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  • il y a 8 heures
Près de la moitié de l’espace maritime n’est pas soumise à une réglementation stricte sur les méthodes de pêche. David Sussman, président de Seafoodia, regrette que les aires marines protégées portent mal leur nom, faute de technologie suffisante. Avec son entreprise, il vise à démocratiser des produits de la mer issus d’une pêche raisonnée. Il s’engage également pour que la mer devienne un secteur porteur pour les jeunes défavorisés à Marseille.

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00:00...
00:04Êtes-vous prêt pour l'impact ?
00:05C'est la question que je pose.
00:06Chaque joueur a une personnalité qui compte dans notre économie.
00:10Aujourd'hui, je reçois David Sussman.
00:11Bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Bienvenue.
00:12Vous êtes le président fondateur de Sifudia,
00:15qui fait de ses 30 ans.
00:16Vous l'avez créé en 1996.
00:18C'est d'abord une histoire américaine, c'est ça ?
00:21C'est ça.
00:22Il y a 30 ans, après un MBA,
00:24je décide de travailler pour une entreprise
00:27qui va exporter, travailler à l'international.
00:30Et je rêvais du monde américain à cette époque.
00:32Je crois que c'est encore le cas aujourd'hui.
00:33Beaucoup de jeunes dirigeants qui rêvent de ça.
00:36Et donc, dans un garage,
00:38avec un distributeur de produits de la mer canadien,
00:40je crée de zéro Sifudia,
00:43pour exporter des produits de la mer durables et responsables
00:45à partir du Canada dans le monde entier.
00:47Vous avez toujours voulu créer une entreprise ?
00:51Ça faisait partie d'un projet, je ne sais pas,
00:53d'adolescent ou d'enfant, presque ?
00:55Oui, tout à fait.
00:56Je me souviens très bien, c'était à 16 ans,
00:59cours de première,
01:00on parlait de géopolitique, de géostratégie
01:03et surtout des flux internationaux
01:05qui, en fait, dépassaient,
01:07pour la première fois, on est en 87,
01:08les flux internationaux, vous savez Thomas,
01:10qui dépassent l'Atlantique dans le Pacifique.
01:13Et c'était vraiment ce switch.
01:14Et je me souviens de tous ces containers sur l'eau
01:16et je me suis dit, un jour je serai acteur.
01:18Alors je me suis passionné pour les flux internationaux
01:20et puis j'étais passionné par l'océan et l'alimentaire.
01:22Regardez, j'ai terminé là-dedans.
01:24Et j'avais très, très peur d'être au chômage
01:26et je me suis dit, le plus tôt possible,
01:28il faudrait créer mon entreprise.
01:29J'avais aussi des dirigeants d'entreprise,
01:31il est vrai, des entrepreneurs dans la famille.
01:33Et donc, dès 18 ans, en fait, j'ai créé ma première boîte.
01:36Alors que, pas loin d'ici d'ailleurs,
01:37je commençais une école de commerce
01:38où je suis resté une petite journée avant de créer ma boîte.
01:41Mais bon, j'ai quand même repris des études,
01:42dont un MBA aux États-Unis qui m'a fait ensuite,
01:45qui m'a donné l'idée de créer ma société aux États-Unis.
01:47Donc, il y a 30 ans, le 1er avril prochain,
01:50Fiche D d'ailleurs.
01:51Oui, et alors, la question c'est,
01:54parce que Sifudia, ce n'est pas une marque
01:55qui est connue du grand public.
01:57Vous êtes une entreprise B2B.
01:59Mais alors, ça pèse quoi, Sifudia, aujourd'hui ?
02:01Alors, Sifudia, c'est environ 400 millions d'euros
02:04de chiffre d'affaires.
02:05C'est l'équivalent de 7000 containers,
02:087000 grands semi-remorques.
02:09Et c'est environ 100 000 tonnes.
02:11En fait, notre impact, c'est près de 1 million de tonnes.
02:14Donc, on pèse environ 1,85ème de la pêche mondiale.
02:19Environ un demi-pourcent.
02:20Donc, c'est à la fois infime et à la fois énorme.
02:23J'appelle ça vraiment une vraie responsabilité
02:25que nous avons aujourd'hui.
02:26Ça, c'est un mot important.
02:27Et on y reviendra évidemment, le mot responsabilité.
02:29Mais alors, ça va d'où ?
02:31C'est des poissons ?
02:32C'est des crustacés ?
02:33Qu'est-ce qu'on trouve dans les produits
02:35que vous proposez, en fait ?
02:36Alors, c'est une centaine d'espèces
02:38qu'on commercialise dans 70 pays.
02:40Et c'est principalement ce que j'appelle
02:42des pêches durables et responsables.
02:44Et c'est principalement des petits pélagiques.
02:46Vous savez, ces petits poissons gras
02:48qui sont en bande organisée.
02:50Macro, haran, anchois, sardines.
02:52Qu'on retrouve principalement en Atlantique Nord.
02:55Mais dans le monde entier.
02:57Comment vous contrôlez la chaîne de valeur ?
02:59Parce que j'imagine que vous faites appel
03:01à des pêcheurs, à des pêcheries.
03:03Comment vous contrôlez ça ?
03:04Tout à fait.
03:05Ce qui est passionnant dans notre métier,
03:06c'est acheter au bout du monde
03:07et vendre au bout du monde.
03:08Et répondre aujourd'hui aux besoins de l'humanité
03:11qui sont de nourrir les hommes.
03:12Puisque vous savez qu'il y a 3 milliards de personnes
03:14qui dépendent directement de la pêche.
03:16Et en fait, des pêches dans le monde
03:17pour se nourrir.
03:19Et ça, pour moi, c'était...
03:20J'étais fasciné par tous ces enjeux.
03:22Alors, le contrôle, ça passe par la traçabilité.
03:25Qui est un enjeu en masseur.
03:26La traçabilité, c'est aller contrôler directement
03:28à la source les pêches.
03:30Où c'est pêché ?
03:32Comment c'est pêché ?
03:33Quel type de pêche ?
03:35Est-ce que les pêches sont certifiées ?
03:36Est-ce qu'elles sont contrôlées ?
03:38Et est-ce qu'elles sont organisées ?
03:41Et ensuite, est-ce qu'on est capable
03:42de vraiment avoir cette traçabilité ?
03:44Est-ce que c'est parfois un défi très compliqué à relever ?
03:46Alors, c'est un défi énorme aujourd'hui
03:49pour cette industrie.
03:50Après, pour nous,
03:51à partir du moment où vous travaillez
03:52avec des pêcheries certifiées
03:54et qui sont normées,
03:55que vous êtes sur des pêches,
03:57par exemple, MSC, ASC, etc.
03:59Et vous pouvez retrouver ça.
04:00Même vous, le consommateur, sur l'étiquette.
04:03Oui, à ce moment-là, c'est possible.
04:04Mais ça représente un gros tiers, aujourd'hui,
04:07des pêches dans le monde.
04:08Vous avez quand même un gros tiers
04:09qu'il faudra arrêter quasiment immédiatement.
04:11Puis, il y a un autre enjeu,
04:12on en parlera peut-être plus tard,
04:13qui sont les enjeux de la pêche illégale,
04:15notamment, etc.
04:16Mais la traçabilité,
04:17dans notre groupe,
04:19c'est le cœur.
04:20C'est-à-dire que nous,
04:20on a notre rapport de sustainability,
04:23notre rapport ESG,
04:24qui nous engage, justement,
04:25à ne pas toucher les pêches durables,
04:26les responsables, etc.
04:27Et n'être que dans les pêches durables
04:29et responsables dans le monde.
04:29Alors, on parlera de pêche illégale tout à l'heure,
04:32parce que c'est forcément un chapitre important.
04:33Mais effectivement,
04:34cette notion de surpêche,
04:38que font vos concurrents
04:40et comment vous existez
04:41face à ceux qui pratiquent la surpêche ?
04:45Alors, bon,
04:46c'est un marché oligopolistique,
04:47c'est un marché où il y a énormément d'acteurs, d'abord.
04:50C'est un peu comme...
04:51L'agriculture, vous savez,
04:52vous avez énormément d'acteurs dans ce domaine-là.
04:54C'est la même chose dans les pêches.
04:55Il faut imaginer des villages au bout du monde.
04:57Vous avez un village, trois bateaux,
04:58voilà, c'est une société.
04:58Et puis, vous allez 20 kilomètres plus loin,
05:01un village, trois bateaux,
05:02c'est une autre société, etc.
05:03Et puis, on peut voir une flotte de...
05:05Je ne sais combien de dizaines de bateaux chinois
05:07qui sont en train de...
05:09Ça existe encore, ça ?
05:10Oui, bien sûr, ça existe.
05:12Alors, je voulais surtout ne pas parler de pays,
05:13mais là, alors,
05:14ces fameuses flottes dont vous parlez aujourd'hui,
05:16moi, je l'assimilerais plus à de la pêche illégale
05:21qu'énormément de flottes sur certaines espèces.
05:24Ça, bon, c'est...
05:26Parce que, quand même, globalement,
05:28la pêche est raisonnée, globalement.
05:30Je répète, c'est un tiers, en gros,
05:31des pêches qui ne vont pas, d'accord ?
05:33Pour répondre à votre question,
05:35donc, si vous voulez...
05:36Comment vous existez face aux très gros, quoi,
05:39et à ceux qui n'ont pas éventuellement
05:41les mêmes principes que vous ?
05:43On n'est pas du tout sur les mêmes segments,
05:46sur les mêmes marchés.
05:47Nous, on travaille avec des gros industriels
05:50qui sont normés,
05:51qui sont en France ou dans les pays développés,
05:53qui ont des règles très claires, justement,
05:56et un cahier des charges qui est clair.
05:57Donc, à ce moment-là, ça se passe très bien.
05:59Nous, on est sur ce type de clients.
06:00Mais par contre, si vous voulez,
06:02c'est justement ce tiers qui ne va pas,
06:04qui nous impacte indirectement,
06:05parce que ça éclabousse, finalement, notre industrie.
06:08Et c'est ce à quoi je m'attèle aujourd'hui.
06:11C'est pour ça que je suis là aussi aujourd'hui,
06:13pour interpeller à la fois les entrepreneurs,
06:14les pouvoirs publics et la société civile,
06:17pour qu'elles se mobilisent,
06:19qu'elles prennent conscience des enjeux.
06:20C'est-à-dire que même s'il y a des sociétés
06:21qui le font correctement,
06:22il y en a beaucoup.
06:23La plupart des industriels,
06:24qu'on voit particulièrement en France,
06:25ils font les choses très bien.
06:27Ce n'est pas ici que ça se passe mal.
06:28En effet, c'est plutôt au bout du monde.
06:30Et oui, il existe des pêches,
06:32des flottis qui font ça illégalement.
06:34Tout le monde, voilà, c'est de vrais enjeux.
06:36Mais sur les types de pêches,
06:38des modes de pêche qu'il faudrait interdire.
06:40Bien sûr, il faudrait interdire,
06:42si vous voulez, tout ce qui peut racler
06:44au fond de l'océan.
06:44Je vais vous donner des images très simples.
06:46Le dragging, par exemple,
06:47bien sûr que ça devrait être interdit.
06:49Et ça doit être interdit sur les poches
06:50dans la mesure où vous allez détruire
06:53les écosystèmes.
06:54Aujourd'hui, on peut cibler une pêche.
06:56Vous avez les moyens aujourd'hui,
06:57lorsque vous pêchez,
06:58de cibler une seule espèce
06:59et de ne pas pêcher, par exemple,
07:02le bycatch,
07:02c'est-à-dire les espèces
07:03qui viennent dans vos filets en plus.
07:05On peut l'éviter.
07:06On peut éviter aujourd'hui
07:07de pêcher des dauphins.
07:08Tout ça, ça peut être évité
07:10assez facilement.
07:11Et c'est en train de se mettre en place,
07:13particulièrement dans les pays européens,
07:14mais pas encore assez dans le monde.
07:16La bonne nouvelle, c'est qu'on en parle.
07:17Et on en parle d'ailleurs aujourd'hui,
07:18et je vous remercie pour ça.
07:20Mais bien sûr qu'on peut l'éviter.
07:21Le souci, il est qu'au-delà
07:22des 200 000 nautiques,
07:24c'est le far-ouest.
07:25On ne sait pas ce qui se passe.
07:26Regardez, quand vous regardez l'horizon,
07:28l'océan, c'est 70% de la planète.
07:31Donc, il y a énormément de choses aujourd'hui.
07:32On ne sait pas ce qui se passe.
07:33Même s'il y a un traité en haut de mer
07:35qui a été mis en œuvre,
07:36d'ailleurs grâce à la France,
07:37la France, deuxième surface maritime au monde.
07:40C'est un enjeu business colossal.
07:42Des opportunités pour les entrepreneurs magnifiques.
07:47On oublie, et on n'a pas pris conscience,
07:49que les États-Unis,
07:50ils ont juste 10% de plus
07:52de surface maritime au monde.
07:53Après, c'est nous.
07:54Ça explique d'ailleurs pourquoi
07:55ils veulent intelligemment, peut-être,
07:57essayer de posséder le Groenland.
07:58Mais la France, c'est la moitié
08:00de la surface maritime de l'Europe.
08:02On a une vraie responsabilité, Thomas.
08:03Et ce traité, ce traité haute mer,
08:07qu'est-ce qui change ?
08:08Est-ce qu'on est encore un peu dans le déclaratif
08:11et c'est un progrès, mais un petit progrès ?
08:14Alors, c'est un point de départ.
08:16D'accord.
08:17On est loin d'être où nous devons être.
08:19Mais c'est un point de départ.
08:20On en parle de l'IUCN,
08:22vous savez, cette convention à Nice
08:23des Nations Unies l'année dernière.
08:25Mais c'est un point de départ.
08:26On a le mérite au moins de parler
08:28de ce qui se passe au-delà des 200 000 nautiques,
08:30c'est-à-dire 300 kilobètres de nos côtes.
08:32C'est la moitié de la planète.
08:34Le Far West, c'est la moitié de la planète.
08:36Il faut être conscient.
08:37Donc aujourd'hui, on va partir de quoi ?
08:38Oui, ils vont mettre en place quelques normes,
08:40ils vont étudier, ils vont échanger, etc.
08:42Est-ce que clairement, ça va empêcher aujourd'hui
08:43la pêche illégale ?
08:45Clairement, non.
08:46Est-ce qu'on est sur la bonne voie ?
08:47Oui.
08:48Les zones préservées,
08:50ce n'est pas le terme exact,
08:51mais il ne me revient pas.
08:51Les aires marines protégées.
08:52Merci beaucoup.
08:53Les aires marines protégées,
08:54est-ce qu'elles sont vraiment protégées ?
08:55C'est une des critiques exprimées
08:57par un certain nombre d'associations
08:58en disant que cette appellation,
09:00elle n'est pas réelle.
09:03L'objectif, c'est que 30% dans le monde,
09:07d'ici 2030,
09:08il y ait des aires marines protégées.
09:10La réalité, bien sûr que non,
09:12ce n'est pas protégé.
09:13On n'a pas les technologies aujourd'hui.
09:15Mais moi, j'ai la conviction,
09:18comme les entrepreteurs
09:19et je pense les auditeurs ici présents,
09:22que les technologies aujourd'hui
09:23sont de plus en plus à notre portée.
09:25On vit une vraie révolution
09:26grâce à l'intelligence artificielle.
09:28Et les moyens que nous avons
09:29mis à disposition aujourd'hui
09:31pour mettre en œuvre ce contrôle
09:32vont être de moins en moins chers,
09:34de plus en plus faciles
09:35via les satellites et autres.
09:36Et ça fait partie des enjeux, d'ailleurs,
09:38des projets de recherche
09:39qu'on est en train de financer
09:40avec Pure Océan, l'ONG,
09:41que je préside aussi,
09:42dont on parlera ultérieurement.
09:43Et donc, j'ai envie de vous dire
09:45que c'est mieux que rien.
09:46Encore une fois, c'est un point de départ.
09:47On va étudier des aires marines protégées,
09:50mais on est très loin de l'objectif.
09:52Donc, je m'en réjouis.
09:53Je suis heureux d'en parler ce matin.
09:55Et bien sûr qu'on n'est pas du tout
09:56là où on devrait être.
09:58Mais c'est un point de départ.
09:59C'est déjà un bon point de départ.
10:00Vous dites, je pense que l'entreprise
10:02qui ne s'engage pas en RSE
10:03va disparaître.
10:05Est-ce que c'est toujours vrai aujourd'hui ?
10:07Parce qu'il y a cette espèce
10:08de bâclage, de retour de bâton,
10:11peut-être un peu surestimé d'ailleurs,
10:13mais bon, réel aussi.
10:15Et donc, chez certains,
10:17je ne dis pas chez tous,
10:18mais chez certains,
10:18la tentation d'appuyer sur le frein
10:19et de se dire,
10:21finalement, l'engagement environnemental
10:22et sociétal en a moins besoin.
10:23Vous avez raison qu'on vit,
10:25vous savez, moi je crois aussi
10:26Cléo Trend, d'accord ?
10:27Oui.
10:27C'est-à-dire, ce n'est pas une ligne droite.
10:29Non.
10:29Alors, est-ce qu'on vit
10:30un réchauffement climatique ?
10:31C'est certain.
10:32Ça, celle-là, cette ligne,
10:34on en est sûr.
10:34Voilà.
10:35Est-ce que ce réchauffement climatique
10:37impacte la planète ?
10:37On en est certain.
10:38Est-ce qu'on a besoin
10:39de changer les choses ?
10:40On le sait.
10:41À partir de là,
10:42nos entreprises,
10:42elles sont nées à l'époque,
10:44pour certaines,
10:44depuis 99 ans,
10:45je vous rappelle,
10:46c'est la date en France
10:47d'une entreprise.
10:48On ne savait pas, en fait,
10:49l'impact qu'on pourrait avoir
10:51sur la planète.
10:51Aujourd'hui, on le sait.
10:52Moi, je crois que les entreprises,
10:53elles sont en train de se renouveler
10:54et globalement,
10:55les entrepreneurs,
10:56comme moi,
10:57ils sont pour la plupart
10:58parentes,
10:59ils sont avant tout
11:00des hommes et des chefs de famille
11:01en responsabilité.
11:03Moi, j'ai cinq enfants.
11:04Tous les matins, je me lève.
11:05Qu'est-ce que je laisse
11:05à mes enfants ?
11:06Et qu'est-ce que j'ai envie
11:07de leur raconter
11:07comme belle histoire
11:08sur mon projet d'entreprise ?
11:09Eh bien, non,
11:10ce n'est pas uniquement
11:10faire du profit
11:11et gagner de l'argent.
11:12Ce n'est pas ça,
11:13un projet d'entreprise.
11:14Un projet d'entreprise,
11:15aujourd'hui,
11:15c'est avoir une entreprise
11:17à mission qui a donné du sens
11:19dans l'environnement
11:19qui est le nôtre,
11:20aujourd'hui.
11:20Quels sont les combats
11:21que nous avons,
11:22nous, entrepreneurs,
11:22aujourd'hui ?
11:23Parmi les combats
11:24que nous avons,
11:25c'est vivre avec notre environnement,
11:26notre société,
11:27du local à l'international.
11:29Et donc,
11:29cette responsabilité qu'on a
11:30de s'engager pour l'environnement,
11:33pour moi,
11:33elle est évidente.
11:34Bien sûr que des entreprises
11:35ont fait marche arrière,
11:36bien sûr que des entreprises,
11:37particulièrement celles
11:38qui ne sont pas
11:38des entreprises familiales,
11:39font du greenwashing,
11:40du bluewashing.
11:41Là aussi,
11:42j'ai la conviction,
11:43et dans vos locaux,
11:44j'ai croisé des entreprises
11:45qui s'occupent de notation.
11:46Moi, j'aimerais
11:46qu'il y ait de plus en plus
11:47de notation.
11:48Et je pense que
11:48tout ce qu'on va dire aujourd'hui
11:49et à la télévision aujourd'hui,
11:51on sera capable de noter,
11:52de dire c'est vrai,
11:53c'est pas vrai, etc.
11:53Moi, je crois en la science.
11:54Je crois que la science
11:55pourra prouver en fait
11:57précisément
11:58ce que nous disons
11:59et bien ou pas.
12:00Les entreprises,
12:01pourquoi je dis
12:01qu'elles vont mourir, Thomas ?
12:03Parce que malgré tout,
12:03les banques aujourd'hui,
12:06nos institutions financières,
12:08les banques,
12:09les investisseurs,
12:10nos collaborateurs
12:11nous regardent
12:11et nous notent.
12:13Plus nous serons notés,
12:14plus ils verront
12:15la réalité de nos actions.
12:16Et nos actions,
12:17ce sera de plus en plus facile
12:19de les noter.
12:20Donc, on sera rattrapé.
12:22Et pour moi,
12:22je reviens sur ce que
12:23je voulais dire,
12:24j'ai la conviction
12:25qu'aujourd'hui,
12:25on vit une situation délicate,
12:28principalement due,
12:29il faut être très clair,
12:29à Donald Trump
12:30et certains pays
12:31qui sont dans l'extrémisme.
12:32Mais je suis convaincu
12:33qu'il va y avoir un rebond
12:34qui sera extraordinaire
12:35dans les 10 ou 20 années
12:37qui viennent,
12:37par contre,
12:38et que l'avenir,
12:40je suis serein
12:41dans 20 ans.
12:41Par contre,
12:42ce sera un désastre
12:43sur certaines zones du monde
12:44dans les 10 ou 20 ans
12:45qui viennent.
12:46C'est certain.
12:46Il faudra des désastres
12:48pour que les hommes
12:49s'en rendent compte.
12:50Mais collectivement,
12:51moi, j'ai foi en l'humanité.
12:52Je pense qu'on aura
12:53moins de guerres
12:53et qu'on sera capables
12:54tous ensemble
12:55de construire ce monde meilleur
12:57et de protéger
12:57notamment notre océan.
12:58Parce que l'océan,
12:59c'est notre poumon,
13:00c'est la santé.
13:01Je veux juste que tout le monde
13:02s'en rende bien compte,
13:03c'est 70% de la planète.
13:04Alors, il va falloir
13:05qu'on garde du temps
13:06quand même
13:06pour parler
13:07de la fondation
13:08Pure Océan
13:09de l'OMG
13:10que vous avez créée.
13:10Mais je voudrais
13:10qu'on ouvre le chapitre
13:12pêche illégale.
13:13Et je vais utiliser pour ça
13:14la question
13:15que celui qui était à votre place
13:16la semaine dernière,
13:16David Prudhomme,
13:17le directeur
13:17du Digital Campus Paris,
13:20a posé.
13:23David, j'ai compris
13:24que si Foodia
13:25s'occupait
13:26de ce qu'on avait
13:27dans notre assiette
13:27quand il s'agissait
13:28de produits de la mer.
13:29Alors, j'ai une question
13:30toute simple,
13:31c'est comment je fais
13:32quand j'achète du poisson
13:34ou un produit de la mer
13:35pour savoir
13:37si ce que j'ai
13:38dans mon panier
13:39est bien arrivé
13:40en respectant
13:41les équilibres
13:42de la mer
13:44et c'est-à-dire
13:44de l'équilibre halieutique
13:46des océans.
13:47Voilà, c'est ma question.
13:49Et alors, pour illustrer
13:50la question de David Prudhomme,
13:51on a trouvé ce chiffre
13:53un poisson sur cinq
13:56pêché illégalement
13:56dans le monde.
13:57Est-ce que moi,
13:58consommateur,
13:59David Prudhomme,
14:00consommateur,
14:01on peut le savoir, ça ?
14:03Finalement, non.
14:04Vous ne pouvez pas le savoir,
14:06mais encore une fois,
14:07en France,
14:07aujourd'hui,
14:08à Paris,
14:09je pense qu'il y a
14:10peu ou pas de poissons
14:11qui sont arrivés
14:12illégalement ici.
14:13C'est trop contrôlé.
14:15Donc, à l'échelle
14:16de la France ou de Paris,
14:17je pense que c'est
14:18bien contrôlé.
14:19Et pour savoir
14:20si un poisson
14:20est durable
14:21et responsable,
14:22encore une fois,
14:23vous regardez
14:23sur votre emballage,
14:24vous savez,
14:25vous avez le Nutri-Score,
14:25j'adore le Nutri-Score,
14:27notamment,
14:28malheureusement
14:28qu'ils ne sont pas
14:29sur les emballages,
14:30et vous avez des certifications
14:32ASC, MSC, etc.
14:33Vous regardez
14:33s'il y a des certifications.
14:35Ça, c'est la première chose.
14:35La deuxième chose,
14:36si vous n'avez pas d'emballage
14:37et que vous êtes au restaurant,
14:39vous posez la question,
14:40par exemple,
14:41le bar,
14:41c'est quoi quel bar ?
14:42Quel est le nom latin ?
14:43De quelle origine ?
14:44Il est congelé ?
14:45Il est frais ?
14:46Il vient de Rungis ?
14:47Il ne vient pas de Rungis ?
14:48Vous allez rapidement
14:49avoir le retour,
14:50en fait,
14:51de votre chef
14:52ou de votre restaurateur.
14:53Vous verrez que,
14:53pour la plupart du temps,
14:54ils ignorent.
14:55Et malheureusement,
14:55vous avez souvent,
14:56d'ailleurs,
14:56un restaurant qui termine
14:57chez le restaurateur,
14:59qui a été parfaitement tracé,
15:00le restaurateur va marquer
15:01autre chose sur la carte.
15:02Et il faut absolument
15:03qu'on arrive à avoir,
15:04d'ailleurs,
15:04des QR codes
15:05qui vous donnent
15:06l'impact global
15:07sur cette traçabilité
15:08et sur l'origine du produit.
15:11Donc,
15:11posez cette question
15:12d'où vient le produit.
15:13Ensuite,
15:14évidemment,
15:15et encore une fois,
15:16parce que vous savez,
15:17un sujet dont on n'a pas parlé,
15:19on est sur la pêche illégale,
15:20c'est la pollution.
15:21La pollution,
15:21elle impacte santé
15:22sur la pollution.
15:23Vous avez des polluants
15:24dans l'océan,
15:25c'est vrai.
15:26Les polluants sont plutôt
15:27sur les gros poissons
15:27que les petits poissons.
15:29Oui, parce qu'ils sont
15:29au bout de la chaîne alimentaire.
15:31Exactement.
15:31Donc,
15:32les polluants,
15:32on n'a pas le temps
15:33de parler des PC,
15:34etc.
15:34Mais,
15:35il faut plutôt privilégier
15:37les poissons blancs
15:39et plutôt privilégier
15:40les poissons d'Atlantique,
15:42d'ailleurs,
15:42particulièrement,
15:43et les poissons gras
15:46poissons gras,
15:47le fameux mackerel,
15:48haran,
15:49anchois,
15:49sardines,
15:50etc.
15:50Il a de l'oméga-3,
15:52il a de l'EPADHA
15:53excellent pour votre santé,
15:55pour le cœur
15:55et pour le cerveau.
15:56Ce sont des bons produits santé.
15:59Après,
15:59pour revenir sur la pollution
16:01ou pas la pollution,
16:02vous avez dans l'océan,
16:03d'accord,
16:03qui est un monde qui bouge.
16:04Vous avez des gires,
16:05vous savez,
16:05partout,
16:06des courants extraordinaires.
16:07Il y a des endroits
16:07où c'est très concentré,
16:08on appelle ça le septième continent,
16:10c'est très pollué.
16:10Mais vous avez des endroits,
16:11c'est pas du tout pollué,
16:13c'est pur.
16:14Et là,
16:15vous avez justement
16:15des pélagiques
16:16qui sont vraiment pures,
16:17dont vous pouvez avoir
16:18des certifications
16:19et que je vous invite
16:19vraiment à consommer
16:20parce que finalement,
16:21sur Terre,
16:22vous n'aurez jamais
16:22des produits aussi purs.
16:23Même si on est
16:24des labels bio,
16:25etc.
16:26Malheureusement,
16:27le climat a fait
16:28que vous retrouvez,
16:28comme vous le savez bien,
16:29du microplastique,
16:30notamment partout.
16:33Vous avez créé Transformers.
16:34Transformers,
16:35c'est un groupe d'entrepreneurs
16:36pour rendre la ville
16:37de Marseille plus attractive.
16:41Déjà, pourquoi ?
16:42Expliquez-moi la démarche.
16:43Alors,
16:44c'est une petite centaine
16:45d'amis entrepreneurs marseillais.
16:47Comme je vous l'ai dit,
16:47je pense qu'on peut avoir
16:49une entreprise
16:50qui est mondiale,
16:51on peut avoir une ONG aussi
16:52qui est mondiale,
16:53mais on vit tous
16:53finalement dans notre chaptel.
16:55Et donc,
16:56vu du sommet de l'Église,
16:57moi,
16:57je pense que nous sommes
16:59aussi en responsabilité.
17:00Alors,
17:00à Marseille,
17:01on a énormément d'enjeux.
17:02C'est une ville
17:03absolument extraordinaire
17:04où j'ai grandi,
17:04que j'adore
17:05et qui me passionne,
17:06mais on a énormément d'enjeux.
17:07Et malheureusement,
17:10parfois,
17:11c'est aux industriels,
17:12c'est aux chefs d'entreprise,
17:13de se mobiliser
17:14pour faire avancer
17:15des projets.
17:15Parce que c'est souvent
17:16les entrepreneurs
17:17qui transforment le monde.
17:18Moi,
17:18j'ai cette conviction,
17:19les entrepreneurs,
17:20les intrapreneurs
17:21changent le monde
17:22et nous sommes en responsabilité.
17:23Et quel type de projet
17:24vous avez mené alors ?
17:25Alors,
17:25par exemple,
17:26c'est les logements insalubres
17:30et particulièrement
17:31tous les immeubles
17:32qui sont en péril.
17:33Vous savez qu'après
17:34le drame de la rue d'Aubagne,
17:35on a aujourd'hui toujours
17:37plus de 1000 immeubles
17:39en péril à Marseille.
17:40C'est absolument colossal.
17:41Donc,
17:41notre idée,
17:42c'était de soutenir
17:43les projets locaux
17:44et de soutenir
17:46et d'investir
17:46pour rénover
17:47des immeubles en péril.
17:48Donc,
17:48c'est en cours.
17:49Avec les projets locaux
17:51que nous soutenons,
17:52nous sommes adossés à eux
17:53pour créer,
17:54nous les entrepreneurs,
17:55la rénovation
17:56en fait d'immeubles en péril.
17:57C'est un projet.
17:58Un deuxième objectif,
17:59c'est justement,
18:00parce qu'on a parlé
18:00d'environnement et d'écologie,
18:01porter la mise en place,
18:03la création
18:04d'une maison
18:05océan-climat à Marseille.
18:06Parce que j'ai la conviction
18:07que Marseille,
18:07c'est un centre
18:08où on vécu Cousteau,
18:10la Comex,
18:11etc.
18:11Et finalement,
18:12il n'y a pas de maison
18:13qui regroupe tout le monde.
18:14Et je le vois bien
18:14avec Pure Océan,
18:15chacun travaille de son côté,
18:16mais il n'y a pas
18:17un endroit commun
18:17où on peut,
18:19les ONG,
18:19les associations,
18:20travailler tous ensemble
18:21au service du bien commun
18:22et de l'humanité.
18:23Ça n'existait pas.
18:24Troisième axe,
18:25nous les entrepreneurs,
18:26on a la conviction
18:27que lorsqu'on est un entrepreneur,
18:28vous l'avez dit,
18:29je vous ai dit,
18:30mon idée,
18:31je l'avais à 16 ans.
18:31Vous avez énormément
18:32d'entrepreneurs
18:33qui dès l'âge de 14-15 ans
18:34rêvent d'être présentateur télé,
18:36mon cher Thomas,
18:38ou rêvent,
18:38d'ailleurs,
18:39ma compagne me disait
18:40ce matin,
18:41j'ai fait un stage
18:42et surtout ne le dis pas
18:43quand j'avais 15 ans
18:44avec Thomas
18:45parce que je rêvais
18:46d'être présentateur télé.
18:48Donc bref,
18:48vous avez inspiré des gens.
18:49Moi,
18:49j'étais déjà 15 ans inspiré,
18:51je voulais être chef d'entreprise.
18:52Donc à Marseille,
18:52on a décidé de créer
18:53l'école des transformeurs.
18:54Lorsque vous avez,
18:55pour les secondes,
18:56premières terminales,
18:57vous sortez de l'école,
18:58au lieu d'aller
18:59au conservatoire de musique
19:01ou jouer au basket,
19:02vous allez rejoindre
19:03l'école des transformeurs
19:04pour rencontrer
19:05des dirigeants d'entreprise
19:06et commencer à mener
19:07des projets entrepreneurs Rio
19:08de façon protégée
19:10à partir de 15 ans.
19:11La parenthèse,
19:12elle est dans les quartiers
19:12nord de Marseille.
19:13On peut tous imaginer
19:14ce qui s'y passe.
19:15C'est la question
19:15que j'allais vous poser
19:16sur l'impact finalement
19:18sociétal d'une entreprise
19:19et sur les choix
19:21de recrutement
19:21qu'on peut faire.
19:22Est-ce que vous faites
19:22en sorte d'aller recruter
19:25dans des quartiers,
19:26de donner l'idée
19:27à des jeunes
19:28qui se disent
19:28tiens,
19:28ça,
19:29c'est pas pour moi ?
19:29Si,
19:29au contraire,
19:30viens travailler.
19:31Bien évidemment.
19:32Vous savez,
19:32vous avez vu les statistiques
19:34dans les plus grandes entreprises
19:35du monde.
19:35souvent,
19:36les dirigeants
19:37ont fait assez peu
19:38d'études finalement.
19:40Ça arrive.
19:40Ça arrive.
19:41Et finalement,
19:42le système des débrouillards
19:43commence à 15-16 ans.
19:44Donc nous justement,
19:45on va aller cibler
19:45dans l'école d'Eti
19:46les jeunes gamins
19:47qui n'ont pas peut-être
19:49la chance de faire
19:50les études
19:50que d'autres pourront faire.
19:52On les récupère
19:53à l'âge de 15 ans
19:54et on en fera
19:55les entrepreneurs
19:55qui, j'espère,
19:57deviendront nos vice-présidents,
19:58directeurs généraux,
19:59etc.
19:59de toutes ces grandes entreprises.
20:00Parce que je pense
20:01que l'éducation
20:02c'est fondamental
20:03et que ça se joue
20:04dès 14-15 ans
20:05et que c'est là en plus
20:05qu'on peut les embarquer
20:06sur nos convictions
20:07de changement,
20:08de paradigme.
20:09Parce qu'on passe
20:10dans un changement
20:10de paradigme,
20:11évidemment.
20:11J'appelle ça
20:12les jeunes entrepreneurs
20:15transformeurs engagés.
20:16Les jeunes entrepreneurs
20:17transformeurs engagés.
20:19Alors cette fondation,
20:19Fondation Pure Océan,
20:21vous l'avez créée quand
20:22et pourquoi ?
20:24Vous vous êtes dit
20:24il faut aller encore
20:25un peu plus loin
20:26dans l'engagement
20:27de l'entreprise ?
20:29Oui, c'est ça.
20:30Il y a une vingtaine d'années,
20:31rapidement,
20:32j'ai pris conscience
20:33que je voulais
20:35j'adorais ce que je faisais,
20:36j'arrivais à en vivre,
20:37j'achetais des produits
20:37de façon responsable
20:38dans le monde entier
20:39et j'ai commencé
20:39à parcourir le monde.
20:40Et je suis allé chercher
20:41toutes les pêcheries
20:42du arabe et responsable
20:43et je suis allé observer.
20:43Et là,
20:44j'ai vu l'horreur.
20:45J'ai vu les difficultés
20:47en fait
20:47que nous avions
20:48à préserver cet océan
20:49que j'aime tant
20:49parce que j'ai grandi à Marseille
20:51et je plongeais
20:51depuis le plus jeune âge
20:53et je naviguais
20:53et je nageais.
20:54J'adore,
20:55si vous voulez,
20:56l'océan
20:57et la nature
20:58en règle générale.
20:59Et j'ai pris conscience
21:01qu'il fallait
21:01un,
21:02le préserver
21:03parce que sinon
21:04j'allais scier
21:05la branche
21:05de notre arme
21:06et nous allons scier
21:08la branche.
21:09Deux,
21:10il fallait communiquer
21:10là-dessus
21:10parce que tout le monde
21:11en était peu conscient
21:13et trois,
21:13il fallait surtout
21:14le comprendre
21:15et mieux l'appréhender
21:16parce que l'océan,
21:18finalement,
21:18on le connaît très mal.
21:20On connaît neuf,
21:21il y a neuf espèces
21:22sur dix à découvrir.
21:23On connaît une espèce
21:24sur dix,
21:24d'accord ?
21:25Donc c'est énorme.
21:26Imaginez une bibliothèque,
21:27vous avez encore
21:29neuf poissons à découvrir.
21:30On connaît 250 000 espèces,
21:32on estime qu'il y en a
21:33entre trois et cinq millions.
21:34Et mieux les connaître
21:35et mieux les connaître
21:35en grande profondeur.
21:37À partir de là,
21:38j'ai décidé
21:39et puis là aussi
21:40je pense que c'est
21:40une réflexion familiale,
21:41une réflexion aussi
21:42que j'ai eue
21:43en Amérique du Nord
21:44où ils sont très philanthropes
21:45les entrepreneurs
21:46mais ils payent
21:47moins d'impôts que chez nous.
21:48Bref,
21:49c'est un autre modèle.
21:50Néanmoins,
21:50ils sont très philanthropes
21:51et j'étais marqué
21:51par mes cinq ans aux Etats-Unis
21:53et donc j'ai décidé
21:54d'allouer environ
21:5510% de mon résultat
21:56à des actions
21:56de mécénat et de philanthropie
21:58et donc j'ai commencé
22:00à me rapprocher d'ONG
22:00les plus grandes de ce monde,
22:02etc.
22:03Je me suis rendu compte
22:04que c'était des projets fabuleux
22:05mais qu'il manquait probablement
22:06encore et que là
22:07il fallait créer quelque chose
22:08que c'était comme les entreprises,
22:09l'ONG des entrepreneurs
22:10qui va soutenir l'Océan,
22:12la préserver
22:12et financer des programmes
22:13de recherche
22:14très appliqués,
22:15très concrets.
22:16Et donc Pur Océan
22:17ça va aller financer
22:18des programmes de recherche
22:19très concrètement
22:20de la recherche scientifique
22:23appliquée
22:23et non pas fondamentale
22:24comme le fait par exemple
22:25le CNRS.
22:26D'accord.
22:27Et donc vous organisez
22:28par exemple
22:28le dîner de l'Océan,
22:30il y en a un qui va avoir lieu
22:30à Paris ce jeudi 19 mars,
22:33deuxième édition.
22:35Qu'est-ce qui va se passer ?
22:36C'est quoi l'objectif
22:37d'un événement
22:37comme celui-là ?
22:38Alors déjà
22:39c'est de retrouver
22:40nos mécènes
22:40parce qu'on lève environ
22:421,4 million d'euros par an
22:43alors ce qui est probablement
22:45une goutte d'eau
22:45mais c'est déjà
22:46ça nous permet de financer
22:48six projets scientifiques par an
22:49depuis neuf ans
22:50on a levé environ 10 millions d'euros
22:52c'est 34 projets scientifiques
22:54très concrets
22:54qu'on a financés
22:55mais sur près de
22:572500 projets reçus
22:58c'est-à-dire que
22:59des projets scientifiques
23:00dans le monde
23:01et de la demande
23:02est là
23:02et là je fais appel
23:03aux entrepreneurs
23:04intéressez-vous
23:05à tous ces scientifiques
23:06qui souhaitent justement
23:06et qui cherchent du financement
23:08donc on va retrouver
23:09nos mécènes
23:10on va les remercier
23:11on va échanger
23:11puis surtout
23:12on leur annoncera
23:13finalement les lauréats
23:14de l'année
23:15puisque aujourd'hui
23:16donc les programmes
23:17que vous allez
23:19financer cette année
23:19d'accord
23:20ça sera l'annonce
23:21on avait quelques axes
23:22si vous voulez
23:22je peux quand même
23:23vous en parler
23:23oui on va pas annoncer
23:24les lauréats
23:26trop tôt
23:27mais en revanche
23:27les axes que vous avez choisis
23:29c'est ça ?
23:30tout à fait
23:30alors on a un axe par exemple
23:32qui sont les abysses
23:33les grandes profondeurs
23:34et quel sera l'impact
23:36si nous allons justement
23:38creuser trop profond
23:40et typiquement
23:41faire de l'exploitation
23:42notamment pour le pétrole
23:44etc
23:44et je ne suis pas convaincu
23:45que ce soit une très bonne idée
23:46bref
23:47on va étudier l'impact
23:48et ce sera autour
23:49des caribes
23:50axe 1
23:50axe 2
23:51on a un enjeu majeur
23:52aujourd'hui vous le savez
23:53dans la pollution de l'océan
23:54c'est le plastique
23:55et le microplastique
23:57et on a un projet aujourd'hui
24:00grâce au calamar
24:01on va étudier
24:02donc tout ce qui est biomimétisme
24:04alors j'adore
24:05je suis fasciné
24:06voilà on est tous fascinés
24:07par ça
24:08le biomimétisme
24:09on va étudier comment
24:09les mâchoires de calamar
24:11finalement
24:11pourraient nous inspirer
24:13à fabriquer
24:14un plastique
24:15low cost
24:16parce que pour remplacer
24:17le plastique
24:17il faut le remplacer
24:18par autre chose
24:18qui est durable
24:19et responsable
24:20et pas plus cher
24:20alors avis aux entrepreneurs
24:22allez-y
24:23parce que
24:24c'est un vrai débat
24:25c'est 300 kg de plastique
24:27par seconde
24:28qui sont déversés
24:28au minimum
24:29par seconde
24:30dans le monde
24:30donc à partir
24:31des mâchoires
24:32de calamar
24:33extraordinaire
24:34troisième axe
24:35allez le dernier
24:35il nous reste une minute
24:36allez le dernier
24:37sur la pêche illégale
24:38finalement
24:38pour étudier
24:40la pêche illégale
24:41en Atlantique Nord
24:41on va étudier
24:43les oiseaux
24:44le vol des oiseaux
24:45et leur mouvement
24:46d'accord
24:47pour aller étudier
24:48la pêche illégale
24:49donc on fera
24:50on aura la visibilité
24:51de la pêche illégale
24:52dans le monde
24:53grâce à la nature elle-même
24:54c'est génial
24:55c'est génial
24:56bon par exemple
24:57oui
24:57et on aura beaucoup d'autres
24:58à découvrir
24:59donc ce 19 mars
25:01le dîner de l'océan
25:02c'est à l'hôtel de Poulperie
25:03à Paris
25:04merci beaucoup
25:05David Sussman
25:05de mon vent
25:06à Sifoudier
25:07on passe à notre rubrique
25:08consacrée aux start-up
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