- il y a 7 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Justement, on va tirer un peu les conclusions politiques, éditoriales de ces 48 heures que l'on a passées à Paris maintenant,
00:07dans le signé Consigny, avec Charles Consigny. Bonsoir Charles.
00:11Bonsoir.
00:12Et puis avec Lamia Larache, adjointe socialiste à la mairie de Paris en charge de l'urbanisme,
00:16porte-parole d'Emmanuel Grégoire, qui est candidat à la mairie de Paris.
00:19Bonsoir Lamia Larache.
00:21Mais est-ce que ça a été la capitale mondiale du chaos pour vous, Paris, Charles Consigny ?
00:27Écoutez, moi ce qui me fascine, c'est que quand la municipalité fait le minimum syndical à Paris,
00:35elle considère qu'elle a fait son boulot.
00:38Et ça en dit long sur l'état d'esprit qui règne dans cette municipalité.
00:43J'entendais David Béliard sur votre antenne qui expliquait que la mairie a fait tout ce qu'il fallait.
00:51Elle a assalé les axes principaux et donc les choses sont faites.
00:56Et puis après, c'est à chacun, devant son immeuble, de faire ce qu'il faut.
01:01Donc voilà, les Parisiens seront contents d'avoir la fiscalité qu'ils ont et d'avoir, j'ai regardé les chiffres,
01:10le plus grand nombre d'agents par habitant de France et même d'Europe pour avoir ce résultat.
01:18C'est qu'on n'a que le minimum syndical.
01:21Moi je crois que tout ce qu'on a pu voir, et puis bon, on peut considérer que les épisodes neigeux,
01:27comme on dit en neuve langue contemporaine, sont rares.
01:31C'est que tout simplement la ville s'est arrêtée le temps de cette neige
01:35et que ça reprendra une fois que l'épisode neigeux sera passé.
01:38– D'une manière générale, les Français sont assez sévères dans notre sondage Elab.
01:42Ils sont 7 Français sur 10, c'est-à-dire que les autorités ne préparent pas bien le pays à ces épisodes neigeux.
01:49– Je ne veux pas être trop long, il faut choisir ce qu'on veut.
01:52Soit on est le pays le plus fiscalisé du monde et le plus administré du monde,
01:56et dans ce cas-là, on espère quand même que quand il y a quelque chose comme ça,
01:59l'administration fait le travail.
02:01Soit on desserre les taux fiscales et réglementaires sur les citoyens,
02:07et dans ces cas-là, ils attendent un peu moins de l'État.
02:09Je constate que ce qu'on a à Paris comme en France,
02:12c'est qu'on est ceux qui payent le plus d'impôts, qui payent le plus d'impôts,
02:16et en échange, on a en réalité des très mauvais services.
02:18– Réponse de l'ami à la rage.
02:21– J'attendais la fin de votre phrase pour voir s'il y aurait eu une blague à la fin,
02:25mais pas du tout, je vous avoue, je suis un peu ébahie par cette capacité
02:30à aller chercher la polémique absolument partout,
02:33et faire en sorte soit d'être particulièrement de mauvaise foi,
02:36soit de vouloir absolument trouver une raison pour taper sur la ville de Paris,
02:40ville de gauche, capitale de la France.
02:43On a 85% des axes parisiens qui ont été salés depuis vendredi dernier,
02:47des dizaines de saleuses qui ont permis aux routes d'être globalement dégagées,
02:52notamment sur les axes principaux, là où il y a des établissements publics,
02:56là où il y a des institutions, là où il y a des écoles, là où il y a des crèches,
03:00bref, là où la vie se passe à Paris.
03:01– Et les trottoirs ?
03:02– Sur les trottoirs, nous ne pouvons pas passer de saleuses,
03:05ce sont des agents effectivement de la ville qui sont chargés de saler,
03:09de sabler les trottoirs, ce qui a été fait avec des variations de température
03:13qui effectivement, et ça a été constaté sur un certain nombre de trottoirs,
03:17quand ça reverglace, et bien de fait il faut repasser effectivement.
03:20Et avec un élément que vous avez évoqué,
03:23et je vous avoue je ne comprends pas bien pourquoi vous le critiquez,
03:26en l'occurrence c'est la loi,
03:27qui fait que je crois depuis 1935 ou 1937,
03:30il y a une obligation, à savoir celle que chaque immeuble
03:32est censé dessaler, déblayer devant son pas de porte.
03:36Et c'est ce qui permet effectivement,
03:38entre ça, les saleuses et les agents de la ville qui ont salé les trottoirs,
03:42de pouvoir avoir globalement une forme d'accessibilité,
03:44dans le cadre par exemple, je le rappelle,
03:46vous l'avez dit, mais c'est quand même important de l'évoquer
03:48parce que ce n'est pas un petit sujet,
03:49d'être en capacité de gérer ces épisodes
03:52qui surviennent à peu près une fois tous les dix ans.
03:53Si on avait investi extrêmement massivement
03:56pour être équipé comme si on était dans les Hautes-Alpes par exemple,
03:58qu'est-ce que vous auriez dit ?
03:59Oh là là, le niveau de fiscalité,
04:01c'est pour acheter du matériel qui ne sert globalement à rien.
04:03Je pense que là, on est dans une forme d'équilibre.
04:05Cherche à nous après de tirer les conclusions de ce qui s'est passé là
04:08et de voir s'il est nécessaire,
04:10dans l'hypothèse où c'est récurrent,
04:11de pouvoir investir davantage.
04:13Bien sûr, excusez-moi,
04:14moi ça fait quand même quelques années que je vais à Paris,
04:16quelques dizaines d'années,
04:17c'est la première fois qu'on a un épisode
04:19qui tient aussi longtemps, aussi durablement
04:21et avec des chutes de neige aussi importantes.
04:24Pourquoi pas ?
04:25Moi, ce que je constate simplement,
04:26c'est ce que je vois dans les rues,
04:28c'est-à-dire que les voitures roulent à peu près
04:30à 2 kmh et demi,
04:31que les gens se cassent la gueule sur les trottoirs,
04:34qu'il y a beaucoup de transports...
04:35Il y a un décalage entre la communication et la réalité ?
04:38Je le crains, excusez-moi.
04:40À la limite, ce serait davantage recevable
04:42de simplement dire,
04:43bon, il neige tellement rarement à Paris
04:45que, somme toute, on n'est pas équipé,
04:48on ne peut pas prévoir, etc.
04:49La réalité, c'est que...
04:51Je remarquerais que, je vous ai dit les deux,
04:53c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:54il y a un taux de couverture
04:55qui est quand même globalement intéressant,
04:5785% des axes qui ont été déblayés,
05:00qui ont été sablés,
05:01les trottoirs qui l'ont été aussi,
05:03peut-être pas suffisamment dans l'épisode,
05:05dans le passé, ce serait récurrent.
05:07Vous pouvez redire ça.
05:08Il se trouve que quand on se balade dans Paris,
05:10ce que nous voyons,
05:12c'est que les voitures ne peuvent pas rouler,
05:14c'est que les livraisons sont arrêtées.
05:17Il n'y a pas un bus.
05:17Tous les bus ont été arrêtés au dépôt.
05:19Évidemment, il n'y a pas un bus,
05:21mais ça, bon...
05:22Les pistes cyclables ne sont pas pratiquables.
05:23Même quand il y en a,
05:24les bus, ils ne peuvent pas circuler dans Paris,
05:26de toute façon.
05:26Donc, qu'il y ait des bus ou pas de bus,
05:28de toute manière,
05:29vous mettez deux heures à faire 3 mètres
05:31avec un bus parisien.
05:32Donc, ça ne change pas grand-chose.
05:34Demandez aux gens qui prennent le bus.
05:36Vous allez voir s'ils se déplacent rapidement à Paris.
05:37Je prends le bus.
05:38En l'occurrence,
05:39la vitesse moyenne des bus n'a pas varié.
05:41Soit on est exactement juste,
05:43soit on est dans la colonie permanente.
05:46Non, mais tous les gens qui nous regardent
05:47et qui prennent un bus dans Paris
05:48ou qui même essaient de se déplacer dans Paris.
05:50Moi, ce que je vois,
05:51c'est que Paris est devenue,
05:52de façon générale,
05:54une ville qui est contre le travail,
05:56contre la circulation.
05:57C'est une ville
05:58qui, maintenant,
05:59n'est plus réservée
06:00qu'à des bobos
06:01âgés d'une trentaine d'années
06:03qui ne sortent pas
06:04d'un périmètre d'un quart d'heure
06:05autour de chez eux.
06:06Ça a même été théorisé
06:07par vous-même,
06:09vos associés
06:11dans cet orchestre
06:14que forme l'équipe d'Anne Hidalgo,
06:16la ville du quart d'heure.
06:17On y est.
06:18On est réduit, maintenant,
06:19à un périmètre d'un quart d'heure
06:20autour de chez soi.
06:21Moi, ce n'était pas la ville que j'aimais
06:23et ce n'est pas ce que je constate ailleurs.
06:24J'ai regardé comment ils font
06:25à New York
06:27quand ils neigent.
06:27Alors, vous allez me dire,
06:28à New York,
06:29ils neigent plus souvent qu'à Paris.
06:31C'est vrai.
06:31Ce n'est pas si vrai que ça.
06:33Ils neigent pas tant que ça
06:34à New York
06:34par rapport à Paris.
06:35Qu'est-ce qui se passe à New York ?
06:36Les grands services de livraison
06:38continuent à fonctionner.
06:39Amazon, UPS, FedEx, etc.
06:42Qu'il neige, qu'il pleuve,
06:43qu'il grêle,
06:43ils continuent.
06:44Les commerces restent ouverts,
06:46sont approvisionnés.
06:48En cas de tempête majeure,
06:49entre parenthèses blizzard,
06:50certaines livraisons
06:51peuvent être suspendues
06:52quelques heures,
06:53mais c'est rare.
06:54Le service postal américain
06:56est répété pour fonctionner
06:57même par forte neige.
06:58Nous, la Poste,
06:59elle ferme même
06:59quand il fait chaud,
07:00si vous voulez.
07:00Donc, on est quand même
07:02dans quelque chose
07:03de très différent.
07:04Les célèbres taxis jaunes
07:05circulent encore
07:06et surtout,
07:07les transports en commun
07:08continuent intégralement
07:09de fonctionner,
07:10le déneigement étant
07:11assuré par de nombreuses
07:14chasse-neige, etc.
07:14Donc, on est tout simplement
07:16dans une différence
07:17d'état d'esprit,
07:18si vous voulez.
07:18C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis,
07:20il y a un état d'esprit
07:21qui fait que quoi qu'il se passe,
07:22on continue à bosser,
07:24on continue à fonctionner,
07:26on est une grande capitale mondiale.
07:27On se confine pas.
07:28Ça tourne.
07:29En France,
07:29qu'est-ce qui se passe
07:30dès qu'il y a le moindre problème ?
07:32Une canicule,
07:33trois flocons de neige,
07:34un peu de vent.
07:36Qu'est-ce qu'on fait ?
07:36Tout le monde en télétravail,
07:38tous les agents publics,
07:40les conducteurs de bus,
07:41les professeurs à l'école,
07:42etc.
07:43Tout le monde reste
07:44tranquillement chez soi
07:45et en fait,
07:45qu'est-ce qu'on fait ?
07:46On prend une semaine de vacances
07:47par rapport aux deux semaines
07:48de vacances de Noël
07:49qui se sont maintenant
07:50institutionnalisées.
07:51Je suis déjà assez vieux
07:52pour me souvenir d'une époque
07:53où on travaillait
07:54le 24 décembre
07:55et le 31 décembre,
07:56mais ça,
07:57c'est du passé.
07:58Et tout ça,
07:58pardon,
07:59dans une ville,
08:00la ville de Paris,
08:01dans laquelle on a
08:02le plus grand nombre
08:03d'agents
08:03par habitant
08:04d'Europe,
08:05on est à un agent
08:06pour 43 habitants,
08:08c'est un pour 109 à Londres
08:09et c'est un pour 95 à Rome
08:11et encore,
08:12ça ne comprend pas
08:12les sous-traitants.
08:13Donc,
08:14je suis désolé,
08:15c'est un état d'esprit.
08:16C'est tout,
08:16ce n'est pas grave,
08:17assumez d'être babacool.
08:18Il n'y a pas de problème,
08:19si vous voulez,
08:20c'est votre électorat,
08:21c'est votre état d'esprit.
08:22Je ne suis pas dans le même.
08:23D'accord.
08:24Vous êtes babacool ?
08:26Écoutez,
08:27c'est bien la première fois
08:27que j'entends ça,
08:28mais ce n'est pas très grave,
08:29à la limite,
08:29ça c'est votre jugement
08:30et vous en avez tout à fait le droit.
08:32En fait,
08:32je ne vous cache pas,
08:33votre propos est tellement caricatural,
08:34je ne sais même pas
08:34par où commencer.
08:36Dites-le,
08:36assumez-le simplement,
08:37vous n'aimez pas cette ville.
08:38Vous n'aimez pas,
08:39vous n'aimez pas,
08:40vous n'aimez pas,
08:41vous n'aimez pas,
08:42vous n'aimez pas le fait
08:44qu'on puisse concevoir
08:45que oui,
08:46en réalité,
08:46moi j'habite par exemple
08:47dans le 20e arrondissement
08:48et pour beaucoup de choses,
08:50je l'ai fait dans mon quartier
08:51et donc c'est ça
08:51la ville du Quart d'Or.
08:52C'est le fait de pouvoir dire
08:53vous avez du commerce de proximité
08:59de pouvoir amener les enfants
09:00à l'école juste à côté,
09:02le parc qui est juste à côté
09:03à moins de 5 minutes à pied,
09:04etc.
09:05Donc on vit maintenant
09:06dans son arrondissement
09:07et plus dans sa ville.
09:08Attendez,
09:08laissez-moi finir mon propos,
09:09je ne vous ai pas interrompu.
09:11En l'occurrence,
09:11le concept de ville du Quart d'Or,
09:13c'est de dire
09:13les Parisiens ont le droit
09:15de bénéficier
09:15à immédiate proximité de chez eux
09:17de l'ensemble
09:18d'un certain type d'équipement,
09:20de services publics,
09:21de commerces de proximité
09:22qui leur permettent
09:23de vivre l'esprit
09:24du Paris village.
09:25Et ça,
09:26c'est très très loin
09:27du concept des grandes capitales
09:28où personne ne se parle
09:29et où on vit isolé.
09:30Et pour autant,
09:32et c'est tout l'enjeu
09:33d'une ville comme Paris,
09:35ce n'est pas du tout ghettoisé,
09:36ne soyez pas
09:36ni irrévercieux
09:38ni respectueux.
09:39J'ai dit que c'était détruit.
09:42C'est presque encore clair
09:43ce que vous dites.
09:43Vous assumez
09:43que ça n'est plus
09:44une grande capitale.
09:45Alors,
09:45ce n'est pas ce que je viens de dire.
09:46Donc je continue mon propos,
09:47comme ça,
09:48je ne vous permettrai pas
09:49de le caricaturer.
09:49Il y a la différence
09:50entre le Paris village
09:51et le Paris un peu ghetto,
09:52c'est-à-dire qu'on ne peut plus
09:53quitter son arrondissement
09:54parce que c'est trop compliqué.
09:56Vous vivez à proximité de chez vous
09:57et vous bénéficiez,
09:58si vous le souhaitez,
09:59d'un certain nombre
10:00d'équipements de proximité.
10:00Oui, mais on ne vit pas
10:01dans un village.
10:01Si on vit dans une grande ville,
10:02c'est pour voir aussi
10:03les avantages d'une grande ville.
10:04Et pour autant,
10:04vous êtes en capacité de vivre
10:06dans une ville
10:06où vous avez
10:06une très grande offre culturelle.
10:08Vous avez énormément d'entreprises
10:10et on souhaite
10:10qu'elles puissent continuer
10:11à y investir
10:12et que les gens puissent
10:13continuer à travailler à Paris.
10:14C'est une ville
10:15extrêmement attractive
10:16et c'est une ville
10:16où vous pouvez continuer
10:17de vous déplacer.
10:18Et pour le coup,
10:19oui, la ville a aussi changé
10:21mais elle a changé
10:21dans le bon sens.
10:2240% de pollution en moins.
10:24C'est plus de 1000 kilomètres
10:25de pistes cyclables
10:26qui ont été créées.
10:27C'est des transports en commun
10:28qui se développent.
10:28Pas assez.
10:29Il faut continuer
10:30à travailler sur le bus
10:31et c'est surtout
10:32d'être en capacité
10:33de permettre
10:33à des petites entreprises,
10:35des DPE,
10:35des PME,
10:36des artisans
10:37de pouvoir continuer
10:37à produire à Paris.
10:39Et ça, c'est extrêmement important
10:40de ne pas avoir
10:40que des grandes enseignes.
10:41Ce que vous voulez en réalité,
10:42c'est un simple retour en arrière.
10:44C'est le Paris d'avant.
10:45La vie d'avant
10:45et vous l'avez dit vous-même,
10:47je suis suffisamment vieux
10:47pour me souvenir
10:48qu'avant, c'était mieux.
10:49Il y a quelque chose
10:50qui était mieux avant.
10:50Le conservatisme,
10:51assumez-le
10:51et ça ira très bien comme ça.
10:52Mais chère madame,
10:54tout ce qu'on fait
10:55n'est pas nécessairement mieux
10:57que ce qu'on faisait avant.
10:58Il y a un certain nombre
10:59de choses qu'on fait maintenant.
11:00Tout ce qu'on faisait avant
11:01n'est pas mieux
11:01que ce qu'on fait aujourd'hui.
11:02Non, non.
11:03C'est pour ça que je vous dis
11:05qu'il y a certaines choses
11:06où effectivement,
11:07je me souviens notamment
11:08quand il n'y avait pas
11:09ce prisme de la ville
11:11du quart d'heure
11:11et qu'habiter à Paris
11:13signifiait pouvoir profiter
11:14de toute la ville,
11:16c'était plus agréable.
11:18Pourquoi vous ne profitez pas
11:18de toute la ville aujourd'hui ?
11:19Parce qu'aujourd'hui,
11:20il y a un certain nombre d'endroits
11:21où on ne peut pas circuler.
11:21Vous n'allez jamais
11:22au parc des buts de Chaumont ?
11:23Je ne sais pas où vous habitez.
11:24Et en même temps,
11:25vous allez visiter la tour Eiffel
11:26et en même temps,
11:27vous allez à l'opéra Garnier
11:29ou à Bastille
11:29et en même temps,
11:31vous descendez au vélo.
11:32Je suis allé demander par exemple
11:33aux habitants de l'ouest de Paris
11:37quand ils veulent gagner une gare.
11:40Demandez à une famille
11:41du 16e.
11:41Vous savez,
11:42ces familles que vous n'aimez pas
11:43manifestement.
11:44Moi, j'aime tout le monde.
11:45Je ne suis pas sûr
11:46que les familles du 16e
11:48catho tradis
11:48qui ne votent pas pour vous
11:49ce soit tout à fait
11:50votre tasse de thé.
11:51Vous savez,
11:51quand vous êtes élu,
11:52monsieur,
11:52quand vous êtes élu de la République,
11:53vous êtes élu de tout le monde.
11:56Vous n'êtes pas élu
11:56que des gens que vous vous appréciez.
11:57Vu le sort que vous leur avez réservé,
11:58je ne suis pas sûr
11:59que vous les aimiez beaucoup.
12:00Ni les personnes âgées d'ailleurs.
12:01Vous êtes en train de dire
12:02qu'on cible particulièrement
12:03les familles catholiques traditionnelles.
12:05C'est une accusation
12:07totalement infondée ?
12:08Non,
12:09c'est une accusation
12:09qui est ressentie
12:10tout à fait par ces gens-là.
12:11Ah oui,
12:12ressentie,
12:12d'accord.
12:13Et quand Mme Hidalgo
12:14explique...
12:15Et quand Mme Hidalgo...
12:16Écoutez,
12:16quand elle explique par exemple
12:18qu'elle va construire
12:18des HLM
12:19sur la bande
12:20de gazon
12:22de pelouse
12:23qui existe
12:24sur l'avenue Foch
12:25parce qu'en fait,
12:25c'est un symbole
12:26qui l'amuse
12:27de dire
12:27je vais mettre des HLM
12:28à ces condriches
12:29sur l'avenue Foch,
12:30excusez-moi,
12:31elle assume tout à fait
12:32la détestation
12:33de certaines populations.
12:34Oui,
12:35c'est comme ça
12:35qu'elle l'a pensée
12:36en tout cas.
12:36Et c'est comme ça
12:38que les gens...
12:38Vous êtes télépate
12:39en plus d'être caricatural.
12:41Quand on veut supprimer
12:43des pelouses
12:43pour faire des HLM
12:44à l'avenue Foch,
12:45tout le monde comprend
12:46très bien pourquoi c'est fait.
12:47Demander...
12:48Ah, de faire du logement social ?
12:49Oui, à la place d'une pelouse,
12:50oui, quand on prétend
12:51être écolo...
12:52Le logement social
12:53dans l'ouest de Paris,
12:54c'est pas possible,
12:55c'est ça que vous êtes
12:55en train de se dire.
12:56Le logement social,
12:57c'est que pour l'Est de Paris.
12:58Et les très pauvres,
12:59ils n'ont pas vocation
13:00à venir habiter à Paris.
13:02Parlez-moi correctement
13:03déjà pour commencer.
13:03Nos téléspectateurs
13:04ne sont pas idiots.
13:05D'accord.
13:06Ils comprennent très bien
13:07la réalité de ce que vous faites.
13:08Mais vous n'avez pas besoin
13:08d'être vulgaire
13:09pour le penser
13:09qu'ils ne sont pas idiots.
13:10Quand on est intellectuellement vulgaire,
13:12ça suscite la vulgarité.
13:13Ah, c'est moi
13:14qui suis intellectuellement vulgaire ?
13:15Oui, parce que vous prenez
13:16les téléspectateurs
13:17pour des imbéciles.
13:17Mais pas du tout.
13:18Quand on remplace des pelouses
13:19par des HLM...
13:21Quand on remplace des pelouses
13:22par des HLM...
13:23Mais où est-ce que des pelouses
13:24sont invasées par des HLM ?
13:24On le fait pour adresser
13:25un message à son électorat
13:27pour dire à quel point
13:28on déteste les habitants
13:30du 16e.
13:30Vous dites n'importe quoi.
13:31Et quand on est aujourd'hui
13:32une famille qui habite
13:33l'ouest de Paris,
13:34on ne peut pas aller prendre
13:35un train avec femmes,
13:37enfants...
13:37Ah oui, on y revient au début
13:38parce que là vous êtes allé
13:39très loin dans vos caricatures.
13:39Oui, pardon, je suis désolé,
13:41c'est peut-être un peu trop compliqué.
13:42On a du mal à y aller.
13:44Voilà, vous devenez méprisant.
13:45Non, non, c'est vous-même
13:47qui avez du mal à suivre.
13:48Bientôt vous allez me dire
13:48que je suis une femme
13:49donc du coup vous devez
13:50être intellectuellement
13:51moins favorisées que vous.
13:52Pas du tout.
13:52Ce que je veux dire...
13:53Là, c'est vous qui lisez
13:54dans mes pensées.
13:55Ce que je veux dire simplement...
13:56Comme quoi, je ne suis pas très loin.
13:57Mais vous lisez mal.
13:58Vous vous trompez complètement.
13:59Je vous dis simplement
14:00que ce que je regrette beaucoup
14:02c'est que vous fassiez
14:03tellement d'électoralisme
14:04et que vous méprisiez
14:06tellement une partie
14:06de la population
14:07et que ce faisant
14:08vous avez effectivement
14:09détruit cette ville.
14:10Et effectivement aujourd'hui
14:11quand on habite par exemple
14:12loin d'une gare à Paris,
14:13si on a le malheur
14:14d'avoir ce truc ringard
14:15qui s'appelle Les Enfants
14:16et de devoir les emmener
14:18dans une gare
14:19pour prendre un train
14:19pour partir en vacances,
14:21on ne peut plus le faire
14:22parce que c'est devenu
14:23extrêmement compliqué.
14:24Bah oui, parce que
14:25quand on doit...
14:26C'est vrai, vous avez raison.
14:26Moi, j'habite le 20e arrondissement.
14:28Quand on doit...
14:28Je vais à la gare Montparnasse
14:30avec mes enfants
14:30pour prendre le train.
14:31C'est vrai que je n'y arrive pas du tout.
14:32Je vais en métro.
14:34Bon, mais si vous avez
14:35des grosses valises,
14:36vous faites comment ?
14:36Ou si vous avez une personne
14:37âgée avec vous...
14:37Ça peut arriver d'avoir besoin
14:38de prendre un taxi.
14:39Et alors il fait comment
14:40pour aller gare Montparnasse.
14:41Il roule sur la route, vous savez.
14:42Il lui faut combien de temps ?
14:44J'en sais rien.
14:45Il lui faut combien de temps ?
14:46Et bah tous les spectateurs
14:47qui nous regardent le savent.
14:49Ah oui, tous les spectateurs
14:50prennent régulièrement un taxi
14:51pour aller du 16e arrondissement
14:52à Montparnasse.
14:53Bah quand ils ont une vieille dame
14:54ou des enfants et des valises,
14:55oui, et donc ils le constatent.
14:56Je voudrais qu'on vous fasse écouter
14:57David Béliard
14:58qui était notre invité tout à l'heure.
15:00C'est dommage
15:01parce que le ton était en train
15:02de monter votre son
15:03était un tout petit peu
15:05en train de progresser.
15:06Ça devenait intéressant.
15:07À propos de la circulation
15:08dans Paris avec l'épisode neigeux
15:11dans Desplaises.
15:11Charles Consigny,
15:12l'épisode neigeux.
15:13C'est comme ça qu'on dit.
15:14Voilà ce que disait
15:15David Béliard
15:16à propos de la circulation.
15:18Moi, je vais vous le dire.
15:19J'ai fait du vélo hier
15:20dans la capitale.
15:22Alors évidemment,
15:23il faut faire attention.
15:24Il faut prendre garde
15:26à ne pas glisser.
15:28Mais c'était évidemment
15:29tout à fait faisable.
15:31Alors il fait du vélo
15:32dans Paris quand il neige.
15:33Il vide sur la même planète
15:34que nous, David Béliard,
15:35où il est dans un monde,
15:36je ne sais pas, idéalisé,
15:38qui n'existe pas par l'aide.
15:40Je ne l'ai vu pas plus tard hier.
15:41Donc oui,
15:41il vit dans le même monde
15:42que nous.
15:42En l'occurrence,
15:43en arrivant ici,
15:44je suis sortie au métro.
15:45Il y a certaines personnes
15:46qui roulent à vélo
15:47sur la neige.
15:48C'est leur droit.
15:48Parce que ce soir,
15:48c'est un peu déneigé.
15:49C'est pas mon cas.
15:50Lundi, personne ne faisait du vélo
15:52à part d'Alice Béliard.
15:53C'est pas mon cas.
15:53Mais ce que, quand même,
15:54je veux dire,
15:55parce qu'au-delà
15:55de cette question
15:56de l'épisode neigeux,
15:57ce qu'il ne faut pas oublier non plus,
15:58c'est les chutes de température.
15:59Et aujourd'hui,
16:00il y a entre 3 000 et 3 500 personnes,
16:03dont des enfants,
16:03qui dorment dehors à Paris.
16:05Et ça fait un certain nombre de temps
16:06qu'on demande
16:06à la fois l'activation
16:08du plan Grand-Froid,
16:08mais au-delà de la réquisition,
16:10tout à fait,
16:11mais la réquisition aussi
16:12d'un certain nombre de bâtiments
16:13et de bâtiments de l'État
16:13qui sont aujourd'hui vides.
16:15Je pense par exemple
16:15au Val-de-Grâce,
16:16où c'est chauffé,
16:17où c'est vide
16:18et où on a la possibilité
16:19de pouvoir, tout à fait,
16:20l'ancien hôpital du Val-de-Grâce
16:21et où on pourrait mettre
16:22des gens qui aujourd'hui
16:23dorment dehors.
16:24Il y a déjà un certain nombre
16:25de SDF aujourd'hui
16:26qui sont morts à la rue
16:27à cause du froid.
16:29Personne ne devrait dormir à la rue.
16:30Et je ne voudrais pas
16:31que ce contexte des polémiques
16:33et les caricatures que vous faites,
16:34on oublie qu'il y a aussi
16:36un certain nombre de personnes
16:37aujourd'hui
16:38qui sont celles pour lesquelles
16:40nous souhaitons construire
16:40du logement social à Paris
16:42parce qu'elles ont aussi
16:43le droit à un droit.
16:44Très loin de vos caricatures
16:46et de vos propos
16:47totalement tiboues.
16:48Non mais pardon de vous dire
16:49que là,
16:50en termes de mauvaise foi,
16:51on est dans la stratosphère.
16:52C'est vrai ?
16:52Parce qu'il n'y a pas de gens
16:54qui dorment à la rue.
16:54Parce que ce n'est pas avec les faux.
16:55Il n'y a pas de 3000 personnes
16:56qui dorment à la rue
16:57tous les soirs à Paris en ce moment.
16:58Mais vous, pardon,
16:59vous vous manquez de moi,
17:03aux responsabilités,
17:04à la tête de l'armée mexicaine.
17:06La compétence de l'État,
17:08monsieur l'hébergement d'urgence,
17:09vous êtes au courant quand même.
17:10Ce n'est pas moi
17:11qui suis à la tête
17:12de l'armée mexicaine,
17:13des fonctionnaires
17:13de la ville de Paris
17:14qui ne font même pas
17:16leurs 35 heures.
17:17Ceux qui s'occupent
17:17de vos enfants,
17:18ceux qui vous occupent
17:19de vos aînés.
17:20La police municipale ?
17:20Qui harcèle les cyclistes.
17:22Ah, qui harcèle les cyclistes.
17:23Parce que là,
17:23vous défendez les cyclistes.
17:24Oui, excusez-moi.
17:25Oui, parce qu'une fois
17:26que les gens sont obligés
17:27d'être à vélo,
17:28si vous leur mettez
17:29après des policiers municipaux
17:30qui leur mettent des amendes
17:31pour tout et n'importe quoi.
17:34Moi, je considère
17:35que la police municipale,
17:36vu l'insécurité qu'il y a à Paris,
17:38elle a peut-être
17:39un peu mieux à faire.
17:40Vous êtes au courant
17:40que statistiquement,
17:41les faits délinquants
17:43sont baissés à Paris ?
17:44Non, ça, ça ne vous intéresse pas.
17:46La vérité des chiffres,
17:47ça vous intéresse ?
17:47Attendez, vous avez raison.
17:48Paris est une ville très sûre.
17:50Mais dites ça aux jeunes femmes
17:51qui essaient de rentrer
17:52chez elles le soir.
17:53Paris, c'est vraiment
17:54une safe place.
17:56Ça ne m'arrive jamais.
17:56Vous avez raison,
17:57je ne rentre jamais
17:57le soir chez moi.
17:58Merci, Lamia Alaraj.
17:59Merci, Charles Consigny.
Commentaires