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  • il y a 10 heures
Descriptif : Notre journaliste a recueilli le témoignage de Jonathan et plusieurs anciens collègues, qui dénoncent des mauvaises pratiques sur les cadavres. Récit d’Arian Riou de la cellule récit du Parisien.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Thibault Lambert, Raphaël Thomas, Salomé Robles et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Inversion de corps, cercueil trop petit, refermé en montant dessus.
00:17Dans la région de Bordeaux, un ancien salarié des pompes funèbres dénonce les coulisses peu reluisantes du secteur.
00:24La journaliste Ariane Rioux de la cellule Récit du Parisien a recueilli une dizaine de témoignages confortant ces accusations
00:32avant de publier un article sur le sujet le 24 avril.
00:36Elle nous raconte son enquête aujourd'hui dans Codesources.
00:44Ariane Rioux, c'est quoi un bienvenue dans le jargon des journalistes du Parisien ?
00:47Alors un bienvenue, c'est le nom qu'on a donné au message qu'on reçoit des lecteurs du Parisien.
00:53L'objet automatique qui s'affiche c'est bienvenue et du coup c'est devenu l'expression consacrée au Parisien
00:58« Est-ce que tu as vu le bienvenue qu'on a reçu ? »
01:00Le vendredi 12 février, le Parisien reçoit un bienvenue intéressant.
01:05Un bienvenue assez intriguant, comme on ne reçoit pas souvent.
01:09Il y a un nom, un mail, un numéro.
01:11La personne nous indique qu'elle a travaillé deux ans pour un gros groupe de pompes funèbres,
01:16qu'elle a vu plein de choses là-bas.
01:19Elle nous parle de corps inversé, de brasté d'identification coupé, falsifié.
01:26Et à la fin de ce message, la personne nous explique qu'elle a des enregistrements téléphoniques,
01:31des documents pour prouver ce qu'elle raconte.
01:34Le mail est plutôt bien écrit, il y a quelques fautes d'orthographe,
01:37mais il est plutôt bien écrit, assez structuré, assez concis,
01:40avec des faits qui me paraissent choquants de prime abord.
01:45Je lis ce mail, mais à l'époque, je travaille sur plusieurs articles,
01:49dont un qui me prend pas mal de temps.
01:50Donc je décide de mettre ça de côté, et je me dis, j'y reviendrai plus tard.
01:54Vous finissez par rappeler l'homme qui a écrit ce mail « Bienvenue » le 18 mars.
01:59Cet homme vous dit quoi au téléphone ?
02:01Au début, il est assez étonné que je l'appelle, puisqu'il a envoyé son mail un mois plus tôt.
02:06Et je le sens assez méfiant tout de suite.
02:09Il me demande très vite si on peut s'appeler en visio.
02:12Il a besoin de vérifier que je suis vraiment une journaliste,
02:15que je ne suis pas quelqu'un de son entreprise qui essaierait de le piéger,
02:18et il a besoin d'être rassuré.
02:19Lui, il travaille encore dans une entreprise de ponts funèles ?
02:22Non, et ça, il me le dit assez rapidement.
02:24Il ne se cache pas du fait qu'il n'y travaille plus et qu'il a été licencié.
02:28Cet homme se prénomme Jonathan.
02:30Est-ce qu'il accepte de témoigner en donnant son identité dans le Parisien ?
02:33Au moment de cette première discussion, on n'en est pas du tout là.
02:36On est plus sur les documents qu'il a en sa possession.
02:40On essaie d'établir une relation de confiance.
02:43A l'époque, on ne parle pas du tout de ce que ça donnera.
02:45Moi, je veux simplement vérifier que ce qu'il raconte tient la route.
02:52Très vite, on échange sur WhatsApp.
02:54On a une discussion où il m'envoie beaucoup de documents.
02:57Ça semble coller, mais c'est des faits très graves qu'il décrit.
03:01Donc, j'ai besoin d'avoir d'autres éléments, d'autres témoignages.
03:03Et je lui demande de me mettre en contact avec des employés ou d'anciens employés qu'il connaît là
03:08-bas.
03:09Et c'est ce qu'il fait ?
03:10Oui, tout de suite, il accepte de m'envoyer plusieurs contacts de salariés, d'anciens salariés qu'il a lui
03:16déjà interrogés.
03:18Certains refusent de me parler, d'autres rechignent.
03:21Je mets un peu de temps à les convaincre.
03:23Quelques-uns acceptent.
03:24Mais je comprends qu'il y a un vrai système, une ouverture qui règne dans ce monde-là.
03:28Ceux qui parlent, qu'est-ce qu'ils vous décrivent en résumé ?
03:30Ils me décrivent des manipulations de corps assez étranges.
03:35Plusieurs affaires qui ont entaché la société et qui n'ont jamais été révélées au grand jour ni aux familles.
03:46Vous décidez d'aller sur place pour rencontrer Jonathan.
03:49Vous le voyez le lundi 29 mars en Gironde, dans la commune de Lèche-Cap-Ferré.
03:54D'abord, racontez-nous où se passe l'interview.
03:57Ça ne m'était jamais arrivé dans toute ma carrière de faire une interview dans cet endroit-là.
04:02C'était dans un cimetière.
04:04C'est un cimetière que je mets beaucoup de temps à retrouver.
04:06Je suis en voiture et il n'est indiqué nulle part.
04:09C'est un petit cimetière entouré de grands pins parasols.
04:13Et quand j'arrive, il y a simplement une voiture noire, garée.
04:17Et je comprends très vite que c'est Jonathan qui est venu un petit peu en avance et qui est
04:20déjà arrivé.
04:21À quoi est-ce qu'il ressemble physiquement ?
04:23Il est de taille moyenne, assez fin. Il porte un t-shirt noir avec un dessin, un jean, des grosses
04:30chaussures.
04:30Il a une grosse montre et il a les cheveux un peu rasés sur les côtés et au-dessus gominés.
04:36Comment est-ce qu'il s'exprime ?
04:37Il parle très très vite, sans vraiment articuler. Il a un fort accent du sud-ouest.
04:43Je sens qu'il a envie de parler, que c'est une façon pour lui de libérer un peu tout
04:48ce qu'il a pu accumuler depuis plusieurs mois.
04:50Il répond à toutes mes questions.
04:52Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Pourquoi est-ce qu'il a cherché à parler à des journalistes
04:55?
04:55Est-ce que c'est pour se venger puisqu'il a été licencié de son entreprise ?
04:58Je sens qu'il y a une forme de rancune vis-à-vis de ses chefs.
05:02Il le dit à plusieurs reprises. Il y a une forme de justice derrière ça.
05:05Il veut que la justice soit faite. Il veut révéler des choses qui n'auraient jamais dû se passer.
05:11Dans ce cimetière, où vous êtes donc tous les deux à l'Age-Cape-Ferré, il s'est passé, selon
05:16lui, quelque chose d'anormal.
05:18Il m'explique que dans une famille, il y a eu un mort et que depuis quelques années, un grand
05:24-père était enterré dans ce cimetière.
05:26Pour accueillir le nouveau mort, la famille voulait exhumer l'ancien corps pour placer un caveau et mettre tout le
05:33monde à l'intérieur.
05:34Il m'explique donc que l'entreprise de Pont Funèbre s'est rendue sur place, qu'elle devait procéder à
05:39l'exhumation de corps
05:40et qu'au moment où les os du grand-père devaient être exhumés, le chef a dit à son collègue
05:48« on n'a pas le temps ».
05:49Il a donc pris des pommes de pain qui se trouvaient à côté du caveau pour remplir le sac et
05:54il a placé dans ce caveau le cercueil du nouveau défunt,
05:58ainsi qu'un sac avec les pommes de pain à la place des os, qui eux se trouvent toujours en
06:03dessous du caveau.
06:04Jonathan a recueilli beaucoup de témoignages comme celui-ci ?
06:07Oui, il en a recueilli une dizaine. Il conserve tout dans les vieux classeurs de sa fille ou sur des
06:12clés USB qu'il a distribuées à plein de gens
06:14pour qu'elles puissent ne pas être perdues.
06:18Il ne vous cache pas que son casier judiciaire n'est pas vierge ?
06:22Non, il m'explique que quand il était plus jeune, il a été condamné pour violence et qu'il a
06:27d'ailleurs déménagé à Bordeaux pour refaire sa vie,
06:30mais il est complètement transparent sur tout ça.
06:32A quel moment est-ce qu'il vous raconte ça ?
06:34Il me raconte ça quand je l'interroge sur sa vie et sur son parcours et il m'en parle
06:40naturellement sans que j'aie même à lui poser la question.
06:42Justement, qu'est-ce qu'on sait de son parcours ?
06:44Alors Jonathan, c'est un garçon qui a eu un parcours un peu chaotique quand il était plus jeune.
06:49Il a grandi dans les Hauts-de-Pyrénées, près de Tarbes.
06:53Il a une formation de boulanger, il a fait plein de choses et donc il a ce parcours judiciaire qui
06:58l'a conduit à déménager.
06:59Il a voulu changer de vie quand il avait la vingtaine.
07:02Il s'est installé dans la région de Bordeaux, il avait un peu de famille.
07:05A Bordeaux, il rencontre sa femme, il a des filles et son boulot de boulanger commence à lui peser un
07:11petit peu.
07:12Il en a un peu marre de se lever très tôt, il a envie de faire des journées avec des
07:16horaires plus classiques du 8h-18h.
07:18Comment est-ce qu'il en vient à travailler dans le secteur des pompes funèbres ?
07:21Il vient de démissionner d'un dernier travail de boulanger et il consulte Pôle emploi,
07:26les offres qui sont prêtes chez lui et il tombe sur une offre pour un travail de chauffeur-porteur.
07:32C'est à 500 mètres de chez lui et il se dit pourquoi pas, la proximité lui donne envie de
07:38répondre à l'offre.
07:39Et cette offre vient donc de Funécap, c'est une grosse entreprise.
07:42Dans le monde du funéraire en France, c'est la deuxième plus grosse entreprise derrière PFG, les pompes funèbres générales.
07:48C'est un groupe pas très ancien, ça a été créé par deux associés en 2010.
07:53Le groupe a racheté plusieurs entreprises dont Roqueclair, une marque assez connue en 2015.
07:59Et en 2020, elle a réalisé 350 millions d'euros de chiffre d'affaires.
08:03Elle a bonne réputation cette entreprise ?
08:05Oui, elle a l'air d'avoir plutôt bonne réputation.
08:07Elle a même remporté un prix pour meilleure qualité de service décerné par Capital pour le monde du funéraire en
08:142021.
08:15Sur Google, je regarde un petit peu ce qui se dit, les avis sont partagés, mais il y a des
08:19bons avis comme des mauvais.
08:22Jonathan débute chez Funécap en septembre 2018.
08:25Que fait-il précisément dans cette entreprise ?
08:29Il commence par un salé de 6 mois.
08:30Dès son premier jour, il doit participer à une mise en bière.
08:34L'idée, c'est d'installer, de préparer les corps avant une inhumation ou une crémation.
08:38Et donc, son travail consiste à pratiquer ses mises en bière et aussi à déplacer les cercueils d'un endroit
08:45à l'autre, de rapatrier des corps.
08:47Il découvre que c'est un métier très difficile. Les journées sont longues.
08:51Oui, il me dit même qu'il sait quand il commence, mais il ne sait jamais quand il va terminer
08:56sa journée.
08:58Parfois, il n'a même pas le temps de manger.
09:00Et ça commence à être assez insupportable pour lui.
09:04Au-delà du rythme de travail, selon lui, est-ce qu'il a été amené à faire des choses choquantes
09:08?
09:09Oui, il m'explique qu'il lui est arrivé de s'asseoir sur le couvercle du cercueil pour pouvoir, d
09:15'une certaine façon, tasser le corps et que son collègue puisse fermer le cercueil.
09:20Il utilise l'image d'une valise trop remplie sur laquelle il faudrait s'asseoir pour pouvoir la refermer.
09:26Qu'est-ce qu'il dit d'autre ?
09:27Il m'explique que plusieurs fois, on lui a demandé de casser les os de défunts pour les faire rentrer
09:33dans les cercueils, trop fins ou trop petits par rapport à la taille du défunt.
09:37Ça, il m'affirme qu'il a toujours refusé de le faire et qu'il a trouvé d'autres moyens
09:42quand la situation se présentait.
09:44L'entretien avec Jonathan dans ce cimetière de l'Eche-Cap-Ferré dure environ trois heures.
09:49Et le lendemain, Ariane Rioux, vous rencontrez un autre salarié du secteur des pompes funèbres qu'on appellera Patrick.
09:55C'est un homme qui veut rester totalement anonyme. Il travaille dans le secteur du funéraire depuis six ans et
10:02il a acquis un certain statut d'aumônier.
10:06C'est lui qui utilise cette expression. Il m'explique que beaucoup de salariés du funéraire se sont confiés à
10:12lui et lui ont rapporté plusieurs pratiques.
10:15Lui-même a constaté certaines d'entre elles.
10:18Avec lui, vous faites un tour en voiture, une sorte de visite guidée des crématoriums de la région.
10:21On visite les crématoriums, les funérariums, les hôpitaux et à chaque fois qu'on passe devant les différents lieux, il
10:28me raconte des histoires sur chacun d'entre eux.
10:30Il confirme plusieurs faits que m'a rapporté Jonathan.
10:35Il me parle même de gens qui se sont mis les deux pieds joints sur le cercueil pour voir le
10:39fermer, briser les os d'un défunt.
10:42Il m'en parle aussi.
10:43Et il me rapporte d'autres faits, d'autres employés sur des inversions de corps avant une crémation.
10:51Ariane Rioux, vous allez essayer d'en savoir plus sur cette histoire d'inversion de corps.
10:56Je réussis à avoir le numéro de la personne qui s'est confiée à Patrick, qui au départ est très
11:04méfiant, très anxieux, et finit de fil en aiguille par me raconter cette journée qu'il a marquée.
11:11Il m'explique qu'il y pense toujours encore tous les jours.
11:14Pour lui, c'est un très très lourd secret. Il s'est confié seulement à quelques personnes.
11:19Qu'est-ce qu'il vous raconte ?
11:20Il me raconte qu'un matin, il arrive au funérarium.
11:25Ce jour-là, il est censé réaliser une mise en bière d'une défunte, préparer le corps avant une crémation,
11:33le placer dans le cercueil avant l'arrivée de la famille.
11:36Donc il arrive une heure et demie plus tôt avant la crémation.
11:41Et donc, dans ce funérarium, tous les corps sont placés dans des cellules réfrigérées, avec des tableaux avec les noms
11:47des défunts qui sont à l'intérieur, toutes les identités.
11:50Et il consulte les tableaux, et là, il prend peur, il ne trouve pas le nom de la défunte sur
11:54qui il doit opérer une mise en bière.
11:56Il se demande ce qui se passe, il appelle son chef, son chef lui dit « c'est bizarre, vérifie
12:00».
12:00Donc il se met à ouvrir toutes les cellules pour retrouver le corps, il ne le retrouve toujours pas.
12:05Et là, il voit un nom d'une dame, et ça fait titre dans sa tête, il se dit «
12:09mais cette dame, elle aurait dû être incinérée trois jours plus tôt ».
12:12Et là, il comprend que c'est la mauvaise défunte qui a été incinérée, il panique.
12:17Il appelle son supérieur hiérarchique, qui lui aussi, selon ses dires, est très paniqué.
12:23Et d'après lui, son chef finit par lui dire de couper le bracelet d'identification de la défunte,
12:30d'en imprimer un autre avec le nom de la défunte, qui est censé être incinérée ce jour-là,
12:35et de présenter ça pour la mise en bière.
12:39Il me dit qu'il hésite, et il finit par le faire, parce qu'il est paniqué,
12:45parce que l'officier de police judiciaire qui doit venir pour confirmer l'identification avant la fermeture du cercueil va
12:51arriver,
12:52parce que la famille va arriver, donc il coupe ce bracelet et il en met un autre.
12:57La famille va venir se recueillir sur le cercueil, le toucher,
13:00et lui me dit, moi je suis très très mal parce que je sais que ce n'est pas la
13:05bonne personne qui est à l'intérieur du cercueil.
13:07Il va mentir à tout le monde pendant toute la durée de cette cérémonie.
13:14Ariane Rioux, de retour à Paris, vous contactez l'Association française de l'information funéraire,
13:19l'AFIF, dont le but est d'informer les familles qui ont besoin de conseils.
13:23Cette association n'est pas surprise de ce que vous leur rapportez.
13:27Je discute avec Michel Conic, qui est le président de l'association,
13:31et il me rapporte des histoires qui ressemblent peu ou prou à ce que Jonathan ou d'autres salariés m
13:37'ont raconté.
13:38Il m'explique qu'une famille endeuillée lui a raconté qu'au moment de la mise en bière de leurs
13:43proches,
13:43l'entreprise de pompe punèbre a proposé de casser le coude de la défunte pour la faire rentrer dans un
13:50cercueil trop petit.
13:52Ariane Rioux, pendant votre enquête, vous apprenez que l'atteinte à l'intégrité d'un cadavre est passible,
13:57d'après le code pénal, d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende.
14:02Pour en revenir à cet homme qui a contacté la rédaction du Parisien et que vous avez rencontré dans un
14:07cimetière,
14:07Jonathan, qu'est-ce qu'il fait avec tous les témoignages qu'il a recueillis ?
14:11Il décide d'aller voir un avocat, d'abord pour parler de sa situation et de son licenciement.
14:17Son avocat, qui est spécialisé dans le droit du travail, lui conseille d'aller voir une avocate pénaliste
14:22qui reçoit elle aussi Jonathan et qui est stupéfaite par ce qu'elle entend.
14:28Elle m'explique que Jonathan lui a mâché le travail parce qu'il a accumulé beaucoup de documents
14:32et elle fait un signalement au parquet de Bordeaux.
14:36En octobre 2020 et un mois plus tard, mi-novembre, une enquête est ouverte.
14:41C'est la gendarmerie qui est saisie.
14:44On est encore au stade de l'enquête préliminaire.
14:47Je sais que plusieurs anciens salariés ont été entendus ainsi que le responsable local de Funécap dans le sud-ouest.
14:56Est-ce que vous avez pu parler à des familles qui ont été victimes de ces erreurs ou de ces
15:02actes ?
15:02Oui, j'ai essayé d'en contacter plusieurs, notamment une qui a refusé totalement de me parler.
15:09Leur témoignage pouvait être intéressant parce qu'ils s'étaient rendus compte du méfait
15:13et ils avaient réussi à obtenir un accord avec l'entreprise de pompes funèbres.
15:17Ils avaient obtenu que les obsèques soient gratuites et en plus de ça, deux chèques d'un montant de 1
15:23500 euros.
15:24Ariane Rioux, le lundi 5 avril, avant de publier votre article,
15:28vous contactez l'entreprise Funécap mise en cause par cet ancien salarié et plusieurs autres témoignages.
15:34Oui, à ce moment-là de l'enquête, j'estime que j'ai assez de témoignages pour les faire répondre
15:40sur le sujet.
15:41J'envoie plusieurs mails, j'appelle plusieurs fois, puis j'ai du mal à avoir quelqu'un.
15:45Mais je comprends qu'ils ont reçu la demande et qu'ils sont en train de chercher comment répondre.
15:49Et finalement, quatre jours après, je reçois l'appel d'une personne qui est à la tête d'une agence
15:54de communication, mais externe.
15:56Que vous dit cette personne au téléphone ?
15:57Cette personne m'indique que Funécap ne fera pas de commentaires sur l'affaire parce qu'il y a une
16:04enquête en cours
16:04et qu'ils ne sont pas au courant de tous les faits qui sont versés au dossier.
16:08Ariane Rioux, votre article est publié dans Le Parisien le samedi 24 avril.
16:12Ce jour-là, c'est l'un des plus lus par nos abonnés.
16:15Plusieurs familles, touchées par la question, vous contactent ensuite.
16:19Oui, j'ai eu plusieurs retours, notamment l'appel d'un homme.
16:22Lui-même avait été confronté 20 ans plus tôt à ce genre de situation.
16:26C'était pour l'enterrement de sa nièce.
16:28Et l'entreprise de pompe funèbre avait proposé de casser les os de sa nièce pour pouvoir la faire rentrer
16:34dans le cercueil.
16:35Et il me remerciait de tout ça puisque pour lui, ce sont des faits qui existent, mais dont on parle
16:40très peu.
16:55Merci Ariane Rioux.
16:57Cet épisode a été produit par Thibaut Lambert, Raphaël Thomas et Raphaël Pueillot.
17:01Réalisation, Julien Moncou-Kiol.
17:04Code Source est le podcast d'actualité du Parisien, disponible chaque soir du lundi ou vendredi.
17:09Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcast, Google Podcast ou encore Podcast Addict.
17:15N'hésitez pas à nous écrire, codesource at leparisien.fr.
17:19Et puis si vous aimez Code Source, dites-le nous en laissant des petites étoiles ou un commentaire sur votre
17:25application préférée.
17:25C'est parti.
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