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Le PSG s’est offert une place en finale de la Ligue des champions après une victoire mémorable contre Arsenal au Parc des Princes. Récit de cette épopée avec le commentateur sportif de la radio ici Paris Île-de-France Bruno Salomon.
Crédits.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Pénélope Gualchierotti et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le PSG en finale de la Ligue des Champions, ce sera le samedi 31 mai en Allemagne à Munich, face
00:17à l'Inter Milan.
00:18Paris, qui n'a jamais gagné cette compétition, a battu Arsenal en demi-finale le mercredi 7 mai.
00:23Codesources revient aujourd'hui sur cette qualification à travers le regard du commentateur des matchs du PSG pour la radio
00:31Ici Paris, Île-de-France, anciennement France Bleu.
00:35Bruno Salomon est connu de tous les supporters parisiens, tous les ultras. Il commente le PSG depuis plus de 15
00:41ans.
00:42Dans Codesources, aujourd'hui, il revient sur son parcours personnel et sur l'épopée du PSG en Ligue des Champions.
00:54Bruno Salomon, vous avez 48 ans, vous êtes papa, papa solo d'un garçon de 12 ans et depuis 17
01:00ans maintenant, vous êtes la voix du PSG sur Ici Paris, Île-de-France, l'ancienne France Bleu Paris.
01:07Et vous revendiquez d'être partisan quand vous commentez les matchs du PSG. Ça veut dire quoi ?
01:13Partisan, c'est être supporter de l'équipe, mais tout en étant possiblement critique quand on a envie de l
01:19'être.
01:20Moi, sur un match, si un joueur m'agace et qu'il porte le maillot du PSG, je vais le
01:25dire, je vais le penser.
01:27Et pour moi, être partisan, c'est oui, être à fond derrière l'équipe, avoir le cœur rouge et bleu.
01:33Mais ce cœur-là, quand il bat peut-être quelque fois trop fort, il y a des choses qui m
01:37'énervent, je le dis aussi.
01:38Cette qualification en finale de Ligue des Champions face à Arsenal, c'était fou ?
01:43C'était fantastique, fantastique, ambiance géniale et puis battre aller et retour Arsenal, un moment vraiment grandiose.
01:52Vous allez nous raconter comment vous avez vécu cette demi-finale retour au Parc des Princes à la fin de
01:57ce podcast, à la fin de cet épisode de Code Source.
01:59D'abord, racontez-nous comment vous est venue la passion du commentaire sportif à la radio ?
02:05Eh bien, ça vient de ma chambre, adolescent, voire même enfant. Je suis natif de Grenoble, voilà, avec dans ma
02:13chambre beaucoup d'écharpes de foot,
02:15beaucoup de journaux, de livres sur le sport. Et moi, j'ai cette particularité en plus d'être très chauvin,
02:23je suis fier d'être grenoblois, de mes racines.
02:25Et donc, en fait, j'écoutais la radio locale pour le hockey sur glace, pour le rugby, pour le foot.
02:30J'avais mes rendez-vous, le samedi, c'était à 20h et à 15h, le dimanche, il y avait des
02:35matchs et je me les écoutais, je me les mangeais. J'adorais ça.
02:37Votre papa était cheminot à la SNCF, il est devenu cadre, votre mère infirmière, infirmière militaire. Votre père, il vous
02:44emmenait pas au stade à Grenoble ?
02:45C'était pas son truc. Alors, il le faisait, voilà, mais il avait trouvé un bon truc. Comme j'étais
02:49un élève assez médiocre à l'école, il a fait la sanction.
02:53C'était, bon, bah écoute, si la note n'est pas très bonne, ou en tout cas, si le bulletin
02:57de note n'est pas terrible, t'iras pas voir le match.
03:00Donc, en fait, moi, j'avais ma solution. C'était, bon, ok, pas de problème, je peux pas aller au
03:03match.
03:03Mais tu sais quoi, je vais quand même écouter la radio et je vais me poser tranquille dans ma chambre.
03:08Et ma maman faisait la même chose. C'était, allez, je t'emmène, mais franchement, écoute plutôt le match à
03:12la radio, ce sera mieux.
03:13Bah, ils ont bien fait parce que finalement, ça en est devenu mon métier.
03:19Vous faites un stage de troisième à Radio France Isère. Coup de cœur, vous repassez les voix régulièrement.
03:25Et après avoir fait un bac pro, puis un BTS de vente, vous commencez à travailler dans cette radio au
03:31standard, d'abord en pige,
03:33avant d'intégrer ensuite Radio France en 2001 à 24 ans.
03:37Et en 2008, on vous propose de commenter tous les matchs du Paris Saint-Germain pour France Bleu, Île-de
03:42-France.
03:42Quand on me propose ça, je me dis, chouette, je vais suivre le club de mon joueur préféré, même de
03:46mes deux joueurs préférés,
03:48de Yuri Jorkaeff, formé à Grenoble, et qui a joué du côté de Paris.
03:51Et puis, il y a Georges Ouéa, Monsieur Georges, homme à qui j'ai un jour serré la main dans
03:55les années 90.
03:55Je devais avoir, je sais pas, 12, 13 ans et je me suis pas lavé la main pendant trois jours.
03:59Ma mère m'a dit que c'était ridicule cette histoire et qu'à un moment donné, il fallait se
04:02laver la main.
04:03Donc, j'étais content de me lancer dans l'aventure dans un club qui, dans les années 90, m'avait
04:08commencé à m'intéresser.
04:11Premier match du PSG que vous commentez, c'est le 5 janvier 2008 en Coupe de France, Epinal-PSG.
04:17Et pendant cette première saison, à la fin, vous vivez un moment très fort.
04:21Quand Paris évite la relégation en deuxième division, ça se joue le samedi 17 mai 2008 à Sochaux, au Stade
04:28Bonal.
04:28Oui, c'est un moment complètement lunaire du déplacement en voiture, en départ de Radio France avec quatre de mes
04:35confrères.
04:36Parce que le Paris Saint-Germain, je vous laisse imaginer, nous, on s'est lancé six mois avant.
04:40On s'est lancé six mois avant et on voit le club qui est à deux doigts de se casser
04:43la figure.
04:44Dans ma direction, certains se disaient, mais non, mais on va pas pouvoir les suivre en Ligue 2.
04:47Et moi, je leur dis, si jamais ils tombent, il faut y aller.
04:49Parce que c'est ça aussi, une radio locale, une radio partisane, c'est de suivre son club dans les
04:53bons comme dans les mauvais moments.
05:00Donc effectivement, Sochaux, le but d'Amaradiané, ce ballon qui roule pendant, j'ai l'impression, des heures au commentaire,
05:07au micro.
05:07Et cette délivrance, ce ballon qui roule, qui roule, qui passe sous le bras de Richard, le gardien de Sochaux.
05:15Et ça prend trois heures pour rentrer dans ce but.
05:18Et moi, j'explose et moi, je saute contre la grille.
05:20Il y a une grille qui me séparait des supporters socialiens, là, dans la tribune de presse.
05:25J'ai sauté au grillage, je sais pas ce qui m'a appris.
05:27Je hurlais, j'étais au micro, je criais, j'étais heureux.
05:30Et à la fin de la rencontre, en fait, j'ai compris que Paris et moi, ça allait être une
05:35histoire assez fusionnelle et folle.
05:39Parce que rien que ces six premiers mois-là, j'ai laissé une partie de ma santé, mais je suis
05:43heureux d'avoir continué.
05:48Quand le Qatar devient propriétaire du Paris Saint-Germain en 2011,
05:52et dit tout de suite son envie de remporter la Ligue des champions la plus prestigieuse des compétitions de club,
05:57vous vous dites quoi ?
05:58Moi, ce qui a été fou, en fait, c'est de faire toutes les conférences de presse quand les nouveaux
06:02joueurs arrivent.
06:03Quand débarquent les Thiago Silva, les Zlatan Ibrahimović.
06:07Alors, c'est pas la première année, c'est la deuxième année.
06:08Mais tout ça est assez fou.
06:10Enfin, c'est complètement improbable.
06:13Et tu te dis, bon, ok, là, on est rentré dans complètement autre chose.
06:16Tu vois Carlo Ancelotti débarquer.
06:18Tu te dis Carlo Ancelotti, entraîneur du Paris Saint-Germain.
06:21Enfin, j'ai beaucoup de respect pour tout ce qui s'est passé avant.
06:23Mais là, tu passes dans un autre univers.
06:25Mes chefs me disent, tu vas aller suivre leur premier stage au Qatar.
06:29Donc, je suis parti au mois de janvier au Qatar, alors que d'habitude, j'allais les suivre à la
06:33boule.
06:34Je suis parti dans une autre dimension, en fait.
06:37Malgré ses ambitions et ses moyens, le PSG Qatari ne parviendra pas à gagner la Ligue des Champions pendant les
06:4313 années qui suivent.
06:44Le 8 mars 2017, par exemple, le PSG joue son huitième de finale retour contre le FC Barcelone au Camp
06:50Nou.
06:51Victoire 4 à 0 à l'allée, mais le match retour vire au cauchemar.
06:56C'est la remontade.
06:57Le 4 à 0, c'est l'un des plus beaux matchs que j'ai eu à commenter de ma
06:59vie.
07:00La victoire du PSG face à Barcelone, c'est 36 heures sans dormir après.
07:05Quel but ! Quel but ! Quel but !
07:08Quel but ! C'est de la folie ! C'est de la folie ! C'est bon !
07:12J'ai pris mon pied, c'était fantastique.
07:14La semaine qui suit, tu te dis, rien ne peut t'arriver.
07:18Et puis, tu débarques au Camp Nou, alors avec une certaine animosité pour les Catalans, je l'avoue.
07:25Et là, en fait, le match se passe à l'antenne, il y a 3 buts à 1, on est
07:29à la 80e minute de jeu.
07:30Et à un moment, à l'antenne, j'annonce que des supporters devant moi, Catalans, se lèvent et partent.
07:40J'annonce donc, c'est terminé.
07:42Si les supporters ont lâché, cette équipe va lâcher.
07:45Et à la 85e, tout va très bien pour le PSG, et là, tu prends la foudre.
07:57Et ce moment-là est lunaire, ces buts qui s'enchaînent.
08:016-1 pour le Barça.
08:02Et après, tout va à deux à l'heure.
08:05C'est-à-dire que Paris est éliminé, et je vois tout au ralenti pendant 2, 3, 4 heures.
08:10Mais j'ai pris comme un chaos technique.
08:13Je ne sais plus où j'en suis.
08:16Au fil des ans, des stars se succèdent au PSG.
08:19David Beckham, Zlatan Ibrahimovic, je vous l'avais dit, Kylian Mbappé, mais aussi deux acteurs de cette remontada.
08:24Le brésilien Neymar et le génie argentin Messi.
08:27Vous savourez, j'imagine, en tant que commentateur ?
08:30Le pied, quoi.
08:31Le pied, qu'est-ce que je vous dise ?
08:33Oui !
08:34C'est une frappe de malade mental !
08:39Il s'appelle Zlatan !
08:403 buts à 0 !
08:43Je suis le gars qui a la chance de faire ce métier, et qui commente.
08:48Zlatan Ibrahimovic, Thiago Mota, parce que c'est l'un des plus grands, Thiago Silva.
08:51J'ai le droit de commenter Neymar, Mbappé, Messi.
08:54Pastore, une, deux, le départ dans l'eau de la défense.
08:56Réveur Pastore qui va se présenter face à Alves.
08:58La frappe !
08:58Et c'est plus !
09:01Là, actuellement, je suis en train de voir Éclore des désirés doués.
09:03Je suis en train de voir Varad Skrylia, qui est un très, très grand joueur.
09:06Franchement, c'est un plaisir absolu.
09:10On reprend le film des dernières années au Paris Saint-Germain.
09:13En 2019, nouvel accident industriel en Ligue des Champions.
09:16Le PSG est opposé à Manchester United en huitième de finale retour.
09:21Là aussi, les supporters, les journalistes sont confiants pour une qualification en quart.
09:25Après la victoire 2 à 0 à l'aller.
09:28Et le PSG est battu 3 buts à 1.
09:31Nouvelle élimination en huitième de finale.
09:32C'est Rashford !
09:34Et Manchester United ont produit l'impossible !
09:38Bouche froide.
09:40Tu commences à dire, punaise, mais pour ne pas dire un plus gros mot.
09:43Ce club est maudit, quoi.
09:44Ce match-là, face à une équipe C de Manchester United, c'est un cauchemar.
09:48C'est un cauchemar.
09:50Et la faute, Kimpembe, Rashford, tout ce mélange.
09:52La 90e minute de jeu.
09:54Après avoir pris la droite de la Montana, on prend la gauche de Manchester United.
10:01Le PSG atteint la finale de la Ligue des Champions en 2020.
10:05Mais après une compétition remaniée avec moins de match à cause du Covid.
10:09Et tous les matchs sont disputés dans le même stade au Portugal, à Lisbonne.
10:12Aucun spectateur autorisé.
10:14Finale perdue, finalement, face au Bayern 1 à 0.
10:18Vous la vivez comment, en quelques mots ?
10:19Alors, je la vis sans être au stade.
10:21Parce que pandémie, comme vous venez de le souligner.
10:23Et donc, je me suis retrouvé frustré à commenter en cabine du côté de Paris.
10:27Et ce n'est pas du tout pareil quand on commente un match dans un stade.
10:30Cette finale, en fait, je l'ai complètement occultée.
10:33Et j'avoue que j'en ai très peu de souvenirs.
10:35Parce qu'on ne l'a pas vécu comme on aurait dû la vivre.
10:37Comme tous les autres clubs, finalement, l'ont vécu.
10:40Bruno Salomon, au-delà du sport, le Covid a bouleversé nos vies.
10:44A endeuillé de nombreuses familles.
10:46C'est votre cas, vous me l'avez dit en préparant ce podcast.
10:49A ce moment-là, vous perdez votre père du Covid et votre mère quelques mois plus tard.
10:53Effectivement, c'est une période très compliquée.
10:56Avec mon papa qui, six mois après cette finale, décède du Covid.
11:01Et ma maman, malheureusement, le suivra quelques mois plus tard d'une autre maladie.
11:09Ce qui est assez fou, c'est que déjà Radio France, et ça, je me permets de le souligner,
11:12mais Radio France m'a accompagné et m'a laissé m'occuper de mes parents.
11:16En gros, je faisais des allers-retours, je descendais voir mes parents, j'essayais de m'en occuper.
11:19Enfin voilà, c'était toute une partie un peu difficile.
11:22Et on me laissait le micro et c'était des vrais moments d'exutoire, en fait.
11:27Et en fait, depuis que tous les deux sont partis, je suis un peu dans une période désormais
11:31de « je profite de chaque instant et chaque match, je dois être à fond pour profiter et kiffer ».
11:38Bruno Salomon, avec les années, vous avez noué des liens forts avec une partie des supporters du PSG
11:44qui aiment votre style à la radio, vos commentaires partisans.
11:47Vous recevez régulièrement des retours sur les réseaux sociaux notamment.
11:51Avec la direction du Paris Saint-Germain, ça se passe comment avec un grand club comme le PSG ?
11:55C'est pas si simple que ça, parce que le Paris Saint-Germain, en fait, la radio partisane,
11:59comme c'est pas complètement acté en France, ils ont du mal avec ça.
12:04C'est-à-dire qu'un club en France préférait que la radio partisane soit un peu béni-oui-oui
12:09et qu'on soit tout le temps qu'avec eux.
12:12Et voilà, moi, il y a sur des sujets, je vais pas être d'accord avec le club.
12:16J'en donne un comme ça parmi tant d'autres, mais moi, le club sait très bien que le parc
12:21des princes,
12:22enfin le stade du PSG, c'est le parc des princes.
12:24C'est moi partir du parc, c'est une hérésie, c'est une folie, je ne comprends pas ce dossier
12:29-là.
12:30Et en fait, le contact est un peu bizarre.
12:32C'est-à-dire que dans cette sphère, avec CNN qui demande une interview d'un joueur,
12:38ou Sky Sports, ou tous les grands médias, et vous, de votre côté, radio régional, partisane,
12:44quand vous tapez à la porte en disant « excusez-moi, est-ce qu'on pourrait avoir un joueur ?
12:47»
12:47On en a très peu, j'en ai eu, mais on en a très peu.
12:50Malgré tous les titres de champions de France du PSG, est-ce qu'il y a une lassitude,
12:54au bout d'un moment, de commenter des matchs de Ligue des Champions,
12:57mais sans trophée à la fin de la saison dans cette compétition ?
13:00Alors, après l'élimination, le lendemain ou sur le lendemain, tu dis « franchement,
13:05t'as 48 ans, 47 ans, 46 ans, arrête quoi ! »
13:08Et puis tu te dis « non, on y retourne ! »
13:11Voilà, et en fait, je suis un esprit supporter, je vais être très clair,
13:14t'es dépité, et puis tu veux voir le club y arriver,
13:17et tu veux sentir le goût sucré d'une finale déjà de Ligue des Champions,
13:21en vrai, la vraie de vrai, que t'as envie de voir et de vivre.
13:26Un nouvel entraîneur arrive au Paris Saint-Germain pendant l'été 2023,
13:29c'est l'Espagnol Luis Enrique, l'ancien coach du Barça notamment,
13:33c'était le coach de la remontada.
13:34Qu'est-ce qu'il met en place à son arrivée ?
13:37Il y a une phrase que j'ai adorée, mais je me suis dit « il n'y arrivera jamais
13:40»,
13:40c'est de dire « je veux une équipe à l'image du public du Parc des Princes. »
13:46Les ultras du Paris Saint-Germain chantent pendant 90 minutes,
13:50chantent, dansent pendant 90 minutes,
13:52je veux une équipe qui est intense pendant 90 minutes.
13:55Et je me suis au départ dit « beau discours, sympa, mais ça ne peut pas ».
13:59Vu ce qu'on a vu avec les Messi qui marchaient,
14:02avec les Bappé qui aussi marchaient sur le terrain,
14:04et qui ne voulaient pas écouter les autres entraîneurs,
14:07je me suis dit « comment il va pouvoir réussir ça ? »
14:09Quand on a compris et qu'on lui a vraiment laissé les clés,
14:12c'est à ce moment-là qu'on se dit « je demande à voir ».
14:17Quand la grande star du Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé,
14:20part pour le Real Madrid à l'été 2024, donc l'été dernier,
14:24Louis Henrique explique que le club jouera mieux sans lui.
14:27Là pour le coup, je le crois vraiment parce que Kylian Mbappé,
14:30les deux dernières années de Kylian Mbappé ont été quand même assez poussies,
14:34il ne faut pas dire ennuyeuses,
14:36parce que c'était vraiment un long feuilleton
14:39qui ne servait plus à grand-chose entre le club et lui.
14:42Et quand Henrique dit ça, je le crois, je me dis « j'ai envie de voir ».
14:45Bruno Salomon, le début de la saison 2024-2025 en Ligue des Champions
14:49est compliqué pour le PSG.
14:51Oui, effectivement, le Paris Saint-Germain tâtonne,
14:54Louis Henrique nous place son équipe,
14:57mais les joueurs sont pour certaines fois maladroits.
15:01On a une équipe qui domine pendant 70% du temps,
15:04tu fais tourner le ballon, tu tires, ça passe à côté,
15:08des gardiens en face font des grosses rencontres,
15:10et là tu te dis « mais ce n'est pas possible, ça ne prend pas ».
15:12Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
15:14Je m'inquiète un tout petit peu quand même,
15:16en octobre-novembre, je me dis « mais qu'est-ce qui est en train de se passer ? »
15:20Le PSG se qualifie de justesse pour la phase finale de la compétition,
15:24et au mois de mars, Paris affronte en huitième Liverpool.
15:28À ce moment-là, leader du championnat anglais, futur champion.
15:31À l'aller, le Paris Saint-Germain a perdu 1-0,
15:34mais les joueurs de Louis Henrique égalisent,
15:37et vont arracher à Liverpool, donc, une séance de tir au but.
15:41Le PSG se surpasse.
15:43Moi, c'est l'une de mes plus belles émotions,
15:45dans un stade et pour du commentaire.
15:47Les joueurs donnent tout ce qu'ils ont,
15:49le jeu est beau, même la défaite 1-0,
15:51c'est la plus belle défaite que j'ai eu à commenter.
15:52et voir cette équipe gagner à handfield,
15:56moi, au commentaire, j'en pleure.
16:01Je suis sans voix, et je me mets à pleurer,
16:04parce qu'ils tiennent, parce que c'est une bataille,
16:07parce que c'est une folie sur le terrain,
16:10et que cette séance de tir au but,
16:12elle coupe la respiration,
16:14et je ne sais pas, dans mon corps, tout d'un coup,
16:16je sens du vide.
16:17Tout le monde pleure dans le studio, Bruno !
16:19Et là, les larmes me viennent,
16:20et je ne sais pas, je suis à l'antenne,
16:21donc j'ai l'animatrice, Pia Clément,
16:23qui fait des matchs avec moi,
16:24qui dit « Tu pleures, Bruno ? »
16:26alors qu'elle n'a pas l'habitude de m'avoir comme ça.
16:29Bruno, tu pleures aussi ?
16:31Et je dis « Oui, parce que je suis estomaqué
16:33par ce que vient de faire le Paris Saint-Germain. »
16:36C'est assez beau, quoi !
16:37Oh la vache !
16:39Ce qu'ils nous ont fait là !
16:40Ce PSG, qui depuis 13 ans,
16:42prend des baffes en Ligue des Champions,
16:44qui se rate à chaque fois dans les gros coups,
16:45cette fois-ci,
16:46alors il l'avait fait contre Chelsea,
16:47mais là, cette fois-ci,
16:48tu vas tordre l'équipe
16:51qui était favorite pour la compétition.
16:52Et ça, très franchement,
16:54c'est un truc de malade.
16:58En quart de finale,
16:59le PSG élimine Aston Villa.
17:01Demi-finale ensuite face à un autre club anglais,
17:04Arsenal, club londonien.
17:06Match allé le mardi 29 avril,
17:08Paris s'impose sur le terrain d'Arsenal 1 à 0.
17:12On en vient au début de cet épisode de Code Source.
17:14La demi-finale retour mercredi 7 mai au Parc des Princes à domicile.
17:20Qu'est-ce que vous vous dites dans les heures qui précèdent le match ?
17:23Ce jour-là, vous êtes dans quel état d'esprit ?
17:25Je suis très calme.
17:26C'est très bizarre.
17:27D'habitude, je suis un peu tendu.
17:29Et là, je suis calme.
17:30J'ai les courses à faire, je les fais.
17:31Je vais tranquillement préparer mon match.
17:34Je suis détendu.
17:35Et puis là, il faut aller au Parc des Princes.
17:37Et quand tu commences à croiser les supporters
17:39qui te font des clins d'œil parce que tu commences à les connaître,
17:42qui parlent du match,
17:43mais tout en silence comme ça,
17:45il n'y a pas beaucoup de bruit autour du Parc des Princes.
17:47Là, tu te dis, ok, c'est bon,
17:49c'est parti, c'est de six et une demi-finale.
17:51Et vous l'entendez ?
17:56Décrivez-nous le début du match
17:58et surtout la 27e minute de jeu.
18:00Le début du match, c'est un enfer sur terre
18:02parce que les dix premières minutes,
18:04ça part dans tous les sens.
18:06Arsenal est très agressif,
18:08rentre dans le Paris Saint-Germain.
18:10Et avec mon consultant, Eric Rabessant-Nathana,
18:12ancien capitaine du PSG,
18:14on commence à transpirer,
18:15on commence à se regarder.
18:16Puis il y a cette parade exceptionnelle
18:18de Gianluigi Donnarumma.
18:28Il plonge, c'est l'un des arrêts de l'année
18:30pour le Paris Saint-Germain.
18:32Et il sort ce ballon.
18:33Derrière, Paris sort la tête de l'eau
18:34et puis il y a Fabiano Ruiz.
18:36Et en fait, c'est à ce moment-là
18:37où tu te dis, il ne va rien t'arriver.
18:38Parce que 27e minute de jeu,
18:40quand ton seul joueur qui n'a pas marqué
18:42depuis 46 matchs de Ligue des Champions,
18:45Fabiano Ruiz te fait un amorti de la poitrine,
18:47il contrôle, il se retourne, il frappe
18:49et il met une frappe monumentale
18:52et il explose les filets de cette équipe d'Arsenal.
18:55Tu te dis, bon, là, ça part très très bien.
18:58Effectivement, 27e minute de jeu,
19:00le Parc des Princes explose
19:01et j'explose aussi.
19:13En deuxième période, le Parisien Achraf Hakimi
19:15inscrit un deuxième but.
19:17Juste avant, Vitignia rate un pénalty
19:19ou en tout cas, se voit arrêter un pénalty par Raya.
19:21Donc là, tu te dis, attention,
19:23voilà, tu n'es quand même pas encore tout à fait qualifié.
19:26Puis ce 2-0 d'Achraf Hakimi,
19:28ce mouvement d'Embélé qu'il le sert,
19:30qui vient de rentrer il y a quelques instants
19:31et qui frappait comme une moule.
19:42Là, on se regarde tous
19:43parce qu'en tribune de presse,
19:45les journalistes français ont commencé à se dire
19:47« ça sent bon ».
19:49On est en train de se dire
19:50« Paris est en train de filer
19:52en finale de Ligue des Champions »
19:54même si la fin du match est un peu rock'n'roll.
19:57Oh, le ballon !
19:58Oh, non !
19:58Ce n'est pas possible de ne pas siffler un truc comme ça !
20:00C'est scandaleux, M. Schraer !
20:02C'est quoi ça ?
20:03Les Anglais !
20:04Non, mais c'est un scandale.
20:05Franchement, c'est un scandale.
20:06Il y a faute !
20:06Arsenal réduit l'écart en marquant 2-1.
20:11Décrivez-nous les dernières minutes du match.
20:14Elles sont interminables,
20:15mais Paris remet un peu le pied sur le ballon.
20:17Donc tu te dis, ça va bien se passer
20:18même si, bon,
20:19ils peuvent toujours prendre un but égalisateur.
20:21Mais tu as l'impression
20:22que ce Paris-Saint-Germain est en pleine nue.
20:25Avant, il y avait un peu la tremblote.
20:26Les moments à Manchester,
20:28les moments de la remontada et autres.
20:29Et là, en fait,
20:30il y a de la maîtrise.
20:32Et les minutes tournent, tournent, tournent.
20:33Cinq minutes à tenir !
20:35Allez !
20:35Cinq minutes pour l'histoire !
20:37On y est presque, là !
20:39Allez, on y est presque pour le PSG !
20:41Il y a ce moment où l'arbitre allemand
20:42prend son sifflet
20:44et siffle la fin.
20:45Et enfin, on a le droit de le dire.
20:47Paris est en finale de la Ligue des Champions.
20:50Cinq minutes !
20:52Le Paris-Saint-Germain
20:54est en finale
20:55de la Ligue des Champions.
20:57Le 31 mai prochain,
21:00on est à Munich.
21:01Victoire de Buzyn !
21:02Ce stade qui est en folie,
21:04en fusion,
21:05les joueurs qui dansent dans tous les sens.
21:06Enrique en train de danser sur le terrain.
21:08Enfin, tout est fou.
21:11Allez, on y est, on y est !
21:14Il y a une alchimie aujourd'hui
21:15entre les supporters
21:16et cette équipe de Paris.
21:17Vous vous rappelez de la phrase
21:18dont je vous ai parlé,
21:19moi qui m'a marqué.
21:21Louis Sénriquet
21:21qui nous annonce
21:22que cette équipe du Paris-Saint-Germain
21:24sera à l'image
21:25de ses supporters.
21:26Et bien en fait,
21:27les supporters l'ont compris,
21:28le voient sur le terrain.
21:29Cette équipe ne lâche plus rien.
21:30Alors quelquefois,
21:31elle fait des bêtises,
21:32quelquefois,
21:32on a envie de lui tirer les oreilles.
21:33Mais elle se bat.
21:34Elle a une âme,
21:35elle a un cœur.
21:36Il y a 11 joueurs sur le terrain.
21:38Il y en a 12, 13, 14
21:39avec les remplaçants.
21:40Il donne tout.
21:41Alors, ce n'est pas les meilleurs du monde.
21:42Je ne vous dis pas
21:43que cette équipe
21:43est la meilleure du monde.
21:44mais elle est excitante
21:46d'avoir joué.
21:47On a envie de l'avoir joué
21:48et les supporters
21:49et même moi au micro,
21:50j'ai envie de pousser derrière eux
21:51et j'ai envie d'aller
21:52au bout du truc, quoi.
21:59Bruno Salomon,
22:00ces derniers mois,
22:00vous avez senti
22:01un regain d'intérêt
22:02à la fois pour le PSG
22:04mais aussi pour vos commentaires
22:05des matchs
22:06sur ici Paris-Ile-de-France.
22:08Comment ça se traduit ?
22:09On a senti
22:10un regain d'intérêt
22:11pour les commentaires radio
22:13avec la problématique d'Azon,
22:15avec ces gens
22:16qui ne sont pas allés voir
22:17le diffuseur,
22:18qui ont refusé
22:19d'aller sur cette chaîne
22:20payante
22:21à des prix un peu exorbitants
22:23et toutes les catégories sociales
22:25se sont retrouvées
22:26à nous écouter.
22:27Moi, je reçois des messages
22:28complètement fous
22:29de patrons d'entreprise
22:31aux jeunes étudiants
22:33qui veulent s'écouter le match
22:35et en fait,
22:35ils ont redécouvert
22:37le plaisir d'être au stade
22:39par le biais de la radio,
22:40par le biais du commentateur sportif.
22:41Vous avez un exemple de ça ?
22:42Alors moi,
22:43je peux vous en donner plusieurs.
22:44Je vais en donner un
22:45d'un papa au Japon,
22:48un auditeur au Japon.
22:49Quand il y a eu Liverpool,
22:50il emmenait ses enfants
22:51à l'école
22:52et quand j'ai pleuré
22:53à l'antenne,
22:53lui était avec ses deux enfants
22:55devant l'école
22:56et il a commencé
22:57à pleurer aussi
22:58parce qu'il était heureux
22:59de la qualification
23:00du Paris Saint-Germain
23:00et donc,
23:01il y avait des dames autour,
23:02des dames japonaises
23:03qui disaient
23:03« Oh, regarde,
23:04un Européen,
23:05ces Européens,
23:06ils sont tellement sensibles
23:07de voir leurs enfants
23:07aller à l'école. »
23:09Lui, il avait une oreillette
23:09en fait et c'était
23:10parce qu'il y avait
23:10les matchs du PSG
23:12donc il m'a expliqué ça.
23:13J'aime faire passer
23:14ce genre d'émotion.
23:17On parlait tout à l'heure
23:18de votre père
23:19qui ne vous emmenait
23:20pas au stade
23:21autant que vous en auriez
23:22eu envie à l'époque
23:23quand vous étiez petit
23:24à Grenoble.
23:25Votre fils Martin,
23:26aujourd'hui,
23:27vous l'emmenez
23:27au Parc des Princes ?
23:28Ah oui.
23:30Dès que je peux,
23:31je l'emmène
23:31et Martin trouve
23:33une passion
23:34pour les ultras
23:35du Paris Saint-Germain
23:36et aime à ce qu'on aille
23:37en virage,
23:38lui et moi.
23:39Donc, cette saison,
23:40on y est allé une fois
23:41et je l'ai emmené
23:42pour Nice,
23:42Paris Saint-Germain,
23:43la seule défaite du PSG
23:44mais lui,
23:44il a vécu sa plus belle vie
23:45d'être au milieu
23:46de cette communauté
23:47et de ses fans
23:48du Paris Saint-Germain
23:49parce qu'ils sont
23:50de plus en plus nombreux
23:50et de chanter comme un fou.
23:52Donc, oui,
24:03merci Bruno Salomon
24:04pour vous écouter
24:05le soir de la finale
24:06le 31 mai.
24:07Ce sera sur
24:08Ici Paris-Île-de-France.
24:09La fréquence,
24:10c'est 107.1.
24:12Cet épisode de Code Source
24:13a été produit
24:14par Clara Garnier-Amourou,
24:15Pénélope Gualquier-Oti
24:16et Oriane Gendrot.
24:18Réalisation,
24:19Pierre Chaffanjon.
24:20Code Source
24:21est le podcast quotidien
24:22d'actualité du Parisien.
24:24N'oubliez pas
24:24Crime Story.
24:25Chaque samedi,
24:26une nouvelle affaire criminelle
24:27racontée par Claudia Prolongeau
24:29et Damien Delsenis.
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