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##VV_PARLER_FRANCE-2026-03-26##

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Transcription
00:00Sud Radio, les vraies voix font parler la France, Philippe David.
00:05Bienvenue dans les vraies voix font parler la France, comme tous les jours, du lundi au jeudi.
00:11Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:13Bonsoir Philippe, comment allez-vous ce soir ?
00:15Bon, ça va très bien, et vous ?
00:16Je suis en pleine forme, figurez-vous.
00:17On a encore des super sujets pour nos auditeurs, des sujets qu'on nous suggère bien souvent,
00:22comme celui-ci par lequel on va commencer, on va parler un peu de RSA,
00:25parce que des allocataires du RSA dénoncent des contrôles excessifs et intrusifs,
00:30notamment dans le Finistère.
00:31Oui, c'était Maël Decalan d'ailleurs, qui était l'invité de Jean-François Akili ce matin,
00:37qui en a parlé, il a même parlé d'un druide au RSA, c'était dans le qui c'est
00:41qui qu'il a dit.
00:41Tout à fait, c'est le président du Finistère, et il porte plainte, justement,
00:45il y a des allocataires du RSA qui portent plainte pour harcèlement,
00:49dénonçant des contrôles excessifs et intrusifs, aboutissant à des suspensions ou à des radiations.
00:53D'ailleurs, si vous touchez le RSA et que vous avez déjà subi ce type de contrôle,
00:57jusqu'où l'administration peut-elle aller selon vous ?
01:00Ce sont des questions que vous vous posez, et bien 0826 300 300,
01:03on vous donne la parole avec Philippe, et puis un autre sujet qu'on a commencé à aborder hier,
01:07mais vous étiez très nombreux à vouloir réagir,
01:09le prix des carburants qui ne finit pas de grimper en raison de la guerre au Moyen-Orient,
01:13le prix du plein qui explose, ça vous met en colère, ça vous impacte,
01:16vous êtes obligé de changer votre quotidien, et bien dites-le nous, 0826 300 300.
01:21Hier, vous avez été beaucoup, notamment de routiers,
01:24patrons d'entreprises de transport routiers, commerciaux, à nous appeler.
01:30Appelez-nous, on n'a pas eu beaucoup de professions libérales.
01:32Vous êtes infirmiers, infirmières, médecins,
01:35vous allez en zone rurale d'un village à un autre,
01:38et vu ce que paye la Sécurité sociale,
01:41désolé de le dire, mais vous y êtes de votre poche,
01:44venez témoigner au 0826 300 300.
01:47Absolument Philippe, revenons donc sur ce premier sujet,
01:50le RSA, on est avec Michel de Montauban,
01:53bonsoir Michel.
01:53Bonsoir Michel.
01:55Michel ?
01:56Oui.
01:57Ah, très bien, vous avez voulu, bonsoir,
02:00vous avez voulu prendre la parole, pardon,
02:03sur les taxations, sur les contrôles intrusifs du RSA,
02:07vous nous dites, un membre de ma famille perçoit le RSA,
02:10je ne suis pas d'accord avec le thème profiteur,
02:13certains n'ont pas choisi cette situation,
02:15ils survivent.
02:16Expliquez-nous votre colère.
02:19Oui, alors, dans le cas précis,
02:24c'est quelqu'un qui a travaillé depuis 10 ans,
02:27et puis qui a monté une auto-entreprise,
02:29et qui, cause maladie, ne pouvait plus travailler,
02:33et a fermé son entreprise.
02:34Donc, il est reconnu avec handicap,
02:37mais n'a pas l'AAH.
02:39Alors, l'AAH, je vous coupe,
02:41c'est allocation adulte handicapée,
02:43pour les auditeurs qui ne connaissent pas tous les acronyms.
02:45Tout à fait.
02:46Absolument.
02:47Absolument.
02:50Donc, le handicap,
02:52il n'est pas suffisant pour avoir l'AAH,
02:55mais c'est un handicap qui a fait arrêter l'entreprise,
03:00et le travail.
03:01Donc, on est sur un RSA, voilà,
03:05et il n'y a pas d'autre solution.
03:06Donc, on n'est pas un tricheur,
03:08on n'est pas un peignant,
03:09on n'est pas coupable.
03:10Donc, moi, je voudrais rappeler
03:11que c'est plutôt un droit à une assistance
03:13pour les personnes sérieuses,
03:15et il y en a beaucoup dans ce qui touche le RSA,
03:17une grande majorité, j'imagine,
03:19et ce n'est pas un cadeau transitoire,
03:21comme on le laisse penser.
03:24Et toucher le RSA,
03:25ce n'est pas être forcément coupable, voilà.
03:29D'ailleurs...
03:29Moi, ce qui m'interpelle,
03:30et si vous voulez, dans le comment,
03:32c'est que les cibles sont choisies
03:36par des logiciels qui sont un peu opaques,
03:38et là, en l'occurrence,
03:39c'est un parent qui élève seul des enfants.
03:42Ça m'interpelle.
03:43Que ce soit une cible de tricheur potentielle.
03:46Je voyais quelqu'un qui roule en Mercedes,
03:48qui a le RSA,
03:49mais pas quelqu'un qui élève seul des enfants.
03:52Ensuite, il y a les courriers récurrents,
03:53avec des mots en grade,
03:54des menaces de suspension.
03:56On se moque des dégâts collatéraux,
03:58psychologiques de tels courriers.
03:59Quand vous avez un RSA qui a 646 euros
04:02pour la personne seule,
04:04ce qui est pour les enfants,
04:05de l'ordre de 300 euros par enfant.
04:09Le secret bancaire, il n'y en a plus.
04:11Vous êtes le RSA, vous êtes coupable,
04:12vous n'êtes pas dans le secret bancaire.
04:14Donc, sur six mois, un an,
04:15vous devez donner tous vos revenus bancaires.
04:17Alors, avec les recettes,
04:19bien sûr, si des fois,
04:20vous aviez un an que ça, en Amérique.
04:22Et puis, toutes les dépenses.
04:24Qu'est-ce que vous faites de vos 646 euros ?
04:26C'est un beau contrôle
04:27qui fait un bon sous forme de l'eau compresseur.
04:31On ne respecte pas votre vie privée,
04:33mais au moindre euro près.
04:36En plus, après,
04:37sans pris en compte,
04:38les pensions alimentaires,
04:39elles vont en baisse
04:40parce que les enfants,
04:43des pauvres,
04:43il ne faut pas juste
04:44en plus la pension alimentaire.
04:46Vous vous rendez compte ?
04:47L'aide familiale,
04:48ça, c'est la cerise ou le bateau.
04:50Du moment que les juges irréguilèrent,
04:52eh bien,
04:53ça va en baisse du RSA.
04:55Donc, la famille,
04:56soit elle fait une aide obligatoire
04:57et il y aura le RSA
04:59moins l'aide de la famille,
05:00soit la famille,
05:01elle laisse tomber celui
05:01qui est au RSA
05:02et qui est malade
05:03ou qui a un handicap.
05:04Donc, c'est complètement inadmissible.
05:06Et moi,
05:06ce que je propose,
05:08c'est que vous pouvez soutenir
05:09les consulter lesquels sont faits.
05:11Attendez,
05:12on ne vous a pas entendu,
05:13la Michèle.
05:14Vous êtes sur haut-parleur ?
05:15Oui.
05:15Alors, coupez le haut-parleur
05:16parce qu'il y a des moments,
05:17on n'entend pas bien.
05:18Coupez le haut-parleur.
05:20Voilà, il est coupé.
05:21Ah ben là, c'est bien meilleur.
05:22Allez-y.
05:23Oui.
05:24Alors, j'étais sur l'aide familiale,
05:26la cerise sur le gâteau
05:27dans les contrôles, là.
05:30Quand elle est jugée régulière,
05:33eh bien, c'est une faute.
05:35Donc, on a déduit du RSA.
05:37Donc, la famille,
05:38soit vous aidez quelqu'un
05:39avec le RSA
05:40parce que vous jugez ça normal,
05:42mais si vous le faites régulièrement,
05:44eh bien, ça vient en diminution
05:45du RSA.
05:45Donc, soit vous laissez tomber
05:46la personne de votre famille,
05:48soit vous l'aidez
05:49et puis c'est en moins.
05:51Donc, le tissu social,
05:52il n'y en a plus.
05:52Il n'y a pas de solidarité.
05:53Il n'y a pas d'égalité.
05:55Même ici,
05:55il n'y a pas de droit
05:56à la vie privée
05:56parce qu'on a le RSA.
05:58Moi, je trouve ça scandaleux
06:00et je pense que,
06:01au lieu de, dans le Finistère,
06:02des bonnes idées...
06:04L'enfer est pas de bonnes idées.
06:05Au débat, il faut...
06:06Il y a des bonnes intentions,
06:07c'est un proverbe.
06:09Et puis, le harcèlement,
06:11il est vraiment indécent.
06:14Alors, moi, ce que je trouve,
06:15c'est qu'on supprime
06:16ces contrôles RSA
06:17et qu'on revoit tout
06:18et qu'on respecte,
06:19qu'on remplace la maltraitance
06:20qu'il y a
06:21par de la bienveillance
06:22vis-à-vis des gens
06:23sans la plus carité,
06:24qui n'ont pas choisi,
06:25sans une majorité.
06:26Parmi ces gens-là,
06:27il y a des gens
06:27qui sont en védicap,
06:28qui n'ont pas encore la hache,
06:30mais qui ne peuvent pas retravailler.
06:31Par contre...
06:31On les respecte
06:32dans le signe du privé
06:33et qu'on voit
06:34qu'il est possible.
06:36Michel, par contre,
06:37qu'il faut quand même
06:37faire la chasse à la fraude.
06:40Bien sûr,
06:41mais la chasse à la fraude,
06:42c'est la façon dont on le fait.
06:43Moi, quand je dis la cible,
06:45je n'ai pas dit
06:46qu'il fallait suivre
06:47les contrôles RSA.
06:48C'est les modalités
06:49qui sont en védicine.
06:50Quelqu'un qui roule en Mercedes
06:51qui a le RSA,
06:52enfin, une Mercedes 5 étoiles,
06:54je m'entends.
06:54Oui, pas une Mercedes
06:55qui a 30 ans
06:56et 400 000 kilomètres.
06:59Voilà,
07:00mais je veux dire,
07:01il y a des gens
07:02qui les petits moyens
07:02que une Mercedes
07:03est effectivement
07:04à 200 000 kilomètres.
07:05Mais il y a des signes
07:06extérieures
07:07de richesses
07:08et les signes actuels,
07:10ce n'est pas des gens,
07:10je veux dire,
07:12ce n'est pas des délinquants.
07:13Ce sont des gens
07:13qui disent
07:14pourquoi on va les contrôler
07:14parce qu'ils ont le RSA.
07:16Il a tout relevé.
07:18Ah,
07:18vous avez reçu un chèque
07:19de m'intour.
07:20Oh,
07:20et je fais un chèque
07:21de 35 euros,
07:22là,
07:22c'est quoi ?
07:23Alors,
07:23il faut...
07:24Michel !
07:24Ah,
07:25et là,
07:25votre famille vous aiderait
07:26régulièrement.
07:27Mais on sait...
07:28Restez avec nous.
07:29Vous allez faire un rappel
07:30parce qu'on a d'autres réactions.
07:32Bien sûr,
07:32un petit rappel
07:33pour le RSA,
07:34le revenu
07:34de solidarité active.
07:36Beaucoup de gens
07:36peuvent en bénéficier.
07:37Philippe,
07:38ça permet d'assurer
07:39aux personnes
07:39sans ressources
07:40un niveau minimum
07:41de revenu
07:41qui peut varier
07:42selon la composition
07:43du foyer.
07:44On a Sylvie de Nérac
07:45qui est avec nous.
07:46Nérac,
07:46à côté d'Agen.
07:47Bonsoir, Sylvie.
07:48Bonsoir, Sylvie.
07:49Ville natale
07:49d'un immense chanteur,
07:50Michel Polnareff.
07:51Voilà.
07:52Non, non,
07:52c'est Francis Cabrel.
07:54Et aussi,
07:55il est né à Agen,
07:56je crois,
07:56Cabrel, non ?
07:58Vous voyez,
07:59j'habite pas loin de chez lui,
08:00je sais même pas.
08:01En revanche,
08:01Michel Polnareff,
08:02lui,
08:02est né à Nérac.
08:04Oui, exact, exact.
08:06Vous aurez difficilement
08:07Philippe
08:08avec ce genre de sujet.
08:09Excusez-moi, Sylvie,
08:09tant l'un que l'autre
08:10sont deux très grands artistes
08:12quand même,
08:12on est d'accord là-dessus.
08:12On est d'accord.
08:14Sylvie,
08:14vous avez voulu réagir
08:16au 0826 300 300.
08:18Vous touchez vous-même,
08:19vous le dites,
08:19600 euros de RSA.
08:21On vous laisse prendre la parole.
08:22Oui, d'ailleurs,
08:23bonsoir.
08:24Alors moi,
08:24je vais vous dire,
08:25j'ai été choquée
08:26par le monsieur avant.
08:29Michel,
08:30Michel,
08:31voilà,
08:31moi j'ai été choquée,
08:32j'ai halluciné,
08:34je suis tombée de haut,
08:35en fait,
08:36quand j'entends,
08:37moi je perçois le RSA.
08:38Voilà.
08:39Quand on perçoit le RSA,
08:40on a un plafond
08:41à ne pas dépasser.
08:42Quand on a des ressources
08:43qui viennent à droite,
08:44à gauche,
08:45du travail,
08:47enfin,
08:47de l'argent qui rentre.
08:49Ou si vous êtes
08:51propriétaire immobilier,
08:52que vous avez des biens
08:52que vous louez
08:53et que vous vous retrouvez
08:54au RSA
08:55parce que vous êtes,
08:55par exemple,
08:56chômeur en fin de droit,
08:57ce qui peut arriver.
08:58Ah oui,
08:59mais alors vous êtes
09:00propriétaire,
09:00mais il ne faut pas rêver.
09:01Quand vous êtes propriétaire
09:03et que vous avez
09:03des maisons secondaires,
09:05le RSA,
09:06c'est loin de l'avoir
09:08parce que vous êtes obligé
09:09de déclarer vos revenus.
09:10De revue,
09:10bien sûr,
09:11ce que je disais,
09:11mais c'est ce que je disais,
09:12ce que je disais.
09:14Donc,
09:14vous êtes obligé
09:15de déclarer vos revenus.
09:15Alors,
09:16quand j'entends le monsieur
09:16qui dit,
09:17oui,
09:17c'est du harcèlement,
09:19vous travaillez,
09:20on vous réduit,
09:21moi,
09:22je trouve ça tout à fait normal.
09:23L'État,
09:24et pourtant,
09:24je suis bénéficiaire du RSA,
09:26je touche 600 euros,
09:27vous voyez.
09:28Moi,
09:28j'ai 63 ans,
09:29je n'arrive pas
09:30à trouver du travail
09:30parce que je suis loin d'Agin,
09:32donc je suis trop loin,
09:34je suis trop âgée
09:35et maintenant,
09:35c'est l'essence.
09:36Donc,
09:37je fais du bénévolat
09:37et tenez-vous bien,
09:38je fais du bénévolat
09:39pour aider les gens
09:40au RSA
09:41à trouver du boulot.
09:42Ah oui ?
09:44Donc,
09:44voilà.
09:45Et je peux vous dire
09:46que nous,
09:46les personnes qu'on a au RSA,
09:48que moi,
09:48je les reçois,
09:50même moi,
09:51je vois au niveau
09:53des papiers,
09:54c'est sûr
09:54qu'il y a un suivi,
09:55mais maintenant,
09:56c'est obligatoire
09:57et c'est tout à fait normal.
09:58On ne va pas non plus
09:59se faire engraisser.
10:01Il faut quand même
10:02qu'on fasse de notre côté.
10:04Moi,
10:05je vous dis,
10:05je suis une fervente du travail.
10:07Je perçois le RSA,
10:09600 euros.
10:10Bon,
10:11où je vis,
10:11c'est très bien
10:12parce que je vis
10:12qu'avec des produits locaux
10:13donc je ne dépense pas
10:14beaucoup d'argent
10:15et je mange très bien.
10:16Mais de l'autre côté,
10:19il faut être réaliste.
10:22On ne peut pas non plus
10:24avoir le beurre
10:25et l'argent du beurre.
10:26C'est pas possible.
10:27Sylvie,
10:27je voulais vous poser
10:28une question
10:28parce que ce que vous dites,
10:29c'est très touchant.
10:30Vous êtes au RSA
10:31et vous aidez
10:32des personnes
10:33qui sont dans votre situation
10:36à retrouver du travail.
10:38Oui.
10:40Quel est le profil
10:42type d'une personne
10:43au RSA
10:43du côté de NERAC ?
10:44C'est comme vous,
10:45plus de 50,
10:46plus de 60 ans ?
10:47C'est quoi
10:48le profil général ?
10:50C'est...
10:51Si tant est qu'il y en est un,
10:52soit dit en passant.
10:54C'est entre,
10:54on va dire,
10:55entre 40,
10:5740 et 60,
10:59les personnes
10:59que je m'occupe,
11:00oui.
11:01Oui,
11:02entre 30 et 40 euros.
11:04Entre 40 et 60 ans,
11:06oui.
11:06Oui,
11:07voilà,
11:07c'est ça,
11:08c'est ça.
11:09Donc,
11:09voilà.
11:10Après,
11:10moi,
11:11je vois,
11:11on peut critiquer,
11:13mais il y a énormément...
11:15Bon,
11:15nous,
11:16on est dans un département
11:17où l'emploi,
11:18c'est pas un des départements
11:21les plus pauvres d'Aquitaine,
11:23donc c'est compliqué.
11:25donc moi,
11:26je sais que je vois aussi...
11:30Comment ça s'appelle ?
11:31Nous,
11:32on a trois métiers en tension.
11:35L'agriculture,
11:35l'agroalimentaire
11:36et la personne.
11:37Voilà.
11:38Voilà.
11:38Sur un territoire
11:40qui est quand même
11:40assez restreint.
11:41Donc voilà.
11:42Donc les personnes qu'on a,
11:44on a beaucoup de...
11:45On a des familles.
11:46On a des familles.
11:46On fait une permanence
11:49un soir dans la semaine
11:51pour les étudiants
11:52d'Agin.
11:55Oui.
11:55Donc voilà.
11:56Et par exemple,
11:57moi,
11:58sur le secteur
12:00où j'étais,
12:01puisque là,
12:02je vais changer de secteur,
12:04sur...
12:05J'ai 1 800 personnes...
12:08Il y a 1 800 personnes
12:10qui sont...
12:11Qui perçoivent
12:12le RSA,
12:12le chômage aussi.
12:14Oui.
12:15Voilà.
12:15Et je n'ai pas beaucoup.
12:19Oui,
12:20il y a des familles.
12:20Des familles de 4,
12:215,
12:226 enfants.
12:23D'accord.
12:24Voilà.
12:26Alors,
12:27Sylvie,
12:28Michel,
12:28restez avec nous
12:29parce qu'on a encore
12:30beaucoup de choses
12:30à creuser avec vous.
12:32Parce que ce que vous dites,
12:33c'est très intéressant.
12:34Moi,
12:34vous m'avez mis à l'oreille
12:36plein de questions à poser.
12:37Et d'ailleurs,
12:38si vous touchez le RSA
12:39et que vous avez déjà subi
12:40des contrôles excessifs,
12:42vous pouvez témoigner
12:430 826 300 300
12:44si vous êtes patron
12:45et que ces contrôles
12:46sont légitimes
12:47pour vous pareil.
12:48Dites-le nous.
12:48On vous laisse témoigner
12:49jusqu'à 20h avec Philippe.
12:51Sud Radio.
12:55Sud Radio.
12:56Les vraies voix
12:57font parler la France.
12:58Philippe David.
12:59Et on est très heureux
13:01de vous recevoir
13:01avec François-Louis Bourneau
13:03comme tous les soirs
13:04du lundi au jeudi
13:06de 19h à 20h
13:07dans Les vraies voix
13:08font parler la France.
13:09Ce soir,
13:09on fait témoigner
13:10des allocataires du RSA
13:11qui dénoncent
13:12des contrôles excessifs
13:13et intrusifs,
13:14Philippe.
13:15Et d'ailleurs,
13:16on vous a proposé
13:16juste avant la pub
13:17de réagir
13:18si vous étiez chef d'entreprise
13:19et que justement,
13:20vous trouviez
13:21que ces contrôles
13:22sont trop
13:22ou pas assez excessifs.
13:23Et on a Pierre
13:24qui est avec nous
13:25qui est chef d'entreprise.
13:25Bonsoir Pierre.
13:26Bonsoir Pierre.
13:27Bonsoir Philippe.
13:28Vous avez entendu
13:29le témoignage
13:30de Sylvie de Nérac
13:30et de Michel de Montauban
13:32qui sont tous les deux
13:32bénéficiaires du RSA.
13:34Non, Michel,
13:34un membre de sa famille
13:36qui est béni.
13:36Pardon, Michel
13:36qui est un membre de sa famille
13:37qui perçoit le RSA
13:38et Sylvie qui perçoit
13:39600 euros de RSA par mois.
13:41Vous voulez réagir
13:42à leur témoignage
13:43et prendre la parole
13:44en tant que chef d'entreprise ?
13:46Oui, je suis d'accord
13:47avec Sylvie
13:48et il faut des contrôles
13:50sur les allocataires
13:52parce que bon,
13:53je suis d'accord
13:53que certaines personnes
13:54ont bossé toute leur vie,
13:56n'ont pas d'autre choix
13:58que le RSA
13:59parce que malheureusement,
14:00là je fais
14:01ou d'autres choses font
14:02qui ne peuvent pas
14:04avoir d'autres revenus.
14:07mais quand on voit
14:08par exemple
14:09dans certaines cités
14:10ou n'importe,
14:11comme on disait tout à l'heure,
14:12des gens qui roulent en Mercedes
14:13ou même encore
14:16plus grosses voitures
14:18et pas vieilles,
14:19des neufs
14:19qui touchent le RSA,
14:21c'est anormal.
14:22Ou des gens
14:23qui n'ont jamais bossé
14:24de leur vie
14:25parce qu'ils ont
14:26une touffe de poils
14:27dans la main,
14:28là aussi,
14:29c'est pas normal
14:30qu'ils touchent le RSA.
14:31Donc pour vous, Pierre,
14:32ces contrôles,
14:33ils ne sont pas du tout
14:34excessifs ou anormaux.
14:35C'est quelque chose
14:36qui est normal
14:37et qui doit se faire.
14:38On est d'accord ?
14:39Oui, oui, oui.
14:40D'accord.
14:41Alors, restez avec nous, Pierre.
14:43On va mettre
14:43Michel et Sylvie
14:44en ligne en même temps.
14:45Comme ça,
14:45vous allez pouvoir échanger
14:46avec eux, Pierre également.
14:48Et si vous voulez
14:48prendre la parole,
14:490826 300 300,
14:50on a encore de la place
14:51pour vous faire réagir.
14:52On a jusqu'à 20 heures.
14:54On va faire réagir,
14:55je vais faire réagir Michel
14:56comme on ne l'a pas entendu
14:57depuis longtemps.
14:58Michel,
14:58qu'est-ce que vous voulez répondre
14:59à Sylvie et à Pierre ?
15:03Merci à tous deux
15:04de leur témoignage
15:05et à Sylvie
15:08pour l'aide en particulier
15:10qu'elle propose
15:11à ceux qui sont aussi
15:13dans la difficulté.
15:14Bel exemple de solidarité.
15:17Oui.
15:18Néanmoins,
15:18son cas me semble
15:20un peu spécifique
15:21parce que je pense
15:23qu'elle n'a pas d'enfant à charge.
15:24Je pense qu'elle est
15:25relativement en bonne santé,
15:26qu'elle n'a pas
15:27de handicap reconnu,
15:29ce qui est tant mieux
15:30pour elle
15:30et que dans le cas
15:32que moi je cite,
15:34il y a quand même
15:35un handicap
15:36et on a l'aide des enfants.
15:37Donc,
15:38il n'y a pas de poil dans la main.
15:39C'est quelqu'un
15:39qui a travaillé 10 ans,
15:40qui était en auto-entreprise.
15:42Donc,
15:43moi,
15:43je pense qu'il y a
15:43beaucoup d'idées préconçues.
15:45Sylvie a la chance,
15:46elle,
15:46d'avoir des...
15:47Autour d'elle
15:48et puis elle-même,
15:49bon,
15:50elle est solidaire,
15:51je la félicite.
15:52Mais son cas,
15:53il est quand même
15:54un peu spécifique.
15:55Moi,
15:55je pense qu'il y a
15:55beaucoup de cas
15:57comme dans la personne
15:58de ma famille
15:59parce qu'il y a
16:00des députés
16:00qui sont ces problèmes,
16:02il y a des associations
16:03qui sont ces problèmes
16:04et qui parlent
16:05de maltraitance avérée.
16:07Moi,
16:08le ressenti
16:09témoignage que j'ai,
16:10il y a tellement
16:12de harcèlement
16:12qu'on n'est pas loin
16:13du suicide.
16:14Moi,
16:15je le dis à l'antenne,
16:16il faut que les choses
16:17se sachent.
16:20Il faut que...
16:21Et c'est un cas
16:23qui,
16:23je suis sûr
16:24qui n'est pas isolé.
16:25il y a beaucoup
16:26de gens au RSA
16:27qui sont sérieux,
16:28qui ont travaillé,
16:29mais qu'on harcèle
16:30de façon dramatique.
16:32Michel,
16:33restez avec nous.
16:34Il faut que les modalités
16:34mieux contrôlent les RSA,
16:35mais pas aux modalités actuelles.
16:38Comme on a Pierre
16:39avec nous
16:40qui est entrepreneur,
16:41je vais poser une question
16:42à Sylvie.
16:43Oui.
16:43vous dites
16:44que c'est les gens
16:46qui sont au RSA
16:46chez vous,
16:47du côté de NERAC,
16:48dans le Lot-et-Garonne,
16:49ils ont entre 40 et 60 ans.
16:51Oui.
16:52Ils viennent pas au Mercedes.
16:53Non, non.
16:53Est-ce que ça n'interroge pas
16:55sur la question
16:55de l'emploi des seniors ?
16:57Parce qu'à l'époque,
16:57on était seniors
16:58à 55 ans,
17:00puis après à 50,
17:01puis après à 45,
17:02maintenant à 40.
17:04Est-ce que ces gens-là
17:05vous disent
17:05« Moi,
17:06j'ai passé
17:07X,
17:08Y,
17:08Z
17:08d'entretien d'embauche
17:09et personne n'a voulu de moi
17:11et je sais que c'est
17:12à cause de mon âge. »
17:13Est-ce que vous avez
17:14ce type de témoignage
17:15ou est-ce que ce sont des gens
17:16comme le membre
17:17de la famille de Michel
17:19qui malheureusement
17:20ont eu un accident,
17:21se retrouvés avec un handicap
17:22et ne peuvent plus
17:23faire un travail
17:24ou un autre ?
17:25Alors,
17:26de toute façon,
17:27entre Michel et moi,
17:28c'est vrai qu'il a raison,
17:29on n'a pas du tout
17:31le même cas.
17:32Il a tout à fait raison.
17:33Oui, c'est totalement différent.
17:34C'est totalement différent.
17:36Après,
17:36moi,
17:37c'est mon cas à moi
17:38et les gens que je vois
17:39autour de moi,
17:39on sait qu'il y a un ami
17:42qui est entrepreneur plombier,
17:44il a 53 ans,
17:45eh bien,
17:46il ne trouve pas du boulot
17:47parce qu'à cause de son âge.
17:49À 53 ans ?
17:49Moi,
17:50j'ai le même souci.
17:51J'ai 63 ans,
17:52j'ai la retraite à 60 ans.
17:53De toute façon,
17:54plus la retraite a été repoussée,
17:56moi,
17:56avant,
17:56je bossais,
17:57je n'avais pas de problème,
17:59c'est depuis que ça a été repoussé.
18:00Alors là,
18:01je peux vous dire,
18:01à 62 ans et 9 mois,
18:03clac,
18:04dans la boîte aux lettres,
18:05la lettre de...
18:07Lisance-Simon ?
18:07En fait,
18:08non,
18:08de licenciement,
18:10la lettre de la retraite
18:12parce que moi,
18:13je me suis renseignée
18:14étant dans le social,
18:15c'est qu'en fait,
18:16tous les gens
18:16qui ont mon âge,
18:18qui étaient dans la période
18:19de pouvoir prendre la retraite,
18:21on essaye de nous dégager
18:23du RSA
18:24et nous faire prendre
18:25avec des retraites
18:26qui,
18:26à la limite,
18:27sont même plus petites
18:30ou équivalentes
18:31que la retraite.
18:32Voilà ce qui se passe.
18:34donc maintenant,
18:34on est dans une situation
18:35où les gens de mon âge,
18:36moi,
18:37je suis,
18:38c'est pour ça que je fais
18:38du bénévolat,
18:39j'aide les autres
18:40et puis,
18:41je peux vous dire
18:41que la répression,
18:43il y a de la répression.
18:44Chez moi,
18:45il n'y a pas de...
18:46Il n'y a pas de contrôle.
18:47C'est très peu
18:48les contrôles quand même.
18:49Mais moi,
18:50du social,
18:51moi qui suis sur le terrain,
18:53je peux vous dire
18:53que ce n'est pas
18:53de la répression qu'il faut.
18:55Les gens,
18:56ils ont besoin,
18:56les gens se sentent
18:57totalement seuls.
18:59Ils se sentent abandonnés
19:00de l'administration.
19:02Moi,
19:02quand je suis sur le terrain,
19:05je suis bénévole
19:06et je fais deux jours
19:08de terrain.
19:10La dernière fois,
19:10je faisais deux jours de terrain.
19:12J'allais à 80 km
19:13de chez moi
19:14pour faire du bénévolat
19:15pour aider les gens.
19:17et en fait,
19:18les gens ont besoin...
19:20Moi,
19:20j'étais tout le temps
19:21en train de les...
19:22Je les appelais,
19:23je demandais des nouvelles.
19:24Il faut être à l'écoute
19:25et il faut être présent.
19:27Il n'y a plus ce genre de...
19:29De précautions ?
19:31Non,
19:31il n'y a plus ça.
19:32Il ne faut pas...
19:32Ce n'est pas de la répression
19:33que les gens ont besoin,
19:34c'est des accompagnements
19:35des services sociaux.
19:37Voilà.
19:37Je peux vous dire,
19:38même les harcèlements,
19:41nous,
19:41moi,
19:42je vois,
19:42normalement,
19:42il y avait une obligation
19:43de la loi
19:44qui est rentrée,
19:44je crois,
19:44en 2025
19:45sur l'accompagnement
19:46renforcée.
19:47C'était une obligation.
19:49Toute personne au RSA
19:50devait faire un minimum
19:51de 15 heures
19:52de bénévolat.
19:54Oui.
19:55S'ils ne le faisaient pas,
19:58le RSA
19:58était diminué
19:59les trois premiers mois,
20:01rediminué
20:01les trois mois qui vente,
20:03et après,
20:04c'était arrêté.
20:06Eh bien,
20:06la loi n'a jamais été mise en place.
20:08C'est un des drames français,
20:10c'est qu'on est le pays
20:11qui produit le plus de lois,
20:12mais où elles sont
20:13le moins appliquées.
20:13Mais il n'y a pas
20:14que sur le RSA,
20:15c'est sur tout.
20:15Ne vous inquiétez pas,
20:16Sylvie.
20:17Ah oui,
20:17je ne m'inquiète plus
20:18maintenant,
20:18je ne m'inquiète plus
20:19du tout.
20:20Non, non,
20:20donc voilà.
20:21Sylvie,
20:22on va faire réagir
20:23Pierre qui est entrepreneur
20:24et on va continuer
20:25ce débat qui est passionnant.
20:26Pierre,
20:27est-ce que ce que nous dit
20:29Sylvie,
20:30qui est en zone rurale,
20:30un Érax,
20:31c'est zone rurale
20:32dans le Lot-et-Garonne,
20:32et elle dit
20:33moi je vois des gens
20:34en RSA
20:34de 40 à 60 ans,
20:36ce n'est pas
20:36le drame français
20:38de l'emploi des seniors
20:39et elle dit
20:40j'ai un ami plombier
20:41à 53 ans,
20:42on ne veut pas
20:43le faire travailler
20:43parce qu'il a 53 ans.
20:45Vous qui êtes entrepreneur,
20:46qu'est-ce que ça vous inspire ?
20:48Ben oui,
20:48on est des vieux.
20:49On est des vieux
20:50pour les sociétés.
20:54Mais pourquoi ?
20:55Parce que moi on me disait,
20:57vous voyez,
20:57j'ai entendu des gens
20:58qui disent,
20:59et plutôt des gens
21:00avec qui je suis en général
21:02plutôt d'accord.
21:02Ils disaient
21:02mais l'emploi des seniors
21:04ça ne marche pas
21:05parce que l'âge de la retraite
21:06est trop tôt
21:06donc la retraite à 60 ans
21:07ne va pas embaucher
21:08quelqu'un à 55.
21:10Mais maintenant
21:10la retraite est à 64
21:12ou à 67 ans
21:13même si on veut vraiment
21:14avoir une retraite
21:15à taux plein
21:15et on ne veut pas
21:16des gens à 45 ans.
21:17Est-ce que ça ne pose pas question ?
21:19Mais non,
21:20c'est de la foutaise
21:21ce qu'ils racontent.
21:22C'est parce qu'ils prennent
21:23des jeunes qui ne payent pas,
21:24des jeunes qui sont bien malléables,
21:26les vieux,
21:27on ne peut pas les modeler
21:29parce que les vieux
21:30ont du caractère.
21:32On a toute l'expérience
21:33qu'il faut.
21:35Oui,
21:35c'est vrai.
21:36De toute façon,
21:36on n'est jamais...
21:37Plus on a avancé,
21:38permettez-moi,
21:39je vous coupe.
21:40Moi je vois
21:41dans mon ancienne expérience
21:42professionnelle
21:42où j'ai passé 30 ans,
21:45chaque année encore
21:46on progresse
21:46et plus on a d'expérience,
21:48plus on est,
21:49plus on est,
21:49mieux on est en clair.
21:51Oui.
21:52Ce qu'il y a avec les jeunes,
21:54c'est que,
21:55bon,
21:55il faut les former.
21:56Alors je ne dis pas
21:57qu'il ne faut pas employer
21:58les jeunes,
21:59mais il faut les former
22:01et une fois qu'ils sont formés,
22:02au bout de 2-3 ans,
22:04ils partent,
22:04ils se sont fait asséder,
22:05ils se barrent.
22:06et là,
22:07ils ont tout gagné.
22:08Nous,
22:09les vieux,
22:10on est les vieux,
22:12on est les groulants.
22:12Non,
22:13n'exagérons rien.
22:14Ah oui,
22:14non,
22:15mais pour les RH,
22:18c'est ce qu'on est,
22:19c'est ça.
22:20Mais,
22:21ce qu'il y a,
22:22c'est que quand on partira,
22:23ce sera à la retraite,
22:25ça ne va pas être
22:25pour aller à la concurrence.
22:31si on prend un boulot maintenant
22:33pour partir à la concurrence
22:34à 60 ans
22:36ou même à 55 ans,
22:37c'est suicidaire,
22:39c'est suicidaire.
22:39C'est clair,
22:40sauf si on a déjà le contrat
22:41qui vous est offert avant.
22:42Restez avec nous.
22:44On se retrouve dans un instant.
22:45Si vous dénoncez,
22:46vous aussi,
22:47vous avez subi des contrôles
22:48excessifs ou intrusifs
22:50du RSA,
22:51que vous touchez le RSA
22:52et que vous subissez des contrôles,
22:54dites-le nous,
22:550826 300 300
22:56et si vous êtes chef d'entreprise
22:57comme Pierre
22:58qui échange avec nous,
22:59et bien pareil,
23:00la parole vous est offerte.
23:01Sud Radio,
23:02les vraies voix font parler la France.
23:05Philippe David.
23:07Retour des vraies voix
23:08font parler la France
23:09avec bien évidemment,
23:10comme tous les soirs,
23:11François-Louis Bourneau,
23:12l'excellente Aude au standard
23:14qui prend vos appels
23:15et vous êtes nombreux
23:15à appeler,
23:16à vouloir témoigner
23:17et Marie qui excelle
23:19dans le remplacement de Maxime
23:20qui est en vacances
23:22et qu'on embrasse François-Louis.
23:23Tout à fait.
23:23On va prendre Christine
23:25qui nous appelle
23:26au 0826 300 300
23:27qui souhaite parler
23:28du RSA.
23:29Bonsoir Christine.
23:30Bonsoir Christine.
23:31Bonsoir Messieurs
23:32Philippe et François-Louis.
23:34Ravi de vous recevoir
23:35à l'antenne.
23:36Vous avez entendu
23:36ce que nous a dit
23:37Sylvie de Nera
23:38qui, je le rappelle,
23:39touche 600 euros
23:39de RSA par mois
23:41et vous souhaitez réagir
23:42car vous n'êtes pas
23:43totalement d'accord
23:43avec ce qu'elle a dit.
23:44On vous écoute.
23:45Parce que j'ai une amie
23:46qui avait un...
23:49Oui, on vous écoute Christine.
23:50D'accord,
23:51parce que j'entends
23:51la voix derrière.
23:52Non, non,
23:53c'est pas grave.
23:54Bon, ok.
23:55Donc, oui,
23:56j'ai une amie
23:57qui a un travail très dur
23:59qui portait des charges
24:00dans la chaussure.
24:01Oui.
24:02Bon, et...
24:04Et donc,
24:05elle s'est retrouvée
24:05en RQTH
24:06à 50 ans.
24:08C'est quoi une RQTH ?
24:09Expliquez-nous.
24:09Elle s'est reconnue
24:10handicapée.
24:11D'accord, ok.
24:12Avec un gros mal de dos.
24:14Oui.
24:14Et elle s'est retrouvée
24:16dans un RQTH.
24:17Elle a repris quand même...
24:19Et donc,
24:20elle a repris son travail
24:22au bout de quelques années
24:23parce qu'un kiné
24:24l'a remis sur pied.
24:25Oui.
24:26Et elle a repris justement
24:27un métier en tension
24:28que c'était pas du tout
24:29son boulot.
24:29Elle a repris
24:31dans l'aide à la personne.
24:33Oui.
24:33Voilà.
24:34Donc,
24:34elle était au RSA,
24:36effectivement.
24:36Donc,
24:37il y a beaucoup de sortes.
24:38Et maintenant,
24:38elle est à la retraite.
24:39Vous voyez,
24:39elle continue de travailler
24:40malgré tout ça.
24:41Et elle continue
24:42à travailler par choix
24:43ou par...
24:45Par choix,
24:46il y a un peu
24:46obligation aussi.
24:47C'est les deux.
24:48Oui.
24:49Mais à la retraite,
24:50au lieu de retourner en rond
24:51avec le peu qu'elle a,
24:52ça fait continuer de travailler.
24:54Ce qu'on appelle
24:55le cumul emploi-retraite
24:56que de plus en plus de gens
24:59pratiquent,
24:59pas par volonté,
25:00mais pour arriver
25:01à mettre un peu de beurre
25:02dans les épinards,
25:02qu'on dit un peu trivialement.
25:04Voilà.
25:04Mais il y a les deux quand même
25:05parce qu'à la retraite,
25:06bon,
25:06maintenant,
25:06elle se dit
25:07qu'est-ce qu'elle va faire
25:08à la maison,
25:09donc elle préfère continuer.
25:10Sans indiscrétion,
25:11vous n'avez peut-être pas le chiffre,
25:11elle a une bonne retraite,
25:12votre amie ou pas ?
25:13Non, pas trop.
25:14Pas trop.
25:15D'accord.
25:15Vous avez une idée du montant ?
25:17900.
25:18Ah oui, non, 900.
25:20Elle est en Ile-de-France
25:21comme vous ?
25:22Oui.
25:22Avoir la 900 euros
25:23en Ile-de-France,
25:24c'est vraiment très peu.
25:25Vous avez intérêt
25:25à être propriétaire immobilier
25:26et de ne pas avoir
25:28de loyer à payer
25:28parce qu'à 900 euros,
25:30c'est très vite
25:31le loyer qui part
25:31pour un, deux pièces
25:32voire même un studio
25:33selon les endroits.
25:34Il y a beaucoup de réactions.
25:35Restez avec nous, Christine.
25:37Beaucoup de réactions.
25:380826 300 300.
25:39On reste dans le sud, Philippe.
25:40On va recevoir Marc.
25:42Bonsoir, Marc.
25:43Vous êtes de Pézenas.
25:45Bonsoir, bonsoir,
25:45bonsoir, Philippe.
25:46Bonsoir, Louis.
25:47François, Louis.
25:48Mais il n'y a pas de souci.
25:50Il n'y a pas de souci.
25:50Vous avez côtoyé,
25:51vous nous dites, des gens.
25:52Vous travaillez
25:53dans une collectivité.
25:54Vous côtoyez des gens
25:55qui profitaient du RSA
25:56sans forcément
25:57qu'ils en aient vraiment besoin.
25:58Expliquez-nous.
25:59Eh bien oui,
26:00voilà, voilà.
26:01Donc, il y a des gens
26:01qui sont...
26:02Enfin, moi,
26:03je les ai côtoyés
26:03il y a 18 ans pratiquement.
26:05Donc, voilà,
26:06qui perçoivent les montants
26:07avec enfants, sans enfants
26:08et naturellement
26:09avec enfants beaucoup plus.
26:10C'est logique.
26:11Et donc,
26:12c'était bancaire alimentaire
26:13en même temps
26:13vu que c'est un CCS,
26:14forcément.
26:15Somme communale d'action sociale.
26:16J'explique des acronymes.
26:18Ça va plus vite.
26:19Oui, excusez-moi.
26:19Oui, autant pour moi.
26:20Autant pour moi.
26:21Et donc, voilà.
26:22Donc, après,
26:23je ne dis pas
26:23et je ne dirai jamais autrement.
26:25Il y a du monde
26:26qui en a besoin.
26:26Ça, c'est vraiment vrai.
26:27Mais il y a du monde
26:28qui n'en a pas besoin.
26:29Et ça, je l'ai vraiment vu.
26:31Et voilà.
26:32Donc, quand on me répond après,
26:33mais tu vois, Marc,
26:34moi, je travaille pour...
26:35Toi, tu te fais
26:36pour 1400 balles par mois.
26:37Moi, je touche 600,
26:39voire 700.
26:39J'ai des mômes.
26:40Je ne paye pas d'impôts.
26:41Je ne paye pas de mutuelle santé.
26:42Je ne paye pas de soins santé.
26:43Je ne paye pas les dents.
26:44Je ne paye pas les lunettes.
26:45Je ne paye pas d'électricité
26:47plus qu'il en faut.
26:48Je n'ai pas trop de charges
26:49au niveau loyer non plus.
26:51Enfin, j'ai pratiquement
26:52pas mal d'avantages.
26:53Et j'ai le même salaire que toi,
26:54grosso modo,
26:55ou même plus.
26:56Voilà.
26:57Alors, quand tu prends ça
26:58pendant 18 ans,
26:59je disais aux standardistes,
27:015 fois ou 6 fois par semaine,
27:02ça fait un peu grincer les dents.
27:04Ah oui, ça, on comprend tout à fait.
27:05Alors, il y a un problème
27:06qui se pose, Marc.
27:07Comme vous avez travaillé
27:09pendant 18 ans
27:10dans une collectivité,
27:11en 18 ans,
27:12on a le temps de découvrir
27:12le métier,
27:13ce que c'est.
27:15Certains hommes politiques
27:16disent,
27:17ils le mettent dans leur programme,
27:18mais ça n'a jamais été appliqué,
27:20que plutôt que d'avoir
27:21l'ERSA,
27:22les APL,
27:23les ceci,
27:24les cela,
27:24de faire une seule allocation
27:26qui remplacerait
27:27toutes les allocations.
27:28Est-ce que vous,
27:29qui avez été au contact
27:30avec des gens
27:30qui touchaient ce type d'allocation,
27:32vous pensez que ce serait
27:33une bonne idée ou pas ?
27:37Marc ?
27:38Oui, c'est celui-là.
27:39Vous avez entendu la question ?
27:40Oui, oui,
27:41je pense que ce serait pas mal.
27:42Mais pour revenir
27:43à ce que vous disiez aussi
27:44par rapport avant
27:44au contrôle,
27:46il y en a effectivement
27:47très, très, très, très peu.
27:49Ah oui, alors ?
27:50Alors, ça, je peux aussi
27:52le confirmer
27:53parce que pendant 18 ans,
27:55tous les gens que j'ai croisés,
27:57jamais personne
27:57n'a parlé de la seule contrôle.
27:58Alors, j'ai bien entendu.
27:59Ah oui ?
28:01Alors, beaucoup d'appels
28:03au 0826 300 300.
28:04Restez avec nous, Marc.
28:06On va prendre Valérie
28:07qui a subi
28:08un harcèlement
28:09de la part de France Travail,
28:11visiblement concernant le RSA.
28:13Elles veulent nous expliquer ça
28:13à l'antenne.
28:14Bonsoir, Valérie.
28:16Allô ?
28:16Allô, oui, Valérie.
28:17Vous nous appelez du comptable,
28:18c'est ça ?
28:19Oui, bonsoir à tout le monde.
28:20Vous avez voulu témoigner
28:21parce que vous avez justement
28:23vous subi un harcèlement
28:24au sujet du RSA
28:26de la part de France Travail,
28:27si je ne me trompe pas.
28:27Expliquez-nous.
28:28Oui, c'est ça.
28:29Parce que le harcèlement,
28:30comment on dit,
28:31le RSA,
28:32c'est contrôlé,
28:34suivi par des agents
28:36de France Travail.
28:39Et donc,
28:41ici,
28:43je peux dire où j'habite ?
28:44Oui, oui, allez-y.
28:46Oui, donc j'habite dans le Cantal.
28:47Oui.
28:47Et ici, c'est vrai que,
28:49bon,
28:49on a un département
28:51où il y a peu de chômage,
28:53fort heureusement.
28:53Mais par contre,
28:54comme c'est très rural,
28:55les emplois,
28:56ils sont soit saisonniers
28:58ou soit disséminés
28:59un peu partout.
29:00Et donc,
29:01forcément,
29:02quand on touche
29:02600 euros par mois,
29:04moi,
29:04j'ai dû abandonner ma voiture
29:06parce que ça me faisait
29:07beaucoup trop de frais.
29:08Oui.
29:08Vous avez dû abandonner
29:09votre voiture, oui.
29:11Voilà.
29:11Donc,
29:11j'ai dû me séparer
29:13de ma voiture.
29:14Entre l'essence,
29:15les frais d'entretien,
29:17voilà.
29:17Et puis,
29:18à mon avis,
29:18ça va s'empirer.
29:19Et je suis toute seule,
29:20moi,
29:20avec un enfant
29:21à charge.
29:24et alors,
29:25ils m'envoient
29:25des convocations
29:28à Saint-Flour,
29:29à 80 kilomètres d'ici.
29:31Ah,
29:31vous avez 80 kilomètres
29:32à faire
29:33à l'essimple ?
29:34Oui,
29:35oui,
29:36à l'essimple.
29:36Ils me convoquent
29:37alors que je leur ai dit
29:39que je n'avais pas
29:39moyen de transport.
29:40Et en plus,
29:41il n'y a même pas de bus
29:42parce qu'ici,
29:43l'année dernière,
29:44le conseil départemental
29:45du Cantal
29:46a supprimé
29:48des liaisons,
29:49notamment de là
29:50où je suis
29:50pour aller à Saint-Flour.
29:51Donc,
29:52il n'y a pas
29:52de moyen de transport
29:53et je leur ai dit
29:53que je n'avais pas
29:54de moyen de transport.
29:55Eh bien,
29:55je reçois quand même
29:56des convocations
29:58avec obligation
29:59d'y aller.
30:00Mais excusez-moi,
30:01Valérie,
30:01comment vous faites
30:02parce que vous n'avez
30:02plus de voitures,
30:03vous n'avez plus
30:03les moyens d'avoir
30:03de voitures ?
30:04Si vous devez faire
30:05160 kilomètres
30:06aller-retour,
30:07vous dites qu'il n'y a
30:08plus de bus ?
30:08Alors,
30:08dans le Cantal,
30:09il n'y a plus de train
30:10non plus,
30:10évidemment.
30:11Ah ben,
30:12oui,
30:12c'est sûr.
30:13Mais comment vous faites ?
30:15Justement,
30:15je lui explique
30:16que je ne peux pas
30:17me rendre
30:17à la convocation.
30:18Et il vous répond
30:19de quoi ?
30:20Ah ben,
30:20il me répond,
30:21vous savez,
30:22la convocation,
30:22elle est obligatoire.
30:23Et si vous ne venez pas,
30:26vous serez radié,
30:27vous aurez des sanctions.
30:28D'abord,
30:29j'ai reçu un mail
30:29après,
30:30comme quoi,
30:31j'avais un avertissement
30:32et je leur ai dit
30:33mais comment voulez-vous
30:34que je fasse ?
30:35Comment voulez-vous
30:36que je fasse ?
30:37Voilà.
30:38Et donc,
30:38il me renvoie
30:39comme ça à chaque fois.
30:40Alors,
30:40j'ai reçu encore
30:40une convocation là
30:41parce que j'ai dû annuler
30:43la première convocation
30:43comme quoi je suis encore
30:45reconvoquée.
30:45Alors que je leur ai dit
30:46mais comment voulez-vous
30:47que je fasse ?
30:48Mais c'est Uberois.
30:50Enfin,
30:51Uberois,
30:51c'est un livre d'Alfred Jarry
30:52où c'est tout et n'importe quoi.
30:53Si vous ne pouvez pas
30:54aller faire 160 km
30:56aller-retour,
30:57enfin désolé,
30:57pour ne pas vous faire
30:58retirer votre RSA,
31:00j'ai peut-être
31:00une seule solution
31:01si vous y arrivez
31:02et que c'est dans vos moyens,
31:03c'est de trouver quelqu'un,
31:04soit quelqu'un
31:05qui ne vous fait pas payer
31:06un voisin qui va à Saint-Flour
31:07parce qu'il va faire
31:08ceci ou cela
31:08ou un ami
31:09ou un membre de votre famille,
31:10je ne sais pas
31:10ou éventuellement
31:12un site d'auto-partage.
31:15Bon,
31:15je vais en citer un
31:16le plus connu,
31:17Blablacar,
31:17avec quelqu'un
31:18qui va à Saint-Flour.
31:19Je ne vois que ça
31:20comme solution pour vous.
31:22Figurez-vous
31:23que c'est ce qu'on m'a dit.
31:25Ah ben voilà.
31:26Vous avez plus de vaches
31:28que d'habitants.
31:30Et puis en plus,
31:31en semaine,
31:31les gens,
31:32beaucoup en travaillent.
31:33Donc ici,
31:34les gens ne peuvent pas
31:34comme ça,
31:35ils ne sont pas mobiles
31:35pour aller là-bas
31:37mobiliser et tout ça.
31:38Et quand moi,
31:39j'aurais posé la question,
31:40est-ce que vous avez des gens
31:41de là où j'habite
31:43qui vont là-bas ?
31:44Oui.
31:44Ils m'ont dit oui.
31:45J'ai dit,
31:45est-ce qu'il n'y a pas moyen
31:47d'organiser un covoiturage ?
31:48Ah ben non,
31:49on ne peut pas.
31:50Non mais c'est fou.
31:50On ne peut pas.
31:51Alors moi,
31:52après je leur dis,
31:52écoutez,
31:53vous êtes quand même là
31:54pour aider les gens,
31:55pour nous aider, quoi.
31:57Oui.
31:58Ah ben non,
31:59non,
31:59apparemment non.
32:00Excusez-moi,
32:01vous avez probablement
32:02un téléphone,
32:03un smartphone
32:04ou un ordinateur.
32:05Vous ne pouvez pas faire ça
32:05en visio ?
32:07Ils ne peuvent pas faire ça
32:08en visio avec vous ?
32:08Si, avant, si.
32:10Avant, je faisais ça
32:11en visio.
32:12Mais avant,
32:12bon, j'avais aussi une voiture.
32:13Je faisais tantôt.
32:15Mais c'est vrai
32:15que les conseillers
32:16étaient quand même
32:18compréhensifs.
32:19Et une fois sur trois
32:20ou quatre,
32:21enfin une fois sur trois
32:22ou quatre,
32:22bon, je pouvais
32:24faire ça en visio
32:25par téléphone.
32:26Et puis bon,
32:26je m'y rendais quand même
32:27une ou deux fois
32:28à l'année.
32:30Mais là,
32:30je veux dire,
32:31les contrôles,
32:32c'est le thème
32:33de votre émission,
32:34les contrôles,
32:35ce sont quand même
32:35très durcis.
32:36et je pense qu'il y a
32:38du harcèlement quand même.
32:39D'abord,
32:40ce qu'on m'a dit
32:41en premier,
32:41parce que bon,
32:42j'ai quand même
32:4359 ans,
32:45on me pousse
32:46d'abord
32:47vers la retraite.
32:49Excusez-moi,
32:50la retraite maintenant
32:50c'est à 64 ans.
32:52Oui,
32:52mais alors je suis reconnue
32:54comme un travailleur
32:54handicapé.
32:55D'accord.
32:56Donc,
32:56il voudrait bien,
32:58je vous le dis textuellement
32:59comme on m'a dit,
33:00comme mon conseiller m'a dit,
33:02il voudrait bien
33:02me pousser
33:03vers la retraite
33:04en mettant en avant,
33:06en le mettant là-dedans.
33:08Oui,
33:09mais avec une retraite
33:09de quel montant ?
33:11Ah ben ça,
33:12à mon avis,
33:13pas grand-chose,
33:14je ne sais pas
33:15parce que je n'ai pas
33:15fait les démarches,
33:16mais voilà sur quoi
33:18il vous pousse,
33:18sinon,
33:19voilà.
33:20Et pour le travail,
33:21concernant le travail,
33:22parce qu'il y a des gens
33:23qui parlaient du travail
33:24par rapport aux RSA,
33:24parce que des CV,
33:25j'en ai envoyé
33:26je ne sais pas combien,
33:27et des fois,
33:28deux, trois fois
33:28aux mêmes personnes
33:29par rapport au même travail,
33:30et en saison,
33:31parce qu'ici,
33:32il y a quand même des saisons,
33:34sur des postes
33:35que j'ai un diplôme
33:36universitaire,
33:37je suis trilingue,
33:39j'ai 20 ans d'expérience,
33:40et notamment à l'étranger,
33:42et quand j'envoie
33:43des postes,
33:44on ne me répond pas,
33:47ou on me dit
33:47que si,
33:48ça, voilà.
33:50Et le pire,
33:50c'est qu'ils ne trouvent
33:51personne pour le poste,
33:52mais ils préfèrent
33:53renouveler à chaque saison
33:54de prendre des jeunes,
33:56plutôt que de prendre
33:56des gens qui habitent
33:57au niveau local.
33:58Alors Valérie,
33:59restez avec nous,
33:59parce que quelqu'un
34:00nous appelle pour parler
34:01d'emploi des seniors.
34:02On a une multitude
34:03d'auditeurs
34:03qui souhaitent témoigner,
34:04donc merci 0826 300 300
34:06si vous voulez
34:07poursuivre les échanges.
34:09On a Stéphane de Paris.
34:10Bonsoir Stéphane.
34:11Bonsoir Stéphane.
34:13Bonjour Philippe,
34:14Jean-François Louis.
34:15Non, c'est François Louis,
34:16mais c'est pas grave.
34:17François Louis, pardon.
34:18Il n'y a pas de souci.
34:19Vous avez une approche
34:21encore différente
34:22justement de ce sujet
34:23qu'est le RSA,
34:23puisque vous recrutez
34:25des jeunes,
34:25alors maintenant plus
34:26des seigneurs
34:26qui sont pas forcément...
34:28Vous avez dit des seigneurs.
34:30Des seigneurs, pardon.
34:31J'ai le nez bouché,
34:32je m'excuse.
34:33Mais des seigneurs
34:34qui n'ont pas de diplôme,
34:35en fait.
34:35Expliquez-nous.
34:36Expliquez-nous tout ça, oui.
34:37Parce que là,
34:38on a entendu avec Sylvie,
34:40avec Valérie,
34:40le problème de l'emploi des seigneurs.
34:42Expliquez-nous comment vous faites.
34:43Eh bien, tout simplement,
34:44nous sommes une association nationale
34:46pour la défense des animaux
34:47et nous avons recours
34:49à des contrats aidés
34:51lorsqu'il fallait,
34:53en fait,
34:53pour essayer d'aider
34:55les jeunes qui sortaient
34:57d'école
34:57à avoir une première expérience
34:58et on leur offrait un emploi
35:01pendant deux ans
35:02et après,
35:02on leur proposait un CDI.
35:04Et effectivement,
35:04l'un des auditeurs
35:06expliquait qu'au bout
35:08de deux, trois ans,
35:09ils partaient autre part
35:10après avoir été formés.
35:11Bon, c'est le jeu,
35:12c'est comme ça.
35:13Mais à chaque fois
35:14qu'on fait une réflexion
35:15à un jeune,
35:18il se met en arrêt de travail
35:19facilement.
35:20J'ai des gens
35:20qu'on a passé au CDI
35:23après leur contrat aidé
35:24et ça fait maintenant
35:26quatre mois
35:26qu'il est en arrêt de travail
35:27soit des gens
35:28pour un burn-out,
35:29pour fatigue au travail
35:31alors qu'il n'y en a
35:32que 24-25 ans.
35:33Donc, on a une multitude
35:35de profils.
35:37Moi, ça me dégoûte
35:38complètement de recruter
35:39des gens.
35:39On est 15 personnes
35:40à être salariés
35:41mais maintenant,
35:42je privilégie
35:43des contrats seniors
35:44à partir de 55 ans,
35:4760 ans.
35:48Je reflute,
35:48il n'y a aucun problème
35:49puisque, effectivement,
35:50il y a l'expérience,
35:51il y a une réelle volonté
35:52de continuer
35:53et de s'insérer
35:54dans la société
35:55et moi,
35:56je suis en train
35:56de changer
35:57toute mon équipe
35:58par des personnes
35:59maintenant
35:59qui ont à peu près
36:00de 45 ans
36:01jusqu'à 60 ans
36:02sans problème.
36:03Restez avec nous,
36:04Stéphane,
36:04comme Valérie et Christine.
36:05On va avoir un témoignage
36:07assez fort,
36:07Philippe de Catherine
36:08qui est demandeuse d'emploi
36:10qui pourra toucher
36:11sa retraite
36:11à partir de l'année prochaine
36:12et tenez-vous bien,
36:13France Travail
36:14lui verse
36:15une indemnisation
36:15de 5 euros par jour.
36:17Ça ne fait pas beaucoup.
36:18On en parle juste après.
36:20Sud Radio,
36:21les vraies voix
36:22font parler la France.
36:23Philippe David.
36:25Retour des vraies voix
36:26font parler la France
36:27avec ses propos
36:27de Maëlle Decalan,
36:28le président du conseil départemental
36:31du Finistère
36:32qui était l'invité
36:32de Jean-François
36:33et qui dit ce matin
36:33sur le RSA,
36:35les contrôles, etc.
36:36Et ça vous fait
36:36énormément réagir
36:38au 0 826 300 300.
36:40On accueille Catherine
36:41comme prévu.
36:41Catherine qui est
36:42demandeuse d'emploi,
36:43je le rappelle,
36:43qui touchera sa retraite
36:46à partir de 2027
36:47et surtout,
36:48Catherine,
36:48France Travail
36:49vous propose
36:50une indemnisation
36:50journalière
36:51de 5 euros.
36:52Enfin, c'est France Travail
36:53qui vous propose ça.
36:53C'est assez fou.
36:55Racontez-nous.
36:56Oui, bonsoir à tous.
36:57Bonsoir.
36:58Donc,
37:00plutôt que
37:00de ne rien faire
37:02entre
37:03la fin
37:04de mon indemnisation
37:05de France Travail
37:06qui s'arrêtait là
37:07en décembre
37:08et ma retraite
37:09qui démarra
37:10en janvier 2027,
37:12j'ai décidé
37:13de me former.
37:14Donc, bien sûr,
37:15j'ai été
37:17fortement
37:21incité
37:23à me former
37:24par France Travail,
37:25forcément.
37:26Bon, bien sûr,
37:27ils m'ont bien baladée
37:28à droite,
37:29à gauche.
37:29Bref,
37:30j'ai réussi
37:30à rentrer en formation.
37:32Je suis en formation
37:32actuellement.
37:33Attendez,
37:34je vous coupe.
37:35C'est quelle formation
37:36qu'on vous fait faire ?
37:37Alors là,
37:38je fais une formation,
37:39je fais un certificat
37:41de qualification professionnelle
37:42pour donner
37:43des cours de gym.
37:45Donc,
37:45c'est quand même
37:46une formation
37:48où je me déplace
37:48une semaine par mois
37:49dans une autre ville
37:51et toute la semaine,
37:52je suis en stage.
37:55Donc,
37:55j'ai un statut
37:56de stagiaire
37:58professionnel.
37:58D'accord.
37:59Ce qui me permet
38:00d'avoir une couverture sociale,
38:01bien sûr,
38:02la sécurité sociale
38:03puisque vous savez
38:03que si vous n'avez pas
38:04de salaire en France,
38:05vous n'avez pas
38:05de sécurité sociale.
38:07Ça,
38:07il faut le savoir,
38:08on n'en parle pas assez.
38:09Vous avez la CMU,
38:11théoriquement.
38:13Non,
38:13je n'ai même pas la CMU.
38:14Je n'ai même pas la CMU.
38:15Il faudrait vérifier
38:16si vous n'avez pas droit.
38:19Je ne l'ai pas.
38:20Bon, bref.
38:21Dans tous les cas,
38:22aujourd'hui,
38:22je suis en formation
38:24professionnelle
38:24et France Travail
38:25me verse
38:27pour,
38:28par journée
38:29de formation,
38:315,15 euros
38:33par jour.
38:35Par jour.
38:36Et vous n'avez pas
38:36l'ERSA ?
38:38Non,
38:38je n'ai pas l'ERSA.
38:40Mais excusez-moi,
38:40mais 5,15 euros
38:41par jour,
38:41si c'est sur 30 jours,
38:43ça fait 150
38:44et quelques euros
38:45par mois.
38:46On ne peut pas vivre.
38:48Absolument.
38:49Absolument.
38:50Je n'ai droit
38:50à aucune indemnisée
38:52parce que j'ai épuisé
38:53totalement mes droits.
38:54Oui.
38:55Donc,
38:55je n'ai droit à rien.
38:57Je suis passée en commission.
38:58Il a fallu que je remplace
38:59énormément de papiers.
39:01Je suis passée en commission
39:03et donc,
39:03on m'a alloué
39:055,15 euros par jour.
39:07Je peux vous dire
39:07que quand j'ai reçu
39:08le document,
39:09je me suis mise à rire.
39:11Je me suis dit,
39:12mais ça n'est pas possible.
39:12Vous êtes dit,
39:12c'est une erreur.
39:14Voilà.
39:15Donc,
39:15j'ai saisi quand même
39:16le médiateur
39:17pour,
39:18effectivement,
39:19revoir mon dossier.
39:21Il s'avère
39:21qu'il n'y a
39:22aucune faute.
39:24aucune erreur.
39:25C'est bien
39:265,16 euros par jour.
39:28Voilà comment on traite
39:29les gens aujourd'hui
39:30en France.
39:31Une femme,
39:31notamment,
39:32à 62 ans
39:33qui souhaite
39:34se former
39:35plutôt que d'attendre
39:36de toucher
39:36de sa retraite.
39:37Elle a droit
39:38à 5,15 euros
39:39par jour.
39:39Si vous divisez
39:41par une journée
39:42normale
39:42d'un travailleur,
39:43c'est-à-dire
39:44par 7 heures,
39:45je vous laisse
39:46faire le calcul.
39:47C'est aberrant.
39:49Alors,
39:49c'est pour cette raison
39:49que aujourd'hui...
39:50Mais comment est-ce que je vais vous poser
39:51une question indiscrète ?
39:51Vous faites comment pour vivre
39:52avec 150 euros par mois ?
39:54Alors,
39:55je suis mariée.
39:56Oui.
39:57Au 21e siècle,
39:58quand on est une femme mariée,
40:00on dépend bien sûr
40:01de son mari,
40:02même si on a travaillé
40:03toute notre vie.
40:05Voilà.
40:05Donc aujourd'hui,
40:06j'ai une maison,
40:07j'ai un toit,
40:08bien sûr.
40:09Mon époux,
40:09bien sûr,
40:10subit bien aux besoins
40:12de la maison.
40:13Mais je me retrouve
40:14à mon âge,
40:15à 62 ans,
40:15à n'avoir aucun revenu
40:17parce que moi,
40:18ça ou rien,
40:18c'est pareil,
40:20malgré mon intention
40:21de me former,
40:23malgré mon intention
40:24de toucher un revenu
40:26supplémentaire à la retraite.
40:27Puisque moi,
40:28à la retraite,
40:28je ne sais à peu près
40:29aujourd'hui
40:29combien je vais avoir.
40:30Je vais avoir 1200 euros net.
40:32Mais en janvier 2027.
40:34Oui.
40:34Donc il vous dit
40:35qu'il faut tenir
40:35encore neuf mois,
40:36quoi, en clair.
40:37Voilà.
40:38Je tiens pendant neuf mois.
40:40Donc aujourd'hui,
40:41concrètement,
40:41je vais vous dire
40:42comment je fais,
40:43puisque moi,
40:43indépendance financière,
40:45ce n'est pas trop mon truc.
40:46Je vis sur mon livret A.
40:48Et heureusement
40:49que j'ai un livret A.
40:51Donc,
40:51je fais les courses
40:53pour la nourriture
40:54sur le livret A.
40:55Je mets de l'essence
40:55dans ma voiture
40:56sur le livret A.
40:57Tout se passe
40:58avec mon livret A.
40:59Voilà.
41:00C'est fou.
41:01Catherine,
41:01restez avec nous
41:02parce qu'il y a
41:02beaucoup de réactions
41:03au 0826,
41:04300,
41:05300.
41:05On va recevoir
41:06Walid,
41:07qui est chef d'entreprise
41:08à Cannes.
41:08Bonsoir, Walid.
41:09Bonsoir, Walid.
41:11Bonsoir.
41:12Bonsoir.
41:14François Louis.
41:15François Louis.
41:16Ce soir,
41:16je change de nom
41:17à chaque interlocuteur.
41:19Mais je ne vous en veux pas.
41:21Walid,
41:21c'est intéressant
41:22d'avoir votre témoignage
41:22parce que vous êtes
41:23chef d'entreprise
41:24et vous dites
41:24qu'en fait,
41:24on n'embauche plus
41:26les seniors,
41:27les personnes âgées,
41:28on ne les embauche plus.
41:28C'est ça, en fait ?
41:29Malheureusement,
41:30absolument,
41:30tout à fait.
41:31Aujourd'hui,
41:32tous les CV qu'on reçoit
41:33je dirais d'un certain âge,
41:35on répond disons
41:36que le poste est pourvu
41:38ou que ce n'est pas possible.
41:41Et pourquoi ?
41:44Quand on prend une personne
41:46qui dépasse ses 50 ans,
41:47on sait qu'il y a la retraite
41:49qui arrive rapidement
41:50ou dès qu'on arrive à 60 ans.
41:52Maintenant,
41:52c'est 64.
41:54Oui,
41:54mais 55 ans,
41:55on sait qu'ils vont nous accompagner
41:57pendant 5, 6 ou 7 ans maximum.
41:59Et ça,
42:00c'est compliqué pour nous
42:02parce que quand ils partent,
42:03ils retrouvent une autre personne
42:03de rechercher derrière,
42:04c'est compliqué.
42:05Donc,
42:05on préfère avoir des personnes
42:06plus jeunes
42:07où on sait qu'ils peuvent
42:08nous accompagner
42:08pendant 10, 15 ou 20 ans
42:10dans nos centres d'entreprise.
42:13Vous êtes dans quel secteur
42:14d'activité, Walid ?
42:15Du BTP.
42:16Donc,
42:16du BTP.
42:17J'ai une vingtaine d'employés
42:18donc après du service administratif.
42:20Donc,
42:20le service administratif,
42:21c'est beaucoup
42:22donc de personnes féminines
42:24et tout ce qu'il y a
42:25près de sur le terrain,
42:26ce sont des personnes
42:26qui sont des hommes.
42:29Et c'est pareil,
42:29c'est le même constat.
42:30Aujourd'hui,
42:31on ne peut pas prendre
42:31des personnes
42:32qui sont au-delà de 50 ans.
42:34Ceux qui sont sur les chantiers
42:35et qui portent des charges,
42:37etc.,
42:37on ne va pas embaucher
42:38quelqu'un de 60 ans.
42:39Mais par contre,
42:40pour être comptable,
42:41pour être secrétaire,
42:42pour répondre au téléphone,
42:45il n'y a pas de problème majeur,
42:47même à 60,
42:4762,
42:4863 ans.
42:50Le problème,
42:50c'est qu'on va les former.
42:52Ça va très bien se passer
42:53pendant un an ou deux.
42:54Et puis,
42:54on a le départ à la retraite.
42:55C'est l'entreprise encore
42:56qui paye le départ à la retraite.
42:58Ça,
42:58on va éviter complètement.
43:00Alors,
43:00on va faire réagir Stéphane
43:01qui, lui,
43:02emploie plutôt des seniors
43:03pour échanger avec Walid.
43:05Stéphane,
43:05qu'est-ce que vous voulez dire
43:06à Walid ?
43:07C'est que nous,
43:09on est une association
43:10pour la protection des animaux
43:12et on a beaucoup
43:13de personnes de bureau
43:14et c'est pour ça
43:15que nous,
43:16on privilégie
43:17des personnes
43:18à des postes de juriste,
43:20de secrétaire,
43:20standardiste,
43:22agent animalier et autres.
43:24Notre profession
43:25est différente
43:26que dans le bâtiment.
43:26Dans le bâtiment,
43:27il faut plutôt
43:28des personnes physiques
43:30solides.
43:32mais moi,
43:33je préfère mieux
43:34avoir affaire
43:34à des gens
43:35maintenant
43:35d'une quarantaine d'années
43:36parce qu'ils sont
43:36beaucoup plus mûrs
43:37sur la tête,
43:38sur les épaules
43:38et ils ne vont pas
43:39se mettre en arrêt de travail
43:40pour un homme
43:40comme un jeune
43:41de 20 ans,
43:4125 ans
43:42qui pourrait le faire
43:42et qui le font.
43:44Et nous,
43:44on a des gens
43:44dans 4 mois
43:45qui ne sont pas venus
43:46travailler à la session
43:47et ça nous a pénalisé
43:48énormément.
43:50non,
43:51moi,
43:51je suis plutôt maintenant
43:53de l'autre côté.
43:54J'ai fait les deux
43:54et maintenant,
43:55je privilégie
43:56l'embauche
43:56des personnes
43:57d'une quarantaine d'années
43:58jusqu'à 60 ans,
44:00même s'il faut les accompagner
44:01jusqu'au bout,
44:02on les accompagne
44:02avec grand plaisir.
44:03Ce sont des gens
44:04qui ont de l'expérience,
44:05ce sont des gens
44:06qui ont la tête
44:06sur les épaules,
44:07qui ont peut-être
44:08un langage plus soutenu
44:10que certains jeunes
44:10qui ont de l'expérience
44:12tout simplement
44:12et de l'écu.
44:13Alors,
44:14justement,
44:15c'est fou
44:15parce qu'entre Walid de Cannes
44:16et Stéphane de Paris,
44:17il y a deux salles,
44:18deux ambiances.
44:20Walid,
44:20allez-y,
44:20répondez à Stéphane.
44:22Une personne
44:22qui a 50 ans,
44:23j'ai déjà embauché
44:24des personnes
44:24jusqu'à 50 ans
44:25et j'ai eu
44:25des très mauvais souvenirs.
44:28Ils ont été formatés
44:29par plusieurs entreprises,
44:31par plusieurs postes.
44:32Ils ont leur façon
44:33de travailler
44:33et aujourd'hui,
44:35quand on les remodule
44:38pour travailler
44:39dans le fonctionnement
44:39de l'entreprise,
44:40c'est très compliqué.
44:42On a beaucoup plus...
44:44Ils savent toujours mieux
44:45faire que le dirigeant.
44:47J'ai du répondant
44:47que je n'ai pas
44:48avec des employés
44:49plus jeunes
44:50qui, eux,
44:51ont soif d'apprendre
44:51et qui apprennent
44:52et qui écoutent
44:54ce qu'on dit.
44:55Au certain âge,
44:56on n'écoute plus.
44:57Et ça,
44:58malheureusement,
44:58c'est une vérité.
44:59Ça, ça dépend.
45:00Il ne faut pas généraliser.
45:02Walid, Stéphane,
45:02restez avec nous.
45:03On va donner la parole.
45:04Il nous reste trois minutes
45:05à Valérie et à Catherine.
45:07Valérie du Cantal,
45:08qu'est-ce que vous cherchez
45:09comme poste ?
45:10S'il y a un entrepreneur
45:11du Cantal
45:12qui nous écoute,
45:13peut-être que ça va faire l'affaire.
45:14Il suffira qu'il appelle
45:15le 0826 300 300.
45:19Oui, écoutez,
45:19je vous remercie.
45:20Je cherche un emploi
45:23essentiellement dans le tourisme,
45:24enfin, pas essentiellement,
45:25mais dans le tourisme
45:25ou dans l'administration
45:28en tant que...
45:30soit dans l'export
45:31ou soit dans le commercial
45:33parce que je suis trilingue,
45:35allemand, italien, anglais.
45:37Donc quoi,
45:38trilingue avec le français ?
45:40Oui, avec le français,
45:41oui, c'est ça.
45:42Alors,
45:42si vous êtes du côté
45:43du Cantal,
45:45vous pouvez aller travailler
45:45jusqu'à Aurillac,
45:46par exemple ?
45:47Non, non, non,
45:48c'est beaucoup trop loin.
45:49D'accord,
45:49plutôt dans quel bassin
45:50de ville autour de vous ?
45:52Eh bien, écoutez,
45:53je suis plutôt dans le bassin
45:54de, je ne sais pas
45:55si vous connaissez,
45:56Superbesse,
45:56la station de France-Denvers.
45:56Bien sûr,
45:57je connais très bien
45:57la station de ski,
45:58etc.
45:59Bien sûr.
45:59La station de France-Denvers
46:00et puis donc,
46:01Condat dans ce secteur-là.
46:03Saint-Nectaire, etc.
46:04Là, je vois très bien
46:05où c'est.
46:06Voilà, c'est ça.
46:07Alors, tiens,
46:07si un producteur de Saint-Nectaire
46:09cherche le responsable
46:10export quadrilingue,
46:12vous avez Valérie,
46:13c'est le 0826 300 300.
46:15Catherine,
46:16du côté de la Gironde,
46:17si vous cherchiez peut-être
46:18un CDD de 9 mois
46:19qui vous irait mieux
46:20que 5 euros par mois,
46:21vous chercheriez éventuellement
46:22dans quoi
46:23si un patron de la Gironde
46:24cherche quelqu'un
46:25pour remplacer un congémataire
46:26ou quelque chose ?
46:27Dites-nous tout.
46:28Ah, mais moi,
46:29je ne cherche pas un contrat
46:31puisque je suis en formation.
46:32Je ne sais pas
46:33comment je vais faire
46:33pour travailler.
46:34Moi,
46:35ce que j'aurais aimé
46:35que ces 5,15 euros
46:38se transforment
46:39en 5,15 euros de l'heure,
46:41ça aurait été
46:41un minimum décent.
46:43Mais c'est la moitié du SMIC,
46:445,15 euros de l'heure,
46:45quand même.
46:45Donc,
46:45ce n'est quand même pas énorme.
46:47Oui,
46:47mais ça me permettrait
46:48de mettre de l'essence
46:49dans ma voiture
46:50pour me rendre
46:52sur mon centre de formation.
46:53Au moins,
46:54cette indemnité-là.
46:55Vous prenez ?
46:56C'est clair,
46:57parce que ça vous coûte
46:58de l'argent
46:58d'aller à votre centre
46:59de formation
47:00et plus que
47:03l'allocation de formation
47:04ne vous rapporte
47:05ce qui est,
47:06à mon avis,
47:07totalement fou.
47:09Écoutez,
47:10vous êtes entrepreneur
47:11du côté de Conda-Saint-Nectaire.
47:14Alors,
47:14Catherine,
47:14elle s'est coincée
47:15parce qu'elle est en formation.
47:16Vous avez
47:17le 0826-300-300
47:19pour éventuellement
47:20l'embaucher.
47:21Absolument.
47:21Merci beaucoup,
47:22François-Louis.
47:22Merci à nos auditeurs.
47:24Catherine,
47:25Walid,
47:25Valérie,
47:26je cherche un peu
47:27tous les noms
47:27que j'avais notés.
47:28On en avait,
47:29Marc.
47:29Michel, Sylvie,
47:30Pierre, Christine,
47:31Marc,
47:31il y en a eu beaucoup ce soir
47:32comme d'habitude.
47:33Et puis,
47:33si vous voulez reprendre la parole,
47:34c'est du lundi au jeudi,
47:3619h20h,
47:36les vraies voix font parler
47:37la France, Philippe.
47:38Dans un instant,
47:38c'est Magali.
47:39Et quel est le programme
47:40de Magali Berdard ?
47:41Il m'a semblé voir
47:42quelqu'un qu'on connaît bien
47:43et qu'on aime beaucoup
47:43qui s'appelle Tony Gomez.
47:45Absolument.
47:45Il sera dans les invités
47:48de Magali, pardon.
47:49Le thème sera
47:50Loana,
47:51l'icône des années 2000
47:52nous a quittés.
47:53Il y aura Bruno Monroe,
47:54chanteur,
47:55Tony Gomez,
47:56vous le disiez tout à l'heure,
47:57entrepreneur français,
47:58Cindy Lopez,
47:59ancienne candidate
48:00de télé-réalité.
48:01Et puis pour finir,
48:02Guillaume Garnier,
48:03journaliste
48:03et ancien proche de Loana.
48:05Parfait.
48:05Eh bien nous,
48:06on se retrouve avec
48:07Cécile de Ménibus
48:08et les vraies voix
48:09demain de 17h à 19h.
48:12On vous laisse tout de suite
48:13en compagnie
48:14de Magali Berda
48:15et de ses nombreux invités
48:16pour l'hommage à Loana.
48:18Merci à tous.
48:19Merci Aude au Standard
48:20qui a eu beaucoup de travail
48:21ce soir.
48:22Merci Marie.
48:23Et nous,
48:23demain 17h.
48:24Bonne soirée.
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