- il y a 9 heures
Cet habitant d’Aulnay-sous-Bois avait témoigné des conditions du premier confinement dans sa cité, le quartier des Étangs. Code source est allé prendre de ses nouvelles. Témoignage recueilli par Clawdia Prolongeau.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Thibault Lambert et Raphaël Thomas - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Thibault Lambert et Raphaël Thomas - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.
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NewsTranscription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Pendant le premier confinement, au printemps 2020, l'édition de Seine-Saint-Denis du Parisien
00:17a invité un habitant d'une cité d'Aulnay-sous-Bois à décrire comment la pandémie a changé son quotidien.
00:23Chez Codesource, nous avions aussi donné la parole à cet homme à l'époque, Tariq Lagdiri,
00:27un courtier en assurance âgé de 35 ans, et nous avons voulu aujourd'hui, un an plus tard, prendre de
00:34ces nouvelles.
00:35Claudia Prolongeau est allée à sa rencontre.
00:45Tariq m'a donné rendez-vous devant le centre social Albatros du quartier de l'Étan, à Aulnay-sous-Bois.
00:50Il fait beau, autour des jeunes jouent avec un ballon pendant que d'autres discutent sur un banc au soleil.
00:56Tariq est calme, réfléchi et soucieux de trouver le mot juste.
01:00Il a toujours vécu dans ce quartier, très résidentiel.
01:03Les immeubles sont hauts, les commerces et les espaces verts rares,
01:07et les relations entre voisins, souvent très bonnes.
01:16En fait, je suis né et j'ai grandi dans le quartier.
01:19C'est-à-dire que je n'ai connu que ce quartier pour l'instant.
01:22Le même appartement.
01:24Est-ce que vous êtes toujours identifié par les habitants du quartier
01:27comme celui qui a raconté son confinement dans le Parisien, ou ça a un peu disparu ?
01:30Peut-être que ça avait un peu disparu, mais comme il y a eu récemment un nouveau confinement,
01:37l'anniversaire, c'est un peu revenu dans l'esprit des gens, etc.
01:42Mais la phase où on est actuellement n'est pas la même phase, en fait, que la phase du premier
01:48confinement.
01:49Parce qu'à l'époque, c'était vraiment une sorte d'état de choc.
01:53Alors que maintenant, on est un peu anesthésiés.
01:57En mars 2020, quand Emmanuel Macron annonce le confinement,
02:00Tariq habite dans un appartement de 67 mètres carrés avec ses parents.
02:04Il y a deux chambres et sa sœur est là très souvent.
02:07Mais comme elle est aussi infirmière et donc très exposée à cette maladie dont on ne sait pas grand-chose,
02:12elle décide de s'éloigner un temps du domicile
02:14pour ne pas mettre en danger leur père de 86 ans et leur mère, qui en a 83.
02:18Dans mon souvenir, ça nous a fait peur par rapport à la situation de mes parents.
02:24Ce qui nous a inquiétés, devant les chiffres qui étaient annoncés, devant les décès,
02:31c'était de savoir combien de temps nos parents pourraient survivre à la situation
02:38et ce qui serait encore là l'année d'après.
02:42Le 18 mars, le quotidien Le Monde publie le journal de confinement de Laila Slimani.
02:46« Jour 1. Cette nuit, je n'ai pas trouvé le sommeil.
02:50Par la fenêtre de ma chambre, j'ai regardé l'aube se lever sur les collines,
02:55l'herbe verglacée, les tilleuls sur les branches desquelles apparaissent les premiers bourgeons.
03:00Depuis vendredi 13 mars, je suis à la campagne. »
03:04Très rapidement, l'autrice du roman Chanson douce devient la cible de nombreux internautes
03:08qui se moquent de son récit bucolique depuis sa résidence secondaire
03:11quand tant de gens sont enfermés dans leur petit logement.
03:13C'est comme ça que dans l'édition du Parisien 93 naît l'idée de faire raconter son quotidien
03:19à un habitant de ce département, le plus pauvre de la métropole.
03:23Le journaliste Thomas Poupot contacte alors Tariq.
03:27« On m'a demandé de lui envoyer une première épreuve
03:29et qu'il allait jauger cette première épreuve.
03:33Et c'est comme ça que c'est parti.
03:36J'aime tellement écrire que je l'ai pris comme un défi.
03:40Je me suis dit que ça passe ou ça ne passe pas, mais je le tente.
03:45Il y a eu cette envie de savoir si j'étais à la hauteur de ce que je considère être
03:52un honneur
03:53d'être sollicité par un journal.
03:56Et vous avez eu peur ?
03:57En fait, oui, et sincèrement, ça a été la teneur de mes échanges semaine après semaine avec Thomas.
04:03C'est qu'à chaque fois que j'envoyais un épisode, je me disais
04:06« Bon, écoute, celui-là, il est moins bien que d'habitude, celui-là, il n'est pas bien. »
04:10Et Thomas me dit « Tariq, bon, t'abuses, etc. Il est très bien. »
04:16Il a fini par me dire « Tu ne te rends pas compte, en fait, la plupart des gens dans
04:21la rédaction
04:22aimeraient écrire comme toi. »
04:23Il faut dire que Tariq a quand même un peu d'entraînement.
04:25En 2019, il a été récompensé par un festival local, le Holney Wood,
04:30pour le court-métrage « Tombé du camion », qu'il a écrit et co-réalisé.
04:34Mais sa passion pour l'écriture remonte à encore plus loin.
04:36À l'époque où il faisait une école de commerce dans le très chic 16e arrondissement de Paris,
04:40il y a une quinzaine d'années.
04:41« Ça paraît un peu cliché, mais c'était en fait le banlieusard qui découvre d'autres codes,
04:49d'autres personnes, etc.
04:50Moi, j'avais par exemple dans ma classe la fille du numéro 2 de Vivendi.
04:55Enfin, je faisais pratiquement l'école de père en fils.
04:58Et de côtoyer ces gens-là, ça m'a enrichi déjà socialement, intellectuellement, etc.
05:04Mais ça m'avait interpellé, en fait.
05:06Ça avait créé des interrogations.
05:09Et j'avais trouvé l'écriture pour répondre un peu à ces interrogations.
05:13Son journal, Tariq le commence le 24 mars 2020, et avec humour.
05:18Il y raconte les fils qui s'allongent devant les magasins,
05:20son impossibilité d'acheter à manger le premier jour,
05:23et la vue imprenable depuis sa fenêtre sur le chantier du Grand Paris.
05:27Plus tard, il y aura le PQ vendu au point de deal,
05:30et sa mère illettrée, qui apprend à prononcer le mot « corona ».
05:33Ce qui semble le plus faire souffrir Tariq, c'est la situation de son père,
05:37atteint de la maladie d'Alzheimer,
05:39et qui ne comprend pas toujours pourquoi il n'a pas le droit de sortir.
05:44Il avait eu l'habitude de sortir avec moi, prendre des cafés,
05:48de croiser des gens du quartier, etc.
05:50Comme il est atteint de la maladie d'Alzheimer,
05:53ses derniers repères, c'est les gens dont il se rappelle encore,
05:56les gens du quartier, et c'est en fait le quartier en lui-même.
05:59C'est-à-dire qu'il se rappelle des endroits, qu'il se rappelle du café,
06:02il reconnaît les visages.
06:04Et ce qui m'a dérangée, c'est qu'en fait, je ne pouvais plus lui offrir ça,
06:08alors que pour moi, sa situation me demandait.
06:10Le samedi 21 mars, pour le quartier de l'étang à Aulnay,
06:14c'est le premier mort.
06:16Alain Siekappen-Kemayou, chef de la sécurité du centre commercial au Paris Nord,
06:20meurt des suites du Covid-19, à 45 ans.
06:24Les habitants sont profondément choqués,
06:25et pour Tariq, cette grande émotion, qui saisit tout le monde,
06:28est aussi une spécificité de son quartier.
06:33Ça donnait une réalité à quelque chose qui semblait irréel.
06:37Et par la suite, les morts ont commencé à s'accumuler.
06:41Étant donné qu'on est les uns sur les autres et assez concentrés géographiquement,
06:46tout le monde se connaît.
06:48On connaissait toujours une personne qui connaît une personne qui est décédée,
06:52et à partir de là, ça a rendu la situation assez grave.
06:56Même si c'est difficile aussi pour Tariq,
06:58il a de la chance que lui et ses parents soient épargnés.
07:01Et puis il y a ce journal qu'il tient dans Le Parisien,
07:03et qui, mine de rien, change beaucoup de choses.
07:06Ça m'obligeait à réfléchir à des situations.
07:09Quand j'allais acheter du PQ, je ne faisais pas que d'acheter du PQ.
07:13Je m'interrogeais sur le fait même d'acheter du PQ,
07:16sur ce qu'on fait tous au centre commercial.
07:19J'étais en même temps observateur de ce que je faisais.
07:22Et ça aide à faire passer le temps, et surtout, ça habite le temps.
07:26Dans ses écrits, Tariq rapporte aussi de bonnes nouvelles.
07:29Celle d'une voisine sortie de réanimation,
07:31d'un copain qui retrouve sa connexion Internet après plusieurs semaines de panne,
07:34et de la solidarité surtout, très présente dans le quartier.
07:38Mais le confinement lui fait aussi prendre conscience
07:40de l'importance du déterminisme social qui lui avait échappé jusque-là.
07:46Ce dont je me suis rendu compte, c'est que, par exemple,
07:49j'habitais dans une sorte de boîte d'allumettes,
07:52mais que ça n'a jamais été un frein ou un point bloquant,
07:58parce que la totalité de la vie se passait à l'extérieur.
08:03C'est-à-dire qu'on rentrait un peu comme dans le schéma des ouvriers des années 70,
08:08que pour manger et dormir.
08:11Ce qui nous manque à l'intérieur, on va le chercher à l'extérieur.
08:14Mais le problème, c'est que quand on a plus cette possibilité
08:16d'aller chercher ce qui nous manque à l'intérieur et à l'extérieur,
08:19il ne reste plus que l'intérieur.
08:20Et là, l'intérieur, qui était une chose qui ne posait pas problème,
08:26devient une sorte de labyrinthe, de prison.
08:29Il n'y a pas forcément le cadre propice pour l'épanouissement.
08:33Avec le premier confinement, on a beaucoup demandé sur les plateaux télé
08:37aux gens de filmer leur intérieur.
08:40Moi, je me rappelle d'être passé dans une émission.
08:43Mon intérieur ne ressent pas au intérieur de certaines personnes.
08:46Ça ne ressent pas à l'intérieur des chroniqueurs, ça ne ressent pas à l'intérieur des ministres,
08:51ça ne ressent pas à l'intérieur des artistes.
08:53Je me suis dit que je ne vivais pas dans des conditions top,
08:56parce que j'ai mesuré l'écart qu'il y a entre mon intérieur,
09:00moi quand je me filme avec mon papier peint, qui est le même depuis X années,
09:05avec d'autres personnes qui ont des conditions de vie un peu plus confortables.
09:10Et ça, vous ne l'avez jamais imaginé avant ?
09:12Non, parce qu'en fait, on peut l'imaginer si on nous pose la question,
09:16mais on ne le ressent pas.
09:18On est rappelé à sa condition sociale, via ça.
09:24J'ai lu le journal de Leïla Slimani,
09:26et en fait, elle parlait de jardin, de voir l'aube se lever à l'horizon, etc.
09:33Ça, ce n'est pas des sensations qu'on connaît.
09:36Moi, je vois de ma fenêtre, c'est mon voisin que je vois se lever,
09:38ce n'est pas l'aube ou l'horizon.
09:41Dans l'épisode 7, publié le 5 mai 2020,
09:44Tariq écrit une lettre à son père.
09:46Tu sais, papa, je vois que tu t'ennuies.
09:49Tu tournes en rond, tu galères, tu vois la liberté par la fenêtre.
09:52Tu souhaiterais la rejoindre, mais je t'en empêche, avec l'aide de maman.
09:56Le 11 mai, je te déconfinerai,
09:58du haut de cette autorité que ta maladie m'a octroyée.
10:01On commencera sûrement par une balade, aux heures creuses,
10:04tu reverras des paysages familiers.
10:06Peut-être même reconnaîtras-tu des visages, qui sait ?
10:09Il le conjure de tenir, usant de l'argument du mariage de sa sœur,
10:12qu'il ne voudrait rater pour rien au monde.
10:15Et puis, il lui promet aussi de sortir du célibat lui-même.
10:17Donne-moi 12 à 18 mois, et tu verras le résultat.
10:2112 mois ont finalement suffi.
10:22Et ça aussi, Tariq le doit quelque part au confinement.
10:27Là, aujourd'hui, je suis fiancé.
10:29Déjà, suite au premier confinement,
10:33je m'étais un peu rapproché d'une personne.
10:37On va dire que c'était une histoire covidienne.
10:40Ça a duré le temps d'une saison.
10:43Et ensuite, là, il y a une autre personne, en fait,
10:47par la suite avec qui je me suis rapproché.
10:49On a décidé que c'était le bon moment.
10:52La pandémie a joué le rôle d'accélérateur dans la chose
10:56parce que, des fois, on se fait endormir par son quotidien.
11:00Au moins, ça a pu réveiller certaines choses.
11:05Et en fait, on essaie tous de se construire en tant qu'être humain
11:09pour faire face à l'événement, en fait.
11:11Vous la définiriez-vous comment, vous, cette année ?
11:15Le bon côté, c'est toute cette force créatrice, en fait,
11:20qui a émergé de ce chaos.
11:22Moi, ça a toujours été comme ça, même dans ma vie personnelle.
11:25Plus ça va mal et plus j'ai besoin d'extérioriser
11:28via l'écriture, via la création,
11:31pour apporter un équilibre, en fait, en quelque sorte.
11:35Beaucoup d'amis me disent
11:36que t'es le seul à qui la pandémie réussit.
11:38Dès les premiers épisodes de son journal de confinement,
11:41Tariq Lagdiri est contacté par d'autres médias,
11:43comme l'émission d'actualité de TMC Quotidien,
11:46qui l'apprécie, et qui vient même l'interviewer sur place.
11:50Mais des anonymes aussi s'intéressent à lui.
11:52Et ça, ça le surprend agréablement.
11:55Quand on est sortis du premier confinement,
11:57il y a eu cette personne qui est venue me rencontrer,
12:01d'autres personnes qui m'ont contacté.
12:02Des fois, des personnes qui n'ont pas de raison de me contacter.
12:05D'habitude, je suis quelqu'un à qui on ne fait pas du tout attention.
12:09Là, on a commencé à me reconnaître.
12:11Mais ce qui m'a le plus étonné,
12:13c'est qu'en fait, des gens de Suisse, d'Australie
12:15et d'autres pays m'ont contacté
12:18en disant qu'elles faisaient des recherches sociologiques
12:22sur les quartiers, des choses comme ça.
12:24Par exemple, une cadre d'un assureur
12:28qui me contacte par LinkedIn
12:29pour me dire qu'en fait,
12:30les articles l'ont touché
12:33et qu'en fait, elle me propose son aide
12:35pour si j'en ai besoin.
12:38Ça me touche parce que
12:40je n'étais même pas l'objet des articles
12:42de demander de l'aide
12:43ou de pousser un cri
12:44ou je ne sais quoi.
12:46Mais les personnes ont spontanément
12:49voulu apporter de leur aide
12:51ou se sont intéressées à la situation
12:54ou ont voulu en savoir plus.
12:56Et ça m'a beaucoup touchée.
13:03Désormais, Tariq n'a pas peur
13:04que les règles se durcissent.
13:05Comme tout le monde, il s'est habitué.
13:07Et comme beaucoup de Franciliens,
13:09il a un peu de mal à voir aujourd'hui
13:11la différence entre le couvre-feu du mois dernier
13:13et le confinement actuel.
13:14Alors il attend que les choses aillent mieux
13:16et réfléchit à ce que cette période
13:18si particulière a changé
13:20dans son quartier et dans la société.
13:27J'avais l'impression que ma génération
13:30pensait que la politique, par exemple,
13:33c'était que la télé,
13:34que ça ne nous concernait pas.
13:36Mais là, en fait, la moindre décision,
13:38ça nous impacte directement.
13:41On s'est retrouvés à tous
13:43être attentifs aux annonces,
13:46aux cadres législatifs.
13:48C'est la première fois où on ressent vraiment
13:50que nos vies sont conditionnées
13:52à des décisions.
13:54Malgré son attachement à Aulnay,
13:55le confinement aura quand même
13:56amené chez Tariq l'envie de déménager.
13:58Pour plus d'espace vert,
14:00pour un logement plus grand
14:01et pour un rez-de-chaussée
14:02qui puisse faciliter la vie de ses parents
14:04et notamment celle de son père
14:05dont le confinement a accéléré
14:06la progression de la maladie
14:08mais qui va maintenant quand même un peu mieux.
14:10C'est quand il sort, en fait,
14:11que son esprit respire.
14:14Là, pour vous donner un exemple concret,
14:18il est sorti aujourd'hui même,
14:20juste avant notre rendez-vous
14:21pour recevoir sa première dose de vaccin.
14:24Le simple fait d'être sorti,
14:26il a réveillé en quelque sorte,
14:28il a réveillé ses sons, sa parole.
14:30Là, je l'ai quitté,
14:31il parlait correctement,
14:33il était très éveillé.
14:51Claudia Tariq parle de son père
14:53mais est-ce que sa mère aussi a pu être vaccinée ?
14:56Oui, sa mère, elle a pu être vaccinée,
14:58elle a reçu comme son père une seule dose.
15:00Elle, elle a pu recevoir cette dose
15:01il y a déjà un mois.
15:03Il se trouve que comme son père ne se déplace plus,
15:05ça a demandé plus d'organisation pour lui.
15:07Et sa mère, Tariq,
15:09elle sort extrêmement peu,
15:10c'est-à-dire qu'il écrit dans son journal
15:12qu'elle fait une dizaine de sorties par an
15:13et donc pour elle, de toute façon,
15:15le confinement n'a vraiment pas changé grand-chose.
15:17Claudia, tu parles de son journal de bord
15:18dans le Parisien pendant le premier confinement.
15:20Est-ce que Tariq a voulu continuer
15:22à tenir un journal ensuite ?
15:24Alors, pas exactement sous cette forme-là
15:26mais en fait, après le confinement,
15:28Tariq, il s'est lancé dans la création
15:30d'un podcast qui s'appelle
15:31Les Déconfinés
15:32où lui et certains de ses amis
15:34qui sont aussi des habitants du quartier
15:37prennent la parole sur des thématiques d'actualité
15:39ou des sujets culturels
15:40et l'idée, c'est vraiment d'entendre
15:42des gens qui vivent en banlieue
15:44parler de sujets qui les concernent.
15:46Il y en a un, par exemple,
15:47un des podcasts, je crois que c'était l'épisode 2
15:48qui s'appelait
15:49Être femme en banlieue
15:50et donc, on les entend parler de ça.
15:55Merci Claudia Prolongeau
15:56et merci à Thomas Poupot
15:58et Mathieu Janin pour leur aide.
16:00Cet épisode a été produit par
16:01Thibault Lambert et Raphaël Thomas.
16:03Réalisation, Julien Moncouquiol.
16:05Code Source est le podcast d'actualité du Parisien
16:07disponible chaque soir du lundi au vendredi.
16:09Pour ne rater aucun épisode,
16:11abonnez-vous sur Apple Podcast
16:13ou Google Podcast, par exemple.
16:15N'hésitez pas à nous écrire
16:16codesource at leparisien.fr
16:18et puis, si vous aimez Code Source,
16:20dites-le nous en laissant des petites étoiles
16:22ou un commentaire sur votre application préférée.
16:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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