- il y a 2 jours
Leurs rêves d’évasion sont devenus de grandes aventures. Expéditions extraordinaires, navigation en solitaire, sport extrême en mer et dans les airs… Ces aventuriers et aventurières ont mis leur corps et leur mental à rude épreuve. Hélène, Stève, Capucine, Fred et Stéphanie livrent pour Code source les récits de leurs exploits.
Dans cet épisode, Stéphanie Gicquel revient avec Clawdia Prolongeau son parcours de sportive de haut niveau et ses expéditions extrêmes. À l’hiver 2013-2014, cette ancienne élève d’HEC et deux coéquipiers ont traversé l’Antarctique pendant 74 jours. Ensemble, ils ont parcouru plus de 2000km à ski, coupés du monde, avec des températures moyennes allant de -30°C à -50°C.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Clara Hage et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
Dans cet épisode, Stéphanie Gicquel revient avec Clawdia Prolongeau son parcours de sportive de haut niveau et ses expéditions extrêmes. À l’hiver 2013-2014, cette ancienne élève d’HEC et deux coéquipiers ont traversé l’Antarctique pendant 74 jours. Ensemble, ils ont parcouru plus de 2000km à ski, coupés du monde, avec des températures moyennes allant de -30°C à -50°C.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Clara Hage et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
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NewsTranscription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Après un an et demi d'épidémie, nous sommes nombreux et nombreuses à rêver d'aventure.
00:18Cet été, Codesource a choisi de vous proposer les témoignages de cinq aventurières et aventuriers,
00:22des hommes et des femmes qui repoussent leurs limites, parfois jusqu'à frôler la mort.
00:27Aujourd'hui, Stéphanie Gickel, 39 ans, sportive de l'extrême,
00:31elle détient notamment le record du plus long raid à ski réalisé par une femme en Antarctique.
00:37Elle témoigne au micro de Claudia Prolongeau.
00:44Lorsque je rencontre Stéphanie Gickel à Paris, elle traverse un moment particulier de sa vie d'athlète.
00:49Depuis le début de l'année, son corps est dans un état qu'il a très peu connu jusqu'ici,
00:54celui du repos forcé.
00:55Une longue pause causée par un banal accident qui n'a rien à voir avec les sports qu'elle pratique
01:00à un haut niveau.
01:02J'ai été renversée par un jeune à trottinette.
01:06Je suis tombée sur la rotule.
01:08C'est la rotule qui a touché le sol en premier, fracturée en deux, très horizontale.
01:16J'ai été immobilisée pendant plusieurs semaines.
01:19Sur le moment, ça a été dur.
01:21J'ai passé plusieurs nuits où je n'arrivais pas à dormir parce que je cogitais beaucoup.
01:28Je ne me blesse pas beaucoup à l'entraînement.
01:31J'ai un corps qui est assez résistant.
01:35Toutes les blessures que j'ai pu avoir par le passé sont liées à des expéditions.
01:40Et puis là, un accident totalement urbain.
01:43Sur le moment, on sent évidemment une forme d'injustice.
01:46On peut ressentir une forme de déni.
01:48Et puis, peu à peu, ce déni laisse place à l'acceptation.
01:52Je crois que c'est la seule façon de pouvoir se projeter à nouveau, accepter.
01:57Et puis aussi accepter cet obstacle-là comme une aventure.
02:04Stéphanie a le goût de l'aventure depuis toute petite.
02:07Pourtant, elle a évolué dans un environnement très éloigné du sport de haut niveau.
02:11Elle habite en banlieue de Toulouse.
02:13Son père est technicien en électronique.
02:14Et sa mère travaille dans un lycée technologique.
02:17La première fois que le sport m'a procuré une sensation forte, c'est quand j'étais toute petite.
02:21J'aimais énormément le sport, l'activité physique.
02:23En fait, ce que j'aimais beaucoup, c'était la recherche du geste parfait.
02:27Donc, j'aimais les sports qui nécessitaient beaucoup de temps, d'exploration avant de pouvoir faire les choses bien.
02:35Donc, quand on nous a montré quelques gestes à l'école de gymnastique, je trouvais que c'était technique, compliqué.
02:41Et donc, je répétais pendant des après-midi entières sur des matelas dans le garage, les enchaînements,
02:48jusqu'à ce que ce soit parfait dans la façon dont moi, je le considérais comme étant bien.
02:52Comme étant bien, je n'ai absolument pas évolué dans des clubs à cette époque-là,
02:56parce que c'était un univers qui était tout simplement éloigné de l'univers dans lequel j'ai grandi.
03:01Donc, j'ai été sportive finalement sans le savoir.
03:05Dans la famille de Stéphanie, on ne voyage pas non plus.
03:08Et elle, justement, est très attirée par l'inconnu.
03:11J'ai voulu très tôt voyager, découvrir le monde.
03:15Je crois que j'ai eu conscience assez jeune du fait que la vie est courte et qu'il faut
03:20en profiter.
03:21Et j'ai utilisé les études comme moyen de m'émanciper, de voyager,
03:26puisque je ne voyais pas d'autres moyens autour de moi pour pouvoir atteindre cet ailleurs qui me faisait rêver.
03:32Quand je suis au collège, au CDI, je découvre l'existence d'écoles de commerce dans un magazine.
03:39Et là, je me dis, waouh, ça a l'air assez extraordinaire.
03:42Ça a l'air d'être des études qui ouvrent, qui permettent une forme d'ouverture et qui peuvent satisfaire
03:50la curiosité que j'avais.
03:51Ça me semblait être absolument hors d'atteinte.
03:55Je ne connaissais personne autour de moi qui avait fait une école de commerce.
04:00Donc, pour moi, c'était quelque chose vraiment de très ambitieux.
04:02Stéphanie change donc de lycée pour intégrer une classe préparatoire.
04:05Elle est d'abord refusée deux fois, puis parvient à en obtenir une.
04:09À l'issue de sa prépa, elle intègre la prestigieuse école de commerce HEC,
04:13dont elle sort diplômée en 2006 et où elle rencontre son mari,
04:17qui participe aujourd'hui à certaines de ses expéditions.
04:20Entre-temps, elle fait ses premiers voyages, quasiment sans argent,
04:23à quelques engagements associatifs et découvre le droit en faisant des stages dans le milieu.
04:28En 2008, elle prête serment au barreau de Paris et intègre un cabinet d'avocats d'affaires.
04:34Alors, c'est une carrière qui est extrêmement prenante.
04:37J'ai évolué en cabinet d'avocats d'affaires sur Paris.
04:40On peut travailler jusqu'à deux heures, trois heures du matin,
04:43pendant plusieurs jours durant, plusieurs semaines durant parfois.
04:48Pour moi, c'était enrichissant parce que j'ai énormément appris.
04:51C'est-à-dire qu'ayant évolué dans un environnement qui n'a absolument rien à voir,
04:55j'apprenais tous les jours.
04:57Parallèlement, la même année et la suivante,
04:59Stéphanie découvre le Groenland et les Svalbard,
05:02un archipel norvégien situé à côté.
05:04Elle utilise tous ses congés pour aller y faire des expéditions de deux ou trois semaines.
05:08Et les week-ends, quand elle ne travaille pas,
05:11elle file dans le Vercors pour s'entraîner.
05:13Je m'entraînais pour le ski de randonnée, le ski de fond,
05:16le ski de randonnée nordique, le ski alpinisme.
05:19Je tractais des traîneaux sur la neige.
05:22Et puis l'été, je tractais des pneus sur le sable en Bretagne,
05:25de manière à m'habituer à la charge.
05:28Et puis m'habituer aussi à l'environnement plutôt froid.
05:32Dans le Vercors, il peut faire parfois moins 20, moins 25 degrés certains hivers.
05:38Puis je partais parfois aussi m'entraîner dans le Svalbard, à Longuerbine notamment.
05:43Et là, c'est des entraînements où il faisait encore plus froid, moins 30, moins 35.
05:47En 2010, Stéphanie se met à penser à un projet.
05:51La traversée de l'Antarctique à ski, sans voile de traction, sur plus de 2000 km.
05:55Et sans communication avec l'extérieur.
05:58Tout ça dans un univers où les températures sont en moyenne de moins 53 degrés.
06:02C'était une idée qui était complètement folle, irréalisable, hors du commun.
06:08On appelle ça traversée parce qu'on part en dehors des limites du continent antarctique.
06:13Donc on part d'une barrière de glace qui repose sur la mer.
06:16Ensuite, on franchit le continent antarctique.
06:19On atteint le pôle sud.
06:20Et ensuite, on revient vers la côte par un chemin différent.
06:25Et puis un jour, cette idée, parce qu'elle vous taraude, parce que vous y pensez jour et nuit,
06:31vous savez que cette idée ne restera pas au stade d'idée, mais ce sera un objectif.
06:36C'est ce qui m'est arrivé.
06:38C'est avec cet objectif en tête que Stéphanie Gickel continue de s'entraîner.
06:42Elle part pour des expéditions toujours plus intenses.
06:45En 2012, au Groenland, elle est victime d'un grave accident.
06:49Je suis tombée dans une pente, une chute qui a duré plus de 10 secondes.
06:55Je n'avais aucun moyen de m'accrocher à la pente.
06:58Les rochers roulaient sur moi.
07:00Et pour moi, c'était terminé.
07:02Je ne pouvais rien faire pour arrêter les choses.
07:05Je ne sais pas pourquoi, à un moment donné, le corps s'est arrêté de chuter,
07:09puisque la pente était encore longue.
07:12J'ai vu ma vie défiler.
07:14J'ai pleuré pendant des jours à la suite de cet accident.
07:17C'était nerveux, parce que quand vous vivez quelque chose de très fort comme ça,
07:22et que vous vous êtes vu mourir, vous avez une réaction qui est assez forte d'un point de vue
07:29émotionnel.
07:30Stéphanie s'en sort sans séquelles physiques.
07:32Malgré le choc qu'elle subit, elle ne renonce pas à son rêve de traverser l'Antarctique.
07:36À un moment, elle doit faire un choix.
07:39J'étais en cabinet d'avocat, je m'entraînais parfois la nuit,
07:43mais je ne pouvais pas avoir de programmation précise,
07:47je ne pouvais pas avoir de plan d'entraînement,
07:49tout simplement parce qu'il arrivait bien souvent qu'on me dise le vendredi soir,
07:53ce mémo est à rendre pour lundi matin, donc le week-end finalement il n'y en aura pas.
07:57J'avais prévu de partir parfois pour m'entraîner,
08:00donc le week-end était annulé en dernière minute.
08:02Début 2014, elle cesse donc d'exercer en tant qu'avocat.
08:06Je me suis retrouvée sans revenu pendant plusieurs mois,
08:09pas de chômage puisque l'employeur qui m'employait à cette époque-là
08:14ne cotisait pas aux allocations chômage.
08:17J'ai été amenée à emprunter aussi pour mon expédition à travers l'Antarctique
08:24puisque un partenaire m'a lâchée à la dernière minute.
08:29Ça a été des moments qui ont été très compliqués.
08:32Ça ne m'a pas empêché de continuer à croire en mon projet.
08:37J'avais conscience en allant là-bas qu'il y avait une possibilité de ne pas en revenir,
08:42mais ma passion de ce continent était plus forte,
08:45elle me faisait tellement plus vibrer que j'avais accepté cette possibilité de ne pas en revenir.
08:53J'avais d'ailleurs écrit un courrier pour mes proches au cas où, parce que ces environnements sont extrêmes,
08:59et quand vous êtes face à une crevasse géante de plus de 100 mètres ou face à un vent catabatique
09:05de 300 km heure,
09:07peu importe votre préparation, peu importe votre expérience,
09:10aucun homme, aucune femme ne peut survivre dans ces conditions-là.
09:15Le 14 novembre 2014, elle entame avec deux hommes dont son mari s'a traversé.
09:20Elle part de l'ouest du continent pour aller jusqu'au centre et sait qu'elle peut y laisser la
09:25vie.
09:25L'Antarctique, c'est un continent qui est désert, un continent qui est fait de blanc, de gris, de nuances
09:35de gris, de bleus.
09:36Il n'y a aucune odeur, donc les odeurs que vous produisez, les odeurs d'alimentation sont beaucoup plus fortes.
09:44Il n'y a aucun bruit, c'est un silence total.
09:47Le vent ne fait pas de bruit, le vent ne fait du bruit que sur sa veste, sur soi ou
09:53bien sur la toile de tente.
09:57On avance, on progresse sur des vagues de glace que l'on appelle des sastrouguis,
10:03qui sont formées par le vent et qui sont tranchants comme des lames de rasoir.
10:08Parfois ces sastrouguis mesurent 1,50 m de hauteur, 2 m de hauteur.
10:13Parfois ils occupent tout l'espace, donc on est obligé de les franchir les uns après les autres au risque
10:20de casser les skis.
10:21Dans ces moments-là, le traîneau se renverse, donc on se retourne, on le redresse, puis on continue.
10:27Le traîneau se renverse, on se retourne, on le redresse, on continue.
10:30On progresse en général à 2,5 km heure dans ces espaces de vagues de glace.
10:36Puis à certains moments, les vagues de glace sont plus éparses, donc il est possible de les contourner.
10:41Elles sont magnifiques, elles sont toutes différentes.
10:44Lors d'une journée d'expédition, j'ai progressé à travers un labyrinthe de vagues de glace.
10:50Donc là, les vagues de glace étaient plus hautes que moi.
10:53Et j'ai pu me faufiler au milieu de ces vagues de glace, je ne voyais plus l'horizon.
11:00On s'est retrouvés devant une immense crevasse le 14e jour aussi.
11:05C'est moi qui tenais la boussole qui était devant.
11:08Le brouillard blanc s'est levé, j'ai vu la crevasse à la toute dernière minute.
11:13Elle était recouverte par un pont de neige.
11:16J'ai mis un de mes skis sur cette crevasse, j'ai eu le temps de l'enlever.
11:21Si je n'avais pas vu cette crevasse, je serais probablement au fond en ce moment.
11:27Donc je ne serais pas là pour vous parler de cette expédition.
11:31À ce moment-là, on a dû faire demi-tour.
11:35On a perdu plus d'une journée à retrouver l'itinéraire.
11:40On n'aurait jamais dû se retrouver face à cette immense crevasse.
11:42C'est une erreur de navigation.
11:44Donc certes, on a perdu du temps, du temps qu'on a dû rattraper en fin d'expédition notamment.
11:49Mais on a ressenti, je crois, une joie absolument intense d'être en vie.
11:59J'ai connu du moins 50 degrés pendant une dizaine de jours en plein cœur de l'Antarctique.
12:03C'est un froid qui est parfois angoissant, parfois plus réconfortant.
12:10Quand il fait moins 30 degrés et que vous êtes passé par du moins 50 degrés, vous êtes plutôt bien.
12:15Vous pouvez même sentir les rayons du soleil.
12:18Vous passez par tous ces moments d'angoisse, tous ces moments d'efforts extrêmes, tous ces moments parfois de solitude,
12:26d'épuisement, de fatigue, pour ces rares instants où vous êtes au cœur de l'Antarctique, où il fait moins
12:3330 degrés, avec très peu de vent, 20 km heure, 15 km heure.
12:38Et vous avez la possibilité d'observer tout ce qui vous entoure.
12:41Et ces moments-là sont magiques.
12:43Et je crois que ça rejoint un peu ce que disait Richard Burr d'un autre explorateur qui disait qu
12:48'il faut passer par tous ces moments de souffrance, de marche avec la faim au ventre.
12:53Il faut passer par tous ces moments-là pour atteindre le sublime, pour atteindre le grandiose, pour atteindre la très
13:00grande beauté de ces contrées, de ces paysages qui ne se donnent à voir qu'aux personnes qui font l
13:06'effort pour le voir.
13:09Et quand je me suis retrouvée au cœur de l'Antarctique à pouvoir observer ce qui m'entourait, à observer
13:15ces lumières, ces couleurs, ces sculptures de glace qui ne sont jamais les mêmes, j'ai repensé à ce que
13:20disait Richard Burr d'un autre explorateur.
13:21Et je crois que j'ai compris ce qu'il voulait dire.
13:24Le 27 janvier, après 74 jours de traversée et 2045 kilomètres de progression, avec son mari et leur troisième équipier,
13:34ils rejoignent enfin l'arrivée.
13:38Ce sont des dates que je n'oublierai jamais.
13:41J'ai tous les ans une émotion très forte le 14 novembre et une émotion très forte aussi le 27
13:47janvier.
13:48Ce sont presque des dates anniversaires.
13:51Après son retour, elle continue à s'entraîner et se spécialise dans l'ultrafond, c'est-à-dire la course
13:57de très longue distance, pendant 24 heures.
13:59En 2018, elle devient championne de France de cette discipline, en parcourant 215 kilomètres 384 en une journée complète.
14:07A la suite de cet exploit, elle est sélectionnée en équipe de France.
14:11Et en octobre 2019, elle arrive septième au Mondiaux d'ultrafond, en courant toujours sur la même durée, 240,6
14:18kilomètres.
14:19Mais avec la crise sanitaire d'abord, puis maintenant à cause de sa blessure à la rotule,
14:23elle ne sait pas quand elle pourra participer à de prochaines compétitions.
14:28C'est vrai qu'ayant cette conscience que tout peut s'arrêter du jour au lendemain, qui est très forte,
14:33et que j'ai en moi tous les jours, les contretemps, évidemment, me font penser encore plus à la mort
14:40et au fait que peut-être je n'aurais pas la possibilité d'atteindre l'objectif que je m'étais
14:44fixé.
14:45Donc c'est à ça que je pense surtout.
14:48C'est qu'une question de temps, après tout.
14:54Claudia, Stéphanie Gickel, elle vit de quoi aujourd'hui ?
14:57Alors elle a plusieurs activités, donc elle fait ses explorations, elle écrit des livres, elle en a écrit trois.
15:04Le dernier vient de sortir, il s'appelle En Mouvement, et elle parle dedans justement de sa période
15:09où elle a été bloquée comme nous tous chez elle parce qu'on était confinée, puis elle parce qu'elle
15:13était accidentée.
15:14Elle fait partie de beaucoup d'associations qui aident notamment les jeunes et les femmes entrepreneurs.
15:19Et elle donne des conférences qui sont, elle, rémunérées parfois.
15:24Et elle est aussi une athlète élite, donc elle a des subventions de la Fédération Française d'Athlétisme.
15:31À un moment, on l'entend parler d'un sentiment de réconfort.
15:34Quand il fait moins 30 degrés, elle ne souffre jamais du froid ?
15:38Alors, on n'a pas discuté précisément de si elle avait eu des petites difficultés techniques liées au froid,
15:44des enjelures, des choses comme ça.
15:46En revanche, ce qu'elle m'a dit, c'est que depuis qu'elle a commencé à faire ses expéditions,
15:51elle en avait fait avant dans des endroits chauds, elle s'est rendue compte qu'elle aimait beaucoup plus le
15:55froid.
15:56Elle ne sait pas exactement pourquoi, mais elle se sent mieux là-bas.
15:58Et il se trouve qu'avec des chercheurs maintenant, ils ont commencé à faire toute une batterie de tests
16:02pour voir si son corps à elle résiste mieux que ceux d'autres athlètes au froid.
16:07Et la réponse, c'est oui. Ce qu'elle ne sait pas, c'est si ces aptitudes-là sont nées
16:11du fait qu'elle s'est particulièrement entraînée
16:13puisqu'elle a fait ses expéditions, ou si alors elle s'est sentie de faire ses expéditions
16:18parce qu'en fait, elle a une prédisposition au froid.
16:20Ça, elle ne le sait pas, mais ce qu'elle constate, c'est qu'effectivement, elle se sent mieux.
16:23Et physiologiquement et biologiquement, ça se vérifie.
16:26Dans ton sujet, on a entendu qu'à un moment, elle a écrit une lettre au cas où elle venait
16:31à mourir.
16:32Elle n'a pas peur de la mort ?
16:33Alors, je lui ai posé la question parce que c'était l'impression que j'avais en l'écoutant en
16:37parler.
16:38Et en fait, elle dit que si elle a peur de la mort, mais que c'est la seule chose
16:41dont elle a peur.
16:42Et donc, paradoxalement, ça ne la freine pas du tout puisque c'est tout le reste avant,
16:47toutes les étapes avant le fait de souffrir, le fait d'être dans des conditions très difficiles.
16:53Ça, ça ne lui fait pas peur.
16:54Mais si elle a peur de la mort, cependant, elle estime que ça vaut le coup de tenter ce qu
16:59'elle tente.
17:02Merci Claudia Prolongeau.
17:03Code Source est le podcast d'actualité du Parisien, disponible sur leparisien.fr et toutes les plateformes audio.
17:09Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur n'importe quelle application de podcast.
17:14Cet épisode a été produit par Thibault Lambert et Clara Hage, réalisation Julien Moncouquiole.
17:19Si vous aimez Code Source, dites-le nous en laissant des petites étoiles ou un commentaire sur votre application préférée.
17:25Vous pouvez nous écrire codesource at leparisien.fr.
17:29Au nom de toute l'équipe de Code Source, je vous souhaite un très bel été.
17:32Sous-titrage Société Radio-Canada
17:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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