- il y a 7 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00— Oh combien riche, justement, en, dirons-nous, petit côté humoristique, pique aussi aux alliés, à ceux qui étaient alliés
00:10peut-être avant l'OTAN, par exemple, sur qui il a pas mal tapé ce soir.
00:17— Oui, alors ça n'était pas un point presse, mais un discours devant un parterre économique. Donald Trump était,
00:23il faut bien le dire, en roue libre avec un discours extrêmement décousu qui flirtait parfois avec le stand-up.
00:29— Vous évoquez des pointes d'humour, effectivement. À un moment, il dit qu'il faut rebaptiser le détroit d
00:33'Hormuz le détroit de Trump parce qu'avec lui, il n'y a jamais de problème.
00:37Sous-entendu, donc, si on rebaptise le détroit, il n'y aura plus de problème. Les autos pourront à nouveau
00:41circuler. Il le dit devant une salle, d'ailleurs, qui ne rigole pas vraiment à ce moment-là,
00:45qui semble un peu sidérée. Donald Trump qui se lâche aussi. Et ça, ça fait partie de ses obsessions du
00:50moment contre l'OTAN. L'OTAN qui n'est pas venu aider les États-Unis dans le détroit d'Hormuz.
00:55Et ça, eh bien, Donald Trump n'a toujours pas digéré. Vous savez qu'il avait lancé un appel au
00:59pays de l'OTAN, qui a fait flop.
01:02Et donc, Donald Trump, on a retiré une certaine abertume, une certaine colère. Et il l'exprime assez régulièrement. Il
01:09l'a encore fait ce soir.
01:10Et puis, on a aussi, si on met de côté toutes les digressions de Donald Trump, eu ce petit exercice
01:16d'autosatisfaction,
01:18dont Trump nous gratifie à chaque fois qu'il parle de l'Iran. Il explique que l'Iran a été
01:23écrasé, que ses dirigeants sont en fuite,
01:26qu'ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. Il a évoqué aussi Mojtaba Ramenei, le nouveau guide suprême,
01:31en disant qu'il est peut-être mort ou, en tout cas, très mal en point. Tout ça lui permet,
01:36en fait, aussi de montrer que...
01:38d'essayer de montrer au public américain qu'il est en position de force face à l'Iran et que
01:43les négociations qui se sont ouvertes
01:45ou qui se seraient ouvertes, elles ont lieu à l'initiative des Iraniens. Les Iraniens me supplient de faire un
01:50deal.
01:51Voilà ce que Trump a à nouveau répété ce soir, façon donc de montrer qu'il ne subit pas les
01:56événements,
01:56mais qu'il les contrôle, alors qu'on le voit bien, par moments, cette guerre qu'il a lancée lui
02:01échappe,
02:02et notamment la fermeture du détroit d'Hormuz, qui, manifestement, Trump n'avait pas anticipé.
02:07Ses services et le Pentagone l'avaient mis en garde contre ce risque, mais Donald Trump, on sait,
02:13n'a pas voulu écouter cette mise en garde et il a lancé cette guerre malgré tout.
02:16– Merci Antoine Ellard, Guillaume Ancel. Parmi les obsessions de Donald Trump, nous disait à l'instant Antoine,
02:22il y a l'OTAN, l'OTAN sur laquelle il tape régulièrement, il avait lancé un appel pour venir justement
02:29sécuriser ce détroit,
02:31appel qui n'a pas été reçu, et il en veut à l'OTAN, Donald Trump.
02:34– En fait, c'est très inquiétant, cette obsession qu'il entretient contre l'OTAN.
02:39D'abord, il a complètement oublié que l'OTAN existe parce que les États-Unis en font partie.
02:43Quand il parle de l'OTAN, c'est toujours un autre, alors que sans les États-Unis,
02:47évidemment, l'OTAN, qui rassemble 32 pays, en fait, quitterait ou plutôt se verrait désorganisé dans une grande partie.
02:56– Même s'il répète régulièrement qu'il paye pour les autres.
02:59– Alors, attention, parce que c'est la raison pour laquelle il n'a pas encore quitté l'OTAN,
03:02c'est que ses industriels de l'armement sont venus lui faire remarquer
03:05que leur plus gros marché, solvable, c'est l'OTAN.
03:08C'est la seule raison pour laquelle Donald Trump n'a pas encore quitté.
03:11Mais là, on voit bien qu'il nous prépare un coup dans le dos terrible avec la guerre en Ukraine.
03:16En fait, dès que la guerre en Iran sera pliée, probablement, à mon avis, dans les deux à trois semaines
03:21qui viennent,
03:21il nous annoncera que la guerre en Ukraine s'est terminée pour les Américains.
03:25Je rappelle que les Américains ne financent plus rien depuis l'arrivée de Donald Trump.
03:28Par contre, les Européens payent du matériel américain pour venir en Ukraine.
03:32Et là, Trump a déjà annoncé qu'il avait obtenu un gros avantage,
03:38une grosse concession de la part de son ami Vladimir Poutine,
03:41que Poutine accepte les garanties de sécurité,
03:45c'est-à-dire le déploiement de troupes européennes autour ou en Ukraine.
03:49– Et qu'on lui cède l'intégralité du Donbass.
03:51– Il veut imposer aux Ukrainiens de céder le Donbass.
03:55Et si les Ukrainiens ne le font pas, il les abandonnera.
03:57Et ça, il peut leur faire extrêmement mal sur le sujet.
04:00Mais surtout, il va auto-détruire une partie de l'OTAN,
04:03qui est quand même le rêve auquel n'a jamais pu aboutir Vladimir Poutine depuis 20 ans.
04:09Il y a quand même un moment, on est obligé de se demander
04:12quel est le lien entre Donald Trump et Vladimir Poutine,
04:15parce que ce que... Et Vladimir Poutine.
04:18Vladimir Poutine en rêve depuis 20 ans,
04:20et c'est Trump qui va le faire.
04:22La fin de l'OTAN.
04:24– Là, justement, c'est aussi la responsabilité des leaders européens
04:28de comprendre ça.
04:29Ce n'est pas très, très compliqué.
04:31Le président américain, il a ses intérêts à lui,
04:34il a son mouvement de MAGA, il a ses électorats.
04:37Ils ne veulent pas payer pour la guerre en Ukraine.
04:40Ça, c'est évident que dans la situation actuelle,
04:43l'American taxpayer ne veut pas payer.
04:46Et comme l'American taxpayer ne veut pas payer,
04:49Trump, il va dans cette logique.
04:52Les Européens insistent, ce n'est pas notre guerre en Iran.
04:57Et là, même si c'est injuste, si vous voulez,
04:59sur le plan moral, sur les autres niveaux,
05:02mais là, il y aura quelque chose à payer après,
05:05à cette insistance de leaders européens,
05:08à ne pas aider, même pas du niveau, si vous voulez,
05:11symbolique de faire une sorte de geste politique
05:14pour montrer à Trump, on est dans votre camp,
05:17on vous soutient.
05:18Donc cette insistance, à ne pas la faire,
05:20ça va coûter.
05:21Qui va payer ces prix ?
05:22C'est les pauvres Ukrainiens.
05:24Et à l'instant, on apprend que Trump a conclu
05:27justement sa prise de parole avec ce terme.
05:30Les États-Unis pourraient ne pas venir en aide
05:32à l'OTAN en cas de besoin.
05:33On va le réécouter justement,
05:34ce qu'il disait à propos de l'OTAN.
05:36Il en a parlé à 4 ou 5 reprises.
05:39Je tiens également à parler du Bahreïn et du Koweït.
05:44Deux pays qui ont répondu présents,
05:48beaucoup plus que l'OTAN.
05:49Beaucoup plus que l'OTAN.
05:51Ils étaient un petit peu plus proches de l'action
05:54que les autres.
05:55Mais bon, j'étais très déçu de l'OTAN.
05:57Mais bon, je n'ai pas été déçu de nos alliés
06:00au Moyen-Orient et d'autres alliés.
06:03Nous avons eu beaucoup de soutien de la part de pays
06:05qui n'étaient pas forcément dans la région.
06:07Nous avons eu beaucoup, beaucoup de très bons alliés.
06:09On apprend qui sont ces amis dans ce genre de situation.
06:14Ulysse Gosset, on entend le président Trump
06:16qui loue l'attitude du Moyen-Orient,
06:19qui explique qu'il n'aidera plus l'OTAN en cas de besoin.
06:22Est-ce qu'il est en train de nouer une nouvelle alliance ?
06:25Donald Trump, il dessine en tout cas les contours
06:26d'une nouvelle alliance.
06:27Il avait parlé de son conseil pour la paix
06:28il y a quelques semaines.
06:30Surtout, il exprime son mécontentement
06:32et sa frustration à l'égard de la réaction
06:34des pays européens essentiellement.
06:35Mais pas seulement.
06:36On peut penser à l'Australie, au Japon ou à la Corée du Sud.
06:40Mais, si vous voulez, il est clair que
06:43Trump n'a jamais vraiment aimé l'OTAN.
06:45Il a failli en partir lors de son premier mandat
06:47en disant que les Européens ne payaient pas suffisamment.
06:49Ils ne payaient pas assez.
06:50Ils n'avaient pas de contributions suffisantes
06:53pour justifier que les Américains restent dans l'OTAN.
06:55Il a failli en partir.
06:56Il est revenu parce qu'il a été bien conseillé.
06:58Mais c'est l'époque où il y avait autour de Trump
07:01une équipe solide et des généraux au Pentagone
07:03qui étaient des gens très structurés
07:05et qui avaient vraiment une capacité de résister à Trump.
07:10La meilleure preuve, juste pour un tout petit rappel,
07:12lorsqu'il y a eu une tentative de Trump
07:14d'envoyer l'armée contre les manifestants à Washington,
07:18le chef d'état-major a refusé en disant
07:20« Je ne suis pas là pour défendre l'administration,
07:22je suis là pour défendre la Constitution des États-Unis. »
07:26En arrivant au pouvoir la deuxième fois,
07:28c'est-à-dire le mandat actuel,
07:29Donald Trump a limogé tous ceux
07:31qui auraient pu éventuellement faire preuve
07:32d'une certaine indépendance d'esprit.
07:34Et là, on est dans le contexte où, effectivement,
07:36il revient sur ce refrain en disant
07:38« Vous voyez, l'Amérique est en difficulté. »
07:40Déjà, c'est incroyable qu'il le reconnaisse
07:42puisque, selon lui, on a gagné.
07:44Mais elle est en difficulté.
07:45– Il dit un peu tout et son contraire dans ce discours.
07:47– Oui, mais on voit bien qu'elle est en difficulté
07:50puisque la guerre ne progresse pas.
07:53Et donc, après un mois,
07:55il regrette que les alliés européens,
07:58britanniques, français et autres et asiatiques
08:00ne soient pas venus au secours.
08:02Donc, ça veut dire que dans sa tête,
08:03et comme c'est quelqu'un qui résonne à l'instinct
08:06et qui peut prendre des décisions à brûle pour point,
08:08eh bien, l'OTAN n'est plus finalement
08:09une organisation fiable
08:10qui répond aux intérêts des États-Unis.
08:12– Karim Émile Bittar,
08:13il peut passer justement ces menaces à exécution
08:16quand il dit encore là que, visiblement,
08:18à un moment donné où l'OTAN en aura besoin,
08:19on pourrait ne pas les venir en d'aide
08:21alors qu'on en fait partie ?
08:22– Oui, parce que pour répondre à votre question,
08:24je voudrais revenir sur ce vrai faux lapsus
08:26de rebaptiser le Détroit d'Ormuse en Détroit de Trente.
08:28– En Détroit de Trente, oui, allez-y.
08:30– On peut penser que c'est anecdotique,
08:31que c'est amusant,
08:31c'est en fait extrêmement révélateur.
08:34Ça vient confirmer la thèse
08:36d'un groupe de 27 éminents psychiatres américains
08:39qui s'étaient réunis en collectif
08:40et qui ont publié un livre,
08:42« Nous avons le devoir de vous alerter ».
08:44M. Trump coche toutes les cases
08:47du désordre de la personnalité narcissique.
08:49C'est un homme qui ne doit pas avoir accès
08:51au bouton nucléaire.
08:52C'est l'Association mondiale de santé mentale
08:54qui a publié ce livre il y a déjà quelques années.
08:57Ce n'est pas la première fois.
08:59Il s'est renseigné, on a appris par la presse américaine,
09:02qu'il s'est renseigné sur la…
09:03s'il y aurait un moyen de transformer son anniversaire
09:06en jour férié,
09:07s'il n'y aurait pas un moyen de rajouter son portrait
09:09sur le Mont Rochemort à côté de Lincoln
09:11et Theodore Roosevelt.
09:12C'est une personnalité profondément instable.
09:15Ce qui est inquiétant, ce n'est pas tant l'instabilité,
09:18c'est l'incohérent.
09:18– Faussement instable ou dangereuse ?
09:19– Dangereuse, parce qu'instable,
09:22parce que narcissique, parce qu'impulsive,
09:24parce qu'il y a une absence totale de stratégie
09:26et parce qu'il vire systématiquement
09:27ceux qui osent lui dire non.
09:29Aujourd'hui, on a entendu cette semaine
09:31le général Matisse qui a dit que cette guerre
09:32était en train que les Iraniens
09:35avaient pour le moment la haute main.
09:37– Ancien général.
09:38– Ancien général.
09:39Voilà, c'est toujours ensuite
09:40qu'on gagne une certaine liberté de parole.
09:43Donc aujourd'hui, on a une stratégie iranienne
09:45qui semble fonctionner.
09:46C'est une stratégie extrêmement cynique,
09:48la stratégie d'escalade horizontale,
09:50élargir le spectre du conflit
09:51et une stratégie qui consiste à jouer le temps,
09:54jouer la montre,
09:55parce qu'il y a les élections de mi-mandat,
09:57parce que les marchés financiers
09:58vont commencer à inquiéter Trump,
09:59parce qu'ils ont cette capacité de résister,
10:02et leur population est beaucoup plus endurante
10:04que les populations occidentales
10:05qui vont très vite commencer à grogner.
10:08Donc ce que je crains,
10:09c'est qu'à cause de cette personnalité erratique,
10:12Trump décide dans une semaine, deux semaines,
10:14de passer à autre chose,
10:15d'aller envahir Cuba ou autre,
10:16et que ce soit les peuples de la région
10:19qui paient les pots cassés.
10:20Autant les pays du Golfe pourront se redresser
10:22parce qu'ils ont des moyens économiques colossaux,
10:24autant pour un pays comme le Liban,
10:26c'est une véritable menace existentielle.
10:28C'est la survie même du Liban
10:29que nous connaissons qui est menacée.
10:30C'est intéressant ce que nous dit Karim Émile Bittard,
10:32ça veut dire que dans ce conflit,
10:35finalement, c'est l'Iran qui a la main ?
10:38Jusqu'à aujourd'hui,
10:39on a, en plus de l'ancien général Matisse,
10:42l'ancien patron du ML6,
10:43les services de renseignement britanniques,
10:45qui a donné un long entretien à The Economist hier,
10:47qui dit oui,
10:48les Iraniens ont subi des coups très très durs,
10:51c'est vrai que leur régime a été décimé,
10:53c'est vrai qu'on a décapité
10:55un grand nombre de leurs figures les plus importantes,
10:57il n'en reste pas moins qu'ils ont encore
11:00les gardiens de la Révolution,
11:01qui ont réprimé brutalement la population,
11:04qui sont 270 000, peut-être 300 000,
11:06donc ce n'est pas les 3 000 troupes au sol
11:07qui vont changer la note.
11:08– Et c'était le nom de la couve d'ailleurs
11:09de The Economist,
11:10l'Iran qui avait encore la main.
11:12Général Choulet,
11:13et après l'année…
11:14– Merci.
11:15Alors, je vous rejoins,
11:18je ne citerai pas mes sources,
11:20mais j'ai un camarade américain
11:21qui m'a fait réagir sur,
11:23vous l'avez sans doute vu,
11:25cette séquence où on voit Trump
11:27se faire applaudir par toute son administration.
11:30Et ce camarade m'a dit,
11:32tu as vu comment ça ressemble
11:33à Kim Jong-un et à la Corée du Nord.
11:35Nous sommes…
11:36Trump a autour de lui
11:38une armée de marionnettes,
11:40en tout cas une armée, pardon,
11:42des conseillers qui sont
11:43des véritables marionnettes.
11:44– Des ministres.
11:44– Et des ministres, oui,
11:45des secrétaires et autres.
11:46Et ça change effectivement
11:48de l'époque où Matisse
11:49était capable de dire à Trump non,
11:52de l'époque où Miley,
11:53vous l'avez cité, a dit non.
11:56Et là, on a l'impression
11:57que plus personne ne dit non.
11:59Et si le personnage que vous décrivez,
12:01et je ne suis pas loin de penser,
12:04est celui-là,
12:05le gros problème,
12:06c'est qu'il est à la tête
12:07de la plus grande puissance mondiale.
12:09– Mais vous nous avez dit,
12:09vous nous avez dit tout à l'heure,
12:10c'est lui le commander-in-chief
12:12aux États-Unis.
12:13Mais ça veut dire
12:13qui peut aujourd'hui
12:14arrêter Donald Trump ?
12:15– Justement, personne.
12:16– Autour de lui,
12:17personne ne peut…
12:18– Et si on revient
12:18sur la partie de l'OTAN ?
12:19– Si, si, le Congrès,
12:20si le Congrès est masculé
12:23en novembre…
12:23– Après les mid-terms.
12:25– Après les mid-terms.
12:25– C'est la seule capacité,
12:27finalement,
12:27d'une opposition démocratique
12:29et élue,
12:29c'est le Congrès américain
12:30qui peut être très puissant,
12:32qui a, déjà dans l'histoire
12:34des États-Unis,
12:34réussi à faire démissionner
12:36des présidents,
12:37à commencer par Richard Nixon.
12:38– Mais je m'éloigne
12:40de mon sujet
12:40plus technique et militaire,
12:42mais ça prouve quand même
12:43l'extrême fragilité
12:45des démocraties.
12:46Quand on est capable
12:47de mettre
12:48une administration pareille
12:50qui, encore une fois,
12:53insulte l'OTAN.
12:55L'OTAN,
12:55on le rappelle quand même,
12:56c'est une alliance défensive.
12:58Elle n'avait aucune vocation
13:00à partir à la guerre
13:01comme ça,
13:02sans avoir
13:03une concertation minimale.
13:04– Et je voudrais rappeler
13:04la Constitution américaine,
13:05si, effectivement,
13:06il peut être démontré
13:07que le président
13:08en exercice
13:09souffre d'un trouble…
13:10– C'est le 25e amendement.
13:12– Exactement,
13:12le 25e amendement
13:13d'un trouble suffisamment grave,
13:15il peut être destitué
13:16par le Congrès,
13:18justement,
13:18qui se réunit
13:19en session extraordinaire
13:20et qui décide
13:21de faire démissionner
13:22le président.
13:23Auquel cas,
13:24ça serait donc
13:25G.D. Vance,
13:25le vice-président actuel,
13:26qui serait…
13:27– Et pour finir sur l'OTAN,
13:29encore deux secondes,
13:30c'est,
13:31rappelons-nous
13:31que les premiers pas
13:32en politique de Trump
13:33étaient à la sortie
13:35de sa première visite
13:36à Moscou
13:37où il avait
13:37un projet immobilier
13:39et à l'issue
13:40de ce premier séjour,
13:41il était rentré
13:42et s'était payé
13:43une pleine page,
13:44je ne sais plus
13:44si c'est le New York Times
13:45ou le Washington Post,
13:46dans lequel il dénonçait l'OTAN.
13:48C'était un promoteur immobilier
13:50qui n'avait rien à voir
13:51avec le schmilblick
13:51et qui,
13:52au retour d'un voyage
13:53à Moscou,
13:54annonçait
13:55qu'il était contre l'OTAN.
13:56Et comme disait
13:57à l'instant
13:58mon camarade,
13:59c'est une obsession
14:01de Trump
14:03largement partagée
14:03par le camarade Poutine.
14:06– Et c'est vrai
14:06que ça dure depuis longtemps.
14:07Guillaume, en fait.
14:07– Une administration Trump
14:09qui soutient au passage
14:10tous les partis
14:11d'extrême droite
14:12en Europe
14:12et on le voit encore
14:13avec Viktor Orban.
14:14Donc c'est assez inquiétant
14:15de voir la manière
14:16dont il essaie
14:16d'être relayé.
14:17Ça montre aussi
14:18la proximité intellectuelle.
14:20Mais quand la guerre
14:21en Iran va se terminer
14:22et je pense
14:23qu'elle va se terminer
14:24assez vite,
14:25ce serait intéressant
14:26d'observer
14:27l'attitude des pays du Golfe
14:29qui ont cru
14:30pendant des années
14:31qu'en acceptant,
14:32qu'en accueillant
14:33des bases américaines
14:34importantes dans pratiquement
14:34tous les pays,
14:35ils s'offraient une forme
14:36d'assurance-vie
14:38et qui ont compris
14:39à travers cette guerre
14:40qu'en fait
14:40cette assurance-vie
14:41elle était destinée
14:42à Israël.
14:42Je ne suis pas sûr
14:43que les pays du Golfe
14:45soient aussi enthousiastes
14:46notamment pour
14:47les accords d'Abraham
14:48que citait tout à l'heure
14:49Donald Trump
14:50et qu'au contraire
14:51il risque d'y avoir
14:52une remise en cause
14:53certaine de dire
14:53mais nous on n'est pas là
14:54pour protéger Israël.
14:55En tout cas,
14:56c'est l'une des informations
14:57importantes de cette soirée.
14:58Le secrétaire d'État américain
15:00Marco Rubio
15:01qui a promis
15:02de régler ce conflit
15:03en quelques semaines.
15:05Il s'exprimait
15:06lors du G7
15:07dans les Yvelines
15:08près de Paris.
15:08Écoutez-le.
15:12Quand nous en aurons fini
15:13avec eux
15:14dans les prochaines semaines
15:15ils seront plus faibles
15:16qu'ils ne l'ont jamais été
15:18dans l'histoire récente.
15:19Nous allons détruire
15:20leurs usines de missiles
15:21de roquettes et de drones.
15:22Nous allons détruire
15:23leurs marines
15:23leur armée de l'air
15:24et détruire en grande partie
15:26leurs lanceurs de missiles
15:27afin qu'ils ne puissent
15:28plus jamais s'en servir
15:29pour se procurer
15:30l'arme nucléaire.
15:31Nous atteignons
15:32tous ces objectifs
15:32nous sommes même en avance
15:34sur le calendrier prévu
15:35et nous pouvons les atteindre
15:36sans aucun déploiement
15:37qu'est-ce qu'on peut faire
15:40en deux semaines
15:40Général Chollet ?
15:41Est-ce qu'on arrête
15:42vraiment la guerre
15:42ou on s'en va
15:43et finalement on reste
15:44au point de voir ?
15:45Je nuancerai son propos
15:46moi je crains que ça dure.
15:48Je crains que ça ne dure.
15:50Pourquoi ?
15:50Parce que les Iraniens
15:51font preuve
15:52de beaucoup de résilience.
15:53Alors une grande différence
15:54par rapport
15:55à la guerre Iran-Irak
15:57où le peuple
15:59le peuple iranien
16:00était sans doute
16:01mobilisé
16:02dans un élément
16:02patriotique
16:03et nationaliste
16:04autant là
16:05je pense quand même
16:06qu'une grande partie
16:06de la population
16:07iranienne
16:08ne se sent pas concernée
16:09par la défense
16:10des passes d'Aran
16:11et du pouvoir
16:12et du pouvoir en place.
16:13Donc là il peut y avoir
16:14un phénomène de bascule
16:15et je pense que c'est
16:16ce que Israël
16:17ce sur quoi Israël
16:18parie.
16:19C'est-à-dire que
16:20ils font une pression maximale
16:22on a évoqué tout à l'heure
16:23on a évoqué tout à l'heure
16:23les drones
16:23qui venait tapé
16:25tout l'appareil policier
16:27qui tient la population
16:30j'allais dire
16:31en joue
16:32le problème qu'on a
16:33c'est qu'on a une population
16:34qui s'est soulevée
16:35et je pense que c'est
16:36directement lié
16:37au bombardement
16:38de juin dernier
16:39elle s'est soulevée
16:40en janvier
16:41elle a été réprimée
16:42dans le sang
16:43Trump leur a dit
16:44sortez
16:45la cavalerie arrive
16:46la cavalerie n'est pas arrivée
16:48maintenant il y est
16:49il pensait
16:51Netanyahou et lui
16:52qu'à force de taper
16:54taper taper
16:55tout le système
16:56le pouvoir
16:57le système policier
16:58et bien que la population
16:59allait de nouveau
17:00se révolter
17:01là elle est épuisée
17:02elle est tenue
17:03elle est tenue
17:04mais ça veut dire
17:05que si ça s'arrête
17:06dans deux semaines
17:06ou si ça s'arrête
17:07dans plusieurs mois
17:07comme je le crains
17:08Vous la voyez ressortir
17:09si ça s'arrête
17:10cette population ?
17:10Je pense que dans
17:11quelques mois
17:12il y aura un phénomène
17:13après
17:14parce qu'on ne peut pas
17:15subir
17:1610 000 frappes
17:18plus 3 000
17:19qui s'annoncent
17:20sans déstabiliser
17:21véritablement le pays
17:22En tout cas
17:23pour l'instant
17:23je voudrais vous montrer
17:24ces images
17:25regardez
17:26le pouvoir iranien
17:28à cœur de communiquer
17:30sur le fait
17:31que tout va bien
17:31image assez étonnante
17:33du président
17:34ça c'est le président iranien
17:35Pézeskihan
17:36en visite
17:37aujourd'hui
17:37visite surprise
17:38nous dit
17:39dans un supermarché
17:40de Téhéran
17:41comme si finalement
17:42la vie continuait
17:44les gens continuent
17:45d'aller faire leur course
17:45au supermarché
17:46si on va faire ses courses
17:47au supermarché
17:47c'est que tout va bien
17:48Après il n'y a pas grand monde
17:49Il n'y a pas grand monde
17:50c'est vrai que dans le magasin
17:51le magasin est plutôt vide
17:53on voit surtout des vendeurs
17:54et moins de clients
17:56Mais ça montre
17:57qu'on est en pleine
17:57guerre psychologique
17:58en parallèle avec
17:59les négociations
18:00On parlait du temps médiatique
18:01tout à l'heure
18:01Voilà
18:02une partie de poker menteur
18:03de bluff
18:03c'est pour cela que je vous rejoins
18:05ça pourrait durer
18:05parce qu'il y a une obsession
18:07des deux côtés
18:07de ne pas perdre la face
18:09autant Donald Trump
18:10ne souhaite surtout pas
18:11donner l'impression
18:12qu'il a subi
18:12une déconvenue
18:14autant les Iraniens
18:15sont déterminés
18:16à rester droits
18:16dans leur botte
18:17et ils estiment
18:18qu'ils ont le temps
18:18qui joue pour eux
18:19que les autres vont se lasser
18:21que le détroit d'Ormuz
18:22est une arme fatale
18:23dont ils ne se sont pas
18:24encore complètement servis
18:26Donc je rejoins
18:27vos inquiétudes
18:29et d'autant plus
18:30que le risque
18:32d'armes non conventionnelles
18:34ne doit pas être sous-estimé
18:35Je crois que Raphaël Grossi
18:37qui a été cité tout à l'heure
18:38l'agence internationale
18:39de l'énergie atomique
18:40a bien fait de tirer
18:41la sonnette d'alarme
18:42parce que nous vivons
18:43dans un monde
18:43où toutes les normes
18:44sont parties en fumée
18:46Rien n'est exclu
18:47Avec M. Trump
18:49personne ne peut prédire
18:50s'il va s'échanger
18:51des lettres cordiales
18:52ou même des lettres d'amour
18:53Vous vous souvenez
18:53des lettres d'amour
18:54qu'il a échangées
18:55avec Kim Il
18:56le coréen ?
18:58Aujourd'hui
18:59il pourrait utiliser
19:00une arme non conventionnelle
19:01en Iran
19:01et il pourrait également
19:03se ravibaucher très vite
19:04avec
19:04il a dit
19:05un ayatollah
19:05n'importe quel ayatollah
19:07trouvez-moi un ayatollah
19:08qui ferait
19:08les quelques concessions
19:09nécessaires
19:10qui me ferait
19:10quelques cadeaux
19:11comme il dit
19:12et tout se passera bien
19:13Donc ce n'est pas
19:14un obsessionnel
19:15du changement de régime
19:16C'est vrai que le scénario
19:17catastrophe
19:17ce serait un durcissement
19:19un raidissement du régime
19:20mais je ne pense pas
19:21qu'il faut penser
19:21qu'on peut complètement
19:23gagner une guerre
19:24Depuis 1945
19:2770% des guerres
19:29selon les Norvégiens
19:30qui ont fait une étude
19:31approfondie
19:31se sont terminées
19:32sans gagnant
19:33ni perdant
19:33Nous ne sommes plus
19:34véritablement dans un monde
19:35où un camp
19:35peut terrasser l'autre
19:36Nous sommes tous
19:37interdépendants
19:38et nous pouvons tous
19:39sortir perdant
19:40de cette guerre
19:40c'est déjà le cas
19:41pour l'économie mondiale
19:42Réna Bassi
19:43s'est exprimé aussi
19:43Donald Trump
19:44sur l'état de santé
19:45du nouveau guide
19:46le fils de la Ayatollah
19:47Ramenei Mojaba
19:48en disant qu'il était
19:49soit mort
19:50soit mal en point
19:51Est-ce que vous voyez
19:52là en deux semaines
19:53peut-être une élimination
19:55possible
19:55et des Américains
19:56qui s'en vont
19:57laissant peut-être aussi
19:58les Israéliens
19:59continuer ?
20:00Moi je ne pense pas
20:01qu'ils vont laisser
20:02les Israéliens
20:03continuer après
20:04je crois qu'au moment
20:05où Trump s'arrête
20:06Les Israéliens
20:07s'arrêtent aussi
20:07dès le début en fait
20:08au moment où
20:09les présidents américains
20:10disent stop
20:11ça va stopper
20:12ça va peut-être pas stopper
20:14au Liban
20:15tant que Hezbollah
20:15continue à tirer
20:17parce que là
20:18il y a une autre guerre
20:19qui est lancée
20:20mais sur l'Iran
20:22oui
20:22et c'est pour ça aussi
20:23qu'on voit
20:24cette cadence
20:25très rapide
20:26et élargissement
20:27même des banques
20:29des cibles
20:29de ces derniers jours
20:31parce que
20:31ces dernières 48 heures
20:33on a vu
20:35bien sûr
20:36cette usine
20:38semi-nucléaire
20:39on a vu
20:42les fabricants
20:43de Yellow Cake
20:44on a vu aussi
20:45des fabrications
20:47de scies
20:50qui appartiennent
20:51en tout cas
20:52en partie
20:53aux gardiens
20:54de la révolution
20:55donc des cibles
20:55qu'on n'a pas vues avant
20:57qu'est-ce qu'Israël
20:58essaie de faire
20:59Israël se dit
21:00à un certain moment
21:00ça va s'arrêter
21:01moi je crois que c'était
21:02dès le début
21:03en fait
21:04la compréhension
21:05et la stratégie israélienne
21:06ça va arrêter
21:07à un certain moment
21:08quand le président américain
21:09pour telle ou telle raison
21:11va décider qu'on ne peut plus
21:12donc il faut faire
21:14le plus possible
21:15chaque jour
21:16va aider
21:17à éloigner
21:18la menace nucléaire
21:20si on l'éloigne
21:21à 2
21:213
21:224
21:225 ans
21:23on laissera
21:24justement
21:25les temps
21:25aux Iraniens
21:26de faire
21:27leur révolution
21:28les moments venus
21:29alors 2 à 4 semaines
21:30pour terminer
21:31une guerre
21:31qui a encroir
21:32Donald Trump
21:33c'était l'un des événements
21:34de la soirée
21:34vous l'avez suivi
21:35sur BFM TV
21:36le discours du président
21:38américain
21:38discours assez surréaliste
21:39à encroir Donald Trump
21:40finalement la guerre
21:41elle est presque
21:41déjà gagnée
21:42écoutez-le
21:43nous avons
21:44nous avons
21:44les meilleures équipes
21:46de loin
21:47nous avons
21:47le meilleur matériel
21:49des armes
21:49que personne n'a jamais
21:50vu auparavant
21:51nous avons des armes
21:52que personne ne connaît
21:54également
21:54nous ne sommes que
21:55quelques-uns
21:56pendant 47 ans
21:58l'Iran a été connu
21:59comme la brute
21:59du Moyen-Orient
22:00mais
22:01ils ne sont plus
22:02des petites brutes
22:03aujourd'hui
22:03ils sont en train
22:06d'essayer de s'échapper
22:07ils sont en fuite
22:08l'Iran est même
22:09écrasé à 100%
22:10Ulysse Gosset
22:11dit ce soir
22:12le président américain
22:12il est dans une
22:14vérité alternative
22:15dans une autre réalité
22:16Donald Trump
22:17ou alors
22:17il est commandant en chaise
22:19ne l'oubliez pas
22:20c'est lui le patron
22:21et il ne peut pas
22:22dire autre chose
22:23il doit
22:25conforter ses soldats
22:26qui l'écoutent
22:26sur les porte-avions
22:27qui sont là
22:28dans le même temps
22:28l'Iran continue
22:29de lancer ses missiles
22:30sur les frais
22:31il ne peut pas
22:31avoir un autre discours
22:33ce qui m'a frappé
22:35alors que Trump
22:36parlait en Floride
22:37il y avait
22:37Marco Rubio
22:38qui était lui
22:38à Paris
22:39pour une réunion du G7
22:40dont il n'était pas
22:41sorti grand chose
22:42mais il a dit
22:43effectivement
22:43c'est lui qui a dit
22:44non pas publiquement
22:45mais en privé
22:46une guerre qui pourrait
22:47durer de 2 à 4 semaines
22:49c'est-à-dire
22:50quand même
22:50un délai assez long
22:51mais il a dit
22:53une chose
22:53il a dit
22:54on ne peut pas
22:54laisser l'Iran
22:55devenir une nouvelle
22:56Corée du Nord
22:57et ça nous rappelle
22:58que Trump avait voulu
22:59négocier avec la Corée du Nord
23:01stoppons l'enrichissement
23:01d'uranium
23:02voilà justement
23:03pour que la Corée du Nord
23:04n'ait pas
23:05la bombe atomique
23:05or qu'est-ce qui s'est passé
23:07malgré les lettres d'amour
23:08dont on parlait
23:08c'est pour ça que j'y pense
23:09et bien
23:10Kim Jong-un a fait
23:11exactement ce qu'il voulait faire
23:12avec l'aide de la Russie
23:14et
23:15et donc si vous voulez
23:16effectivement
23:17si la guerre
23:18ne se terminait pas
23:19par une défaite
23:20permettant de dire
23:21que l'Iran n'a plus
23:22de capacité nucléaire
23:23il y a un risque
23:24de radicalisation
23:25du régime
23:25qui est déjà en train
23:26de se produire
23:26c'est-à-dire
23:26c'est plus le régime
23:27des ayatollahs
23:28c'est le régime
23:29des gardiens de la révolution
23:30c'est un régime
23:32militaire
23:33vraiment un régime
23:35d'une très grande dureté
23:36et qui va continuer
23:37la répression
23:38alors est-ce que
23:39dans quelques mois
23:40après la guerre
23:41les Iraniens
23:41se révolteront à nouveau
23:43c'est difficile à dire
23:45parce que la répression
23:46va s'accentuer
23:47et elle va même
23:48très simplement
23:49se durcir après la guerre
23:50si les gardiens
23:51restent au pouvoir
23:52donc on est dans une période
23:53critique à nouveau
23:55et on va voir
23:57ce qui se passe
23:57d'ici l'ultimatum
23:58du 6 avril
23:59car c'est vraiment
23:59la date
24:00qui est importante
24:01un, voir si la semaine prochaine
24:03il y a des négociations
24:04qui s'engagent
24:04est-ce qu'il y aura
24:04des rencontres physiques
24:06entre négociateurs
24:07iraniens et américains
24:08comme l'a annoncé
24:09l'émissaire de Trump
24:10ce soir
24:11et deux
24:12qu'est-ce qui se passe
24:13le 6 avril
24:13est-ce qu'il y a vraiment
24:14une possibilité
24:16de négocier ou pas
24:17et s'il n'y en a pas
24:17et bien
24:19on entrera dans une autre
24:20phase de la guerre
24:20et la guerre va continuer
24:21ça pourrait être quoi
24:22l'autre phase de la guerre
24:23s'il n'y a pas
24:23de négociations
24:24est-ce qu'il y a un risque
24:25aussi que Trump
24:25reparte-bredouille
24:26et justement
24:27que le régime reste encore
24:28au pouvoir
24:28avec cette radicalisation
24:29dont on a parlé
24:30c'était tout l'objet
24:31des éducations
24:33qu'on a pu avoir
24:34ces derniers jours
24:35c'était de dire
24:35quel est le totem
24:37quel est le scalp
24:38qu'il pourra rapporter
24:39et c'était là
24:41qu'on se disait
24:41peut-être que la prise
24:43du Nil
24:45la rendre
24:46la rendre
24:49aux Émiriens
24:50pourrait lui montrer
24:51que finalement
24:52l'Iran a perdu
24:53une partie de son territoire
24:56mais dans l'état actuel
24:57des choses
24:57je ne sais pas
24:58ce qu'il peut rapporter
24:58je ne sais pas
24:59ce qu'il peut rapporter
25:00il s'est mis
25:01dans une situation
25:03extrêmement délicate
25:05et s'il s'arrête
25:07d'un coup
25:07d'un seul
25:09et dans la foulée
25:10il va à Pékin
25:11mais Xi Jinping
25:12va lui rire au nez
25:13alors ce ne sera pas
25:14son style
25:15mais il lui fera
25:16comprendre
25:17que Trump
25:19c'est l'accélérateur
25:20du déclin américain
25:21est-ce que la première
25:22armée du monde
25:23donc les Etats-Unis
25:25peut-elle être
25:26à court de munitions
25:27on évoquait
25:28le cas des missiles
25:29Tomahawk
25:30850 missiles
25:31lancés depuis
25:32le début de cette guerre
25:33c'est considérable
25:35et il y a même
25:35une inquiétude
25:36au Pentagone
25:36sur le fait
25:37qu'on commence
25:37à épuiser les stocks
25:39il est possible
25:39qu'on ait plus de missiles
25:40alors plus
25:41non
25:43mais j'ai déjà évoqué
25:44le cas
25:45lorsque nous étions
25:46donc en Irak
25:48et en Syrie
25:48contre Daesh
25:49qui n'est pourtant
25:50pas de la même dimension
25:51que l'Iran
25:54moi j'avais reçu
25:55un message de Paris
25:56au mois de novembre
25:57où on m'avait dit
25:59tu te calmes
26:00sur la consommation
26:01de munitions
26:02et les américains
26:04ont regardé
26:04un peu en souriant
26:05et puis au mois de mars
26:06les américains
26:07ont reçu
26:08un même message
26:09en leur disant
26:09vous ralentissez
26:10sur la consommation
26:11de munitions
26:12pourquoi ?
26:12parce qu'à l'époque
26:13Sandcom
26:14puisait dans les réserves
26:16donc le commandement central
26:16de la région
26:17le commandement central
26:18celui qui est de l'Egypte
26:19à l'Afghanistan
26:19et donc qui est actuellement
26:21le commandant stratégique
26:23mais plutôt peut-être
26:24le commandant opératif
26:26stratégique étant sans doute
26:28monté d'un cran
26:28au niveau du général Cain
26:32Sandcom à l'époque
26:33commençait à puiser
26:34ses munitions
26:35à Youcom en Europe
26:37et à Indopacom
26:38à Hawaï
26:39et à ce moment-là
26:40Indopacom a dit
26:41hé oh stop
26:42moi j'ai quand même
26:44Xi Jinping en face de moi
26:46je préfère garder
26:47un peu du rab
26:48et puis Youcom avait dit
26:50moi j'ai Poutine
26:50en face de moi
26:51je ne voudrais pas
26:52avoir mes stocks épuisés
26:53et c'est à ce moment-là
26:54que vous voyez
26:55que la plus grande puissance
26:56mondiale
26:57déjà contre un adversaire
26:59comme Daesh
26:59était obligé
27:00de réduire
27:01la consommation
27:02vous imaginez
27:04aujourd'hui
27:04et c'est le problème
27:05qui se pose à Israël
27:07Israël a consommé
27:08énormément de munitions
27:10contre l'Iran
27:11contre
27:12contre le Hezbollah
27:15contre la défense
27:16contre les missiles
27:17et autres objets
27:18qui menacent son territoire
27:20et Israël
27:21c'est pareil
27:22arrive à un moment
27:23à ses limites
27:24donc même la plus grande
27:25puissance du monde
27:26les Etats-Unis
27:27et même une puissance
27:28militaire comme Israël
27:30qui est en guerre
27:30tout le temps
27:31et qui a besoin
27:32de régénérer ses stocks
27:34et bien ces pays-là
27:35aussi arrivent
27:36à leurs limites
27:36mais ce qui est le cas
27:37aussi de l'Iran
27:40même si les Russes
27:41arrivent
27:42à leur fournir
27:43des équipements nouveaux
27:44même si avec l'industrie
27:46du drone
27:46ils sont capables
27:47de se régénérer
27:49eux aussi
27:50et avec tous les coups
27:51qu'ils prennent
27:51ils doivent encore plus
27:53souffrir
27:53de ce manque de stock
27:55il faut deux ans
27:56pour construire un missile
27:57Tomowoc
27:58ça coûte cher
27:59et l'Iran continue
28:00aujourd'hui
28:00on sait qu'on détruit
28:01une partie de ces réserves
28:03mais l'Iran continue
28:04aujourd'hui
28:05de fabriquer
28:06des missiles
28:07et des drones
28:08dans leurs usines
28:09en tout cas
28:10Israël
28:11et les Etats-Unis
28:12cherchent
28:13à casser
28:14cette base
28:15industrielle
28:15et technologique
28:16de défense
28:16donc le rendement
28:18doit diminuer
28:18mais comme on le disait
28:19tout à l'heure
28:20c'est pas vrai
28:21pour les missiles
28:22balistiques
28:22mais c'est sans doute
28:23vrai pour les drones
28:25type Shahed
28:25ça j'allais dire
28:27pour y arriver à bout
28:28alors que c'est une
28:29industrie
28:30j'allais dire
28:30pas artisanale
28:31parce qu'elle est vraiment
28:32industrielle
28:32mais c'est des systèmes
28:34très simples
28:35je pense que
28:35mais pour les missiles
28:36ça serait un peu moins le cas
28:37parce qu'ils ont quand même frappé
28:38les Etats-Unis
28:39et Israël
28:40les usines de missiles balistiques
28:41je pense que
28:42en missiles balistiques
28:43à un moment donné
28:44l'Iran arrivera
28:44au bout de ses capacités
28:45sauf si
28:46les Russes
28:48arrivent
28:48à leur fournir
28:50via la mer Caspienne
28:51mais ce qui est inquiétant
28:52c'est que la radicalisation
28:53du régime
28:54dont parlait Ulysse Gosset
28:55va également se répercuter
28:56en radicalisation
28:57de tous les proxys
28:58le Hezbollah
28:59n'a jamais été aussi extrémiste
29:00qu'aujourd'hui
29:01dans son histoire
29:02depuis 1982
29:03les Russis
29:04aujourd'hui
29:05commencent à lever le ton
29:06donc même si cette guerre
29:07devait prendre fin
29:09tant que le régime
29:10est en place
29:11ces proxys
29:12pourraient continuer
29:13de sévir
29:13aujourd'hui
29:14le Hezbollah
29:15est en train
29:16de se pasdaraniser
29:17et directement dirigé
29:19par les gardiens
29:19de la révolution iranienne
29:20il y avait auparavant
29:22une façade
29:23on s'efforçait
29:23de respecter un tant soit peu
29:25les équilibres politiques
29:26au Liban
29:26aujourd'hui
29:27ça peut pousser le pays
29:28à une crise de régime
29:29parce que les décisions
29:30ne sont plus du tout
29:31entre des mains libanaises
29:32et les outils
29:33je parle sur votre contrôle
29:34Ulysse Gosset
29:35se sont exprimés aussi
29:36ce soir en disant
29:37si les attaques sur l'Iran
29:38venaient à continuer
29:39attention
29:40nous on pourrait
29:41alors plus avoir le doigt
29:41sur la gâchette
29:42mais carrément passer à l'acte
29:43oui c'est la première fois
29:44depuis le début de la guerre
29:45qu'ils menacent effectivement
29:46d'entrer dans cette guerre
29:47justement
29:49si effectivement
29:49la campagne de bombardement
29:51se poursuit contre l'Iran
29:52alors que jusqu'à présent
29:53les outils étaient restés
29:54assez discrets
29:54ça voudrait dire
29:55ouverture d'un deuxième front
29:57et cette fois
29:57qui menace
29:58la mer rouge
29:59et le canal de Suez
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