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  • il y a 12 minutes
Christian Maréchal, 59 ans, chef de la police municipale de Chambourcy, dans les Yvelines. En mars 2007, il est retrouvé mort chez lui. Il a succombé à une pluie de coups de couteau. On s'est acharné. Les pistes vont se multiplier. La vérité va frémir mais un voile opaque va retomber.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:00Richard.
00:0214h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Et à ce jour, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles ne tiennent effectivement pas de pistes concrètes.
00:11Une seule certitude, Christian Maréchal connaissait ces assassins.
00:15Réputé très prudent, il leur a en effet ouvert sa porte et les a laissés pénétrer chez lui le jour
00:19du meurtre.
00:20Un an après, Edith, sa veuve, est toujours sous le choc.
00:23Selon elle, son mari n'avait pas d'ennemi.
00:26Bonjour, Christian Maréchal, 59 ans.
00:29Chef de la police municipale de Chambourcy, dans les Yvelines.
00:33En mars 2007, il est retrouvé mort chez lui.
00:36Il a succombé à 18 coups de couteau.
00:38On s'est acharné.
00:40Les pistes vont être nombreuses.
00:42La vérité va parfois frémir.
00:44Mais c'est un voile opaque qui va finir par retomber sur l'affaire.
00:48Pourquoi avoir tué cet homme, débonnaire mais aussi jalousé ?
00:52Christian Maréchal, un flic à abattre.
00:54L'heure du crime, la seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
01:03Mercredi 21 mars 2007, autour de 22h20,
01:08deux policiers municipaux de Chambourcy,
01:10le brigadier-chef principal Thiebo et le brigadier-chef Damiens,
01:15se présentent au numéro 5 de la Sante des Vergers,
01:19le domicile de leur chef, Christian Maréchal.
01:21Son épouse, Edith, également policière, a demandé qu'on se rende au pavillon car elle n'arrive pas à joindre
01:28son mari.
01:29Il l'a déposée au meeting électoral de Jean-François Copé à Saint-Germain-en-Laye.
01:35Il devait venir la chercher mais il n'est toujours pas là.
01:37Les agents notent tout de suite des traces de sang sur la poignée de la porte d'entrée.
01:41Fermés, mais pas verrouillés.
01:44Du sang sur le paillasson où l'on devine des traces de pas.
01:47Du sang encore dans le couloir où j'ai Christian Maréchal, en chien de fusil,
01:52habillé d'un survêtement noir.
01:54La scène témoigne d'une extrême violence.
01:57Il y a des éclaboussures jusqu'au plafond.
01:59Pas de traces de lutte ou d'effraction.
02:02Les meubles ne sont pas renversés.
02:04Rien n'a été volé.
02:05A l'autopsie, le légiste dénombre 18 coups portés avec une ou deux armes blanches.
02:12Une dague et un canif.
02:14Il pourrait y avoir donc deux agresseurs.
02:18Les coups ont été donnés dans le bas du dos, à la poitrine, au cœur, au ventre,
02:21avec une telle force que l'os pubien a été fracturé.
02:25Christian Maréchal, colosse de plus de 100 kilos pour 1,80 m,
02:29n'a pas eu le temps de réellement se défendre.
02:32Un ADN masculin inconnu est toutefois retrouvé sous un ongle.
02:36Mais il ne matche pas dans les fichiers.
02:39La brigade criminelle de Versailles n'a pas beaucoup d'indices,
02:42sauf une feuille imprimée à l'encre rouge retrouvée près du corps de Christian Maréchal.
02:47Elle porte ce message.
02:48Votre sang coulera jusqu'à ce que vous quittiez l'émirat islamique d'Afghanistan,
02:54signé Al-Qaïda en France.
02:57Aucune revendication ne confirme la piste terroriste.
03:01Les enquêteurs estiment qu'il s'agit dans l'heure.
03:03L'acharnement, mis à tuer le policier, fait plutôt penser à une vengeance privée.
03:08L'épouse est entendue.
03:09Elle dit qu'il n'était pas prévu qu'elle se rende au meeting électoral.
03:14Christian l'a déposé sur place à 20h10.
03:17Il devait la reprendre à 22h.
03:19À 20h50, il a confirmé par SMS qu'il serait là.
03:23Il a donc été attaqué juste après.
03:26Dans ce quartier calme de Chambourcy, personne n'a rien vu, rien entendu.
03:31Christian Maréchal, en poste depuis 17 ans, est décrit comme avenant, sympathique.
03:36Mais il ne faisait pas toujours l'unanimité.
03:38Il avait été visé par des lettres anonymes.
03:41Un corbeau accusait le couple Maréchal de bénéficier sans justification d'un logement de fonction.
03:4811 collègues de la victime sont entendus.
03:51L'un d'eux avec qui Christian Maréchal avait eu plusieurs altercations et placé en garde à vue son domicile
03:57et son vestiaire perquisitionné, il est relâché.
04:00Christian Maréchal arbitrait aussi une querelle qui s'envenimait entre le maire de Chambourcy, Pierre Morange, dont il était très
04:07proche,
04:07et son adjoint à la sécurité accusé de détournement de fonds.
04:11Pour certains, Maréchal était l'homme qui en savait trop sur diverses magouilles locales.
04:19Jeudi 29 mars, 400 personnes rendent un dernier hommage à Christian Maréchal à l'église Sainte-Claude-Hilde de Chambourcy.
04:26Les drapeaux de la ville sont en berne.
04:29L'atmosphère serait devenue délétère à la mairie.
04:32Nous nous regardons en chien de faïence en se disant que le tueur est peut-être parmi nous,
04:38témoigne un élu dans le journal Le Figaro.
04:42Enquête qui ne fait que commencer, les policiers versaillais vont suivre bien d'autres pistes sentimentales, privées, professionnelles,
04:49sans exclure d'ailleurs l'action d'un déséquilibré, d'un schizophrène, un individu qui va d'ailleurs attirer beaucoup
04:56l'attention des enquêteurs.
04:58C'est une histoire très curieuse, on va la raconter dans la suite de l'ordre de crime.
05:01Il faut retourner évidemment au pavillon de la famille Maréchal à Chambourcy, là où tout a commencé.
05:09Bonjour Maître Fanny Collin.
05:11Bonjour Jean-Marc Fanny Collin.
05:12Merci beaucoup d'être avec nous dans le studio aujourd'hui de l'ordre du crime.
05:15Vous êtes avocate au barreau de Paris et dans cette affaire vous êtes l'avocate historique, j'ai envie de
05:20dire, entre guillemets,
05:21de la famille Maréchal parce que vous la suivez cette famille depuis des années,
05:25parce qu'effectivement ça fait 19 ans que cette enquête est en cours et qu'on n'a toujours pas
05:31la clé.
05:32Alors on va poser des questions simples.
05:35Déjà Christian Maréchal, il y a des certitudes.
05:38L'attaque elle a été brève et très violente.
05:41On s'est véritablement acharné sur lui.
05:44Il ne fallait pas qu'il survive.
05:47Effectivement l'acharnement il est démontré tout simplement par les constatations qui sont réalisées sur la scène de crime.
05:53Vous l'avez rappelé Jean-Alphonse, 18 coups de couteau, ce qui ne laissait donc aucune chance à Christian Maréchal.
06:02Et puis le crime d'un lâche puisqu'il semblerait à l'autopsie que le premier coup de couteau ait
06:08été porté au dos,
06:09c'est-à-dire alors que Christian Maréchal avait le dos tourné et donc sans qu'il puisse se défendre
06:15puisque ce premier coup de couteau l'a saisi, l'a fixé de sorte que l'on a pu s
06:21'acharner ensuite sur lui.
06:22Et sans doute l'a fait tomber à ce moment-là.
06:24Alors c'est important, il faut rester sur ce premier coup de couteau parce qu'effectivement il y en a
06:28d'autres qui vont suivre.
06:29Ça va être une pluie de coups de couteau porté avec une très très grande force d'ailleurs.
06:34Premier coup de couteau, il tourne donc le dos à son agresseur ou ses agresseurs, on ne sait pas trop.
06:40Il est méfiant pourtant Christian Maréchal, il n'ouvre pas sa porte comme ça à n'importe qui.
06:44Effectivement puisque les premières investigations vont consister et c'est tout à fait normal à entendre les membres de la
06:49famille
06:50pour décrire la personnalité, le caractère de Christian Maréchal.
06:54Et ce que l'on sait, c'était un homme méfiant qui n'aurait selon tous les membres de sa
07:00famille et ses amis froches
07:02jamais ouvert la porte à une personne qu'il ne connaissait pas.
07:06Donc a fortiori, si on n'ouvre pas la porte à quelqu'un qu'on ne connaît pas, on ne
07:10lui tourne pas le dos au sein de son domicile.
07:14Oui bien sûr. Effectivement ça c'est une première constatation mais elle est importante parce qu'elle va suivre cette
07:18enquête.
07:19C'est une espèce de fil rouge qui va suivre toutes ces investigations.
07:23Bonjour Benoît Maréchal.
07:24Bonjour Monsieur Richard.
07:25Merci beaucoup d'être avec nous également dans l'heure du crime.
07:28Benoît Maréchal, vous êtes l'un des fils de Christian Maréchal.
07:31Je vous remercie beaucoup d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui.
07:34Votre père, j'ai envie de dire bon père de famille, accessible, c'est une figure locale.
07:40Votre papa, ça fait des années qu'il est à Chambourcy, tout le monde le connaît.
07:44On l'aime bien, a priori, comme ça.
07:46Mais on peut dire aussi qu'il y a peut-être des gens qui ne l'aiment pas beaucoup, Benoît
07:50Maréchal.
07:52Mon père était très généreux humainement, toujours prêt à rendre service, toujours à l'écoute.
07:58Et mon père n'avait pas d'ennemi connu, car c'était une personne populaire de par sa sympathie et
08:07sa joie de vivre également.
08:08Alors Benoît Maréchal, question encore.
08:10La PJ de Versailles, elle ne croit pas du tout à une visite fortuite.
08:14A priori, c'est quelqu'un qui connaissait très bien votre père, qui est rentré dans la maison.
08:20Je ne sais pas, en tous les cas, il a ouvert à une personne qui a dû l'appeler par
08:23son nom ou son prénom.
08:25Sans quoi, mon père n'aurait jamais ouvert la porte comme cela.
08:28Je ne sais pas s'il connaissait son ou ses agresseurs.
08:32Mais en tous les cas, il a dû ouvrir la porte quand il a entendu peut-être son nom.
08:37Ou alors, son ou ses agresseurs sont rentrés par surprise dans la maison,
08:42en ayant peut-être des clés de la maison, pour ensuite l'attaquer dans le dos.
08:46Mais le fait qu'il soit attaqué dans le dos, soit effectivement, il connaissait la personne,
08:52soit il a été pris par surprise.
08:53Mais oui, on en revient toujours à ce même point.
08:55Effectivement, cette attaque dans le dos, elle est très significative.
08:59Maître Fanny Collin, poursuivons.
09:01Il y a cette lettre signée Al-Qaïda.
09:05Bon, effectivement, c'est une espèce de revendication terroriste.
09:09D'ailleurs, pas très nébuleuse, d'ailleurs.
09:10Parce qu'en général, les textes terroristes sont très nébuleux.
09:12Celui-là, il est très court et il est très clair.
09:15On sait que Christian Maréchal, il a touché cette...
09:20Absolument, puisqu'on a retrouvé ses empreintes sur ce document.
09:24Qui était couvert de sang et situé près du corps.
09:28Ça veut dire que, évidemment, s'il y a ses empreintes,
09:31c'est qu'il avait ce texte en main avant même qu'il soit frappé.
09:34On est d'accord.
09:36Donc, ce texte, il n'est pas arrivé par hasard.
09:39Est-ce qu'il a été glissé sous la porte, par exemple ?
09:41En réalité, toutes les hypothèses sont encore ouvertes.
09:44C'est-à-dire qu'il a pu être glissé sous la porte
09:47et Christian Maréchal se sera baissé pour...
09:50Il aurait pu être attiré par cette lettre qui apparaît.
09:53Et peut-être ouvrir la porte pour voir qui avait pu la déposer
09:55et faire entrer le tueur.
09:58C'est une première hypothèse.
10:00Une autre hypothèse, c'est qu'elle aurait été laissée sur place après le crime
10:05et par une contamination d'ADN.
10:07On y retrouverait des traces d'un toucher de Christian Maréchal.
10:12Et puis, une troisième hypothèse, il pourrait même y en avoir d'autres,
10:15c'est que Christian Maréchal disposait de ce document avant même l'entrée du tueur.
10:21Bien sûr.
10:21Parce que, vous l'avez dit, il a reçu des lettres anonymes depuis plusieurs mois.
10:26Donc, peut-être que cette lettre-là était aussi une lettre anonyme
10:28qui aurait été déposée à son vestiaire au sein de la police municipale
10:31ou à son domicile.
10:33Qu'elle aurait été posée dans l'entrée.
10:34Il y avait un petit meuble à cet endroit-là.
10:37Et que, eh bien, alors pas dans la bagarre, parce qu'il n'y a pas eu de bagarre,
10:40mais avec la chute de Christian Maréchal, le document serait tombé au sol
10:43et aurait été imprégné du sang de M. Maréchal.
10:46Juste un petit mot, Fanny Collin.
10:48On n'y croit pas trop du côté policier.
10:50C'est Al-Qaïda.
10:51Non, dès le départ, on n'y croit pas.
10:53Mais pour autant, la brigade criminelle de Versailles,
10:56qui sont des officiers de police particulièrement compétents,
10:59n'ont voulu laisser aucune piste au hasard.
11:01Et donc, cette piste dite terroriste a également été examinée.
11:05Mais ce qu'il dit surtout, ce document,
11:08s'il a bien été apporté par le tueur,
11:10et c'est le postulat de départ,
11:13c'est que le crime était prémédité.
11:15Dans le carnet d'adresse du policier,
11:17un contact insolite.
11:19Christian Maréchal, un flic à abattre.
11:22Il est temps que la vérité éclate.
11:23Je reste à votre entière disposition.
11:26L'enquête de l'heure du crime.
11:27On se retrouve dans un instant sur RTL.
11:48L'heure du crime consacrée à la mystérieuse affaire Christian Maréchal,
11:53le chef de la police municipale de Chambourcy,
11:55a été sauvagement poignardé chez lui en mars 2007.
11:5818 coups de couteau, vengeance privée ou professionnelle,
12:02acte d'un déséquilibré.
12:04L'enquête se révèle difficile.
12:07Jeudi 29 mars 2007,
12:09une information judiciaire pour l'assassinat de Christian Maréchal
12:12est ouverte au tribunal de Versailles.
12:14La préméditation ne fait aucun doute, confie un enquêteur.
12:18La police judiciaire travaille beaucoup sur la téléphonie.
12:21Les mouvements bancaires sur le compte de la victime sont analysés.
12:25La piste sentimentale est également à examiner.
12:28Le chef de la police de Chambourcy aurait-il été tué par un mari jaloux ?
12:33Parmi la centaine de coups de fil que Maréchal passait quotidiennement pour son travail,
12:38les experts sont intrigués par huit appels qu'il a volontairement effacés.
12:43Le correspondant est un certain Roger.
12:47Le numéro conduit à une femme mariée qui habite Chambourcy,
12:50épouse d'un chef d'entreprise aisée.
12:53Elle dément toute liaison.
12:55Elle était, dit-elle, une simple amie, une confidente du policier le soir du drame.
13:00Elle dînait au restaurant avec son mari.
13:02Christian Maréchal lui aurait en fait donné le prénom Roger
13:05pour éviter la suspicion de sa femme lors de leur conversation.
13:10Edith Maréchal, mariée depuis 36 ans, ne croit pas une seconde à une affaire d'adultère.
13:15Ça ne lui ressemblait pas du tout, assure-t-elle.
13:19Octobre 2008, un policier municipal, très proche des Maréchals, est placé en garde à vue.
13:26Cet agent avait toute la confiance du couple.
13:28Il était leur voisin direct.
13:30Les Maréchals lui confiaient même les clés du pavillon quand il s'absentait.
13:34En secret, pourtant.
13:36Cet homme nourrissait une haine secrète contre Christian Maréchal.
13:41Il est placé en garde à vue.
13:42Il reconnaît avoir rédigé des lettres anonymes contre son supérieur.
13:46Il admet aussi être l'auteur de tags insultants tracés en 2004 sur le pavillon.
13:52Le soir du drame, il regardait la télé avec son épouse.
13:56Il a été appelé par ses collègues après la découverte du drame et il s'est rendu au pavillon.
14:02L'homme n'est pas inquiété.
14:05Mardi 12 janvier 2010, le procureur de Versailles, les commissaires de Versailles,
14:09Saint-Germain-en-Laye, Conflans-Saint-Honorine sont destinataires d'une lettre identique.
14:14Le courrier concerne l'assassinat de mon faux-semblant, est-il écrit.
14:19Le correspondant donne les noms de trois hommes qui auraient tué le chef de la police de Chambourcy.
14:25Il est temps que la vérité éclate.
14:27Je reste à votre entière disposition, annonce le scripteur.
14:3125 janvier, Pedro C, 26 ans, est entendu par les enquêteurs.
14:36Il habite Chambourcy, à 400 mètres du pavillon des Maréchales.
14:39Il dit avoir été menacé par des personnes, il les cite.
14:43Selon lui, elles évolueraient dans la mouvance terroriste d'Al-Qaïda.
14:48L'un d'eux, Mohamed A, lui a avoué le meurtre et il l'a menacé.
14:53Cela doit te servir de leçon, a-t-il dit.
14:55Les trois individus mentionnés sont connus de la police.
14:58Ils sont entendus, mais rien ne les relie au meurtre.
15:02Pedro C, français, d'origine portugaise.
15:05A des soucis psychiatriques, mais pourtant, il détaille avec beaucoup de précision
15:08les conditions dans lesquelles le policier a été tué.
15:11Il est peut-être dérangé, Pedro C, mais il est très précis, très bien informé.
15:16Les enquêteurs sont étonnés.
15:18Je me suis beaucoup documenté, se justifie-t-il.
15:21L'audition de Pedro C laisse une impression confuse.
15:24Son ADN ne matche pas avec celui retrouvé sous l'ongle de la victime.
15:29Il est relâché.
15:31Pedro C, qui va à nouveau émerger des années plus tard dans le dossier.
15:34On va voir que les policiers vont à nouveau se rapprocher de lui
15:38et à nouveau se poser bien des questions,
15:40au point que cet homme va faire figure de suspect numéro un.
15:45Ce sera dans le prochain chapitre de cette émission.
15:48Maître Fanny Collin, vous nous accompagnez dans cette émission
15:50pour arriver à mieux comprendre ce mystère, le mystère Christian Maréchal.
15:55Tout de suite, un petit point.
15:57On est là, l'enquête est ouverte pour assassinat.
16:00On est sûr qu'il y a eu préméditation ?
16:02On est sûr que tout était préparé ?
16:04Alors non, on n'est jamais certain.
16:06Ce qui signerait la préméditation, comme nous l'avons dit tout à l'heure,
16:10c'est l'existence de cette lettre de revendication
16:15qui, si elle avait été amenée par le tueur
16:18pour précisément mettre les policiers sur une fausse piste,
16:21signerait le fait qu'il y a pensé avant d'arriver au domicile de Christian Maréchal.
16:26En tout cas, la certitude des enquêteurs et celle également de la famille,
16:31c'est qu'on est sur un crime de haine.
16:34Tant il est violent et tant on s'est acharné par Christian Maréchal.
16:37Oui, après c'est un question passionnel là-dedans.
16:39Absolument.
16:39Et d'ailleurs, cette piste du crime dit passionnel,
16:43elle a intéressé tout le monde.
16:44Évidemment.
16:45Alors là, il faut qu'on s'arrête là-dessus.
16:48Parce qu'il y a le fameux Roger dans cette histoire.
16:51Christian Maréchal, il a caché ce contact téléphonique.
16:54Il le cachait tout au moins à ses proches et à sa femme.
16:56Ça, c'est une certitude.
16:58Derrière Roger, on retrouve une femme.
16:59Et là, on va se poser beaucoup de questions.
17:01Et on n'a pas les réponses trop là-dessus.
17:03Alors, effectivement, cette piste-là,
17:06elle est particulièrement intéressante.
17:08Pourquoi ?
17:09D'abord parce qu'il y a beaucoup de discrétion,
17:12même de dissimulation de la part de Christian Maréchal.
17:15puisque non seulement dans son répertoire téléphonique,
17:18cette femme est appelée Roger,
17:21mais encore, il supprime les appels passés à Roger.
17:24Donc, une double précaution pour être certain
17:26de ne pas être ennuyée.
17:27Que son épouse ne voit pas,
17:30même un Roger qui aurait été appelé huit fois,
17:33et s'interroge sur la multiplicité des appels.
17:36Voilà.
17:37Ensuite, encore une fois,
17:40le caractère de haine,
17:42peut-être même de vengeance de ce crime,
17:4418 coups de couteau,
17:46peut-être deux armes du crime,
17:49elle collerait avec un mari jaloux
17:54qui viendrait se venger.
17:57Ou qui aurait envoyé quelqu'un pour tuer.
17:59Ou qui aurait envoyé absolument.
18:00C'est une possibilité aussi.
18:01On ne peut pas non plus exclure un crime commandité.
18:03Oui, c'est ça.
18:04Et donc, effectivement, ça reste ouvert.
18:06En tout cas, cette piste,
18:07elle n'a jamais été vraiment totalement fermée.
18:10Mais, Benoît Maréchal,
18:12vous êtes avec nous dans cet audio crime,
18:13fils de Christian Maréchal.
18:14Question très simple pour vous.
18:16Pour vous, quelle est finalement la piste la plus plausible ?
18:20En fait, la piste professionnelle,
18:22je pense qu'elle est autant à explorer
18:24que la piste privée,
18:26puisqu'aujourd'hui, ça va quasiment faire 20 ans.
18:29Le dossier n'est toujours pas sorti.
18:30Donc, effectivement, pour moi,
18:33mon père a été assassiné
18:35parce qu'il était directeur de la police municipale
18:37de Chambourcy
18:37et qu'à ce moment-là,
18:39à Chambourcy,
18:40entre la mairie et certains adjoints,
18:42il y avait un climat délétère
18:43et mon père était au milieu de tout ça.
18:46Et je pense que mon père a été
18:47une victime collatérale de tout cela.
18:50Oui, mais ça, effectivement,
18:53il ne plaisait pas à tout le monde,
18:54Christian Maréchal.
18:55Et en plus, il était porteur de secrets.
18:57Il savait beaucoup de choses.
18:58Le chef de la police de Chambourcy,
18:59on est au courant de tous les ragots,
19:01de toutes les rumeurs, etc.
19:03Donc, effectivement,
19:03on est porteur d'informations.
19:05Maître Fanny Collin,
19:08arrêtons-nous aussi un petit point
19:09parce qu'il y a beaucoup d'ouvertures
19:10dans ce dossier.
19:11C'est en quoi il est fascinant,
19:12c'est qu'il y a des pistes qui s'ouvrent
19:13et toutes sont plausibles.
19:15C'est ça qui est très étonnant.
19:17Arrêtons-nous sur le voisin,
19:19si vous voulez bien.
19:19Le voisin direct des maréchals.
19:21C'était leur meilleur ami.
19:23Il avait les clés de la maison, etc.
19:26L'homme de confiance.
19:27Voilà, dès que les maréchals partaient en vacances.
19:29De Christian Maréchal.
19:30Il surveillait la maison, etc.
19:32Et puis par derrière,
19:33c'était quelqu'un qui haïssait les maréchals
19:35et qui haïssait surtout Christian Maréchal.
19:37Il a été interrogé, cet homme ?
19:39Oui, lui aussi.
19:40Il a fait figure de suspect
19:42et d'un suspect intéressant.
19:44Pourquoi ?
19:45Parce qu'il était le voisin direct
19:47du couple Maréchal
19:48de telle sorte que lui seul
19:51pouvait savoir que ce soir-là,
19:54Edith Maréchal, l'épouse de Christian,
19:55n'était pas présente à leur domicile.
19:57Ce qui n'était pas du tout
19:58une habitude de ce couple.
20:01On a retrouvé des traces papillaires
20:03et ADN de ce voisin
20:05à l'intérieur du domicile
20:07de Christian Maréchal.
20:08Ce qu'il peut aisément expliquer
20:09par le fait qu'il se rendait régulièrement
20:12au domicile de son chef
20:14et même qu'il a été le premier à entrer.
20:16Oui, c'est ça.
20:16Il a été appelé par ses collègues.
20:18Viens nous donner un coup de main.
20:19Sur la scène de crime.
20:20Et comme vous le soulignez très justement,
20:22lorsque toute la journée,
20:24tous les jours,
20:24vous devez faire fausse figure
20:26d'être l'adjoint loyal,
20:28l'ami fidèle,
20:30mais qu'en réalité,
20:31vous nourrissez une haine
20:32rentrée contre une personne,
20:34effectivement,
20:35le jour où cette haine ressort,
20:37c'est explosif.
20:38Et ça pourrait coller,
20:40non seulement ça donnerait
20:41un mobile au crime,
20:41mais ça pourrait coller
20:42avec le mode opératoire.
20:43Alors, il a été entendu,
20:44on a perquisitionné chez lui.
20:46Ça voudrait être le coup
20:47de le réentendre ?
20:48Mais absolument,
20:49Jean-Alphonse Richard,
20:50de la même manière que
20:52la femme dissimulée
20:53sous le pseudonyme
20:54Roger,
20:54ça mériterait également
20:55qu'elle puisse être réentendue.
20:58Alors, bien sûr,
20:58ces pistes avaient été examinées
21:00à l'époque de l'enquête.
21:02Aujourd'hui,
21:02cette enquête,
21:02elle est clôturée,
21:03ce que la famille maréchale
21:05regrette absolument,
21:06mais on aura peut-être l'occasion
21:07d'en dire un mot.
21:09Et donc,
21:09des investigations nouvelles,
21:11parce qu'entendre quelqu'un
21:12X années après les faits,
21:14c'est une investigation nouvelle.
21:16Elle serait plus que très bienvenue
21:17dans ce dossier.
21:18Oui, ça vaudrait le coup
21:19de tout simplement
21:20rouvrir ce dossier.
21:21C'est le moins qu'on puisse dire.
21:22Tout à fait.
21:2212 ans après l'assassinat,
21:24revoilà un ancien suspect.
21:26Christian Maréchal,
21:27un flic à abattre.
21:28Si ça,
21:28c'est un homme,
21:29il criait comme un mouton
21:31à cinq pattes.
21:32L'enquête de l'heure du crime,
21:33comment une simple lettre
21:34de revendication
21:35peut attirer l'attention
21:37sur un homme ?
21:37Et si un ou deux individus
21:39délirants
21:40avaient tout imaginé ?
21:42A suivre dans un court instant
21:43sur RTL.
21:44Merci pour votre fidélité.
21:55RTL, votre radio.
21:57L'heure du crime,
21:58présenté par Jean-Alphonse Richard
21:59sur RTL.
22:00L'enquête continue
22:02tout azimut.
22:02C'est le propre
22:03de ce type d'enquête
22:04où,
22:05avant de confondre
22:06le coupable,
22:07on met un temps
22:09indéfini.
22:10Ça peut être plusieurs mois,
22:11ça peut même être
22:11plusieurs années.
22:13Mais il me paraît impossible
22:14dans un dossier comme ça
22:15que l'on n'aboutisse pas.
22:17Au programme de l'heure du crime,
22:19l'affaire Christian Maréchal.
22:20En mars 2007,
22:21le chef de la police municipale
22:23de Chambourcy
22:23a été tué
22:24de 18 coups de couteau.
22:26Un ou deux agresseurs.
22:27Beaucoup de pistes,
22:28pas d'arrestation.
22:2912 ans après le drame,
22:31l'enquête est relancée.
22:33Vendredi 22 février 2019,
22:35les enquêteurs
22:35chargés par la justice
22:36de reprendre le dossier
22:37Christian Maréchal
22:38s'intéressent
22:40à quatre mails
22:41qui avaient été
22:42adressés en 2012
22:44à la mairie de Chambourcy.
22:45Ces courriels
22:46signés par des soldats
22:48d'Al-Qaïda
22:49sont explicites.
22:50La victime
22:51y est traitée de pourrie
22:52qui a été plantée
22:5318 fois
22:54dans un autre message.
22:56L'assassinat
22:56est évoqué
22:57avec ces mots.
22:57Si ça c'est un homme,
22:59il criait
23:00comme un mouton
23:00à cinq pattes.
23:02Signé
23:02Al-Qaïda.
23:03Tous les messages
23:04ont été adressés
23:05depuis le Portugal.
23:07Derrière eux,
23:07on retrouve
23:08à nouveau
23:09le fameux
23:10Pedro C.
23:11Entendu en 2010,
23:13le 17 mars 2020.
23:14Il est interpellé.
23:15Il apparaît instable.
23:17Une expertise psychiatrique
23:18le décrit
23:19comme schizophrène paranoïde.
23:21Détail troublant,
23:22il s'est converti
23:23à l'islam
23:23au moment de l'assassinat
23:24de Christian Maréchal,
23:25mais il ne serait
23:26pas radicalisé.
23:2824 avril 2020,
23:30Pedro C.
23:31est placé en garde à vue.
23:32Il reconnaît
23:33avoir rédigé
23:34les mails
23:35depuis le Portugal.
23:36Dans ses courriels,
23:37Pedro C.
23:38orthographie
23:39toujours le mot
23:40Al-Qaïda
23:41à l'anglo-saxonne,
23:43c'est-à-dire
23:43avec un E
23:44et non avec un I
23:45à la française
23:47comme Al-Qaïda.
23:49Coïncidence étonnante,
23:50la lettre
23:51retrouvée
23:52près du corps
23:52de Christian Maréchal
23:53mentionne
23:54aussi
23:54Al-Qaïda
23:56avec un E
23:57Pedro C.
23:59A-t-il lui-même
24:00déposé cette lettre
24:01chez Maréchal ?
24:01Il nie.
24:02Il est mis en examen
24:03et écroué.
24:06Edith Maréchal,
24:07la veuve du policier
24:08assassiné,
24:09se dit
24:09satisfaite
24:10par cette arrestation.
24:11Je suis soulagé,
24:12mais je ne veux pas
24:13trop vite me réjouir.
24:14Je demeure prudente.
24:15Depuis 13 ans,
24:16nous avons connu
24:17beaucoup de déceptions
24:18et de frustrations
24:19qu'en fit elle.
24:20L'épouse ajoute
24:21J'ai refait 100 fois
24:23l'histoire dans ma tête,
24:24mais à chaque fois,
24:25il y a un petit grain
24:26de sable
24:27qui vient tout enrayer.
24:31On va s'arrêter
24:32un instant
24:32sur la fameuse
24:33piste de Pedro C.
24:35parce que,
24:35évidemment,
24:36ce garçon,
24:36il a de la suite
24:37dans les idées.
24:38C'est lui
24:38qui attire tout d'abord
24:39l'attention des policiers
24:41en 2010
24:41sur d'éventuels
24:43tueurs
24:44de maréchal,
24:46des hommes
24:47qui seraient liés
24:47à la mouvance
24:49terroriste,
24:49islamiste,
24:51Al-Qaïda,
24:52et puis ensuite,
24:53le revoilà
24:53qui refait surface
24:54avec de nouveaux messages.
24:56Il paraît vraiment
24:57obsédé par cette affaire,
24:59ce Pedro C.
25:00Fanny Collin,
25:00vous êtes l'avocate
25:01de la famille
25:01de Christian Maréchal.
25:02Oui, absolument.
25:04Et comme vous l'avez indiqué,
25:06il revient à la charge.
25:07C'est-à-dire que,
25:08dans les toutes premières
25:08années de l'enquête,
25:09il va adresser des courriers
25:11qu'il va signer,
25:11qui ne sont pas des courriers
25:13anonymes,
25:13les premiers,
25:15pour indiquer
25:16qu'il aurait des informations,
25:17qu'en réalité,
25:18c'était lui
25:19qui a été ciblé
25:20par le crime.
25:21Bon, alors,
25:22effectivement,
25:22quand on voit
25:23Pedro C.
25:24d'un côté
25:25et Christian Maréchal
25:26de l'autre,
25:26évidemment,
25:28aucune confusion
25:28n'est possible.
25:29Et puis,
25:30il revient à la charge
25:32près de 15 ans plus tard,
25:34cette fois-ci,
25:35en adressant
25:35des courriels
25:37anonymes.
25:38Et donc,
25:38les enquêteurs
25:39vont remonter
25:40le fil de ces courriels
25:41anonymes
25:41jusqu'à une adresse IP
25:43dans un village
25:44au Portugal.
25:45Et là,
25:45un policier
25:46va se souvenir
25:47que ce village au Portugal
25:49est le lieu de naissance
25:50d'un témoin
25:51qui avait été
25:51précédemment entendu.
25:53Pedro C.
25:53au moment où
25:54il avait adressé
25:54les premiers courriers.
25:56Et c'est comme ça
25:56qu'on va arriver
25:58jusqu'à lui.
25:58Alors,
25:59c'est pas rien
25:59parce qu'il a quand même
26:00mis un examen.
26:01Il est couru.
26:03On sait qu'il est schizophrène.
26:05Absolument.
26:05Il a fait l'objet
26:06de plusieurs séjours
26:09en hôpital psychiatrique.
26:11Il reconnaît d'ailleurs
26:13lui-même
26:13les problèmes
26:14de santé psychiatrique
26:15qui sont les siens.
26:17Il dit effectivement
26:18s'être beaucoup intéressé
26:20à l'affaire
26:20dont il connaît
26:21de nombreux détails.
26:24Le malheur,
26:25si l'on peut dire,
26:25c'est que la presse
26:26ayant fait,
26:27ayant donné
26:28écho à ces détails,
26:30qu'il s'agisse
26:30du mode opératoire,
26:32du texte,
26:33de la lettre,
26:35il a pu s'intéresser
26:36à cette affaire
26:37parce qu'après tout,
26:37le crime a été commis
26:38à 400 mètres de chez lui
26:39et effectivement,
26:41en faire une obsession.
26:42Donc,
26:42sa parfaite connaissance
26:44de l'affaire,
26:45finalement,
26:46elle peut être expliquée
26:47par le fait
26:47que la presse
26:48en a parlé.
26:49Et puis,
26:50c'est vrai que
26:50si longtemps après les faits,
26:52c'était un petit peu compliqué
26:53de trouver des éléments
26:54à charge contre lui
26:56alors qu'il contestait
26:57très fermement
26:57les faits.
26:58Et puis,
26:59au bout de trois mois,
27:00me semble-t-il,
27:00il a été libéré
27:02et il a bénéficié
27:03d'un non-lieu
27:03lorsque cette instruction
27:04a été clôturée
27:06puisque,
27:07on le sait désormais,
27:09les investigations
27:10sont terminées
27:11et au moment où on se parle,
27:12il n'y a plus
27:12de juges d'instruction
27:13qui travaillent sur ce dossier,
27:14plus de policiers
27:16qui travaillent sur ce dossier
27:17et j'avais sollicité
27:19que l'affaire
27:19Christian Maréchal
27:21puisse intégrer
27:22le pôle
27:23Colcase
27:24de Nanterre.
27:25Nous avons essuyé
27:26une fin de non-recevoir
27:27de la part de ce parquet,
27:29ce qui est tout à fait
27:30regrettable
27:30et assez incompréhensible.
27:31Alors,
27:32ce n'est peut-être pas perdu
27:32parce qu'effectivement,
27:33il faut que ce dossier
27:34soit rouvert,
27:35excusez-moi,
27:36mais parce qu'il y a
27:36beaucoup de vérifications
27:37à faire,
27:38effectivement,
27:39il ne faut pas laisser tomber
27:40cette affaire
27:40parce qu'on voit
27:41que les pistes
27:41sont encore ouvertes
27:42et qu'il y a des personnes
27:43qui, à l'époque,
27:44ont été entendues
27:45qui n'ont plus du tout
27:45été réentendues
27:46mais les années
27:47qui passent,
27:48parfois,
27:49sont porteuses
27:50d'informations
27:51et sont porteuses
27:52de confidences,
27:52on le sait très bien,
27:53en matière criminelle.
27:57Pourquoi est-ce que
27:57la piste Pedro C,
27:59elle est fragile quand même ?
28:00On va s'apercevoir
28:01que ce garçon,
28:03il peut dire
28:03tout et son contraire.
28:05Alors,
28:06effectivement,
28:06il peut dire
28:06tout et son contraire.
28:08Elle est fragile
28:08parce qu'il n'y a pas
28:10de mobile
28:11ni évident
28:12ni apparent
28:13si c'est
28:13sa schizophrénie.
28:15Voilà,
28:15exactement.
28:16Qu'on bute
28:17également,
28:18même s'il ne faut
28:19jamais avoir
28:20trop de certitude
28:21dans ces dossiers-là,
28:22sur le fait que
28:23Christian Maréchal
28:24n'aurait pas ouvert
28:24à quelqu'un
28:25qu'il ne connaissait pas.
28:26Or,
28:26cette personne-là,
28:27ce Pedro C,
28:28il ne le connaissait pas.
28:30Voilà,
28:31et le fait qu'on n'a
28:32aucun témoin direct
28:33dans ce dossier
28:34et j'ajoute
28:35parce que ce n'est pas rien,
28:36vous avez parlé,
28:37Jean-Alphonse Richard,
28:38tout à l'heure
28:39de l'ADN
28:39qui avait été trouvé
28:40sous les ongles
28:41de Christian Maréchal
28:43et Pedro C ne correspond pas.
28:45Oui,
28:45mais il peut y avoir
28:46deux personnes.
28:47Il peut y avoir deux personnes
28:48et par ailleurs,
28:49rien ne dit
28:50avec certitude
28:51que l'ADN
28:52retrouvé sous les ongles
28:53de Christian Maréchal
28:53soit celle
28:54du détueur.
28:56Il y a eu
28:56quand même
28:56400 vérifications
28:57de l'ADN.
28:58Pour l'instant,
28:59cet ADN,
29:00il n'a pas parlé
29:00mais les ADN,
29:02on sait que ça peut parler
29:02au fil du temps.
29:0317 ans après l'effet,
29:05le non-lieu.
29:07Christian Maréchal,
29:08un flic à abattre,
29:09aucun élément
29:10ne permet de situer
29:11ce suspect
29:11sur la scène de crime.
29:13L'enquête
29:13de l'heure du crime,
29:15on se retrouve
29:15dans un instant
29:16sur RTL.
29:17N'oubliez pas,
29:18téléchargez l'application RTL
29:20pour écouter
29:20ou réécouter
29:21vos émissions préférées
29:22ainsi que des contenus inédits.
29:25Bonjour.
29:26L'heure du crime,
29:27présentée par Jean-Alphonse Richard
29:29sur RTL.
29:31Retour dans l'heure du crime
29:32sur l'affaire Christian Maréchal,
29:34le chef de la police municipale
29:35de Chambourcy
29:36dans les Yvelines,
29:37assassiné à coup de couteau
29:39chez lui en 2007.
29:40Il mise un examen
29:41mais le profil psychiatrique
29:43du suspect est déroutant.
29:44Après presque 17 ans d'enquête,
29:46le dossier va être refermé.
29:49Jeudi 22 février 2024,
29:51la juge d'instruction de Versailles,
29:53Joël Nahon,
29:54en charge de l'affaire
29:55Christian Maréchal,
29:56est au regret
29:56de délivrer un non-lieu.
29:58La magistrate indique
30:00que Pedro C. est bien
30:01l'auteur de Courrier Malveillant.
30:03Ce dernier a un profil
30:05compatible
30:05avec l'attaque conduite
30:07contre le chef
30:08de la police de Chambourcy,
30:09converti à l'islam,
30:10obnubilé par l'organisation
30:12Al-Qaïda.
30:13Il habite aussi
30:14près du domicile
30:16des Maréchals,
30:16mais aucun élément tangible
30:19ne permet de le situer
30:20sur la scène de crime,
30:21dit la juge.
30:22Les expertises ADN,
30:23relancées à plusieurs reprises,
30:25ne permettent pas
30:26d'incriminer le suspect.
30:28« Nous regrettons
30:29qu'il ait été mis
30:30un terme
30:30à l'information judiciaire »,
30:32réagit Fanny Collin,
30:33avocate de la famille Maréchal.
30:35L'épouse de la victime
30:36est dite Maréchal,
30:38brutalement décédée
30:39en 2021,
30:40à l'âge de 67 ans,
30:41n'avait jamais cessé
30:43de se battre
30:44pour que la procédure
30:45reste ouverte.
30:47Toutes ces années,
30:48la police judiciaire
30:49et les juges
30:50d'instructions successifs
30:51se sont fixés
30:52sur cinq pistes principales.
30:54La politique,
30:55avec des accusations
30:56portées sur des élus locaux,
30:58que connaissait bien
30:58Christian Maréchal,
31:00la piste crapuleuse,
31:01avec un dossier d'escroquerie
31:02impliquant un adjoint
31:04au maire de Chambourcy,
31:05et puis restent
31:06les pistes passionnelles,
31:08professionnelles
31:09et terroristes.
31:09À propos de cette dernière,
31:11malgré la présence
31:12insistante de Pedro C,
31:14les enquêteurs estiment
31:15qu'elle n'est pas étayée.
31:17Les investigations
31:18semblent désormais suspendues
31:19à la trace ADN
31:21relevée sous un ongle
31:22de la victime.
31:23Celle-ci,
31:24versée au FNAEG,
31:25n'a à ce jour
31:26trouvé aucune correspondance.
31:29Maître Fanny Collin
31:30est avec nous
31:31dans cette heure du crime
31:32et on la remercie
31:33d'aider à nous éclairer
31:35sur cette histoire.
31:36Christian Maréchal,
31:36vous êtes l'avocate
31:37de la famille
31:37de Christian Maréchal.
31:39Maître Fanny Collin,
31:40est-ce que ce non-lieu
31:4222 février 2024,
31:44est-ce que ce non-lieu
31:45vous l'avez vu venir ?
31:47Alors oui,
31:47on l'a vu venir
31:48parce qu'on a vu
31:49le moment
31:50où les investigations
31:52ont commencé
31:53à être de plus en plus réduites.
31:55Puis est intervenue
31:57la mise en examen
31:58de Pedro C.
32:01Et à partir du moment
32:02où on a compris
32:03que finalement
32:04les magistrats instructeurs
32:05ne croyaient pas
32:06à cette piste-là
32:08et qu'il a été
32:09libéré de détention
32:11et qu'aucune autre investigation
32:13n'a reprise ensuite.
32:14On savait que c'était terminé
32:16pour ce qui concerne
32:16l'instruction de Versailles.
32:17Et c'est tout à fait regrettable
32:20puisque vous l'avez dit
32:21il y a des investigations
32:23qui pourraient encore
32:24être faites
32:25et que le pôle Colcaise
32:27de Nanterre
32:27dont on sait
32:28à quel point
32:29il est composé
32:30de magistrats compétents
32:32et courageux
32:33et tenaces
32:35Et ce dossier-là
32:37il est typiquement
32:38celui qui entre
32:39dans le champ
32:40de compétences
32:41de ce pôle Colcaise
32:42encore une fois
32:43c'est important
32:44un nouveau regard
32:45sur un dossier
32:46une personne
32:48qui n'en a pas
32:48connaissance
32:49et qui va tout reprendre
32:50depuis le départ
32:51et puis
32:52des investigations
32:53à refaire
32:54typiquement
32:55entendre de nouveau
32:56la femme
32:56qui se cachait
32:57sous le pseudonyme
32:58Roger
32:58le voisin
32:59etc.
33:00puisque le temps
33:00a passé
33:01et les langues
33:02peuvent se délier.
33:02Quelles sont
33:03les priorités
33:05aujourd'hui ?
33:05Vous allez me dire
33:06maintenant
33:06il n'y a plus de priorité
33:07puisque l'enquête
33:08elle est fermée
33:08Plus rien
33:09Il ne se passe
33:09au moment
33:10général
33:10Plus rien
33:10Mais on est là
33:11pour en parler
33:12et on se dit
33:12après tout
33:13qu'est-ce qu'il reste
33:14à faire ?
33:14Vous dites
33:15interroger
33:16Oui
33:17Je pense
33:18Interroger
33:18Roger
33:19par exemple
33:19Il faut reprendre
33:20certaines pistes
33:21Exactement
33:21Il faut reprendre
33:22certaines pistes
33:23la piste
33:23dite passionnelle
33:24en essayant
33:26de trouver
33:27qui aurait été
33:28la maîtresse
33:29de Christian Maréchal
33:30puisque au-delà
33:31de ce fameux
33:32Roger trouvé
33:33dans le téléphone
33:34nous avons également
33:34des amis
33:35du couple Maréchal
33:37qui ont livré
33:37une confidence
33:38de Christian Maréchal
33:39peu avant sa mort
33:40où il indiquait
33:41être amoureux
33:42Ah
33:42C'est important
33:43Oui
33:43Donc là aussi
33:45on a cherché
33:46qui pouvait être
33:47cette femme
33:47dont il aurait été
33:48amoureux
33:48et on ne l'a jamais
33:50trouvé en 19 ans
33:50d'investigation
33:51Bon
33:52A priori
33:53je vois mal
33:54un homme
33:54aller confier
33:55à ses meilleurs amis
33:56qu'il est amoureux
33:56d'une femme
33:56sans donner bien sûr
33:58son identité
33:58si le fait était faux
34:00Donc
34:00est-ce que c'est Roger
34:01est-ce que c'est
34:02quelqu'un d'autre
34:02je n'en sais rien
34:03mais voilà une piste
34:04qui mérite
34:05d'être de nouveau creusée
34:07Il en est de même
34:08pour celle du voisin
34:09puisque lui
34:10finit par être écarté
34:11du rang des suspects
34:13parce que
34:14il avait
34:15l'alibi
34:16de son épouse
34:17encore une fois
34:18les langues
34:18peuvent se délier
34:20surtout
34:20des années plus tard
34:22et plus généralement
34:23je le redis
34:24que des enquêteurs
34:26avec un oeil neuf
34:27un regard neuf
34:28sur ce dossier
34:29sans avoir le nez
34:30dans le guidon
34:30puissent le reprendre
34:32et bien évidemment
34:33c'est ce que demande
34:33aujourd'hui
34:34la famille Maréchal
34:35et je ne désespère pas
34:36nous ne désespérons pas
34:38que les magistrats
34:40de Versailles
34:40et de Nanterre
34:41changent d'avis
34:42et acceptent
34:42d'intégrer
34:43cette affaire
34:44Christian Maréchal
34:45au sein du
34:46Rien n'est perdu
34:47effectivement
34:47vous pouvez essuyer
34:48un refus
34:49puis ensuite
34:49une autre porte
34:51peut s'ouvrir
34:51mais effectivement
34:52il serait bon
34:53d'enquêter
34:53parce qu'on sent
34:54qu'il y a du grain
34:54à moudre
34:55il y a beaucoup
34:56de choses
34:57à vérifier
34:58si vous aviez
34:59une préférence
35:02pensez-vous
35:03à quelle piste
35:04vous avez pas évoqué
35:05par exemple
35:06la piste politique
35:07les petites magouilles
35:09locales
35:09à Chambourcy
35:10vous sentez pas ça
35:11à titre personnel
35:12moi j'y crois pas
35:13à cette piste là
35:14mais encore une fois
35:15je ne veux rien exclure
35:16je ne veux rien exclure
35:17je ne veux pas
35:18qu'on parte du principe
35:19que l'ADN
35:19qui a été retrouvé
35:20sous les oncles
35:21de Christian Maréchal
35:22est nécessairement
35:22l'ADN du tueur
35:24pourquoi ?
35:25parce que sinon
35:25celui qui ne matche pas
35:26avec l'ADN
35:27il est écarté
35:27de la liste des suspects
35:29alors que
35:30rien ne dit
35:30que cet ADN là
35:31est celui
35:32de l'auteur du crime
35:34et donc encore une fois
35:35toutes les pistes
35:35doivent être reprises
35:37effectivement
35:37il y en a qui me paraissent
35:38en tout cas à moi
35:39plus sérieuses
35:40les pistes de proximité
35:41vous pensez que c'est
35:41une affaire de proximité
35:42je pense que c'est
35:43une affaire de proximité
35:44je pense que c'est
35:44ce que dit
35:45le mode opératoire
35:46ce mode opératoire
35:47il y soit
35:47une piste de proximité
35:49et d'ailleurs
35:49sans entrer dans les statistiques
35:51l'écrasante majorité
35:52des crimes
35:53est quand même
35:53commis
35:54par un cercle proche
35:56de la victime
35:58et je n'exclus pas non plus
36:00mais cette piste là
36:01a été très peu examinée
36:02le crime commandité
36:03c'est à dire
36:04quelqu'un oui
36:04qu'on envoie
36:05pour tuer cette personne
36:07ce qui pourrait expliquer
36:08que l'ADN
36:08ne matche avec personne
36:09puisque vous l'avez dit
36:10il y a quand même eu
36:10plus de 400 personnes
36:12qui ont été
36:13qui ont été prélevées
36:15pour savoir
36:16à qui pourrait bien
36:16appartenir
36:17cet ADN
36:18trouvé sous les ongles
36:19de la victime
36:19Christian Maréchal
36:20un ou deux tueurs
36:22alors deux tueurs
36:23là aussi
36:24la question elle est
36:25encore verte
36:25c'est étonnant
36:25c'est étonnant
36:25qu'on n'ait pas
36:27établi ça
36:27parce que le légiste
36:28au début
36:28il est assez formel
36:29il dit
36:30il y a des coups de couteau
36:32alors il dit
36:32il y a sans doute
36:32deux armes
36:33mais il dit
36:34les coups sont aussi différents
36:35il y a deux éléments
36:37qui permettent de penser
36:38de supputer
36:39qu'il pourrait y avoir eu
36:41deux tueurs
36:43c'est l'usage
36:44de deux armes
36:45et effectivement
36:46c'est tout de même
36:47pas évident
36:48quand on est une seule personne
36:49bien sûr
36:50d'utiliser deux armes
36:52puisqu'on imagine
36:52que comme les choses
36:53sont allées vite
36:54il n'y a pas eu
36:55un changement d'armes
36:56donc potentiellement
36:58deux armes différentes
36:59et effectivement
37:00des coups de couteau
37:02qui ne sont pas portés
37:04exactement
37:04de la même manière
37:05voilà
37:08l'espoir
37:09du pôle des colquaises
37:10qui va s'évanouir
37:11Christian Maréchal
37:12un flic à abattre
37:13je pense à la disparition
37:15de mon mari
37:15tous les jours
37:16je vis avec
37:17l'enquête de l'ordre du crime
37:18je vous retrouve tout de suite
37:19sur RTL
37:22tous les jours
37:23toute la journée
37:26c'est RTL
37:30l'heure du crime
37:32présentée par
37:33Jean-Alphonse Richard
37:33sur RTL
37:35dans l'heure du crime
37:36une affaire
37:37non résolue
37:38l'assassinat
37:38de Christian Maréchal
37:39le chef de la police
37:40municipale de Chambourcy
37:42c'était le 21 mars 2007
37:44une attaque
37:45au couteau
37:46à son domicile
37:47dossier clos
37:48après 17 ans
37:49d'enquête
37:49la famille va se tourner
37:51vers le pôle des colquaises
37:54mercredi 12 mars 2025
37:56maître Fanny Collin
37:57avocate de la famille Maréchal
37:59écrit au procureur de Versailles
38:00pour que le dossier
38:01Christian Maréchal
38:02soit transféré
38:03au pôle des colquaises
38:04de Nanterre
38:05les partis civils
38:06privés de la vérité
38:08sur l'identité
38:08de l'assassin
38:09de leur père
38:10et grand-père
38:11souhaitent ardemment
38:12que le dossier
38:13soit confié
38:14au pôle spécialisé
38:15écrit l'avocate
38:16la demande
38:17va être examinée
38:18pendant de longs mois
38:19mais le pôle
38:20ne se saisira pas
38:21de la procédure
38:24en avril 2020
38:25un an avant son décès
38:26Edith Maréchal
38:27faisait part
38:28dans le journal
38:28Le Parisien
38:29de sa détermination
38:30je n'ai jamais rien lâché
38:32ni moi
38:32ni mes enfants
38:33ni mes proches
38:34je pense à la disparition
38:35de mon mari
38:36tous les jours
38:37je vis avec
38:40franchement
38:40on était un couple
38:42qui avait réussi
38:43dans la vie
38:44qui avait élevé des enfants
38:45et puis qui espérait
38:47arriver à la retraite
38:48tranquillement
38:49tant que je serai là
38:50je ferai face
38:51et j'assumerai
38:51ce qu'on nous a
38:52laissé
38:53et je ferai en sorte
38:55qu'on sache
38:55pour la mémoire
38:56de mon mari
38:57pour mes enfants
38:58et mes petits-enfants
38:59pour tout le monde
38:59ce n'est pas possible
39:00sinon
39:02La voix d'Edith Maréchal
39:03l'épouse de Christian Maréchal
39:05document RTL
39:06c'était en 2008
39:08Maître Fanny Collin
39:09vous êtes avec nous
39:10dans cette heure du crime
39:10vous êtes l'avocate
39:11de la famille
39:11de Christian Maréchal
39:13alors vous n'avez pas de chance
39:15parce qu'effectivement
39:15le dossier
39:16il est fermé
39:17il y a un non-lieu
39:18c'est fini
39:18enfin fini non
39:19c'est jamais fini
39:20on va en parler
39:22le pôle des Colquais
39:24n'a pas pris le dossier
39:25il estime que
39:26effectivement la police
39:27peut encore agir sur place
39:29la police judiciaire
39:30de Versailles
39:31qu'est-ce qu'il faudrait
39:33aujourd'hui
39:33pour relancer cette affaire
39:35parce qu'on l'a dit
39:36au cours de cette émission
39:36il y a quand même
39:37beaucoup
39:38beaucoup de choses
39:38à vérifier
39:39c'est hélas
39:40souvent le cas
39:41alors qu'il y a
39:42des non-lieu
39:43qui sont prononcés
39:44mais là
39:45effectivement
39:45il y a
39:46une multitude
39:47de pistes
39:47qu'il faut regarder
39:49pour relancer cette affaire
39:50s'il n'est pas
39:51accepté
39:52au pôle Colquais
39:53il faudrait
39:54un élément nouveau
39:55c'est-à-dire
39:56un témoignage
39:58sérieux
39:59quelqu'un
40:00qui disposerait
40:01d'une information
40:02alors parfois
40:03on pense
40:04qu'on a une information
40:05soit qui n'est pas importante
40:07soit qui serait
40:08peut-être déjà connue
40:09des enquêteurs
40:11et je dis
40:12puisque vous m'ouvrez
40:13Jean-Alphonse Richard
40:14et je vous en remercie
40:14votre micro
40:15à toute personne
40:16qui détiendrait
40:17de manière directe
40:19ou indirecte
40:19la moindre information
40:20sur ce crime
40:22de ne pas hésiter
40:23à porter à la connaissance
40:24du parquet
40:25de Versailles
40:26parce que
40:27encore une fois
40:27ou même du pôle des Colquais
40:29parce que
40:30la moindre information
40:32peut-être
40:33intéressante
40:33et permettre
40:34de relancer
40:35l'enquête
40:36et peut-être
40:36enfin
40:37de découvrir
40:38qui est l'auteur
40:39ou qui sont
40:40les auteurs
40:40de ce crime
40:41qui ne peut pas
40:42rester impuni
40:43je rappelle que
40:43Christian Baréchal
40:44il n'a pas été
40:45c'est pas un crime
40:46crapuleux
40:46il n'a pas été tué
40:47dans la rue
40:48quelqu'un est entré
40:49dans son domicile
40:50il y a une organisation
40:51autour de ça
40:52le crime est très probablement
40:54prémédité
40:54la violence
40:56du mode opératoire
40:5718 coups de couteau
40:59c'est tout de même pas rien
41:00on ne peut pas accepter
41:01de se dire
41:02que marche dans la rue
41:04la personne
41:05qui s'est acharnée
41:06sur cet homme
41:07exactement
41:08alors là deux choses
41:09d'abord à Chambourcy
41:10c'est une petite ville
41:11beaucoup de choses circulent
41:13on parle beaucoup
41:13etc
41:14je pense que
41:14quasiment 20 ans
41:16après les faits
41:16on doit continuer
41:18à parler
41:19de cette affaire
41:20il y a autre chose aussi
41:21c'est que
41:22on ne l'a pas dit
41:23mais
41:23enfin on l'a suggéré
41:26Edith
41:26l'épouse
41:27il n'était pas prévu
41:28qu'elle aille à ce meeting
41:29politique ce soir-là
41:30le couple maréchal
41:31ils étaient tout le soir
41:32chez eux
41:32devant la télé
41:33etc
41:33avec leurs chaussons
41:35etc
41:35dans leur canapé
41:37voilà
41:37il ne bougeait pas
41:38ce couple
41:39ce soir-là
41:40elle part à un meeting
41:41quasiment au dernier moment
41:43il y a une surveillance
41:45il y a des hommes
41:47ou un ou des hommes
41:48qui sont pas très loin
41:50en tout cas
41:50ce qui est certain
41:51c'est que
41:53soit
41:54il y a eu une surveillance
41:55et donc
41:56pour agir
41:56le ou les tueurs
41:58ont attendu
41:59que Christian Maréchal
42:00soit seul
42:01soit potentiellement
42:03Edith Maréchal
42:04était également
42:05visée par le crime
42:06et elle a échappé
42:07un peu miraculeusement
42:08elle aurait dû
42:08se trouver
42:09à son domicile
42:10ce soir-là
42:11et ça effectivement
42:12c'est une question aussi
42:13qui se pose
42:13on le voit
42:14d'ailleurs d'où
42:14encore une fois
42:16il faudrait que
42:17l'enquête puisse se poursuivre
42:18mais d'où à un moment
42:19l'intérêt qui a été porté
42:20par les policiers
42:22à ce voisin
42:23puisque non seulement
42:23on a découvert
42:24dans son ordinateur
42:25des brouillons
42:26des lettres du corbeau
42:27c'est comme ça
42:28qu'on a su que c'était
42:28lui le corbeau
42:29mais encore lui
42:30de sa maison
42:31et de ses fenêtres
42:32il pouvait opérer
42:34cette surveillance
42:34c'est-à-dire qu'il aurait pu voir
42:35et il était le seul
42:37Christian Maréchal
42:38partir en voiture
42:39avec son épouse
42:40qu'il a déposé
42:41et revenir sans elle
42:42donc de nouvelles auditions
42:44s'imposent
42:45on espère que
42:46peut-être la justice
42:47bougera
42:47et va regarder
42:49ce dossier de près
42:50on est là aussi
42:51pour en parler
42:51Benoît Maréchal
42:53ce dossier
42:54vous êtes évidemment
42:55le fils de Christian Maréchal
42:56et vous nous accompagnez
42:57vous aussi
42:57dans cette émission
42:59ce dossier
43:00le dossier
43:01de la mort
43:02de votre père
43:03Paul des Colquais
43:04d'ailleurs
43:04ou pas Paul des Colquais
43:06mais ce dossier
43:07selon vous
43:07il faudrait qu'il soit relu
43:08qu'il soit repris en main ?
43:10Je pense que ça ferait pas de mal
43:12que le dossier soit repris
43:14par des personnes
43:14qui pourront apporter
43:15un regard nouveau
43:16sur tout ce qui a pu être fait
43:19car la police judiciaire de Versailles
43:21au fil des semaines
43:22des mois
43:23et des années qui passaient
43:24avait moins de moyens
43:26pour continuer à investiguer
43:28et je pense que la police de Versailles
43:30a été la première
43:30à être surpris
43:31que cette affaire
43:32ne sorte pas
43:33dans les 10 jours
43:3315 jours
43:34ou un mois
43:34maintenant il y a eu
43:35énormément d'auditions
43:37ils ont refermé les portes
43:38au fur et à mesure
43:39la police judiciaire de Versailles
43:42nous a toujours dit
43:42que ça serait bien
43:43que le Colquais de Nanterre
43:45reprenne le dossier
43:46puisqu'il y aurait
43:46un regard nouveau
43:47et des moyens humains
43:50suffisants
43:50pour sortir cette affaire
43:51mais effectivement
43:52je pense que
43:52l'énigme
43:53est dans les dossiers
43:55qui ont déjà été montés
43:56par la police judiciaire de Versailles
43:58ça c'est une possibilité
43:59effectivement
44:00je suis assez d'accord
44:00avec vous
44:01Benoît Maréchal
44:01Fanny Collin
44:02a un mot là-dessus
44:03on entend ce que dit
44:04votre client
44:05le fils de Christian Maréchal
44:08effectivement
44:08peut-être le nom
44:10du tueur
44:11ou des tueurs
44:12ou de l'agresseur
44:14il est dans le dossier
44:15oui
44:15c'est tout à fait possible
44:16parce qu'encore une fois
44:19la brigade criminelle
44:20de Versailles
44:20qui sont
44:21je le redis
44:22oui c'est une équipe
44:23en pointe
44:24hyper compétent
44:25ils ont vraiment
44:26travaillé dur
44:27ils ont ouvert
44:29toutes les pistes
44:30ils ont vraiment
44:31bien travaillé
44:32mais encore une fois
44:32il y a un moment
44:33quand on a le nez
44:34dans le guidon
44:35parfois on ne voit plus
44:36peut-être l'évidence
44:37voilà
44:37et donc un nouveau service
44:39de police
44:40serait très utile
44:41et probablement
44:43que soit l'auteur
44:45soit le témoin clé
44:46qui permettrait
44:47que cette affaire
44:48se résolve enfin
44:49je pense effectivement
44:50qu'il se trouve
44:51dans le dossier
44:52qui est un dossier
44:52qui est très
44:53très volumineux
44:55alors on a la chance
44:55il y a de l'ADN
44:56quand même dans ce dossier
44:57même s'il n'a pas parlé
44:58on le sait que l'ADN
44:59c'est aléatoire
45:00c'est sûrement pas
45:01la reine des preuves
45:02comme on le dit
45:02assez souvent
45:03mais enfin
45:04ça peut effectivement
45:05fonctionner
45:06Benoît Maréchal
45:07encore un mot
45:08un mot sur votre mère
45:09parce que c'est elle
45:09qui a fait avancer
45:10tout ce dossier
45:11celle qui a fait son maximum
45:13et qui s'en est rendue malade
45:14c'est ma mère
45:15ma maman
45:16elle a été omniprésente
45:17dans toutes les émissions
45:18qu'elle a pu faire
45:19dans tous les articles
45:20de journaux
45:21et pour le coup
45:23nous derrière
45:23on a pris le relais
45:24mais aujourd'hui
45:26je trouve ça dommage
45:27et j'éprouve
45:28une énorme tristesse
45:29quand j'apprends
45:30que le Paul Kolkes
45:31de Nanterre
45:32ne souhaite pas
45:33reprendre le dossier
45:34mon père
45:34était encore une fois
45:35policier municipal
45:36il a été assassiné
45:37de 17 coups de couteau
45:38que Nanterre
45:39ne reprenne pas
45:40ce dossier
45:40pour moi
45:41c'est une énorme déception
45:43merci beaucoup
45:44Benoît Maréchal
45:45et M. Fanny Collin
45:46d'avoir été tous les deux
45:47les invités
45:48de l'heure du crime
45:49merci à l'équipe de l'émission
45:50rédactrice en chef
45:51Justine Vigneault
45:52préparation Lisa Canales
45:53Valentin Bardet
45:54réalisation en direct
45:55Jonathan Grimm
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