00:00L'essence et le gasoil. Je vous ai reçu ici même le 4 mars. Vous aviez dit, je vous cite,
00:06à court terme, on peut s'attendre à une hausse de quelques centimes contenue et limitée. On est à plus
00:1230 centimes.
00:13Ça s'est envolé bien au-delà de ce qu'on pensait. Et je peux faire mon mea culpa devant
00:17vous.
00:19Je pense qu'il faut savoir dire en politique quand on s'est trompé.
00:22Ce que je dis encore une fois, c'est qu'il y a une réelle difficulté principalement sur le gasoil,
00:25davantage que sur le sans-plomb.
00:26Il faut peut-être expliquer aussi pourquoi aux gens. Parce qu'on raffine, pour 90% du gasoil que l
00:33'on consomme en France,
00:35le raffinage se fait à l'extérieur de l'Union européenne. Ce n'est pas le cas pour le sans
00:39-plomb.
00:39Et donc on est bien davantage, là encore, dépendant de choses que l'on fait ailleurs. On paie le coût
00:45de nos dépendances.
00:46C'est aussi, et je le dis avec beaucoup d'humilité, parce que quand on est en pleine tempête,
00:51ce n'est pas évident de porter ce type de discours. Mais tout ça doit aussi nous interroger
00:55quant au coût de nos dépendances et sur la façon dont on en sort.
00:59On est aujourd'hui dépendant à 60% d'énergies fossiles importées.
01:04On voit que lorsque ces imports se bloquent, lorsque les prix augmentent,
01:09nous sommes en grande difficulté pour y faire face.
01:12Ça doit, pour la suite, nous rappeler l'urgence absolue, absolue, de sortir de ces dépendances.
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