00:00On a aujourd'hui des résultats qui sont encore très parcellaires et partiels, donc il faut raison garder.
00:05Néanmoins, il semble en effet que, un, et il ne faut pas l'oublier, on a quand même une hausse
00:09de l'abstention,
00:10ce qui signifie que le local n'est plus vraiment ce barrage que l'on évoquait contre la crise démocratique.
00:16On voit que cette crise démocratique, elle touche également cette élection mobilisatrice qu'est l'élection municipale.
00:22Avec un bémol, plus de mobilisation dans les grandes villes et peut-être moins dans les petites communes
00:27où il y avait une seule liste et pas beaucoup de choses.
00:28Aussi, même si électoralement et du point de vue de la population, il y a quand même des réalités qui
00:32s'imposent là-dessus.
00:33Après, ça signifie également une forme de nationalisation du scrutin.
00:37On en a déjà parlé sur ce plateau, mais c'est vrai que le focus sur le conflit international a
00:43probablement peu aidé la mobilisation,
00:45ce qui est un signe, d'une certaine façon, de nationalisation.
00:48Et de l'autre côté, évidemment, c'est à ce stade-là, le deuxième enseignement de la soirée,
00:52la poussée des insoumis qui ont une stratégie nationale dans ce scrutin,
00:57est également l'un des signaux de cette nationalisation.
01:00Et en effet, le deuxième grand enseignement, c'est que la stratégie de radicalisation des insoumis,
01:06visiblement, pour l'instant, soyons prudents, est une stratégie qui a été payante.
01:10L'électorat insoumis, en règle générale, il est plutôt abstentionniste,
01:12où il va voter ailleurs pour les élections locales.
01:15Le fait qu'il soit mobilisé, le fait qu'il vote insoumis,
01:18ça montre que là-dessus, c'est plutôt une belle soirée pour Jean-Luc Mélenchon.
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