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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonjour à tous, bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Gilles-Louis Léon-Gonnadelle,
00:03Pierre Lelouch qui est régulièrement là avec nous pour nous éclairer et décrypter cette situation,
00:09et Geoffroy Lejeune et Johan Ouzahy.
00:11Deux images pour commencer, la Corée du Nord a publié ce jeudi des photos de Kim Joo-ha,
00:17qui est la fille du dirigeant Kim Jong-un tirant au pistolet.
00:21Alors c'est intéressant parce que c'est la future, c'est elle qui prendra tout fait sens.
00:29Par exemple, le blouson de cuir qu'elle a, m'a-t-on expliqué comment elle est habillée ?
00:34Tout cela, c'est une manière de l'introniser.
00:38C'est l'agence officielle nord-coréenne qui a publié cette photo de Kim Joo-ha.
00:44Elle assistait à un événement en compagnie de son père dans une grande usine d'armement
00:48qui produit des nouveaux pistolets et d'autres armes légères portables, a été précisé l'agence.
00:53Et sur les images, le père et la fille apparaissent vêtus d'une veste de cuir assortie,
00:57considérée comme un symbole de pouvoir.
00:59En Corée du Nord, écoutant des responsables pendant qu'ils inspectent les installations,
01:04c'est assez sidérant d'ailleurs de voir toujours ces images.
01:08Il y a une fascination pour la Corée du Nord.
01:10Je ne peux pas vous dire autre chose, je pense que beaucoup de gens doivent être...
01:14Comme moi, dès qu'il y a un papier sur la Corée du Nord, je lis.
01:17C'est tellement étrange, tellement ailleurs, tellement invraisemblable
01:20qu'on est happé de vouloir en savoir plus.
01:23C'est une fascination qui est un peu trop gentille.
01:26Je parle souvent du privilège rouge.
01:28Vous trouvez qu'on met suffisamment la lumière sur cette tyrannie épouvantable ?
01:33Non du tout, c'est un côté un peu folklorique là.
01:36Vous en parlez parce que voilà...
01:37On en parle peu parce qu'il y a très très peu d'images.
01:40Le régime dérouille tout, il n'y a pas d'images.
01:42Alors Pierre-Louis, je ne sais pas si vous êtes allé par exemple en Corée du Nord ?
01:46Je ne sais pas, non.
01:47En Corée du Sud, oui, mais je suis allé à Pamungeon.
01:50Mais ça, c'est un régime qui a réussi, si vous voulez, ce que les Iraniens essayent de faire.
01:55Avoir la bombe.
01:56Une fois que vous avez la bombe, vous êtes un tout chat.
01:58Et vous faites chanter tout le monde.
02:00Pour maintenir la paix, il y a 60 000 Américains au Sud, plus des armes nucléaires quand même.
02:05On va passer évidemment à l'Iran.
02:07Et c'est pourquoi vous êtes là avec nous, puisqu'on a les premiers mots du nouveau guide suprême.
02:13Alors, premier mot, mais on ne l'a pas entendu et on ne l'a évidemment pas vu.
02:17C'est la télévision d'État qui a diffusé le premier message du nouveau guide suprême iranien,
02:2113 jours après le début du conflit.
02:25Moshtaba Kamenai, il parle de vengeance, mais ce n'est pas lui qui parle.
02:29C'est une traductrice qui, en tout cas, une porte-voix, une porte-parole.
02:33Qui dit un texte.
02:34Qui dit son texte.
02:35Exactement.
02:35Vous voyez ce qui est passé à la télévision iranienne.
02:40J'assure chacun que nous ne renoncerons pas à venger le sang de vos martyrs.
02:45La vengeance que nous avons en tête ne se limite pas au martyr du guide suprême de la révolution.
02:51Chaque membre de la nation tombé en martyr aux mains de l'ennemi constitue un motif de représailles indépendants.
02:58Bien sûr, cette vengeance n'a jusqu'à présent pris qu'une forme limitée, mais tant qu'elle ne sera
03:03pas pleinement réalisée,
03:05cette affaire restera parmi nos priorités.
03:07Et nous serons particulièrement sensibles au sang de nos nourrissons et de nos enfants.
03:12Je vous propose d'écouter ces déclarations avant que vous les commentiez.
03:17Deuxième passage sur cibles, les cibles qui seront visées, les bases qui ont été ciblées, effectivement, des pays limitrophes.
03:25Mais ce ne sont pas les pays, a priori, qui sont ciblés.
03:29C'est les bases qui sont sur ces pays.
03:34Lors des récentes attaques, certaines bases militaires ont été utilisées.
03:39Et naturellement, comme nous l'avions prédit et sans commettre d'agression contre ces pays,
03:44nous n'avons ciblé que ces bases.
03:47À partir de maintenant, nous serons malheureusement contraints de poursuivre dans cette voie.
03:55Ces pays doivent prendre position à l'égard de ceux qui ont violé notre chère patrie
03:59et de ceux qui ont tué notre peuple.
04:03Je leur conseille de fermer ces bases au plus vite,
04:06car ils doivent désormais avoir compris que les affirmations américaines
04:09concernant l'instauration de la sécurité et de la paix n'étaient qu'un mensonge.
04:14Et puis le détroit d'Hormuz qui pourrait être fermé, c'est ce que va dire M. Kamenai,
04:19avec les conséquences, notamment conséquences économiques,
04:23notamment aux Etats-Unis, marché financier très stressé, marché obligatoire,
04:28obligataire, notamment stressé, forte remontée des taux mondiaux,
04:31mais surtout européen, taux français en hausse de près d'un demi-point depuis fin février,
04:36marché action baisse peu, mais reste très près des plus bas.
04:41Donc tout ça peut aussi influencer forcément ce qui va se passer sur le terrain.
04:45Écoutez M. Kamenai.
04:49Il est certain que le blocage du détroit d'Hormuz doit continuer.
04:54Des études ont été menées concernant l'ouverture d'autres fonds
04:57où l'ennemi a très peu d'expérience et serait extrêmement vulnérable.
05:01L'activation de ces fronts interviendrait si la situation de guerre persistait
05:05conformément à des considérations stratégiques plus larges.
05:10Bon, décryptage.
05:13Décryptage, c'est le début de la contre-offensive iranienne.
05:18Ils ont fait cette escalade horizontale en mettant le feu complètement à la région
05:22et surtout, ils ont contraint l'arrêt de la production de pétrole et de gaz
05:27et en plus de transferts par Hormuz.
05:29Donc c'est une escalade verbale qui montre qu'ils ont pris conscience,
05:35ils ont le régime maintenu, le peuple ne bouge pas, ils passent à l'offensive.
05:41Et ça va très loin puisque, après ces déclarations,
05:45le président iranien Peshekian donne ses conditions pour d'éventuelles négociations
05:51et c'est le maintien des droits de l'Iran, c'est-à-dire du droit de faire la bombe
05:58atomique,
05:59deuxièmement des réparations de guerre payées à l'Iran
06:04et la troisième condition, c'était réparation...
06:10Pendant que vous cherchez la troisième condition, je vous interromps
06:12parce que Benjamin Netanyahou est en train de parler.
06:15Et est-ce qu'on peut peut-être écouter les premiers mots du dirigeant israélien ?
06:21Nous avons une traduction, j'imagine.
06:24Écoutons.
06:25Ah oui, Garandine, c'est correct.
06:27Lors de la dernière opération, nous avons attaqué et éliminé des cibles importantes
06:34mais avec cette opération-là du lion rugissant, nous poursuivons le travail
06:41et nous allons continuer à écarter ce risque d'Iranien.
06:48Concernant le Hezbollah, ils vont payer un prix très, très, très lourd durant les jours à venir.
06:58A la dernière opération, nous avons ouvert la route pour atteindre, pour frapper les sites de production de missiles,
07:10les sites de stockage et les sites de développement de leurs bombes nucléaires.
07:16Tout cela n'existe plus.
07:20Après Amkelavi, le président Trump et moi, nous avons dit à Khaminaï,
07:28on lui a dit, si vous allez essayer de rétablir, de reconstruire votre industrie de la mort,
07:38on va vous détruire.
07:40Et non seulement il ne nous a pas écoutés, il a fait d'une manière accélérée.
07:47Et il a essayé de le faire en mettant ce projet sous, très, très profondément sous la terre.
07:55Si nous n'avions pas agi, en quelques mois, l'industrie de la mort de l'Iran aurait été opérée.
08:04C'était intéressant d'écouter Benjamin Netanyahou qui est sur la même ligne que Donald Trump
08:09et qui rappelle effectivement ce qui s'est passé.
08:11Donc, pour en venir à l'essentiel, l'Iran aujourd'hui a compris qu'ils avaient déclenché une panique économique
08:19mondiale
08:20en fermant la production et le passage des hydrocarbures.
08:24Et donc, ils passent à l'offensive politique.
08:27Ils demandent, ils continueront, naturellement,
08:31ils ont annoncé qu'ils continueront à bombarder partout et notamment leurs ennemis.
08:36Mais ils demandent, dans d'éventuelles négociations,
08:39ils demandent des garanties de sécurité.
08:42Ils demandent le droit de continuer à enrichir de l'uranium.
08:47Et ils demandent des réparations de guerre.
08:49D'accord, mais ils demandent à qui ?
08:51C'est ça, ça se passe en négociation quand vous dites qu'ils demandent ?
08:53Il demande.
08:54Il y a de la négociation qui se met en blanche ?
08:55En fait, c'est une pression sur Trump qui a, lui, la pression des marchés.
09:01D'accord.
09:02Et effectivement, c'est ce que nous disons et c'est ce qui peut changer les choses.
09:07La pression économique, pression également en France avec le prix qui augmente,
09:13l'essence qui peut augmenter.
09:14Et puis, on écoutera Trump dans une seconde.
09:16Gilles William.
09:16Deux choses à dire.
09:18Non seulement on ne voit pas sa tête, mais on n'entend pas sa voix.
09:21Une femme qui parle.
09:23Donc, moi, je suis en droit de m'interroger s'il existe encore.
09:26Ce n'est pas une créature de fantaisie.
09:28On a le droit de se poser la question.
09:30Acte 1.
09:31Acte 2, je voudrais faire des commentaires sur les commentaires.
09:34Il a un discours fier à bras.
09:36Il en est même à exiger même des indemnités.
09:40Je peux vous dire que j'ai entendu, par exemple, sur France Inter,
09:45le commentaire dessus.
09:46Pas une critique.
09:47C'est ce que j'appelle la critique à sens cynique.
09:49Pas une critique.
09:50Quand c'est Trump, on se moque de lui.
09:53On dit n'importe quoi.
09:54On dit là, il n'y a aucun commentaire acide par rapport à ce qu'il a dit.
10:00C'est quand même étrange.
10:01Donald Trump.
10:02Les Etats-Unis sont de loi le premier producteur de pétrole du monde.
10:04Par conséquent, lorsque les prix du pétrole augmentent,
10:06nous en grangeons d'importants bénéfices.
10:08Mais ce qui m'intéresse et m'importe bien davantage en tant que président,
10:11c'est empêcher un empire maléfique.
10:13L'Iran de se doter de l'arme nucléaire et de détruire le Moyen-Orient.
10:15On rappelle que le pétrole, c'est entre 15 et 20% qui sort du détruire d'Hormuz.
10:2120%.
10:22Alors, effectivement, c'est important et ça déstabilise tout le marché.
10:27Surtout la Chine.
10:29Alors, Trump qui a pris la parole pour dire hier, d'une manière quasiment caricaturale,
10:33il faut finir le job.
10:34Écoutez, c'était dans un meeting, je crois qu'il était dans le Michigan.
10:42« Il nous faut finir le travail.
10:48Durant ces 11 derniers jours, nos forces militaires ont pratiquement détruit l'Iran.
10:55Leur force aérienne est complètement détruite.
10:58Il a fallu trois heures pour le faire.
11:03Ils n'ont plus de radar.
11:05Ils n'ont plus d'équipement de protection anti-aérienne.
11:08Leurs drones ont diminué de plus de 90%.
11:12Nous faisons exploser les sites de production de drones, de missiles.
11:16Personne n'a jamais rien vu de tel.
11:18C'est inédit.
11:19Absolument inédit. »
11:23On était ce matin avec Vincent Herouet, mais qui disait bien sûr la marine.
11:26Mais la marine, elle existait depuis fin juin, elle n'existe déjà plus.
11:29L'armée, elle était déjà en difficulté depuis fin juin.
11:32Et puis, comment dire, l'armée aérienne également.
11:36Donc, tout ça demande à être pris avec un peu de distance, peut-être.
11:41C'est pour ça que nous sommes dans un moment...
11:44Elle est très importante.
11:45C'est ce que disait Vincent Herouet.
11:47Cette déclaration de Donald Trump, elle est très importante.
11:49Parce que c'est la première fois qu'il demande aux Américains de faire des sacrifices.
11:54Il dit pour la première fois qu'il est prêt à accepter une augmentation du cours du pétrole et donc
11:59de l'essence.
11:59L'essence, c'est quelque chose...
12:00Aux États-Unis, on ne touche pas au prix du carburant.
12:02C'est encore beaucoup plus sacré qu'en France.
12:04Là, pour la première fois, il dit qu'il faut accepter cette augmentation parce que l'enjeu en vaut la
12:09chandelle.
12:09Alors que jusqu'à présent, on considérait que l'augmentation du prix du carburant, c'est ce qui pourrait lui
12:13faire arrêter la guerre.
12:15Je voulais vous montrer également, parce que ça participe à la communication de Donald Trump,
12:19deux clips de campagne que vous avez peut-être vus, deux clips de la Maison Blanche, plus exactement, pas de
12:24campagne.
12:24Le premier, c'est une sorte de vidéogame.
12:27Ça a été aujourd'hui, c'est sur le tweet de la Maison Blanche.
12:31Sous-titrage Société Radio-Canada
13:17Bon, et ça continue encore pendant quelques secondes.
13:20Je suis nul en console, mais Benjamin Noe, qui est plus fort que moi, me dit que c'est la
13:25oui.
13:25Ah oui ?
13:26La oui.
13:26Et puis alors, il y a une autre séquence, toujours mise aujourd'hui, mise en ligne aujourd'hui,
13:31séquence bowling, et ça, c'est la communication de la Maison Blanche.
14:02C'est une communication quand même très particulière.
14:05Mais c'est magique, mais au moins tout le monde comprend.
14:07Au moins c'est clair.
14:08Tout le monde comprend le message.
14:09Non mais vous avez raison, ce que vous dites est vrai.
14:12Ce que vous dites est vrai.
14:13Je ne l'avais pas vu comme ça, mais ce que vous dites est vrai, tout le monde comprend.
14:17Mais tout le monde comprend le message.
14:18Mais d'accord, donc on fait des messages qui sont de plus en plus abrutissants.
14:22On se réjouit de présenter quelque chose d'abrutissant à des abrutis, finalement.
14:26Parce que moi, je trouve qu'on ne respecte pas son public.
14:29Oui, il y a des gens qui meurent.
14:31Peut-être par ses électeurs.
14:32Moi, je trouve ça effrayant pour deux raisons.
14:34Parce que la première séquence montre finalement ce que Donald Trump a dans la tête.
14:38Quand il dit, j'ai réussi à atteindre toutes mes cibles.
14:42On a l'impression que c'est ce qu'il y a dans son cerveau.
14:44Bon, donc ça ne nous élève pas non plus.
14:46Et la deuxième chose, c'est que c'est une façon d'institutionnaliser la violence.
14:50La violence s'appelle toujours la violence.
14:52Donc pour le cerveau des Américains, moi, je ne trouve pas ça très réjouissant.
14:55Et la deuxième chose, c'est que la guerre, la vraie guerre,
14:58c'est malheureusement des gens qui reviennent estropiés.
15:00C'est des gens qu'on voit revenir dans des cercueils.
15:03Donc voilà, il y a une falsification en plus de ce qu'est réellement la guerre.
15:07Bon, Israël, un mot.
15:08Et on entendait Benjamin Netanyahou.
15:10On va écouter Israël Katz, qui est le ministre israélien de la Défense.
15:14Bon, on est sur déclaration contre déclaration.
15:16C'est très difficile aujourd'hui de savoir si les choses ont bougé sur le plan militaire.
15:20Bien évidemment.
15:22En revanche, on peut écouter la déclaration de M. Katz.
15:27J'ai averti le président du Liban que si son gouvernement ne parvient pas à contrôler le territoire
15:32et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés du Nord et de tirer sur Israël,
15:38nous prendrons des territoires et le ferons nous-mêmes.
15:41Le Premier ministre israélien et moi-même avons donné pour instruction à l'armée israélienne
15:45de se préparer à étendre ses opérations au Liban
15:48et à rétablir le calme et la sécurité dans les localités du Nord.
15:54On a essayé de faire le point sur les deux guerres, finalement,
15:59contre l'Iran, contre le Liban, contre l'Hezbollah, plus exactement.
16:04Qu'est-ce qui a changé par rapport à hier ? Pas grand-chose ?
16:07Si, on est dans une escalade qui est réellement problématique.
16:12Là, on est vraiment...
16:13Ce qui se joue entre l'Iran et les États-Unis, c'est une épreuve de force
16:17dont l'enjeu est l'économie mondiale.
16:21Ou bien Trump arrive à consolider derrière lui l'idée
16:26qu'on va survivre à cette tension.
16:28Il y a encore une chance de voir l'Iran ne pas tenir.
16:33C'est une guerre d'usure qui s'est installée.
16:35Or, on ne peut pas avoir de guerre d'usure
16:37parce qu'on vit sous la menace d'un arrêt de la production de pétrole.
16:44Vous voyez ce que je veux dire ?
16:45Oui, on n'est que 15-20%.
16:48Oui, mais ça touche, ça touche.
16:50Ça se répercute sur l'ensemble de l'économie mondiale.
16:52On est dans un moment, c'est un moment clé,
16:57où l'un des côtés doit céter.
17:01Et ça se joue là-dessus.
17:03Chaufra Lejeune ?
17:05C'est quasiment une question que j'ai envie de poser à Pierre Lelouch.
17:07Mais moi, ce qui me sidère quand je vous écoute,
17:09c'est qu'il y a 13 jours au début de l'opération,
17:11quand l'opération commence par la mort, la décapitation du chef du régime,
17:16personne n'imagine que 13 jours après, on en sera là,
17:18que le régime iranien tiendra comme il est en train de tenir,
17:23s'apprêtera à contre-attaquer,
17:25que la population ne bougera pas.
17:27Il y a trois mois, on commentait une quasi-révolution.
17:30En Iran, là, aujourd'hui, il ne se passe rien.
17:32Et que nous serions à ce point déstabilisés.
17:34On est d'accord pour dire que finalement,
17:36c'est très désavantageux pour le camp.
17:38Des gens comme moi, quand ça a commencé, ont dit
17:41que l'expérience montre qu'on ne change pas un régime
17:43uniquement par des bombardements arrêts.
17:44Donc, il y a un problème dès le début.
17:47Le deuxième problème, c'est est-ce que Trump va tenir ?
17:50Quand j'entends dire, il faut...
17:52Le vrai sujet, c'est qu'on a affaire à un État terroriste
17:55qui, depuis 50 ans, fabrique des missiles et des bombes atomiques.
17:58C'est ça le sujet.
17:59Et que la communauté internationale ferait bien
18:01de changer le régime de ce pays.
18:04Non pas les Iraniens, mais...
18:05Alors, qui va le faire ?
18:06Avant Trump, aucun président n'a osé le faire.
18:09Les Européens n'ont pas essayé.
18:11Ils ont essayé par la négociation, ils ne sont pas réussis.
18:14Donc là, à un moment, Trump a dit cette négociation.
18:17Mais elle n'a rien, je vais aller jusqu'au bout
18:19en profitant de l'affaiblissement de l'Iran
18:20après la guerre du mois de juin de l'année dernière.
18:23On en est là.
18:24Sauf que le régime tient.
18:26Les bombardements ne suffisent pas.
18:28Et ce régime-là réussit à créer une panique mondiale
18:32autour des hydrocarbures et de l'énergie.
18:34C'est pour ça que je dis qu'il y a un test de volonté entre les deux.
18:38Est-ce que la communauté internationale va tenir bon
18:41pour essayer de se débarrasser de ce régime ?
18:42Ce qui n'avait peut-être pas été anticipé de cette manière.
18:47Bon, écoutez, voilà ce qu'on pouvait dire ce soir.
18:50Je vous trouve un peu sombre.
18:52Non, on est dans l'expectative.
18:53Voilà, oui.
18:54Je veux dire, il faut séparer le militaire du politique.
18:58Sur le plan militaire, ça ne va peut-être pas se finir encore dans deux jours.
19:02Israël a commencé à s'attaquer à l'aspect nucléaire des choses.
19:07Et je crois qu'Israël est presque plus préoccupé actuellement
19:09par ce qui se passe avec le Hezbollah,
19:11qui tire bien sur le Nord plutôt que sur l'affaire Irak.
19:15Un mot sur le militaire.
19:16Le détroit d'Ormuz est miné, bloque, et il faut le déminer.
19:20Or, il n'y a pas le moyen de le déminer aujourd'hui.
19:23Un mot, voilà ce qu'on pouvait dire ce soir sur cette guerre,
19:27cette double guerre.
19:29Le nucléaire.
19:30Alors, le nucléaire, c'est formidable depuis 48 heures.
19:33Parce que la déclaration de Madame von der Leyen
19:36est une, comment dire,
19:39est une déclaration d'abord invraisemblable.
19:41Et puis, c'est un choc,
19:42puisque tout ce qui a été fait depuis 40 ans ou depuis 30 ans,
19:45on te explique que l'Union européenne s'est trompée.
19:47C'est déjà bien de le reconnaître.
19:48Simplement, on a démonté une filière,
19:51on a mis une industrie par terre,
19:53l'industrie automobile,
19:54on a mis en danger la France,
19:55on a l'électricité la plus chère du monde en France.
19:58L'électricité la plus chère du monde aujourd'hui,
20:00alors qu'on était numéro un, évidemment, dans ce domaine.
20:03Il n'a pas demandé pardon.
20:04Et personne ne demande jamais pardon, vous le savez bien.
20:07Et vous avez un président de la République en 2017
20:09qui avait fait sa campagne sur 50% de nucléaire en 2025,
20:12Emmanuel Macron,
20:12et qui aujourd'hui est arrivé en Seine-Maritine
20:16pour visiter la centrale nucléaire de Penly.
20:19Une visite durant laquelle il a rappelé
20:20que la France croit dans le nucléaire.
20:22Il serait temps.
20:23Des propos qui dénotent avec ceux que le président tenait,
20:25évidemment, il y a quelques années,
20:26mais pas que lui d'ailleurs.
20:27Pas que lui.
20:28Et il a fallu que ce soit Madame von der Leyen,
20:31ancienne ministre de Madame Merkel.
20:34Comme les Allemands sont en difficulté,
20:36là, effectivement, ils changent.
20:38Avant, ça ne concernait pas les Allemands.
20:40Donc, c'était nous qui payons.
20:43Emmanuel Macron...
20:43On peut même aller un peu plus loin.
20:45Arnaud Montebourg a accusé, en commission d'enquête,
20:48les Allemands d'avoir sciemment détruit le nucléaire français.
20:50Mais oui.
20:51Mais c'est ce que nous a raconté hier Pierre Lelouch.
20:53Oui, ben pardon, mais...
20:54Il nous a raconté,
20:55nous avons réécouté cette anecdote absolument incroyable.
20:57Il est dans un dîner, je ne sais où.
21:00Madame Merkel demande à François Fillon,
21:02on va fermer Fessenheim,
21:03on va fermer chez nous des centrales.
21:05Et j'entends que vous fassiez la même chose.
21:09Exactement.
21:09Et c'est ce qu'a fait François Hollande.
21:11Et Emmanuel Macron.
21:13Et le pire, c'est que Merz, aujourd'hui, reste sur cette ligne.
21:15Pas de nucléaire en Allemagne.
21:18Alors, écoutez ce que a dit aujourd'hui Emmanuel Macron,
21:22qui est alors devenu pro-nucléaire.
21:24C'est ça qui est extraordinaire.
21:25Mais alors, il change.
21:26C'est formidable d'ailleurs, le président de la République,
21:28parce qu'il change d'avis avec une sincérité...
21:30Très souple.
21:31Mais une sincérité, une authentité,
21:33c'est que c'est le même qui te dit l'exact contraire
21:36de ce qu'il disait il y a cinq ans,
21:38mais avec exactement le même charme.
21:40C'est Giraudot dans Ridicule.
21:41Exactement.
21:42Comment ?
21:42C'est le prêtre dans Ridicule.
21:43Oui, exactement.
21:44Comment il s'appelait ce prêtre dans Ridicule ?
21:46Dans le film, je ne sais pas,
21:47mais l'acteur, c'est Bernard Giraudot.
21:48Exactement, c'était ça.
21:49Exactement.
21:49Mais sans l'ombre d'une culpabilité.
21:53Hier, il voulait enfermer 14 réacteurs.
21:55Exactement.
21:56Écoutons le président Macron.
21:58On n'arrivera pas à gagner la bataille du climat,
22:02de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire.
22:06La France croit dans le nucléaire.
22:08Elle fait plus qu'y croire, elle pratique.
22:11Elle avance, elle décide.
22:14Et on va prendre aujourd'hui des décisions importantes
22:16qui nous permettront de consolider des décisions finales
22:19d'ici la fin de l'année,
22:20qui vous permettront dès l'année prochaine
22:22de rentrer dans le vif du sujet, si je puis dire,
22:25et derrière encore d'accélérer pour nous tous le travail.
22:28C'est une très grande aventure industrielle, énergétique pour le pays.
22:32Et c'est une immense fierté française.
22:35Tu te penses.
22:36Je vous jure que tu te penses.
22:38Un caméon sur une nappe à carreaux.
22:39On a vraiment détruit une filière entière.
22:42Et pour l'avoir dit, Jean-Bernard Lévy a été viré de l'EDF.
22:46On va recruter cette année entre 6 et 10 000 personnes
22:49pour relancer cette industrie nucléaire.
22:52Il faut tout reconstruire ce qu'on a déconstruit.
22:54Les prochaines années, on va sans doute engager 100 000 personnes
22:57sur cette industrie du nucléaire.
22:59Tant mieux d'ailleurs qu'on fasse ça.
23:01On fait l'exact contraire de ce qu'on était les meilleurs.
23:04On a tout détruit.
23:04Il faut tout reconstruire.
23:05Est-ce que vous vous souvenez de l'escroquerie des écologistes ?
23:08Madame Voinet, qui s'était vantée.
23:10Elle, c'était encore autre chose.
23:11C'était une trahison.
23:12Ah oui.
23:13Il ne faut pas avoir menti.
23:13On a vu quand même qu'Emmanuel Macron, en 2017, a fait des pieds et des mains
23:17pour faire venir dans son gouvernement Nicolas Hulot.
23:19Mais on l'entendra.
23:20Et que pour faire venir Nicolas Hulot, il a été obligé de promettre le démantèlement
23:24de la filière nucléaire.
23:25Donc Emmanuel Macron, pour faire venir Nicolas Hulot dans son gouvernement,
23:29a sacrifié l'avenir de la France pour un accord politique signé sur un coin de table.
23:33Disons-le comme ça.
23:33Audrey Berthuela, je voulais vous faire écouter ce qu'avait dit il y a quelques années
23:37Nicolas Hulot à Pauline de Malherbe.
23:39C'est un document BFM et puis on a choisi de ne pas le publier ce soir.
23:42Mais c'est extraordinaire parce qu'en plus, c'est dit avec une morgue.
23:45C'était vrai aussi pour Madame Poirson.
23:47Une morgue absolument formidable.
23:49C'est-à-dire que si vous n'êtes pas de leur camp, vous n'avez pas le droit de
23:53le chapitre.
23:53Parce que c'est toujours pareil.
23:55Le nucléaire, être pro-nucléaire, c'est criminel pour ces gens-là.
23:59Donc c'est aussi une posture morale, les énergies renouvelables et les énergies intermittentes.
24:06Audrey Berthuela nous rappelle les titres.
24:11Bonsoir Pascal, bonsoir à tous.
24:13L'armée israélienne a annoncé ce soir mener une nouvelle série de frappes
24:17visant les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran.
24:21Plus tôt, Tsaal avait déjà affirmé avoir bombardé des postes de contrôle
24:25de la milice paramilitaire iranienne, des postes affiliés aux gardiens de la révolution.
24:31Conséquence du conflit au Moyen-Orient, le géant français Total Energy suspend
24:35l'équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs états du Golfe.
24:40Cela concerne le Qatar, l'Irak et les plateformes pétrolières en mer aux Émirats Arabes Unis.
24:45Le groupe assure cependant que la hausse des prix pourra compenser la baisse de production.
24:50Et enfin aux États-Unis, dans le Michigan, une fusillade a eu lieu dans une synagogue de West Bloomfield.
24:55Un échange de tirs a eu lieu entre un individu et des agents de la sécurité.
24:59L'homme est désormais mort, selon des médias américains.
25:02Une vaste opération de police est toujours en cours.
25:05Emmanuel Macron, merci beaucoup Audrey.
25:07Emmanuel Macron, visitez donc aujourd'hui la centrale nucléaire de Penly
25:09où deux nouveaux réacteurs du programme EPR2 sont en construction.
25:14Écoutez ce qu'il a dit sur ce nucléaire français.
25:18On a l'année dernière surproduit l'électricité dans notre pays.
25:22On a exporté 90 TWh.
25:25Il n'y a pas un équivalent en Europe.
25:28Et ça, c'est grâce au nucléaire français.
25:30Et donc aujourd'hui, 70% de notre électricité, elle est produite grâce au nucléaire.
25:35On tourne au maximum.
25:36Il faut continuer d'être vigilant et d'aller de l'avant.
25:39Et c'est comme ça qu'on a l'énergie qui est à la fois la plus décarbonée, pilotable et
25:45compétitive d'Europe.
25:47Et c'est une force inestimable au moment où on veut continuer de réindustrialiser,
25:52faire venir des data centers pour l'intelligence artificielle, etc.
25:57C'est une force.
25:58Et donc on a réparé la filière.
26:00Personne ne saura jamais ce que ça a coûté.
26:02Et la déclaration que vous allez entendre qui date de 2018,
26:04qui est donc un an après son élection,
26:07où déjà il revient, il dit ça ne sera pas 2025, ça sera 2035,
26:10mais personne ne saura jamais ce que ça a coûté de tout démonter cette industrie
26:14et de toute la remonter ensuite.
26:15Emmanuel Macron en 2018.
26:17Je n'ai pas été élu pour ma part sur un programme de sortie du nucléaire,
26:22mais sur une réduction à 50% de la part du nucléaire dans notre mix électrique.
26:27Et je tiendrai cet engagement.
26:29J'aurais souhaité pouvoir le faire dès 2025,
26:32comme le prévoyait la loi de transition énergétique.
26:35Mais il s'est avéré, après expertise pragmatique,
26:39que ce chiffre brandi comme un totem politique était dans les faits inatteignables.
26:43Nous avons donc décidé de maintenir ce cap des 50%,
26:47mais en repoussant l'échéance à 2035.
26:50Nous avons surtout décidé de faire la transparence sur la trajectoire
26:54que nous voulons suivre pour atteindre cet objectif.
26:57Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035.
27:04Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim.
27:11Restera alors à organiser la fermeture de 12 réacteurs entre 2025 et 2035.
27:194 à 6 réacteurs d'ici 2030, le reste entre 2030 et 2035.
27:25S'il fallait un exemple du suicide français,
27:28au nom de la bêtise, de l'incompétence ou de l'idéologie,
27:31vous choisissez ce qui s'est passé avec le nucléaire incroyable.
27:34Mais on continue.
27:35C'est-à-dire qu'on continue avec la PPE qu'ont laissé passer les Républicains, d'ailleurs.
27:40Ils n'ont pas voulu de la censure.
27:41On va remettre 300 milliards sur les énergies non pas renouvelables, mais intermittentes.
27:45Vous voyez déjà dans votre facture d'électricité.
27:48Si vous regardez un truc qui s'appelle le TURP.
27:51Le TURP, c'est la taxe pour l'acheminement de l'électricité.
27:54Cette taxe va exploser.
27:56Vous savez pourquoi ?
27:56Parce qu'il faut relier les fermes solaires et les fermes éoliennes.
28:03Et ça, ça coûte une fortune.
28:05Y compris pour les mâts qu'on met en mer.
28:07C'est à la charge du contribuable.
28:09Il n'y a que le Rassemblement National.
28:10Il n'y a que le Rassemblement National qui est monté au créneau là-dessus et Bruno Retailleau.
28:15Mais Bruno Retailleau, il avait fait une tribune très forte.
28:17Mais les LR n'ont pas voulu voter la censure sur ce sujet-là.
28:20C'est une catastrophe.
28:22Parce qu'en fait, ce qu'on va faire...
28:23Et comme c'est des sujets un peu compliqués, le public est un peu loin de ça.
28:27Oui, enfin, sauf si vous regardez votre...
28:29J'engage tout le monde à regarder sa facture d'électricité.
28:33Vous allez voir que la fourniture, c'est à peine...
28:36C'est 39%.
28:37Tout le reste, c'est de l'argent qui va au renouvelable par différents moyens.
28:42Des garanties de prix sur 20 ans.
28:44Savez-vous que quand vous faites un mât, vous êtes garantie de prix sur 20 ans ?
28:48Ce qui me sidère toujours, c'est ceux qui prennent les décisions.
28:54Mme Borne, par exemple, elle est polytechnicienne.
28:56C'est une scientifique.
28:57Et c'est de quoi elle parle.
28:58Eh bien, malgré ça, elle était contre le nucléaire.
29:01C'est elle qui a signé le décret professionnel.
29:03Exactement.
29:03Elle était très fière.
29:04C'est incroyable.
29:05C'est incroyable.
29:06Au nom de l'idéologie, au nom de la bêtise, au nom de la science.
29:09Mais ce sont des idéologues.
29:10Vous voulez écouter M. Philippe ?
29:13Il veut être président de la République.
29:14Je veux bien qu'il soit président de la République.
29:16C'est son droit, mais comment tu peux te présenter devant les Français
29:19après des erreurs stratégiques aussi importantes ?
29:21Écoutez ce qu'il disait à l'Assemblée nationale.
29:24Le premier axe de notre plan de bataille, c'est de rendre plus propre notre économie.
29:29Et tout d'abord, notre manière de produire notre énergie et de nous déplacer.
29:33C'est l'objet des deux projets de loi dont vous êtes saisis.
29:36La loi d'orientation des mobilités et la loi énergie-climat.
29:39Je souhaite qu'elles puissent être, toutes les deux, votées avant l'été.
29:42C'est ce gouvernement qui fermera la centrale de Fessenheim
29:45avant la fin de l'année 2020
29:47et qui a proposé un chemin crédible
29:50pour réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2035
29:54avec le développement massif du renouvelable
29:57et notamment de l'éolien en mer.
30:00Et personne ne crie, hein ?
30:02Vous avez vu ?
30:02Les députés à l'époque, personne ne dit rien.
30:05Et il sort d'Areva, où il a travaillé 5 ans.
30:08N'oubliez pas qu'il y avait un terrorisme intellectuel aussi.
30:10Oui, c'est ça.
30:11C'est lui qui aurait osé, justement, vouloir défendre.
30:14Il y avait juste à écouter les professionnels.
30:17Ce qui est sidérant, c'est toujours pareil.
30:20Vous n'êtes pas un spécialiste du nucléaire.
30:22Je ne suis pas un spécialiste du nucléaire.
30:23Tu te renseignes, t'écoutes et t'écoutes les professionnels.
30:26Voilà.
30:27T'écoutes Henri Proglio.
30:29T'écoutes Jean-Bernard Lévy.
30:30T'écoutes M. Merlin.
30:31T'écoutes des gens sérieux.
30:34Mais Edouard Philippe, il était dans le nucléaire, il travaillait pour Areva.
30:37Lui et tout son cabinet.
30:39Mais oui.
30:40C'est pour des raisons de politique.
30:43Pas vraiment de politique.
30:44Vous dites, on ne sait pas ce que ça a coûté, on sait ce que ça a rapporté.
30:46Le point de départ, c'est que ça a rapporté les 2% de voix d'Eva Jolie à François
30:50Hollande.
30:50C'est comme ça que ça commence.
30:51C'est minable.
30:52C'est terrible.
30:53C'est minable.
30:54Je ne peux pas vous dire autre chose.
30:55C'est minable.
30:56Écoutez, M. Bouglet, c'est un spécialiste.
30:58Il vient régulièrement nous voir sur le nucléaire, l'avenir.
31:01Et il nous décryptait ce matin ce changement, ce volte-face de Mme von der Leyen.
31:08C'est bien de dire que le nucléaire est une énergie d'avenir.
31:12Ben oui, on est en train de se rendre compte avec la guerre en Iran
31:15que c'est exactement la même situation que dans laquelle on était en 1973.
31:19Donc, on est en train de redécouvrir, et là, les conseillers d'Emmanuel Macron
31:23ont dû lui faire un cours d'histoire en lui expliquant
31:25« Ben là, il faudrait peut-être relancer le nucléaire
31:27parce qu'effectivement, on va avoir un problème économique majeur
31:30avec l'explosion du coût du pétrole et du gaz. »
31:32Et donc, on est en train de reprendre les solutions qu'on avait.
31:35Et que la France, parce que Pascal Praud, il faut bien se rappeler une chose,
31:39la France était championne du nucléaire civil
31:42et d'une industrie fondamentale pourvoyeur d'emplois
31:46dans tous les territoires français.
31:48Et ça, c'est fondamental.
31:49Alors, quand on met, et c'est là où vous me posiez la question à l'instant en pause,
31:56mettre des énergies intermittentes, éoliennes et panneaux solaires
32:00dans le réseau électrique où on a massivement du nucléaire comme en France,
32:04je vous rappelle, c'est 70% de la production d'électricité en France,
32:08c'est déstabiliser notre réseau électrique,
32:11c'est augmenter le coût de la facture des Français
32:13et c'est créer de l'usure.
32:16Et on s'est battus contre la programmation pluriannuelle de l'énergie
32:19exactement pour cette raison.
32:21C'est parce que, le en même temps qu'exprime Mme von der Leyen,
32:24si c'est bien pour le nucléaire, c'est une chose,
32:26mais en fait, les Allemands profitent de cette situation
32:29pour réaffirmer le leadership de leur modèle.
32:32Et on rappelle que Nicolas Sarkozy avait prévenu ce drame industriel
32:36devant lequel on se trouve.
32:38C'est un discours que j'ai retrouvé du 12 février 2012
32:42dans lequel il accusait le candidat Hollande
32:44de jouer l'indépendance énergétique de la France
32:46sur le tapis vert de la politique.
32:48C'était l'expression qu'il avait employée.
32:51Et lors du fameux débat le soir,
32:53il y avait eu un échange sur le nucléaire entre François Hollande
32:56pour des raisons bassement politiques
32:58qui a sacrifié la France et son avenir.
33:01Et c'est aujourd'hui, c'est nous qui payons notre facture
33:04et notre nucléaire.
33:06Voilà, on a les hommes politiques qu'on mérite.
33:08Les gens ont élu Hollande en 2012.
33:11Ça a été un drame.
33:13Ça a été un drame, ça a amené Macron et ça a été un drame.
33:16Donc les Français se sont trompés.
33:18Et si effectivement Nicolas Sarkozy avait été réélu ce jour-là,
33:21les choses seraient sans doute différentes.
33:22Et surtout malgré l'optimisme d'Emmanuel Macron,
33:26on va mettre des années pour remonter la pente
33:28et être de nouveau compétitif.
33:30Il y a tout un savoir-faire à retrouver en matière de nucléaire.
33:33Un dernier mot.
33:34Ça peut aller vite ça.
33:35Ça encore, ça peut aller vite.
33:37Si tu donnes les moyens, ça peut sans doute aller vite.
33:40J'imagine.
33:41Un dernier mot.
33:42Dans ce qu'a dit Van der Leyen,
33:44ce qui n'est pas dit, c'est que tous les réacteurs
33:47qui vont être construits en Pologne,
33:48et il y en a une douzaine en préparation en Pologne
33:51et dans toute l'Europe de l'Est,
33:52vont être importés des Etats-Unis.
33:55Bon, affaire Naël.
33:56Ça fait partie du deal avec les Américains.
33:58Affaire Naël.
33:59Naël pourvoie en cassation.
34:00On ouvre le chapitre judiciaire.
34:02Dans l'affaire de la mort de Naël,
34:03la mère du jeune garçon et le policier mis en cause
34:05contestent leur envoi devant la cour criminelle.
34:07Les deux parties se pourvoient en cassation
34:11contre l'arrêt rendu le 5 mars dernier
34:12par la cour de Versailles.
34:14On en a parlé ici.
34:15Écoutez Mathieu Deveze.
34:18La bataille judiciaire autour de la mort de Naël se poursuit.
34:21Sa mère et le policier mis en cause
34:23ont tous les deux décidé de se pourvoir en cassation
34:25contre la décision de la cour d'appel de Versailles
34:28rendue la semaine dernière.
34:30Elle avait ordonné que le policier soit jugé
34:32devant une cour criminelle pour violence volontaire
34:35ayant entraîné la mort sans intention de la donner
34:38et non pour meurtre,
34:39ce qui aurait impliqué un procès devant une cour d'assises
34:42avec des jurés populaires.
34:43La mère de Naël avait déclaré
34:45« C'est comme si on tuait mon fils une deuxième fois ».
34:48Cette requalification réduit la peine encourue
34:50à 15 ans de prison
34:51alors qu'un meurtre est passible de 30 ans de réclusion.
34:54De son côté, l'avocat du policier Maître Liénard
34:57déplore lui aussi que son client soit renvoyé
34:59devant la cour criminelle.
35:01Selon lui, le tir aurait été légitime,
35:03le policier n'ayant pas d'autre moyen
35:05pour arrêter la voiture de Naël.
35:07Il estime que devant une cour d'assises
35:09avec des jurés populaires,
35:10ces derniers auraient probablement acquitté le policier.
35:14C'est assez curieux d'ailleurs
35:15la défense de votre confrère
35:17parce qu'on ne sait pas
35:19dans les jurés populaires
35:20qui est tiré au sort.
35:22Enfin, je comprends parfaitement
35:25ce qu'il dit quand même.
35:27Je peux vous dire que
35:29dans ce type d'affaires,
35:31on préfère
35:32être devant le peuple
35:33plutôt que devant des magistrats professionnels.
35:35Je comprends, je partage.
35:37C'est ainsi.
35:38Je ne veux pas jeter le discrédit
35:40sur l'ensemble de la magistrature.
35:42Vous auriez préféré
35:43qu'il soit devant une cour criminelle
35:46et qu'il passe pour meurtre ?
35:48Ah non, non, ça c'est autre chose.
35:49Non, non, ça c'est autre chose.
35:51Non, non.
35:51Ce n'est pas autre chose,
35:52c'est la même chose.
35:53On aurait préféré.
35:54Je ne parle pas de l'affaire Naël.
35:56De manière générale,
35:57dans ce type d'affaires...
35:58Oui, mais là ?
35:59Oui, non, mais là,
36:00je comprends parfaitement.
36:01Oui, oui, effectivement...
36:03C'est moi qui ne vous comprends plus, là.
36:04Vous auriez préféré quoi ?
36:05Je recommence.
36:06De manière générale...
36:08Oui, mais là, en l'espèce.
36:08Oui, je ne suis pas sûr
36:10de vouloir me pourvoir en cassation
36:12dans ces cas-là.
36:14Maître Liénard n'était pas content
36:15du résultat.
36:16Moi, je trouve que c'était
36:17un très bon résultat.
36:18C'était un très bon résultat.
36:21Nous sommes d'accord.
36:22Oui, mais il n'y a pas de doute.
36:23La mère de Naël n'est pas contente
36:25parce qu'elle considérait
36:27que c'était un homicide volontaire,
36:28ce qui n'a aucun sens,
36:29s'agissant d'un policier
36:31qui fait son travail
36:31par rapport, encore une fois,
36:33à un refus d'obtempérer.
36:34Et puis, affaire judiciaire possible
36:37cette fois pour M. Saint-Houle,
36:38figurez-vous,
36:39Aurélien Saint-Houle,
36:40qui serait visé
36:40ou qui est visé
36:41par une enquête
36:42pour détournement
36:43de fonds publics.
36:45C'est le député
36:45de la France Insoumise,
36:46vous savez,
36:46qui nous avait interrogés.
36:47Oui, il est très bien.
36:48C'était bien parce que
36:49moi, j'avais aimé
36:50cette séquence
36:50parce que c'était
36:52une séquence
36:53de retour vers le futur
36:55où on se baladait
36:56dans le temps.
36:57J'ai pu mesurer
36:57ce qu'était
36:58le tribunal révolutionnaire
36:59en 1792-1793.
37:01Si on peut le comparer
37:01à Charles Laloncle,
37:02vous qui avez été opéré
37:05par M. Aurélien Saint-Houle,
37:07vous trouvez que M. Aurélien Saint-Houle
37:08a été plus urbain que...
37:10Je trouve qu'il y a une forme
37:11chez Saint-Houle de morgue,
37:13évidemment,
37:14qui était insupportable
37:15de tons,
37:16de couleurs,
37:17qui n'était pas
37:18très agréable.
37:19Il n'y a pas eu de la critique.
37:20Non.
37:20La différence...
37:21C'est bizarre,
37:22à quoi ça tient ?
37:23C'est bizarre.
37:24Bon,
37:25mais je trouve que c'est bien
37:26de pouvoir comme ça.
37:27Grâce à lui,
37:28on a pu...
37:29On a joué une scène
37:30des visiteurs,
37:31s'échappé dans les couloirs
37:32du temps,
37:33et il lui manquait juste
37:34un bonnet frégien
37:35sur la tête
37:36pour nous interroger.
37:38Et je trouve
37:38que ça aurait été bien.
37:40Et la guillotine
37:41en ligne de mire.
37:41Mais bien sûr,
37:42mais c'était...
37:42Je vous assure,
37:43c'était une expérience.
37:45Bon, c'était une expérience.
37:46Alors là,
37:47manifestement,
37:47on va écouter
37:50Juliette Sada
37:51qui nous donne
37:51des précisions
37:52sur ce détournement
37:53de fonds publics.
37:56C'est une information
37:57de nos confrères
37:58du JDD.
37:59Aurélien Saint-Houle
38:00a fait l'objet
38:01d'un signalement
38:01pour des soupçons
38:02de détournement de fonds
38:04de la part de membres
38:05de son équipe parlementaire.
38:06Il s'agirait
38:07de quatre assistants parlementaires
38:09dont deux têtes de liste
38:10qui se présentent
38:11aux mairies de Montrouge
38:12et de Malakoff
38:13dans les Hauts-de-Seine.
38:14Ce qui leur est reproché
38:15concrètement,
38:16c'est d'avoir participé
38:17pendant leurs heures
38:18de travail
38:19d'assistants parlementaires
38:20à différentes actions
38:22de terrain
38:22dans le cadre
38:23des municipales.
38:24Tractages,
38:25collages d'affiches
38:26et réunions publiques
38:28sauf que les assistants
38:29parlementaires
38:29sont rémunérés
38:31avec de l'argent public
38:32destiné exclusivement
38:34à l'exercice
38:35du mandat parlementaire.
38:36Cette mobilisation
38:37dans le cadre
38:38d'une campagne électorale
38:39pourrait relever
38:41du délit
38:41de détournement
38:42de fonds publics
38:43et Aurélien Saint-Houle
38:44pourrait être accusé
38:45de complicité,
38:47de recel
38:47de détournement
38:48de fonds publics
38:48ou encore
38:49de financement illégal
38:50de campagne électorale.
38:52Pour l'instant,
38:53il s'agit simplement
38:54d'un signalement
38:55transmis au parquet
38:56de Nanterre.
38:57Aucune condamnation
38:58n'a été décidée.
38:59La justice va examiner
39:01si les faits
39:02sont établis.
39:03C'est une information
39:04révélée par le journal
39:04du dimanche.
39:05Géralement,
39:05la justice pour la gauche,
39:07ça prend plus de temps
39:08que la justice pour la droite.
39:09Je ne sais pas pourquoi,
39:10mais j'ai l'impression
39:11que ça...
39:11Parfois,
39:12on n'entend plus parler
39:12de rien pour l'affaire
39:14de monsieur...
39:15Mélenchon.
39:16Mélenchon.
39:17Ça traîne un peu,
39:18je trouve.
39:18Oui, ça traîne un peu.
39:19L'affaire Fillon,
39:20c'était plus rapide.
39:21Deux semaines.
39:22À quoi tiennent les choses ?
39:23Prennent deux calendriers
39:25peut-être.
39:27Non, non, mais ouais,
39:28c'était une très bonne info
39:29du JDD.
39:29Bravo à Lucas
39:31qui a sorti le truc.
39:33Lucas.
39:34Lucas Planaverne,
39:35qui est un très bon journaliste
39:36pardon de...
39:37Donnant son nom.
39:38...du JDD.
39:38Et ensuite,
39:39si vous voulez,
39:40non, moi ce qui m'amuse,
39:40c'est le parallèle
39:41avec les révolutionnaires
39:41que vous faisiez juste avant.
39:43C'est très compliqué
39:43quand on est un Saint-Just
39:45ou qu'on aime ce climat
39:47qui vous a fait subir
39:49pendant cette commission
39:50banquette,
39:50de se retrouver à son tour
39:52après...
39:52En fait,
39:53on n'est jamais assez
39:55transparent pour ce tribunal.
39:57Et pour le reste,
39:58j'ai confiance
39:59dans la justice de mon pays.
40:00Bien sûr,
40:00mais bon,
40:00j'espère qu'il va démissionner
40:03immédiatement
40:03parce qu'il prendra.
40:05C'est ce qu'il demanderait
40:06pour les autres,
40:07j'imagine.
40:08Mais ce qui est frappant
40:09avec l'extrême gauche,
40:10c'est qu'ils ne sont jamais
40:11ceux qu'ils prétendent être.
40:12Parce qu'ils passent leur temps
40:14à donner des leçons de morale
40:15à tout le monde
40:16et puis ils sont mis en cause
40:17comme les autres
40:17et même souvent plus
40:18que les autres.
40:19Là,
40:20il est mis en cause,
40:20il est présumé innocent
40:21mais enfin,
40:21on verra bien.
40:22Mais c'est vrai que c'est
40:22un grand honneur de leçons,
40:23M. Saint-Houltre.
40:24Mais c'est valable
40:25pour tous les sujets.
40:25Les fachos de la France insoumise
40:27vous font des leçons
40:28d'antifascisme à tout va.
40:29L'antisémite Mélenchon
40:30prétend qu'il est le protecteur
40:32des Juifs.
40:33Sébastien Delogu,
40:33le condamné pour violences
40:35en réunion,
40:36se fait le chantre
40:37de la non-violence.
40:38Sur tous les sujets,
40:39c'est la même chose.
40:39En fait,
40:40un certain nombre d'entre eux
40:41sont soit menteurs,
40:43soit imposteurs.
40:44Et vous avez cité
40:45M. Quatennens ?
40:45On pourrait dire
40:45M. Quatennens.
40:47C'est comme ça
40:48pour plein de sujets.
40:49Oui,
40:49mais c'est une tournure d'esprit.
40:50Discours moral,
40:51vos quittances.
40:52Oui,
40:52c'est vrai.
40:54Parce que la fin
40:55justifie les moyens.
40:56Finalement,
40:57il reste plus militant
40:58qu'élu.
40:59C'est ça.
40:59Mais c'est un problème en soi.
41:02Vous avez peut-être vu,
41:03d'ailleurs,
41:03il y a quelque chose
41:04qui m'a intéressé aujourd'hui
41:05dans le Figaro.
41:06Les électeurs et les filles
41:07se caractérisent
41:07par une frustration
41:08entre leurs attentes élevées
41:10et la réalité du travail.
41:12Et vous avez peut-être vu,
41:13c'est dans une étude
41:14parue ce lundi,
41:14trois économistes de HEC
41:15montrent que les salariés
41:17du privé qui votent
41:17pour le RN aussi
41:18sont en moyenne
41:19plus épanouis dans leur travail.
41:20Mais c'est assez intéressant
41:22parce que souvent,
41:22on l'a dit...
41:23C'est votre théorie
41:24qui est en train de se faire...
41:25Mais écoutez,
41:26mais t'as juste à le voir,
41:28en fait.
41:28Moi, je le voyais,
41:30journal des gens déclassés,
41:31journaliste,
41:31professeur, artiste,
41:33et ils disent,
41:33regardez,
41:34est-ce à dire
41:35que l'électorat LFI
41:36se distingue
41:37par un sentiment de frustration
41:38entre ses attentes
41:39et la réalité du travail ?
41:40Attentes, oui,
41:41parce qu'ils ont fait
41:42Bac plus 5
41:42et puis ils sont
41:43sur le marché du travail
41:44et effectivement,
41:45c'est dur,
41:46notamment économiquement.
41:47Cette frustration
41:48constitue l'un des moteurs
41:49principaux de son positionnement
41:50politique.
41:51Deux éléments méritent
41:51d'être soulignés.
41:52Le premier tient
41:53au profil sociologique
41:54de cet électorat,
41:55relativement diplômé.
41:56Il perçoit
41:57des rémunérations inférieures
41:58à celles que son niveau
41:59de qualification
42:00laissait espérer.
42:02Et donc,
42:02tu crées de la frustration
42:03parce que dans les...
42:05chez Mélenchon,
42:05il n'y a pas beaucoup
42:05de diversité
42:06dans le public.
42:07Mais il y a beaucoup
42:08cette sociologie
42:09de jeunes gens déclassés,
42:1125-35 ans,
42:13artistes,
42:14profs,
42:15journalistes,
42:16tous les métiers
42:17intellectuels.
42:17Voilà,
42:18c'est un triomphe pour vous,
42:19Pascal,
42:19parce que c'est votre théorie,
42:20ça fait 3 ans
42:20que vous dites ça,
42:21très clairement,
42:22et c'est maintenant
42:22validé par HEC.
42:24Mais j'ai fait
42:25aucune étude en plus
42:26là-dessus.
42:26T'as juste à l'entendre.
42:29Ça a peut-être influencé.
42:30Mais pas du tout.
42:31C'est un anthropisme
42:32très français.
42:33En 2026,
42:35on devrait savoir
42:35que si on fait une licence
42:36de sociologie,
42:37on ne va pas gagner
42:38grand-chose.
42:39Or,
42:39vous avez quand même
42:39toujours ce type de filière
42:41avec des gens
42:41qui s'engagent toujours
42:42à l'université.
42:43C'est pas faux.
42:44Ils redoublent souvent.
42:45C'est pas faux.
42:45Mais ce qu'ils veulent surtout,
42:47et c'est ça qui est assez drôle,
42:49le second point,
42:50c'est que ces électeurs de gauche
42:51et plus encore ceux
42:51de la gauche radicale
42:52manifestent un ressentiment
42:54vis-à-vis de la société.
42:55Le psychologue social américain
42:57Jonathan Head
42:58l'a expliqué.
42:58Selon lui,
42:59cet électeur a entretien
43:00des attentes très élevées,
43:02systématiquement déçus,
43:03n'ont pas tant par désir
43:04d'obtenir une meilleure place
43:05dans l'ordre existant
43:06que par aspiration
43:08à une transformation radicale
43:09de la société elle-même.
43:10Et c'est ce que je vous dis
43:11avec la nouvelle nomenclature.
43:12Ils veulent une nouvelle nomenclature.
43:14Là, c'est carrément du plagiat
43:15parce qu'il faut que vous attaquiez.
43:16Mais non,
43:16mais c'est vraiment votre théorie.
43:20Évidemment,
43:20puisqu'ils n'ont pas.
43:21La société capitaliste,
43:23la nôtre,
43:23elle est très compétitive.
43:25Et eux,
43:25dans cette compétition,
43:26ils ne peuvent pas.
43:27Ils veulent changer la société.
43:29C'est normal.
43:30Moi, je les comprends.
43:31Oui, bien sûr.
43:32Ils veulent une nouvelle nomenclature.
43:34Ils auront les postes.
43:36Mais peut-être.
43:36Oui, mais peut-être.
43:37Et évidemment,
43:37sans la société de consommation,
43:39sans la société capitaliste.
43:41Je oserais une théorie aussi.
43:42C'est peut-être
43:42qu'ils sont d'une particulière
43:44meilleure critère intellectuelle
43:45qui fait qu'ils n'ont pas
43:46beaucoup de résultats non plus.
43:48Ça peut jouer.
43:49Non, mais en même temps,
43:50ça mérite d'être investigué,
43:51ma piste.
43:51Mais en même temps,
43:52on n'a rien inventé.
43:53C'est un syndrome révolutionnaire.
43:55Une nouvelle France
43:55et un nouveau tiers-État.
43:57Voilà.
43:58Il nous reste une dizaine de minutes.
43:59La DZ Mafia,
44:00vous avez vu 42 personnes
44:02suspectées d'appartenir
44:03à la DZ Mafia
44:04ont été interpellées.
44:05Et puis,
44:05il y a des avocats.
44:06Liaisons dangereuses
44:07avec la DZ Mafia
44:08quand le parfum du soupçon
44:10plane sur les avocats
44:11des caïds incarcérés.
44:13Et ce matin,
44:14on était avec Maître Garbarini.
44:15C'est intéressant.
44:16Vous allez l'écouter
44:17et vous direz
44:17ce que vous pensez
44:19sur ce rapport
44:20avec les grands voyous,
44:21ce type de narcotrafiquants.
44:23Comment un avocat
44:24doit-il se comporter ?
44:26Sur ces avocats
44:27qui sont ciblés.
44:28D'abord,
44:29ils sont présumés innocents.
44:30Ensuite,
44:31il faut voir
44:31comment ils sont intervenus.
44:33Il peut exister
44:34aussi une contrainte.
44:35Oui.
44:36Une contrainte
44:36où il peut y avoir eu
44:39une création,
44:42ça veut dire,
44:42un contexte qui fait
44:43où l'avocat
44:44se retrouve piégé.
44:46Un des pièges
44:46pour aller très vite,
44:48c'est celui-ci.
44:49C'est que
44:50vous faites des demandes
44:51d'un horaire.
44:53C'est compliqué
44:54à se faire payer,
44:55surtout dans ces affaires-là.
44:58Vous dites,
44:59oui,
45:00mais moi,
45:00je ne peux pas
45:00prendre les numéraires,
45:01mais vous,
45:01vous êtes en même temps
45:02étranglés
45:03parce que vous avez
45:04un cabinet à faire marcher
45:05et vous avez bossé
45:06comme un dingue
45:07et on vous propose
45:09des espèces.
45:10Déjà,
45:10un,
45:10c'est compliqué.
45:12Vous pouvez en recevoir,
45:13vous les déclarer,
45:14il n'y a pas de difficulté.
45:16Premier point.
45:17Deuxième point,
45:17on vous dit,
45:18écoutez,
45:18moi,
45:19je ne peux pas vous les donner,
45:19ma femme,
45:20elle ne peut pas,
45:20mais ce qui va se passer,
45:21vous allez aller voir,
45:24vous vous rappelez
45:25de mon copain Toto ?
45:27Vous savez,
45:28il est dans le dossier,
45:29là,
45:29mais c'est là
45:29où je me retrouvais.
45:30Vous savez,
45:31le café.
45:32Alors,
45:32allez voir Toto
45:33parce que Toto,
45:34il va vous expliquer
45:35et il risque d'y avoir
45:38des amis à moi
45:39et c'est eux
45:39qui vont vous payer.
45:40Donc,
45:40allez voir Toto
45:41et donc,
45:42vous récupérez
45:43vos honoraires.
45:44Mais à partir du moment
45:45où vous faites ça,
45:47du moment où vous faites ça,
45:48vous êtes pris.
45:51Oui,
45:52je n'invalide pas du tout
45:54l'explication de Pascal,
45:56mais je ne veux pas généraliser.
45:59je veux dire,
46:00quand vous acceptez déjà,
46:01c'est dangereux,
46:02quand vous acceptez
46:03de défendre ce genre de gens,
46:05vous vous exposez à un risque.
46:08Premièrement.
46:09Deuxièmement,
46:09une fois que vous êtes dedans,
46:11il y a le jeu
46:13entre la carotte
46:14et le bâton.
46:14C'est-à-dire que
46:16il y a beaucoup d'argent
46:17qui circule,
46:18c'est difficile à ce moment-là
46:19de dire non.
46:20Mais si vous n'acceptez pas
46:21de continuer avec eux,
46:22il y a le bâton.
46:24Donc,
46:24si vous voulez,
46:26vous avez mis le doigt
46:27dans un engrenage terrible.
46:29C'est pour ça.
46:29Je vous le disais hier,
46:31je ne le connais pas,
46:32le garçon,
46:32je ne connais même pas son nom,
46:34celui qui aurait peut-être
46:35fait quelque chose.
46:36Il est peut-être
46:37tout à fait innocent.
46:37Mais à supposer même
46:38par plan hypothèse intellectuelle,
46:40il a mis le doigt dedans,
46:42c'est difficile de le retirer.
46:43Si on lui dit
46:44il faut que tu nous apportes
46:46quelque chose à la prison
46:47et qu'il dit non,
46:48qu'est-ce qui se passe ?
46:49C'est l'échange
46:50qu'on avait ce matin.
46:51Eh bien oui.
46:52C'est-à-dire que Pascal Pierre
46:53disait quelque chose,
46:54même moi,
46:54je ne savais pas,
46:56un client dans une prison
46:58vous donne une lettre
46:59pour sa femme,
47:00vous n'avez pas à lui donner.
47:01Absolument.
47:03Et vous ne devez pas
47:05lui donner.
47:06Dites non.
47:07Oui,
47:07c'est pas...
47:08Donc,
47:09c'était intéressant.
47:09Bon,
47:10les municipales,
47:10c'est donc dans 4 jours,
47:12vous intéressez-vous
47:13aux élections municipales ?
47:1478% des gens ont répondu oui,
47:1722% ont répondu non.
47:18Ça sera une des questions.
47:20Est-ce que la participation
47:21sera forte ?
47:22Ce qui m'intéresse,
47:23c'est de passer,
47:25comment dire,
47:25aux enjeux
47:27qui seront les plus importants
47:28pour les Français.
47:29La sécurité,
47:3058%,
47:30la propreté de la ville,
47:3253%,
47:32les transports en commun.
47:34Ça,
47:35c'est à Paris.
47:36Donc,
47:36à Paris,
47:37c'est un enjeu,
47:37la sécurité,
47:38la propreté de la ville,
47:39ce sont les deux premiers items,
47:41si j'ose dire.
47:41Alors,
47:42intention de vote au premier tour,
47:43à présent.
47:44M. Grégoire est à 31%,
47:46il gagne un point,
47:47Mme Dati gagne deuxième,
47:50et donc,
47:51elle fait un chiffre important,
47:5426%,
47:55plus deux points.
47:56Mme Chikirou est à 3%,
47:59loin derrière,
48:0013%.
48:01M. Bournazel est à 12%,
48:03et Mme Knafow est à 12%.
48:06Alors,
48:06évidemment,
48:07ce qu'on remarque,
48:08c'est que,
48:10dans un premier tour,
48:13la droite pense,
48:14la Paris penche,
48:15disons,
48:16il y a une sensibilité à droite,
48:18avec Rachida Dati,
48:20avec Bournazel,
48:22avec Sarah Knafow.
48:24Mais,
48:24évidemment,
48:25l'alliance n'existe pas,
48:27donc,
48:27pour le moment,
48:28la solution pour Rachida,
48:31la Dati,
48:31qui, a priori,
48:32pourrait être majoritaire,
48:33dans un deuxième tour,
48:35ce serait de faire une alliance,
48:37ou que Mme Knafow se désiste,
48:41et M. Bournazel se désiste.
48:43Mais on voit bien qu'il y a,
48:46plutôt côté LR, d'ailleurs,
48:47parce que j'ai l'impression que Sarah Knafow,
48:49elle aimerait,
48:50ou en tout cas,
48:51elle a tendu la main,
48:52on a le sentiment que les LR,
48:54certains, en tout cas,
48:55ça reste compliqué de s'allier avec Reconquête.
48:58D'ailleurs,
48:59ce n'est pas tant Reconquête,
49:00c'est de s'allier avec Sarah Knafow.
49:0126 plus 2 fois 12,
49:03plus 4 à Mariani,
49:04ça fait 54%.
49:05Oui.
49:06Donc,
49:07normalement,
49:08c'est plié.
49:08Sauf que,
49:09les États-majors disent,
49:10pas d'accord,
49:12pas d'accord.
49:13Bon.
49:13Ce que je prends,
49:14moi,
49:14c'est à la sagesse de l'électeur.
49:16Les électeurs de droite à Paris,
49:18ils en ont jusque-là,
49:19de la saleté,
49:20de l'insécurité,
49:21des pistes à vélo,
49:23de l'argent jeté,
49:24des travaux partout.
49:25Ce que je crois,
49:26c'est qu'il y aura un réflexe,
49:27quand même,
49:27unitaire.
49:29Et quoi que disent les têtes de liste
49:30et les États-majors,
49:31ils iront pour le rassemblement
49:33des voix de droite dans la ville.
49:35Sinon,
49:35on va en reprendre pour 6 ans,
49:37et ça va faire 30 ans
49:38de gouvernement de gauche à Paris.
49:40Je ne vous raconte pas
49:41ce qui va se passer.
49:42Dans ce que vous dites,
49:46sauf si Mme Knafo se maintient.
49:48Exactement.
49:48Parce que là,
49:49ça change les choses,
49:49quand même.
49:50Oui,
49:50bien sûr.
49:51Parce que le réflexe...
49:53Il faut qu'il y ait un accord.
49:54S'il n'y a pas d'accord,
49:55je pense quand même
49:56que les électeurs vont aller
49:57voter pour...
49:58C'est probablement
49:58la dernière fois
49:59que Paris peut repasser à droite.
50:01Oui.
50:02Parce qu'avec la politique
50:02de peuplement de la gauche
50:03dans les logements sociaux
50:04et la fuite,
50:05le départ des familles
50:06et des glaces moyennes
50:07qui votent plutôt à droite,
50:09c'est peut-être
50:09la dernière occasion.
50:10Bon,
50:10ce qui est sûr,
50:11c'est que Paris s'est gauchisée,
50:13que Nantes s'est gauchisée,
50:15que Rennes s'est gauchisée,
50:16que Lyon s'est gauchisée,
50:18que Bordeaux s'est gauchisée.
50:19C'est-à-dire que ces villes-là,
50:21effectivement,
50:22sont gauchisées
50:22parce que beaucoup
50:24de logements sociaux,
50:25vous l'avez dit,
50:25à Nantes,
50:26par exemple,
50:26Mme Roland veut faire
50:2840% de logements neufs,
50:29logements sociaux.
50:31C'est pareil à Paris.
50:31Comme ça,
50:31elle fera 40% de logements sociaux à Paris.
50:33Donc,
50:33c'est-à-dire que c'est
50:34le clientélisme d'aujourd'hui
50:35qui fera l'électorat de demain.
50:38Plus le prix du logement
50:39que pour les classes moyennes.
50:40Donc,
50:41ce qui fait qu'après,
50:43certains quittent...
50:43Alors,
50:44après,
50:44d'autres quittent la ville,
50:45ils ne veulent plus rester
50:45dans ces villes-là
50:46parce que ces villes deviennent...
50:47D'abord, il y a un problème
50:49de sécurité majeure,
50:50il y a un problème
50:51qui sont des problèmes
50:52de saleté,
50:53on l'a dit.
50:54Donc,
50:54ce n'est pas facile,
50:56forcément,
50:57pour cet électorat-là,
51:00de trouver une solution,
51:02l'électorat de droite
51:03dont vous parlez à l'instant.
51:06Dans un deuxième tour,
51:07il y a les intentions de vote
51:09dans un deuxième tour.
51:13Emmanuel Grégoire,
51:1433 %,
51:15Rachida Dati,
51:1630 %.
51:17Et ça,
51:18c'est dans le cas
51:18où il y aurait
51:19une quinquagulaire.
51:21Et on rappelle...
51:22Une quinquagulaire.
51:23Quinquagulaire,
51:23pardonnez-moi.
51:24Et on rappelle
51:25que la première liste
51:27arrivée en tête
51:28a plus de 50 % des votes.
51:30Ah oui.
51:31Celui qui arrive en tête,
51:32quoi qu'il arrive,
51:32à gagner
51:33quel que soit l'écart.
51:33Voilà,
51:34à une voix près.
51:35Alors,
51:35dans le cas
51:36où il y aurait
51:38simplement
51:38M. Bournazel
51:40qui se maintient
51:41à ce moment-là,
51:42Emmanuel Grégoire
51:42est toujours en tête.
51:44Et dans le cas
51:45où il y avait
51:46Mme Chikiru
51:48qui se maintient
51:48à ce moment-là,
51:49c'est Mme Dati,
51:50évidemment,
51:51qui gagne la mairie.
51:53Donc,
51:54voilà,
51:54tous les cas de figure.
51:55Mais il faut attendre dimanche,
51:57bien évidemment.
51:58Il faut attendre dimanche.
52:00Sarah Knafo a dit
52:01« Je ne ferai tout
52:03pour faire gagner,
52:04pour ne pas faire perdre
52:05Rachida Dati
52:06Paris. »
52:07« Faire gagner l'alternance,
52:08je crois que c'était sa formule. »
52:09Voilà, c'était sa formule.
52:10Si vous êtes
52:12un électeur de droite,
52:13vous souhaitez
52:15qu'Emmanuel Grégoire
52:16ne soit pas maire
52:17de Paris.
52:18Donc,
52:19à ce moment-là,
52:21ça sera Sarah Knafo
52:22d'en tirer les conséquences.
52:23Bien sûr.
52:24Et peut-être
52:26fera-t-elle cela.
52:28Peut-être que
52:28M. Bournazel
52:29limitera.
52:31Il est 21h.
52:32Oui.
52:33Il est 21h,
52:34Audrey Berthaud.
52:38Israël est en train
52:38d'écraser l'Iran
52:40et le Hezbollah,
52:41déclaration ce soir
52:41du Premier ministre israélien.
52:43Nous vivons des jours
52:44historiques
52:45pour l'État d'Israël,
52:46a assuré
52:46Benjamin Netanyahou
52:47lors de sa première
52:48conférence de presse
52:49depuis le début
52:50de la guerre
52:50au Moyen-Orient.
52:52Donald Trump
52:52qui affirme
52:53qu'il est beaucoup
52:53plus important
52:54à ses yeux
52:54d'empêcher l'Iran
52:55de se doter
52:56de l'arme nucléaire
52:57que de se soucier
52:57des prix du pétrole.
52:59Les États-Unis
53:00sont de loin
53:00le plus grand producteur
53:02de pétrole au monde.
53:02Donc,
53:03lorsque les prix du pétrole
53:04augmentent,
53:04nous gagnons
53:05beaucoup d'argent,
53:06a écrit le chef
53:07de l'État
53:08sur sa plateforme
53:08Trouf Social.
53:10Et enfin,
53:10suite au message
53:11du nouveau guide suprême
53:12Mojtaba Khamenei,
53:14les prix du pétrole
53:15accélèrent leur envolée.
53:17Le baril de pétrole Brent
53:18repasse au-dessus
53:19des 100 dollars.
53:19Les gardiens de la Révolution
53:21ont assuré
53:21que le détroit d'Ormousse
53:22resterait fermé.
53:24Merci beaucoup
53:25Audrey Berthaud.
53:26Ça va être
53:27Gauthier Le Bret
53:27dans une seconde.
53:28Je croyais avoir aperçu
53:29pour tout vous dire
53:30Gauthier Le Bret,
53:31mais vous allez le retrouver
53:32dans une seconde
53:33et sans doute
53:33est-il déjà en studio.
53:34Jérémy Guillot
53:35était à la réalisation,
53:35David Tonnelli
53:36était à la vision.
53:37Merci à Raphaël Lissac,
53:38Benjamin Nau,
53:39Lucas Buzutil,
53:40Léopold de Bieschi
53:41étaient avec nous ce soir.
53:42Demain,
53:42vous retrouverez
53:43l'excellent
53:45Eliott Deval
53:45qui sera là
53:46vendredi,
53:46samedi,
53:47dimanche.
53:48Dimanche,
53:48ça sera avec Baron Noir.
53:49Je vois vos petits échanges.
53:51Vos petits échanges.
53:53C'est faux.
53:54Attention.
53:54Mais qui gagne
53:55à chaque fois ?
53:55C'est vous.
53:56Vous vous dites toujours
53:57que vous gagnez.
53:57Moi, j'ai regardé
53:58dimanche dernier,
53:58c'était vraiment très sympa.
53:59C'est vraiment génial.
54:00Et vous avez fait
54:01une audience formidable.
54:02Oui.
54:02En ne parlant que de la guerre.
54:05Vous offensez ma monestie,
54:06mais on était quand même
54:06premiers.
54:07Non, mais ce n'était pas que vous.
54:08Ça s'appelle un collectif.
54:10J'ai dit on.
54:10Non, non, non.
54:10C'est une victoire collective,
54:12bien sûr.
54:16Bonne soirée.
54:18Gauthier dans une seconde.
54:19Rendez-vous demain matin.
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