- il y a 5 mois
Vous avez peut-être entendu parler de l’opération "Janvier Sobre", un mois de janvier sans alcool. C'est une invitation lancée par une femme, sobre depuis 10 ans, mais qui a bien failli mourir de son alcoolisme. Laurence Cottet est une ancienne cadre supérieure de l’entreprise de BTP Vinci et pour Code source, elle raconte l'histoire de sa renaissance au micro de Clawdia Prolongeau. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Clara Garnier-Amouroux et Stéphane Geneste - Réalisation et mixage : Benoît Gillon - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.
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00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Vous avez peut-être entendu parler de l'opération Janvier Sobre, un mois de janvier sans alcool.
00:17Invitation lancée par une femme abstinente depuis dix ans, mais qui a bien failli mourir de son alcoolisme.
00:24Laurence Côté est une ancienne cadre supérieure de l'entreprise de BTP Vinci.
00:27Pour CodeSource, elle raconte son histoire, l'histoire d'une renaissance, au micro de Clothère Prolongeau.
00:47Je m'appelle Laurence Côté, j'ai 58 ans et je suis donc patient-expert en addictologie.
00:54Je suis également la présidente de l'association France Janvier Sobre, qui porte le projet Janvier Sobre 2020.
01:03Nous nous retrouvons dans un café juste avant qu'elle ne prenne son train pour retourner dans le Gard, où
01:08elle vit.
01:08Si je réfléchis bien à mon enfance et à mon adolescence, dans cette famille catho-bourgeoise,
01:15on me faisait goûter les bons vins, le champagne, et à 15-16 ans, pour des raisons propres qui me
01:24sont personnelles,
01:25je quitte rapidement le foyer familial et je vais donc rejoindre des amis, beaucoup plus âgés que moi, qui avaient
01:34de l'argent.
01:34Et je suis donc entraînée dans des soirées festives, très arrosées.
01:43Moi je me souviens très bien qu'on me donnait ces cocktails très sucrés, je vois encore les petits bouts
01:47de sucre sur le bord des verres,
01:50et c'était ça que j'aimais à 15-16 ans, c'était le sucre.
01:53Sauf que le sucre masque le goût alcool, et que cet alcool il était bien là.
01:58C'était des ponches, c'était des alcools forts, et j'en buvais, écoutez, 14-15 sur toute la soirée.
02:05On démarrait ces soirées vers 18h-19h, on les terminait vers 5h du matin, souvent la tête dans le seau,
02:13et donc, déjà là, c'était des soirées alcoolisées.
02:18J'ai continué ces grosses guindailles festives alcoolisées, dans le milieu étudiantin.
02:25J'ai fait une année de médecine, après j'ai fait 5 années de droit, et là, j'ai abusé
02:30d'alcool.
02:32Donc c'était les bières, les belles bières brunes, très sucrées à nouveau, on retrouve toujours le sucre.
02:38Et puis là, ça a duré jusqu'à 25 ans.
02:41À 25 ans, je commence à travailler, mais là, j'ai la chance de rencontrer mon mari.
02:45Et heureusement, parce que Pierre, qui était un homme que j'ai beaucoup aimé, plus âgé que moi, il avait
02:5120 ans de plus que moi,
02:52il m'a encadré.
02:54Et donc, tout ça s'est régulé.
02:56Et j'ai eu mes plus belles années de bonheur avec Pierre, sauf que, très vite, Pierre va contracter un
03:01cancer.
03:02On s'est mariés, d'ailleurs, alors que Pierre était en chimiothérapie.
03:05Ça a été des années de bonheur extraordinaires.
03:08Par contre, je me souviens très bien que le jour du mariage, et notamment à la soirée de mariage, j
03:13'étais complètement pompette.
03:14Pierre n'a pas pu danser et ouvrir le bal avec moi.
03:18Alors on a trouvé ça tous très rigolo.
03:20La mariée était pompette.
03:21Et déjà là, à cette époque, personne ne me met en garde sur un problème d'alcool.
03:29Ensuite, tout va très vite.
03:31Pierre fait une rechute, et l'hôpital reprend une place prépondérante dans la vie du couple.
03:35Je ne me souviens pas avoir bu à cette époque-là.
03:38Je ne buvais pas.
03:40J'étais toute à ses côtés pour surmonter la maladie.
03:43Et malheureusement, cette maladie va avoir raison de nous.
03:47Et Pierre va donc décéder dans mes bras le 31 mars 1995, à 5h du matin.
03:53Et ça, je pense que c'est vraiment la première fracture de ma vie personnelle qui fait que l'alcoolisme
03:59va s'accélérer.
04:00Forcée et malheureuse de continuer seule, Laurence Côté reste dans la maison qu'elle partageait avec Pierre,
04:06refusant toute aide de leurs familles et amis.
04:08Cet alcool, au début, m'a apporté beaucoup de plaisir.
04:12Moi, j'étais à 2-3 bouteilles de vin ou de champagne par jour, ou une bouteille de vodka, une
04:16bouteille et demie.
04:18Malheureusement, sans le savoir, j'ai très vite utilisé cet alcool comme un anxiolytique, comme un psychotrope.
04:26Je l'ai mal utilisé et je suis tombée dans la maladie alcoolique.
04:30Pierre était un passionné d'onologie et il m'avait d'ailleurs initié à boire des bons vins.
04:37De son vivant, j'étais plutôt dans l'excès de temps en temps, mais j'étais surtout dans l'apprentissage
04:42à la dégustation des bons vins.
04:44Et là, ça a été un merveilleux apprentissage, mais Pierre me laisse 300 bouteilles et des très bonnes bouteilles dans
04:51sa cave.
04:51Et en fait, je vais les boire pour deux, tous les soirs.
04:57Et je vais m'enivrer, je vais vite sentir que ce vin, c'était plutôt du vin et du champagne,
05:05me soulage.
05:06Soulage donc ce deuil et je m'en sers comme un anxiolytique.
05:13Parallèlement, la vie professionnelle de Laurence Côté se passe magnifiquement bien.
05:17Elle enchaîne les postes à responsabilité, est appréciée de tous et se découvre une vraie passion pour le milieu du
05:23BTP dans lequel elle évolue.
05:24Alors à 35-36 ans, je suis une forcenée de travail et ça va être une ascension fulgurante de responsable.
05:34Je vais vite passer directrice à secrétaire générale.
05:38Je vais changer parce que je suis souvent sollicité par des chasseurs de tête.
05:42Donc je vais découvrir énormément de secteurs professionnels passionnants.
05:47Je vais voyager dans le monde entier.
05:49Et là, je vais tomber tout en étant en fait déjà alcoolique.
05:53Je vais tomber dans un environnement professionnel où l'alcool est constamment présent.
05:58Ça va continuer comme ça, par étapes, jusqu'à 48 ans.
06:06Ce jour-là, le 25 janvier 2009, se tient la traditionnelle cérémonie des vœux de l'entreprise Vinci où elle
06:12travaille.
06:13Le champagne coule à flot, les petits fours s'étendent sur des tables à perte de vue et Laurence Côté
06:18est présente.
06:19Cette cérémonie des vœux chez Vinci, j'avais tout fait pour ne pas y être.
06:26On était au mois de janvier.
06:28Quand vous êtes quatre supérieurs, vous avez des responsabilités.
06:32J'en avais, je les avais calculées sur mon calepin, j'en avais sept d'affilée.
06:37Et ces cérémonies sont toujours extrêmement bien arrosées.
06:41Et donc les boissons alcoolisées sont là et vous avez peu de jus de fruits ou d'eau.
06:48Donc j'avais tout fait comme moi je savais à ce moment-là que j'avais un problème.
06:52Je voulais me faire soigner.
06:54J'avais appelé le service d'addictologie de l'hôpital de Bichat qui m'avait écouté,
07:00qui m'avait donné une date pour me faire hospitaliser et c'était le 14 février.
07:05Donc il fallait que je gère ce mois de janvier qui est un mois épouvantable à cause des cérémonies des
07:10vœux.
07:11J'arrive à éviter les six premières et malheureusement, la septième, mon supérieur hiérarchique,
07:17me dit non madame, on ne comprendrait pas que vous n'y soyez pas.
07:21Du coup j'y vais mais je préviens mes collègues, surtout, surtout, je vous en prie,
07:26ne me tentez pas, surtout que mes collègues proches savaient que j'avais un problème,
07:29ne me tentez pas, je ne veux pas boire.
07:33J'y vais, donc par la force des choses, je n'ai pas le choix.
07:38Et il y avait ces plateaux qui se baladaient là, avec ces coupes de champagne et tout et tout, on
07:43était incités.
07:45Et là je me souviens, un collègue proche me tente, me propose une coupe de champagne et je la prends.
07:54On me tente donc avec une coupe, après c'est deux, c'est trois, c'est quatre, c'est cinq.
07:59Et je vais rencontrer le grand président, qui est toujours le même actuel.
08:04Et comme je n'étais pas d'accord avec le discours, son discours, en gros c'était, bon, on est
08:08en pleine crise financière,
08:10c'était les subprimes, c'était en 2009, donc il faut en profiter pour, en gros pour licencier.
08:17Il faut en profiter.
08:20Donc moi j'ai dit, écoutez, je ne suis pas du tout d'accord.
08:22Alors bien sûr, j'étais désinhibée avec l'alcool.
08:24Et je lui dis, vous savez, je pense que moi, je ne vois pas les choses comme ça.
08:28Je pense que le management, au contraire, doit aider les salariés.
08:31Et peut-être leur demander de faire des efforts sur le plan des primes, ou sur le plan des salaires.
08:36On peut le comprendre.
08:37Mais en profiter, pour mieux licencier, moi je ne suis pas d'accord.
08:41Et de toutes les façons, je ne suis toujours pas d'accord.
08:46Alors là, quand le DRH, le grand DRH, a vu que j'étais un petit peu en discussion animée par
08:51rapport à ce monsieur,
08:51je me souviens très bien que 3-4 personnes sont venues et nous ont bousculé un peu de telle manière
08:55que je suis,
08:57on est tous les uns sur les autres, écartés.
09:01Et là, ce qui est terrible, c'est que par contre, moi, on va me laisser en plan.
09:04Et c'est reparti, je recommence à consommer, je vais du côté, bien sûr, du bar.
09:08Et c'est là, à ce moment-là, que je m'effondre.
09:11Je m'effondre au sens propre, donc je vais rester des longues secondes par terre.
09:16Alors vous imaginez, un petit tailleur, BCBG, ses petits talons, etc.
09:20Et là, moi je vois à ce moment-là mes collègues s'enfuir, et pour cause, parce qu'eux aussi
09:26avaient trop bu.
09:29Et donc je vais rester longtemps par terre.
09:31Et il y en a un, qui est un de mes plus proches amis, qui l'est toujours d'ailleurs,
09:35qui était grand directeur de l'époque, directeur de fidèle, qui va me relever,
09:40qui va m'entraîner vers les toilettes, qui va me refaire une tête,
09:44avec un peu d'eau sur les joues, qui va me calmer,
09:47qui va me faire sortir par une entrée de secours de la salle,
09:52qui va, à ma demande, m'emmener et me redéposer à mon bureau.
09:57Je vais tomber par terre dans mon bureau, je vais uriner sous moi,
10:01et quand je me réveille 2-3 heures après, j'ai vomi, je suis dans un état pas possible,
10:06et là, je me rabis, je sors dans mon bureau, il n'y a toujours personne,
10:10parce qu'ils sont tous à la fête, personne ne s'inquiète d'ailleurs.
10:13Que devient Laurence Côté ?
10:15Et je vais descendre dans les sous-sols, chercher ma voiture de fonction,
10:19et là je vais rouler sur le périph, j'ai 40 km pour retourner chez moi,
10:26et j'ai sans doute 2,5, voire 3 grammes d'alcool dans le sang.
10:31Heureusement, je ne fais pas d'accident,
10:33et j'arrive chez moi, je pense qu'il est 19h-20h, je m'effondre,
10:38et là je vois mon Blackberry, c'était de l'époque,
10:42et là je vois tous les messages de mes collègues,
10:45« Laurence, t'es où ? On s'inquiète tous, etc. »
10:47Forcément, on est en train de se dire « Mais elle est où, Laurence ? »
10:51Et j'avoue que ça n'est qu'à ce moment-là que je me rends compte de ce qui
10:54s'est passé.
10:56C'est épouvantable.
10:59Une envie de mourir.
11:01Et je suis seule avec un Blackberry qui s'illumine dans tous les sens.
11:08Je vais sombrer jusqu'à minuit,
11:12à minuit je me réveille bourré d'angoisse,
11:16et là je prends des psychotropes, j'ai toujours plein,
11:19parce que vous savez, on est toujours en polyaddiction,
11:21moi il y avait de l'alcool, il y avait un peu de cocaïne,
11:24il y avait beaucoup, beaucoup de psychotropes.
11:27Donc là j'ai pris des Xanax ou des Lexonis, je ne sais plus quoi, pour me calmer.
11:36Laurence Côté se réveille le lendemain, samedi,
11:38morte de honte et d'angoisse, sans personne à contacter.
11:41Quand vous avez tout perdu, votre dignité de femme, vos amis,
11:46vous n'avez plus qu'une chose à faire, c'est de continuer à picoler.
11:50Je prends la décision de me suicider, je mets mon jean, mes baskets,
11:54et je vais direction la rame de métro de Danfer-Rochereau, dans le 14e.
12:01Et là, j'entends une cloche de l'église, et je vais changer mes pas de direction.
12:09Et je vais rentrer dans cette église.
12:11Il était 19h.
12:14J'écoute les gens chanter, je trouve ça extrêmement beau.
12:19Je respire à nouveau cette odeur d'encens,
12:22et ça faisait des années que je l'avais pu faire.
12:25J'étais pu rentrer dans une église depuis la sérémonie d'enterrement de mon mari.
12:32Et là, j'étais alcoolisée.
12:35Je m'installe au fond, et j'entends le prêtre qui, à la fin de son homélie,
12:40prononce cette phrase,
12:42« Fuyez la débauche, le Seigneur vous a donné un corps,
12:46il ne vous appartient pas, il vous l'a donné pour le servir. »
12:50Cette phrase me frappe le visage, et je me dis,
12:52« Mais tu fais quoi de ton corps ? »
12:55Et le terme de débauché m'a frappé.
12:58Les gens quittent l'église.
13:00Moi, je vais rester encore une heure à me recueillir et à prier.
13:04Je vais quitter cette église vers 20h.
13:07Je rentre chez moi, je prends les bouteilles d'alcool.
13:11Je les vide dans l'évier.
13:13Je me prépare un chocolat chaud avec beaucoup de sucre.
13:16Je le bois, je m'allonge sur mon lit.
13:20Je n'ai plus bu une seule goutte d'alcool depuis cette seconde.
13:28C'était il y a 10 ans.
13:30Le lendemain, dimanche, est le deuxième jour de sobriété de Laurence Côté.
13:34Elle en est si satisfaite que la perspective de retourner travailler le lundi,
13:39après ce qu'il s'est passé, ne lui fait rien du tout.
13:41Le lundi, j'arrive au travail, sobre, depuis 48h.
13:47Je vais dans mon bureau.
13:50Bon, là, silence complet.
13:53Personne ne vient me voir.
13:55Je n'ai pas de rendez-vous.
13:57Donc j'attends.
13:58Je regarde mes mails.
14:01Je ne me souviens pas qu'on soit venus.
14:04Personne.
14:04Silence complet.
14:07Et dans l'après-midi, j'ai un coup de téléphone de la secrétaire de mon patron
14:12qui me dit, monsieur un tel veut te voir à telle heure.
14:17J'y vais.
14:19Je vois ce monsieur un tel, rouge comme une pivoine,
14:23et il me dit, le DRH va vous voir.
14:27À telle heure, tel jour.
14:29C'était le lendemain.
14:30Bon, c'est tout.
14:31Il ne dit rien.
14:32Bon, moi, je m'en vais dans mon bureau.
14:35Puis je me dis, bon, on verra bien.
14:38Calme plat, tout le monde m'évite, c'est clair.
14:41Donc je reste enfermée dans mon bureau.
14:44Très, très seule.
14:45Très seule.
14:46Et je retourne chez moi.
14:48Et là, de nouveau, petit chocolat chaud, sucre, voilà.
14:52Alors le lendemain, je vais au travail.
14:55Et donc là, le DRH me dit, bon, écoutez, Laurence...
14:59Alors c'est extraordinaire, parce que, pour une fois, il m'appelle Laurence.
15:02Et pour une fois, il me parle, finalement.
15:04Et il me dit, bon, ben voilà, vous avez un problème.
15:08On ne peut pas vous garder.
15:09C'est tout.
15:10On n'a pas le choix.
15:11C'est monsieur un tel qui veut que, voilà.
15:13Oh, moi, je n'ai rien.
15:14Vous savez, je m'en fous.
15:15Il n'y a qu'une chose qui compte, moi, c'est mon abstinence.
15:18Le reste n'est que détail.
15:20Je n'ai jamais été aussi heureuse.
15:24Pour moi, le bonheur aujourd'hui, c'est ma sobriété.
15:27C'est ce que je fais, c'est-à-dire de la prévention.
15:31Et c'est de me dire, je n'ai pas de séquelles de cet alcoolisme qui aurait pu me tuer.
15:38Donc, quand vous avez cette vie avec autant de souffrance et que vous avez cette chance d'être toujours en
15:44vie,
15:45vous n'avez pas le droit de vous plaindre.
15:47Et vous n'avez que juste à profiter des petits bonheurs de la vie.
15:58Claudia, Laurence Côté lance pour la première fois l'opération Janvier Sobre.
16:02Ça s'annonce comment ?
16:03Ça s'annonce assez suivi puisqu'en fait, elle avait évoqué cette idée sur Facebook l'année dernière en créant
16:08une page.
16:08au mois de janvier.
16:09Et elle s'était rendue compte très vite qu'il y avait énormément de personnes qui avaient été intéressées par
16:13ce concept-là.
16:14Et c'est la raison pour laquelle elle a décidé de le lancer plus tard.
16:17Elle pense qu'on est prêt en France à entendre ça et à faire attention à notre consommation d'alcool.
16:21Elle veut surtout éviter de faire la morale aux autres, c'est ça ?
16:23Oui, alors ce n'est pas du tout l'objet.
16:25Elle insiste vraiment là-dessus.
16:26Elle ne veut ni culpabiliser les consommateurs, ni surtout culpabiliser les producteurs.
16:31En revanche, elle veut qu'on s'interroge tous sur notre consommation d'alcool, sans se priver forcément.
16:35Mais voilà, pour être en bonne santé, il ne faut consommer pas plus de deux verres par jour et pas
16:40tous les jours dans une semaine.
16:41Et elle a envie qu'on fasse ça.
16:43Laurence Côté a créé une association et écrit un livre pour aider les personnes alcooliques à s'en sortir.
16:49Quelle est sa méthode ?
16:50Sa méthode, elle s'appelle H3D, ça couvre trois principes.
16:53Ne jamais avoir honte, être très honnête sur ce qu'on consomme réellement et avoir l'humilité de reconnaître qu
16:59'on a besoin d'aide.
17:00Honte, honnêteté et humilité, ce sont donc les trois H.
17:03Et ce que dit Laurence Côté, c'est que si on fait attention à ça, très vite on se remet
17:08à avoir des désirs, c'est le D.
17:10Et à partir de ce moment-là, on renaît et plein de choses redeviennent possibles.
17:14C'est ce qu'elle a vécu ?
17:15C'est exactement ce qu'elle a vécu et elle dit que son désir à elle, c'est Jean-Vier
17:18Sobre, justement.
17:19Et le livre de Laurence Côté s'appelle Non, j'ai arrêté.
17:23Il est publié aux éditions Interédition.
17:25Merci Claudia Prolongeau et merci à Florence Méréo pour son aide.
17:49C'est disponible chaque soir à 18h sur leparisien.fr, toutes les applis de podcast, mais aussi Deezer et Spotify.
17:56Et vous pouvez nous écrire directement, codesource.leparisien.fr
18:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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