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  • il y a 8 heures
On le surnomme Pascal "Air" Payet. A trois reprises, ce braqueur s'est évadé de prison... par hélicoptère. La première fois, c'est en 2001, près d'aix en Provence. 6 ans plus tard, il récidive, à la prison de Grasse. Et cette fois c'est encore plus spectaculaire : quelques minutes suffisent à ce spécialiste de l'évasion pour se faire la belle. Aujourd’hui en prison, Condamné pour le meurtre d'un convoyeur en 1997, Pascal Payet est un détenu très surveillé. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Conception et préparation : Jeanne Boezec - Production : Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Benoît Gillon - Musiques : François Clos pour Binge Audio - Identité graphique : Upian - Archives : LCI, France 2

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Transcription
00:00Bonjour, je suis Jeanne Boézek.
00:03Cet été, l'équipe de Codesource vous propose une série de portraits de 5 grands bandits français.
00:09En Corse, à Lyon, en région parisienne, des récits de repentis, de braquages et d'évasions.
00:17Âge 48 ans, profession braqueur multirécidiviste, surnom le roi de l'évasion.
00:23C'est la première fois que je vois un personnage de ce type qui en fait va vivre sa vie
00:29de bandit comme un scénario de film.
00:31Il est libre mais certainement très surveillé. Tony Muselin est sorti dimanche.
00:37C'était gangster, gangster, gangster. Vous n'allez pas m'énerver. Je sais ce que je veux dire, on va
00:41tout faire péter.
00:49On le surnomme Pascal R. Payet.
00:52A trois reprises, ce braqueur s'est évadé de prison par hélicoptère.
00:57La première fois, c'est en 2001, près d'Aix-en-Provence.
01:00Six ans plus tard, il récidive à la prison de Grasse.
01:04Et cette fois, c'est encore plus spectaculaire.
01:07Quelques minutes suffisent à ce spécialiste de l'évasion pour se faire la belle.
01:10Aujourd'hui en prison, condamné pour le meurtre d'un convoyeur en 1997,
01:16Pascal Payet est un détenu très surveillé.
01:19Damien Delsény, rédacteur en chef du service police-justice aux Parisiens, nous raconte son histoire.
01:27Le 14 juillet 2007, Pascal Payet s'évade de la prison de Grasse dans les Alpes-Maritimes avec son co
01:34-détenu.
01:34Une évasion par hélicoptère. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qu'il s'est passé ?
01:39Nous sommes le 14 juillet, jour de fête nationale, fin de journée.
01:43Ce qui compte parce qu'en réalité, tout a été préparé pour que ça se passe au moment où l
01:47'équipe de jour,
01:48des surveillants, passe le relais à l'équipe de nuit.
01:50Il y a une petite période de latence, qui est peut-être la période d'un peu de faiblesse,
01:54donc il faut taper à ce moment-là.
01:56Et donc il y a un hélicoptère qui s'approche de la prison,
01:58et qui en quelques minutes, même peut-être quelques secondes,
02:02vient arracher, comme on dit dans le jargon des voyous,
02:05Pascal Payet du quartier d'isolement où il se trouve.
02:09Il y a eu en fait un détournement d'hélicoptères,
02:12c'est-à-dire que les complices qui sont dehors ont détourné un hélicoptère dans un aéroclub,
02:16et ont forcé le pilote à venir sur la prison de l'huile et à stationner au-dessus.
02:20Et donc à ce moment-là, l'hélicoptère vient se mettre juste à l'aplomb du quartier d'isolement.
02:24Il y a une personne qui descend de l'hélicoptère avec une disqueuse thermique,
02:28et qui va peu à peu atteindre Pascal Payet,
02:31qui lui a été prévenu parce qu'en fait, il y a eu des coups de fil qui ont été
02:34passés pendant le vol.
02:35Pascal Payet avait certainement un téléphone dans sa cellule,
02:37et on l'a un petit peu prévenu pour lui donner le top pour qu'il soit prêt.
02:41Et donc on vient le chercher, disqueuse thermique,
02:44on abat les dernières cloisons qu'il faut, et Pascal Payet s'envole dans le ciel.
02:49Et il n'y aura aucun blessé ?
02:51Non, aucun blessé. Après avoir chargé Pascal Payet dans l'hélicoptère,
02:56l'hélicoptère s'éloigne, ils vont se poser dans un champ un petit peu plus loin,
02:59et là ils vont libérer en quelque sorte le pilote, le sortir de l'hélicoptère,
03:03aller l'accrocher à une grille de cimetière,
03:05tout en lui disant de manière assez simple,
03:07voilà, c'est terminé, tout s'est bien passé, il n'arrivera plus rien.
03:10Et eux, par contre, les malfaiteurs et Pascal Payet,
03:12prennent la fuite à bord d'une voiture.
03:24C'est l'homme le plus recherché de France.
03:26Pascal Payet, dit le roi de l'évasion, est en cavale depuis neuf jours.
03:30Pascal Payet purgeait une peine de 30 ans pour le meurtre d'un convoyeur de fonds.
03:34Ils m'ont braqué, ils m'ont demandé d'aller à la prison de grâce,
03:38je vais poser la prison de grâce, et puis voilà.
03:40L'hélicoptère, il y a une interdiction formelle de tirer sur un aéronef lorsqu'il est en vol,
03:45aussi bien par rapport à la protection du pilote qui se trouve bien surpris à l'otage,
03:49que par rapport à une explosion éventuelle.
03:51L'opération a duré à peine 5 minutes.
03:54Un vrai travail de professionnel.
03:58Revenons sur ce grand bandit, qui est Pascal Payet ?
04:01Pascal Payet, c'est quelqu'un qui est né à Montpellier.
04:04Il a grandi du côté de Montpellier,
04:06ensuite il est allé faire le début de ses études à Lyon,
04:10et en fait il décroche assez rapidement, en classe de 4ème,
04:13il décroche du système scolaire dans son collège privé de Lyon,
04:17et il entame une formation de mécanique et de soudure pour travailler dans l'automobile,
04:22mais qui ne va pas durer très très longtemps en fait.
04:24Il sort un peu du système scolaire, c'est quelqu'un qui est plutôt intelligent,
04:27mais qui déjà n'est pas très adapté au système scolaire à l'époque,
04:30et donc il va faire des petits boulots, et puis après il va commencer à faire des bêtises.
04:34A quoi est-ce qu'il ressemble physiquement ?
04:35C'est plutôt un beau mec, si on peut parler comme ça.
04:37Voilà, c'est quelqu'un qui a longtemps la passion du tatouage,
04:40enfin longtemps avant que ça devienne la mode pour plus de monde,
04:43qui par contre au fil des années, parce qu'il a aussi une vie assez mouvementée,
04:46et pas mal de cavales et pas mal d'évaisons,
04:48qui a aussi quelques cicatrices maintenant.
04:50Mais voilà, c'est quelqu'un, alors aujourd'hui il a plus de 55 ans,
04:53évidemment il a vieilli comme tout le monde.
04:55Et vous le disiez, il va faire rapidement des braquages,
04:58quand est son premier ?
04:59Son premier, c'est le braquage à Dijon, dans une bijouterie.
05:01Il a à peine 25 ans à ce moment-là,
05:03et il s'est accoquiné avec quelques membres du milieu lyonnais,
05:07qui sont un peu plus chevronnés que lui à l'époque.
05:09Lui, il est encore jeune dans le banditisme.
05:11Et donc ils font ce braquage, cette bijouterie à Dijon.
05:14C'est là où il se fait d'ailleurs arrêter aussi,
05:16et qu'il va faire sa première grosse peine de prison.
05:19Comment vivra-t-il ce séjour en prison ?
05:20C'est une peine assez lourde, il est condamné à 5 ans de prison en 88,
05:24donc il est encore jeune.
05:25Et en fait, pour lui, c'est à la fois une première grosse peine de prison,
05:28et c'est aussi, quelque part, le début de sa formation, si on peut dire.
05:33C'est-à-dire qu'en prison, il va faire des rencontres.
05:35Dans ses rencontres, il y a Michel Valero, il y a Eric Alboréo,
05:38qui vont être plus que des complices, d'ailleurs,
05:40qui vont devenir vraiment des amis pour lui,
05:42et avec lesquels il va évidemment préparer des coups pour la sortie,
05:47puisque ça va devenir un professionnel du braquage.
05:52Il ressort de prison, et le 20 novembre 1997, à Salon de Provence,
05:57avec ses deux compères, il braque un fourgon blindé,
06:00mais les choses ne se passent pas comme prévu.
06:02Ils sont censés braquer des convoyeurs qui déposent de l'argent à la Banque de France,
06:07donc normalement, ils sont censés attaquer des convoyeurs
06:10entre le fourgon et la Banque de France.
06:13Il y a une espèce de cour, à ce moment-là, dans cet immeuble,
06:15et en réalité, l'affaire tombe très vite mal.
06:18Il y a un échange de coups de feu, il y a une fusillade avec les convoyeurs.
06:21C'est une scène évidemment très confuse, très violente,
06:23et dans la confusion et dans la violence,
06:26Pascal Payet, c'est ce que lui dira,
06:28il perd l'équilibre, notamment parce qu'il est touché,
06:30et en perdant l'équilibre, il appuie sur la gâchette de sa Kalachnikov.
06:33Il y a une rafale qui part et qui va atteindre un des convoyeurs,
06:36qui va être mortellement blessé, qui va d'abord s'effondrer,
06:38qui va mourir très très vite.
06:41Gérard Cassellès était convoyeur de fond,
06:43il est mort de plusieurs rafales de Kalachnikov.
06:45Son tort a été de sortir son arme
06:47et faire feu sur les hommes qui tentaient de le braquer.
06:50Les policiers ont dénombré 14 impacts de balles sur son corps.
06:55Forcément, on n'est plus du tout dans la même catégorie,
06:56c'est-à-dire que d'un braquage qui était déjà important,
06:59on passe à quelque chose de beaucoup plus lourd,
07:00puisqu'il y a une victime.
07:01Pascal Payet réussit à s'enfuir,
07:03il est blessé et c'est parti pour une cavale de 14 mois.
07:06Tous les malfaiteurs ce jour-là réussissent à s'enfuir,
07:08même s'ils sont pour la plupart blessés.
07:11Et effectivement, ils vont partir pour une cavale
07:13qui va durer un tout petit peu plus d'un an.
07:16Et Pascal Payet est arrêté, donc 14 mois après,
07:18en compagnie de son complice et ami Eric Alboréau.
07:21Ils sont interpellés en même temps, le même jour.
07:26Pendant le procès, il dira toujours qu'il n'est pas un assassin.
07:29L'enjeu pour lui, ça va être de démontrer
07:31qu'il ne voulait pas tuer et que c'était un accident.
07:33C'est un drame dans la vie de Pascal Payet,
07:35évidemment de celle du convoyeur.
07:37Payet, ce n'est pas spécifiquement un violent.
07:39C'est un voyou, c'est quelqu'un qui a choisi
07:41à un moment donné de cette trajectoire-là.
07:43Mais il vit très très mal que ce braquage-là est mal tourné
07:46et qu'on le rende responsable de la mort du convoyeur.
07:49Donc il va toujours chercher à expliquer que ce n'est pas lui.
07:51Enfin, que ce n'est pas lui, en tout cas,
07:53qu'il n'a pas voulu ce qui s'est passé.
07:54Il va même écrire une lettre à un magistrat pour lui dire
07:56« Je sais très bien que personne ne me croira jamais,
07:59et vous non plus, mais cette histoire-là, ce n'est pas moi. »
08:02Quand il dit « ce n'est pas moi », ça veut dire, en quelque sorte,
08:04que ça ne me ressemble pas.
08:05À combien d'années de prison il est condamné
08:07pour ce braquage et cet homicide ?
08:09Pascal Payet, il écope de la peine de 30 ans de réclusion,
08:12ce qui est évidemment une peine très lourde.
08:13En même temps, il faut savoir qu'un braquage suivi de la mort d'une victime,
08:17c'est réclusion criminelle à la perpétuité, la peine maximale.
08:21Donc là, il prend une peine évidemment très lourde, 30 ans c'est beaucoup,
08:23et c'est surtout une peine qui vient s'ajouter à ce qu'il a purgé,
08:27et c'est une peine, c'est quasiment des peines d'élimination, comme on dit.
08:30C'est-à-dire qu'il sait, quand il est condamné à cette peine,
08:33qu'il passera à minima 20 ou 25 ans de sa vie à venir en prison.
08:40Le 12 octobre 2001, après 9 mois de prison,
08:43Pascal Payet s'enfuit, par hélicoptère,
08:46avec son co-détenu Frédéric Impoco, un criminel condamné pour homicide.
08:50Les deux évadés de la prison d'Aix sont décrits comme violents et particulièrement dangereux.
08:55Frédéric Impoco, 31 ans, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
08:59pour l'enlèvement et le meurtre d'un ingénieur retraité.
09:02Placé en préventive, Pascal Payet, 38 ans,
09:04devait être jugé pour le meurtre d'un convoyeur de fonds en novembre 1997 à Salon-de-Provence.
09:10Ce jour-là, ses complices viennent le chercher en hélicoptère, comme d'habitude, j'ai envie de dire.
09:14Alors, quelques minutes avant, ils se sont rendus, pareil, dans un aéroclub.
09:16Ils avaient en fait réservé, enfin, l'un d'eux avait réservé un baptême de l'air avec sa compagne.
09:20Enfin, c'est comme ça qu'il l'avait présenté.
09:22Et quand il arrive sur l'aéroclub, il est seul.
09:25Donc, le pilote lui dit, vous n'êtes pas deux.
09:26Il dit, non, ma femme est indisposée, mais ce n'est pas grave, je vais quand même faire le baptême
09:29de l'air.
09:30Donc, il monte dans l'hélicoptère.
09:31Très vite, il braque le pilote.
09:33Il l'oblige à aller se poser à quelques kilomètres de là, dans un champ,
09:37où vient un deuxième complice, qui lui est cagoulé avec des sacs remplis d'armes et de matériel.
09:43Et donc, l'équipage repart en direction de la prison de Luyne, à côté d'Aix-en-Provence.
09:47Et ils vont donc chercher Pascal Payet.
09:50Et effectivement, ce jour-là, il monte Pascal Payet plus Frédéric Impoco,
09:55qui était sans doute prévu aussi pendant l'évasion.
09:57Les deux détenus réputés très dangereux qui se sont évadés hier après-midi de la maison d'arrêt de Luyne,
10:02près d'Aix-en-Provence, sont toujours en fuite.
10:04La handicap pénitentiaire dénonce une nouvelle fois le manque de moyens et les failles du système de protection des prisons.
10:10Il faut dire que leur évasion par hélicoptère s'est déroulée avec une facilité déconcertante.
10:17Il part en cavale et le 14 avril 2003, deux ans plus tard,
10:21il revient chercher ses deux compères, Alboréo et Valero, en hélicoptère encore.
10:26C'est un petit peu ce qui va marquer la légende de Pascal Payet.
10:29Parce qu'il faut se replonger dans le contexte.
10:31Pascal Payet, il a écopé d'une très très lourde peine de prison, pour des faits très lourds.
10:36Il s'est évadé lui-même.
10:37Donc il est un fugitif, en cavale, très recherché, qui risque très gros.
10:42Et là où certains auraient pu se cacher, ou en tout cas ne plus s'occuper de leur ancien complice
10:47ou de leurs anciens amis,
10:48lui décide, parce qu'il en a fait la promesse, d'aller chercher ses anciens camarades qui sont eux-mêmes
10:53détenus.
10:53Il va monter cette évasion en avril 2003.
10:56Ça se passe toujours dans le sud de la France, dans les bouches du Rhône.
10:59Il va effectivement, à son tour, détourner un hélicoptère avec un complice.
11:03Et ils vont aller arracher Alboréo, Valero et un troisième laran qui s'appelle Perleto,
11:08qui n'est pas n'importe qui dans le milieu du banditisme.
11:09C'est le caïd de Toulon.
11:11Le scénario, il est assez spectaculaire, même assez dingue ce jour-là.
11:14Parce que Pascal Payet a détourné cet hélicoptère.
11:17Ils arrivent au-dessus de la prison de Luyne.
11:19Ils sont équipés.
11:20Ils ont une échelle de cordes.
11:21Ils ont une disque thermique.
11:23Et ils vont s'approcher très très près de la cour de promenade, en hauteur, à à peine 2 mètres
11:27de la cour de promenade.
11:28Et en fait, ils vont creuser un trou avec la disqueuse dans le grillage.
11:31Ils vont découper un carré pour qu'un homme puisse passer.
11:34Ils vont le faire au niveau d'une table de ping-pong qui se trouve en dessous.
11:37Qui va donc permettre à Alboréo et à Perleto de prendre appui sur la table de ping-pong.
11:41De se hisser jusqu'en haut du grillage.
11:43De passer dans le trou qui vient d'être fait.
11:45De monter dans l'hélicoptère.
11:46Donc les deux premiers sont sortis comme ça de la cour de promenade.
11:49Et le troisième, Valero, lui, il est dans une autre cour.
11:51Donc l'hélicoptère va bouger un petit peu.
11:54Et là, on va lui tendre une échelle de cordes.
11:55Et Valero va monter comme dans un film par l'échelle de cordes.
11:58Tout le monde s'envole dans le ciel de l'huile.
12:00Et c'est une évasion quasi cinématographique.
12:02C'est-à-dire qu'il ne manque rien.
12:04C'est-à-dire qu'on fait le trou dans le grillage.
12:05On monte sur la table de ping-pong.
12:07On déplie l'échelle de cordes.
12:08Et tout le monde s'envole.
12:09Et on va libérer le pilote un peu plus loin.
12:11Et tout le monde s'évanouit dans la nature en voiture.
12:13Cette cavale, elle est très courte.
12:15Parce qu'en réalité, elle va mobiliser des moyens très très importants de la part des forces de l'ordre.
12:19Pourquoi ? Parce que très vite, on se doute que c'est Payet qui est à l'origine de cette
12:23évasion.
12:23Qu'il est déjà lui-même un fugitif et un criminel recherché.
12:27Que les personnes qui se sont évadées, que ce soit Valero, Alboréo, Perleto,
12:30sont des gens qui ont une vraie surface en termes criminels et en termes de grand banditisme.
12:34Donc quand vous avez quatre voyous de haut vol qui sont en cavale,
12:37on met des moyens au niveau policier pour les traquer.
12:39Il ne faut pas oublier que quand ils s'évadent le 14 juillet 2007,
12:42c'est très peu de temps après l'élection de Nicolas Sarkozy.
12:45En plus, c'est le 14 juillet, donc c'est un jour de fête nationale,
12:47un jour d'intervention du président à la télévision.
12:50Et trois heures après, celui qui avait quand même forgé une partie de sa réputation
12:55sur la sécurité et la tolérance zéro,
12:57on se rend compte que dans une prison française,
13:00on peut s'évader relativement facilement avec un hélicoptère.
13:03Donc c'est Rachida Dati à l'époque qui est garde des Sceaux.
13:05Et c'est vrai que c'est une sorte d'affront.
13:07Il ne l'a pas fait volontairement.
13:08Pascal Payet, il s'en fout de Sarkozy ou de Dati.
13:10Mais politiquement, c'est un affront que quelques semaines après une élection,
13:15on a eu une évasion comme ça.
13:16Donc il y a vraiment une pression sur les policiers pour qu'ils trouvent.
13:19Pascal Payet, il le trouve vite.
13:21Les policiers vont se cibler sur Alboréo
13:24parce qu'ils savent qu'Alboréo a des attaches et des habitudes en Suisse.
13:28Donc ils vont prévenir les autorités suisses, les policiers suisses,
13:31en leur disant, voilà, si vous entendez des choses avec des Français sur place,
13:34des truands français sur place, essayez de nous alerter.
13:36Et en fait, très très vite, les policiers suisses vont se mettre sur des tuyaux,
13:41comme on dit, qui leur font croire qu'il y a une équipe de braqueurs français
13:44qui prépare un coup sur l'aéroport de Genève
13:46où ils doivent se poser un avion quelques jours plus tard
13:48rempli de lingots d'or en provenance d'Afrique.
13:50Et en fait, de ce tuyau, effectivement,
13:52ils vont arriver jusqu'à une voiture
13:55qu'ils vont prendre en filature du côté suisse.
13:58Ils vont appeler leurs collègues français en disant,
13:59voilà, on a des suspects qui sont dans une voiture
14:01qui ont l'air de faire des allers-retours entre la France et la Suisse.
14:04Tout le monde va se mettre un petit peu derrière cette voiture
14:06et cette voiture, elle va emmener les policiers français
14:08jusqu'à un gîte rural dans le Vaucluse.
14:12Donc les policiers voient effectivement cette voiture arriver,
14:14se garer dans ce gîte rural.
14:16Ils reconnaissent assez vite Éric Alboreo,
14:18qui est donc un des quatre fugitifs qu'ils recherchent.
14:21Et dès le lendemain matin,
14:23ils interpellent toutes les personnes
14:24qui se trouvent dans ce gîte ce jour-là.
14:26C'est bingo pour eux, parce qu'en fait,
14:28il y a non seulement Éric Alboreo,
14:29mais il y a aussi Pascal Payet,
14:30il y a aussi Michel Valero
14:31et il y a Franck Perleto,
14:32c'est-à-dire il y a les quatre acteurs de l'évasion de l'huile.
14:35En fait, ils sont là depuis quelques jours, quelques semaines.
14:37Ils se sont posés, mis au vert à cet endroit-là dans le Vaucluse
14:39en se faisant passer pour des triathlètes
14:42qui venaient s'entraîner avant une compétition.
14:44Alors ils étaient arrivés effectivement dans ce gîte
14:46auprès des propriétaires avec beaucoup de sacs.
14:48Alors en fait, dans ces sacs, il y avait des armes,
14:49il y avait des explosifs,
14:50il y avait du matériel pour braquer.
14:52Et donc, pour ne pas évidemment effrayer les propriétaires,
14:54ils avaient dit que tous ces sacs,
14:55c'était leur matériel de triathlon,
14:57leurs équipements, leurs vélos, etc.
14:59Pendant qu'il s'installait là,
15:00il commençait à faire des repérages
15:02à plusieurs centaines de kilomètres de l'heure en Suisse
15:04pour tenter un nouveau braquage.
15:07Pascal Payet retourne donc en prison
15:08où il commence à purger une peine encore plus longue
15:11que la dernière fois.
15:12Pour Pascal Payet, le compteur commence à tourner
15:14et la liste commence à s'allonger.
15:16C'est-à-dire qu'il y a sa peine initiale la plus importante,
15:19les 30 ans, pour le braquage qui a mal tourné.
15:21Et puis à chaque fois qu'il s'évade et qu'il est repris,
15:23il y a une procédure pour évasion
15:25et tout ça vient s'ajouter.
15:26Et c'est vrai qu'à ce moment-là,
15:27quand il est réincarcéré,
15:29il a une visibilité de sortie de prison
15:31qui est, voilà, comme dira un de ses amis,
15:33un lard mâteau,
15:34pour voir la fin de sa peine,
15:35il fallait une bonne paire de jumelles.
15:36Mais ça voulait dire que quand il rentre en prison
15:38à ce moment-là,
15:39si on compte le cumul des peines qui lui restent,
15:41il en a pour 40 ou 50 ans de prison.
15:43Mais ce qui fait qu'en fait,
15:44Pascal Payet, quand il rentre en prison à ce moment-là,
15:46comme beaucoup de gens qui sont condamnés
15:48à des très longues peines,
15:49il n'a qu'une idée en tête,
15:50c'est comment je vais sortir.
15:51Il se dit je ne peux pas attendre 40 ans
15:53qu'on me libère ou que j'ai des remises de peine.
15:55Donc l'obsession de Pascal Payet
15:57quand il est réincarcéré,
15:58c'est de préparer une nouvelle évasion.
16:00Il faut savoir aussi que Pascal Payet,
16:01quand il est réincarcéré,
16:02il a un statut très particulier.
16:04Il a un statut de DPS,
16:05ça veut dire détenu particulièrement surveillé.
16:08Il y en a quelques dizaines en France.
16:10Alors c'est souvent soit des terroristes,
16:12soit des grands criminels,
16:14soit surtout ceux qui ont tenté de s'évader.
16:16Donc lui, il coche cette case-là.
16:17Donc à ce titre-là,
16:18quand on est DPS,
16:19c'est un régime de détention très particulier.
16:21C'est-à-dire que vous êtes évidemment
16:23beaucoup plus surveillé, fouillé que les autres.
16:25Mais surtout,
16:26il y a ce qu'on appelle des rotations de sécurité
16:28ou ce qu'on appelle de manière un peu plus populaire
16:31du baluchonnage.
16:32Ça veut dire qu'en gros,
16:33tous les 3-4 mois,
16:34Pascal Payet, il change de prison.
16:37On ne veut pas qu'il prenne ses habitudes,
16:38on ne veut pas qu'il prenne ses marques dans une prison
16:40parce qu'on se dit s'il prend ses marques,
16:41il va repérer qu'il y a des faiblesses de sécurité
16:43à tel ou tel endroit,
16:44il va retenter quelque chose.
16:45Donc on commence à le promener un peu partout en France
16:47sans le prévenir.
16:48C'est-à-dire qu'au bout de 3 mois,
16:49on toque à la porte de la cellule,
16:50on dit voilà M. Payet,
16:52le déménagement c'est aujourd'hui.
16:53Et donc il passe de Marseille à Lille,
16:55de Lille à Lille de Ré,
16:56de Lille de Ré à Pau,
16:57de Pau à Lyon.
16:58Et il fait comme ça des dizaines,
17:00des dizaines d'établissements pénitentiaires
17:02en France pendant quelques années
17:04avec vraiment comme objectif d'empêcher
17:06qu'il s'installe quelque part,
17:08qu'il puisse...
17:08Alors en plus,
17:08comme c'est un détenu plutôt sympathique
17:10avec les gardiens,
17:11il a une tendance peut-être un peu à endormir
17:13au bout d'un moment la surveillance autour de lui,
17:15à se faire oublier.
17:15Et donc comme on ne veut pas ça,
17:17on le change,
17:18on le déplace
17:19en se disant qu'on le met
17:20dans une forme d'insécurité
17:21et d'inconfort
17:22qui fait qu'il n'aura pas
17:23la possibilité de préparer quelque chose.
17:26On en parlait au début de cet épisode.
17:28Le 14 juillet 2007,
17:30il réussit à s'évader en hélicoptère.
17:32Il s'enfuit.
17:33C'est son ami Alain Armato
17:35qui vient le chercher
17:36et l'aide à s'évader.
17:37C'est un personnage central
17:38dans la carrière de bandit
17:39de Pascal Payet.
17:40Alarmato, c'est un ami,
17:42un ancien complice,
17:43mais c'est aussi un ami.
17:44C'est un petit Marseillais Alarmato
17:45un peu presque caricatural,
17:47un petit chauve
17:48qui a un accent marseillais
17:48vraiment, vraiment
17:49très, très prononcé.
17:51Et c'est surtout
17:51à ce moment-là
17:52de la vie de Pascal Payet,
17:53un de ses rares amis
17:54et complices
17:55qui est encore dehors.
17:56Donc pour venir le chercher,
17:57il faut quand même
17:57trouver quelqu'un
17:58qui est dehors
17:58et qui a envie de venir
17:59et qui a envie surtout
17:59de prendre ce risque-là.
18:01Alarmato,
18:02il a cette capacité
18:03à se dire
18:04je vais aller chercher mon ami.
18:06Donc Alarmato,
18:07il n'a pas non plus
18:08une équipe de professionnels
18:09de l'évasion à disposition.
18:11Donc il va recruter
18:12dans les quartiers à Marseille,
18:14dans les quartiers nord,
18:14des gens qui sont susceptibles
18:16de l'aider
18:16à monter cette opération
18:17d'arrachage
18:18à la prison de Grasse.
18:19Donc il va promettre
18:20un certain nombre de choses.
18:21Il va promettre de l'argent,
18:22il va promettre des coûts derrière
18:23qui vont permettre
18:24de financer tout ça.
18:25Et donc en tout cas,
18:26il va chercher son ami Pascal Payet
18:27et il part en cavale avec lui.
18:29Un mois plus tard,
18:30Pascal Payet se fait attraper
18:31à Barcelone.
18:32Comment les policiers le découvrent ?
18:33À Pascal Payet,
18:34cette dernière évasion de 2007,
18:36elle n'est pas très professionnelle.
18:38Alors elle est très professionnelle
18:39dans l'évasion en elle-même,
18:40c'est-à-dire qu'il faut quand même
18:41être capable d'aller détourner
18:42un hélicoptère,
18:43de le faire survoler une prison
18:44et d'arriver à arracher
18:46la personne qu'on vient chercher.
18:48Simplement,
18:48un lard mâteau,
18:49il a recruté des gens
18:50dans les quartiers nord
18:50qui ne sont pas des grands
18:51professionnels du banditisme
18:52et qui surtout ont un défaut
18:55éliminatoire dans ce milieu-là,
18:56c'est qu'ils sont très bavards.
18:57Et donc dès qu'ils ont réussi
18:58leur coup,
18:59c'est-à-dire faire sortir
19:00Pascal Payet de prison,
19:01il y en a certains
19:02qui commencent à s'en vanter.
19:03Alors au début,
19:04c'est dans la cité à Marseille,
19:05on fait un peu le dur,
19:06on fait un peu le fort avec ça
19:06en disant Payet, c'est moi, etc.
19:08Sauf qu'évidemment,
19:09tout ça finit par se savoir
19:10et tout ça finit surtout
19:11par arriver aux oreilles des policiers.
19:13Ils comprennent
19:13qu'il y a peut-être une équipe
19:14qui s'est montée à Marseille
19:15pour faire sortir Payet.
19:17Ils comprennent aussi
19:18assez vite
19:19qu'Armato peut être
19:20derrière ce projet.
19:21Donc ils vont mettre
19:21tous ces gens-là
19:22sous surveillance.
19:23Ça va durer quelques jours,
19:24quelques semaines.
19:25Et puis,
19:26ils vont à un moment donné
19:28suivre une moto
19:28avec quelqu'un
19:29qui leur paraît un peu suspect
19:30et qui fait un voyage
19:31entre Marseille et Barcelone.
19:33et donc ils vont prendre
19:35en filature cette moto
19:36et cette moto,
19:36elle va les amener
19:37jusqu'à Payet et Armato
19:38qui effectivement
19:39se sont mis au vert
19:41pas très loin de Barcelone,
19:42à Mataro
19:42qui est une station balnéaire
19:44en bord de mer.
19:45Contrairement à ce que
19:46laissaient entendre
19:47certaines sources,
19:48Pascal Payet n'aurait pas eu recours
19:49à la chirurgie esthétique
19:50pour changer de visage.
19:52Il avait juste vieilli
19:53et s'était rasé le crâne.
19:55Arrêté dans une bourgade
19:56proche de Barcelone
19:57avec deux complices,
19:58il avait sur lui
19:59des faux papiers
20:00et des armes
20:00dont il n'a pas fait usage.
20:02L'Espagne devrait
20:03l'extrader prochainement
20:04car il fait l'objet
20:05d'un mandat d'arrêt européen.
20:06L'Espagne c'est de toute façon
20:07un espèce d'eldorado permanent
20:09pour les voyous français
20:10qui sont soit en cavale
20:11soit qui font du trafic de stupes.
20:13Donc il y en a beaucoup.
20:13Et là les policiers
20:14arrivent à loger
20:16Payet et Armato
20:16et décident pareil
20:17de ne pas attendre
20:18trop longtemps
20:19parce qu'ils se doutent
20:19que c'est des gens
20:20qui ne vont pas rester cachés longtemps.
20:22C'est-à-dire qu'ils sont en cavale,
20:23ils n'ont quand même
20:24plus trop d'argent.
20:25S'ils veulent vraiment
20:26s'en aller loin
20:27et profiter un peu de la vie.
20:29Il va falloir qu'ils fassent
20:29quelque chose.
20:30Et en fait
20:30quand ils les interpellent
20:32à Mataro en Espagne
20:32ils le font à la sortie
20:33d'un restaurant.
20:34Ils viennent de déjeuner
20:34Payet, Armato
20:35et un autre complice.
20:37Ils leur sautent dessus
20:37et effectivement
20:38Payet est armé.
20:39Ils ont des armes,
20:39ils ont des explosifs
20:40et manifestement
20:41ils préparent quelque chose.
20:47Aujourd'hui
20:48où est Pascal Payet ?
20:49Pascal Payet
20:49il est évidemment
20:50toujours en détention.
20:51Quand il a été repris
20:52en 2007
20:53il a évidemment
20:54passé un court séjour
20:55en Espagne
20:55le temps de faire
20:57les papiers
20:57de son extradition
20:58et il est allé
20:58directement en France.
20:59Il a pris quelque part
21:00son mal en patience.
21:02D'abord
21:03il a pris un peu d'âge
21:04Pascal Payet
21:05donc même s'il est sportif
21:06et qu'il s'entretient
21:07en prison
21:07une évasion
21:08c'est physique
21:09et puis surtout
21:10toutes ces évasions
21:11elles reposaient
21:12sur des complicités
21:13des amitiés
21:13et il a perdu
21:14beaucoup de complices
21:16parce que
21:16tous ces gens
21:17dont on a parlé
21:18que ce soit Alboréo
21:19Valero ou Armato
21:20ils ont tous eu
21:21comme point commun
21:21d'être mort aujourd'hui
21:22et d'être mort
21:23de mort violente
21:24c'est à dire
21:24qu'ils ont été victimes
21:26pour certains
21:26de règlements de comptes
21:27pour d'autres
21:28d'assassinats
21:28et donc
21:29tous ses amis sont morts
21:31il est plus seul
21:31il est plus âgé
21:33et puis
21:33il a eu cette réflexion
21:35quand il a été incarcéré
21:36ils l'ont incarcéré
21:37à la centrale de Saint-Mort
21:38qui se trouve
21:39dans le centre de la France
21:39par Toulon de Châteauroux
21:41qui est une centrale
21:41assez moderne
21:42et surtout très sécurisée
21:43dans laquelle
21:43il y a beaucoup
21:44de détenus dangereux
21:45ou en tout cas sensibles
21:47et quand il est arrivé
21:48dans cette prison
21:48qu'il avait apparemment
21:49jamais fréquentée
21:50celle-là
21:50il l'avait jamais fréquentée
21:51on a fréquenté beaucoup
21:52mais pas celle-là
21:53il a dit au directeur
21:54de la prison
21:54tout de suite
21:54dans les premiers jours
21:55il a dit franchement
21:56si j'avais été incarcéré
21:57là depuis quelques années
21:58je pense que j'aurais pas réussi
21:59à m'évader
22:00parce que là
22:01votre système est pas mauvais
22:02donc ça veut dire aussi
22:03qu'il est arrivé
22:03qu'il a regardé tout de suite
22:04parce que c'est un réflexe
22:05de regarder
22:06et qu'il a compris
22:07que là dans cette prison-là
22:08il y avait plus de difficultés
22:10pour s'évader
22:10c'est quelqu'un
22:14qui s'est occupé en prison
22:15c'est quelqu'un qui lit
22:16qui a fait des études
22:17de psychologie
22:18quand il était en prison
22:19et puis quelque part
22:20qui maintenant
22:21attend sans doute
22:22une sortie
22:23qui pourrait être
22:24moins lointaine
22:26qu'elle ne l'a été
22:26à un moment donné
22:27puisqu'il y a eu
22:27des confusions de peine
22:28etc
22:29donc c'est quelqu'un
22:29qui potentiellement
22:30dans 2, 3, 4 ans
22:32pourra éventuellement
22:33demander une libération
22:34conditionnelle
22:35il a aujourd'hui
22:35plus de 55 ans
22:36les magistrafes
22:37peuvent peut-être considérer
22:38qu'il a envie
22:39de se reposer un peu
22:39qu'il a envie
22:40de retrouver sa femme
22:41et ses deux enfants
22:41puisqu'il a une femme
22:42et deux enfants
22:43malgré cette carrière carcérale
22:45longue
22:45et ses cavales difficiles
22:47et voilà
22:49maintenant il est plutôt
22:50quelqu'un qui ne fait pas
22:51parler de lui
22:51la dernière fois
22:52où il a fait parler
22:52c'était de manière
22:53assez presque amusante
22:54c'est qu'en fait
22:55il a regardé
22:56comme beaucoup de détenus
22:57qui regardent beaucoup
22:58la télé en cellule
22:59il a regardé la télé en cellule
23:00et il est tombé
23:02sur un reportage
23:02qui parlait vaguement de lui
23:04et en tout cas
23:04un des intervenants
23:05du reportage
23:06le traitait de balance
23:06et c'est un truc
23:07qu'il n'a pas du tout supporté
23:08et donc il a appelé son avocat
23:10depuis sa prison
23:10pour lui demander
23:11de porter plainte
23:12en diffamation
23:13contre ce type
23:13qui à la télé
23:14l'avait traité de balance
23:15parce qu'il considérait
23:16que vraiment
23:16c'était une atteinte
23:17à sa dignité
23:18et à sa dignité de bandit
23:22il est assez attaché
23:23à ce qu'on garde
23:24en quelque sorte
23:25le fait que c'est
23:25un terme qui a été
23:26très galvaudé
23:27depuis longtemps
23:28mais une sorte
23:28de bandit d'honneur
23:29c'est à dire que
23:29voilà quand il a été en cavale
23:31il est revenu chercher
23:32en prison
23:32des gens qui étaient ses amis
23:33et qui ne se voyaient pas
23:34laissés en prison
23:35et c'est quelqu'un
23:36qui a atteint
23:37une espèce de dignité
23:38une espèce de réputation
23:39dans le milieu
23:40et puis c'est quelqu'un
23:41qui a ce surnom magique
23:42maintenant pour les policiers français
23:43de R. Payet
23:44il s'évade
23:45il s'évade toujours par les airs
23:46donc voilà
23:46c'est une personnalité
23:47un peu à part
23:48parce qu'en fait
23:49il s'est surtout fait connaître
23:50non pas par sa carrière
23:51hors les murs
23:52mais pas sa carrière
23:53à l'intérieur des murs
23:54par ses évasions
23:59merci à Damien Delsény
24:06cet épisode de Codesource
24:07a été préparé
24:08et conçu par
24:09Jeanne Boézek
24:10production
24:11Clara Garnier-Amourou
24:12réalisation et mixage
24:14Alexandre Ferreira
24:15pendant l'été
24:16Codesource passe en hebdomadaire
24:18vous pouvez retrouver
24:19tous les épisodes
24:20de cette série
24:20sur les grands bandits
24:21sur toutes les plateformes
24:23de podcast
24:23et sur le site du Parisien
24:24des remarques
24:26des envies
24:26n'hésitez pas
24:27à nous écrire
24:28sur Twitter
24:28ou par mail
24:29à codesource
24:30at leparisien.fr

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