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Le 5 juillet 1964, près de Fréjus, Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et Dominique Kaydasch, 16 ans, meurent dans un accident de voiture. Les policiers estiment rapidement avoir affaire à un banal accident de la route, mais la famille Saint-Aubin n’y croit pas et continue d’enquêter. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties avec la journaliste Clawdia Prolongeau et le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delseny. Crédits.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network -
Archives : INA. Documentation.
Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes.
Nous avons aussi exploité les ressources suivantes :
L’Heure du crime, RTL : L’affaire Saint-Aubin : accident de la route ou bavure d'État ?; Ils ont tué mon fils d’Andrée Saint-Aubin, éditions Ledrappier, 1987.
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Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network -
Archives : INA. Documentation.
Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes.
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L’Heure du crime, RTL : L’affaire Saint-Aubin : accident de la route ou bavure d'État ?; Ils ont tué mon fils d’Andrée Saint-Aubin, éditions Ledrappier, 1987.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast faits divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu. L'enquête se rend aujourd'hui vers un geste criminel.
00:27Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien. Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, ce qu'on a appelé le mystère Saint-Aubin.
00:43Un accident de la route dans le Var, deux jeunes gens tués.
00:47Derrière ce fait divers en apparence banal, une véritable affaire d'état que les parents d'une des victimes vont
00:52passer leur vie à tenter de révéler.
00:58Dimanche 5 juillet 1964. Il est environ 7 heures du matin.
01:03Des gendarmes se rendent sur une route du Var, près de Fréjus, la Nationale 7.
01:07Un automobiliste vient de les appeler pour leur signaler un accident.
01:11Quand ils arrivent, ils découvrent une Volvo noire et blanche encastrée dans un platane,
01:16à tel point qu'on a l'impression qu'elle s'est enroulée autour de l'arbre.
01:19Le choc semble avoir été d'une violence inouïe.
01:23La voiture est un modèle de sport, rapide.
01:26Elle est immatriculée en Suisse.
01:28A l'intérieur, un jeune homme et une jeune femme d'une vingtaine d'années.
01:32Très grièvement blessés, ils sont transportés à l'hôpital, où ils meurent quelques dizaines de minutes plus tard.
01:37Les gendarmes analysent la situation et en déduisent rapidement ce qui s'est passé.
01:42La chaussée est mouillée et le témoin qui les a alertés dit avoir été dépassé par la Volvo à très
01:47grande vitesse,
01:48quelques instants avant l'accident.
01:51Et puis à la sortie du virage, il y a ce dos d'âne et aucune trace de freinage sur
01:55la route.
01:56Le conducteur aura été surpris avant de perdre le contrôle de sa voiture et de s'écraser dans le platane.
02:03Un accident tragique et banal, comme il y en a beaucoup en France à l'époque,
02:08puisque chaque année, 15 000 personnes sont tuées sur les routes.
02:13Les corps sont identifiés.
02:15Ce sont ceux de Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et Dominique Quédache, 16 ans.
02:20Ils sont partis de Dijon la veille.
02:22Les parents de Jean-Claude, Jean et André Saint-Aubin, sont des commerçants connus en Bourgogne, à Dijon.
02:28Ils sont à la tête d'une des plus belles bijouteries de la ville, située place Grangier, dans l'hypercentre.
02:34Le vendredi 3 juillet, dans l'après-midi, une jeune femme passe les voir.
02:38C'est Dominique Quédache, dont les parents tiennent une pâtisserie dans le centre-ville.
02:43Dominique leur demande s'ils peuvent l'amener au domaine du Pain de la Lègue, un camping où les Saint
02:46-Aubin ont leurs habitudes.
02:48Sa sœur et son mari se trouvent déjà là-bas.
02:50La famille Saint-Aubin doit justement s'y rendre le lendemain, et a prévu de faire le trajet avec plusieurs
02:55voitures.
02:57Ils acceptent, et il est décidé que c'est Jean-Claude, leur fils aîné, qui conduira la jeune femme.
03:03Deux voitures suivront.
03:04Celle des parents, qui tractera une caravane et avec le petit frère de 14 ans à l'arrière,
03:09et celle du frère cadet, François, âgé de 21 ans.
03:13Jean-Claude est venu de Genève en Suisse, où il vit et fait un stage de marketing au garage Jaguar.
03:19Passionné de voitures, il est aussi pilote et seilleur.
03:23Le samedi 4 juillet, Jean-Claude passe donc chercher Dominique,
03:26qui s'installe à côté de lui, avec une provision de gâteaux et de confiseries,
03:30offertes par la pâtisserie familiale pour le voyage.
03:33Durant tout le trajet, les trois voitures s'attendent mutuellement.
03:37La caravane roule moins vite, mais chacun fait l'effort de patienter régulièrement sur le bas côté de la route
03:41pour s'assurer que les hôtes vont bien.
03:44Le lendemain, 20 km environ avant d'arriver au domaine,
03:48la caravane des parents double Jean-Claude, arrêtée sur l'accotement.
03:51Ils échangent quelques mots, et la caravane repart en premier.
03:55Ils se retrouveront à l'arrivée.
04:02Damien, les parents, Jean et André Saint-Aubin, arrivent en premier.
04:07Oui, ils s'installent sur leur emplacement de camping,
04:09puis le frère cadet François arrive,
04:12donc tout le monde commence à déplier ses affaires, à s'installer,
04:15et tout le monde s'inquiète de ne pas voir arriver Jean-Claude,
04:18mais il se rassure en se disant qu'il est sans doute allé déposer sa copine Dominique
04:22avant de passer au camping, et qu'il a probablement été invité à déjeuner,
04:26à petit déjeuner, par la famille de Dominique.
04:29Ils voient finalement arriver une deux chevaux, c'est celle du domaine.
04:33Oui, c'est celle du gardien qui est au volant de cette deux chevaux,
04:37donc ils pensent que le gardien passe les voir pour leur remettre les cartes de piscine,
04:41puisqu'il y a une piscine, il faut qu'ils aient une carte,
04:43donc voilà, ils pensent que c'est en quelque sorte une visite de courtoisie
04:46le jour de leur arrivée de la part du gardien.
04:49Simplement, ce n'est pas du tout ça.
04:50Le gardien s'arrête à leur hauteur et leur dit
04:52« Il y a eu un accident, puis ils sont morts tous les deux. »
04:55Les parents comprennent qu'ils parlent de leur fils, et ils s'effondrent.
05:00Oui, la maman racontera plus tard cette scène,
05:02elle dit qu'à ce moment-là, elle ne peut quasiment plus bouger, plus rien faire,
05:06mais qu'avec son mari et son autre fils, son grand-fils,
05:10ils vont se rendre à la gendarmerie de Fréjus
05:12pour essayer d'en savoir plus sur les circonstances du drame qui vient de se produire.
05:18À la gendarmerie de Fréjus, Jean et François, le père et le frère de Jean-Claude,
05:23sont accueillis par des agents qui les font asseoir.
05:26On leur apprend que l'accident s'est produit entre Puget-sur-Argence et Fréjus,
05:31au lieu dit les esclapes, à 2 km environ de Fréjus.
05:35La voiture a quitté la route et est venue s'écraser contre un platane,
05:39à gauche de la chaussée.
05:41À ce moment-là, les gendarmes ne sont pas en mesure de donner à la famille
05:45davantage de précision sur les circonstances de l'accident
05:48ni sur les raisons de ce changement brutal de trajectoire.
05:52Jean Saint-Aubin, le père, demande à voir les corps.
05:56On lui répond qu'ils ne sont pas encore prêts, il faut terminer leur toilette.
06:00Jean et François sont sous le choc, ils ne comprennent pas.
06:03Un accident d'une si grande violence, causée par Jean-Claude,
06:07qui pourtant maîtrise parfaitement son véhicule.
06:10Certes, il aimait la vitesse et les voitures, il en a d'ailleurs fait son métier.
06:14Mais il semble absolument improbable pour son père et son frère qu'il n'ait pas freiné.
06:20Il savait anticiper.
06:22S'il avait vu un obstacle, même à la dernière minute,
06:25il aurait tenté de s'arrêter plutôt que de le prendre de plein fouet.
06:28Comment expliquer l'absence de traces de freinage sur la route ?
06:32Vers 10h, la famille est autorisée à se rendre à la morgue de l'hôpital.
06:36Il faut identifier formellement les corps.
06:39Dans une immense douleur, les parents de Jean-Claude confirment.
06:42Ce corps inerte, allongé sur un brancard avec un pansement sur la tempe droite,
06:47est bien celui de leur fils aîné.
06:50La famille de Jean-Claude s'organise alors pour faire rapatrier le corps du jeune homme à Dijon.
06:54Il est inhumé quelques jours plus tard dans le caveau familial.
06:58Le deuil commence, mais les premières questions émergent.
07:01Les membres de la famille de Jean-Claude ont du mal à croire à la thèse de l'accident qu
07:05'on leur a présenté.
07:07François surtout, son frère cadet qui a deux ans de moins que lui, est sceptique.
07:12Il vit à Genève, comme Jean-Claude, et il se voyait quasiment tous les jours.
07:17François connaît sa passion pour la mécanique et ses talents de conducteur.
07:20Tout ceci est incompatible avec l'erreur que Jean-Claude semble avoir commise.
07:25Il venait d'obtenir sa licence à la Fédération française des sports automobiles
07:30et il avait, pendant toute la durée de son service militaire,
07:33été le chauffeur attitré de son colonel.
07:36Par ailleurs, Jean-Claude avait l'habitude d'emprunter des routes dangereuses.
07:40Il faisait souvent le trajet entre Genève et Dijon
07:43et traversait donc régulièrement le Jura.
07:46Là, il s'était souvent retrouvé à conduire sur des routes de montagne étroites et enneigées.
07:52François est certain que Jean-Claude n'a pas fait d'erreur de pilotage.
07:55Il va même plus loin.
07:57Compte tenu de la position de la voiture,
07:59qui était comme enroulée autour de l'arbre qu'elle a heurté,
08:02François pense que Jean-Claude s'est retrouvé tout d'un coup
08:05devant un obstacle imprévu et qu'il n'a pas pu l'éviter.
08:09Ça n'a donc pas pu être un simple dos d'âne,
08:12comme c'est indiqué dans le rapport de la gendarmerie.
08:18Damien, les parents de François croient à la thèse de leur fils
08:22et une semaine après la mort de Jean-Claude,
08:25ils prennent une nouvelle fois la route de Fréjus.
08:27En tout cas, ils veulent comprendre.
08:29Donc ils vont se rendre sur les lieux de l'accident
08:30et ils remarquent que le tracé de la route ne correspond pas exactement
08:34à ce qui est décrit par les gendarmes dans leur procès verbal de constatation.
08:38Sur le croquis, le dos d'âne est matérialisé à 80 mètres du platane.
08:43Mais en réalité, quand on fait les mesures, quand ils font les mesures sur le terrain,
08:47ce dos d'âne, il est à 190 mètres du lieu de l'accident,
08:50c'est-à-dire le double de la distance.
08:52C'est déjà une première incohérence assez surprenante.
08:56La famille Saint-Aubin a accès au procès verbal dressé par les gendarmes.
09:00Qu'est-ce qui est écrit dedans ?
09:02Alors, il est écrit ceci.
09:03Le conducteur de la voiture de marque Volvo qui circulait à vive allure en direction de Fréjus,
09:09en franchissant le dos d'âne situé à 80 mètres avant l'accident,
09:13a perdu le contrôle de sa direction et est venu se jeter de flanc, côté droit,
09:17contre un platane bordant la chaussée à gauche dans le sens de la marche.
09:21Sous le choc, la voiture s'est pliée en entourant l'arbre.
09:25Aucune trace de freinage sur le bitume mouillé.
09:27Nous relevons seulement, disent les gendarmes, une trace de dérapage de la roue avant droite
09:32sur le bas côté gauche de la chaussée de 1 mètre 80 de longueur environ.
09:37Un témoin a été entendu par les gendarmes.
09:40Oui, en fait c'est l'automobiliste qui a appelé les gendarmes pour leur signaler l'accident.
09:45Lui, il va raconter que ce jour-là, vers 7h environ, il partait travailler
09:49et qu'il a été doublé par une voiture immatriculée en Suisse qui, selon lui, allait très vite.
09:55Alors très vite, c'est 90 km heure environ à l'époque, mais à l'époque, on est en 1964,
09:5990 km heure, c'est déjà une vitesse très élevée pour les voitures de l'époque.
10:03Et il va raconter aux gendarmes, il va dire, voilà, lorsque cet automobiliste m'a dépassé,
10:07il circulait déjà sur la gauche et sa voiture sautait et zigzaguait, explique-t-il aux gendarmes.
10:15Après avoir roulé 50 mètres environ, la voiture s'est mise en travers de la route
10:19et s'est jetée le côté droit contre un platane situé sur le bas côté gauche de la chaussée
10:24par rapport à sa direction de marche.
10:26Et il explique que la voiture s'est, selon lui, littéralement encastrée dans l'arbre.
10:32Tout est là, sur ce procès verbal de gendarmerie et dans le récit de ce témoin providentiel.
10:38Le jeudi 16 juillet, 11 jours après l'accident, l'affaire est classée sans suite.
10:44Ce n'est définitivement qu'un banal accident de la route.
10:47Mais la famille n'est toujours pas convaincue.
10:50D'abord, la thèse de l'accident leur paraît toujours aussi improbable.
10:55Ensuite, ils trouvent que l'enquête n'est pas allée chercher très loin.
10:58Un seul témoin qui raconte tout et aucun élément supplémentaire.
11:03Les semaines qui suivent, les Saint-Aubin planchent sur ce mystérieux accident.
11:08Pour commencer, ils retournent un certain nombre de fois sur les lieux.
11:12Ils sont à la recherche du moindre indice qui pourrait les aider.
11:15Et ils aimeraient notamment trouver d'autres témoins.
11:19Une enquête de voisinage finit par les mener à une femme qui travaille dans une station-service.
11:25Six semaines après l'accident, les Saint-Aubin parviennent à discuter avec elle.
11:29Elle leur livre des informations intéressantes.
11:31La pompiste confie qu'un de ses clients a assisté à l'accident
11:35et il lui a dit qu'un camion était impliqué.
11:39Cet homme s'appelle Mohamed Moualkia et c'est un harki, c'est-à-dire un Algérien,
11:43enrôlé par la France dans l'armée à l'époque de la colonisation,
11:47mais sans bénéficier du statut de militaire.
11:49Son témoignage remonte au 5 juillet, le jour même de la mort de Jean-Claude Saint-Aubin et Dominique Kedash.
11:55Il aurait dit à la pompiste ce jour-là
11:57« J'ai vu un accident en me rendant à mon travail ».
12:00Mais surtout, il aurait donné des détails sur les circonstances.
12:05Et il aurait raconté qu'une camionnette, suivie d'une Peugeot 203 Noir, a été à l'origine du choc.
12:11Le mardi 4 août, un mois après l'accident,
12:14les parents de Jean-Claude Saint-Aubin portent plainte contre X pour homicide involontaire.
12:19Leur objectif est qu'une enquête soit ouverte et menée.
12:22C'est ce qui se passe.
12:23Il est alors remarqué que sur le procès verbal des gendarmes,
12:27la distance entre le dos d'âne et le platane est mal inscrite à deux reprises.
12:3380 mètres au lieu des 190 mètres en réalité.
12:36Et ça a son importance.
12:38Car si le dos d'âne est bien la cause de l'accident,
12:41ça signifie qu'entre le moment où la Volvo l'a pris de plein fouet
12:44et le moment où elle est entrée dans le platane,
12:47elle a parcouru en réalité près de deux fois la distance inscrite dans le rapport.
12:52Il y a également des imprécisions,
12:54voire des erreurs évidentes sur le croquis qui reprend le lieu de l'accident.
12:58L'échelle n'est pas la bonne.
13:00Enfin, il y a la version livrée par le seul témoin de l'accident.
13:10Damien, le lundi 10 août, cinq semaines après l'accident,
13:14la juge d'instruction en charge de l'affaire convoque le témoin
13:17pour qu'il soit à nouveau entendu.
13:18Il s'appelle Jean-Pierre Gourselas
13:21et il ne dit plus du tout la même chose que la première fois.
13:24Ou plutôt, il en dit beaucoup moins, beaucoup moins précis.
13:27Il dit simplement, j'ai été doublé par la Volvo avant le dos d'âne et avant le virage.
13:32Je l'ai perdu de vue jusqu'à ce que je l'aperçoive écrasé contre un platane
13:37150 à 200 mètres plus loin.
13:39Donc en fait, ce témoin, il n'a pas vu réellement ce qui s'est passé ?
13:42En tout cas, il n'est pas témoin de la scène directe de l'accident.
13:46Contrairement à ce qu'il avait expliqué aux gendarmes,
13:48en tout cas ce que les gendarmes avaient écrit dans leur premier procès-verbal.
13:50Lui dit qu'il a vu ce qui s'est passé juste avant le choc
13:53et qu'il a vu ce qui s'était passé juste après.
13:56Donc, on se retrouve à ce moment de l'enquête avec deux éléments importants.
14:00D'abord, ce fameux témoin qui avait prétendument tout vu,
14:03en fait, il n'a pas tout vu.
14:04Et surtout, alors qu'il est supposé être le seul témoin,
14:07on s'aperçoit qu'il y en a un autre,
14:09qui a une toute autre version de l'accident
14:11parce que lui, il implique la présence d'un camion et d'une autre voiture.
14:15Et lui, il n'a jamais été entendu par les gendarmes.
14:24Vous venez d'écouter le premier épisode de Crime Story,
14:27le mystère Saint-Aubin.
14:28Suite et fin de ce podcast dans le deuxième épisode,
14:31déjà disponible sur toutes les plateformes d'écoute
14:33et sur leparisien.fr.
14:36Crime Story est le podcast fait divers du Parisien.
14:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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