Le 10 mai dernier, le français DJ Snake a enflammé le Stade de France devant 80 000 personnes. Un succès durement acquis pour ce bourreau de travail, garçon timide du Val d’Oise devenu l’un des plus grands DJ de sa génération. Retour sur son parcours dans Code Source avec Marie Poussel, journaliste au service culture du Parisien et Paul Abran, fan de la première heure et journaliste à l’édition de Paris.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clémentine Spiler, Pénélope Gualchierotti, Orianne Gendreau et Clara Grouzis - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network
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#djsnake #electro #concert
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Clémentine Spiller et vous écoutez CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le samedi 10 mai 2025, le français DJ Snake a rempli le Stade de France pour un concert à guichets
00:17fermés
00:18avec 80 000 places vendues sur Internet en moins de 3 minutes.
00:21Une revanche pour ce DJ et producteur issu de la culture hip-hop parisienne des années 90
00:27qui a enchaîné les années de galère et faillit arrêter la musique avant d'atteindre enfin les sommets de la
00:33gloire à 30 ans.
00:35Longtemps boudé par les médias grand public français, le nom de DJ Snake est sur toutes les lèvres depuis ce
00:40concert au Stade de France
00:41et c'est l'occasion de faire un retour dans cet épisode de CodeSource sur ce personnage aux cheveux décolorés
00:47et lunettes noires
00:48originaire du Val-d'Oise et qui reste encore assez méconnu des français.
00:52Avec nous Marie Poussel, journaliste au Service Culture du Parisien qui suit sa carrière depuis de longues années et l
00:58'a interviewé plusieurs fois
00:59et Paul Abran, journaliste à l'édition de Paris, fan de la première heure de DJ Snake et qui était
01:05au Stade de France samedi dernier.
01:12Le 10 mai 2025, le public du Stade de France attend impatiemment DJ Snake.
01:17Paul Abran, vous êtes déjà dans la fosse à ce moment-là et vous découvrez sur les réseaux sociaux qu
01:22'il est en train de se rendre sur place en RER.
01:25On a tout ce public qui était déjà présent dans la fosse du Stade de France aux alentours de 18h
01:30qui reçoit une notification de DJ Snake
01:32parce qu'il se met en live, en direct sur le réseau social Instagram depuis le Transilien, depuis le RER
01:38ensuite.
01:39La plaine, Stade de France.
01:41Où il prend des selfies dans les transports en commun, donc c'est tout lui d'arriver comme ça, comme
01:46tout le monde au Stade de France.
01:50Marie Poussel, pour vous, qui suivez la carrière de DJ Snake et qui l'avait interviewé plusieurs fois, ça n
01:56'est pas si surprenant.
01:57C'est un grand habitué au coup de com' et aussi c'est quelqu'un qui raconte très bien son
02:01histoire.
02:02Et s'il prend le RER de Hermann Aubonne, c'est aussi parce que c'est là, à quelques kilomètres
02:06du Stade de France, qu'il a passé son enfance
02:08et donc il veut montrer qu'il est toujours resté le même et que du coup il veut renouer avec
02:14son enfance
02:15et le fait que c'est un gamin de quartier de la région parisienne.
02:20On va revenir sur ce concert historique auquel vous avez tous les deux assistés.
02:24Mais d'abord, on fait un retour sur le parcours de DJ Snake, William Grigarsine, de son vrai nom.
02:30Marie Poussel, vous le disiez, il a grandi dans le Val-d'Oise, en région parisienne.
02:34Qu'est-ce qu'on sait de son enfance ?
02:35On sait qu'il est issu d'une famille assez modeste, que sa maman est d'origine alcherienne et son
02:41papa français.
02:42Donc il grandit avec cette double culture à la maison.
02:45Ils ont pas mal de difficultés financières, notamment on raconte que les huissiers tapent souvent à la porte
02:51et ce qui fait que du jour au lendemain, la maman de William lui dit demain il faut qu'on
02:56déménage parce que les huissiers arrivent.
02:58Donc ça forge quand même une espèce de timidité chez lui car il doit beaucoup déménager et beaucoup changer de
03:03classe et de copains de classe.
03:05Mais il se plaint pas de son enfance, c'est modeste mais c'est pas non plus la catastrophe.
03:09Il est assez rapidement très très intéressé par la musique.
03:12Il est invité à des boums, à l'époque ça se fait beaucoup.
03:15Et dans les boums, comme il est très timide, il a du mal à trouver sa place.
03:18Donc il se dit, vu que j'aime la musique, je vais me mettre derrière les platines.
03:22Comme ça il se cache, il le dit lui-même, derrière la sono.
03:25Il trouve son rôle dans la collectivité de l'adolescence et c'est comme ça que ça commence à prendre.
03:31En 1995 sort le film La Haine de Mathieu Kassovitz avec cette scène culte où on peut voir le DJ
03:38Cut Killer au platine.
03:40DJ Snake raconte que ce film et cette scène en particulier ont changé sa vie.
03:44Pourquoi ?
03:46C'est un film très très marquant qui parle de violence policière, qui parle de quartier.
03:52C'est une réalité que Mathieu Kassovitz est le premier à mettre en lumière.
03:55Et donc au milieu de ce film, il y a cette scène où Cut Killer est mis en beauté, en
04:01superbe,
04:02où il se met à la fenêtre de son appartement qui est dans une cité et il commence à balancer
04:07des sons, à mixer.
04:13Ça montre ce que c'est le métier de DJ et là d'un coup, DJ Snake a une révélation.
04:22Marie Poussel, vous avez interviewé l'une de ses professeurs de collège.
04:26Comment est-ce qu'elle décrit cet enfant qu'elle a connu ?
04:28Alors déjà, elle est encore sous le charme.
04:30C'est assez mignon à voir, c'est qu'elle l'adore toujours.
04:33Et d'ailleurs, ils sont encore en contact tous les deux.
04:35Elle le décrit comme un gamin un peu turbulent qui a du mal à accrocher en cours,
04:39qui d'abord se met au fond de la classe, qui a des looks improbables.
04:43Alors, il n'est pas encore tain en blond comme il est aujourd'hui, mais il met des casquettes, des
04:48chapeaux.
04:50Surtout, elle se souvient, elle en rigole encore, d'une chemise hawaïenne.
04:54Mais à partir du moment où elle se dit, oula, lui, il vaut mieux que je le mette au premier
04:57rang parce qu'elle a sous la main,
04:59elle découvre quelqu'un qui s'intéresse énormément à son cours, au programme.
05:04Elle voit en lui beaucoup de potentiel.
05:06Il décide pourtant d'arrêter l'école assez tôt, mais il faut qu'il négocie un peu avec sa mère,
05:10c'est ça ?
05:11Oui, il faut qu'il négocie, il faut dire qu'il n'est pas très fort en cours.
05:14On lui propose de passer dans un cursus technique.
05:17Et alors là, il est encore plus perdu parce que lui, il n'y a que la musique qui l
05:20'intéresse.
05:21Donc, il se dit, ok maman, laisse-moi un an et tu verras que je vais m'en sortir avec
05:27la musique.
05:28Et sa mère le soutient, lui fait confiance en lui disant, ok, mais tu n'as qu'un an.
05:32Et cette année-là, il va la mettre à profit, il enchaîne les petits boulots.
05:35Et au début des années 2000, il devient vendeur chez un disquaire à Châtelet.
05:39Ah ben là, c'est vraiment le poste de folie pour lui.
05:42Il est au carré, c'est-à-dire qu'à la fois, il a un poste qui lui rapporte des
05:45sous.
05:46Et en même temps, il est complètement dans son environnement.
05:49Il a accès au vinyle, à la musique, etc.
05:52Et forcément, ça nourrit son autre partie de sa carrière, c'est-à-dire DJ.
05:56C'est là aussi, chez ce disquaire, qu'il va se mettre à mixer en public les premières fois.
06:01Il va surtout y croiser ses idoles de l'époque, DJ Mehdi, Bob Sinclair et bien sûr Cut Killer,
06:06qui va donner Paul Abram un coup de pouce à sa carrière.
06:10Ils auront une relation très proche par la suite, mais ils le rencontrent alors que William n'a que 15
06:15-16 ans.
06:16Il sait que c'est un gamin qui a faim, qui veut faire ses preuves.
06:20Et donc, il va essayer de le pousser, de lui donner un peu sa chance, de l'épauler dans son
06:25tout début de carrière.
06:28DJ Snake n'est pas encore producteur, il est surtout DJ,
06:31mais il commence à se faire connaître dans cette petite scène hip-hop parisienne.
06:34Qu'est-ce qu'on dit de lui ?
06:36On sait que c'est un gamin qui est très technique,
06:38qui a une très grande intelligence dans cet art, qui est en train d'émerger en lui.
06:42Il mixe au vinyle, fait du scratch.
06:44Il a beaucoup d'influence hip-hop, un mélange de genres déjà qu'on retrouvera aussi plus tard dans sa
06:49carrière.
06:50Donc voilà, on a ce jeune gamin d'Hermont qui arrive sur la scène parisienne,
06:53qui commence à faire des petits gigs, comme on dit, des petites dates dans des petites boîtes parisiennes,
06:58et à proposer vraiment un style un peu novateur, très technique en tout cas.
07:02À la fin des années 2000, il s'est fait un nom à Paris.
07:05Il devient DJ résident au J-Bus, à République, au cœur de la capitale.
07:09Paul Abrant, c'est quoi le J-Bus à l'époque ?
07:12C'est un lieu de fête qui est très connu à Paris,
07:14qui a vu des grands noms faire des premières apparitions dans les années 60-70,
07:20du rock, du punk, etc.
07:21C'est un lieu un peu underground, qui a un peu un virage aussi électro à ce moment-là,
07:25et qui donne sa chance à DJ Snake, qui va faire ses premières soirées régulières au J-Bus.
07:31Et puis derrière, ça va l'amener à des lieux très connus de la vie nocturne parisienne,
07:36et notamment dans le domaine de la musique électronique,
07:39à savoir le Queens et les Bains-Douches,
07:41qui sont des lieux qui ont vu des grands noms passer,
07:43comme David Guetta et Bob Sinclair.
07:48Marie Poussel, à cette époque, est-ce qu'il arrive à vivre de la musique ?
07:52Non, il n'arrive pas à vivre, il galère.
07:55D'ailleurs, il me l'a dit encore récemment,
07:57il a galéré pendant 15 ans, ce qui est quand même assez énorme,
07:59et ce qui a aussi forgé son caractère,
08:02et le fait qu'il soit encore très humble.
08:04Alors évidemment, comme il n'a pas beaucoup de sous,
08:06il ne peut pas trop se payer d'appart à Paris,
08:08donc il continue à vivre à Armand,
08:09donc il a une vie, comme beaucoup de Montlieusards,
08:12à faire des allers-retours à RER.
08:14Comme il mixe avec des vinyles,
08:15il se promène avec des énormes sacs de vinyles.
08:17Il galère, mais c'est sa vie, c'est la vie qu'il a choisie.
08:20Et c'est à cette période-là, en fait,
08:22que son manager, un peu au culot,
08:24parce qu'il y a quand même des gens autour de lui
08:25qui y croient très fort,
08:27va aller voir un producteur américain
08:29qui est passé au J-Bus pour entendre un peu ce qui s'y passait,
08:32et lui donne une démo,
08:33et lui dit voilà ce que fait ce petit Français.
08:37Et ça marche, ce producteur américain,
08:39Clinton Sparks, l'invite aux Etats-Unis.
08:41DJ Snake, il va, il n'a pas vraiment le budget,
08:44mais il est prêt à tout pour tenter sa chance.
08:46Comment ça se passe ?
08:47On est à la fin des années 2000, début des années 2010.
08:50Il va un peu s'enfermer en studio là-bas,
08:52essayer de réseauter, de se faire des contacts
08:55sur la scène musicale américaine,
08:57et il va se mettre à produire,
08:58c'est-à-dire à créer des sons pour d'autres artistes
09:00en espérant que ça marche,
09:01qu'il y en ait un qui repère un peu
09:02ses nouvelles compositions, son style,
09:04et finalement c'est une expérience
09:05qui s'avère un peu frustrante pour lui.
09:07Il se considère seulement comme un stagiaire,
09:09c'est comme ça visiblement qu'on le voit,
09:11c'est ce qu'il raconte dans les studios aux Etats-Unis.
09:14C'est là où la frustration est née, en fait.
09:15C'est quand t'es personne, ou presque personne,
09:18et que t'es en studio avec des gens,
09:20et tu peux pas vraiment driver la session.
09:23Là, toi t'es assis, et on te dit, fais ça.
09:25Et c'est dur, t'es un stagiaire en fait.
09:27Il parle pas très bien anglais, voire pas du tout,
09:29il a un proche, je crois,
09:31qui lui sert de traducteur,
09:32mais donc l'expérience s'avère pas très concluante,
09:35et donc il revient en France.
09:36Marie Poussel, de retour à Paris,
09:38est-ce qu'il pense à abandonner l'idée
09:40de faire carrière dans la musique ?
09:42Oui et non, parce qu'il a quand même encore en tête
09:44l'envie de vivre de la musique,
09:46pas forcément de carrière,
09:47mais de vivre de la musique,
09:47c'est vraiment un passionné.
09:49Donc il va continuer à tenter,
09:51à voir la vie qu'il avait avant,
09:52c'est-à-dire enchaîner des petits boulots,
09:54et quand même mixer.
09:55Il passe des heures quand même dans sa chambre
09:57à essayer de bidouiller,
09:59à faire des sons, etc.
10:01Et puis à un moment, effectivement,
10:02ça devient trop compliqué,
10:03parce qu'il peut plus payer son loyer.
10:05Il est entouré de gens,
10:06en plus qui ont des vrais boulots,
10:07entre guillemets,
10:08c'est-à-dire il ne s'est pas coupé
10:10de son milieu social,
10:11donc il a ses potes qui vont au bureau,
10:14et lui, il est là,
10:15et il ne paye pas son loyer.
10:16Donc à un moment, il se dit,
10:17bon là, c'est trop,
10:18il faut que j'arrête,
10:19je me laisse deux mois,
10:21là, à la rentrée, j'arrête tout,
10:23je ferai DJ le week-end,
10:24pour le plaisir,
10:25ça restera une passion du dimanche.
10:27Mais il va voir un de ses potes
10:28en lui disant,
10:29est-ce que tu peux me trouver
10:30un boulot pour la rentrée ?
10:31C'est bon, j'embauche chez toi,
10:33à la rentrée.
10:36DJ Snake s'enferme en studio,
10:37cet été-là, on est en 2012,
10:39il produit des dizaines
10:40et des dizaines de sons
10:41qu'il envoie à tous ses contacts
10:43dans la musique,
10:44et l'un de ses morceaux,
10:45enfin, va faire décoller sa carrière,
10:47ça s'appelle Turn Down For What.
10:52En fait, c'est un coup du destin,
10:54c'est qu'au moment où lui,
10:55il ne croit plus,
10:56là, il y a ces étoiles
10:58qui s'alignent,
10:59et ça va être une traînée de poudre
11:00dans le monde entier,
11:01notamment aux Etats-Unis,
11:02et là, d'un coup,
11:04il va avoir un succès mondial,
11:06c'est-à-dire qu'en quelques semaines,
11:07il passe de j'arrête la musique
11:09à j'ai le tube numéro 1
11:11dans le monde.
11:13Cerise sur le gâteau,
11:14Michelle Obama le reprend
11:15pour une campagne
11:17à la Maison Blanche.
11:17Donc, il est même adoubé
11:19par Michelle Obama,
11:20et c'est complètement dingue
11:21parce que, du coup,
11:22c'est là que, d'un coup,
11:23toutes les portes s'ouvrent.
11:25Paul Abram,
11:26vous vous souvenez
11:27de la première fois
11:28où vous avez entendu ce morceau ?
11:29En fait, c'est assez drôle
11:30parce que oui.
11:31À l'époque, moi,
11:31je suis un adolescent,
11:32j'ai mon premier ordinateur,
11:34je découvre YouTube,
11:35je découvre ce clip
11:36complètement déjanté
11:37de Turn Down For What.
11:38On ne sait pas trop
11:38si c'est une scène de guerre
11:39ou d'amour,
11:40mais tout vole en éclats,
11:41ça part dans tous les sens.
11:42Et moi, je découvre ça.
11:44Derrière, j'apprécie aussi la musique
11:46et je me dis,
11:46mais qu'est-ce que c'est que ça ?
11:47Qui est DJ Snake ?
11:48À l'époque, moi, je ne connais pas.
11:49Je me dis,
11:49c'est qui cet Américain ?
11:50Et en fait, non, c'est un Français.
11:51Je commence à m'intéresser
11:52et à le suivre
11:53et ça verra que je l'ai suivi
11:55toute sa carrière.
12:00Du jour au lendemain,
12:01DJ Snake est partout.
12:02Comment est-ce qu'il vit
12:03ce succès fulgurant ?
12:05Il le vit assez bien,
12:06mais il passe de l'ombre
12:08à la lumière
12:08à un claquement de doigts.
12:09Et c'est là où on pourrait
12:10se poser la question
12:11de savoir
12:11s'il ne va avoir que ce tube.
12:14Sauf qu'en fait,
12:14DJ Snake,
12:15ça fait tellement longtemps
12:16qu'il attend,
12:16il a tellement de sons
12:18dans ses bagages
12:19que non, au contraire,
12:20c'est le moment
12:21où il va se dire,
12:21bon, là, la porte est ouverte,
12:23je vais l'enfoncer.
12:24Et donc, il enchaîne comme ça
12:26avec plusieurs tubes.
12:27Il y a Linnon
12:28qui arrive très vite
12:29avec une autre star des DJ
12:30qui s'appelle Diplo.
12:37Linnon, pareil,
12:38succès planétaire.
12:39Il passe des boîtes de nuit
12:40où on ne le voit pas trop
12:41parce que le DJ,
12:42il est derrière les platines.
12:44Donc, quand on fait la fête,
12:45on ne regarde pas forcément
12:46les DJs.
12:46À des festivals
12:47dans le monde entier
12:49où là,
12:50tout le monde le regarde.
12:50Et c'est là
12:51où il aura l'idée,
12:52enfin,
12:52où un copain à lui
12:53va lui glisser l'idée
12:54de mettre des lunettes
12:55de soleil
12:56pour justement
12:57vaincre sa timidité.
12:59Ça fait une espèce
12:59de pare-feu
13:00entre les milliers
13:01de personnes
13:01qui attendent
13:02qu'il passe du son
13:03et lui.
13:04Et il commence
13:05à créer son personnage.
13:10Ce personnage
13:11affublé
13:12de lunettes de soleil
13:13assez mystérieux
13:14qui commence
13:14à se dessiner,
13:15on va y revenir.
13:16À cette époque,
13:17DJ Snake
13:18fait une entrée
13:18dans la pop grand public
13:20quand il travaille
13:20sur un album
13:21de la star américaine
13:22Lady Gaga.
13:23Oui,
13:24avec Lady Gaga,
13:24ce qui est assez fou,
13:25c'est qu'en fait,
13:26elle a entendu des sons
13:27parce qu'elle se dit
13:28c'est qui ce petit Frenchie
13:29qui a sorti
13:30ce titre numéro un mondial.
13:32Elle va prendre
13:33des sons à lui.
13:41Sauf qu'en fait,
13:42il y a un décalage
13:43entre le succès
13:43et le moment
13:44où DJ Snake
13:45va récupérer les sous.
13:47Donc en fait,
13:47il a un tube
13:48qui est encore
13:48numéro un mondial.
13:49Il bosse avec Lady Gaga
13:51qui est une des plus grandes
13:52stars planétaires.
13:53Et lui,
13:53il vit encore
13:54dans un HLM
13:55à Hermann
13:56au quatrième étage
13:57avec,
13:58comme il me le dit,
13:58un ascenseur
13:59très souvent en panne.
14:01Dans les années 2010,
14:02DJ Snake
14:03collabore avec
14:03les plus grands
14:04artistes américains,
14:05Justin Bieber,
14:06Selena Gomez,
14:07Cardi B,
14:07mais pas seulement.
14:08On a plus en tête
14:09les Etats-Unis
14:10parce qu'évidemment,
14:11comme il collabore
14:12avec Justin Bieber,
14:13avec Selena Gomez,
14:14c'est des stars
14:14qu'on adore.
14:15Voilà,
14:16c'est la pop occidentale.
14:17Donc du coup,
14:18on voit beaucoup ça.
14:19Mais là où DJ Snake
14:20est assez malin,
14:21c'est qu'il va aussi
14:22collaborer en Inde.
14:24Notamment,
14:24il va faire un clip
14:25à la façon de Bollywood.
14:26Donc du coup,
14:28forcément,
14:28en Inde,
14:29qui est un marché
14:30énormissime,
14:31il cartonne aussi.
14:35Donc il a en fait
14:36cette habilité
14:38à toucher à tout
14:39et pas uniquement
14:40à la pop.
14:42Et pourtant,
14:44malgré ce succès
14:45international,
14:46les médias
14:46à grand public français
14:47passent un peu
14:48à côté du phénomène
14:49DJ Snake.
14:50Oui,
14:51alors en fait,
14:51on ne se rend pas trop
14:52compte de ce que ça
14:53pèse DJ Snake en France.
14:55Ce n'est pas quelqu'un
14:56qu'on invite à The Voice,
14:58à la Star Academy,
15:00voilà,
15:00des grosses émissions
15:01comme ça sur TF1.
15:02Lui,
15:03il est assez absent de ça.
15:04Alors,
15:05il est assez absent
15:05pour une bonne raison,
15:07c'est qu'il tourne
15:07dans le monde entier.
15:08Il dit qu'il prend plus
15:09d'avions qu'une hôtesse
15:10de l'air.
15:10C'est-à-dire qu'il arrive
15:11parfois à faire deux soirées
15:13dans la même journée.
15:14Donc,
15:15personne ne l'a sous la main.
15:17Alors,
15:17les fans d'Electro
15:18ont conscience
15:18qu'il est en train
15:19de devenir énorme.
15:20Les fans de pop culture
15:22savent très bien
15:22qui c'est.
15:23Mais,
15:24monsieur et madame
15:25tout le monde
15:25ont du mal
15:26à savoir qui il est.
15:29Paul Abran,
15:30malgré ce désintérêt
15:31médiatique en France,
15:33DJ Snake arrive quand même
15:34à consolider son public.
15:35En fait,
15:36je pense qu'il n'a même
15:36pas besoin de ça.
15:37Il a déjà une communauté
15:38qui grossit de plus en plus
15:39au fil des années
15:40et de ses sorties musicales.
15:41Et surtout,
15:42il est très malin
15:42avec les nouvelles plateformes,
15:44les nouveaux réseaux sociaux
15:45et notamment
15:46la plateforme Discord
15:47qui est une plateforme
15:49qui permet de créer
15:50des chats,
15:51des conversations
15:52entre personnes.
15:53Il y en a beaucoup
15:53qui existent,
15:54ce n'en est une.
15:55Et lui,
15:55il crée un Discord
15:56pour la Snake Army.
15:58La Snake Army,
15:59c'est donc l'armée
16:00de DJ Snake,
16:01le nom que ses fans
16:01se sont donné.
16:02Au début,
16:03je pense que ça part
16:03d'une blague,
16:04d'une anecdote
16:05et en fait,
16:05ça devient la communauté
16:06des plus gros fans
16:08de DJ Snake.
16:09Donc moi,
16:09je suis dans cette conversation-là.
16:11On est 8 000 membres inscrits
16:12mais le nombre d'actifs
16:13est beaucoup moindre.
16:14et en fait,
16:15lui,
16:15il converse directement
16:17avec ses fans.
16:18Et donc en fait,
16:19de temps en temps,
16:19presque quotidiennement,
16:20il vient et il met
16:21quelques messages
16:22dans cette conversation.
16:23Donc ça prouve
16:23qu'il est vraiment proche
16:24de ses fans.
16:26Des années 2010
16:28jusqu'à aujourd'hui,
16:29le succès de DJ Snake
16:30n'a fait que grandir
16:31mais il garde un rapport
16:33particulier aux médias,
16:34assez mystérieux
16:35puisqu'il disparaît souvent.
16:37Mais quand il réapparaît,
16:38Marie Poussel,
16:39vous qui avez plusieurs fois
16:40eu l'occasion
16:40de l'interviewer,
16:41comment il est ?
16:42Il est très efficace.
16:44Il ne va refuser
16:44aucune question.
16:46Il va toujours avoir
16:46le bon mot.
16:47Donc c'est quelqu'un
16:48de très très agréable
16:49pour les journalistes
16:50et après par contre,
16:51il va disparaître.
16:53On ne sait pas
16:53s'il est marié,
16:54on ne sait pas
16:55s'il a des enfants.
16:56On l'a beaucoup imaginé
16:57vivre aux Etats-Unis
16:58mais en vérité,
16:59on ne sait même pas
17:00trop où il habite
17:01parce qu'en fait,
17:02l'avantage qu'il a
17:03et il me l'a encore répété
17:03la semaine dernière,
17:05c'est que quand il enlève
17:06ses lunettes de soleil,
17:07plus personne le reconnaît.
17:09Il a réussi aussi un peu
17:11comme les Daft Punk
17:11en réalité,
17:13à jongler entre
17:14une carrière internationale
17:16et un luxe
17:17dans sa vie privée
17:18qui fait qu'il est
17:19complètement anonyme.
17:20Parmi tous ses secrets,
17:21il y a quand même
17:21certaines choses
17:22que DJ Snake révèle
17:23en interview,
17:24certaines valeurs
17:25qu'il défend
17:25dans la vie
17:26et dans la musique.
17:27Pas d'homophobie,
17:28pas de sexisme
17:29et chose assez rare
17:31dans la musique électronique,
17:32pas de drogue.
17:33Est-ce que ça fait partie
17:34de ce que ses fans
17:35apprécient chez lui ?
17:35Oui, parce qu'en fait,
17:37il casse un peu
17:38le cliché du DJ
17:39qui va être un peu bourré,
17:41qui prend des drogues,
17:42qui prend des avions
17:43avec des femmes
17:44en petite tenue.
17:45Il raconte tout l'inverse,
17:47en fait.
17:47Il dit,
17:47j'ai jamais bu d'alcool,
17:49j'ai jamais pris de drogue,
17:50je fais très attention
17:52à ma santé mentale,
17:53ce qui est assez rare,
17:53même au-delà
17:54des artistes électros,
17:55des artistes tout court,
17:56mais il est vraiment
17:57dans cette nouvelle mouvance
17:58des artistes
17:59qui disent,
17:59attention,
18:00le succès,
18:00c'est cool,
18:01mais c'est très dur
18:02à assumer
18:03parce qu'en fait,
18:04tous les matins,
18:04et là je le cite,
18:05on se réveille
18:06avec autant de messages
18:07de gens comme Paul
18:09qui l'adorent,
18:10qui l'adulent,
18:10et autant de gens
18:11qui le détestent.
18:12Donc il dit,
18:13aucun humain
18:14n'est calibré
18:15pour avoir cette vie-là
18:16et si on rajoute
18:18à côté des excès
18:19en tout genre,
18:20ça paraît très compliqué.
18:21Moi,
18:22je le compare un peu
18:23à un sportif de haut niveau,
18:24à un grand footballeur,
18:26c'est-à-dire que
18:27pour tenir,
18:28il faut rester sain
18:29parce que sinon,
18:30ça ne durera pas
18:31et lui,
18:31il veut tenir.
18:32Le mardi 6 mai 2025,
18:34quatre jours avant
18:35le concert au Stade de France,
18:37la statue de cire
18:38de DJ Snake
18:39est dévoilée
18:39au musée Grévin.
18:41Marie Poussel,
18:41vous êtes sur place
18:42à cette occasion,
18:43vous passez un peu
18:43de temps avec lui,
18:44comment il est ?
18:45Il est hyper content.
18:47La première chose
18:48qui me marque,
18:49c'est qu'il est plein de blagues,
18:51il est de très bonne humeur.
18:53C'est assez perturbant
18:55de se voir comme ça,
18:55de près,
18:56c'est vraiment impressionnant
18:59et c'est vraiment une réussite.
19:01Quand il découvre sa statue,
19:02c'est vraiment un moment
19:03hyper rigolo
19:04parce qu'on est quand même
19:05au milieu des statues
19:06de Mimi Mati,
19:07de Cadmera,
19:09des personnalités
19:10qui n'ont absolument
19:11rien à voir
19:11avec son parcours à lui.
19:13Il y a ses copains
19:14des quartiers,
19:15il y a sa famille,
19:15donc il y a pas mal
19:16de gens du rap,
19:17tout le monde se regarde
19:18un peu en se disant
19:18mais qu'est-ce qu'on fout là
19:19parce que c'est vrai
19:20que c'est pas là
19:20où on attend un DJ
19:22et en fait,
19:23quand il découvre sa statue,
19:24il est hyper drôle
19:24parce qu'il dit
19:25« Ah ouais,
19:26vous l'avez quand même
19:27vachement mieux fait
19:27que les autres »
19:28parce qu'effectivement,
19:28il y en a plein autour
19:29qui sont quand même
19:30beaucoup moins ressemblantes
19:31que lui
19:31et surtout,
19:33et surtout,
19:34c'est la veille
19:35de la demi-finale
19:36de la Ligue des Champions.
19:38Donc en réalité,
19:39ok,
19:39il y a le musée Grévin
19:40mais ce qui l'intéresse
19:41plus que tout,
19:42c'est quand même
19:42cette demi-finale
19:43avec son équipe fétiche,
19:45le PSG.
19:46Il a même demandé
19:47pour l'anecdote
19:48qu'on reporte
19:49l'inauguration
19:50de sa statue à Grévin
19:51pour être disponible
19:52pour le match le lendemain.
19:55On en revient
19:56au début de cet épisode
19:57de Code Source.
19:58Samedi 10 mai,
19:59DJ Snake,
20:00donc fraîchement débarqué
20:01du RER,
20:02livre un show
20:03devant 80 000 personnes
20:05au Stade de France,
20:06dont vous,
20:07Paul Abran.
20:08Alors,
20:08est-ce que c'était
20:08à la hauteur
20:09de vos attentes ?
20:10Oui,
20:10on l'attend depuis
20:11un an et demi.
20:13Il avait dit
20:13après le Parc des Princes
20:14qu'il ferait encore plus fort
20:16donc on se doutait bien
20:17qu'il allait faire
20:17le Stade de France.
20:18Là,
20:19moi je suis dès 18h
20:20dans la fosse,
20:21les premières parties
20:22déjà donnent le ton.
20:24Madeon,
20:25qui est un français
20:25aussi qui a explosé
20:27aux Etats-Unis,
20:28Tiesto,
20:29qui est une légende vivante
20:30de la musique électronique,
20:31DJ Snake s'offre
20:32en première partie,
20:33un luxe.
20:33Donc ça commence très fort
20:35et puis après,
20:36une scénographie exceptionnelle,
20:38plus d'effets pyrotechniques
20:39qu'à la cérémonie
20:40d'ouverture des JO,
20:42pas mal d'invités.
20:43Un set plutôt bien construit
20:45entre des moments
20:45très violents
20:46comme ce mur de la mort
20:47qui est un peu sa signature
20:48sur les gros concerts
20:49où il sépare la foule en deux
20:51et sur un son très barbare
20:53que les deux camps
20:54se rendent dedans.
20:56Alors je vous rassure,
20:56il met un grand message avant,
20:58il laisse au moins 10 minutes
20:58à tous ceux
20:59qui ne voudraient pas
20:59y participer
21:00pour s'écarter
21:01de cette fosse.
21:05Et après,
21:06pour reprendre son souffle,
21:07il joue un titre,
21:08un tube planétaire
21:09de Céline Dion.
21:10Donc voilà,
21:10c'est DJ Snake,
21:11c'est le mélange des genres,
21:12c'est des moments puissants,
21:14des moments de calme
21:15et d'amour.
21:16Donc oui,
21:16le concert était largement
21:18à la hauteur de nos attentes.
21:20Et cette soirée
21:21ne s'arrête pas là,
21:22elle se poursuit
21:22à l'Accor Arena
21:23de Bercy,
21:24un after,
21:25donc une deuxième partie
21:26de soirée.
21:27On dit ça habituellement
21:28pour une soirée
21:29beaucoup plus intimiste,
21:30mais qui là se tient
21:31à nouveau
21:32dans l'une des plus grandes
21:33salles parisiennes.
21:34En fait,
21:34tous les concerts,
21:36ensuite,
21:36il y a une deuxième partie
21:37de soirée,
21:38c'est en général
21:39avec les proches,
21:40les invités,
21:41mais lui,
21:41il va un peu plus loin,
21:42il fait des aftershows
21:43aussi avec ses fans.
21:45On le compare beaucoup
21:46à Prince,
21:46Prince était un habitué
21:48à ça,
21:48et donc le génie de Snake,
21:50c'est que c'est le premier
21:50artiste français,
21:51du coup,
21:52à enchaîner un Stade de France
21:53et un Bercy.
21:54Le Bercy a été rempli,
21:56pareil,
21:57même pas en fait,
21:57on dit en trois minutes,
21:58mais en vrai,
21:59c'est pas en trois minutes,
22:00c'est en une minute
22:01parce qu'il y a tellement
22:02de files d'attente,
22:03c'est qu'à partir du moment
22:04où la mise en vente
22:05est effective,
22:06il n'y a plus de billets.
22:08Marie Poussel,
22:09vous vous êtes rendue
22:09à cet after
22:10avec des fans
22:11de DJ Snake
22:12dans un discobus
22:13spécialement prévu
22:14pour l'occasion.
22:15Comme son nom l'indique,
22:16c'est une boîte de nuit
22:17dans un bus,
22:18un double bus
22:19avec beaucoup de gens dedans,
22:21ça reste dans l'ambiance
22:22et ça évite en fait
22:23aux fans
22:24de redescendre
22:25niveau ambiance
22:26avec un RER,
22:28un métro
22:28et là en fait,
22:29on reste avec des DJ.
22:30Donc les gens
22:31qui avaient accès
22:31à ce discobus,
22:32c'était vraiment
22:33pour le coup
22:34des membres,
22:34je pense,
22:35très actifs
22:35de la Snake Army.
22:37Il a un peu arrêté
22:38le temps dans Paris
22:38en fait,
22:39DJ Snake,
22:39c'est-à-dire que
22:40les gens se demandaient
22:41c'est quoi ces bus
22:42avec cette lumière,
22:44les gens qui hurlent dedans.
22:45Donc déjà,
22:46voilà,
22:46il crée sa légende,
22:47il crée l'histoire
22:48de cette soirée
22:49et il y a un truc
22:50très impressionnant,
22:51c'est quand on arrive
22:52à Bercy
22:52vers une heure et demie
22:53du matin
22:53où tout le reste de Paris
22:55et voilà,
22:56les bars sont en train
22:57de se fermer,
22:58les gens rentrent
22:58et là en fait,
23:01c'était comme
23:01s'il était 19h30,
23:02c'est-à-dire que
23:02les terrasses étaient ouvertes,
23:04tout le monde mangeait,
23:05c'était hyper drôle quoi.
23:08Il avait arrêté le temps
23:08en fait.
23:11C'était assez exceptionnel,
23:12c'était Bercy
23:13qui était transformé
23:13en club
23:14avec 20 000 personnes,
23:15une scène centrale
23:16assez minimaliste,
23:18pas de show visuel,
23:20simplement des lasers
23:21dans tous les sens
23:21et un style très underground,
23:23très techno,
23:24hard music.
23:25Donc c'était pour un autre
23:26public,
23:27il ne fallait pas
23:27s'attendre au grand tube
23:28de DJ Snake
23:29mais la soirée
23:30a continué comme ça
23:31jusqu'à 6h.
23:35Merci à Marie Poussel,
23:37journaliste au service
23:38culture du Parisien
23:39et Paul Abran,
23:40journaliste à l'édition
23:41de Paris.
23:41Cet épisode de Code Source
23:43a été produit par
23:44Pénélope Gualkirotti,
23:45Oriane Gendreau
23:46et Clara Grosis
23:47réalisé par
23:48Pierre Chaffanjean.
23:49N'hésitez pas
23:49à vous abonner
23:50à Code Source
23:51sur votre plateforme
23:52d'écoute préférée
23:53ou sur la chaîne
23:53YouTube du Parisien,
23:55à nous laisser
23:55des commentaires
23:56et à partager.