- il y a 6 semaines
Donald Trump affirme que des négociations directes sont en cours entre les États-Unis et l'Iran. Le président américain a déclaré qu'une figure politique de Téhéran avait rencontré des responsables de Washington, mais les Iraniens démentent catégoriquement cette information. On en parle avec : Antoine Heulard, correspondant BFMTV à Washington D.C. (Etats-Unis). Ulysse Gosset, éditorialiste politique internationale BFMTV. Muriel Domenach, ancienne ambassadrice auprès de l'OTAN. Jérôme Clech, consultant défense BFMTV. Siavosh Ghazi, correspondant RFI et France 24 à Téhéran (Iran). Général Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFMTV. et Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale BFMTV. Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône, coordinateur de "La France insoumise". Bernard Guetta, député européen Renew, spécialiste géopolitique. Général Benoît Durieux, ancien directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale. Nicolas Poincaré, grand reporter, et rédacteur en chef Ligne Rouge BFMTV. Hugo Smague, envoyé spécial BFMTV, avec Aristide Saadna à Tel-Aviv (Israël). Nicolas Coadou, envoyé spécial BFMTV, avec Théo Touchals à Beyrouth (Liban). Et Didier François, éditorialiste politique internationale BFMTV à Doha (Qatar).
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00:00:00Générique
00:00:04Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue pour la suite de cette édition spéciale.
00:00:07Est-on ce soir face à un rebondissement, rebondissement spectaculaire au 24e jour de guerre ?
00:00:12Donald Trump affirme en tout cas que des négociations directes sont en cours entre Américains et Iraniens.
00:00:17Le président américain dit même qu'un accord en 15 points serait sur la table,
00:00:21qu'une des figures politiques de Téhéran parle avec Washington.
00:00:25Sauf que ce soir, les Iraniens démentent absolument tout.
00:00:28Alors est-ce un tournant ou un énorme leurre ?
00:00:31C'est la question qu'on va poser ce soir.
00:00:32On va en parler d'abord évidemment avec nos reporters ce soir sur le terrain.
00:00:35Regardez, ils sont prêts pour nous accompagner dans cette édition spéciale de Washington à Tel Aviv,
00:00:40d'Adhéra en Israël jusqu'à Téhéran en passant par Beyrouth et Doam au Qatar.
00:00:46Nos reporters sont prêts, nos invités aussi en plateau.
00:00:50Avec nous ce soir Elsa Vidal, Jérôme Klesch, Ulysse Gosset, Muriel Domenac.
00:00:55Bonsoir, merci d'être avec nous également.
00:00:56Ancien ambassadrice auprès de l'OTAN, le général Pellistrandi.
00:00:59Bonsoir.
00:01:00Elisa Hadeff avec nous pour les infos de dernière minute.
00:01:02D'abord, la phrase du jour signée Donald Trump.
00:01:05Il y a donc selon lui des négociations directes entre Américains et Iraniens.
00:01:13Les discussions sont excellentes.
00:01:16Elles sont en bonne voie.
00:01:17Elles se sont déroulées hier soir et avant-hier soir également.
00:01:22Et je pense que c'est en bonne voie.
00:01:27Ils veulent la paix.
00:01:28De toute façon, ils ne peuvent plus avoir l'arme nucléaire maintenant.
00:01:31Donc on verra bien comment ça se termine.
00:01:33Antoine Ellard nous attend direct de la Maison-Blanche.
00:01:36Antoine, qu'y a-t-il derrière ces négociations ?
00:01:38Qui négocie ?
00:01:39Qu'est-ce qui est en train d'être négocié ?
00:01:41Est-ce que tout ça est sérieux et crédible ?
00:01:47Écoutez, côté américain, ceux qui négocient, selon Donald Trump,
00:01:51ce sont ces hommes de confiance, Steve Witkoff et Jared Kushner,
00:01:54les deux hommes chargés de toutes les négociations internationales
00:01:57sur l'Ukraine ou sur Gaza déjà auparavant.
00:02:00Est-ce que c'est sérieux ?
00:02:01Ce qui est certain, c'est que Donald Trump a surpris tout le monde.
00:02:03Il surprend en disant que des discussions ont lieu
00:02:05alors qu'il y a quelques jours, il disait qu'il n'avait aucune envie
00:02:08de conclure un accord de cessez-le-feu avec l'Iran.
00:02:11Il surprend encore davantage lorsqu'il déclare que ces négociations
00:02:15avancent très vite en l'espace de deux jours.
00:02:16Quinze points d'accord majeur auraient déjà été trouvés avec Téhéran.
00:02:21Donald Trump qui se donne cinq jours pour conclure ce deal,
00:02:24mais il laisse entendre que les choses pourraient aller encore plus vite
00:02:27et que ça pourrait être réglé dans les tous prochains jours.
00:02:30Ici, on s'interroge, est-ce que Donald Trump est sincère
00:02:32et sérieux lorsqu'il évoque ces discussions
00:02:34ou est-ce que tout cela n'est qu'un grand coup de bluff
00:02:36pour endormir les Iraniens et frapper encore plus fort derrière ?
00:02:39Ce qui est certain, en tout cas, c'est que la semaine dernière,
00:02:42le Pentagone a mobilisé plusieurs unités de marines,
00:02:44des troupes qui sont en route actuellement pour le Moyen-Orient
00:02:47et qui seront sur place dans les prochains jours.
00:02:49Sa torde de mobilisation, en tout cas, n'a pas changé.
00:02:52C'est ce qu'ont indiqué plusieurs sources militaires aux médias CBS.
00:02:56Antoine Ellard, en direct de la Maison-Blanche pour BFM TV.
00:02:59Ulysse Gosset, la première question est pour vous.
00:03:01Est-ce qu'on est face ce soir à un tournant dans cette guerre,
00:03:0424e jour et ce tournant annoncé par Trump,
00:03:07ou un énorme leurre ?
00:03:08C'est la quatrième fois depuis le début de la guerre
00:03:10que Trump dit « les Iraniens veulent négocier,
00:03:13j'ai accepté et on va voir ce qui se passe ».
00:03:15Est-ce que c'est la bonne ?
00:03:16Alors, en tout cas, la volonté est claire de la part de Trump
00:03:20de calmer le jeu, de rassurer les Américains,
00:03:22de faire remonter la bourse, de faire baisser le pétrole
00:03:25et de trouver une porte de sortie à cette crise
00:03:27qui dure depuis trop longtemps.
00:03:29Il l'a déjà dit à plusieurs reprises,
00:03:31il avait prévu une guerre de 4 à 5 semaines au maximum
00:03:34et on en a déjà à 4 semaines
00:03:36et on voit bien que c'est l'impasse.
00:03:38En tout cas, on ne voit pas comment il peut avancer rapidement.
00:03:41Donc, il a envie d'en sortir.
00:03:43Et d'autant plus qu'effectivement,
00:03:45la situation se dégrade sur l'économie,
00:03:47que les élections américaines de novembre approchent
00:03:50et que les Américains s'interrogent et s'inquiètent.
00:03:53Donc, il doit faire quelque chose.
00:03:55En tout cas, essayer de montrer qu'il est pour une sortie apaisée,
00:03:58une sortie diplomatique de la crise.
00:04:00Maintenant, il donne 5 jours aux Iraniens
00:04:02et en 5 jours, il peut se passer beaucoup de choses.
00:04:05Et en particulier, la préparation de l'offensive terrestre,
00:04:08en tout cas, peut-être d'une cible de certains objectifs
00:04:11avec les Marines, des commandos au sol, des portes spéciales...
00:04:13Ceux dont parlait Antoine Olar à l'instant, la Maison Blanche.
00:04:16C'est tout à fait possible.
00:04:17Et c'est toujours possible.
00:04:18C'est-à-dire que c'est le gros bâton
00:04:20suivi d'une offre de négociation
00:04:22et la menace du bâton qui continue.
00:04:24Mais ce soir, on a quand même le sentiment
00:04:26qu'il veut revenir à ce scénario
00:04:27qu'on pourrait appeler le scénario Maduro
00:04:29à la Veigneuse-Géluenne.
00:04:30C'est-à-dire qu'en fait, on décapite
00:04:32une bonne partie du régime,
00:04:33mais on garde les structures du régime
00:04:35et on négocie pour trouver un accord
00:04:37qui soit, je dirais, acceptable par les deux parties.
00:04:40Parce que Trump dit ce soir
00:04:42qu'il y a une top personne,
00:04:43quelqu'un tout en haut,
00:04:44avec qui les Américains négocient.
00:04:46On en parlera dans un instant
00:04:47de cette top personne un peu mystérieuse
00:04:49parce qu'il y a un nom qui circule beaucoup.
00:04:50Noël Doménac, vous avez une connaissance fine
00:04:53des négociations de ce genre.
00:04:55Est-ce que tout ça vous paraît sérieux ce soir ?
00:04:58Écoutez, ce qui est sérieux,
00:04:59c'est que le président américain,
00:05:01confronté à une alternative entre l'escalade
00:05:04ou recherché un sauvetage de face,
00:05:06semble opter pour un sauvetage de face.
00:05:09Nous, honnêtement, c'est plutôt notre intérêt.
00:05:12Nous, on souhaite une...
00:05:13Nous, je dis nous, européens.
00:05:15C'est-à-dire, on a des ressortissants,
00:05:19on a des intérêts économiques,
00:05:20on a évidemment intérêt à la sécurité
00:05:22de nos approvisionnements énergétiques,
00:05:24on a intérêt à éviter une nouvelle dégradation
00:05:26de la situation dans la région,
00:05:28notamment au Liban,
00:05:29où nous avons 700 personnels.
00:05:32Bref, si Trump opte pour l'option du sauvetage de face
00:05:37parce que celle de l'escalade,
00:05:39une nouvelle escalade n'était pas faisable,
00:05:43tant mieux.
00:05:43Après, moi, je ne suis pas une spécialiste de l'Iran,
00:05:46mais j'ai une bonne expérience de la négociation.
00:05:49Vous savez, le discours sur la négociation,
00:05:52c'est un théâtre.
00:05:54Donc, il ne faut pas prendre au pied de la lettre
00:05:56ce qu'il dit.
00:05:57Le message, c'est qu'il cherche une voie de sortie,
00:06:00tant mieux.
00:06:01Le deuxième point sur la négociation
00:06:03qu'il faut avoir à l'esprit,
00:06:04c'est la gestion du temps.
00:06:06Pour négocier, il faut maîtriser le tempo.
00:06:10Là, il dit tout de suite, c'est cinq jours.
00:06:12Oui, mais il a montré à quel point
00:06:15les ultimatums étaient flexibles.
00:06:19En fait, il s'est un peu coincé
00:06:20à chaque fois qu'il donnait des ultimatums.
00:06:22Il y a deux jours, c'était deux jours
00:06:24et aujourd'hui, c'est cinq jours.
00:06:25Voilà, exactement.
00:06:25Et il ne faut pas, dans son propre intérêt,
00:06:29s'il veut réussir cette négociation,
00:06:31qu'il se montre pressé.
00:06:32Quand vous êtes demandeur d'un résultat
00:06:35le plus vite possible,
00:06:36l'autre partie en joue
00:06:37et c'est d'ailleurs ce que font les Iraniens.
00:06:39Voilà.
00:06:39Donc, il va devoir gérer le temps.
00:06:41Mais encore une fois,
00:06:42du point de vue des intérêts des Européens,
00:06:45de nos compatriotes,
00:06:47tant mieux qu'il puisse y avoir une désescalade
00:06:49et on verra après ce qu'on peut faire,
00:06:51nous, Européens,
00:06:51pour contribuer à la sécurisation
00:06:54et à la liberté de circulation
00:06:56dans le détroit d'Europe.
00:06:57Dans une seconde,
00:06:58on entendra la réaction de Benyamin Netanyahou.
00:07:00Pas totalement raccord
00:07:02avec Donald Trump ce soir.
00:07:04Comme il se doit.
00:07:05Comme il se doit.
00:07:05Il y a nécessairement
00:07:06plus d'une feuille de papier à cigarette
00:07:08qui s'est glissée
00:07:09entre les deux alliés
00:07:10dont on suspectait depuis le début
00:07:12qu'ils ne poursuivaient pas
00:07:13exactement les mêmes objectifs
00:07:15et pas véritablement
00:07:16le même calendrier.
00:07:18Mais pour l'instant,
00:07:19on est en droit d'abord
00:07:21de bien mesurer la différence
00:07:22qu'il y a de description
00:07:24de la situation
00:07:24avec les Iraniens
00:07:25qui, eux,
00:07:27continuent de dire
00:07:27non,
00:07:28on n'a pas négocié.
00:07:29On a peut-être négocié
00:07:30sur le fait qu'il y aurait
00:07:31des négociations
00:07:32mais on n'a pas commencé
00:07:34ces négociations.
00:07:34Vraiment à négocier.
00:07:35Alors que Trump dit
00:07:35il y a 15 points
00:07:36et il commence à être d'accord
00:07:37sur l'essentiel,
00:07:37notamment sur le nucléaire.
00:07:38Absolument.
00:07:38Et même sur qui il va négocier,
00:07:40finalement,
00:07:40personne n'est d'accord
00:07:41parce que Steve Vickhoff
00:07:42et Jared Kushner
00:07:43ont l'air d'être mis de côté
00:07:44en tout cas à Islamabad
00:07:46qui leur préférerait
00:07:47J.D. Vance
00:07:48puisqu'il n'apprécie pas
00:07:49le profil de Vickhoff.
00:07:51Tout est flou
00:07:52et tout est différent.
00:07:53Et finalement,
00:07:53on devra peut-être
00:07:54aux Iraniens
00:07:55une sortie de crise
00:07:57qui aurait pu être mondial.
00:07:58Il y a quand même un pays
00:07:58qui sort du jeu comme ça,
00:08:00c'est le Pakistan,
00:08:00c'est Islamabad.
00:08:01Parce que ça pourrait
00:08:02se tenir là-bas.
00:08:02On dit que ça pourrait avoir lieu.
00:08:03Enfin, c'est les Américains
00:08:04qui disent
00:08:04samedi prochain à Islamabad.
00:08:06Rendez-vous à Islamabad.
00:08:07Ça fait comme un roman d'espionnage.
00:08:09C'est la première fois
00:08:10depuis le début de la guerre
00:08:10qu'on a une telle hypothèse.
00:08:12Est-ce que c'est crédible ou pas ?
00:08:13En tout cas,
00:08:14les Pakistanais,
00:08:15eux, discutent déjà
00:08:16et ouvertement
00:08:17avec les Iraniens.
00:08:18Avant votre rendez-vous
00:08:19à Islamabad,
00:08:20Tel Aviv nous attend.
00:08:21Benyamin Netanyahou,
00:08:22sa première réaction ce soir
00:08:23à cette annonce
00:08:23donc surprise de Donald Trump
00:08:25qui parle de négociations
00:08:26ce soir avec les Iraniens.
00:08:27Benyamin Netanyahou,
00:08:28pas totalement
00:08:28sur la même longueur d'onde.
00:08:32Tout à l'heure,
00:08:33j'ai parlé avec mon ami
00:08:35le président Trump.
00:08:36Il pense qu'il y a
00:08:38une possibilité
00:08:39de mener un levier
00:08:42pour préserver
00:08:43les intérêts
00:08:45des Américains
00:08:47et des Israéliens,
00:08:48de tirer parti,
00:08:50de profiter
00:08:51des réalisations énormes
00:08:53que nous avons faites
00:08:54pendant cette campagne.
00:08:55Nous continuons
00:08:57à frapper très fort
00:08:58les Iraniens
00:09:00et le Hezbollah
00:09:01et nous avons
00:09:03beaucoup de possibilités
00:09:04devant nous.
00:09:04Nous allons veiller
00:09:06à préserver
00:09:07nos intérêts essentiels
00:09:09dans tous les cas.
00:09:10Nous continuons
00:09:11à frapper,
00:09:12Jérôme Clech.
00:09:12Voilà ce que dit
00:09:13Benyamin Netanyahou.
00:09:13On a d'un côté Trump
00:09:14qui dit
00:09:14on négocie
00:09:15et je suis prêt
00:09:15pendant cinq jours
00:09:16à retenir un peu
00:09:18la force armée.
00:09:19Il y a visiblement
00:09:20encore des bombardements
00:09:20américains
00:09:21mais à retenir un peu.
00:09:22Netanyahou,
00:09:22dis-nous,
00:09:23on continue.
00:09:24Évidemment
00:09:24parce que
00:09:25depuis le début,
00:09:26ce n'est pas une surprise
00:09:26pour vous,
00:09:27Maxime.
00:09:28Notre analyse,
00:09:28c'était qu'il y avait
00:09:30une orthogonalité totale
00:09:31dès le départ
00:09:33entre Benyamin Netanyahou
00:09:34et Donald Trump.
00:09:35Et on voit bien
00:09:36que Donald Trump
00:09:37est sur une ligne de crête
00:09:38entre une sortie piteuse
00:09:39d'un côté
00:09:40et un désastre
00:09:41qui sera historique
00:09:42de l'autre
00:09:42et que Benyamin Netanyahou,
00:09:44on sent dans un élan,
00:09:46est-ce que c'est l'ultime élan ?
00:09:47On ne sait pas,
00:09:47mais dans un élan supplémentaire,
00:09:49essaye,
00:09:50tractionne
00:09:51pour faire basculer
00:09:52finalement
00:09:53Donald Trump
00:09:53de son côté
00:09:54et le garder
00:09:55arrimé
00:09:55à cet engagement
00:09:57dont on voit bien
00:09:58effectivement
00:09:59que Donald Trump
00:10:00a cherché à sortir
00:10:01au premier jour
00:10:02finalement
00:10:03de l'engagement.
00:10:04Et c'est ce qu'il essaye
00:10:05de faire.
00:10:06Alors Donald Trump
00:10:07du coup
00:10:07est pris entre deux feux.
00:10:09D'un côté,
00:10:10effectivement,
00:10:11les Israéliens,
00:10:11enfin Benyamin Netanyahou
00:10:12pour dire la chose clairement,
00:10:13qui ne souhaitent pas
00:10:14la fin
00:10:15de cet engagement en Iran
00:10:16et qui si
00:10:17l'engagement en Iran
00:10:18prenait fin,
00:10:19se rabattrait
00:10:20sur un plein engagement
00:10:21au Liban
00:10:21contre le Hezbollah,
00:10:22ça c'est acquis.
00:10:22Il aura au moins gagné ça.
00:10:26Et puis,
00:10:26le deuxième feu,
00:10:27c'est le feu iranien.
00:10:28Là,
00:10:29deux sources
00:10:30à confirmer
00:10:31au conditionnel
00:10:32des autorités iraniennes
00:10:34auraient confirmé
00:10:36qu'il y avait
00:10:36des négociations
00:10:37mais en posant
00:10:38un certain nombre
00:10:38de conditions
00:10:39que les Américains
00:10:40admettent l'agression,
00:10:42qu'il y ait des compensations
00:10:44sur les infrastructures nucléaires,
00:10:46ça chiffre en milliards,
00:10:48bref,
00:10:48pose leurs conditions
00:10:49et leur agenda.
00:10:50qu'ils seraient pris
00:10:51sous deux feux.
00:10:52On va aller du côté
00:10:52de Téhéran,
00:10:53justement,
00:10:53retrouver
00:10:54Siavoj Ghazi,
00:10:55correspondant de France 24
00:10:56et d'RFI Siavoj.
00:10:57Que dit officiellement ce soir,
00:10:59que disent officiellement
00:11:00les Iraniens ?
00:11:01Négociation ou pas ?
00:11:04Alors,
00:11:04il y a deux choses.
00:11:06D'une part,
00:11:06pas de négociation directe
00:11:08avec les États-Unis,
00:11:09pas question de négocier
00:11:11avec Donald Trump
00:11:12qui a trahi la diplomatie,
00:11:15mais en revanche,
00:11:16depuis deux heures,
00:11:17il y a des contacts diplomatiques
00:11:19entre le ministre iranien
00:11:20et les effets étrangers
00:11:21avec ses homologues.
00:11:22Alors,
00:11:23je cite
00:11:23les pakistanais,
00:11:27omanais,
00:11:28azerbaïdjanais,
00:11:29mais aussi
00:11:30donc égyptiens,
00:11:33saoudiens,
00:11:34russes
00:11:35et d'autres encore.
00:11:37Donc,
00:11:38pour parler,
00:11:39alors,
00:11:39bien évidemment
00:11:40des conditions
00:11:42d'un arrêt
00:11:44des hostilités
00:11:47entre l'Iran
00:11:48et les États-Unis.
00:11:50La condition
00:11:51pour Téhéran,
00:11:52c'est qu'il y ait
00:11:52des compensations
00:11:54importantes,
00:11:54plus de 100 milliards
00:11:57de dollars.
00:11:57L'Iran exige maintenant
00:11:59plus que ça,
00:12:00plus que ça,
00:12:01on parle même
00:12:01de plus de 200 milliards
00:12:03de dollars
00:12:04de compensations
00:12:05pour toutes les destructions
00:12:06qui ont été commises
00:12:08contre l'Iran
00:12:10en Iran
00:12:11depuis le début
00:12:12de la guerre.
00:12:13Cette fois-ci,
00:12:14mais aussi en juin
00:12:142025.
00:12:16Et également,
00:12:17pas question non plus
00:12:18qu'il y ait
00:12:19un contrôle commun
00:12:21du trafic maritime
00:12:23dans le détroit
00:12:23d'Hormuz
00:12:24entre l'Iran
00:12:25et les États-Unis,
00:12:26ce que Téhéran
00:12:27refuse totalement
00:12:28dans ces conditions.
00:12:31Téhéran
00:12:31qui affirme
00:12:32de plus en plus
00:12:33qu'il a la haute main
00:12:35et qu'il n'est pas question
00:12:36que les États-Unis
00:12:38interviennent
00:12:38dans le trafic maritime
00:12:40dans le détroit
00:12:41d'Hormuz.
00:12:41et aussi,
00:12:42dernière condition,
00:12:44c'est que
00:12:44toutes les bases américaines
00:12:46dans les régions
00:12:46soient fermées,
00:12:48que les soldats américains
00:12:49quittent
00:12:50toutes les bases
00:12:52américaines
00:12:53dans la région,
00:12:54notamment,
00:12:55par exemple,
00:12:55l'Arabie saoudite
00:12:56à Bahreïn,
00:12:57aux Émirats arabes unis,
00:12:59au Koweït,
00:13:00mais aussi en Irak.
00:13:01des conditions
00:13:02très fermes
00:13:04de la part
00:13:05de Téhéran
00:13:05qui sont mises
00:13:08sur la table,
00:13:10notamment lors
00:13:10de cette discussion
00:13:12avec tous les chefs
00:13:14de la diplomatie
00:13:15des pays
00:13:16de la région.
00:13:17Merci beaucoup,
00:13:17Siavoj Ghazi,
00:13:18en direct de Téhéran
00:13:19ce soir,
00:13:19Muriel Demenac.
00:13:19On le voit,
00:13:21les termes de la discussion
00:13:22sont peut-être
00:13:23en train d'être posés,
00:13:24mais alors,
00:13:24on est sur des positions
00:13:26diamétralement opposées.
00:13:27Les Américains
00:13:28ne pourront jamais accepter
00:13:29de fermer leur base
00:13:30dans la région.
00:13:31Sur le Détronormus,
00:13:32Trump disait précisément
00:13:33cet après-midi,
00:13:34vous inquiétez pas,
00:13:34il va bientôt rouvrir
00:13:35et il y aura
00:13:36un contrôle conjoint
00:13:38irano-américain.
00:13:40Là,
00:13:41on part quand même,
00:13:41c'est le principe,
00:13:42même de,
00:13:42comment dire,
00:13:43c'est la grammaire
00:13:43des négociations
00:13:44dans ces cas-là.
00:13:45Chacun arrive
00:13:46avec des revendications
00:13:49très optimales,
00:13:50très élevées.
00:13:51Moi,
00:13:51je n'ai pas l'expérience
00:13:52de la négociation directe
00:13:53avec les Iraniens,
00:13:53mais vous savez
00:13:54que la diplomatie française
00:13:55en a une expérience
00:13:58extrêmement fourraine
00:13:59les Français avaient joué
00:14:00un rôle essentiel
00:14:01dans la finalisation
00:14:02de l'accord de 2015,
00:14:04le fameux JCPOA,
00:14:05dont Trump était sorti
00:14:07en 2018
00:14:07pour en fait rechercher
00:14:09fin février
00:14:09quelque chose
00:14:10qui s'en rapprochait.
00:14:11Et ce que rapportent
00:14:13mes collègues
00:14:14de leur expérience
00:14:14de négociation
00:14:15avec les Iraniens,
00:14:16c'est qu'ils sont
00:14:16extrêmement patients,
00:14:18extrêmement compétents
00:14:19et qu'ils répètent
00:14:20de façon comme ça
00:14:22inlassable
00:14:23leur position.
00:14:24Ça fait partie du théâtre,
00:14:26il ne faut évidemment
00:14:27pas les prendre au mot,
00:14:29mais là,
00:14:29ça veut dire que...
00:14:30Au tour en direct
00:14:31pour la suite
00:14:31de cette édition spéciale
00:14:32dans un instant,
00:14:33la guerre en Iran
00:14:33avec ce rebondissement
00:14:35spectaculaire ce soir.
00:14:36À moins que ce ne soit
00:14:36un leurre,
00:14:37mais des négociations
00:14:38directes auraient lieu
00:14:39entre Américains et Iraniens.
00:14:40Il se parle,
00:14:41c'est en tout cas
00:14:41ce que dit Donald Trump
00:14:43ce soir.
00:14:43Trump qui affirme
00:14:44même être proche
00:14:44d'un accord avec Téhéran.
00:14:46Les Iraniens ce soir
00:14:47très clairement démentent,
00:14:48faut-il y croire ?
00:14:49On verra ça tout à l'heure.
00:14:50Mais d'abord,
00:14:50les municipales,
00:14:51le jour d'après.
00:14:52Bonsoir Manuel Bompard.
00:14:54Merci beaucoup
00:14:54d'être avec du coordinateur
00:14:55de la France Insoumise
00:14:56et député évidemment
00:14:58de la France Insoumise.
00:14:59Vous serez interrogé ce soir
00:15:00par Marie Chantret,
00:15:01la chef du service politique
00:15:01de BFM TV,
00:15:03par Guillaume Daré
00:15:04et par Yves Tréhard.
00:15:05Bonsoir à tous les trois.
00:15:06Bonsoir.
00:15:07Pour commencer,
00:15:07Manuel Bompard,
00:15:08c'est très simple,
00:15:09les socialistes
00:15:10et Raphaël Glucksmann
00:15:11ont un message pour vous.
00:15:13Jean-Luc Mélenchon
00:15:15est devenu aujourd'hui
00:15:16le boulet de la gauche.
00:15:17La réalité d'ailleurs,
00:15:19ses propres amis
00:15:20devraient s'en rendre compte.
00:15:21Les alliances avec
00:15:21la France Insoumise
00:15:22n'ont pas fonctionné.
00:15:23Oui,
00:15:24la France Insoumise
00:15:25nous a fait perdre.
00:15:26Il n'y a plus de place
00:15:27pour l'ambiguïté stratégique
00:15:28parce qu'il reste l'ambiguïté
00:15:30et ça ne fait pas une stratégie.
00:15:31La gauche républicaine
00:15:32qui refuse l'alliance
00:15:33avec les filles,
00:15:34elle gagne.
00:15:34La tambouille,
00:15:35ça ne fonctionne pas.
00:15:37La seule manière
00:15:39de gagner,
00:15:40c'est la clarté.
00:15:41Je les cite
00:15:42Vous avez donc fait perdre
00:15:43la gauche hier soir.
00:15:45Qu'est-ce que vous répondez
00:15:45à la direction du PS ?
00:15:46Le congrès du Parti Socialiste
00:15:48a commencé.
00:15:49Je pense qu'ils sont
00:15:50en train de se positionner.
00:15:51J'ai bien compris
00:15:52que l'opposition à Olivier Faure
00:15:54essaye sans doute
00:15:55de le débarquer
00:15:56de sa fonction.
00:15:57Bref,
00:15:57franchement,
00:15:58tout ça m'intéresse peu.
00:15:59Ce que je regarde,
00:16:00moi,
00:16:00c'est les faits.
00:16:01Les faits,
00:16:02d'abord,
00:16:02c'est que lors
00:16:03de ces élections municipales,
00:16:04la France Insoumise
00:16:05qui a 10 ans,
00:16:06qui a abordé
00:16:07pour la première fois
00:16:08vraiment ce scrutin,
00:16:10fait une percée,
00:16:11une progression,
00:16:12qui a une progression remarquable.
00:16:13Ça se résume
00:16:14à deux chiffres,
00:16:15vous savez.
00:16:15La France Insoumise
00:16:16dirigeait zéro commune
00:16:17parmi les 50 communes
00:16:18les plus peuplées de France.
00:16:20Aujourd'hui,
00:16:20elle va en diriger deux,
00:16:22Saint-Denis et Roubaix.
00:16:24Il y avait à peu près
00:16:2430 000 habitants
00:16:25qui vivaient
00:16:26dans une commune
00:16:26dirigée par la France Insoumise.
00:16:28Demain,
00:16:28il y en aura 550 000,
00:16:30c'est-à-dire 18 fois plus.
00:16:32Parce que vous êtes concentré
00:16:33sur des secteurs
00:16:34plus que pour vous étendre
00:16:35dans toute la France,
00:16:36ce qui est vrai.
00:16:36Attendez,
00:16:37après,
00:16:37on pourra parler
00:16:38de toute la France
00:16:38si vous voulez.
00:16:39Je vous dis juste
00:16:40qu'il y a 18 fois plus
00:16:41de citoyennes
00:16:43et de citoyens
00:16:43qui demain vont vivre
00:16:44dans une commune
00:16:45dirigée par la France Insoumise
00:16:46qu'avant.
00:16:46Donc ça,
00:16:47c'est le résultat
00:16:47de la France Insoumise
00:16:49dans ses élections municipales.
00:16:50Donc c'est une percée
00:16:51qui est une percée remarquable.
00:16:52Après,
00:16:52quand j'entends,
00:16:53pardon M. Tréard,
00:16:54c'est quand même hallucinant.
00:16:56C'est-à-dire,
00:16:57j'entends des socialistes
00:16:58qui,
00:16:58il y a 15 jours,
00:17:00disaient
00:17:00plus jamais
00:17:01avec la France Insoumise.
00:17:02Il y a une semaine,
00:17:03nous suppliaient
00:17:04de vouloir faire des fusions
00:17:06pour essayer de sauver
00:17:06leur maire
00:17:07qui était en très mauvaise posture
00:17:09et à 20h01 hier soir,
00:17:11parce que leur maire
00:17:11en très mauvaise posture
00:17:12ont perdu,
00:17:13viennent nous dire
00:17:14non,
00:17:14finalement,
00:17:14ce n'est pas de notre faute
00:17:15si on a perdu,
00:17:15c'est de la faute des Insoumis.
00:17:17Franchement,
00:17:17c'est ridicule.
00:17:18Regardez les cartes
00:17:19et regardez les chiffres.
00:17:20Je vous montre une carte.
00:17:22Les grandes villes
00:17:23où la gauche partait unie
00:17:24au deuxième tour,
00:17:25y compris unie avec vous.
00:17:26Oui.
00:17:27Voici ce que ça a donné
00:17:28à la fin.
00:17:29Victoire à Grenoble,
00:17:30Lyon,
00:17:30Nantes,
00:17:30Tours,
00:17:31mais défaite à Toulouse,
00:17:32Brest,
00:17:32Clermont,
00:17:33Tulle,
00:17:33Cherbourg,
00:17:33Limoges,
00:17:34Besançon,
00:17:35c'est cette carte
00:17:35qui amène le PS
00:17:36à vous attaquer.
00:17:37Mais alors regardez,
00:17:38prenons...
00:17:38En disant,
00:17:38on aurait dû gagner
00:17:39ou vous nous avez fait perdre.
00:17:40Mais ce n'est pas vrai.
00:17:41Dans aucune de ces villes-là,
00:17:44dans aucune des villes
00:17:44que vous montrez là,
00:17:46où il y a eu des fusions
00:17:48au deuxième tour,
00:17:49dans aucune d'entre elles,
00:17:50s'il n'y avait pas eu de fusion
00:17:52et si le Parti Socialiste
00:17:52était resté tout seul
00:17:54au deuxième tour,
00:17:55aucune de ces villes-là
00:17:56n'aurait gagné.
00:17:56C'est en partie vrai,
00:17:58mais j'ai quand même
00:17:59quelques remarques à vous faire.
00:18:00On va prendre Toulouse.
00:18:01Trois remarques sur Toulouse.
00:18:03Très intéressant.
00:18:04Toulouse,
00:18:04il y a eu un sursaut
00:18:06de l'électorat
00:18:06en faveur de M. Moudinck
00:18:08qui a gagné 30 000 voix
00:18:11entre le premier
00:18:12et le deuxième tour.
00:18:13Attendez,
00:18:13ce n'est pas terminé.
00:18:15Dans la même ville,
00:18:16le nombre de bulletins
00:18:17blancs ou nuls,
00:18:18c'est-à-dire,
00:18:19probablement,
00:18:20c'est une supposition,
00:18:21un électorat de gauche
00:18:23mais qui ne veut pas voter
00:18:24parce qu'il y a cette fusion,
00:18:26il a doublé,
00:18:28voire triplé
00:18:28selon les villes.
00:18:30Troisième chose,
00:18:32quand il y a des triangulaires,
00:18:34le candidat le plus faible
00:18:36de la triangulaire
00:18:37ou de la quadrangulaire,
00:18:38d'ailleurs,
00:18:39vous apercevez
00:18:39que son résultat,
00:18:41il fond comme neige au soleil.
00:18:43Ça veut dire que quand même,
00:18:44il y a eu un réflexe
00:18:46anti-LFI,
00:18:48me semble-t-il,
00:18:49même si,
00:18:49même si,
00:18:50dans les villes en question,
00:18:52seules ou avec
00:18:53les communistes
00:18:54et les écologistes,
00:18:56ils ne seraient pas...
00:18:56Réflexe anti-LFI.
00:18:57Non, attendez,
00:18:58c'est intéressant,
00:18:59c'est bien,
00:19:00on prend des cas concrets.
00:19:01Je vais vous dire une chose,
00:19:02M. Traillard,
00:19:02vous pourrez vérifier
00:19:03si ce que je vais vous dire
00:19:04est vrai ou pas.
00:19:05François Picmal,
00:19:06à la tête de la liste
00:19:07de rassemblement
00:19:08au second tour
00:19:08de l'élection municipale
00:19:09à Toulouse,
00:19:11dimanche,
00:19:12réalise dimanche
00:19:13le nombre de voix
00:19:14le plus important
00:19:16qui n'a jamais été réalisé
00:19:17par un candidat
00:19:18de gauche
00:19:19au second tour
00:19:19de l'élection municipale
00:19:20à Toulouse.
00:19:21Il fait 25 000 voix
00:19:22de plus
00:19:23qu'en 2020.
00:19:25En 2020,
00:19:25on pourrait me dire
00:19:26que c'était le Covid.
00:19:26C'était particulier.
00:19:27Mettons-le de côté,
00:19:28il fait 10 000 voix
00:19:29de plus
00:19:30qu'à l'élection municipale
00:19:31précédente de 2014.
00:19:33Alors,
00:19:33si vous arrivez
00:19:34à m'expliquer pourquoi,
00:19:35alors qu'il y aurait eu
00:19:36un effet repoussoir,
00:19:37puisque c'est ça
00:19:37la thèse que vous développez là,
00:19:40il fait un record
00:19:41du nombre de voix
00:19:42réalisé par un candidat
00:19:43de gauche au second tour,
00:19:44vous voyez qu'il y a
00:19:44quelque chose qui est
00:19:45mal.
00:19:45Vous racontez la moitié
00:19:46de l'histoire,
00:19:47Manuel Bompard.
00:19:48J'ai regardé aussi,
00:19:49les chiffres que vous donnez
00:19:49sont parfaitement vrais,
00:19:50il n'y a aucun problème.
00:19:51J'ai regardé l'écart
00:19:52entre Jean-Luc Moudinck
00:19:54et le candidat de gauche
00:19:55qui l'affronte
00:19:56depuis trois municipales,
00:19:58parce que c'est son
00:19:59troisième mandat aujourd'hui.
00:20:00Il n'a jamais été
00:20:02aussi confortablement élu.
00:20:04Il y a quasiment
00:20:04huit points d'écart.
00:20:06Donc,
00:20:06ça revient à ce que
00:20:07disait tout à l'heure,
00:20:07Yves.
00:20:08Ça ne change rien
00:20:08à la démonstration que je fais.
00:20:09Ça ne change rien
00:20:10à la démonstration d'Yves.
00:20:11C'est de dire,
00:20:12est-ce que finalement,
00:20:13alors oui,
00:20:14vous avez obtenu plus de voix
00:20:16que lors des fois précédentes,
00:20:17en revanche,
00:20:19le maire sortant,
00:20:20on obtient encore
00:20:21beaucoup plus.
00:20:22C'est une élection
00:20:24municipale.
00:20:24Ça rejoint le réflexe
00:20:26anti-LF.
00:20:27Ce que je vous dis
00:20:28à Toulouse
00:20:29est vrai à Brest,
00:20:30à Argenteuil,
00:20:31à Clermont,
00:20:32à Avignon.
00:20:33Je pense que les gens
00:20:34ne vont pas comprendre.
00:20:35M. Très-Hard,
00:20:35je voulais juste vous dire
00:20:37sur un deuxième argument
00:20:38que vous avez avancé
00:20:39qui, je trouve,
00:20:40est quand même
00:20:40l'angle mort
00:20:41des commentaires politiques
00:20:42auxquels on assiste
00:20:43depuis hier soir 20h.
00:20:44Pourquoi,
00:20:44je vais vous dire,
00:20:45pourquoi à Brest,
00:20:46le candidat socialiste
00:20:48fait la fusion
00:20:48avec la France insoumise ?
00:20:50Parce qu'il réalise
00:20:51au premier tour
00:20:52le pire score
00:20:53que le candidat socialiste
00:20:55n'a jamais réalisé
00:20:56à Brest
00:20:56depuis des décennies.
00:20:58Pourquoi à Clermont-Ferrand,
00:21:00le candidat socialiste
00:21:01fait la fusion ?
00:21:01C'est parce qu'il réalise
00:21:02le pire score
00:21:03qu'il n'a jamais réalisé
00:21:04un candidat,
00:21:05un maire sortant.
00:21:05Et que sans vous ?
00:21:07Et qu'il a besoin de nous
00:21:09au deuxième tour.
00:21:09Mais donc,
00:21:10s'il a perdu au deuxième,
00:21:11c'est pas parce qu'il y avait
00:21:12la France insoumise au deuxième,
00:21:13c'est parce qu'au premier,
00:21:15il a fait le pire score
00:21:16qu'aucun maire socialiste
00:21:17n'avait jamais vu.
00:21:17Je vous ai écouté attentivement
00:21:19hier, M. Bompard.
00:21:20Dans votre déclaration,
00:21:21vous avez dit,
00:21:22en gros,
00:21:23ils étaient tellement décrédibilisés,
00:21:24les socialistes,
00:21:25que même avec notre rapport
00:21:28fantastique,
00:21:28si j'ose dire,
00:21:29on n'a pas pu les sauver.
00:21:30Donc,
00:21:30le prochain fois,
00:21:32votez pour nous
00:21:33plus fortement
00:21:33dès le premier tour.
00:21:34Est-ce que c'est pas un peu
00:21:35facile de dire ça ?
00:21:36Non.
00:21:37Finalement,
00:21:37vous dites,
00:21:38on n'a pas été repoussoir,
00:21:39mais ils étaient tellement
00:21:40décrédibilisés
00:21:40qu'on n'a pas pu les sauver.
00:21:41Est-ce que vous ne réécrivez pas
00:21:42un peu l'histoire ?
00:21:42Non,
00:21:43parce que je prends des exemples
00:21:44très concrets,
00:21:45je m'appuie sur des chiffres.
00:21:46À Brest,
00:21:46je le disais,
00:21:47le candidat socialiste
00:21:48perd à peu près 8 points
00:21:50par rapport au score
00:21:51qu'il avait réalisé lui-même
00:21:52lors de la dernière élection municipale.
00:21:54Et si ce n'est pas repoussoir,
00:21:55en tout cas,
00:21:55ça ne permet pas
00:21:56de gagner l'apport
00:21:57de la France insoumise.
00:21:57Et nous,
00:21:58les insoumis,
00:21:58à Brest,
00:21:59on fait un score
00:22:00qui est au-delà
00:22:01d'un score
00:22:01qu'on faisait nous
00:22:02aux élections européennes
00:22:03dans cette ville.
00:22:03Mais ça ne suffit pas.
00:22:04Ah ben oui,
00:22:05ça ne suffit pas.
00:22:05Pour vous montrer
00:22:06le caractère repoussoir
00:22:07en deux mots,
00:22:08à Brest,
00:22:09par exemple,
00:22:09le troisième candidat
00:22:12qui est un candidat
00:22:13Rassemblement national,
00:22:15il perd 3000 voix
00:22:16qui se reportent
00:22:18sur le vainqueur.
00:22:19Vous avez raison,
00:22:19et ça,
00:22:20c'est un phénomène
00:22:20que j'observe
00:22:21qui est un phénomène
00:22:22assez nouveau d'ailleurs,
00:22:23qui est que
00:22:23le Rassemblement national,
00:22:25d'habitude,
00:22:25entre les deux tours,
00:22:26gardait plutôt ses voix.
00:22:28Et là,
00:22:28c'est vrai que souvent,
00:22:29ces électrices
00:22:30et ces électeurs
00:22:30sont allés voter à droite,
00:22:32entre guillemets,
00:22:32pour faire barrage.
00:22:33Pour vous faire barrage.
00:22:35Non, précisément,
00:22:35ce que j'allais dire,
00:22:36vous savez,
00:22:36Monsieur Tréard,
00:22:37si vous êtes attentif,
00:22:38vous verrez que ce phénomène
00:22:38existe aussi dans les endroits
00:22:40où au deuxième tour,
00:22:41il n'y avait pas
00:22:42la France insoumise en face,
00:22:43que c'était des listes
00:22:44du parti socialiste,
00:22:45des écologistes,
00:22:46etc.
00:22:46Donc en fait,
00:22:47ça n'a rien à voir
00:22:47avec la France insoumise.
00:22:48Donc vous voyez,
00:22:49je trouve qu'il faut faire attention
00:22:50quand même sur les analyses
00:22:51un peu hâtives qui sont faites.
00:22:53La vérité,
00:22:54que personne ne dit,
00:22:55c'est que moi,
00:22:55je considère que le parti socialiste
00:22:57a pâti d'une vague dégagiste
00:22:59contre ses maires sortants,
00:23:00après c'est à Clermont-Ferrand
00:23:01qui s'est installé
00:23:01depuis un certain nombre d'années,
00:23:03et a pâti du boulet
00:23:04que constitue, par exemple,
00:23:07son groupe parlementaire
00:23:08à l'Assemblée nationale
00:23:09qui a accompagné
00:23:10les politiques macronistes
00:23:11et que vous avez
00:23:11des électrices et des électeurs.
00:23:15Mais non,
00:23:16les gens qui ne sont pas
00:23:16les plus votés socialistes
00:23:18parce que les socialistes
00:23:18n'ont pas censuré
00:23:19les gouvernements,
00:23:20qu'ils ont approuvé
00:23:21le budget de la sécurité sociale
00:23:22et qu'à un moment,
00:23:23ça a des conséquences.
00:23:23Manuel Bopar,
00:23:24si tout le monde
00:23:24est le boulet de tout le monde,
00:23:25si vous êtes le boulet du PS
00:23:27et le PS est votre boulet à vous,
00:23:29je caricature les choses.
00:23:31Il y a une semaine,
00:23:31vous avez remarqué
00:23:32que la musique
00:23:32n'était pas tout à fait la même.
00:23:33J'entends bien.
00:23:34La crédibilité des gens
00:23:34qui disent sale
00:23:35est un peu mis en cause.
00:23:35Quelles conséquences vous en tirez ?
00:23:37Est-ce que, en gros,
00:23:38les deux s'annulent
00:23:39et vous dites,
00:23:46je vais vous dire franchement,
00:23:47mon intérêt,
00:23:48là j'ai répondu
00:23:49parce que vous m'avez posé la question,
00:23:50en vrai je m'en fiche
00:23:51de ce que pense
00:23:52le PS, etc.
00:23:54Ce que j'observe,
00:23:55c'est que la France insoumise
00:23:57elle a été créée
00:23:57dans un contexte
00:23:58qui est un contexte difficile
00:23:59pour la gauche
00:24:00qui est au lendemain
00:24:01du quinquennat de François Hollande
00:24:02où le total de la gauche
00:24:04a perdu 20 points
00:24:05entre 2012 et 2017.
00:24:07Et depuis,
00:24:08la France insoumise
00:24:08elle prend et acte
00:24:10de cette situation
00:24:11et on travaille
00:24:12pour essayer de récupérer
00:24:13des points
00:24:14qui ont été perdus
00:24:14par la gauche
00:24:15parce que c'est la seule
00:24:15solution qui permettra
00:24:16à la gauche
00:24:17de prendre le pouvoir
00:24:18dans ce pays demain.
00:24:20Mais est-ce que
00:24:20vos électeurs insoumis
00:24:22se retrouvent aussi ?
00:24:23Je termine si vous voulez
00:24:23bien ma démonstration
00:24:24après je vous laisse poser
00:24:24votre question
00:24:25et on avance
00:24:25aux élections européennes
00:24:27on progresse par rapport
00:24:28aux élections européennes
00:24:28précédentes,
00:24:29aux élections municipales
00:24:30on progresse par rapport
00:24:31aux élections municipales
00:24:31précédentes.
00:24:32Vous savez,
00:24:32dans toutes les grandes communes
00:24:33là,
00:24:34si vous regardez au premier tour
00:24:35l'hélice d'Union
00:24:37PS,
00:24:38PCF,
00:24:39ELV
00:24:39elle perd 6 points en moyenne
00:24:41dans toutes les communes
00:24:41de plus de 100 000 ailes.
00:24:42Elle remporte Paris,
00:24:45elle perd 6 points en moyenne.
00:24:46Là je regarde sur les scores
00:24:47de premier tour,
00:24:48d'accord ?
00:24:48Les listes insoumises
00:24:49elles gagnent 9 points
00:24:50en moyenne.
00:24:51Donc qu'est-ce que ça dit ?
00:24:52Ça dit que
00:24:53il y a la gauche traditionnelle
00:24:54qui baisse,
00:24:55qui perd de l'influence
00:24:56et à la gauche de rupture
00:24:58dirigée par la France insoumise
00:24:59Vous partiez plus loin
00:24:59donc vous avez une progression
00:25:00plus nette.
00:25:01Et là il y a la gauche de rupture
00:25:02dirigée par la France insoumise
00:25:03qui progresse
00:25:04et qui progresse davantage
00:25:04et qui fait augmenter
00:25:05le total gauche.
00:25:06Mais aujourd'hui
00:25:07je le reconnais
00:25:07c'est insuffisant
00:25:08pour gagner à Toulouse
00:25:09c'est insuffisant
00:25:13les prochaines élections présidentielles
00:25:14je dis
00:25:14la force est de notre côté
00:25:15donc je dis aux gens
00:25:16qui nous écoutent
00:25:17venez nous aider
00:25:18pour faire ce travail
00:25:19c'est un travail compliqué
00:25:20c'est un travail
00:25:20on gratte la montagne
00:25:22de la résignation
00:25:22avec nos doigts
00:25:23c'est pas facile de le faire
00:25:24mais il faut qu'on soit
00:25:25plus nombreux à le faire.
00:25:26Marie ?
00:25:26Oui sur votre stratégie
00:25:27et le fait que
00:25:28ou pas vos électeurs
00:25:29s'y retrouvent
00:25:30moi j'ai une image
00:25:32on est au début
00:25:33de la saison dernière
00:25:34les universités d'été
00:25:35de votre parti
00:25:36d'une salle
00:25:38pleine à craquer
00:25:39qui hurle
00:25:40tout le monde
00:25:41tout le monde
00:25:41déteste le PS
00:25:43vous ironisiez
00:25:44sur ce qu'a été
00:25:44le parcours
00:25:45du parti socialiste
00:25:46ces dernières semaines
00:25:47à raison
00:25:49de jamais
00:25:49et puis peut-être
00:25:50et puis oui
00:25:51concluons
00:25:51vous êtes aussi
00:25:53finalement un peu
00:25:53dans la même stratégie
00:25:54c'est-à-dire que
00:25:55vous n'avez cessé
00:25:56de hurler
00:25:57à l'encontre
00:25:58des dirigeants
00:25:58du parti socialiste
00:25:59pour leur toper
00:25:59dans la main
00:26:00sur ces accords locaux
00:26:01mais madame
00:26:02moi je vous dis
00:26:03nous on a toujours dit
00:26:04précisément
00:26:04et de manière transparente
00:26:06les choses qu'on allait faire
00:26:06y compris
00:26:07avant le premier tour
00:26:08on a produit
00:26:09plusieurs déclarations
00:26:10de la France insoumise
00:26:11je réponds à votre question
00:26:12il n'y a pas de difficulté
00:26:12où on a dit les choses
00:26:13de manière très claire
00:26:14là où il y a un risque
00:26:15de droite et d'extrême droite
00:26:16nous on appelle toujours
00:26:17à voter à gauche
00:26:18quelle que soit
00:26:18l'ampleur par ailleurs
00:26:19de nos désaccords
00:26:20et ils sont majeurs
00:26:23importants
00:26:23avec ce qu'a été
00:26:24la stratégie
00:26:25délétère de mon point de vue
00:26:26pour la gauche
00:26:26du parti socialiste
00:26:27ces derniers mois
00:26:28donc nous on est très clair
00:26:29sur ce sujet
00:26:29et d'ailleurs c'est ce qu'on a mis
00:26:30en oeuvre
00:26:31entre les deux tours
00:26:32on a eu une stratégie nationale
00:26:33nous on n'a pas dit
00:26:34c'est les accords locaux
00:26:35notre stratégie nationale
00:26:36c'était partout
00:26:36où il y a risque de droite
00:26:42on l'a proposé
00:26:42parce que monsieur Grégoire
00:26:43a décidé
00:26:44qu'il n'avait pas besoin
00:26:47de nous
00:26:48pourquoi on l'aurait fait
00:26:48on est rentré en force
00:26:50au conseil de Paris
00:26:52on aurait pu faire plus
00:26:54et la preuve
00:26:54c'est pas notre maintien
00:26:55qui a fait perdre la ville
00:26:56ou qui a fait gagner la droite
00:26:57donc il n'y avait pas de raison
00:26:58votre objectif là maintenant
00:26:59c'est de partir
00:27:00à la conquête du Sénat
00:27:01partir à la conquête du Sénat
00:27:03monsieur Théard
00:27:03vous connaissez bien les choses
00:27:05je serais un peu
00:27:06il est ambitieux
00:27:06il est plus ambitieux que vous
00:27:07mais je vous en remercie
00:27:09vous n'avez aucun représentant
00:27:10au Sénat
00:27:11là vous aviez très peu
00:27:12d'élus locaux
00:27:13c'est une des raisons
00:27:14pour lesquelles
00:27:15vous n'aviez personne
00:27:15et maintenant vous avez
00:27:17on va dire faire notre entrée au Sénat
00:27:18voilà
00:27:19partir à la conquête
00:27:20c'est un objectif
00:27:22c'est un objectif
00:27:23mais je vois que vous avez
00:27:24des objectifs importants
00:27:25pour la France insoumise
00:27:26monsieur Théard
00:27:27il y a une autre carte
00:27:28que je voulais vous montrer
00:27:28quand même
00:27:29vous parliez de Percé tout à l'heure
00:27:30ce sont les villes
00:27:31où vous l'emportez
00:27:31Roubaix, Saint-Fonce, Vénitieux, Creil
00:27:34Saint-Denis
00:27:34le tampon à la Réunion
00:27:36vous le dire
00:27:36il n'y a jamais eu autant de villes
00:27:38insoumise
00:27:39voilà cette carte
00:27:40évidemment
00:27:40pour vous
00:27:41est-ce que ça valide
00:27:42votre stratégie
00:27:43et toute votre stratégie
00:27:45c'est-à-dire
00:27:46le bruit et la fureur
00:27:47de Jean-Luc Mélenchon
00:27:48c'est-à-dire la Nouvelle-France
00:27:49tout ça c'est validé
00:27:50et vous ne reviendrez
00:27:51sur rien
00:27:53jamais rien
00:27:54ben revenir sur rien
00:27:55jamais rien
00:27:56comme tout le monde
00:27:57je suis un être humain
00:27:58vous aussi
00:27:58ça peut vous arriver
00:27:59de faire des erreurs
00:27:59moi aussi
00:28:00ben vous dire
00:28:01je ne reviendrai jamais sur rien
00:28:02mais là en l'occurrence
00:28:03au second tour
00:28:04de l'élection municipale
00:28:05ce que j'observe
00:28:05c'est que
00:28:06monsieur Théard le disait
00:28:07on est parti
00:28:08on n'avait quasi
00:28:09pas d'élus
00:28:10pas de maires
00:28:10et qu'on a progressé
00:28:12que c'est plutôt
00:28:12une confirmation
00:28:13de cette stratégie
00:28:14d'ailleurs j'observe
00:28:16ça devrait vous intéresser
00:28:17que toutes les communes
00:28:18qui ont été gagnées
00:28:19par la France insoumise
00:28:20font partie des 80 communes
00:28:22les plus pauvres de France
00:28:23parce que souvent
00:28:24on entendait dire
00:28:25que finalement
00:28:27les personnes
00:28:28qui sont dans les situations
00:28:29les plus difficiles
00:28:29ne votaient pas
00:28:30pour la France insoumise
00:28:31ben là
00:28:31c'est exactement
00:28:32le résultat inverse
00:28:33d'aller chercher
00:28:35les abstentionnistes
00:28:36elle a porté aussi ses fruits
00:28:37et moi j'en suis content
00:28:38parce que je pense
00:28:39que pour gagner
00:28:40y compris la prochaine
00:28:41élection présidentielle
00:28:42pour nous c'est clair
00:28:43pour y parvenir
00:28:44il faut faire en sorte
00:28:45que des gens
00:28:46qui se sont désintéressés
00:28:47de la politique
00:28:48qui ont été dégoûtés
00:28:48qui étaient oubliés
00:28:49qui n'étaient pas représentés
00:28:50politiquement
00:28:51le soient demain
00:28:52moi je suis très fier
00:28:53de voir que parmi nos maires
00:28:54il y a des enfants
00:28:55de nos quartiers populaires
00:28:56qui jusque là
00:28:57n'avaient pas leur place
00:28:58dans les institutions
00:28:59et qui rentrent
00:29:00dans ces conseils municipaux
00:29:01et vous allez voir
00:29:02vous allez avoir
00:29:02de belles révélations
00:29:03comme Bali Bagoyoko
00:29:04on a déjà fait
00:29:05la démonstration
00:29:05à Saint-Denis
00:29:06vous dites
00:29:06la France Insoumise
00:29:07c'est le pôle central
00:29:08si j'ose dire
00:29:09à gauche
00:29:10rejoignez-nous
00:29:10c'est ce que vous dites
00:29:11aux français
00:29:11est-ce que vous dites
00:29:12aussi aux autres
00:29:13candidats de gauche
00:29:13ne nous affaiblissez pas
00:29:14au premier tour
00:29:15et si j'ose dire
00:29:16il faut quasiment
00:29:17un candidat unique
00:29:18de la gauche
00:29:18dès le premier tour
00:29:19pour le vote utile
00:29:20écoutez chacun
00:29:21fera ce qu'il veut
00:29:22et vous imaginez bien
00:29:23que c'est pas parce que
00:29:23je vais dire ça
00:29:24que les autres
00:29:27décideraient de ne pas
00:29:27non mais il y en a
00:29:27certains dont
00:29:28Jean-Luc Mélenchon
00:29:28qui ont manqué
00:29:29le second tour
00:29:30à pas grand chose
00:29:30vous avez raison
00:29:31je pense qu'il faudrait
00:29:32qu'il y ait
00:29:32en tout cas nous
00:29:33notre proposition
00:29:33elle a toujours été
00:29:34d'avoir un candidat
00:29:35le plus commun possible
00:29:36à d'autres
00:29:37et donc si d'autres
00:29:38veulent faire candidature
00:29:39commune avec nous
00:29:40dans cette élection
00:29:41présidentielle
00:29:42on y est évidemment
00:29:43derrière vous
00:29:44mais enfin je veux dire
00:29:45aujourd'hui nous
00:29:46on aura notre candidature
00:29:47on aura un programme
00:29:47si d'autres veulent
00:29:48la faire avec nous
00:29:49on est évidemment
00:29:50prêts à la faire
00:29:51avec d'autres
00:29:51quand aurez-vous
00:29:52votre candidature ?
00:29:53attendez je vais vous répondre
00:29:54mais je vais vous dire
00:29:55franchement les choses
00:29:56je pense que surtout
00:29:57ce que j'ai comme message
00:29:58à passer aux autres
00:29:59à gauche c'est
00:29:59arrêtez de nous taper dessus
00:30:00arrêtez de passer votre temps
00:30:02à essayer de nous empêcher
00:30:05ou de nous bloquer
00:30:06parce que notre dynamique
00:30:07elle est là
00:30:08occupez-vous de votre travail
00:30:10faites votre travail
00:30:11arrêtez de mettre des murs
00:30:12parce que vous voyez
00:30:13la conséquence
00:30:13quand vous passez
00:30:14toute une campagne
00:30:15des élections municipales
00:30:16à faire haro sur
00:30:17la France insoumise
00:30:18à publier comme l'a fait
00:30:19le parti socialiste
00:30:19un communiqué qui dit
00:30:20la France insoumise
00:30:21est infréquentable
00:30:22bah évidemment
00:30:23vous passez pour des imbéciles
00:30:24au soir du premier tour
00:30:25quand vous avez besoin
00:30:26de la France insoumise
00:30:26pour essayer de gagner vos villes
00:30:27à vous entendre
00:30:28ça vous réussit
00:30:29pourquoi ?
00:30:30qu'on vous tape dessus
00:30:31puisque vous dites
00:30:32que les résultats sont là
00:30:33bah je pense qu'il y a une
00:30:33ça fait partie de la stratégie aussi
00:30:35quand je disais tout à l'heure
00:30:35vous ne regrettez rien
00:30:36vous ne changerez rien
00:30:36attendez je distingue deux choses
00:30:38je distingue ce qui est de l'ordre
00:30:39de la cabale médiatique etc
00:30:40et je distingue aussi
00:30:42ce qui est de l'ordre
00:30:43des attaques
00:30:44du parti socialiste
00:30:45par exemple
00:30:45contre la France insoumise
00:30:46parce qu'après
00:30:46vous n'étonnez pas que
00:30:48écoutez
00:30:48des électrices
00:30:49et des électeurs
00:30:50à qui vous avez dit
00:30:50pendant toute la campagne
00:30:51du premier tour
00:30:52les insoumis ils sont méchants
00:30:53ils ne sont pas sympas
00:30:53etc
00:30:54quand au soir du premier tour
00:30:55vous dites finalement
00:30:56on fait fusion avec eux
00:30:57vous n'étonnez pas
00:30:58qu'il y ait certains électeurs
00:30:58qui s'être un peu déboussouillés
00:31:00il n'y a pas que le parti socialiste
00:31:01qui a la dent dure avec vous
00:31:02il y a monsieur Ruffin
00:31:04un de vos anciens camarades
00:31:06et qui lui
00:31:07veut participer à une primaire
00:31:09d'ailleurs
00:31:09qui devrait avoir lieu
00:31:10au mois d'octobre
00:31:10avec d'autres
00:31:11et qui a les mots
00:31:13les plus durs aujourd'hui
00:31:14contre vous
00:31:15l'enthousiasme de Manuel Bompard
00:31:17à l'idée de cette primaire
00:31:18non mais c'est pas juste
00:31:19l'enthousiasme
00:31:20le problème
00:31:21ce n'est pas tout à fait
00:31:21l'enthousiasme de Manuel Bompard
00:31:23c'est que
00:31:23je crois qu'elle est
00:31:24plus que jamais compromise
00:31:26Marine Tourdelier
00:31:27Clémentine Autain
00:31:28François Ruffin
00:31:28ce sont des traîtres
00:31:29non mais
00:31:30pourquoi vous voulez
00:31:31moi vous voyez
00:31:32je n'ai jamais eu de mots
00:31:32eux sont prêts à participer
00:31:34à une telle
00:31:35oui mais je n'ai pas l'impression
00:31:36qu'au parti socialiste
00:31:37cette idée aujourd'hui
00:31:38fasse l'unanimité
00:31:39ça ne vous a pas échappé
00:31:40et donc je disais tout à l'heure
00:31:41un peu en plaisantant
00:31:42au début
00:31:42à la toute première question
00:31:43le congrès du parti socialiste
00:31:45a commencé
00:31:46c'est sans doute
00:31:46ce à quoi on va assister
00:31:47là au lendemain
00:31:48de l'élection municipale
00:31:49et je pense que
00:31:50ces guerres intestines
00:31:51à l'intérieur du parti socialiste
00:31:52elles dégoûtent tout le monde
00:31:53donc moi je n'ai pas l'intention
00:31:54de m'en mêler
00:31:55et concernant la présidentielle
00:31:56je fais mon travail politique
00:31:56j'essaye de convaincre
00:31:57des électrices et des électeurs
00:31:58et je leur dis
00:31:59vous allez voir
00:31:59là avec les maires insoumis
00:32:01votez pour des maires insoumis
00:32:02c'est voter pour
00:32:03la cantine gratuite
00:32:05pour des nouveaux droits
00:32:06pour les citoyens
00:32:06vous allez voir
00:32:07ça va changer concrètement
00:32:08vos vies
00:32:08je trouve ça plus intéressant
00:32:09que de commenter
00:32:10les dernières sorties
00:32:11de François Ruffin
00:32:12de M. Hollande
00:32:13ou je ne sais pas qui
00:32:14et sur la présidentielle
00:32:15vous l'avez mentionné
00:32:16à de nombreuses reprises
00:32:16durant le début
00:32:18de cette interview
00:32:18quand ?
00:32:19quand Jean-Luc Mélenchon
00:32:22décidera-t-il ?
00:32:23de ça
00:32:23mais je ne vous la dirai pas
00:32:25vous l'avez dit précise ?
00:32:26précise
00:32:27elle est dit que nous
00:32:28le calendrier s'affine
00:32:29par principe
00:32:32vous imaginez bien
00:32:33qu'il faut maîtriser
00:32:34le rythme
00:32:35il faut maîtriser
00:32:35le calendrier
00:32:36si je vous dis là
00:32:37voilà ce qu'il peut
00:32:37lors de la dernière
00:32:38présidentielle
00:32:38dans mon souvenir
00:32:38ça avait été très tôt
00:32:39ça avait été
00:32:40pour être tout à fait
00:32:42honnête avec vous
00:32:42je pense que ça avait été
00:32:43au mois de novembre
00:32:44c'est-à-dire 18 mois
00:32:45avant la fin de l'année
00:32:46alors ?
00:32:47on est déjà en retard
00:32:51mais il n'y avait pas
00:32:52des élections municipales
00:32:53qui avaient lieu
00:32:54un an avant
00:32:55l'élection présidentielle
00:32:56ça veut dire que c'est imminent ?
00:32:57non pas forcément
00:32:58ça veut dire que
00:32:58laisser petit à petit
00:33:00les choses se faire
00:33:01mais qu'il faut accélérer aussi
00:33:02laissez-nous un peu
00:33:03d'art de la réalisation
00:33:05si on vous dit tout avant
00:33:06les français auront le temps
00:33:07de partir en vacances ?
00:33:09j'espère que les français
00:33:10vont pouvoir partir en vacances
00:33:11et prendre de très belles vacances
00:33:13un mot encore
00:33:14Manuel Bompard
00:33:14puisqu'on a appris aujourd'hui
00:33:15la mort de Lionel Jospin
00:33:16en sein premier ministre
00:33:17la gauche plurielle
00:33:18la gauche unie
00:33:19c'était lui
00:33:20est-ce que ça
00:33:21une union totale
00:33:22à gauche
00:33:23les gens de gauche
00:33:24qui nous regardent ce soir
00:33:25peuvent-ils espérer
00:33:26peuvent l'espérer
00:33:27d'ici un an ?
00:33:28d'abord
00:33:28j'ai réagi comme d'autres
00:33:30je pense qu'il y a eu
00:33:30l'émotion
00:33:31avec le décès
00:33:32de Lionel Jospin
00:33:33moi vous savez
00:33:34je suis né en 1986
00:33:36et je fais partie
00:33:37d'une génération
00:33:38pour qui sans doute
00:33:39même si je pouvais avoir
00:33:40des désaccords
00:33:41mais Lionel Jospin
00:33:42c'était un petit peu
00:33:43le dernier gouvernement
00:33:45vraiment de gauche
00:33:46au pouvoir
00:33:46dans ce pays
00:33:47je pense
00:33:47et qui faisait
00:33:47des vraies conquêtes sociales
00:33:48on se rappelle
00:33:49des 35 heures
00:33:50tout ça
00:33:50et ce qui me paraît
00:33:52important de souligner
00:33:53c'est que ce qui avait
00:33:53permis l'union à gauche
00:33:55la dernière fois
00:33:56c'était ce programme
00:33:58même s'il était sans doute
00:33:59insatisfaisant
00:34:00sur certains aspects
00:34:01peut-être qu'il y a des gens
00:34:02qui n'étaient pas satisfaits
00:34:02tout moi le premier
00:34:03mais pour autant
00:34:04ce qui avait permis
00:34:05le rassemblement
00:34:06de tout le monde
00:34:07c'était un programme
00:34:08qui était un programme
00:34:08de conquête
00:34:09de rupture
00:34:10et aujourd'hui
00:34:12pardon je ne veux
00:34:12récupérer rien
00:34:14mais je pense
00:34:15en tout cas
00:34:15nous on essaye
00:34:16de s'inscrire
00:34:16dans cette lignée
00:34:18c'est-à-dire
00:34:19d'une gauche
00:34:19qui transforme
00:34:20réellement la vie des gens
00:34:21pas une gauche
00:34:22du renoncement
00:34:23pas une gauche
00:34:23qui décourt
00:34:24derrière les macronistes
00:34:25pas une gauche
00:34:25qui laisse passer
00:34:26ou qui se contente
00:34:27de la facture
00:34:28est moins grave
00:34:29que celle qu'elle aurait été
00:34:30si on n'avait pas
00:34:31voilà une gauche
00:34:31qui redonne
00:34:32des perspectives
00:34:33de transformation
00:34:33de la société
00:34:34qui permet aux gens
00:34:35de vivre mieux
00:34:35qui s'attaque
00:34:36aux grands défis
00:34:37d'aujourd'hui
00:34:37qui permet de rétablir
00:34:38la parole
00:34:39de la conscience
00:34:39mais le bruit et la fureur
00:34:40de Jean-Luc Mélenchon
00:34:41c'était pas sa tasse dotée
00:34:42mais bon
00:34:43en fait là
00:34:43vous caricaturez
00:34:44la position
00:34:45qu'est la position
00:34:45de Jean-Luc Mélenchon
00:34:46le bruit et la fureur
00:34:48excusez-moi
00:34:49on a fait campagne
00:34:50non c'est pas tout à fait
00:34:51ces mots
00:34:52c'était je crois
00:34:52les mots de Shakespeare
00:34:53il me semble
00:34:54que Jean-Luc Mélenchon
00:34:55avait repris
00:34:56à son point
00:34:57ça on est d'accord
00:34:57mais en l'occurrence
00:34:58écoutez dans cette campagne
00:34:59des élections municipales
00:35:00nos candidats
00:35:01nos candidates
00:35:01ils ont fait partout
00:35:02campagne sur un programme
00:35:03qui transforme
00:35:04la vie des gens
00:35:04notre programme
00:35:05c'est un programme
00:35:06qui transforme
00:35:06la vie des gens
00:35:07et il faut pas
00:35:08se focaliser en permanence
00:35:10sur des aspects de forme
00:35:12il faut aussi regarder
00:35:13qu'est-ce qui va permettre
00:35:13de transformer
00:35:14concrètement
00:35:15je pense que
00:35:15quand les gens votent
00:35:16ils cherchent
00:35:16à voter pour des programmes
00:35:18qui apportent des réponses
00:35:19aux besoins
00:35:19aux difficultés
00:35:20qu'ils rencontrent au quotidien
00:35:21je leur dis
00:35:22regardez notre programme
00:35:23et regardez un peu moins
00:35:24les polémiques
00:35:25et les caricatures médiatiques
00:35:26et vous allez voir
00:35:27c'est un programme
00:35:28qui s'il devait arriver
00:35:29au pouvoir demain
00:35:30vous permettra
00:35:30de vivre mieux
00:35:31dans ce pays
00:35:31et rendez-vous
00:35:32avant les grandes vacances
00:35:33pour la déclaration
00:35:34de candidat
00:35:34on verra
00:35:34ne me tirez pas
00:35:36les vers du nez
00:35:36ça ne marchera pas
00:35:37on ne saura pas plus ce soir
00:35:38ça ne marchera pas
00:35:38on aura essayé
00:35:39merci Manuette Bonpart
00:35:39je vous souhaite une belle soirée
00:35:40merci à vous d'avoir été
00:35:41avec nous ce soir
00:35:42en direct dans cette édition spéciale
00:35:43sur BFM TV
00:35:44édition spéciale
00:35:45qui se poursuit
00:35:46avec cette question
00:35:47ce soir
00:35:48on va revenir à la guerre en Iran
00:35:49évidemment
00:35:49est-on ce soir
00:35:50face à un rebondissement
00:35:51spectaculaire
00:35:52au 24ème jour de guerre
00:35:53Donald Trump affirme
00:35:54en tout cas ce soir
00:35:55que des négociations directes
00:35:56sont en cours
00:35:58entre américains et iraniens
00:35:59le président américain
00:36:00dit même
00:36:00qu'un accord en 15 points
00:36:02serait sur la table
00:36:03qu'une des figures politiques
00:36:05de Téhéran
00:36:05parlerait avec Washington
00:36:07sauf que ce soir
00:36:09les iraniens démentent
00:36:10ils démentent absolument tout
00:36:11ou presque
00:36:12on verra ça
00:36:13on va en parler évidemment
00:36:14avec nos reporters sur le terrain
00:36:16avec nos invités dans un instant
00:36:17mais d'abord
00:36:17écoutez donc
00:36:18la déclaration ce soir
00:36:20elle est capitale
00:36:21la déclaration de Donald Trump
00:36:25Les discussions sont excellentes
00:36:28elles sont en bonne voie
00:36:29elles se sont déroulées
00:36:30hier soir
00:36:31et avant-hier soir également
00:36:34et je pense que c'est en bonne voie
00:36:39ils veulent la paix
00:36:40de toute façon
00:36:41ils ne peuvent plus avoir
00:36:42l'arme nucléaire maintenant
00:36:43donc on verra bien
00:36:43comment ça se termine
00:36:45des négociations
00:36:46donc
00:36:46et on en parle ce soir
00:36:48avec autour de cette table
00:36:49Elsa Vidal
00:36:50Nicolas Poincaré
00:36:51qui revient de Beyrouth
00:36:52notamment
00:36:52bonsoir Nicolas
00:36:53merci d'être là
00:36:53Jérôme Klesch
00:36:54avec nous
00:36:55bonsoir Jérôme
00:36:55Bernard Guetta
00:36:56merci Bernard Guetta
00:36:57d'être avec nous ce soir
00:37:00député européen
00:37:01réunion et spécialiste
00:37:01des questions géopolitiques
00:37:02avec nous également
00:37:03le général Benoît Durieux
00:37:04bonsoir
00:37:05merci d'être là
00:37:05ancien directeur de l'Institut
00:37:07des Hautes Études de Défense Nationale
00:37:08et professeur associé
00:37:09à l'université
00:37:10Paris Panthéon
00:37:11Assas
00:37:12Lisa Hadef
00:37:13avec nous pour toutes les infos
00:37:14de dernière minute
00:37:15question très simple
00:37:17Elsa Vidal
00:37:17c'est faux
00:37:18elle n'est pas très simple
00:37:18cette question
00:37:19est-ce que ce soir
00:37:20c'est vraiment la grande question
00:37:21est-ce que tout ça
00:37:22est crédible ce soir
00:37:23quand Trump dit
00:37:24on y est
00:37:25on discute
00:37:26c'est précis
00:37:27on discute
00:37:28ça s'est passé hier soir
00:37:29ça s'est passé avant
00:37:29hier soir
00:37:30il y a des vraies discussions
00:37:31entre américains et iraniens
00:37:32alors moi j'ai tendance à croire
00:37:33qu'il y a effectivement
00:37:34une volonté
00:37:35authentique côté américain
00:37:37de se sortir de ce bourbier
00:37:39qui commence véritablement
00:37:40à paraître extrêmement dangereux
00:37:43qui a tourné contre Donald Trump
00:37:44la communauté internationale
00:37:46notamment pour des questions économiques
00:37:48mais pas seulement
00:37:48en revanche sur les détails
00:37:50j'aurais tendance à plutôt pencher
00:37:52du côté iranien
00:37:54c'est-à-dire que pour le moment
00:37:55on négocie sur la possibilité
00:37:57de négociation
00:37:57sur l'équipe de négociation
00:38:00et puis chacun fait valoir
00:38:01ce qu'il attend
00:38:02d'une forme négociée
00:38:03quelque chose
00:38:04un peu comme ça
00:38:05c'est très sommaire
00:38:06mais pour le moment
00:38:07j'irai pas plus loin
00:38:08parce que difficile de faire confiance
00:38:09on va quand même rentrer
00:38:10dans le détail dans un instant
00:38:11parce qu'il y a
00:38:12parmi les informations
00:38:13qui sont données
00:38:15qui s'échappent
00:38:16notamment de la Maison Blanche
00:38:17il y a des noms
00:38:18de gens avec qui
00:38:19les Américains négocieraient
00:38:20les noms des négociateurs
00:38:21américains
00:38:22si tant est qu'il y ait
00:38:22des négociations
00:38:24les sujets qui sont abordés
00:38:25etc.
00:38:26il y a pas mal de choses
00:38:26Bernard Guetta
00:38:27est-ce que vous y croyez
00:38:27ou pas ?
00:38:28Est-ce que ce soir
00:38:28on est face à un tournant ?
00:38:29Écoutez je ne sais pas
00:38:31on verra si tournant
00:38:32il y a dans 2-3 jours
00:38:34mais ce qui est certain
00:38:36c'est qu'en bon français
00:38:37something is cooking
00:38:38ça veut dire
00:38:39il y a quelque chose
00:38:39sur le feu
00:38:40il y a quelque chose
00:38:41sur le feu
00:38:41et ce quelque chose
00:38:42sur le feu
00:38:43c'est très simple
00:38:44c'est que le régime iranien
00:38:47commence à n'en plus pouvoir
00:38:49et que Trump
00:38:50commence à n'en plus pouvoir
00:38:51alors ils cherchent
00:38:53tous les deux
00:38:54une porte de sortie
00:38:56et il y a
00:38:58des intermédiaires
00:39:00extraordinairement intéressés
00:39:01c'est-à-dire les pays
00:39:02de la région
00:39:02nommément Oman
00:39:04l'Irak
00:39:05et l'Egypte
00:39:07qui téléphonent
00:39:08à la Maison Blanche
00:39:09en disant
00:39:09écoutez vous savez
00:39:11les Iraniens
00:39:12n'en peuvent plus
00:39:13alors faites un geste
00:39:15et puis ils téléphonent
00:39:16à Téhéran
00:39:16en disant vous savez
00:39:17les Américains
00:39:18n'en peuvent plus
00:39:18alors faites un geste
00:39:20et c'est évidemment
00:39:22une très très bonne posture
00:39:24d'intermédiaire
00:39:25parce que
00:39:26c'est comme ça
00:39:27qu'on réussit
00:39:28une intermédiation
00:39:30si vous me permettez
00:39:31ce mot-là
00:39:31et alors effectivement
00:39:33Trump peut parfaitement croire
00:39:35que les Iraniens
00:39:36n'en peuvent plus
00:39:36d'autant plus
00:39:37que effectivement
00:39:39ils n'en peuvent plus
00:39:39et les Iraniens
00:39:40peuvent parfaitement croire
00:39:41que Trump n'en peut plus
00:39:43d'autant plus
00:39:44que Trump
00:39:44effectivement n'en peut plus
00:39:45alors maintenant
00:39:46est-ce qu'ils vont arriver
00:39:47à trouver un terrain
00:39:48d'accord
00:39:49c'est là qu'est le point
00:39:50d'interrogation
00:39:50Trump dit
00:39:51il y a 15 points sur la table
00:39:52on a 5 jours
00:39:53pour y arriver
00:39:54bon écoutez
00:39:55dans 5 jours
00:39:56s'ils n'y sont pas arrivés
00:39:57il dira
00:39:58dans 5 jours de plus
00:39:59bon
00:39:59mais ils vont chercher
00:40:00ils vont chercher
00:40:02ils vont chercher
00:40:03et ce
00:40:04vous savez
00:40:07un signe
00:40:08du fait
00:40:09qu'ils cherchent
00:40:10c'est que
00:40:11Netanyahou est inquiet
00:40:12Netanyahou a appelé Trump
00:40:14on attendra dans un instant
00:40:15et ben voilà
00:40:15j'ai vu votre bandeau
00:40:17sur l'écran
00:40:18il y a 10 minutes
00:40:19je me suis dit
00:40:19ah ben tiens
00:40:20effectivement
00:40:20il est inquiet
00:40:21et il a des raisons
00:40:23d'être inquiet
00:40:23parce que
00:40:24les Américains
00:40:25vont lâcher
00:40:26enfin
00:40:27voudraient lâcher
00:40:28et voudront
00:40:29lâcher
00:40:31des choses
00:40:32que
00:40:33Netanyahou
00:40:34n'acceptera pas
00:40:34forcément
00:40:35Général Durieux
00:40:36le militaire
00:40:36que vous êtes
00:40:37comment est-ce que
00:40:37vous voyez
00:40:38ce bal-là
00:40:39autour de Donald Trump
00:40:40et les Iraniens ?
00:40:42Eh bien
00:40:42ce qui est sûr
00:40:43c'est que
00:40:43en tout cas
00:40:44dans les médias
00:40:46ou ouvertement
00:40:47c'est
00:40:47les Américains
00:40:49qui
00:40:49effectivement
00:40:50laissent penser
00:40:51qu'ils ont envie
00:40:52d'arrêter
00:40:53et si j'ai bien suivi
00:40:56les Iraniens
00:40:57non seulement disent
00:40:58non non
00:40:59on ne négocie pas
00:40:59mais en plus
00:41:00ils ont fixé
00:41:00des conditions
00:41:01pour arrêter
00:41:03qui sont
00:41:05non seulement
00:41:06orthogonales
00:41:07avec celles
00:41:08de Donald Trump
00:41:08mais qui vont au-delà
00:41:09ils demandent
00:41:09la réparation
00:41:10des dommages
00:41:11la levée des sanctions
00:41:13des garanties
00:41:16de sécurité
00:41:17en gros
00:41:17et donc
00:41:18il n'est pas du tout
00:41:20certain
00:41:20que ça s'arrête
00:41:22comme ça
00:41:22parce que
00:41:22à mon sens
00:41:25l'enjeu
00:41:27de la guerre
00:41:28est majeur
00:41:29pour l'Iran
00:41:29et finalement
00:41:30beaucoup moins
00:41:31pour les Etats-Unis
00:41:32mais en revanche
00:41:33ceux qui ont le plus intérêt
00:41:34à arrêter aujourd'hui
00:41:35je pense que c'est quand même
00:41:36les Etats-Unis
00:41:36Pourquoi ?
00:41:37Parce que
00:41:38encore une fois
00:41:39pour Trump
00:41:40l'enjeu de cette guerre
00:41:41est quand même
00:41:41à mon avis
00:41:42modéré
00:41:42alors que
00:41:44ça le met dans une situation
00:41:45extrêmement difficile
00:41:46au regard de ses enjeux
00:41:47de politique intérieure
00:41:48au regard
00:41:49effectivement
00:41:49de son image
00:41:51sur la scène
00:41:51internationale
00:41:52etc
00:41:52et donc
00:41:54je pense qu'il y a
00:41:56une dissymétrie
00:41:56à la fois
00:41:57des enjeux
00:41:57et des motivations
00:41:58pour arrêter
00:41:59qui va peut-être
00:42:01pas faciliter les choses
00:42:02Nicolas
00:42:03coup de bluff ?
00:42:05Depuis le premier jour
00:42:06de la guerre
00:42:06il n'y a à peu près
00:42:06qu'une chose
00:42:07qu'on sait
00:42:07c'est qu'elle s'arrêtera
00:42:08le jour où Trump
00:42:09décidera de l'arrêter
00:42:10il n'y a pas d'autre issue
00:42:11les Iraniens
00:42:12ne vont pas se rendre
00:42:12les Iraniens
00:42:13ne vont pas rendre l'uranium
00:42:14les Iraniens
00:42:14ne vont pas se suicider
00:42:16et Trump
00:42:17ne va pas faire la guerre
00:42:18pendant des mois
00:42:18on sait aussi
00:42:20que c'est plutôt
00:42:20une question de semaine
00:42:21que de mois
00:42:21les médias américains
00:42:23bien informés
00:42:23parlent de 5 semaines
00:42:24on est à 3,5
00:42:25donc le fait qu'aujourd'hui
00:42:26Trump commence à dire
00:42:27on va discuter
00:42:28c'est quand même
00:42:29une façon de prévenir
00:42:31qu'on va arriver
00:42:32à cette issue
00:42:33qui était prévisible
00:42:33qui était qu'un jour
00:42:34ou l'autre
00:42:35Trump va arrêter
00:42:36et il va arrêter
00:42:36le jour où
00:42:37il va arrêter
00:42:38en disant
00:42:38j'ai gagné
00:42:38il ne va pas arrêter
00:42:39en disant
00:42:40j'ai finalement pas réussi
00:42:41j'ai pas obtenu
00:42:42ce que je voulais
00:42:42il va arrêter
00:42:43en disant
00:42:43j'ai gagné
00:42:44donc ce jour-là
00:42:44on n'y est pas encore
00:42:45mais aujourd'hui
00:42:47on voit qu'il approche
00:42:48un petit peu plus
00:42:48sans doute
00:42:50Jérôme
00:42:50il y a une chose
00:42:51sur Trump
00:42:53qu'on a beaucoup dit
00:42:54sur ce plateau
00:42:54depuis le début
00:42:55c'est que son rôle
00:42:55notamment
00:42:56c'est de gagner du temps
00:42:56pour les militaires
00:42:57c'est-à-dire
00:42:58de faire des sorties
00:42:59régulièrement
00:42:59à la fois pour calmer
00:43:00les marchés
00:43:00on l'a vu
00:43:01que ça a parfaitement
00:43:01réussi aujourd'hui
00:43:02c'est-à-dire qu'à la seconde
00:43:03où il dit
00:43:03on est en train de négocier
00:43:04le prix du pétrole
00:43:05s'effondre
00:43:05et puis pour acheter du temps
00:43:07c'est-à-dire
00:43:07regardez
00:43:07vous inquiétez pas
00:43:09on y arrive
00:43:10on va arriver à quelque chose
00:43:11à négocier etc
00:43:11et finalement
00:43:12on arrivera aux 5 semaines
00:43:14il y aura une guerre
00:43:14de 5 semaines
00:43:15et on passera à autre chose
00:43:17en tout cas
00:43:17pour le président américain
00:43:18est-ce que ça
00:43:19ça vous paraît crédible ?
00:43:20Oui sauf qu'il ne faudrait pas
00:43:21qu'il construise sa propre
00:43:22pyramide de Ponzi
00:43:23parce qu'au bout d'un moment
00:43:24il va falloir solder
00:43:25quand même l'échec
00:43:26or là on voit bien
00:43:27qu'il est sur cette ligne
00:43:28de crête
00:43:29entre la sortie piteuse
00:43:30et le désastre
00:43:32historique
00:43:33parce qu'il sera
00:43:33il serait historique
00:43:34s'il continuait plus avant
00:43:36et là la sortie piteuse
00:43:38elle va être difficile
00:43:39à éviter
00:43:40parce qu'il y aura
00:43:40qui pour croire
00:43:41une fois la note de tête
00:43:43et la note de cœur passées
00:43:44quand la note de fond arrivera
00:43:46il y aura qui pour croire
00:43:47que ce n'était pas
00:43:48un échec
00:43:49d'ailleurs il y a
00:43:50une heure
00:43:51deux heures
00:43:52Donald Trump
00:43:53blâmait
00:43:54pitex z
00:43:54assez publiquement
00:43:56le ministre de la guerre
00:43:57son ministre de la guerre
00:43:58de la guerre
00:43:59effectivement
00:43:59en disant
00:44:00en un mot
00:44:01tu étais le premier
00:44:02à vouloir y aller
00:44:04ce qui était
00:44:05en creux
00:44:06une façon de dire
00:44:07que ce n'était pas
00:44:07franchement un franc succès
00:44:08jusqu'à aujourd'hui
00:44:09sinon évidemment
00:44:10il aurait gardé
00:44:10les lauriers de la victoire
00:44:11pour lui
00:44:11voilà
00:44:12donc déjà ça prépare
00:44:13la recherche d'un fusible
00:44:15il se pourrait
00:44:16qu'il y ait
00:44:16un peu de sang
00:44:17sur les murs
00:44:18de la maison blanche
00:44:19dans quelques semaines
00:44:20vous voyez
00:44:20donc dans cette situation-là
00:44:23où il n'est face
00:44:24à un dilemme cornelien
00:44:25soit
00:44:26il y va plus avant
00:44:27et effectivement
00:44:28les forces armées
00:44:29continuent à se préparer
00:44:30et c'est sans doute
00:44:31la meilleure façon de faire
00:44:32pour négocier
00:44:32il faut toujours
00:44:33brandir la possibilité
00:44:35de l'emploi de la force
00:44:36et même le brandir
00:44:37cet emploi de la force
00:44:38c'est mieux que de la réaliser
00:44:40idéalement
00:44:40s'il avait pu s'en tenir
00:44:41à cet arsenal déployé
00:44:43et arriver à des négociations
00:44:45qui
00:44:46on l'a entendu
00:44:46du côté Omanet
00:44:48étaient sur le point
00:44:48de conclure quelque chose
00:44:49qui sera certainement meilleur
00:44:51que ce qu'il va exiger
00:44:53aujourd'hui
00:44:53parce que regardez
00:44:54les exigences de Donald Trump
00:44:55aujourd'hui
00:44:55ce n'est qu'une pâle copie
00:44:57de ce qui étaient
00:44:58les enjeux de la négociation
00:44:59avant que ce conflit
00:45:01se déclenche
00:45:01on se retrouve
00:45:02avec des demandes
00:45:03qui sont assez minimalistes
00:45:04en réalité
00:45:05là où effectivement
00:45:06l'Iran
00:45:06elle donne une logique
00:45:07d'ancrage
00:45:07c'est-à-dire pas de bombe nucléaire
00:45:09pour les Iraniens notamment
00:45:09oui mais pas de bombe nucléaire
00:45:11si vous regardez
00:45:12autant Raphaël Grossi
00:45:13le disait
00:45:14il y a une opacité
00:45:15sur l'enrichissement
00:45:16ça c'est vrai
00:45:17il l'avait dit
00:45:17autant la question
00:45:19du nucléaire militaire
00:45:20la militarisation du nucléaire
00:45:22il n'en est plus vraiment question
00:45:23depuis 2003
00:45:24alors attendez
00:45:25parce que parmi les déclarations
00:45:26surprises de Trump
00:45:27aujourd'hui
00:45:27il y a les négociations
00:45:28et puis il y a
00:45:29Trump qui ne donne pas de nom
00:45:30mais on en donnera
00:45:31dans un instant
00:45:32qui ne donne pas de nom
00:45:32mais qui dit
00:45:33on discute
00:45:34avec le plus haut
00:45:35du panier iranien
00:45:36voilà ce que ça donne
00:45:39nous avons anéanti
00:45:40le dirigeant numéro 1
00:45:41puis le numéro 2
00:45:42et puis en grande partie
00:45:44le numéro 3
00:45:44et maintenant
00:45:45nous traitons avec l'homme
00:45:46dont je pense
00:45:47qu'il est le plus respecté
00:45:48celui qui est le dirigeant
00:45:49vous savez
00:45:50c'est un peu difficile
00:45:51on a anéanti tout le monde
00:45:54on a anéanti tout le monde
00:45:55mais on discute avec
00:45:56le plus haut gradé
00:45:57qui reste en clair
00:45:58alors cette personne
00:46:00je dis tout le monde
00:46:00il s'appelle Khalibaf
00:46:01c'est le président
00:46:02du parlement iranien
00:46:04c'est en tout cas
00:46:04son nom qui est tout de suite
00:46:05sorti dans les médias
00:46:06notamment les médias israéliens
00:46:07aujourd'hui
00:46:08le voilà
00:46:09Mohamed Bagher Khalibaf
00:46:10alors son nom est sorti
00:46:12immédiatement
00:46:12pourquoi ?
00:46:13parce qu'il est très proche
00:46:14des gardiens de la révolution
00:46:16et puis il est en vie
00:46:17et qu'il est en vie
00:46:18et qu'on se dit donc
00:46:20et qu'on se dit donc
00:46:21qu'il faudrait
00:46:23que l'homme en question
00:46:26est un blanc-seing
00:46:27des gardiens de la révolution
00:46:28pour pouvoir négocier
00:46:29avec les américains
00:46:30mais cet homme là
00:46:32il n'est jamais
00:46:33que le numéro 3
00:46:34si ce n'est d'ailleurs
00:46:35le numéro 4
00:46:36le numéro 2
00:46:37il est toujours vivant
00:46:38c'est le président de la république
00:46:39et en vérité
00:46:40il est le numéro 1
00:46:42des institutions républicaines
00:46:44parce qu'il y a
00:46:45deux étages institutionnels
00:46:47en Iran
00:46:47il y a des institutions religieuses
00:46:49qui coiffent
00:46:50les institutions républicaines
00:46:52mais le seul homme
00:46:53qui est l'onction
00:46:55si j'ose dire
00:46:56du suffrage universel
00:46:58c'est le président de la république
00:47:00c'est le président de la république
00:47:01et en vérité
00:47:02c'est le numéro 1
00:47:04des institutions républicaines
00:47:06c'est-à-dire
00:47:06des institutions étatiques
00:47:08donc c'est
00:47:09pourquoi
00:47:10est-ce que
00:47:12on ne pense
00:47:14jamais
00:47:15depuis ce matin
00:47:16que ça pourrait être
00:47:17le président de la république
00:47:18qui est un modéré
00:47:19qui est un pragmatique
00:47:21pas lui
00:47:21pas Halibaf
00:47:22lui pas du tout
00:47:23c'est un dur
00:47:24et qui au début
00:47:25alors c'est un dur
00:47:26ça peut être un avantage
00:47:27ça peut être un avantage
00:47:29parce qu'il peut avoir
00:47:30le blanc-seing
00:47:31des gardiens de la révolution
00:47:32mais d'un autre côté
00:47:33le seul homme
00:47:35encore à peu près
00:47:37mangeable
00:47:38pour les iraniens
00:47:39c'est le président de la république
00:47:40parce qu'au début
00:47:41des manifestations
00:47:42en janvier
00:47:44il avait dit
00:47:45oui mais ce sont
00:47:46des revendications
00:47:46c'est une collègue
00:47:48incompréhensible
00:47:48etc
00:47:48Bernard
00:47:49une chose
00:47:50si c'est Halibaf
00:47:51avec lequel les américains
00:47:52discutent
00:47:52si c'est Halibaf
00:47:53qui devient l'homme fort
00:47:54du régime
00:47:54qui aurait levé la main
00:47:55en disant
00:47:56bon écoutez
00:47:56moi je suis d'accord
00:47:56pour discuter
00:47:57ça veut dire
00:47:58que ça enterre
00:47:58complètement
00:48:00les minces espoirs
00:48:01du début de la guerre
00:48:02qui étaient de dire
00:48:03les iraniens
00:48:03vont pouvoir se retourner
00:48:04contre leurs dirigeants
00:48:07et la démocratie
00:48:08arrivera
00:48:09etc
00:48:09avec lui c'est terminé
00:48:11oui et non
00:48:12oui et non
00:48:12pourquoi
00:48:13parce que
00:48:14parce que
00:48:15un homme
00:48:20qui est qualifié
00:48:22de dur
00:48:22aujourd'hui
00:48:23mais qui évolue
00:48:24qui dit
00:48:26bah oui après tout
00:48:27voilà
00:48:27il faut négocier
00:48:28il faut arriver à un compromis
00:48:30bah ce n'est plus
00:48:31le même homme
00:48:32et quand Trump dit
00:48:33mais il y a déjà
00:48:34vous avez entendu ça
00:48:35il y a déjà
00:48:36un changement de régime
00:48:38puisque tous les dirigeants
00:48:39du régime
00:48:40sont morts
00:48:41écoutez
00:48:41il n'a pas complètement tort
00:48:43sur ce point là
00:48:44il n'a pas complètement tort
00:48:46il y a
00:48:47un vide politique
00:48:49tel
00:48:50à la tête du régime
00:48:51que
00:48:52de toute manière
00:48:53il y aura
00:48:54une évolution du régime
00:48:55alors
00:48:56est-ce que cette évolution
00:48:57du régime
00:48:58signera un changement
00:49:00de régime
00:49:00ou simplement
00:49:01une évolution
00:49:02ça moi je n'en sais rien
00:49:03et personne n'en sait rien
00:49:05vous vous y croyez encore
00:49:06au changement de régime
00:49:06oui
00:49:06par le peuple iranien
00:49:08par la révolution
00:49:09les mollas
00:49:10ils ne vont jamais
00:49:11rendre le pouvoir
00:49:12si c'est Ali Baf
00:49:13je me souviens
00:49:13qu'au tout début de la guerre
00:49:14sur ce plateau
00:49:15ici il y avait déjà des voix
00:49:16qui disaient
00:49:16l'objectif c'est de mettre
00:49:17le président du parlement
00:49:18à la place de Ramenei
00:49:19donc on en approche
00:49:21ce nom il n'est pas sorti
00:49:22du chapeau aujourd'hui
00:49:23on en parlait depuis le début
00:49:24et évidemment
00:49:25que ce ne serait pas
00:49:25un changement de régime
00:49:26ce serait la continuité
00:49:27mais le peuple iranien
00:49:29les iraniens
00:49:29et les iraniennes
00:49:30surtout
00:49:30elles ont prouvé
00:49:32il et elle ont trouvé
00:49:34une capacité
00:49:34un courage
00:49:35depuis 3 ans
00:49:364 ans
00:49:37on en est à la 3ème révolution
00:49:39la dernière a été
00:49:40préoccupée dans le sang
00:49:41c'est évident
00:49:41qu'il ne peut pas y avoir
00:49:42une nouvelle révolution
00:49:43pendant les bombardements
00:49:44c'est impossible
00:49:44de descendre dans la rue
00:49:45aujourd'hui
00:49:45mais si Trump dit
00:49:47j'arrête
00:49:47si la guerre s'arrête
00:49:48et ça ça arrivera
00:49:49on ne sait pas quand
00:49:50mais ça arrivera
00:49:51quand la guerre s'arrêtera
00:49:52il y aura quand même
00:49:53un régime
00:49:53avec peut-être Ali Baf
00:49:54sa tête
00:49:54mais qui sera
00:49:56extraordinairement affaibli
00:49:56et donc la prochaine révolution
00:49:59pour préciser le portrait
00:50:00général des gardiens
00:50:01de la révolution
00:50:02il connait par coeur
00:50:03cet organe là
00:50:04si je puis dire
00:50:05ancien commandant
00:50:05de la police
00:50:06ancien maire de Téhéran
00:50:07il a maté
00:50:08je ne sais combien
00:50:09de révoltes
00:50:10à Téhéran même
00:50:11comme commandant de la police
00:50:12ou comme maire de Téhéran
00:50:13donc on a
00:50:15ça veut dire
00:50:15que ce soir
00:50:15les américains
00:50:16si tout ça est confirmé
00:50:17discutent avec un homme
00:50:18à poigne
00:50:19après est-ce qu'il a encore
00:50:21les moyens de
00:50:22ils ont tous les mains
00:50:22et les bras couverts de sang
00:50:23ils ont tous les mains
00:50:25et les bras couverts de sang
00:50:28l'important
00:50:29c'est de savoir
00:50:30quelle position
00:50:31ils prendront demain
00:50:32pas hier
00:50:33hier
00:50:34c'est tous des assassins
00:50:36moi je souhaite
00:50:37tous vous croire
00:50:38mais je pense
00:50:39qu'il y a quand même
00:50:40une autre hypothèse
00:50:41que malheureusement
00:50:42il faut faire
00:50:43c'est que d'abord
00:50:43qu'au fur et à mesure
00:50:45qu'on élimine les chefs
00:50:46et qu'on tape plus bas
00:50:47on tombe sur des gens
00:50:49qui mécaniquement
00:50:52ont besoin
00:50:53ont moins
00:50:53de marge de manœuvre
00:50:54parce qu'il faut
00:50:55qu'ils affirment
00:50:56leur pouvoir
00:50:56surtout dans quelque chose
00:50:58d'extrêmement délicat
00:50:59et donc
00:50:59le fait que ce soit
00:51:00un plus dur
00:51:01ça incarne ça
00:51:02et puis ensuite
00:51:04il faut reboucler
00:51:05avec ce qu'on se disait
00:51:05juste avant
00:51:06c'est-à-dire que si
00:51:07Donald Trump fait
00:51:08les américains
00:51:09font un repli piteux
00:51:12j'ai peur quand même
00:51:13que le régime iranien
00:51:15en tire un surcroît
00:51:16de prestige
00:51:18qui va contribuer
00:51:20au moins
00:51:20dans un premier temps
00:51:22à le mettre en place
00:51:22alors après
00:51:23ce qui pourrait se passer
00:51:24c'est un peu
00:51:24comme en Syrie
00:51:25peut-être
00:51:25c'est qu'une fois
00:51:26que le sable retombe
00:51:27que la tension interne
00:51:29diminue
00:51:30parce que la vie
00:51:31reprend ses droits
00:51:32et que
00:51:34à nouveau
00:51:35il va y avoir
00:51:36des difficultés économiques
00:51:37etc
00:51:38alors là peut-être
00:51:39que
00:51:41le régime
00:51:42peut être très affaibli
00:51:43voire
00:51:43être tombé
00:51:45mais de l'interne
00:51:48Lisa Hadef
00:51:49l'armée israélienne
00:51:50annonce avoir
00:51:50identifié au moins
00:51:51deux tirs de missiles
00:51:52en provenance d'Iran
00:51:53et les sirènes retentissent
00:51:54dans le sud d'Israël
00:51:55à Dimona
00:51:56précisément
00:51:56là où je vous le rappelle
00:51:57à quelques dizaines de mètres
00:51:58il y a un centre nucléaire
00:51:59absolument
00:52:00et on va retrouver
00:52:01Hugo Smag
00:52:02du côté justement
00:52:03d'Israël
00:52:04ce soir
00:52:05du côté de Tel Aviv
00:52:05avec donc
00:52:06ses alertes
00:52:07avec une cible
00:52:07très particulière
00:52:08il faut qu'on y revienne
00:52:09bien évidemment
00:52:09c'est Dimona
00:52:12Oui tout à fait
00:52:13des alertes
00:52:14qui ont retenti
00:52:14il y a quelques minutes
00:52:15à Dimona
00:52:16mais l'armée israélienne
00:52:18annonce bien
00:52:18qu'il y a eu
00:52:19interception
00:52:19de ces missiles
00:52:21par le dôme de fer
00:52:22vous l'avez dit
00:52:23Dimona
00:52:23qui a déjà été ciblée
00:52:25hier
00:52:25c'est une localité
00:52:26du sud de l'état hébreu
00:52:27qui est
00:52:28une cible stratégique
00:52:30pour l'Iran
00:52:30puisqu'il y a des installations
00:52:32nucléaires israéliennes
00:52:34à cet endroit là
00:52:35alors les précédentes frappes
00:52:36avaient fait 150 blessés
00:52:38puisqu'il y avait eu
00:52:38semble-t-il
00:52:39une défaillance
00:52:40du dôme de fer
00:52:40qui est partiellement
00:52:42expliqué par l'armée
00:52:43israélienne aujourd'hui
00:52:44qui dit que les conditions
00:52:45n'étaient pas réunies
00:52:46pour intercepter hier
00:52:47les missiles
00:52:48donc je vous l'ai dit
00:52:49cette localité
00:52:51elle est ciblée
00:52:51puisqu'il y a
00:52:52des installations nucléaires
00:52:53israéliennes
00:52:54dans cette partie
00:52:56sud du pays
00:52:58autre information
00:52:59qu'il faut quand même
00:53:00donner
00:53:00c'est que
00:53:00ici en Israël
00:53:02cela faisait
00:53:03désormais
00:53:0313 heures
00:53:04qu'il n'y avait pas eu
00:53:05de tir iranien
00:53:06de tir iranien
00:53:07Hugo Smag
00:53:07avec Arecid Salah
00:53:08direct d'Israël
00:53:09donc ses alertes
00:53:10du côté de Dimona
00:53:11ses alertes aussi
00:53:12du côté d'Elat
00:53:12à l'instant
00:53:12c'est ce que nous disent
00:53:13les médias israéliens
00:53:15on comprend
00:53:16au vu de cette cible
00:53:18que représente désormais
00:53:19Dimona
00:53:20c'est que le nucléaire
00:53:20forcément est au cœur
00:53:21des négociations
00:53:22au cœur des frappes
00:53:23de ces derniers jours
00:53:24avec un mystère
00:53:25dont je voulais vous parler
00:53:26ce soir en carte
00:53:27et en image
00:53:27c'est donc le mystère
00:53:28de Dimona
00:53:28on va y aller tout de suite
00:53:29Dimona
00:53:29je le rappelle
00:53:30c'est cette ville israélienne
00:53:31visée donc par les Iraniens
00:53:33ce week-end
00:53:33on est dans le sud d'Israël
00:53:35le désert du Negev
00:53:3640 000 habitants
00:53:37qui ont vu
00:53:38samedi soir
00:53:38le ciel
00:53:39être déchiré
00:53:40par un missile
00:53:42balistique iranien
00:53:51l'image est hallucinante
00:53:54saisissante
00:53:54les dégâts sont importants
00:53:56vous les voyez ici
00:53:57du côté de Dimona
00:53:57mais cette frappe
00:53:58n'est pas une frappe de plus
00:54:00les Iraniens
00:54:01en ciblant Dimona
00:54:02ont envoyé un message
00:54:02très clair
00:54:03on va revenir à la carte
00:54:04à quelques dizaines
00:54:05de kilomètres
00:54:06de la ville de Dimona
00:54:07et de ses dégâts
00:54:07il y a le centre
00:54:08de recherche nucléaire
00:54:10Shimon Peres
00:54:11il y a un réacteur nucléaire
00:54:12ici
00:54:13que les français
00:54:14ont d'ailleurs construit
00:54:15dans les années 50 et 60
00:54:16mais surtout
00:54:16il y a un mystère ici
00:54:18Israël n'a jamais dit
00:54:20officiellement
00:54:21qu'il avait la bombe
00:54:22la bombe nucléaire
00:54:23on est dans l'ambiguïté stratégique
00:54:24or c'est vraisemblablement
00:54:26à Dimona
00:54:26qu'elle a été conçue
00:54:28on le sait depuis 1986
00:54:30c'est le scoop
00:54:30du Sunday Times
00:54:32révélation sur les secrets
00:54:33de la bombe nucléaire israélienne
00:54:34c'était le titre à l'époque
00:54:35le journal anglais
00:54:36réussi à obtenir des photos
00:54:38d'un employé de la centrale
00:54:39qui sera lui condamné
00:54:40à 18 ans de prison
00:54:41en ciblant Dimona
00:54:42les Iraniens
00:54:43remettent le nucléaire
00:54:45au centre de cette guerre
00:54:46et dénoncent
00:54:47sans doute
00:54:48sans doute aussi
00:54:49ce que eux considèrent
00:54:50Elsa Vidal
00:54:52comme une hypocrisie
00:54:53de notre part
00:54:53absolument
00:54:54et c'est pour ça
00:54:54que cette séquence
00:54:55vous savez
00:54:55de tir sur Dimona
00:54:57et de tir redoublé
00:54:59et d'annonce
00:55:00par Donald Trump
00:55:01de négociations imminentes
00:55:03si ce n'est en cours
00:55:04et bien
00:55:04c'est tout à fait exploitable
00:55:06par le régime de Téhéran
00:55:08de son propre point de vue
00:55:09et à destination
00:55:10de ses clients
00:55:11ses clients
00:55:11ce sont d'abord
00:55:12ses alliés
00:55:13dans une partie du sud
00:55:14qui voient
00:55:15dans la résistance iranienne
00:55:16un symbole du combat
00:55:18contre un Occident
00:55:19guerrier
00:55:20agressif
00:55:21et qui fait
00:55:22deux poids deux mesures
00:55:23permettant à Israël
00:55:25vécu d'ailleurs
00:55:25comme une espèce
00:55:26de navire
00:55:27un avant-poste occidental
00:55:29au Moyen-Orient
00:55:30de bénéficier de droits
00:55:31qu'on renierait
00:55:33aux Iraniens
00:55:34entre autres
00:55:35et c'est pour cela
00:55:36que le régime
00:55:37à l'heure actuelle
00:55:38si Donald Trump
00:55:39persiste
00:55:40à refuser le combat
00:55:41qu'il a engagé lui-même
00:55:42pourra véritablement
00:55:44s'enorgueillir
00:55:45d'avoir survécu
00:55:46et d'avoir exposé
00:55:47une forme d'hypocrisie occidentale
00:55:49je vous laisse réagir
00:55:50dans une seconde
00:55:50d'abord cette image
00:55:51qui nous arrive à l'instant
00:55:52précisément de Dimona
00:55:54où là visiblement
00:55:55la défense antiaérienne
00:55:55a pu se mettre
00:55:57en action
00:55:58ce soir
00:55:59on a le bruit
00:56:00les bruits
00:56:02effectivement
00:56:02de ce qui s'est passé
00:56:03ce soir
00:56:04avec ces nouvelles frappes iraniennes
00:56:05je précise que l'Iran
00:56:06tout à l'heure
00:56:07dans le même mouvement
00:56:08a démenti
00:56:09les négociations
00:56:09dont on parlait
00:56:10en disant
00:56:10non non
00:56:10officiellement
00:56:11on ne négocie pas
00:56:12et surtout
00:56:13les Iraniens
00:56:14ce soir
00:56:14par la voix
00:56:15d'agence de presse
00:56:15disent
00:56:16on réserve
00:56:17pour ce soir
00:56:18plusieurs surprises
00:56:19plusieurs plans spéciaux
00:56:20c'est comme ça
00:56:21que parlent ce soir
00:56:22les Iraniens
00:56:23pour les Israéliens
00:56:24et plusieurs plans spéciaux
00:56:25pour les alliés
00:56:26des Israéliens
00:56:27et des Américains
00:56:28dans la région
00:56:29l'hypocrisie occidentale
00:56:31sur le nucléaire
00:56:31Bernard Guetta
00:56:33écoutez
00:56:33il n'y a pas une hypocrisie
00:56:35parce qu'en vérité
00:56:35tout le monde
00:56:36le sait
00:56:37les Israéliens
00:56:38n'ont jamais reconnu
00:56:40officiellement
00:56:41qu'ils avaient la bombe
00:56:42mais ils l'ont
00:56:43et ils l'ont
00:56:44parce que
00:56:45les Français
00:56:46de la quatrième république
00:56:47dans les années 50
00:56:49ont donné
00:56:50la bombe nucléaire
00:56:52aux Israéliens
00:56:53pourquoi
00:56:54l'ont-ils fait
00:56:54à l'époque
00:56:55parce qu'à l'époque
00:56:56Israël n'était pas
00:56:57du tout
00:56:58la puissance
00:56:59économique
00:57:00et militaire
00:57:01que l'on connaît
00:57:02c'était un État
00:57:02extraordinairement faible
00:57:04sans
00:57:05grande capacité
00:57:07militaire
00:57:07et certainement
00:57:08pas technologique
00:57:09et certainement
00:57:09pas économique
00:57:10et qui était considéré
00:57:13par une Europe
00:57:14pleine de remords
00:57:16du génocide juif
00:57:18de la guerre
00:57:19par une France
00:57:20pleine de remords
00:57:22parce que
00:57:23c'était la police
00:57:24française
00:57:25la police de Vichy
00:57:26qui avait organisé
00:57:27les rafles
00:57:28de juifs
00:57:29pendant la guerre
00:57:31en devançant
00:57:32en devançant
00:57:34les demandes
00:57:35des allemands
00:57:36des nazis
00:57:37et donc
00:57:38la France
00:57:39a donné
00:57:40cette arme nucléaire
00:57:42comme un parapluie
00:57:44comme un parapluie
00:57:45à un pays
00:57:46qui apparaissait
00:57:47qui était à l'époque
00:57:48extraordinairement faible
00:57:50alors aujourd'hui
00:57:51ça semble
00:57:52complètement
00:57:54contre-intuitif
00:57:56puisque Israël
00:57:57est devenue
00:57:57la première puissance
00:57:59et de loin
00:57:59de tout le Proche-Orient
00:58:00et une puissance
00:58:01militaire
00:58:02de taille internationale
00:58:04en vérité
00:58:05de taille internationale
00:58:06mais c'est ça
00:58:08la situation
00:58:09alors hypocrisie
00:58:10non
00:58:10parce que
00:58:11pourquoi est-ce que
00:58:12les grandes puissances
00:58:13à l'époque d'ailleurs
00:58:14Russie comprise
00:58:15s'opposaient tellement
00:58:17à l'accession
00:58:19de l'Iran
00:58:20à la bombe nucléaire
00:58:21c'est précisément
00:58:22parce que
00:58:22Israël a la bombe nucléaire
00:58:24si demain
00:58:25l'Iran avait
00:58:26la bombe nucléaire
00:58:27immédiatement
00:58:28dans les mois
00:58:29qui suivraient
00:58:29l'Arabie saoudite
00:58:31et la Turquie
00:58:31se doteraient
00:58:32de l'arme nucléaire
00:58:32et nous aurions
00:58:33dans la région
00:58:34la plus explosive
00:58:35du monde
00:58:364 puissances nucléaires
00:58:38je parlais d'hypocrisie
00:58:39du point de vue
00:58:40iranien
00:58:41évidemment
00:58:42et l'autre chose
00:58:43c'est l'argument
00:58:44de Donald Trump
00:58:44c'est de dire
00:58:45à la seconde
00:58:46où les Iraniens
00:58:47ont la bombe nucléaire
00:58:48ils s'en servent
00:58:48c'est son argument
00:58:50je ne dis pas
00:58:51que c'est la vérité
00:58:52c'est comme ça
00:58:52qu'il vend la chose
00:58:53aux Américains
00:58:53ça on ne sait pas
00:58:54parce qu'il y a
00:58:55des gens qui vous disent
00:58:56mais très très bien
00:58:57un Proche-Orient
00:58:58avec 4 puissances nucléaires
00:59:00c'est la
00:59:01comment dire
00:59:03c'est la stabilité assurée
00:59:05c'est la stabilité assurée
00:59:06parce que c'est le triomphe
00:59:08de la dissuasion
00:59:08l'équilibre de la terreur
00:59:09parce que regardez
00:59:10si l'un l'utilise
00:59:12étant donné que c'est tout petit
00:59:13tout le monde en est victime
00:59:14etc.
00:59:15alors écoutez
00:59:16moi
00:59:17je ne ferais pas
00:59:18du tout confiance
00:59:19à la rationalité
00:59:21des gens
00:59:21on ne fera pas ce soir
00:59:22rien
00:59:22mais pas du tout
00:59:24je crois qu'au contraire
00:59:25les passions
00:59:26sont telles
00:59:28que véritablement
00:59:30on pourrait avoir demain
00:59:32avec 4 puissances nucléaires
00:59:34au Proche-Orient
00:59:35le début de l'apocalypse
00:59:36tout simplement
00:59:37le début de l'apocalypse
00:59:38Général
00:59:39le début de l'apocalypse
00:59:41je laisse un petit silence
00:59:43derrière ça
00:59:44le début de l'apocalypse
00:59:46j'espère que tout
00:59:47on se l'a dit
00:59:47c'est vrai que le risque
00:59:48de prolifération
00:59:51existe sûrement
00:59:51ce que je trouve
00:59:52quand même
00:59:53assez frappant
00:59:54c'est que
00:59:55oui
00:59:56Israël d'ailleurs
00:59:57n'a jamais nié
00:59:58je crois
00:59:58avoir l'arme nucléaire
01:00:00ils n'ont jamais dit
01:00:00qu'ils l'avaient
01:00:01ni confirmé
01:00:02et
01:00:03et
01:00:03ils n'ont jamais signé
01:00:05les traités de non-prolifération
01:00:06ils n'ont jamais signé
01:00:07le traité de non-prolifération
01:00:09mais en même temps
01:00:10je crois
01:00:11qu'on date
01:00:12à peu près
01:00:12de 1966-67
01:00:14l'acquisition de la bombe
01:00:16or
01:00:17ils ne doivent pas avoir
01:00:18une expérience
01:00:19une très grande confiance
01:00:20dans ce que ça leur donne
01:00:22puisque
01:00:22en 73
01:00:24guerre du Kipour
01:00:25les
01:00:25les égyptiens
01:00:27attaquent visiblement
01:00:28ils n'ont pas été dissuadés
01:00:29par le fait
01:00:30qu'ils avaient de la bombe
01:00:31et là
01:00:32au mois de juin
01:00:33quand ils
01:00:34font des raids
01:00:35pour
01:00:37éliminer
01:00:38l'arme nucléaire
01:00:38iranienne
01:00:39on le comprend bien
01:00:39mais en même temps
01:00:40si l'arme nucléaire
01:00:42israélienne
01:00:43doit servir à quelque chose
01:00:44c'est à dissuader
01:00:46de l'arme nucléaire
01:00:47c'est vrai ce que vous dites
01:00:48et donc
01:00:49ça prouve que
01:00:50si vous voulez
01:00:51nous en français
01:00:52on a l'arme nucléaire
01:00:53on ne cherche pas
01:00:54à aller chercher
01:00:55l'arme nucléaire russe
01:00:56ou je ne sais quoi
01:00:57en disant
01:00:57ça nous menace
01:00:58on dit
01:00:59nous on a
01:00:59l'arme nucléaire
01:01:00et c'est ça
01:01:01qui nous protège
01:01:02en réalité
01:01:02et donc
01:01:03on est dans une situation
01:01:04où il faut
01:01:05en tout cas
01:01:06je ne voudrais pas
01:01:07aller plus loin
01:01:07parce que
01:01:08il ne faut pas
01:01:10trop transposer
01:01:11la logique
01:01:12de l'arme nucléaire
01:01:13européenne
01:01:13dans une seconde
01:01:14sur BFMTV
01:01:15interview exclusive
01:01:16de la ministre des armées
01:01:17Catherine Vautrin
01:01:18interview exclusive
01:01:19pour BFMTV
01:01:20ce sera dans un instant
01:01:21d'abord le Liban
01:01:22Lisa Adef
01:01:22oui l'armée israélienne
01:01:23affirme ce soir
01:01:24avoir capturé
01:01:25deux combattants
01:01:26des militants
01:01:27de la force Radouane
01:01:28c'est une unité d'élite
01:01:29du Hezbollah
01:01:29capturé dans le sud du Liban
01:01:31il se serait rendu
01:01:32avant de se faire arrêter
01:01:33et des frappes
01:01:34visent la banlieue sud
01:01:35de Beyrouth ce soir
01:01:36c'est précisément pour ça
01:01:37qu'on vous retrouve sur place
01:01:38Nicolas Coadou en direct
01:01:39pour BFMTV
01:01:40avec donc plusieurs frappes
01:01:41ce soir
01:01:42frappes violentes
01:01:42contre le sud de Beyrouth
01:01:47oui Maxime
01:01:47trois frappes consécutives
01:01:49il y a un tout petit peu
01:01:50moins d'une heure maintenant
01:01:51qui ont donc visé
01:01:51la banlieue sud de Beyrouth
01:01:53ici avec Théo Touchet
01:01:54on a entendu
01:01:55très distinctement
01:01:56trois énormes détonations
01:01:58donc qui ont visé
01:01:59cette banlieue sud
01:02:01à quelques kilomètres
01:02:02d'ici
01:02:03il faut dire
01:02:03qu'il y avait eu
01:02:03un avertissement
01:02:04ça se passe un petit peu
01:02:05toujours comme ça
01:02:06maintenant
01:02:06depuis trois semaines
01:02:07lorsqu'il y a des frappes
01:02:08sur la banlieue sud
01:02:09l'armée israélienne
01:02:10qui communique en arabe
01:02:12à destination des habitants
01:02:13pour expliquer
01:02:14qu'il faut évacuer
01:02:15immédiatement
01:02:16toute cette zone
01:02:17et on a entendu
01:02:18quelques 30
01:02:20ou 40 minutes
01:02:21après le bruit
01:02:22le vrombissement
01:02:22de l'aviation israélienne
01:02:24qui passait au-dessus
01:02:25de Beyrouth
01:02:25et ensuite
01:02:26ces trois détonations
01:02:27qui correspondent
01:02:27à des frappes aériennes
01:02:28donc menées
01:02:29par l'armée israélienne
01:02:31le quartier qui a été visé
01:02:32c'est le quartier
01:02:33de Darier
01:02:34on en parle beaucoup
01:02:35depuis le début
01:02:36de ce conflit
01:02:36puisque c'est l'une
01:02:38des places fortes
01:02:39du Hezbollah
01:02:40ici à Beyrouth
01:02:41et il a été ciblé
01:02:42très régulièrement
01:02:43depuis le début
01:02:43de ce conflit
01:02:44il y avait eu
01:02:44un petit peu plus tôt
01:02:45on en a parlé brièvement
01:02:46une autre frappe
01:02:47cette fois dans les quartiers
01:02:48est de Beyrouth
01:02:49il s'agissait
01:02:50d'une frappe
01:02:50de drone
01:02:51qui a ciblé
01:02:53et qui a
01:02:54selon toute vraisemblance
01:02:55tué
01:02:56l'un des commanditaires
01:02:58du Hezbollah
01:02:58qui était dans
01:02:59cette zone là
01:03:00on voit bien
01:03:01que malgré
01:03:02les déclarations
01:03:03qu'il peut y avoir
01:03:04de la part
01:03:05de Donald Trump
01:03:06pour un assouplissement
01:03:07disons de cette offensive
01:03:08Israël ne le voit pas
01:03:08du tout de cet oeil
01:03:09puisqu'il y a ces frappes
01:03:10dont on vient de parler
01:03:11à Beyrouth
01:03:12et cette offensive
01:03:12au sud Liban
01:03:13qui se poursuit
01:03:14et qui s'intensifie même
01:03:15Nicolas Coadout
01:03:16est au toucher
01:03:16les images en direct
01:03:17donc de Beyrouth
01:03:18au Liban
01:03:18Nicolas Poincaré
01:03:19vous rentrez
01:03:19du Liban
01:03:20on va revoir
01:03:21une des images
01:03:22qui vous avez marqué
01:03:23parce que vous êtes allé
01:03:24dans le cratère
01:03:26du missile
01:03:27que l'on va voir
01:03:28et de l'immeuble
01:03:29qui s'est effondré
01:03:29c'est cet immeuble là
01:03:30précisément
01:03:31on voit le missile
01:03:32passer très très vite
01:03:33veneur de la droite
01:03:34et l'immeuble s'effondrait
01:03:35quand on parle
01:03:37des dégâts
01:03:38que peuvent provoquer
01:03:38les frappes israéliennes
01:03:39à Beyrouth
01:03:41vous les avez vus
01:03:42ça ressemble à ça
01:03:43oui alors ça
01:03:44c'est des rares frappes
01:03:45qui a eu lieu
01:03:45dans le centre de Beyrouth
01:03:46dans les quartiers ouest
01:03:47dans les quartiers peuplés
01:03:49le reste du temps
01:03:50c'est essentiellement
01:03:51sur Darier
01:03:51donc la banlieue
01:03:52Darier ça veut dire banlieue
01:03:53donc la banlieue sud
01:03:54de Beyrouth
01:03:55c'est un assez petit territoire
01:03:57et qui est largement vidé
01:03:59donc en réalité
01:04:00alors cette frappe là
01:04:01on voit
01:04:01c'est très spectaculaire
01:04:02parce qu'en plein centre-ville
01:04:04un immeuble de 12 étages
01:04:05qui s'effondre
01:04:06c'est sidérant
01:04:07sauf que ça fait
01:04:08zéro mort
01:04:08zéro blessé
01:04:09il n'y a pas de
01:04:10alors il y a des frappes
01:04:11parce qu'ils avaient averti avant
01:04:12voilà
01:04:13ils avaient fait une frappe
01:04:155 jours avant
01:04:15pour viser une banque
01:04:17supposée être une banque
01:04:18du Hezbollah
01:04:18qui était au rez-de-chaussée
01:04:20de cet immeuble
01:04:20ils l'avaient détruit
01:04:21tout l'immeuble
01:04:22avait été évacué
01:04:23et ils ont décidé
01:04:24de l'abattre
01:04:25quelques jours après
01:04:26ils ont donné l'alerte
01:04:27une heure avant
01:04:27par des messages
01:04:28sur les réseaux sociaux
01:04:29donc même les habitants
01:04:31des immeubles voisins
01:04:32se sont éloignés
01:04:33et ensuite ils tapent
01:04:34donc c'est pour frapper
01:04:34les esprits
01:04:35et ça marche
01:04:35parce que c'est quand même
01:04:37incroyablement spectaculaire
01:04:38mais ça fait très très peu
01:04:39de victimes
01:04:41là on a le dernier bilan
01:04:44c'est 1039 morts
01:04:45depuis le début
01:04:45de la guerre israélienne
01:04:47contre le Liban
01:04:48contre le Hezbollah
01:04:49ces derniers jours
01:04:50avec ce qui est quand même
01:04:52c'est sur un très petit territoire
01:04:54en fait que ça se passe
01:04:54c'est un tiers
01:04:55de la ville de Beyrouth
01:04:56la banlieue sud
01:04:57qui est pratiquement désert
01:04:58et c'est une petite bande
01:05:00de terrain
01:05:00à la frontière
01:05:01entre le fleuve
01:05:03et la frontière
01:05:03c'est à peine 30 km
01:05:05avec notamment
01:05:06ces images là
01:05:06et cette bataille
01:05:07des ponts
01:05:08qui est en train
01:05:08de mener Israël
01:05:10au sud du Liban
01:05:11Israël est en train
01:05:12de pilonner
01:05:12les ponts
01:05:13qui permettent
01:05:14au Hezbollah
01:05:15de se ravitailler
01:05:16en armes
01:05:16de faire avancer
01:05:17des hommes
01:05:17etc
01:05:18pont après pont
01:05:19et il y en a encore eu
01:05:20un ou deux
01:05:20aujourd'hui
01:05:21me semble-t-il
01:05:21des ponts importants
01:05:22qui sont comme ça
01:05:23cisaillés
01:05:24par les frappes
01:05:25israéliennes
01:05:26oui mais ce qu'on raconte
01:05:27pas assez
01:05:27c'est que
01:05:27les combats
01:05:29qui ont lieu
01:05:29depuis le premier jour
01:05:30les Israéliens
01:05:30ont attaqué
01:05:31dès le premier jour
01:05:31de cette guerre
01:05:32à la frontière
01:05:33on parle beaucoup
01:05:34de la ville de Riam
01:05:35et de la ville
01:05:35de Taïbé
01:05:36qui est juste à côté
01:05:37qui sont deux
01:05:37c'était déjà rasé
01:05:40les Israéliens
01:05:41en avaient déjà fait
01:05:41un parking
01:05:42lors de la guerre
01:05:43de 2024
01:05:43donc en fait
01:05:44on dit
01:05:44c'est des combats
01:05:45mais ce sont des localités
01:05:47qui sont complètement désertes
01:05:48la population a fui
01:05:48depuis longtemps
01:05:49et vous avez
01:05:50quelques soldats
01:05:51du Hezbollah
01:05:51qui font de la guérilla
01:05:52qui se cachent
01:05:53dans les ruines
01:05:53qui harcèlent etc
01:05:54et les Israéliens
01:05:55qui depuis trois semaines
01:05:56les bombardent
01:05:57mais la grande offensive
01:05:58israélienne
01:05:59qu'ils seraient capables
01:06:00de faire
01:06:00ils ont mobilisé
01:06:01je parle sous le contrôle
01:06:02du général
01:06:02des dizaines de milliers
01:06:03de réservistes
01:06:04un jour ou l'autre
01:06:05ils vont sans doute
01:06:05rentrer et prendre possession
01:06:07mais ça n'a pas encore eu lieu
01:06:09depuis trois semaines
01:06:10on a des bombardements
01:06:11sur la banlieue sud de Beyrouth
01:06:12et des bombardements
01:06:13sur des localités
01:06:14déjà détruites
01:06:15et la grande guerre
01:06:17elle n'a pas commencé
01:06:17comme promis
01:06:18notre interview exclusive
01:06:19ce soir de la ministre des armées
01:06:20Catherine Vautrin
01:06:21qui est en déplacement
01:06:22notamment du côté
01:06:23de Doha au Qatar
01:06:24avec Didier François
01:06:26c'est lui
01:06:27qui l'interroge
01:06:28Didier
01:06:29Catherine Vautrin
01:06:30donc en exclusivité
01:06:31ce soir pour BFM TV
01:06:33Madame la ministre
01:06:34bonsoir
01:06:34merci d'accorder
01:06:35cette interview
01:06:36à BFM TV
01:06:38vous êtes en fait
01:06:39la première
01:06:40ministre occidentale
01:06:41et ministre de la défense
01:06:42qui plus est
01:06:43ministre des armées
01:06:44à visiter
01:06:46le golfe
01:06:47depuis le début
01:06:48de cette guerre
01:06:48quel est en fait
01:06:50le sens
01:06:50de ce déplacement
01:06:52bonsoir
01:06:53merci à vous
01:06:55vous le savez
01:06:56la France
01:06:57a signé
01:06:58des accords
01:06:59de partenariat
01:06:59avec différents
01:07:01pays du golfe
01:07:02et lorsque
01:07:03vous avez
01:07:04un accord
01:07:04de partenariat
01:07:05par définition
01:07:07vous êtes engagé
01:07:07il s'avère
01:07:09que ces pays
01:07:10les Émirats Arabes Unis
01:07:11le Qatar
01:07:12sont aujourd'hui
01:07:14des pays
01:07:14qui ont été
01:07:15attaqués
01:07:15et l'objectif
01:07:17de la France
01:07:17c'est d'être
01:07:18fidèle à sa parole
01:07:19fidèle à son engagement
01:07:21et donc
01:07:21si le président
01:07:22de la république
01:07:23m'a demandé
01:07:23de faire cette tournée
01:07:24c'est pour aller
01:07:25rencontrer
01:07:26mes homologues
01:07:27j'ai également vu
01:07:29le président
01:07:30des Émirats
01:07:31je verrai
01:07:31l'émir
01:07:32demain
01:07:32au Qatar
01:07:34l'objectif
01:07:35c'est très concrètement
01:07:36d'échanger
01:07:37avec eux
01:07:38c'est bien évidemment
01:07:39de porter
01:07:40la parole
01:07:41de la France
01:07:41porter la parole
01:07:42de la France
01:07:42aider ces pays
01:07:43à se défendre
01:07:44bien sûr
01:07:44aider ces pays
01:07:45à se défendre
01:07:46parce que vous le savez
01:07:46dès le début
01:07:48du conflit
01:07:48la volonté
01:07:49de la France
01:07:50était évidemment
01:07:51la protection
01:07:52de nos ressortissants
01:07:53nous sommes probablement
01:07:55le pays
01:07:55qui a le plus
01:07:56de ressortissants
01:07:57dans la zone
01:07:58et comme vous le savez
01:07:59le début de la guerre
01:08:00était la fin
01:08:00des vacances scolaires
01:08:01donc il y avait
01:08:02de très nombreux
01:08:03touristes français
01:08:04et je salue d'ailleurs
01:08:05le personnel de nos ambassades
01:08:07qui ont beaucoup
01:08:07accompagné
01:08:08pour aider au retour
01:08:09le deuxième élément
01:08:11c'est d'honorer
01:08:12bien évidemment
01:08:13ces accords de défense
01:08:14et nous avons
01:08:15des forces présentes
01:08:16notamment
01:08:17des forces présentes
01:08:18aux Émirats
01:08:19que j'ai rencontré
01:08:19aujourd'hui
01:08:20et je voudrais insister
01:08:22non seulement
01:08:23sur leur présence
01:08:23mais sur leur opérationnalité
01:08:26parce que ces forces
01:08:28qui étaient là
01:08:28qui sont prépositionnées
01:08:30elles étaient opérationnelles
01:08:32dès le premier jour
01:08:33où l'on nous a demandé
01:08:35d'accompagner
01:08:36la défense
01:08:37des pays attaqués
01:08:37en fait ce qu'il faut
01:08:38comprendre c'est que
01:08:39une partie des soldats français
01:08:40qui sont présents ici
01:08:41ont aidé
01:08:42à intercepter
01:08:43des missiles
01:08:44ou des drones
01:08:45qui risquaient de frapper
01:08:46et nous ressortissons
01:08:46évidemment
01:08:47les habitants
01:08:48de la région
01:08:48c'est cela
01:08:49un accord de défense
01:08:51c'est cela
01:08:52une approche
01:08:53qui est une approche
01:08:54exclusivement défensive
01:08:55c'est à dire
01:08:55la protection
01:08:57des populations
01:08:58la protection
01:08:59des intérêts
01:09:00et c'est ce que nous avons fait
01:09:01aux côtés de ces pays
01:09:01c'est ce que nous faisons
01:09:02aux côtés de ces pays
01:09:04c'est un effort militaire important
01:09:05on est capable de le tenir
01:09:06dans la longueur
01:09:07c'est un effort
01:09:08militaire important
01:09:09déjà par la présence
01:09:10de nos forces
01:09:10puisque aux émirats
01:09:12nous avons de façon permanente
01:09:15plus de 1000 personnes
01:09:16qui sont là
01:09:17et ce qui veut dire
01:09:18que la particularité
01:09:19c'est que évidemment
01:09:20ces populations
01:09:21sont passées
01:09:22en opération extérieure
01:09:24ces militaires
01:09:25ont des familles
01:09:26et c'est toute la particularité
01:09:28c'était une exception
01:09:29en général
01:09:30militaire en opération extérieure
01:09:32n'est pas avec sa famille
01:09:33et donc il y a eu également
01:09:34tout un travail
01:09:35pour raccompagner
01:09:36l'ensemble
01:09:37des familles
01:09:38qui le souhaitaient
01:09:39les familles
01:09:40les enfants
01:09:40de façon à ce qu'ils repartent
01:09:43en France
01:09:43ce qui s'est fait
01:09:44pour plus de 500 personnes
01:09:46conjoints et enfants
01:09:47Quelles sont les attentes
01:09:48de nos partenaires
01:09:49dans la région aujourd'hui ?
01:09:50Les attentes
01:09:51de nos partenaires
01:09:53sont d'une part
01:09:54bien évidemment
01:09:55l'accompagnement
01:09:56dans ce savoir-faire
01:09:58le partage
01:09:59d'informations
01:10:00qui est également
01:10:01un élément
01:10:02tout à fait important
01:10:03et je voudrais souligner
01:10:04combien des entretiens
01:10:06que j'ai eu
01:10:06me permettent de dire
01:10:07la reconnaissance
01:10:09de nos partenaires
01:10:10ce qui est mis en avant
01:10:11c'est le respect
01:10:13de l'engagement
01:10:14et l'opérationnalité
01:10:16immédiate
01:10:16de la France
01:10:17qui est tout à fait
01:10:19soulignée
01:10:20par nos partenaires
01:10:21et aujourd'hui
01:10:21il y a une très bonne
01:10:22coopération
01:10:23entre nos partenaires
01:10:25et nos armées
01:10:25Et ça c'était rendu possible
01:10:26parce que justement
01:10:27il y avait des bases
01:10:27prépositionnées
01:10:28qui permettent
01:10:29et c'est non seulement
01:10:31les bases prépositionnées
01:10:32comme vous le dites
01:10:33fort justement
01:10:33mais également
01:10:34par l'entraînement
01:10:35parce que cela
01:10:37quand on parle
01:10:37de maintien
01:10:38en condition opérationnelle
01:10:39c'est tout à fait
01:10:40ce que nous vivons
01:10:41c'est à dire
01:10:41à la fois le maintien
01:10:43en condition opérationnelle
01:10:44de nos hommes
01:10:45mais également
01:10:46de nos matériels
01:10:47et vous l'avez vu
01:10:48dans les
01:10:49si je dézoome un peu
01:10:50et que je regarde
01:10:51ce qui a été fait
01:10:52par exemple
01:10:53en Méditerranée orientale
01:10:54dès que le président
01:10:55de la république
01:10:56a souhaité
01:10:57que des frégates
01:10:58viennent au sud
01:10:59de Chypre
01:11:00ou dans l'opération
01:11:01Aspides en Mer Rouge
01:11:03nous avons immédiatement
01:11:04des frégates
01:11:05qui ont été
01:11:05en capacité
01:11:06de venir
01:11:07sur zone
01:11:08c'est dire
01:11:09l'importance
01:11:10de ce maintien
01:11:12en fait
01:11:12en condition opérationnelle
01:11:13de l'armée de l'air
01:11:15de la marine
01:11:15et de l'armée de terre
01:11:16C'est des moyens militaires
01:11:18qui sont mis
01:11:18au service
01:11:19d'une diplomatie
01:11:20ça permet d'appuyer
01:11:21en fait
01:11:21la position
01:11:22enfin les tentatives
01:11:23d'organisation diplomatique
01:11:24de la France
01:11:25et puis ce sont
01:11:26des moyens militaires
01:11:27qui sont mis
01:11:28au service
01:11:29de la désescalade
01:11:30car la volonté
01:11:31de la France
01:11:31c'est éviter
01:11:32le président
01:11:33de la république
01:11:33dans son adresse
01:11:34aux français
01:11:35dès le début
01:11:36du conflit
01:11:37nous devions être
01:11:38le 3 ou le 4 mars
01:11:39immédiatement
01:11:40le président
01:11:41de la république
01:11:41a dit
01:11:42combien la France
01:11:42souhaitait
01:11:43que nous puissions
01:11:44renouer
01:11:44avec la voie diplomatique
01:11:46et qu'en d'autres termes
01:11:47cet accompagnement
01:11:49de la défense
01:11:49c'est effectivement
01:11:51un élément
01:11:51qui doit également
01:11:53permettre
01:11:53l'approche diplomatique
01:11:55les deux sont
01:11:55totalement complémentaires
01:11:57je le répète
01:11:57la France
01:11:58est dans une logique
01:11:59totalement défensive
01:12:01c'est une guerre
01:12:02qui pourrait durer
01:12:04on n'en connaît pas
01:12:04la longueur
01:12:05en fait
01:12:05bien sûr
01:12:06vous avez raison
01:12:07personne au moment
01:12:08nous nous parlons
01:12:09on est en capacité
01:12:10de dire
01:12:11comment les choses
01:12:12vont évoluer
01:12:13et donc
01:12:14bien évidemment
01:12:15nous avons
01:12:16à gérer
01:12:17cette organisation
01:12:18de nos personnels
01:12:20comme bien évidemment
01:12:22l'organisation
01:12:24du fonctionnement
01:12:25y compris aussi
01:12:26et ça c'est le travail
01:12:28que fait le Quai d'Orsay
01:12:29de nos services
01:12:30parce que je parle
01:12:31beaucoup de nos armées
01:12:32en ma qualité de ministre
01:12:32de la défense
01:12:33mais je voudrais bien sûr
01:12:34associer nos services consulaires
01:12:36qui ont une activité
01:12:37complètement différente
01:12:38d'accompagnement
01:12:39de l'ensemble
01:12:41des résidents
01:12:42il y en a
01:12:436 000 au Qatar
01:12:44il y a 66 000
01:12:45personnes aux Émirats
01:12:47c'est dire
01:12:48si c'est un travail
01:12:49de tous les instants
01:12:50et qui nécessite
01:12:51une approche
01:12:52toute particulière
01:12:52et des renforts
01:12:53pour nos services
01:12:54alors on a parlé
01:12:54évidemment
01:12:56de nos ressortissants
01:12:57on a parlé
01:12:58de nos soldats
01:12:59nos munitions
01:13:00ça va être un sujet
01:13:01si ça dure
01:13:03alors vous imaginez bien
01:13:04que ça fait partie
01:13:06des sujets
01:13:07que nous travaillons
01:13:08avec bien évidemment
01:13:10des accompagnements
01:13:11c'est vrai des munitions
01:13:13c'est vrai des pièces détachées
01:13:15parce que
01:13:15par définition
01:13:17nos matériels
01:13:18sont très sollicités
01:13:19ils nécessitent donc
01:13:20des maintiens
01:13:21en condition opérationnelle
01:13:22et ces maintiens
01:13:23en condition opérationnelle
01:13:25nécessitent
01:13:26par définition
01:13:27que nous puissions
01:13:28compléter
01:13:29et ce sont
01:13:30évidemment
01:13:31des trajets
01:13:32qui se font
01:13:33entre la France
01:13:35et les différents
01:13:36théâtres d'opération
01:13:37et c'est d'ailleurs
01:13:38souvent à l'occasion
01:13:39de ces théâtres
01:13:39que nous utilisons
01:13:40les avions en retour
01:13:41pour rapatrier
01:13:42une partie de nos personnels
01:13:43merci madame la ministre
01:13:44merci à vous
01:13:46l'exclusivité ce soir
01:13:47pour BFM TV
01:13:48depuis Doha au Qatar
01:13:48on va retrouver
01:13:49justement sur place
01:13:50Didier François
01:13:51Didier on revient
01:13:53sur ce que vous disiez
01:13:53à l'instant avec la ministre
01:13:54il y a vraiment
01:13:55une attente
01:13:56de la part
01:13:57des pays du Golfe
01:13:58nos alliés
01:13:59ils attendaient
01:14:00qu'on vienne
01:14:01à leur rescousse
01:14:02d'une certaine manière
01:14:03oui enfin
01:14:04ils attendaient vraiment
01:14:04à ce qu'on se porte
01:14:06aux côtés d'eux
01:14:06pour leur défense
01:14:07puisqu'on est signataires
01:14:08d'accord de défense
01:14:09avec eux
01:14:09et que donc
01:14:10c'est parce qu'on s'engage
01:14:11en tant que paix
01:14:12qu'il faudrait se défiler
01:14:13en temps de guerre
01:14:14même si on n'est pas
01:14:15partie prenante
01:14:16à cette guerre
01:14:16on est vraiment
01:14:17en position défensive
01:14:18alors effectivement
01:14:19pour nos partenaires
01:14:19mais aussi pour nos ressortissants
01:14:21il ne faut pas oublier
01:14:21que dans le Golfe
01:14:22il y a 70 000 français
01:14:23qui vivent
01:14:24et qui y sont installés
01:14:25donc défendre aujourd'hui
01:14:26l'espace aérien
01:14:27des pays du Golfe
01:14:28face aux menaces
01:14:30de missiles
01:14:30et aux menaces de drones
01:14:31c'est aussi défendre
01:14:32nos concitoyens
01:14:33qui y vivent
01:14:35Didier juste une question
01:14:36il y a commencé
01:14:36à avoir des articles
01:14:37de presse
01:14:37la semaine dernière
01:14:38sur le fait précisément
01:14:39qu'en aidant
01:14:41ces pays du Golfe
01:14:42on était nous français
01:14:43en train de
01:14:44comment dire
01:14:45de s'affaiblir
01:14:47dans le sens
01:14:47où on était en train
01:14:48de taper dans nos stocks
01:14:49de missiles
01:14:49pour aller détruire
01:14:50les drones
01:14:51qui arrivaient
01:14:52sur ces pays là
01:14:54est-ce qu'on est vraiment
01:14:55en train de
01:14:56pardon pour l'expression
01:14:57mais d'aller taper
01:14:57dans nos stocks
01:14:59alors évidemment
01:14:59qu'on utilise une partie
01:15:01de nos stocks
01:15:01et de notre équipement
01:15:02puisque c'est bien ça
01:15:03le but de la défense
01:15:04c'est d'utiliser
01:15:05ce qu'on avait sur place
01:15:05face à une guerre
01:15:07qui n'était pas
01:15:07véritablement prévue
01:15:08donc dans un premier temps
01:15:09on a quand même
01:15:10d'abord augmenté
01:15:11nos capacités d'intervention
01:15:12puisqu'on est passé
01:15:13on a quasiment doublé
01:15:14notre nombre de rafales
01:15:15on a 12 rafales
01:15:16maintenant sur place
01:15:17qui interviennent
01:15:17on a aussi mis en place
01:15:19de la défense antiaérienne
01:15:20mais encore une fois
01:15:20rappelez-vous
01:15:21que l'emprise française
01:15:23la base française là-bas
01:15:24où il y a quand même
01:15:25900 français
01:15:26qui étaient déployés
01:15:27a été touché deux fois
01:15:29donc c'est quand même
01:15:30un endroit
01:15:30qu'il fallait protéger
01:15:31la deuxième chose
01:15:32c'est que évidemment
01:15:33sur le long terme
01:15:34on ne va pas continuer
01:15:35à abattre des drones
01:15:36avec des missiles antiaériens
01:15:37ça n'a pas de sens
01:15:38on le fait dans un premier temps
01:15:39parce que
01:15:39un c'est efficace
01:15:40et je peux dire
01:15:41que franchement
01:15:42le taux d'interception
01:15:43est très élevé
01:15:44c'est pour ça
01:15:44que nos partenaires
01:15:45sont ravis
01:15:46mais on ne va pas
01:15:47continuer de manière
01:15:49éternelle
01:15:49à abattre du drone
01:15:50avec du missile
01:15:51ça n'aurait pas de sens
01:15:52donc on est en train
01:15:52de déployer
01:15:53d'autres matériels
01:15:55qui soient justement
01:15:55d'un certain point de vue
01:15:57plus efficients
01:15:57en termes de coûts
01:15:58donc on a fait
01:15:59dans un premier temps
01:16:00on a arrêté les barrages
01:16:01pour protéger
01:16:01puis maintenant
01:16:02on met en place
01:16:02justement de quoi tenir
01:16:03dans la longueur
01:16:04avec plutôt de la requête
01:16:07on ne va pas rentrer
01:16:08dans les détails
01:16:08parce qu'il y a évidemment
01:16:10des questions de sécurité
01:16:13de dispositifs
01:16:13qui ne vont pas être révélées
01:16:14mais bien entendu
01:16:16on va faire ce qu'il faut
01:16:17pour que ça puisse durer
01:16:19sans mettre en danger
01:16:20nos stocks
01:16:21et nos capacités de réaction
01:16:22Didier François
01:16:23en direct
01:16:23de Doha au Qatar
01:16:25merci Didier
01:16:26Général du Rue
01:16:27ça ne s'appelle
01:16:27toujours pas faire la guerre
01:16:29non
01:16:29mais d'ailleurs
01:16:31les états du Golfe
01:16:32en réalité
01:16:33on voit très bien
01:16:34qu'ils cherchent
01:16:35à se défendre
01:16:36au maximum
01:16:37mais ils ont
01:16:37pour l'instant
01:16:38pas du tout décidé
01:16:39d'embrayer
01:16:41et d'utiliser
01:16:42leurs forces
01:16:43par exemple
01:16:44d'aviation de chasse
01:16:45qui sont parfois
01:16:45de très bon niveau
01:16:47pour aller
01:16:47taper l'Iran
01:16:49et donc
01:16:50non
01:16:50je pense que
01:16:51là
01:16:52effectivement
01:16:54on est fidèle
01:16:55à nos accords de défense
01:16:56et l'objectif
01:16:57c'est de s'arrêter là
01:16:58et ça serait
01:16:59faire la guerre
01:16:59c'est pas seulement dire
01:17:00on va taper
01:17:01parce que ça nous énerve
01:17:02c'est avoir un objectif stratégique
01:17:04c'est savoir comment
01:17:04on va y arriver
01:17:05et nous notre objectif
01:17:07c'est plutôt que le conflit
01:17:08ne s'étende pas
01:17:09plutôt qu'il s'arrête
01:17:10le plus vite possible
01:17:10donc
01:17:11il y a un scénario noir
01:17:14dont on parle
01:17:14à mon avis pas assez
01:17:15c'est que
01:17:15si demain
01:17:16l'Iran décide
01:17:17de vraiment
01:17:18mette tous les moyens
01:17:19dont ils disposent
01:17:20pour taper les usines
01:17:21de désalinisation
01:17:22aux Émirats
01:17:23en Arabie Saoudite
01:17:25et au Qatar
01:17:26ce sont des millions
01:17:28des dizaines de millions
01:17:29de personnes
01:17:30qui le lendemain
01:17:31commencent à crever de soif
01:17:32et ça va vite
01:17:33quand vous avez soif
01:17:34c'est un scénario noir
01:17:36il faut espérer
01:17:38qu'il n'aura pas lieu
01:17:39mais si on prend
01:17:40les Émirats
01:17:41si on détruit
01:17:42leurs installations
01:17:43de désalinisation
01:17:44vous avez
01:17:44les habitants
01:17:45de Dubaï
01:17:46et d'Abu Dabi
01:17:46qui vont être obligés
01:17:47de fuir
01:17:48on pourra pas rester
01:17:49vous imaginez
01:17:50c'est pas totalement
01:17:51une vue de l'esprit
01:17:52parce qu'ils ont commencé
01:17:53à essayer
01:17:54en tout cas
01:17:54de frapper
01:17:55ces usines là
01:17:56alors il n'y a pas eu
01:17:56de vraie volonté
01:17:57iranienne
01:17:58de mettre le paquet
01:17:59là dessus
01:17:59alors qu'ils savent bien
01:18:01que c'est un point faible
01:18:01mais des tiers d'avertissement
01:18:02il y en a eu
01:18:03oui mais c'est quand même
01:18:03une certaine retenue
01:18:05encore
01:18:06le jour où ils le feront
01:18:08mais quand Trump
01:18:09dit à la veille du week-end
01:18:11si dans 48 heures
01:18:13vous n'avez pas rouvert
01:18:14le détroit d'Ormuz
01:18:15j'irais frapper
01:18:16vos centrales électriques
01:18:18les Iraniens répondent
01:18:19immédiatement
01:18:20mon coco
01:18:21si tu fais ça
01:18:22on frappe
01:18:23les usines
01:18:24de désalinisation
01:18:25et
01:18:26comme par hasard
01:18:27comme par hasard
01:18:29c'est après
01:18:30cette réponse iranienne
01:18:31que vient
01:18:32l'ouverture de Trump
01:18:34et les
01:18:35les bruits
01:18:36sur
01:18:37les bruits
01:18:38un peu plus
01:18:38que les bruits
01:18:39sur une tentative
01:18:41sur une tentative
01:18:42de compromis
01:18:42non non
01:18:43là on a
01:18:44je crois que vous avez
01:18:46tout à fait raison
01:18:46on a là
01:18:47quelque chose
01:18:48un scénario
01:18:49mais je voudrais
01:18:50revenir
01:18:50à
01:18:52l'apport
01:18:53que font
01:18:54nos armées
01:18:55dans la protection
01:18:57des états du Golfe
01:18:58c'est une chose
01:18:59absolument
01:19:01fondamentale
01:19:01à mes yeux
01:19:02parce que c'est
01:19:03un grand investissement
01:19:04politique
01:19:05sur l'avenir
01:19:06pourquoi ?
01:19:07parce que
01:19:08les états du Golfe
01:19:09sont en train de se dire
01:19:10depuis maintenant
01:19:11trois semaines
01:19:11mais dans quoi
01:19:13nous ont
01:19:13emmené
01:19:14ces américains
01:19:15sans
01:19:17penser
01:19:18une seconde
01:19:19le détroit d'Hormuz
01:19:20les bombardements
01:19:21sur nos installations
01:19:22etc
01:19:22et en étant
01:19:23incapables
01:19:24de nous protéger
01:19:25efficacement
01:19:26et à côté
01:19:27de cette
01:19:28irresponsabilité
01:19:29américaine
01:19:30et bien
01:19:31il y a la responsabilité
01:19:32française
01:19:32nous avons
01:19:34des accords
01:19:35nous sommes là
01:19:36nous faisons
01:19:37beaucoup
01:19:38pas tout
01:19:39mais beaucoup
01:19:40pour protéger
01:19:41ces pays
01:19:42et ces pays
01:19:43vont s'en souvenir
01:19:44et nous allons garder
01:19:46une présence
01:19:47et un prestige
01:19:48politique
01:19:49dans la région
01:19:51que les américains
01:19:52n'auront plus
01:19:52il faut y revenir
01:19:53dans un instant
01:19:54on va faire une toute
01:19:55petite pause
01:19:55on reviendra
01:19:55dans une seconde
01:19:56précisément
01:19:57sur ces négociations
01:19:59dont parle
01:20:00Donald Trump
01:20:00ce soir
01:20:01le président américain
01:20:02affirme
01:20:02que américains
01:20:04et iraniens
01:20:05se parlent
01:20:06vraiment ce soir
01:20:07et se parlent
01:20:07au plus haut niveau
01:20:08qu'il y aurait un plan
01:20:09un plan sur la table
01:20:11les iraniens
01:20:12eux démentent
01:20:13mais on va en parler
01:20:14dans une seconde
01:20:14vous restez avec nous
01:20:15tout de suite
01:20:15on va en parler
01:20:18on va en parler
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