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Depuis 25 ans, une cinquantaine de policiers se suicide chaque année en France, un taux de suicide supérieur de 50% à celui de la population française. Pour Code source, le policier Christophe Girard, auteur d’un livre intitulé « J’ai failli en finir », raconte sa descente aux enfers, ses tentatives de suicide et ce qui l’a sauvé.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Raphaël Pueyo et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network.

#police #sspt #depression

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Côte Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Depuis 25 ans, une cinquantaine de policiers en moyenne se suicident chaque année en France.
00:17Notre témoin dans ce podcast, Christophe Girard, 49 ans, est enquêteur de la police judiciaire en Bourgogne
00:23et il a tenté deux fois de mettre fin à ses jours au cours de sa carrière.
00:28Il explique qu'il aura mis plus d'une décennie à faire le lien entre sa dépression, ses angoisses récurrentes
00:34et les situations dangereuses, parfois traumatisantes, qu'il a vécues dans l'exercice de son métier.
00:39Christophe Girard raconte sa descente aux enfers et comment il s'en est sorti dans un livre paru le 3
00:45octobre intitulé « J'ai failli en finir »
00:48et il témoigne aujourd'hui dans Côte Source au micro de Barbara Gouy.
00:59Je rencontre Christophe Girard alors qu'il est en pleine promotion de son livre.
01:03Il appréhende le fait de raconter à nouveau son histoire, mais se prête au jeu des médias
01:08pour visibiliser le manque de suivi psychologique dans la police.
01:13Christophe Girard est né le 4 mai 1975.
01:16Il passe les premières années de sa vie dans la banlieue de Metz,
01:20mais il doit beaucoup déménager par rapport au métier de son père, professeur en mécanique agricole.
01:26Dès son plus jeune âge, Christophe a du mal à se faire des amis.
01:32J'ai vécu plusieurs situations à l'école qui ont fait que je me sentais à part.
01:37Je pense que oui, c'était du harcèlement scolaire.
01:41Donc ça, ça a quand même marqué une partie de mon enfance
01:45où j'ai été obligé, dès le collège, d'apprendre à m'adapter
01:51et à trouver une issue de secours, le sport.
01:56Et en fait, dans le handball, j'ai retrouvé un esprit d'équipe,
02:00être camaraderie, du soutien aussi,
02:04ce qui fait que je m'épanouissais pleinement au sein de l'équipe.
02:09Christophe grandit avec ce sentiment d'injustice en lui
02:11et cet esprit d'équipe qu'il découvre grâce au handball.
02:15Ces deux éléments le poussent rapidement à trouver sa vocation.
02:18Il veut devenir policier.
02:20En 1994, l'année de son bac,
02:23il passe les concours pour entrer à l'école de police.
02:26Il les réussit et apprend enfin le métier qu'il a tant espéré exercer.
02:31Après ses études, en 1996,
02:34il rejoint la brigade de nuit d'un des quartiers les plus sensibles de Paris,
02:38le 18e arrondissement.
02:43Les premières patrouilles, on découvre tout,
02:46on se sent un peu tout petit,
02:47on voit qu'on attire beaucoup quand même le regard des gens.
02:51Tous les gens se retournent.
02:53Donc ça, c'est déroutant.
02:54Et puis arrive l'univers de la nuit,
02:59où c'est un univers qui est assez fermé.
03:02Et si on ne crée pas de lien avec les différents commerçants,
03:05avec la population,
03:06on ne saura jamais rien de ce qui se passe sur l'arrondissement.
03:09Donc en tant que bon policier,
03:11pour savoir ce qui se passe sur son quartier,
03:14il faut aller au contact des gens.
03:17Lors de sa première grosse intervention,
03:19Christophe voit un cadavre pour la première fois.
03:21L'homme en question s'est suicidé à l'aide d'un fusil de chasse.
03:25Il y a un peu de peur, de surprise, de curiosité,
03:30un peu de tout ça.
03:32Et en fait, rapidement, on dit,
03:35bon, allez, pio, en avant,
03:37ce n'est pas le tout de regarder, il faut y aller.
03:40Donc on a très peu de temps pour s'acclimater.
03:43Et puis on remonte les manches et on fait le taf.
03:46Ça a un impact quand même sur nous.
03:49Le porter, le mettre dans une bâche,
03:54fermer la fermeture avec l'air, etc.
03:55C'est quand même des gestes qu'on n'apprend pas à l'école de police
03:59et qu'on ne peut pas anticiper.
04:03Le 29 janvier 1998,
04:06Christophe et ses collègues patrouillent boulevard de la Chapelle.
04:09Ce boulevard sépare les 10e et 18e arrondissements de Paris.
04:14Ils entendent des sirènes du côté de la rue
04:16qui appartient au 10e arrondissement.
04:18C'est donc ses collègues de la brigade du 10e
04:20qui ont pris en charge l'intervention.
04:22Et en se connectant sur les ondes radio de cette brigade,
04:25Christophe comprend ce qu'il s'est passé.
04:28Lorsqu'ils arrivent sur place,
04:30ils rentrent dans l'immeuble.
04:31L'individu qui est auteur du différent
04:34les a aspergés d'essence
04:36et a mis le feu à la cage d'escalier.
04:39Trois sont morts.
04:40Un quatrième a réussi à s'en sortir.
04:43Nous, on patrouillait sur le 18.
04:46On se porte volontaire pour aller aider.
04:48Et à un moment, les pompiers nous disent
04:49qu'on va sortir les corps.
04:51Donc là, on se met tous au garde-à-vous
04:53devant la porte d'immeuble
04:54et on voit les collègues sortir
04:57sur des brancards.
04:59Et en fait, ces collègues,
05:01ils étaient aussi jeunes que moi.
05:03Et je me dis que
05:08si l'auteur du différent
05:09avait habité de l'autre côté du boulevard,
05:12ça aurait été moi, en fait.
05:19La peur de mourir n'arrête pas Christophe.
05:21Rapidement, il intègre la BAC,
05:23la Brigade Anticriminalité,
05:25dans le 18e arrondissement.
05:27Il patrouille toujours de nuit
05:28et se rapproche de plus en plus de ses collègues.
05:31Vu qu'on a des horaires en plus décalés,
05:33des fois, on fait des soirées.
05:35On fait des soirées entre nous,
05:36mais c'est le matin, après la nuit, en fait.
05:38On n'est jamais en week-end
05:40en même temps que tout le monde.
05:42Donc, quand on veut profiter de nos repos,
05:45on profite avec quelqu'un
05:46qui est aussi hors repos, en fait.
05:48Donc, ça vient naturellement.
05:50À Paris, je dirais,
05:5290% des policiers sont des gens de province
05:56qui sont déracinés, en fait.
05:57Donc, naturellement, on se retrouve
05:58à se fréquenter hors service
06:01et même à passer Noël ensemble.
06:04C'est arrivé, oui.
06:05Le 9 avril 1999,
06:08une de ces interventions tourne mal
06:10et se solde par le suicide
06:12d'un jeune homme qui était armé,
06:14Souleymane.
06:15À ce moment-là, on ne nous dit pas
06:18attention, ce que vous venez de vivre,
06:20ça peut vous impacter psychologiquement.
06:22Il peut y avoir un souci.
06:24En cas de besoin, vous pouvez aller
06:26voir un psy, tout ça.
06:27À aucun moment, on ne nous dit ça.
06:29À aucun moment, on ne nous dit
06:31qu'il y a des psys dans la police
06:32qui pourraient faire ce taf.
06:34Donc, on continue.
06:35En 2003, après 9 ans passés à Paris,
06:38le père de sa femme, Isabelle,
06:40développe un cancer du cerveau.
06:42Christophe demande donc sa mutation
06:44en province, en Bourgogne-Franche-Comté,
06:46proche de chez les parents d'Isabelle.
06:48Quand je pars de Paris,
06:50une heure avant ma fin de service,
06:51on était encore en course poursuite
06:53derrière une voiture volée.
06:55Pendant que je fais la rédaction
06:56du procès verbal d'interpellation,
06:59je suis conscient que ce genre de choses,
07:02je l'aurais plus,
07:05ou beaucoup, beaucoup, beaucoup moins,
07:07en allant en province.
07:08Donc, je sais que je dis adieu
07:11à beaucoup de choses,
07:13et aussi à beaucoup de monde.
07:15Je quitte un peu une famille.
07:18Donc, en prenant conscience de tout ça,
07:20pendant que je rédige le PV d'interpellation,
07:24j'ai l'émotion qui monte.
07:25Je suis triste de partir de Paris.
07:29Il y a un collègue qui me voit,
07:31par pudeur, je lui dis,
07:32non, mais c'est rien, ça va aller.
07:33Il se trouve que ce collègue,
07:35peut-être que ce jour-là,
07:36il voulait m'aider.
07:37J'ai refusé de montrer mes émotions
07:39à ce collègue.
07:40Donc, il n'y a pas de raison
07:41que lui me montre les siennes, en fait.
07:43Et un mois plus tard,
07:44il m'était fait un séjour.
07:47Son collègue, Arnaud, avait 35 ans.
07:50Christophe en a 28.
07:52Les interventions violentes
07:53auxquelles Christophe a dû participer à Paris
07:55l'ont changé.
07:56Il fait des insomnies, des cauchemars.
07:58Il est en hypervigilance tout le temps,
08:00même dans sa vie privée.
08:01Mais il ne s'en inquiète pas.
08:03Il déménage de Paris,
08:05achète une maison avec Isabelle,
08:06sa fille Justine née en 2005,
08:09son fils Paul en 2008.
08:10sa vie continue.
08:12Mais même si le rythme au travail
08:14est moins soutenu qu'à Paris,
08:15Christophe ne va pas mieux
08:16et en 2010,
08:18il décide d'aller voir un médecin.
08:22Il me pose des questions,
08:24je remplis un petit questionnaire
08:25et puis il me dit
08:25« Vous êtes en dépression,
08:27qu'est-ce qui se passe ? »
08:27« Je ne sais pas. »
08:30Et on commence à chercher
08:31pourquoi je suis en dépression.
08:33Donc, tout y passe.
08:35Mais on reste sur la relation
08:38avec les collègues,
08:38la relation avec le travail.
08:41Mais pas tout ce qui a bien pu se passer avant.
08:46On balaye mon environnement familial,
08:50que ce soit les parents,
08:52ma femme, etc.
08:53Mais il n'y a rien qui cloche.
08:55Pendant plusieurs années,
08:56Christophe ne parvient pas
08:57à sortir de sa dépression.
08:59Il est très irritable
09:00et sa famille le ressent.
09:01Ça devient compliqué,
09:02très très compliqué.
09:04Les enfants sont petits
09:05et turbulents.
09:06Moi, je n'ai pas beaucoup de patience.
09:08Les clashs et les accès de colère
09:09sont assez nombreux
09:10pour des choses hyper futiles.
09:13Du coup, ça crée un décalage
09:16que mon entourage
09:17a du mal à comprendre.
09:18Du coup, je sens bien
09:19que je vais souffrir tout le monde.
09:21Je souffre aussi.
09:24Donc, dans un premier temps,
09:24je me dis
09:25« Je vais partir, en fait. »
09:26« Je ne vais pas divorcer. »
09:27« Ça va apaiser les choses. »
09:28« Ils auront plus à me supporter. »
09:30Quand je l'annonce à mon épouse,
09:33je me rends compte
09:33du désastre que c'est pour elle
09:35d'entendre ça.
09:37Je me reprends toute sa souffrance
09:39et je me dis
09:40« Je fais vraiment souffrir tout le monde. »
09:43« Je ne suis pas un bon papa
09:44parce que je ne fais rien
09:45que de crier après mes enfants.
09:47Je ne suis pas un bon mari. »
09:50« Je n'ai plus rien à faire là, en fait. »
09:52Christophe ouvre une bouteille de cognac
09:54et avale une boîte de médicaments.
09:56Lorsque les pompiers le trouvent,
09:58Christophe refuse d'être emmené à l'hôpital,
10:00de peur que sa hiérarchie l'apprenne,
10:02le désarme
10:03et qu'il soit viré de la bac.
10:05Les pompiers arrivent tout de même
10:07à le convaincre.
10:08Il est tiré d'affaire.
10:10Mais le 22 mai 2016,
10:12près d'un an après
10:13cette première tentative de suicide,
10:15Christophe s'assoit dans sa voiture,
10:17prend son arme,
10:17il la pointe sur lui.
10:19À ce moment-là,
10:20il voit sa chienne,
10:21Hera, dans le rétroviseur.
10:26Ce qui me sauve à ce moment-là,
10:27c'est de croiser son regard, en fait.
10:29Ça fait comme s'il y avait quelqu'un
10:32qui avait claqué des doigts
10:33et que ça m'a ramené à la vie.
10:35J'étais un peu comme dans...
10:37un peu comme dans un état second.
10:39Dans la seconde qu'a suivi,
10:40je me suis dit,
10:41mais qu'est-ce que je suis en train de faire ?
10:42Qu'est-ce que je fais là ?
10:43Qu'est-ce que je suis en train de faire ?
10:44À partir de ce moment-là,
10:45je me dis que je suis capable
10:47d'aimer ma femme
10:48et d'aimer mes enfants.
10:49Il faut que je leur montre aussi, surtout.
10:52Et c'est ça que j'ai envie.
10:53J'ai entamé tout un travail de recherche
10:56sur les causes possibles des dépressions.
11:00Et rapidement, en fait,
11:03ça m'a conduit vers
11:04un syndrome de stress post-traumatique.
11:06Le syndrome de stress post-traumatique
11:08apparaît suite à un choc.
11:09Il se caractérise par le fait
11:11d'être en permanence en état d'alerte
11:13et peut amener à revivre
11:15les événements traumatisants
11:16dans les rêves
11:17ou sous forme de flashbacks,
11:18Christophe se reconnaît dans ses symptômes.
11:21Il découvre un groupe Facebook
11:23d'entraide et de parole pour les policiers
11:24et se partage d'expérience
11:26aide Christophe à se remettre d'aplomb.
11:28Il renoue avec sa femme
11:30et arrive à se sentir
11:31de mieux en mieux au travail.
11:33Le 28 septembre 2019,
11:35il crée avec d'autres policiers du groupe
11:37l'association
11:38Peps SOS Policiers en Détresse.
11:40On est 5 ou 6 000,
11:42rapidement.
11:44On reçoit énormément d'appels.
11:46On peut se former.
11:47Donc j'en apprends encore plus
11:49sur le suicide.
11:50On se forme à la gestion du stress.
11:53J'apprends à communiquer aussi
11:54sur le suicide.
11:56Je me rends compte,
11:57grâce à l'association,
11:58qu'en fait,
11:59je suis loin d'être le seul
12:01dans ce cas, en fait,
12:03marqué par des interventions,
12:06marqué par l'usure du métier
12:08sur des décennies.
12:09Quelque part,
12:10ça réconforte
12:10de se dire qu'on n'est pas seul.
12:12Ça alarme aussi.
12:14Moi, j'ai perdu plus de collègues
12:17par suicide
12:18que sur des interventions.
12:20En janvier 2022,
12:21plus d'une dizaine de policiers
12:23mettent fin à leur jour.
12:24Un chiffre atteint
12:25en seulement un mois,
12:26alors qu'on recensait jusque-là
12:28une quarantaine de suicides
12:30de policiers chaque année.
12:31Les 6 000 personnes qu'on a,
12:33on les tient un peu
12:34comme un château de cartes,
12:35je dirais.
12:35Et puis là,
12:36d'un coup,
12:37c'est un tremblement de terre,
12:39en fait.
12:39Chaque suicide de policier
12:40impacte énormément
12:42de policiers, en fait.
12:43Pendant cette période,
12:44des fois,
12:45on en a 2, 3 par jour.
12:47C'est une période
12:48qui est compliquée pour nous
12:49parce qu'on doit gérer
12:50les collègues.
12:52Les journalistes
12:53s'intéressent
12:54au suicide
12:55dans la police
12:56et du coup,
12:56nous contactent.
12:57C'est une période
12:58où on est extrêmement sollicité.
13:02Aujourd'hui,
13:02Christophe Girard se bat
13:04pour que les institutions
13:05policières
13:06s'emparent des questions
13:07de santé mentale
13:08dans les forces de l'ordre.
13:09Il pense que beaucoup
13:10de policiers
13:11n'osent pas confier
13:11leur stress
13:12ou leur peur
13:12parce que pour eux,
13:14ça fait partie du métier.
13:15J'ai appris, entre autres,
13:16que la fonction utile
13:17de la peur,
13:18c'est simplement
13:19de nous alerter
13:20face à un danger.
13:22Donc, plusieurs fois
13:22dans ma carrière,
13:23j'ai eu peur, en fait.
13:25Parce que mon corps
13:26m'a alerté
13:26que j'étais face à un danger.
13:27C'est normal
13:28quand quelqu'un
13:29vous braque avec une arme.
13:31C'est logique.
13:32Et un policier de terrain
13:33qui vous tient ce discours,
13:35c'est pas tous les jours, en fait.
13:37Et quand on a cette peur
13:39et qu'on fait le job quand même,
13:41c'est là qu'on fait
13:41preuve de courage.
13:53Barbara Christophe Girard
13:54n'est plus dans l'association
13:55qu'il a cofondée,
13:56PEPS SOS Policiers en Détresse,
13:58mais il continue
13:59ses actions de son côté.
14:01Oui, il a témoigné à Genève
14:03au printemps dernier
14:03devant un groupe
14:04de 25 policiers.
14:05Mais son premier objectif
14:07est quand même
14:07de témoigner en France
14:09devant ses collègues français.
14:10Mais pour l'instant,
14:11il n'a pas les autorisations
14:12officielles pour le faire.
14:13Donc, c'est pour ça
14:14qu'il témoigne dans ce livre
14:15pour pouvoir en parler
14:16aux autres policiers
14:17et plus largement
14:18au grand public.
14:19Est-ce qu'il arrive maintenant
14:19à s'épanouir dans son travail
14:21à la police judiciaire
14:22ou est-ce que c'est toujours
14:23un peu compliqué ?
14:24Oui, il est beaucoup plus apaisé
14:25depuis qu'il prend soin
14:26de sa santé mentale.
14:28Il voulait trouver un moyen
14:28dans tous les cas
14:29de rester policier
14:30parce que, comme il le dit
14:31dans son livre,
14:31ce métier, il l'a dans la peau.
14:33Il trouve du sens maintenant
14:35dans son travail
14:35en faisant plus d'enquêtes
14:37et en étant moins à la recherche
14:39d'adrénaline
14:39comme avant en permanence,
14:41comme quand il était à la BAC
14:42et qu'il était confronté
14:43à plus de violences.
14:44Merci Barbara Gouy.
14:46Je rappelle les références
14:47de son livre
14:47« J'ai failli en finir »
14:49co-écrit avec
14:49Anna-Véronique Elbaz
14:51et publié aux éditions
14:52de l'Archipel.
14:53Cet épisode a été produit
14:55par Raphaël Pueyo
14:56et Clara Garnier-Amourou,
14:58réalisation Julien Moncouquiol.
15:00Si vous aimez Code Source,
15:01le podcast d'actualité du Parisien,
15:04parlez-en autour de vous.
15:05Abonnez-vous sur votre plateforme
15:06d'écoute préférée
15:07ou sur la chaîne YouTube du Parisien.
15:09Laissez-nous des pouces en l'air
15:11et des petites étoiles
15:12et ne ratez pas non plus
15:13« Crime Story ».
15:14Chaque semaine,
15:15la journaliste Claudia Prolongeau
15:16raconte une nouvelle affaire criminelle
15:18avec le chef du service
15:20police-justice du Parisien,
15:21Damien Delseny.

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