- il y a 6 mois
L'Air Force One à bord duquel se trouve Donald Trump est censé atterrir dans deux heures environ dans la base militaire d'Anchorage, en Alaska. La Maison Blanche annonce une brève prise de parole avant la rencontre bilatérale. On en parle avec : Axel Monnier, envoyé spécial BFMTV à Anchorage (Alaska, États-Unis). Jean-Eric Branaa, maître de conférence à l'université Paris 2 Panthéon-Assas et spécialiste des Etats-Unis. Élisabeth Guédel, correspondant BFMTV à New York. Général Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFMTV. Nicolas Coadou, envoyé spécial BFMTV à Dnipro (Ukraine). Masha Kondakova, réalisatrice ukrainienne du documentaire "Inner Wars". Jean-Didier Revoin, correspondant BFMTV à Moscou (Russie). Hugues Pernet, auteur de "Aux origines de la guerre journal du premier ambassadeur de France à Kiev" 5Éd. Flammarion. Et Hugo Capelli, journaliste politique BFMTV à Bormes-les-Mimosas (Var).
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00:00Et prenons tout de suite la direction d'Encourage en Alaska où nous attend notre envoyé spécial Axel Monnier.
00:05Axel Air Force One, à bord duquel se trouve Donald Trump, est censé atterrir dans deux heures environ dans cette base militaire.
00:12Que va-t-il se passer après ?
00:16Il sera le premier à fouler le sol de l'Alaska. Il attendra ensuite environ 45 minutes, une heure, l'arrivée de son homologue russe.
00:23Et après, il y aura très officiellement la rencontre entre les deux hommes, une poignée de main devant les quelques très rares journalistes autorisés à être présents sur la base militaire où se tiendra cette rencontre.
00:34Une possible prise de parole est annoncée par la Maison-Blanche, très brève, évidemment, avant la rencontre bilatérale.
00:41Et c'est là qu'on entre dans le grand domaine de l'incertitude. Est-ce que cela va durer une, deux, cinq minutes ou alors une heure, trois heures, quatre heures ?
00:47Personne ne le sait.
00:48Donald Trump lui-même s'attend à toutes les options possibles puisqu'il a dit qu'au bout de deux ou trois minutes, il sentirait l'état d'esprit de Vladimir Poutine
00:56et qu'il serait prêt, le cas échéant, s'il n'était pas de bonne volonté, à quitter la table des négociations et à repartir immédiatement à Washington.
01:04Mais si les choses se passent bien dans la foulée, il y aura un grand déjeuner de travail avec les deux présidents et leurs délégations respectives.
01:11Puis, très attendu, la possible conférence de presse pour sceller ce qui aura été discuté lors de cette grande rencontre bilatérale entre les deux hommes.
01:19Mais évidemment, difficile de savoir ce qui va se passer.
01:22On sait depuis le mois de mars et la rencontre explosive à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky
01:27que dans la diplomatie trumpienne, rien ne se passe toujours comme prévu.
01:32Axel, les yeux du monde entier sont braqués sur cette ville en Corège aujourd'hui.
01:36Quelle est l'ambiance sur place à quelques heures du début de ce sommet ?
01:39Alors, on pourrait s'attendre à une ville placée sous très haute sécurité,
01:44mais ce n'est pas le cas parce que l'ensemble de ce sommet se tiendra derrière les portes de cette base militaire
01:51qui est ultra sécurisée elle-même, évidemment.
01:54Les avions y atterriront, les deux présidents s'y rencontreront
01:59et la conférence de presse, si elle devait avoir lieu, devrait s'y passer également.
02:03Donc, la ville, elle vit plutôt normalement.
02:06Les habitants sont un peu surpris de voir autant d'effervescence, autant de journalistes venus couvrir
02:12une région qui n'a pas l'habitude d'être sous les feux de l'actualité, surtout pas politique et diplomatique.
02:18Même si certains regrettent aussi que le président Vladimir Poutine soit reçu avec les honneurs sur le sol de l'Alaska
02:26alors qu'il y a parfois autour de lui, dans son entourage, des gens qui réclament le retour de cette terre
02:30qui avait été vendue aux États-Unis en 1867.
02:33Axel Meunier, envoyé spécial BFM TV en Alaska, à Anchorage, précisément avec nous sur ce plateau, Jean-Éric Branat.
02:40Merci beaucoup d'être avec nous.
02:41Vous êtes maître de conférence à l'Université Paris 2, spécialiste des États-Unis.
02:44Bon, ce sera un sommet, quoi qu'il arrive, historique, parce que c'est la première fois
02:48qu'un président russe et un président américain se rencontrent depuis le début de l'invasion russe en Ukraine en février 2022 ?
02:54Absolument, et on peut souligner ce côté historique.
02:58Alors, ce ne sera pas le côté iconique qu'avait annoncé Donald Trump il y a maintenant une semaine.
03:03Depuis, vous avez vu qu'il a changé beaucoup les adjectifs, il a changé beaucoup aussi les attentes vis-à-vis de ce sommet.
03:09Au départ, ça devait être extraordinaire et plein de paillettes, et désormais, c'est 25% de chances que ça se passe mal.
03:15Il n'est pas exclu que ce soit à 50% au fur et à mesure qu'on avance, voire 100%.
03:19Mais au fond, de quoi s'agit-il ? Il s'agit d'essayer de ramener la paix en Ukraine.
03:25Et le reste du monde le regarde aussi comme un sommet historique, parce que s'il y a une chance de ramener la paix en Ukraine,
03:30bien sûr, il faut la saisir.
03:33Mais c'est aussi un sommet historique parce que, rappelons-le, et Axel Monnier l'a un peu évoqué sans aller au bout de la phrase,
03:38mais Vladimir Poutine n'est pas bienvenu aux Etats-Unis, puisqu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international,
03:48et que ça déplait à beaucoup de monde qu'il soit reçu avec les honneurs.
03:52Allez, on va tout de suite retourner aux Etats-Unis, mais cette fois-ci, direction New York,
03:56pour retrouver notre correspondante Elisabeth Guédel. Bonjour.
03:59Donald Trump est donc actuellement à bord d'Air Force One.
04:02Il est en vol direction Anchorage, et il a déjà fait de premières déclarations justement sur ce sommet.
04:08Et oui, on en sait un peu plus, donc, sur l'état d'esprit de Donald Trump avant sa poignée de main
04:15avec son homologue russe, Vladimir Poutine, sur le tarmac de la base militaire américaine d'Ankorage.
04:22Comme il le fait souvent, quand il est en voyage à bord d'Air Force One,
04:26Donald Trump a échangé avec les journalistes qui sont embarqués avec lui et sa délégation,
04:29et il a précisé que, pour lui, Vladimir Poutine est prêt à négocier un accord de paix.
04:37Il a insisté, vous allez l'entendre, sur ses relations avec le président russe,
04:42sur le fait qu'il le connaissait bien et depuis longtemps. Écoutez.
04:46C'est quelqu'un d'intelligent. Il fait ça depuis longtemps.
04:51Mais moi aussi, je fais ça depuis longtemps.
04:54Et voilà, nous sommes présidents.
04:56C'était beaucoup plus difficile que ce que je fais aujourd'hui, croyez-moi.
04:59Nous nous entendons bien.
05:00Il y a un bon niveau de respect des deux côtés.
05:03Et je pense que quelque chose va se passer.
05:08Donc, des mots plutôt aimables pour évoquer son homologue russe.
05:13Donald Trump a également confirmé que la question des territoires,
05:15vous savez, l'échange de territoire entre Kiev et Moscou,
05:19sera sur la table des discussions.
05:22Mais, a-t-il dit, c'est à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, de le décider.
05:27Je ne suis pas là pour négocier à la place de l'Ukraine, a-t-il dit.
05:30Je suis là pour les amener à la table des discussions,
05:32en évoquant donc ces homologues russes et ukrainiens.
05:36Donald Trump veut donc des résultats rapides.
05:39Pas un accord tout de suite, mais en tout cas des conditions favorables
05:42à l'organisation de ce sommet, de ce deuxième sommet,
05:45de cette rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine.
05:50Il a réitéré ces menaces de sanctions envers Moscou
05:53si Vladimir Poutine n'allait pas sur cette voie vers le chemin de la paix,
05:58des sanctions économiques.
05:59Donc voilà, le temps est donné à quelques heures seulement
06:03de cette rencontre historique à Anchorage.
06:05Elisabeth Guédel, correspondante BFM TV aux Etats-Unis, à New York.
06:09À l'instant, nous venons de recevoir une déclaration de Volodymyr Zelensky,
06:13le président ukrainien, qui accuse la Russie, je cite,
06:16de continuer à tuer en Ukraine avant le sommet Trump-Poutine en Alaska.
06:21Général Pélistrondi, consultant défense BFM TV, c'est vrai que Volodymyr Zelensky,
06:25toute cette semaine, a alerté les Occidentaux,
06:28a mis en garde les Américains sur la tromperie russe.
06:31Oui, parce que malgré les préparatifs diplomatiques autour du sommet,
06:37sur le terrain, la guerre, elle continue.
06:39Elle continue sur la ligne de front, donc la guerre terrestre,
06:42où les Ukrainiens sont en relative difficulté et avec l'obligation d'envoyer des renforts
06:48parce que des unités russes ont franchi, en fait, ont réussi à faire une percée.
06:53Et puis parce qu'il y a toujours les frappes sur le territoire russe,
06:57on peut penser à Kharkiv et à Soumy, avec de nombreuses victimes civiles.
07:01Donc, Vladimir Poutine n'est pas dans une logique, en quelque sorte,
07:05de désescalade avant d'arriver à Anchorage, voire de Donald Trump.
07:10La guerre, elle se poursuit et c'est la raison pour laquelle
07:12Volodymyr Zelensky n'a cessé de dire
07:17« Attention, la Russie continue sa guerre ».
07:19Et justement, on va tout de suite se rendre sur le terrain en Ukraine,
07:23retrouver notre envoyé spécial dans l'Est du pays, Nicolas Coadou.
07:27Volodymyr Zelensky, donc, n'est pas invité en Alaska.
07:30Il vient de faire cette toute dernière déclaration
07:33et il avait déclaré un peu plus tôt qu'il comptait sur les États-Unis
07:37pour mettre fin à cette guerre.
07:40Oui, et qu'il espérait que cette réunion entre Vladimir Poutine
07:44et entre Donald Trump amène une paix juste.
07:47Et qu'elle amène, et c'est là que ça devient intéressant, Chloé,
07:49à une autre rencontre, avec cette fois une rencontre
07:52avec des résultats substantiels, dit-il,
07:54entre cette fois les États-Unis, la Russie et l'Ukraine.
07:58Finalement, une manière de dire,
07:59cette réunion qui va avoir lieu ce soir en Alaska,
08:02eh bien, elle n'amènera finalement rien si l'Ukraine n'est pas là,
08:05si ce n'est une autre réunion pour pouvoir décider de la paix.
08:08Une manière assez subtile aussi d'en appeler à Donald Trump.
08:12Il dit qu'il compte sur le soutien des États-Unis.
08:15Il faut dire qu'aujourd'hui, à cette heure,
08:17eh bien, Volodymyr Zelensky et les Ukrainiens n'ont pas grand-chose à faire d'autre
08:20qu'à attendre cette fameuse déclaration,
08:22cette conférence de presse qui aura probablement lieu,
08:25ou pas d'ailleurs, entre Vladimir Poutine,
08:27le président russe, et Donald Trump à l'issue de cette réunion,
08:30avec forcément l'ombre d'un partage des territoires,
08:33avec cette théorie comme quoi l'Ukraine pourrait céder une partie du territoire
08:38pas encore conquis par l'armée russe,
08:40quelque chose qui est totalement inenvisageable pour l'ensemble des Ukrainiens
08:43et par Volodymyr Zelensky.
08:45Nicolas Kouadou, Théo Touché,
08:46nos envoyés spéciaux BFM TV à l'est de l'Ukraine.
08:49Masha Kondakova, vous êtes également avec nous,
08:52réalisatrice ukrainienne du documentaire Inner Wars.
08:54Il y a une forme d'amertume quand même chez les Ukrainiens
08:56de vivre ce sommet, finalement, sur l'avenir de l'Ukraine,
09:01mais sans l'Ukraine, encore une fois,
09:02puisqu'on le rappelle, Volodymyr Zelensky n'est pas convié en Alaska.
09:05Bien sûr, et vous savez, on garde l'espoir
09:08que cette guerre pourrait se terminer avec les garanties
09:11et avec la paix juste.
09:13Mais comment est-ce possible quand on entend,
09:15monsieur le président Trump,
09:16tout le temps changer son propos ?
09:17Aujourd'hui, il est ami avec Poutine.
09:19Demain, il va nous protéger, donner les garanties,
09:21rejoindre la coalition de volontaires.
09:24D'ailleurs, merci beaucoup,
09:24parce que c'était en urgence que les leaders de l'Europe
09:28se réunissaient pour accorder leur soutien à l'Ukraine
09:32et c'était considérable.
09:34Je parlais avec une militaire qui est à la ligne de front,
09:36à côté du Pocloss, mais de l'autre côté,
09:37qui n'a pas été percé.
09:39Elle a dit que, de son point de vue,
09:41rien ne va se passer.
09:43Seulement, ils vont continuer militairement à attaquer Donbass
09:46jusqu'à ce qu'il ne va pas le conquérir
09:47et les négociations, soi-disant négociations,
09:49auront mis en place jusqu'au moment
09:51que Poutine va essayer d'aller jusqu'au bout de Donbass.
09:54– Allez, on va justement se rendre tout de suite en Russie
09:56où nous attend notre correspondant à Moscou,
09:59Jean-Didier Revoin.
10:00Jean-Didier, le porte-parole du Kremlin
10:03qui a pris la parole il y a aussi quelques minutes
10:06pour dire que ces négociations pourraient durer au moins 6 ou 7 heures.
10:11– Alors oui, pour Dmitry Beskov,
10:14c'est un moyen de montrer que ces négociations
10:17ont un contenu très dense.
10:19Et puis, il faut savoir que des négociations qui durent,
10:22qui traînent, des horaires qui sont dépassés
10:24de 10 minutes, d'une demi-heure, d'une heure, de plusieurs heures,
10:27c'est un mode opératoire assez régulier du Kremlin.
10:32Donc, tous les paris sont ouverts sur la durée de cette rencontre.
10:35Mais ce qu'on peut dire, c'est que la délégation russe
10:37s'y est arrivée avec un certain calme,
10:41dans la mesure où Vladimir Poutine,
10:43sur le trajet qu'il emmenait de Russie en Alaska,
10:46en a profité pour faire une halte dans la région de Magadan
10:48où il a visité une usine et rencontré le gouverneur.
10:50L'occasion pour Dmitry Beskov, son porte-parole,
10:52donc de rappeler que Vladimir Poutine ne perdait jamais
10:56une occasion de s'arrêter pour prendre le pouls de la population,
11:00d'être près des gens et de se battre
11:01pour améliorer le quotidien des Russes.
11:03Et puis, sur le plan diplomatique,
11:05c'est plutôt Sarajev Lavrov qui a marqué les esprits
11:07en arrivant hier à Anchorage
11:11avec un pullover floqué du logo SSSR en russe,
11:15CCCP si on lit en français,
11:17mais ça veut bien dire URSS en français.
11:20L'occasion pour le ministre des Affaires étrangères russe
11:23de répondre à Donald Trump en disant
11:24que la délégation russe n'avait pas de pronostics
11:27quant à l'issue de ce sommet,
11:29alors que Donald Trump disait hier
11:30qu'il estimait à 1 sur 4 les chances d'échec.
11:34Et donc, c'est avec ce calme, cette détermination,
11:36des arguments et une position claire et compréhensible,
11:40selon Sarajev Lavrov,
11:42que la délégation russe s'apprête à rencontrer
11:43la délégation américaine pour un sommet,
11:45vous l'avez dit, historique.
11:46Merci Jean-Didier, Jean-Didier Rovain correspondant BFM TV en Russie,
11:50à Moscou, en plateau avec nous également,
11:51Hugues Pernet, le premier ambassadeur de France en Ukraine.
11:54Merci beaucoup d'être avec nous.
11:566 à 7 heures de négociation, dit le Kremlin,
11:58pour ce sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
12:01C'est plausible, c'est réaliste,
12:03quand dans le même temps, Donald Trump disait hier,
12:05au bout de quelques minutes,
12:07je pourrais savoir si ça se passera,
12:09s'il y aura un deal, un accord.
12:10Les deux ne sont pas incompatibles, tout d'abord.
12:13Merci de m'inviter à cette soirée,
12:15parce que je suis très sensible au fait
12:17d'avoir assisté à la naissance de cet État
12:19et de voir comment ça va se terminer.
12:22On ne réunit pas les deux chefs
12:23des deux puissances nucléaires mondiales
12:26pour discuter cinq minutes.
12:27Les choses sont préparées,
12:29il y a des discussions qui ont eu lieu.
12:32Ça va être un moment très important,
12:34même s'il ne débouche pas sur des choses concrètes.
12:36Ce mouvement très important va surtout permettre
12:39de trancher le neogurdien du problème russo-ukrainien
12:43et de voir quelles sont les stratégies possibles
12:46pour sortir de cette crise.
12:48Bonne ou mauvaise, ça c'est une autre chose.
12:49Il va y avoir négociation.
12:51Donc il est normal qu'il y ait du temps.
12:54Le grand absent de cette rencontre,
12:57on le dit, on le répète,
12:58c'est donc l'Ukraine.
13:00Et il y a aussi effectivement les pays,
13:02les dirigeants européens
13:03qui eux non plus ne sont pas conviés ici.
13:04Et on va retrouver justement Hugo Capelli
13:06en direct du Var près du fort de Brégançon.
13:08Hugo, c'est là où se trouve
13:09le président de la République, Emmanuel Macron,
13:11qui avait tenu d'ailleurs plusieurs réunions
13:13en visioconférence cette semaine.
13:14Le chef de l'État a échangé aujourd'hui,
13:17Hugo, avec Volodymyr Zelensky,
13:19pour dire quoi ?
13:22Oui, en effet, Emmanuel Macron
13:24qui est bien présent,
13:25juste derrière moi,
13:26au fort de Brégançon.
13:27Et c'est ici qu'il passera la soirée.
13:29Il n'y a rien d'officiel à son agenda.
13:31On sait juste que la prochaine sortie publique
13:32d'Emmanuel Macron est prévue dans 48 heures.
13:35Pour autant, vous le disiez,
13:37il s'est impliqué, Emmanuel Macron,
13:38avant qu'il y ait ce sommet de ce soir en Alaska,
13:41puisqu'il a échangé avec les dirigeants européens
13:43en milieu de semaine.
13:45Il a surtout beaucoup parlé avec Volodymyr Zelensky.
13:47Ce fut le cas hier.
13:48Ce fut le cas aujourd'hui.
13:50On n'a pas de précision sur ce qu'il s'est dit
13:51très concrètement.
13:52La seule chose que l'on sait,
13:53c'est qu'il y a eu un dialogue très étroit
13:55et un dialogue constant.
13:57C'est important, cette précision,
13:59puisque ces derniers jours,
14:00Volodymyr Zelensky était en Europe,
14:02auprès de ses alliés,
14:03du côté de l'Allemagne,
14:04du côté du Royaume-Uni.
14:05Il n'est pas venu en France.
14:07Il n'est pas venu ici,
14:08au fort de Brigançon,
14:09rencontrer le président de la République.
14:11Et justement,
14:12ces différents échanges
14:13qu'il y a pu avoir
14:14entre Emmanuel Macron
14:15et Volodymyr Zelensky
14:16ces dernières heures
14:17ont pu permettre
14:18d'acter une rencontre prochaine
14:19entre les deux hommes.
14:21Alors, il n'y a pas encore
14:21de date arrêtée.
14:22Il est beaucoup trop tôt pour cela.
14:24Cela aura lieu après le sommet en Alaska
14:27et en fonction de ce qui s'y passera.
14:28On rappelle aussi
14:29qu'il y a beaucoup d'attentes
14:30de la part des dirigeants européens,
14:32de la part d'Emmanuel Macron
14:33sur ce sommet.
14:34L'objectif, c'est que Donald Trump
14:35arrive à négocier un cessez-le-feu
14:37en Ukraine.
14:38Et si ce n'est pas le cas,
14:40les dirigeants qui soutiennent
14:42Volodymyr Zelensky,
14:43qui soutiennent l'Ukraine,
14:44promettent qu'il pourrait y avoir
14:45dans la foulée
14:46des sanctions économiques
14:47contre Moscou.
14:48Il faudra aussi surveiller
14:49de très près
14:49les réactions qui tomberont
14:51bien évidemment
14:51dans la nuit
14:52et à partir de demain
14:53de la part des dirigeants
14:55de l'Europe.
14:56Merci beaucoup Hugo Capelli
14:57sur des images
14:58de Simon Pires de Souza.
15:01Jean-Éric Brana,
15:02les Européens,
15:03donc en fait
15:03comme Volodymyr Zelensky,
15:05sont contraints
15:05d'attendre,
15:06de patienter,
15:07de voir ce qu'il va y avoir
15:09à l'issue de ce sommet.
15:11Donald Trump a dit
15:12qu'il pourrait y avoir
15:13bientôt une rencontre tripartite
15:15avec Volodymyr Zelensky,
15:16mais toujours pas
15:16d'invitation en vue
15:18pour les Européens finalement.
15:19Moi je mettrai un bémol
15:20parce qu'en réalité
15:21les Européens
15:21ont beaucoup de cartes
15:22dans les mains
15:23ne serait-ce que
15:24ce que va essayer
15:26de faire Trump
15:26en réalité
15:27c'est certainement
15:27pas de la diplomatie,
15:29c'est pas son métier,
15:30certainement pas de la politique,
15:31il est très mauvais
15:32là-dedans aussi,
15:33il va faire une transaction
15:34encore une fois,
15:35il veut montrer
15:36que c'est le plus grand
15:37dealer de la terre,
15:39faiseur de deal
15:40bien sûr
15:40c'est comme ça
15:41que je l'entendais
15:41et s'il veut faire des deals
15:43c'est sur quoi ?
15:44C'est sur l'énergie,
15:44c'est sur l'agriculture,
15:45c'est sur le commerce,
15:46c'est sur les avoirs russes
15:48qui ont été gelés.
15:49Sur tous ces dossiers-là,
15:51puisque eux aussi
15:52sont partie prenante
15:53dans cette négociation
15:54et que le président Trump
15:56ne va pas décider seul.
15:57Donc en réalité,
15:58vous l'avez entendu
15:59ces derniers jours,
16:00il a quand même envoyé
16:01beaucoup de fleurs
16:02au président
16:02et chef d'État
16:04européen,
16:06sachant qu'il a besoin
16:07d'eux
16:07pour cette négociation,
16:09il va lui poser
16:10les premiers jalons
16:11mais il aura besoin
16:12de l'accord des Européens
16:14pour continuer
16:14et c'est pour ça
16:15que je crois
16:15qu'à la sortie
16:16de ce sommet historique
16:19et on a raison
16:20d'employer ce mot-là,
16:21il va y avoir
16:22un calendrier
16:23qui va sortir
16:24pour pouvoir
16:24justement inviter
16:25à la fois
16:26le président Zelensky
16:27qui lui
16:28est partie prenante
16:29pour ce qui concerne
16:30le territoire ukrainien
16:31mais également
16:32les Européens
16:33qui auront également
16:34leur mot à dire
16:35pour tout ce qui est
16:35négociations commerciales
16:37et autres.
16:37Et Donald Trump
16:38se projette déjà
16:39sur l'après-Alaska
16:40en quelque sorte
16:40en parlant
16:41d'un sommet trilatéral
16:42entre Volodymyr Zelensky,
16:43Vladimir Poutine
16:44et lui-même
16:44mais avant cela,
16:45il y a d'abord
16:46ce sommet en Alaska
16:46qui va se dérouler,
16:48ça va commencer d'abord
16:49par un tête-à-tête
16:50entre les deux présidents
16:51sans conseiller
16:52mais avec interprète.
16:53Ensuite,
16:54Donald Trump
16:55et Vladimir Poutine
16:56seront rejoints,
16:57vous allez le voir,
16:57par ses délégations.
16:59Alors,
17:00on va les découvrir
17:00avec Donald Trump,
17:02Marco Rubio,
17:02le secrétaire d'État,
17:03sorte de ministre
17:04des Affaires étrangères américain,
17:06J.D. Vence,
17:07le vice-président,
17:07Steve Wyckoff,
17:09il ne sera pas là ?
17:10Il ne sera pas là
17:11l'envoyé spécial ?
17:11Il n'y a ni lui
17:12ni le ministre de la Défense
17:14et c'est là où on peut dire
17:15que c'est justement
17:15ni politique ni diplomatique.
17:17Alors,
17:17regardez les membres
17:18de la délégation russe
17:19cette fois qui vont accompagner
17:20Vladimir Poutine,
17:21Yuri Ushakov,
17:22conseiller en politique étrangère,
17:24Andrei Belousov,
17:25ministre de la Défense,
17:26Kyril Dimitriev,
17:27négociateur économique,
17:28Sergei Lavrov,
17:29ça fait plus de 20 ans
17:30qu'il est ministre
17:31des Affaires étrangères,
17:32général Pélistrandi.
17:33Qui sont ces hommes
17:34du président Poutine ?
17:36Ce sont des diplomates
17:36chevronnés par rapport
17:37à ceux qui accompagneront
17:39Donald Trump ?
17:39Excusez-moi,
17:40j'ai employé une expression
17:42un peu simplette,
17:43mais il n'y a pas photo.
17:44Il n'y a pas photo
17:45entre la délégation russe
17:48et sachant que Sergei Lavrov
17:49est déjà arrivé à Anchorage.
17:51Donc,
17:52il faut bien comprendre
17:53que ça discute.
17:54Et de l'autre côté,
17:56la délégation américaine
17:57qui est ce qu'elle est
17:59avec un sentiment
18:02quand même
18:02d'amateurisme
18:05par rapport à l'expérience
18:07accumulée
18:07d'un Sergei Lavrov
18:09et des conseillers
18:10qui sont autour de lui.
18:12Et donc,
18:12avec eux,
18:13ils vont arriver
18:13avec peut-être
18:14des choses très concrètes.
18:15Et il ne faut pas oublier
18:16que Sergei Lavrov
18:16a été ambassadeur.
18:17Il connaît parfaitement
18:18les Américains.
18:19Il a été ambassadeur
18:20à l'ONU.
18:21Donc,
18:22il connaît parfaitement
18:23ce qui n'est pas du tout
18:24le cas
18:25de l'équipe
18:26de Donald Trump
18:28qui n'a pas cette expérience
18:29de l'Union soviétique
18:31et de la Russie.
18:32Et ça fait peur.
18:33Et ça fait peur
18:34parce que déjà,
18:34en voyant que M. Lavrov
18:35est arrivé avec une t-shirt
18:37de l'URSS.
18:39Ça donne le temps ?
18:41Ça donne le temps
18:41qu'ils veulent quoi ?
18:42Les territoires,
18:43ils veulent à nouveau
18:43que ce soit un grand empire
18:45qui n'appartient...
18:46Encore une fois,
18:46je juste rappelle
18:47que Poutine n'a rien inventé.
18:48Ce n'est pas un grand Staline.
18:49Ce n'est pas,
18:50je veux dire,
18:50un grand Staline.
18:51Ce ne sont pas les personnalités
18:51de l'histoire.
18:53C'est juste un petit produit
18:54du système soviétique
18:55qui essaie
18:56de dominer ce monde.
18:57Mais ça,
18:58ça fait peur
18:58parce que je ne comprends pas
18:59pourquoi Poutine
19:00est armé
19:00avec cette équipe
19:01de hommes solides.
19:03Justement parce qu'il a
19:04le problème économique
19:04que je devais dans le pays,
19:05il veut continuer la guerre
19:07et si,
19:08pas militairement,
19:08il voudra essayer
19:09de déstabiliser
19:10l'Ukraine de l'intérieur.
19:11J'ai un désaccord
19:12si vous permettez
19:13puisque je crois
19:14que le gouvernement Trump,
19:16effectivement,
19:16c'est une équipe
19:17de bras cassés
19:18sauf ceux qui sont là
19:18aujourd'hui
19:19puisque Scott Bessent
19:20est quand même
19:21extrêmement pointu
19:22sur tout ce qui concerne
19:24les affaires financières.
19:25En Ward Lutnik
19:26sur le commerce,
19:27pardon,
19:27mais il y a quand même
19:28assez peu de gens
19:29aussi forts que lui
19:30et puis il y a John Radcliffe
19:31qui est là,
19:31donc le patron de la CIA
19:33et pourquoi est-ce qu'il est là ?
19:34C'est que si on met
19:35des conditions
19:36pour justement
19:39les transactions
19:40qui vont être décidées,
19:42si elles sont décidées,
19:44il faudra quelqu'un
19:44pour les vérifier
19:45et c'est bien la CIA
19:46qui vérifiera cela.
19:47Donc je crois
19:47qu'au contraire,
19:48en face des cadors russes,
19:50il y a des cadors américains
19:52et que tous les bras cassés
19:53ont été invités
19:54à rester à Washington,
19:56ce qui est pour moi
19:57une bonne chose.
19:58Tant mieux.
19:58Il y aura donc
19:59cette phase
20:00où les deux délégations
20:01vont se rencontrer
20:02mais on le disait,
20:03il y aura aussi
20:03une phase de tête-à-tête.
20:05Hugues Pernet,
20:06à qui il peut bénéficier
20:07ce tête-à-tête
20:08entre les deux dirigeants ?
20:10Le tête-à-tête
20:11va surtout avoir
20:12pour objet
20:12de savoir
20:13si on est prêt
20:14à trancher,
20:15à dealer
20:16et sur quelle base.
20:17Ça va être très rapide,
20:18très...
20:19C'est ce que disait
20:19Donald Trump
20:20en cinq minutes.
20:21Exactement.
20:22Mais je pense
20:23que la délégation russe
20:24aussi est importante
20:24parce que je pense
20:25que M. Poutine
20:26vient expliquer
20:27sa position.
20:28donc il va essayer
20:30de démontrer
20:31la justesse
20:32à tort ou à raison.
20:33Ça, c'est une autre chose
20:34mais il va essayer
20:34de démontrer
20:34la justesse
20:35de ses positions.
20:36Il va expliquer
20:37que les terres
20:39qui sont en cause
20:40sont des terres
20:41qui ont fait l'objet
20:43d'une contestation
20:43ancienne.
20:44Il va essayer
20:45d'expliquer
20:46un certain nombre de choses.
20:47Après,
20:48on l'accepte
20:49ou on ne l'accepte pas
20:50mais il va poser
20:51un certain nombre
20:52de problèmes
20:52et il va
20:53défendre sa cause.
20:58Juste un mot
20:59sauf que l'équipe
21:00qui accompagne Poutine
21:01parle parfaitement anglais
21:02hors que l'équipe
21:03qui va enterrer
21:06M. Trump
21:07de mon avis
21:09en tout cas
21:09je ne sais pas
21:09peut-être M. Ducia
21:10il parle russe
21:11mais vous voyez
21:11ce que je veux dire
21:12quand les gens
21:12écoutent partout
21:13ils peuvent avoir
21:14les plus de...
21:15Il y aura des interprètes
21:16et d'ailleurs
21:17à 19h
21:17nous aurons une interprète
21:19invitée de BFM TV
21:21qui nous expliquera
21:21les coulisses
21:22de ces réunions
21:23en tête à tête
21:24sans conseiller
21:25ce sera très important
21:25d'avoir son regard.
21:27Je parle plutôt
21:27des coulisses
21:29Je crois que ce serait vrai
21:30le coup de la langue
21:31s'il y avait
21:31de la diplomatie
21:32de la politique
21:32alors ce que je disais
21:33tout à l'heure
21:33c'est qu'il n'y aura
21:34ni l'un ni l'autre.
21:35Je crois que c'est secondaire
21:36on va aller dans le cœur
21:37du sujet
21:38si oui c'est non
21:39et il n'y a pas besoin
21:40d'interprète
21:41et c'est là
21:43où on arrive
21:44à quelque chose
21:44d'essentiel
21:45c'est pour ça
21:45que cette réunion
21:46est fondamentale
21:47parce qu'on continue
21:48ou on continue la guerre
21:50où on va vers la paix.
21:51Quelles options voyez-vous
21:52justement ?
21:53Quelle issue voyez-vous
21:54à l'issue de ce sommet ?
21:56Moi je crois
21:56comme je disais
21:57pardon
21:57je crois comme je disais
22:00que c'est transactionnel
22:00par exemple
22:01qu'est-ce qu'on fait
22:02des 300 milliards
22:03d'avoirs russes
22:04donc si on les débloque
22:0510 ou 20%
22:06est-ce que ça sert
22:07à la reconstruction
22:08de l'Ukraine
22:08est-ce qu'on en rend
22:10une partie à la Russie
22:11ou pas
22:11c'est là où bien sûr
22:13il faut que les Européens
22:13soient d'accord
22:14puisque c'est quand même
22:14eux qui ont la plus grosse partie
22:16de ces avoirs russes
22:17sur l'ensemble
22:20du commerce mondial
22:22il va y avoir
22:23une partie sur l'agriculture
22:24mais ça va venir
22:25un petit peu plus tard
22:26puisque aujourd'hui
22:26on voit que le ministre
22:27de l'Agriculture
22:27n'est pas là
22:28mais est-ce qu'on débloque
22:29les céréales ukrainiennes
22:31et russes
22:31ce qui va servir
22:32pour tous les pays du sud
22:33donc le Moyen-Orient
22:34et les pays d'Afrique
22:35ça va être sur la deuxième
22:37ou troisième réunion
22:38l'ensemble de ces problèmes-là
22:40qui vont se poser
22:41sont techniques
22:42et c'est pour ça
22:42que je crois
22:43qu'il fallait une équipe
22:44technique
22:44pour pouvoir les avancer.
22:45Je crois qu'il y a quand même
22:47un point fondamental
22:48qui va être abordé
22:49tous ces sujets
22:51sont importants
22:51mais c'est
22:52est-ce qu'il y a
22:53partition
22:53est-ce qu'il y a
22:54transfert de territoire
22:55ou pas
22:56dans quelles conditions
22:57ou pas
22:57Les questions territoriales
22:58ne seront négociées
22:59que par l'Utraine
23:00et donc c'est le problème
23:01entre paix
23:02et cesser le feu
23:03et donc il vient définir
23:05ces deux termes
23:06qui sont essentiels
23:07Et monsieur l'ambassadeur
23:08a raison
23:08pardon juste un mot
23:09parce que sinon
23:10s'il n'y a que gel
23:11on va avoir une paix
23:13cosmétique
23:14et en réalité
23:15c'est ça le danger
23:15Derrière les conditions
23:16de sécurité pour l'Ukraine
23:18ça c'est fondamental
23:19Et ça c'est le complément
23:20Oui mais
23:21Il ne devrait pas être question
23:22d'une adhésion à l'OTAN
23:23justement
23:24Justement c'est-à-dire que
23:25si en fait
23:25on enterrit
23:26les conditions
23:27voulues par Moscou
23:28là
23:29la guerre elle continue
23:30Et pourtant
23:31en sortant
23:31de rendez-vous
23:33entre les leaders
23:34de l'Europe
23:34avec monsieur Trump
23:35et monsieur Macron
23:36on a dit que
23:37les Etats-Unis
23:38s'engagent
23:39avec l'Europe
23:41pour les garantir
23:41pour les garantir
23:43plus tard
23:43Mais d'ailleurs
23:44quand vous avez dit
23:45que si ce sera ça
23:45la question
23:46pourquoi ça va durer
23:47si le rendez-vous
23:48va durer 6 heures
23:497 heures
23:49Non non mais
23:50on penche la première question
23:52et après on développe
23:53parce qu'il y a aussi
23:54les armes nucléaires
23:55il y a plein de sujets
23:56qui vont être abordés
23:58y compris sur des acteurs
23:59bilatéraux
24:00La question est
24:01paix ou guerre ?
24:03Il ne faut pas oublier
24:03aussi que la Russie
24:04a perdu le contrôle
24:05La Russie a perdu le contrôle
24:08dans le conflit
24:09entre l'Arménie
24:10et l'Azerbaïdjan
24:11Aujourd'hui
24:12c'est les Américains
24:13qui sont sur cette zone-là
24:15en tout cas
24:15sur l'accord
24:16qu'ils ont signé
24:16récemment
24:17le 8 août
24:18à Maison Blanche
24:19Donc
24:20pour moi
24:21ce n'est pas seulement
24:22la question de l'Ukraine
24:23Poutine
24:24cherche
24:25à répondre
24:26comment va
24:26son économie après
24:27Merci beaucoup
24:29à tous les quatre
24:30On revient
24:30bien évidemment
24:31sur ce sommet historique
24:33à 19h
24:34dans notre édition spéciale
24:36dans BFM Story Weekend
24:37et à 20h
24:38au cours de cette soirée
24:39spéciale
24:40également à suivre
24:41sur BFM TV
24:42sur BFM TV
24:43sur BFM TV
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