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  • il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Deuxième partie de l'émission, on va continuer bien évidemment d'évoquer l'entre-deux-tours des élections municipales.
00:11On voyait il y a un instant ce qui se passait à gauche, on va continuer de regarder à travers
00:15le prisme des villes
00:16et cette fois-ci on va aller à Marseille, retrouver Franck Alizio, député Rassemblement National des Bougirons,
00:21candidat à la mairie de Marseille. Bonsoir M. Alizio.
00:23Donc Sébastien Delogus se retire, ça laisse la voie libre à Benoît Payan, le maire sortant.
00:28C'est cuit pour vous du coup ?
00:30– Mais non, au contraire, au contraire. C'est un voile qui se déchire, c'est un masque qui tombe.
00:38En gros, il y a des accords gauche, extrême gauche, PS, LFI de partout en France,
00:43mais eux ils sont au vu et au su de tout le monde et chez nous c'est un petit
00:47peu caché.
00:48Chez nous il y a un accord tacite, mais ça ressemble au maire sortant, ça ressemble à M. Payan.
00:52Je vous rappelle que M. Payan avait quand même fait élire une femme écologiste maire de Marseille comme prête non
00:58et quelques mois plus tard, il l'a dégagée pour prendre sa place et tout ça dans le dos et
01:03sur le dos des Marseillais.
01:04Eh bien il refait le coup, vous voyez, il tente de se faire élire maire de Marseille
01:07et en réalité le maire de Marseille ce serait, en cas malheureusement de victoire de M. Payan, ce serait M.
01:14Mélenchon.
01:14Il y a un accord évidemment, Mélenchon derrière tout ça, un accord Payan-Mélenchon.
01:19Donc ça, les Marseillais, ils se sont fait avoir une fois, ils ne se seront pas avoir deux fois.
01:24Donc depuis midi, j'ai des milliers, mon équipe et moi-même, on a des milliers d'appels,
01:30de messages de Marseillais qui nous disent mais c'est scandaleux, on va tous aller voter,
01:37on va tous se lever pour aller voter.
01:39L'enthousiasme et la dynamique de cette campagne qui m'a fait doubler mon score en quelques mois ne s
01:47'est pas fait, ne faiblit pas.
01:48Au contraire, elle s'intensifie.
01:50Donc plus que jamais la victoire est possible, plus que jamais nous gagnerons dimanche prochain.
01:55Franck Alizio, on est passé donc d'une cadre angulaire à un match à trois puisque Sébastien Delogu s'est
02:03retiré.
02:03Martine Vassal, elle est toujours là, elle se maintient, la candidate de la droite et du centre.
02:09Et vous avez demandé son retrait. Pourquoi ?
02:15Parce que la situation est trop grave.
02:17Parce que c'était bien sympa de s'amuser comme ça à maintenir une candidature qui est à 12%.
02:22Enfin, je ne connais pas en France une candidature à 12% où on se maintient.
02:26Bon, elle veut se maintenir pour garder quelques places, pour sauver quelques intérêts.
02:31Bon, voilà, c'est un baroud d'honneur. Pourquoi pas ?
02:33Bon, voilà, cette histoire est terminée.
02:36Nous, on veut commencer une nouvelle histoire pour Marseille.
02:39On veut tourner une page.
02:40On veut tout commence aujourd'hui pour Marseille.
02:42Et là, si l'extrême gauche vient de prendre en réalité en otage M. Payan,
02:50parce que depuis deux jours à Marseille, je ne sais pas si vous le savez,
02:52mais il y a des manifestations devant chez M. Payan,
02:55une pression physique sur M. Payan pour qu'il accepte un deal avec LFI.
03:02Donc, ce deal, il a fini par être accepté.
03:04Ce qui met Marseille potentiellement avec le risque de tomber dans les mains de l'extrême gauche dimanche prochain.
03:11Donc, à ce moment-là, on arrête de s'amuser.
03:13On arrête de faire semblant.
03:14On arrête de sauver quelques places et quelques indemnités.
03:16Pour les copains, on se retire et on fait en sorte que Marseille échappe à la gauche et à l
03:22'extrême gauche dimanche prochain.
03:23C'est le souhait des Marseillais.
03:25C'est le souhait des électeurs de Martine Vassalle.
03:28Martine Vassalle va finir à 5% dimanche prochain.
03:31Elle est à 12%.
03:32Je vais toujours annoncer qu'elle sera à 12%.
03:33À 12% au premier tour.
03:35À 5% au second tour.
03:36C'est évident.
03:36Il y aura un vote utile, Dieu merci, des Marseillais pour faire gagner Marseille dimanche
03:42et épargner à Marseille l'extrême gauche aux affaires.
03:47Vous précisez qu'il n'y a pas eu de deal.
03:49Sébastien Delogu s'est retiré.
03:52Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, reproche toujours à Benoît Payan de ne pas avoir fusionné ses listes avec celles des
03:58Insoumis.
03:59Donc, a priori, ou alors vous avez des informations que nous n'avons pas,
04:02il n'y a pas eu de deal entre Benoît Payan et Sébastien Delogu.
04:05Monsieur Delogu a décidé de se retirer pour faire barrage au Rassemblement National,
04:09pour faire barrage à votre candidature.
04:11C'est irresponsable, a dit précisément Jean-Luc Mélenchon.
04:13Voilà, pour Benoît Payan.
04:16Oui, mais ça, c'est vu de Paris, vu des appareils parisiens, vu de Paris, vu de Marseille.
04:21On sait très bien que Monsieur Mélenchon et Monsieur Payan sont les champions de la tambouille.
04:24Encore une fois, vous connaissez une ville où on fait élire une maire écologiste
04:29et où on la vire six mois après pour la remplacer par la vraie personne qui devait être élue.
04:35C'est-à-dire que Monsieur Payan est champion de ça, champion de ses manipulations.
04:40Ses manipulations, ça ne passera pas. Ses manipulations ne passent plus.
04:43Les Marseillais vont se dresser contre ça.
04:45Ils l'ont déjà fait au premier tour en m'offrant un score de 35%.
04:50Et cette fois-ci, on sera vainqueur de ce second tour.
04:53On ne peut pas laisser Marseille à des gens qui sont atteints de folie fiscale,
04:58qui veulent l'effondrement économique de Marseille,
05:02qui veulent l'insécurité, l'ensauvagement généralisé.
05:04Voilà ce que c'est. Cette gauche et cette extrême gauche sont violentes,
05:08antisémites, antirépublicaines.
05:10Il y aura un cordon sanitaire contre LFI et maintenant contre Monsieur Payan
05:15qui a fini par céder à la pression d'LFI.
05:18Et on découvrira ce deal dans quelques semaines.
05:20Donc faisons-le tout de suite, faisons leur barrage,
05:23gagnons Marseille, remettons Marseille en ordre
05:26et rendons à nouveau les Marseillais heureux.
05:29C'est ce que ça prête à faire les Marseillais dimanche prochain.
05:31Merci Franck Calizou. Rendez-vous dimanche prochain à 20h.
05:34Le duplex est assuré par Anne Boisiz.
05:36Merci d'avoir été avec nous.
05:37Et maintenant Paris, parce que Paris, ça bouge.
05:39Amandine Attalaya, ça bouge.
05:42Et ça redonne visiblement de l'espoir au camp d'Attis.
05:46Alors deux choses tout d'abord.
05:47La fusion scellée entre la liste d'Attis et la liste Bournazel.
05:51Même si Bournazel a décidé de se retirer complètement de cette course
05:55à la mairie.
05:57Et puis, on l'a appris dans la journée,
05:59Sarah Knafo, l'autre candidate de droite,
06:02qui se retire.
06:04Et d'ailleurs, Rachida Dati a appelé ses électeurs,
06:07bien sûr, à voter pour elle.
06:09Oui, et c'est très important que Sarah Knafo se retire.
06:11Et d'ailleurs, beaucoup n'y croyaient pas vraiment,
06:13cher Rachida Dati.
06:14Ils pensaient qu'elle se maintiendrait
06:16pour essayer d'avoir un groupe, par exemple.
06:18Donc c'est une bonne surprise,
06:20très bonne surprise même pour le camp d'Attis.
06:22Et ce sont deux prérequis,
06:24le fait qu'il y ait une fusion avec Pierre-Yves Bournazel
06:27et qu'il y ait le retrait de Sarah Knafo,
06:31pour que Rachida Dati puisse avoir une chance.
06:33Parce qu'il faut rappeler qu'elle a fait
06:35un beaucoup moins bon score que prévu.
06:38Elle est arrivée bas au premier tour,
06:40à peine à 25%.
06:41Qu'il y a aujourd'hui une probabilité assez forte
06:45qu'Emmanuel Grégoire puisse l'emporter,
06:47même si Emmanuel Grégoire est assez handicapé
06:51par le fait que Sofia Chikirou ne se soit pas retirée.
06:55Ça, ça complique la donne pour lui aujourd'hui.
06:57Après, les difficultés pour Rachida Dati,
06:59c'est que même s'il y a fusion avec la liste
07:01de Pierre-Yves Bournazel,
07:02tous les électeurs de Pierre-Yves Bournazel
07:04ne vont pas aller voter pour Rachida Dati.
07:06Il y en a qui sont davantage du centre,
07:07centre-gauche notamment,
07:08qui peuvent aller voter pour Emmanuel Grégoire.
07:10Donc il va y avoir une déperdition.
07:12Il va y avoir aussi des électeurs LFI
07:15qui, pour certains d'entre eux,
07:17peuvent aller voter pour Emmanuel Grégoire,
07:19pour qu'Emmanuel Grégoire puisse l'emporter.
07:23Et puis, pour finir,
07:24tous les électeurs de Saracnafo,
07:26une grande majorité ira 8 sur 10, 9 sur 10,
07:28mais tous n'iront pas voter non plus pour Rachida Dati.
07:31Bref, sa victoire n'est pas gagnée, gagnée aujourd'hui.
07:34Marlène Schiappa, bonsoir.
07:36Vous étiez sur la liste Bournazel,
07:39vous rejoignez la liste Dati.
07:41Contrairement à lui d'ailleurs.
07:42Vous savez pourquoi il n'a pas voulu vous joindre ?
07:44Oui, bien sûr, je le sais.
07:45Oui, oui.
07:46Pierre-Yves, ça fait plus de 10 ans que je le connais.
07:47Il a toujours voulu être maire de Paris.
07:49C'était ça son ambition.
07:50Il a construit un vrai programme solide,
07:52auquel je croyais, c'est pour ça que je l'ai rejoint.
07:54Il voulait être maire de Paris.
07:55Eu égard au résultat du premier tour,
07:57il a compris qu'il ne serait pas maire de Paris.
07:59Ça ne l'intéressait pas de continuer une 19e année
08:02comme conseiller de Paris.
08:03Donc il a eu l'élégance,
08:04je veux le souligner,
08:05je veux le saluer,
08:06de créer les conditions de la fusion,
08:08de la rencontre pour ceux de ses colissiers
08:10qui voulaient fusionner avec Rachida Dati,
08:12de créer le rassemblement
08:13et de mettre lui-même son égo
08:14et sa vie personnelle.
08:15Il était un peu dégoûté par ce qui se passe,
08:17parce qu'on lui a tordu le bras,
08:18parce qu'Edouard Philippe, Gabriel Attal
08:20et même, semble-t-il, Emmanuel Macron
08:21ont fait pression ?
08:23Alors, pression, je ne sais pas,
08:24mais en tout cas, je peux me réjouir
08:25effectivement que ce rassemblement
08:26soit soutenu par Edouard Philippe,
08:28Gabriel Attal
08:28et par le président de la République.
08:30Et en ce qui concerne Pierre-Yves Bournazel,
08:32il a toujours dit que lui,
08:33il était un homme libre
08:34qui prenait ses décisions
08:35qui le concernent librement
08:37et c'est ce qu'il a démontré.
08:38Moi, je suis très heureuse
08:39qu'il ait dit par ailleurs
08:40qu'il soutenait l'alternance
08:41et que sa volonté,
08:42c'était l'alternance à Paris.
08:43C'est un peu tout ça pour ça,
08:44il fallait le faire dès le premier tour, non ?
08:45Oui, on peut dire ça,
08:46on peut aussi annuler
08:47tous les premiers tours
08:48de toutes les élections
08:49et faire le deuxième tour directement.
08:50Non, je me permets de le dire,
08:51puisque j'ai lutté
08:53pendant tout ce premier tour
08:54pour essayer de faire exister
08:55le projet que nous avions construit
08:57avec Pierre-Yves Bournazel.
08:58Ce n'était pas facile
08:59parce qu'on a eu une campagne
09:00de premier tour
09:00qui ressemblait à un deuxième tour.
09:02c'est d'usage qu'au deuxième tour
09:03on se rassemble
09:04et c'est bien normal,
09:05c'est comme ça qu'on fonctionnait.
09:06Malgré les mots
09:07que vous avez dit vous-même
09:08contre la candidature Rachid Adati,
09:10vous aviez des mots très durs.
09:12C'est oublié tout ça ?
09:13Non, très durs, je ne sais pas,
09:15mais des désaccords, c'est certain,
09:16sinon nous aurions été
09:17sur la même ligne.
09:18Pierre-Yves Bournazel n'a pas ménagé
09:18Rachid Adati
09:19avant l'élection du premier tour.
09:22Nous avons des désaccords,
09:23sinon nous aurions été
09:24sur la même liste dès le départ.
09:25Tous vos électeurs vont vous suivre ?
09:27Non, moi je suis tout à fait d'accord
09:28avec ce qui vient d'être dit
09:30comme analyse.
09:30La politique, ce n'est pas
09:31de l'arithmétique,
09:32c'est pourquoi il faut faire campagne,
09:33convaincre.
09:34Et ce que j'allais dire,
09:35c'est que nous, nous voulons
09:35l'alternance.
09:36Il y a une question qui est assez simple,
09:38est-ce qu'on souhaite continuer
09:39avec l'équipe autour d'Anne Hidalgo
09:40et d'Emmanuel Grégoire ?
09:41Et si c'est le cas,
09:42on en a parfaitement le droit,
09:43c'est la démocratie.
09:44Ou est-ce qu'on souhaite,
09:45comme moi je le souhaite
09:45avec Rachid Adati et d'autres,
09:47du changement,
09:48l'alternance à Paris,
09:49une nouvelle manière
09:50de faire les choses.
09:58La Triangulaire,
09:59c'était un sondage,
10:01regardez,
10:02Elab,
10:03Berger-Levraud,
10:04liste Rachid Adati,
10:05liste Emmanuel Grégoire,
10:07c'est les intentions
10:07de votre second tour,
10:08liste Sofia Chikirou,
10:10là on est à 47%
10:12pour Rachid Adati.
10:13Alors bien sûr,
10:14prudence,
10:14parce que bien entendu,
10:17c'était avant les résultats
10:19du premier tour,
10:20il faut en prendre des pincettes,
10:21ce genre de sondage.
10:22Diane Brosset,
10:22vous n'allez pas dire l'inverse d'ailleurs.
10:24Bonsoir,
10:24vous vous soutenez,
10:25vous soutenez Emmanuel Grégoire,
10:26vous regrettez quand même
10:28J'espère que vous ne payez pas
10:29trop cher pour vos sondages,
10:30parce que très honnêtement,
10:31C'est un sondage qu'on a fait
10:32le 7 mars.
10:33Quand on regarde le résultat
10:34du premier tour,
10:35où nous avons fait 38%,
10:36alors que les meilleurs sondages
10:38nous donnaient 35%,
10:39et le sondage nous mettait à 30%.
10:40Et c'est un acte qui était donné
10:42à 16-17.
10:43Non, non, non,
10:43les estimations Elab
10:45sont quasiment les plus proches
10:47de la réalité.
10:48Les estimations Elab
10:49étaient les plus proches
10:49de la réalité juste avant
10:50le vote producteur.
10:51Mais elles n'étaient pas bonnes
10:51pour autant.
10:53Quelques dixièmes.
10:54Bon, mais simplement,
10:55là, aujourd'hui,
10:55vous êtes derrière Emmanuel Grégoire.
10:57Vous regrettez
10:58que Sophia Chiquirou
10:59maintienne sa candidature ?
11:01Elle aurait dû faire
11:01comme Sébastien Delogu
11:02à Marseille, se retirer ?
11:03Tout à fait, je le regrette.
11:05Je pense qu'elle aurait dû
11:07se désister exactement
11:08comme l'a fait Sébastien Delogu
11:10à Marseille,
11:11parce que je pense que
11:12les électrices
11:13et les électeurs parisiens
11:14doivent voir le danger
11:15qu'ils ont en face
11:16de ces Mme Dati.
11:18Et en réalité,
11:19Mme Dati est soutenue
11:20par l'extrême droite.
11:22Elle est soutenue
11:22par Mme Knafot
11:23qui s'est désistée
11:24en sa faveur.
11:25Oui, mais il n'y a pas de fusion.
11:26Oui, d'accord.
11:27Mais enfin, on voit bien
11:27tous les responsables
11:29du Rassemblement National
11:30qui, aujourd'hui,
11:30appellent à voter
11:32pour Mme Dati.
11:33J'ai vu Jean-Philippe Tanguy,
11:34j'ai vu Louis Alliot.
11:35Tout le Rassemblement National,
11:36aujourd'hui,
11:37appelle à voter
11:38pour Mme Dati.
11:39Et je pense que
11:40les Parisiens
11:41ne veulent pas de ça.
11:42Je ne pense pas
11:43que les Parisiens
11:44souhaitent avoir demain...
11:45Si elle gagne,
11:45ce n'est pas Louis Alliot
11:46qui sera à la mairie de Paris.
11:47Mais c'est une droite
11:48soutenue par l'extrême droite.
11:50D'ailleurs, vous avez vu
11:50que M. Retailleau
11:51s'est précipité
11:53pour féliciter
11:54Sarah Knaffo
11:55pour sa décision de retrait.
11:56Il n'est pas candidat à Paris.
11:58La réalité,
11:59c'est que Paris est devenu
11:59le laboratoire
12:00de l'union des droites.
12:02C'est-à-dire
12:02une droite
12:03qui va main dans la main
12:04avec l'extrême droite.
12:05Non, parce que
12:06Paris est faux.
12:07Il a refusé toute alliance.
12:08Mais enfin,
12:09personne n'est dupe.
12:10Personne n'est dupe.
12:10Et je ne pense pas
12:11qu'on puisse penser
12:12une seule seconde
12:12que Mme Knaffo
12:13ait fait ça gratuitement.
12:15Il y a,
12:15à l'évidence,
12:17à l'évidence,
12:17un certain nombre
12:18de garanties
12:18qui lui ont été données.
12:19Elle l'a fait
12:19parce qu'elle savait
12:19qu'elle serait un mauvais score.
12:21Ça n'est pas à moi de le dire.
12:22Si, évidemment,
12:22vous avez des informations
12:23que nous n'avons pas.
12:24On n'est pas nés
12:24de la dernière pluie.
12:25Et il y a eu des pressions.
12:26Là, vous tenez le même discours
12:27que M. Alibaud.
12:28C'est assez complotiste.
12:29Et il y a eu assurément
12:30M. Bolloré
12:31qui s'est mêlé de tout ça.
12:33Mais on le saura
12:34dans les jours qu'il n'y a pas.
12:36Qu'est-ce que vous permettez de dire ça ?
12:37On le saura.
12:38Mais vous verrez.
12:39Non, mais il faut le dire
12:39aux électeurs qui vous regardez.
12:41J'ai passé mon temps
12:42à expliquer que nous arriverions.
12:43Non, non, non.
12:43C'est pas complotiste
12:44que vous êtes en train de raconter.
12:45M. Bolloré, attendez.
12:46Une seconde, seconde.
12:47Calme-moi.
12:48C'est absolument ça.
12:49C'est important.
12:50Les électeurs nous regardent.
12:51Ils vont voter dimanche prochain.
12:52Vous êtes en train de dire
12:53qu'il y a une espèce de mécanique
12:54qui s'est mis en marche.
12:56Bien sûr.
12:57Orchestrée par Vincent Bolloré.
12:58Bien sûr.
12:59Mais qu'est-ce qui vous permet
13:00d'étayer votre...
13:00Vous le verrez.
13:01Et vous verrez les articles
13:02qui paraîtront dans les jours
13:09Je vais répondre parce que...
13:09Vous répondez parce que...
13:11Vous êtes allé...
13:11Non, mais moi d'abord,
13:12j'ai beaucoup...
13:12Je vais bien répondre.
13:14Je termine.
13:14Vous avez déjà terminé.
13:15Vous êtes allé même un petit peu
13:16au-delà de terminer.
13:17Non, mais il faut que Marine Schiapard...
13:19Est-ce que vous êtes entre les mains
13:21d'un complot
13:23où Vincent Bolloré serait abigué ?
13:26Non, d'abord,
13:26moi j'ai beaucoup de respect pour vous
13:27en tant qu'élu.
13:28Je connais votre ancrage à Paris.
13:29Je sais que vous défendez sincèrement
13:31vos convictions, je veux le dire,
13:32parce que la démocratie,
13:33c'est important aussi.
13:34On n'est pas obligé
13:34de toujours jeter l'anathème
13:35sur nos adversaires
13:36ou nos concurrents.
13:37Maintenant, si le scoop ce soir,
13:38c'est que Vincent Bolloré
13:39est quelqu'un de très, très à droite,
13:41je pense qu'on avait
13:42tous l'information...
13:43Non, c'est parce qu'il dit
13:44que Vincent Bolloré
13:45orchestre finalement
13:46ses rapprochements
13:47entre Sargnaffo et Rachel Etter.
13:49Alors moi, je veux bien répondre.
13:51Et pourquoi vous dites bien sûr ?
13:52Sur quoi vous voulez dire bien sûr ?
13:53C'est moi qui suis candidata
13:54en France, je veux bien répondre.
13:55Vous ne pouvez pas porter
13:56des accusations comme ça.
13:57Il faut les étayer.
13:57Vous dites qu'il y a des articles
13:58qui vont sortir.
13:58Bien sûr, vous le verrez,
13:59vous le verrez.
14:01Mais si vous me permettez de terminer...
14:03Prenez mon téléphone,
14:04je n'ai aucun appel
14:05devant Vincent Bolloré
14:05pour rejoindre Rachid Madati.
14:07Je prends des décisions.
14:09Pour Vincent Bolloré,
14:10oui, je vous confirme.
14:11Non, mais ça veut dire
14:12que vous...
14:12C'est grave ces accusations.
14:14C'est pas grave,
14:14c'est simplement
14:15un certain nombre d'éléments
14:16qui sont dans le débat.
14:17Voilà, c'est l'extrême droite.
14:19C'est l'extrême droite.
14:20Gabriel Attal
14:20n'est pas d'extrême droite.
14:22Édouard Philippe
14:22n'est pas d'extrême droite.
14:23J'en termine.
14:23C'est l'extrême droite
14:24et ses relais
14:25qui s'organisent
14:26pour faire gagner
14:27Mme Dati
14:28et pour faire échouer.
14:29Mais elle est aujourd'hui
14:30soutenue par l'extrême droite.
14:32Non, c'est pas vrai.
14:32Elle n'est pas soutenue
14:33par l'extrême droite.
14:33Elle avait refusé
14:34une alliance avec moi.
14:35Elle n'est pas soutenue
14:36par l'extrême droite.
14:36Je veux bien tout.
14:38Mme Dati
14:38est aujourd'hui soutenue
14:40par des responsables
14:41du Rassemblement national.
14:42Vous voulez mieux que ça ?
14:43Vous en défendez votre projet ?
14:44J'en termine.
14:44Elle est soutenue
14:45par Mme Fnafou
14:47qui siège dans le même groupe
14:48que des néonaisies.
14:54Sarah Knafou a dit
14:55qu'elle faisait ça
14:56pour Paris
14:56et pas pour Dati.
14:59Elle n'a fait pas
15:00d'appel de vote.
15:01Elle ne fait pas d'appel de vote.
15:03Elle a fait d'appel
15:03à voter pour Mme Dati.
15:05Arrêtez de raconter
15:06des craques.
15:09Personne est propriétaire
15:10de ses électeurs.
15:11Yann Brossard,
15:12est-ce qu'il n'y a pas
15:12un peu de panique
15:13de votre part ?
15:14Si, parce qu'on a appelé
15:15à Vincent Bolloré,
15:16ça sent un peu la panique.
15:17Ce que je dis
15:17est hyper simple.
15:18Je dis aux électrices
15:19et aux électeurs de gauche
15:20et notamment
15:21aux électeurs
15:22de Sophia Chikirou.
15:23Soit ce sera Mme Dati
15:24qui sera maire,
15:25soit ce sera
15:26Emmanuel Grégoire
15:27qui sera maire.
15:28Mme Chikirou ne sera pas
15:30maire de Paris.
15:30Elle a fait 11%.
15:31Nous avons fait 38%.
15:33Est-ce que vous voulez
15:33d'une maire,
15:35en l'occurrence Mme Dati,
15:36qui devra sa victoire
15:37à l'extrême droite
15:38et au soutien
15:39à l'extrême droite ?
15:41Parce que Mme Chikirou
15:43vous a proposé
15:44une fusion.
15:45Elle dit qu'elle a même
15:46eu Emmanuel Grégoire
15:47au téléphone.
15:48Pourquoi vous refusez
15:49cette fusion ?
15:50Alors que, pardon,
15:50je termine,
15:51on voit dans plein
15:52de villes de France
15:53des fusions,
15:54même à Lyon,
15:55même à Toulouse,
15:56même à Brest,
15:58même à Tulle,
15:59chez l'ami de François Hollande,
16:00Bernard Combe,
16:01il a fusionné
16:01avec les insoumis.
16:02Pourquoi Emmanuel Grégoire
16:03refuse cette fusion ?
16:05Non mais moi,
16:06je voudrais savoir.
16:06Je vais vous répondre
16:07très directement,
16:07c'est une bonne question,
16:08d'ailleurs un certain nombre
16:09de gens se la posent,
16:10donc je vous la posiez.
16:12Mme Chikirou a dit
16:13au tout début de sa campagne
16:14je ne veux pas
16:15d'un maire socialiste
16:16à Paris.
16:17Je trouve que c'est
16:18un peu curieux
16:18de demander des places
16:20sur une liste
16:21d'Emmanuel Grégoire
16:22qui est socialiste
16:22quand on dit
16:23mon objectif
16:24c'est qu'il n'y ait plus
16:24de maire socialiste
16:25à Paris.
16:25Ça n'est pas cohérent.
16:26Et je sais que
16:27nous sommes dans une période
16:28où il y a beaucoup de confusion.
16:29C'est vrai que je vous écoutais
16:29Mme Schiappa,
16:31vous avez fait toute la campagne
16:32avec Pierre-Yves Bournazel
16:32sur la probité
16:33et vous vous retrouvez
16:34à soutenir une candidate
16:35qui est convoquée
16:35devant le tribunal correctionnel
16:36dans six mois.
16:37Il y a des gens
16:38qui sont pleins de contradictions.
16:39Nous, nous avons décidé
16:42de mener une campagne
16:43de vérité.
16:43Emmanuel Grégoire a dit
16:45ma liste de premier tour
16:46sera ma liste de second tour.
16:47En l'occurrence,
16:48sa liste de premier tour
16:49et sa liste de second tour.
16:50C'est cohérent.
16:51Il n'y a pas de dynamique.
16:52Il ne rassemble pas.
16:53Vous pensez que les électeurs
16:54de gauche
16:54ne sont pas cohérents ?
16:55Vous ne pouvez pas
16:56nous reprocher.
16:57La dynamique est de notre côté.
16:58Je suis désolée.
16:59Les rassemblements
16:59se font autour de Rachid Adati.
17:01Nous avons fait 38 %.
17:02Vous en avez fait 25.
17:0338, 25, 13 points d'écart.
17:05Vous savez compter comme moi.
17:06Bien sûr.
17:06Le problème,
17:07c'est que vous,
17:08vous plaignez.
17:09La dynamique et le score
17:10sont deux choses différentes.
17:11Emmanuel Grégoire est arrivé
17:12très nettement en tête
17:13le soir du premier tour.
17:14Merci de le reconnaître.
17:15Je vous le conseille.
17:15Je l'ai toujours reconnu.
17:15Je n'ai aucun problème
17:16avec la vérité des faits.
17:17Emmanuel Grégoire
17:18est arrivé nettement en tête.
17:19Maintenant,
17:19ce qui compte dans une campagne,
17:25d'alternance qui existe.
17:26Regardez,
17:27nous sommes nombreux
17:29parlementaires.
17:30Emmanuel Hoffman,
17:31Rachel Fleur-Pardo,
17:32Aboulaï Kanté,
17:33des personnalités
17:33de la société civile
17:34qui s'engagent aujourd'hui
17:35pour l'alternance,
17:36pour le changement,
17:36même si nous avons
17:37des divergences
17:38avec Rachid Adati
17:39et nous en avons certaines.
17:40Mais moi,
17:41je dis aux parisiennes
17:41et aux parisiens,
17:42si vous vous reconnaissez
17:43à 60 %,
17:44à 70 %,
17:45même à 55 %
17:47dans les propositions
17:47de Rachid Adati
17:48pour transformer
17:49le périscolaire profondément,
17:50rétablir les comptes publics,
17:52en finir avec l'insécurité,
17:53la saleté dans les rues de Paris.
17:54C'est-à-dire quoi,
17:54transformer le périscolaire profondément ?
17:56Faites allusion aux affaires...
17:57Je fais plus qu'allusion,
17:58effectivement.
17:59Nous, ça fait partie
17:59des discussions
18:00entre Pierre-Yves Bournazel
18:01et Rachid Adati.
18:02C'est un projet
18:02sur lequel nous avons travaillé,
18:04transformer de A à Z
18:05le périscolaire.
18:06Moi, je suis maman
18:06de trois enfants.
18:07J'ai deux grandes filles
18:08et un de ces garçons.
18:08C'est un scandale
18:08qui est étouffé
18:09par la mairie de Paris,
18:10ça, vous pensez ?
18:10Moi, je ne dis pas
18:11qu'il est étouffé
18:12par la mairie de Paris.
18:13Je ne pointe pas,
18:23je suis malade
18:24de me dire
18:24que mon petit garçon
18:25qui va aller
18:25dans moins de deux ans
18:27à l'école maternelle
18:27va se retrouver en périscolaire
18:28peut-être avec des pédocriminels.
18:30Donc moi, je veux absolument
18:31qu'on transforme.
18:32Je vais vous dire honnêtement,
18:34très sincèrement,
18:34en tant que maire de famille,
18:35quel que soit le maire de Paris,
18:36dimanche soir,
18:37je veux qu'on transforme
18:38le périscolaire.
18:38Et Pierre-Yves Bournazel,
18:39c'était son engagement.
18:40Il a obtenu de Rachid Adati
18:42un engagement profond,
18:44signé, ratifié
18:45sur un plan de transformation radical
18:46qui n'a pas été pris
18:46par Emmanuel Grégoire.
18:48Et qui a été pris
18:49par Rachid Adati,
18:50moi, je n'ai pas entendu
18:50de proposition de transformation
18:51par Emmanuel Grégoire
18:52pour tout changer,
18:53notamment sur la question
18:54des arrondissements.
18:56Emmanuel Grégoire,
18:57j'ai beaucoup de respect
18:57pour son engagement,
18:58pour lui en tant que personne.
18:59Il était premier adjoint
19:00d'Anne Hidalgo.
19:01Il était chargé
19:02des ressources humaines,
19:03chargé des relations
19:04avec les mairies d'arrondissement.
19:05Le travail,
19:06je ne le blâpe à lui personnellement,
19:07mais le travail globalement
19:08par le système Hidalgo
19:09n'a pas été fait sur ce sujet.
19:11Il faut que ça change.
19:12Voilà ce que je dis.
19:13Mais bien sûr qu'on a besoin
19:13de changements
19:14dans le périscolaire.
19:15Ça, moi, je l'assume parfaitement
19:16et Emmanuel Grégoire l'a dit.
19:18Et je pense que personne,
19:19au vu de l'histoire personnelle
19:20d'Emmanuel Grégoire,
19:21ne peut dire que ça n'est pas
19:22un sujet qui lui tient.
19:24Malgré les signalements
19:27qui avaient eu lieu,
19:28il y a juste eu
19:29des déplacements.
19:30Est-il vrai, M. Marchal,
19:31que Mme Dati
19:32et sa première adjointe,
19:33en l'occurrence Mme d'Auvergne,
19:34a fait en sorte
19:35de cacher un certain nombre
19:37de faits dans une école,
19:38l'école Saint-Dominique,
19:40où elle n'a pas voulu
19:40que les parents soient au courant
19:42de faits de pédocriminalité
19:44de la part d'un agent ?
19:45C'est vrai ou ce n'est pas vrai ?
19:46C'est vrai.
19:46Donc moi, je veux bien
19:48qu'on nous fasse des leçons
19:49matin, midi et soir.
19:49Il ne s'agit pas de leçons.
19:51Franchement, le sujet est trop grave.
19:52Il ne s'agit pas de leçons.
19:53Et je sais que c'est votre état d'esprit,
19:54Mme Schiappa,
19:55que sur ce sujet,
19:56nous avons besoin de sérieux,
19:57nous avons besoin
19:58d'une prise de conscience générale
19:59parce que, d'ailleurs,
20:00ce n'est pas un sujet
20:01qui concerne que Paris.
20:02C'est un sujet
20:02qui concerne toute la France.
20:03C'est la libération
20:04de la parole des enfants.
20:05Tant mieux.
20:06Et oui, on a besoin
20:07de ruptures dans le périscolaire.
20:08On a besoin de plus de moyens,
20:10de plus de formations
20:11dans le périscolaire,
20:12de sortir d'un système
20:13qui fait qu'on a
20:13trop d'agents précaires.
20:15Et d'avoir des frères responsables.
20:16Parce qu'aujourd'hui,
20:17les directeurs d'école
20:17disent qu'ils ne sont pas responsables.
20:19Les mairies d'arrondissement
20:19disent qu'elles ne sont pas responsables.
20:21Personne n'est responsable
20:22que nos enfants se fassent agresser
20:23pendant leur temps scolaire.
20:24Mais il faut noter quand même
20:26que Sophia Chikirou
20:27est aujourd'hui
20:28la meilleure alliée
20:29pour Hachiy Adati.
20:31Ah pardon,
20:31on a basculé ce sujet.
20:32Excusez-moi.
20:33Non mais parce que là,
20:33on est à quelques jours
20:34d'un second tour.
20:35Après, on verra ce que vous ferez
20:36quand vous serez mère.
20:38Moi, je ne serai pas mère.
20:39Aujourd'hui, pas vous,
20:40mais dans l'équipe de Hachiy Adati.
20:42On ne savait pas
20:42si elle est condamnée,
20:43qu'elle est inéligible.
20:44Sophia Chikirou,
20:46est-ce la meilleure alliée
20:47pour Hachiy Adati ?
20:48En se maintenant
20:49et en empêchant Emmanuel Grégoire
20:51de faire le rassemblement
20:52Mais moi, vous voulez
20:52que je vous dise
20:53le fond de ma pensée.
20:54Moi, je trouve qu'Emmanuel Grégoire,
20:55pour le coup,
20:55il fait preuve de clarté
20:56en refusant l'alliance
20:57avec LFI.
20:58Et nous, en tout cas,
20:59à Renaissance...
21:00Pardon, Sarah Knafow,
21:01on va écouter Sarah Knafow.
21:03Prise de parole de Sarah Knafow,
21:05celle qui vient de se retirer.
21:06Bonjour tout le monde.
21:09Vous voulez qu'on tourne ?
21:10Vous voulez qu'on tourne ?
21:12Très bien.
21:13Charmant.
21:15Quelle a été votre décision
21:16et pourquoi aujourd'hui ?
21:17J'ai pris la décision
21:18de retirer ma liste,
21:20une ville heureuse,
21:21de ce second tour
21:23parce que je considère
21:24que j'ai une responsabilité
21:26aujourd'hui.
21:26Les 85 000 voix
21:27que je représente
21:28peuvent battre la gauche.
21:3010,4%
21:31des lecteurs parisiens
21:33en six semaines de campagne
21:34qui peuvent permettre
21:35de battre la gauche,
21:36ce serait historique.
21:37Après 25 ans
21:38de déclin socialisme,
21:40on voit que ces voix-là
21:41sont les voix
21:42qui manquent
21:43au fait de chasser
21:44la gauche
21:45de la mairie de Paris.
21:46Donc, par sens des responsabilités,
21:47par amour de Paris,
21:48par respect des Parisiens
21:49à qui j'ai dit
21:50dès le premier jour
21:51de ma campagne
21:52que mon objectif
21:53était de battre la gauche,
21:55j'ai pris cette décision
21:56qui est lourde,
21:57une décision douloureuse
21:59que je prends
22:00pour être responsable
22:01et pour la capitale
22:03de mon pays.
22:03Pourquoi vous n'appelez pas
22:04directement à voter
22:05la droite, alors même
22:05que Rachida Nathie
22:06n'a jamais répondu
22:07à vos demandes de fusion ?
22:09Vous avez raison,
22:10j'ai proposé à Mme Dati
22:11une alliance
22:11qu'elle a refusée.
22:13Quand on a affaire
22:14à des gens
22:15comme M. Bournazel,
22:16comme M. Édouard Philippe
22:17qui est la personne
22:18qui a bloqué,
22:19j'espère que les électeurs
22:19de droite
22:20s'en souviendront
22:20pour 2027.
22:22Quand on a affaire
22:23à un parti LR
22:24qui n'a pas appelé
22:24à cette alliance,
22:25aucun qui n'a appelé
22:26à cette alliance publiquement,
22:27les électeurs doivent
22:28se souvenir
22:29dans les mois qui viendront
22:30qu'on avait affaire
22:31à la droite
22:32la plus bête du monde.
22:33Et dans ce contexte-là,
22:34j'ai décidé d'être
22:34plus intelligente qu'eux.
22:35Qu'est-ce que vous répondez
22:36à vos électeurs
22:37qui nous disaient
22:38je ne veux pas voter
22:39pour la candidate
22:40d'Emmanuel Macron ?
22:42Évidemment,
22:43si vous pensez
22:43que la liste
22:44de Rachida Nathie
22:45et de Pierre-Yves Bournazel
22:46est mon idéal,
22:48vous vous trompez.
22:49Je sais choisir
22:50le moindre mal.
22:51Entre le mal
22:51et le moindre mal,
22:52j'ai du discernement.
22:54Donc quand on a en face
22:55M. Grégoire,
22:56quand on a les héritiers
22:57de Mme Hidalgo,
22:58quand on a ceux
22:59qui laissent des pédophiles
23:00à l'école,
23:01quand on a ceux
23:02qui veulent construire
23:0240% de logements sociaux
23:04à Paris,
23:04quand on a ceux
23:05qui veulent transformer
23:06la capitale en HLM géant
23:07avec des salles de shoot
23:09partout,
23:09faire exploser les impôts,
23:11continuer les gabegis
23:12et la destruction
23:12de l'argent des Parisiens,
23:13je sais choisir.
23:15Je me battais pour le bien
23:16avec ma candidature,
23:17avec une ville heureuse
23:18et aujourd'hui,
23:19je dois choisir
23:20le moindre mal
23:20parce que les électeurs
23:21en ont décidé ainsi
23:22et par conséquent,
23:24je me plie à leur choix.
23:25Finalement,
23:25est-ce que votre campagne,
23:26ce n'est pas un échec ?
23:28Manifestement,
23:28pas du tout
23:29puisque faire 10,4%,
23:3185 000 voix
23:32sur la première élection
23:33de ma vie en mon nom,
23:34en six semaines de campagne
23:35avec seulement
23:36quelques mois
23:37de vie politique
23:37derrière moi,
23:38ça je peux dire
23:39que je suis extrêmement fière
23:40de la campagne
23:40que j'ai menée
23:41et je le dis
23:41sans aucune prétention
23:42d'ailleurs
23:42parce que c'est à mes équipes
23:43que je le dois
23:44et je veux remercier d'ailleurs
23:45et profiter d'être
23:46à votre antenne
23:46pour remercier mes militants,
23:48ceux qui se sont battus
23:49non seulement sur le terrain
23:50mais au téléphone,
23:51sur internet
23:52et je pense à chacun d'entre eux
23:53et je les lis
23:53et je les ai beaucoup lus
23:54avant de prendre cette décision
23:55qui je vous le disais
23:56était douloureuse
23:57c'est à eux que je le dois
23:58et c'est pour ça que
23:58sans prétention je dis
23:59nous avons fait
24:00la plus belle campagne municipale
24:02à l'échelle de la France
24:03et je suis fière d'eux
24:04et je les remercie
24:05et je leur dis
24:06je comprends votre douleur
24:07je comprends
24:08que vous auriez préféré
24:09qu'on puisse aller jusqu'au bout
24:11moi aussi je pense
24:12que nous aurions été
24:12les meilleurs
24:13à la mairie de Paris
24:14les meilleurs
24:15et aujourd'hui
24:15on doit en être
24:16à choisir le moindre mal
24:17et c'est ce que je fais
24:18je les invite tous
24:19à chasser les socialistes
24:21alliés aux communistes
24:22et aux antisémites
24:23aujourd'hui
24:23je les appelle
24:24à faire barrage
24:25à cette gauche
24:25c'est vous qui avez
24:27alors on vient d'écouter
24:29Sarah Knafou
24:30il faut chasser
24:30les socialistes
24:31de la mairie de Paris
24:32c'est ce que vient de dire
24:33Sarah Knafou
24:33qui retire sa liste
24:36c'est exactement
24:37ce que je disais
24:37elle soutient
24:38Madame Dati
24:39elle apporte son soutien
24:40à Madame Dati
24:41elle a choisi le moindre mal
24:43entre deux mal
24:43on peut le dire
24:44qu'on veut
24:44en l'occurrence
24:45Madame Dati
24:46est soutenue
24:47par Madame Knafou
24:48qui je le répète
24:49siège avec des néo-nazis
24:51allemands
24:51au Parlement européen
24:52c'est une réalité
24:54factuelle
24:54je veux bien qu'on me dise
24:55que ça relève de je ne sais quoi
24:56c'est une réalité factuelle
24:57aujourd'hui
24:58Madame Dati
24:59est une candidate
25:01c'est ce qu'elle dit
25:02en l'occurrence
25:06elle est soutenue
25:07par l'extrême droite
25:08et les propos
25:09qu'on vient d'entendre
25:11à l'instant
25:11le démontrent
25:12et si elle la soutient
25:14c'est parce qu'elle a
25:15un certain nombre
25:15de raisons de la soutenir
25:16Yann Brossat
25:17êtes-vous inquiet
25:18pour dimanche prochain ?
25:19Bien sûr
25:19je pense qu'il y a un risque
25:20je suis inquiet
25:21d'un basculement
25:23à droite
25:24de Paris
25:24avec les conséquences
25:25que cela aurait
25:26Mais après 25 ans de gauche
25:27l'alternance
25:28c'est pas la démocratie ?
25:29Olivier Truchot
25:30j'écoute beaucoup
25:30vos émissions
25:31vous avez beaucoup répété ça
25:32avant le premier tour
25:33je constate que
25:33les parisiens
25:34nous ont placé
25:35très nettement en tête
25:35avec 38%
25:37ce qui montre
25:37que ceux qui répétaient
25:38matin, midi et soir
25:39que nous étions honnis
25:40et détestés par les parisiens
25:42n'étaient pas tout à fait
25:43dans le juste
25:43je pense
25:44contrairement à ce que
25:45dit Mme Knaffot
25:45qu'il y a une majorité
25:46de parisiens
25:47qui est favorable
25:47au logement social
25:48qu'il y a une majorité
25:49de parisiens
25:49qui est favorable
25:50à l'encadrement des loyers
25:51qu'il y a une majorité
25:52de parisiens
25:52qui trouve ça normal
25:53que les familles
25:54les plus modestes
25:54payent 13 centimes d'euros
25:56la cantine scolaire
25:57de leurs enfants
25:57et si on a envie
25:58que ça continue
25:59voire même
25:59que ça s'amplifie
26:00on a besoin d'avoir
26:01une majorité de gauche
26:02au conseil de Paris
26:03et certainement pas
26:04une majorité de droite
26:05soutenue par Mme Knaffot
26:06Dimanche soir
26:07Marie Chantret
26:08l'analyse était de dire
26:10bon avantage Grégoire
26:12est-ce qu'on peut dire
26:13la même chose ce soir
26:14après ce qui s'est passé
26:15aujourd'hui
26:16notamment le retrait
26:17de Sarah Knaffot
26:17j'entends l'inquiétude
26:19de la gauche
26:20par la voix de Yann Brossat
26:21après
26:23là où
26:23je continue
26:25de penser
26:26que la gauche
26:26reste quand même
26:27avantagée
26:28c'est que le retrait
26:29de Sarah Knaffot
26:30vous y voyez un soutien
26:31moi je pense
26:32que ça peut être
26:33un désavantage
26:34parce qu'il n'y a pas
26:34de fusion de liste
26:35il n'y a pas d'accord
26:37avec la candidate de droite
26:38l'ancienne ministre
26:39de la culture
26:39pour certains électeurs
26:41et bien
26:42ça peut être
26:44un accord
26:44vu comme un accord
26:45caché
26:46Rachida Dati
26:47toute son équipe
26:48s'en défend
26:48depuis le début
26:49oui parce qu'elle s'est
26:50tournée vers
26:50Bournazel
26:51elle a répondu
26:53aux accords
26:55et elle a répondu
26:55aux conditions
26:56posées par
26:57Pierre-Yves Bournazel
26:58la première d'entre elles
26:59était justement
26:59de ne pas toper
27:00avec sa conquête
27:02et Sarah Knaffot
27:02ça permet de récupérer
27:03des électeurs
27:03qui auraient sans doute
27:06revoter Sarah Knaffot
27:07si elle s'était maintenue
27:08après je redis
27:09ce que dit Amandine
27:09Nathalia tout à l'heure
27:10les candidats
27:13ne sont pas propriétaires
27:14des voix de leurs électeurs
27:15est-ce qu'il y aura
27:16un report automatique
27:18voté Grégoire
27:19oui mais ce qui acte aussi
27:20et ce qui est acté
27:22aujourd'hui
27:22c'est aussi l'échec
27:23de Sarah Knaffot
27:25à ce qu'elle appelait
27:26l'union des droites
27:27forcée de constater
27:28qu'elle a tendu la main
27:29elle ne parlait pas
27:30d'accord d'appareil
27:30mais d'accord de femme à femme
27:31elle a tendu la main
27:32à Rachida Dati
27:34qui n'a pas été saisi
27:35ça pour le coup
27:36c'est très net
27:37de la part de Rachida Dati
27:38Yann Brossat peut dire
27:39l'inverse
27:40mais on a écrit
27:41dans des journaux
27:42et ça a été redit
27:43qu'il y avait un déjeuner secret
27:44entre Rachida Dati
27:45et Sarah Knaffot
27:46il n'en a jamais rien été
27:47ça il n'a jamais existé
27:49est-il vrai
27:49qu'il y a par exemple
27:50aujourd'hui sur la liste
27:51de madame Dati
27:52des candidats
27:52qui ont tenu
27:53des propos racistes
27:54vous pensez à Max Gouazini
27:55absolument
27:56et il a dû retirer
27:58je crois même tout
27:58il a supprimé son compte Twitter
28:00parce que c'est la même bande de racistes
28:03et en l'occurrence
28:04sur la liste de madame Dati
28:05y compris
28:06sur sa liste de second tour
28:07il y a monsieur Gouazini
28:08non mais tenez-vous bien
28:09qui comparait
28:10les musulmans
28:11à des chiens
28:12il l'a écrit
28:13qui ensuite
28:14a comparé
28:15la victoire
28:16attendez madame Chiappa
28:17je termine
28:17je vais aller dans votre sens
28:18pardon
28:18je vous présente
28:19vos colistiers
28:20en l'occurrence
28:21monsieur Max Gouazini
28:22a comparé
28:23la victoire
28:24la victoire
28:25de Zoran Mamdani
28:26à New York
28:27aux attentats du 11 septembre
28:29simplement parce qu'il est musulman
28:30ces gens-là
28:31sont sur la même liste que vous
28:32honnêtement
28:33je pense que vous ne méritez pas ça
28:34c'est gentil
28:35un dernier mot de Maren Chiappa
28:36moi bien évidemment
28:37je condamne les propos racistes
28:39que j'ai découvert comme vous
28:40et évidemment
28:41évidemment qu'ils sont condamnables
28:42mais si vous voulez
28:43moi je pense que
28:44je préférais le débat
28:45qu'on avait tout à l'heure
28:45où vous présentiez votre vision de Paris
28:47que je trouve intéressante
28:48parce qu'on n'a pas la même
28:49et je trouve que c'est intéressant
28:50ce débat de fond
28:50plutôt que se jeter des anathèmes
28:52sur le 167ème
28:53de telle ou telle liste
28:54moi je peux vous redire
28:55que Mme Simonnet
28:56a invité M. Corbyn
28:57qui est notoirement antisémite
28:59qui a été renvoyé
29:00de son propre parti
29:01pour antisémitisme
29:02qu'elle a invité à Paris
29:03qu'elle l'a fait venir
29:04qu'elle n'a pas rompu
29:05avec Jean-Luc Mélenchon
29:05on peut jouer à se jeter
29:07ce genre d'anathème
29:07sur nos colistiers
29:08pendant toute la soirée
29:09moi je préfère
29:10qu'on parle de projets
29:11et moi j'aimerais qu'on parle
29:12et c'est ce que vous faites d'habitude
29:13qu'on parle à l'intelligence
29:13des Parisiens
29:14qu'on les respecte
29:15qu'on leur présente des projets
29:16et qu'ils choisissent
29:17simplement les projets
29:18c'est stop ou encore
29:18vous voulez continuer
29:19avec l'équipe
29:20Anne Hidalgo, Grégoire
29:21et si c'est le cas
29:22c'est parfaitement votre droit
29:23on est en démocratie
29:23ou vous voulez changer
29:25transformer, changer d'équipe
29:26renouveler
29:26faire l'alternance
29:27et dans ces cas-là
29:28c'est avec Rachida Dati
29:30Rendez-vous dimanche soir
29:31là aussi 20h
29:31pour savoir ce qui s'est passé
29:32merci d'avoir débattu
29:34discuter
29:34Merci à vous
29:34Alain Chapa
29:35M. Yann Brossat
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