ordre, c'est d'avoir un budget.
03:19D'avoir un budget.
03:20Les uns et les autres sont reçus à Bercy.
03:22Quand je dis les uns et les autres, ce sont les responsables de groupes,
03:25sauf Rassemblement National, sauf France Insoumise, sauf l'UDR.
03:30Ça fait quand même 210 députés représentés qui ne sont pas à la réunion d'aujourd'hui.
03:34Est-ce que c'est la bonne méthode, Philippe Juvin ?
03:36Parce qu'on recommence, là, les mêmes histoires.
03:38Je parle avec tout le monde.
03:39Je pense qu'il faut parler avec tout le monde.
03:41Maintenant, il est vrai qu'il y a un certain nombre de forces politiques
03:43qui, d'emblée, expliquent qu'ils ne voteront pas le budget.
03:46Par exemple, mon collègue Éric Coquerel, qui est le président de la commission des finances,
03:51qui est LFI, a expliqué que jamais ils ne voteraient le budget.
03:55Donc, à partir de là, on peut comprendre la décision du gouvernement de ne pas l'inviter.
03:58D'accord.
03:58Alors, il y a un compromis qui se dessine.
04:01C'est un mot qui dure depuis des mois lui aussi.
04:05L'IS, une surtaxe de l'impôt sur les sociétés,
04:08des 300, elles sont 300 à peu près, 300, 400 plus grandes entreprises.
04:11Oui.
04:12C'est réel ?
04:13Hausse d'impôt ?
04:14Alors, l'année dernière, pour que les gens comprennent,
04:16vous savez que les entreprises payent un impôt sur les sociétés, une IS.
04:20L'IS.
04:20Oui.
04:21Le gouvernement Barnier avait dit, on va faire une surtaxe IS,
04:24qui était de 8 milliards l'année dernière, ce qui a été voté.
04:28Et Barnier avait dit, ça sera 4 milliards en 2026, puis 0 en 2027.
04:33Le gouvernement Bérou a repris les 8 milliards,
04:35et a dit, ça sera 0 en 2026.
04:38Et le gouvernement, le corps nu, fait la proposition de reprendre la proposition Barnier,
04:43en disant, on va mettre une surtaxe sur les grandes entreprises,
04:46plus de 750 millions de chiffres d'affaires, donc c'est des très grosses boîtes,
04:49de 4 milliards.
04:50Mais en séance, le gouvernement a lui-même amendé son amendement,
04:54en passant de 4 à 6,6 milliards.
04:56Moi, je crois, si vous voulez, que les entreprises en France,
04:59comme les Français d'ailleurs, payent beaucoup d'impôts,
05:01et le moins d'impôts sur les sociétés sera le bienvenu.
05:04Donc, la solution, elle n'est pas d'augmenter les impôts,
05:07parce que c'est la solution de facilité, M. Aquilly.
05:09La solution, c'est de baisser les dépenses.
05:11Moi, j'ai fait une proposition, j'ai fait une proposition de baisse de la dépense,
05:14et cette copie, elle est sur le bureau de Bercy,
05:16elle est sur le bureau de Matignon,
05:18elle est sur le bureau de tous mes collègues.
05:19On peut baisser la dépense publique.
05:21Et pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ?
05:22Parce qu'il y a des élections qui arrivent ?
05:24On ne le fait pas d'abord parce qu'on est dopé aux impôts.
05:28En France, par paresse intellectuelle,
05:30quand on veut baisser le déficit,
05:32on pense d'abord augmenter les impôts.
05:34Moi, je pense qu'il faut d'abord baisser les dépenses.
05:36C'est compliqué de baisser les dépenses, évidemment.
05:38Pourquoi ? Parce que dès que vous dites, je vais baisser les dépenses,
05:41vous avez l'entièreté du monde qui vient vous voir dans votre bureau,
05:44qui vous appelle, qui vous envoie des mails vengeurs en disant,
05:47oui, oui, vous avez raison de baisser la dépense, mais pas moi.
05:49Moi, j'ai un exemple, le président d'une très grande institution française,
05:52à qui j'ai dit, moi, je vais vous baisser la dépense,
05:55comme je l'ai dit à tout le monde,
05:57est venu me voir en me disant, vous avez raison,
05:58il faut baisser la dépense publique, M. Juvin, allez-y.
06:01Et puis, au moment de se lever et de me serrer la main,
06:03il me dit, au fait, oui, on va baisser la dépense,
06:05mais pas pour moi.
06:06Moi, vous comprenez, j'ai déjà fait des efforts.
06:08En réalité, il faut commencer à baisser la dépense publique,
06:12parce que sinon, on n'y arrivera pas.
06:13Philippe Juvin, le monde s'est arrêté sur Trump,
06:16le Venezuela, bientôt peut-être le Groenland,
06:18et nous, c'est le budget qui n'arrive toujours pas à être voté.
06:22Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de dérisoire chez nous ?
06:24Nous, on parle, eux, ils agissent,
06:27a dit ici même à votre place hier matin,
06:29le général Pierre de Villiers, il a raison.
06:31La France de Macron est en panne ?
06:33Ce n'est pas la France de Macron,
06:34c'est la France et l'Europe même.
06:37Regardez, l'affaire du Venezuela est très intéressante.
06:39Les Américains interviennent au Venezuela,
06:41on est pour, on est contre,
06:42on pourra peut-être en parler si vous le souhaitez.
06:44Mais ce qui est intéressant, c'est que l'Europe est un acteur.
06:47Voulons-nous être des acteurs du monde ?
06:49Est un spectateur.
06:50Alors, voulons-nous être des acteurs ou des spectateurs du monde ?
06:52Nous sommes devenus des spectateurs passifs,
06:54et on compte les points.
06:55Moi, je pense que l'Europe doit se donner les moyens
06:57de ne plus compter les points,
06:58c'est-à-dire d'être crainte.
07:00Et pour être crainte...
07:02Ce qui n'est pas le cas.
07:02Ce qui n'est pas le cas, non, bien sûr.
07:04Jean-Luc Mélenchon qui réclame le retour de Nicolas Maduro,
07:07qu'en pensez-vous ?
07:08Je pense qu'il y a peut-être d'autres idées plus intéressantes
07:12à développer dans le débat public.
07:13Philippe Juvin, comprenez-vous la grève des médecins libéraux ?
07:18Est-ce que d'ailleurs ce mouvement,
07:20parce qu'il est question de suspendre les soins dans les cliniques,
07:23affecte les urgences que vous dirigez à Georges Pompidou à Paris ?
07:27De toute façon, vous savez,
07:28tout dysfonctionnement du système de santé,
07:31en ville en particulier,
07:32affecte immédiatement, automatiquement,
07:34les services d'urgence,
07:35parce que les gens ne pouvant pas trouver de médecins libéraux,
07:38vont vers les urgences hospitalières.
07:40Donc, nous, aux urgences,
07:41nous avons l'habitude d'essuyer les plâtres
07:44de toute difficulté,
07:46et les pots cassés.
07:48Donc oui, ça va nous affecter,
07:50et ça va affecter toutes les urgences de France.
07:52Vous regrettez cette grève ?
07:54Non, mais est-ce qu'ils ont raison ?
07:55Oui et non.
07:56Ils, probablement, sur un certain nombre de leurs craintes,
07:59ne sont plus fondés,
08:00parce que le texte qui a été voté à l'Assemblée
08:03sur le projet de loi de finances,
08:04de sécurité sociale,
08:05n'est plus le texte qu'ils craignaient.
08:06Il y a des choses qui ont disparu,
08:07heureusement, qui étaient des choses malheureuses.
08:10En revanche, là où ils ont raison,
08:11c'est que la vie d'un médecin libéral est devenue un enfer.
08:14On considère qu'un médecin généraliste installé en ville
08:17a 4 à 6 heures par semaine de tâches administratives,
08:21au lieu de s'intéresser,
08:23au lieu de prendre du temps pour lui se reposer,
08:25parce que c'est un métier exigeant,
08:27ou d'avoir plus de malades.
08:29Donc, on demande aux libéraux
08:32des tâches de plus en plus chronophages
08:34qui se font au détriment de la qualité des corps.
08:36Parce que vous êtes médecin dans le public,
08:38chef de service des urgences, je le rappelle.
08:41Nous aussi, nous souffrons d'une hypertrophie administrative.
08:44Oui, voilà.
08:44Et vous diriez que cette loi,
08:46c'est ce que semblent dire les libéraux,
08:47favorise plutôt le public au détriment du privé ?
08:50Non, non, non.
08:51Il y a une sorte de médecine à deux vitesses
08:53du point de vue de l'État, ou quoi ?
08:54Non, je pense que la médecine à deux vitesses,
08:56elle est ailleurs aujourd'hui en France.
08:57C'est que vous, M. Aquili,
08:59vous ne savez pas vous faire opérer.
09:00Moi, je sais où me faire opérer.
09:01Ça, c'est une grande différence
09:02entre...
09:03C'est une première médecine à deux vitesses,
09:04mais il y en a une encore plus grave.
09:06Moi, je sais où ne pas me faire opérer.
09:08Et vous, vous ne savez pas.
09:09Et la médecine à deux vitesses,
09:10elle est plutôt là,
09:11et c'est là où est ma crainte.
09:12C'est qu'aujourd'hui,
09:13tout se fait sur le réseau.
09:15Oui, tout se fait sur le réseau.
09:16Les gens vont à l'hôpital maintenant,
09:17même pour la grippe.
09:18Par défaut,
09:19parce qu'ils n'ont plus de médecin libéral.
09:20Et parce que...
09:22Et parce que...
09:23Essayez d'avoir un rendez-vous,
09:25je ne sais pas, avec un généraliste,
09:26vous allez voir combien c'est difficile.
09:27Essayez d'avoir un rendez-vous
09:28avec un psychiatre,
09:29un psychiatre pour enfants.
09:31Vous allez voir,
09:32c'est absolument dément.
09:33Essayez d'avoir une consultation
09:34contre la douleur.
09:36J'ai entendu que certains
09:36voulaient relancer le débat
09:38sur la fin de vie, l'euthanasie.
09:40Vous vous rendez compte que
09:41sur le débat fin de vie,
09:43je me suis intéressé au délai
09:44pour obtenir une consultation
09:46pour la douleur en France.
09:47C'est deux à neuf mois.
09:47Deux à neuf mois
09:48pour avoir une consultation
09:49contre la douleur.
09:50On est dans un système de santé
09:51qui est vraiment en très mauvais état.
09:53Le pic de grippe,
09:54entre parenthèses,
09:55est passé.
09:56Pour vous, Philippe Juvin ?
09:57On va probablement le savoir
09:58dans quelques jours
09:58quand on aura les stats.
10:00Mais il y a 80% de chance,
10:02on est au pic.
10:03Donc on devrait redescendre.
10:04Mais on est donc au pic,
10:06c'est-à-dire que nos hôpitaux
10:07sont pleins de grippe
10:08et pas simplement.
10:09Il y a beaucoup de syndromes
10:10de type grippeux
10:11avec un peu de Covid aussi.
10:13Philippe Juvin,
10:13vous évoquez le débat fin de vie.
10:15C'est l'une des trois priorités
10:17édictées par le président Emmanuel Macron
10:19lors de ses voeux télévisés.
10:21Vous êtes un opposant.
10:22Je ne veux pas que...
10:24Si vous voulez, le jour où...
10:25Ça va être voté cette année.
10:26J'espère que non.
10:28Je pense qu'il y a d'autres priorités.
10:29J'ai deux choses à vous dire là-dessus.
10:30D'abord, vous savez qu'un Français
10:32aujourd'hui qui meurt
10:33et qui a besoin de soins palliatifs
10:34avant de mourir,
10:35eh bien, une fois sur deux,
10:36il n'a pas accès aux soins palliatifs.
10:38Donc la priorité,
10:39c'est que tout le monde
10:39ait accès aux soins palliatifs
10:40et pas d'injecter un produit
10:43qui donne la mort.
10:44Deuxièmement,
10:45moi je ne veux pas,
10:45je suis médecin,
10:46que quand j'entre en bouse blanche
10:47dans la chambre d'un malade,
10:49le malade est à se poser
10:50la question de la raison de ma venue.
10:52Vous le vivez, ça ?
10:54Bien entendu.
10:55Moi, je vois des gens mourir
10:56chaque semaine dans mon service
10:58et j'aide les gens à mourir.
11:00Mais aider les gens à mourir,
11:02ce n'est pas leur injecter un médicament.
11:03Aider les gens à mourir,
11:04c'est les accompagner,
11:05faire en sorte qu'il n'ait pas mal,
11:06qu'il n'ait pas de nausée,
11:07que leur famille soit rassurée,
11:09qu'eux-mêmes soient rassurés.
11:10C'est ça d'abord
11:11la mission d'un médecin,
11:14d'une infirmière,
11:14d'une aide-soignant.
11:15Ce n'est pas d'injecter un médicament
11:16pour seul de tout compte,
11:17enfin un médicament.
11:19En réalité, un produit
11:20qui donne la mort.
11:21Ça, non, ce n'est pas vrai.
11:22C'est le contraire de la fraternité.
11:24On nous a dit
11:24que c'était une loi de fraternité.
11:26Pas vrai.
11:26La fraternité,
11:27ça consiste à donner la main aux gens,
11:30pas à s'en débarrasser.
11:31Le président Emmanuel Macron
11:32veut visiblement faire une loi
11:34dont on se souviendra
11:35après son double quinquennat.
11:38Je vous garantis
11:39que dans tous les pays
11:40où l'euthanasie a été légalisée,
11:42tout ce qu'on appelait
11:43les filets de sécurité
11:45ont sauté.
11:46Et là où on disait
11:48que ça serait pour des cas exceptionnels,
11:50dans tous les pays
11:50où ça a été légalisé,
11:51ça s'est étendu
11:52aux handicapés,
11:53aux enfants,
11:55donc aux démons.
11:57Donc je crois
11:57que ça serait une grande erreur.
11:58La France n'a vraiment pas besoin de ça.
12:00Elle a besoin de fraternité,
12:01c'est-à-dire de reconstruire
12:02un système de santé
12:03qui apporte
12:05du soulagement de la souffrance
12:06avant de permettre
12:09d'une injection à l'État.
12:10Et vous vous y opposerez,
12:11j'imagine,
12:12en 2026.
12:13L'année dernière,
12:14à l'Assemblée nationale,
12:15j'avais été le porte-parole
12:16de mon groupe sur le sujet,
12:18même si chacun était libre
12:19de son vote,
12:19bien entendu,
12:20j'avais exprimé
12:20toutes les raisons
12:21qui font qu'aujourd'hui,
12:23légaliser l'euthanasie,
12:24c'est en réalité
12:25abandonner
12:27un certain nombre
12:27de patients
12:28à une injection létale
12:32qui est le contraire
12:33du soin.
12:33Merci à vous pour tous les cas,
12:34Philippe Juvin.
12:36Merci Philippe Juvin
12:37et évidemment
12:38Jean-François Aquili.
12:39On va revenir
12:39sur ce que vous avez évoqué,
12:41bien sûr sur le budget,
12:42mais également aussi
12:43sur la situation internationale.
12:45Parce que,
12:45c'est vrai,
12:46il y a une question,
12:47Donald Trump
12:48est intervenu
12:48au Venezuela
12:49pour mettre à terre
12:52un dictateur,
12:53mais il y a
12:54l'autre question,
12:54il menace
12:55évidemment
12:55le droit international.
12:57Est-ce qu'il le menace
12:57selon vous ?
12:58C'est l'une des questions
12:59qu'on pose
12:59sur les réseaux sociaux.
13:01Qu'est-ce que vous en pensez
13:02vous-même ?
13:03Les Européens d'ailleurs
13:04semblent assez tétanisés,
13:06c'est la une du Figaro ce matin,
13:07par Donald Trump,
13:09notamment très agressif.
13:11Il y a maintenant
13:11le Groenland
13:12dont on parle beaucoup.
13:13J'aimerais vous entendre
13:14en fait sur ce sujet,
13:15même si c'est un peu complexe
13:16parce que c'est
13:17de la géopolitique internationale.
13:18Et puis,
13:19autre question,
13:20deux autres questions
13:21dans l'actualité.
13:22Les bouchons records aussi
13:23à cause de la neige.
13:24Est-ce qu'il faut chercher
13:25des responsabilités
13:26dans le manque d'anticipation ?
13:28Bien sûr,
13:29ce matin encore,
13:30c'est très très difficile
13:31en région parisienne.
13:32Les RERC ne fonctionnent plus,
13:34les lignes N non plus,
13:35etc.
13:36Alors qu'on nous annonçait
13:38que cette nuit,
13:39on avait fait rouler les trains
13:39pour que ça fonctionne ce matin.
13:41On avait chauffé les lignes.
13:42Ça ne marche pas.
13:43Vous pouvez témoigner.
13:44Et puis tiens,
13:44la baguette,
13:45puisque c'est aussi la baguette,
13:47c'est de la galette
13:48aujourd'hui avec l'épiphanie.
13:51Eh bien,
13:51les artisans boulangers
13:53devraient pouvoir ouvrir
13:54le 1er mai.
13:56Dominique Enract
13:57l'a confirmé ce matin,
13:58c'est ce que lui a assuré
13:59Emmanuel Macron.
14:00Il faudra une loi,
14:01tout de même.
14:01Avant ça,
14:02on en parle ensemble
14:03et j'aurai un boulanger
14:04en ligne tout à l'heure,
14:05juste avant 9h.
14:06et j'aurai un boulanger.
14:07Sous-titrage Société Radio-Canada