Passer au playerPasser au contenu principal
L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est 15h pile, merci de nous rejoindre. 60 minutes info qui vous accompagne pendant une heure pour décrypter l
00:06'actualité qui nous emmènera bien sûr sur ce théâtre de conflits qui en est à son 16ème jour au Moyen
00:11-Orient.
00:12On commencera par aborder les premières participations des municipales et ce premier tour, je rappelle l'édition spéciale à partir
00:19de 17h sur nos antennes.
00:21On analyse tous ces grands faits d'actualité dans un instant. Je vous présente le plateau mais d'abord 15h
00:25pile. Bonjour, re-bonjour Audrey Bertheau pour l'Essentiel.
00:28Bonjour Julien, bonjour à tous. Nouvelle salve de missiles a été lancée sur Israël aujourd'hui. Regardez ces dernières images
00:35dans la banlieue de Tel Aviv, dans la ville précisément de Bene Brak, une ville à majorité religieuse.
00:42Un immeuble d'habitation a été touché, les secours sont sur place. Pour le moment, deux blessés légers ont été
00:48recensés dans cette ville.
00:50Et puis ces images également à la frontière israélo-libanaise. De nombreux chars israéliens sont en position au sud du
00:56Liban.
00:56Un responsable du Hamas aurait d'ailleurs été tué dans une frappe israélienne ce matin.
01:01Une frappe ciblée qui a visé un appartement d'une zone résidentielle qui abrite le plus grand camp palestinien du
01:08pays.
01:09Et enfin, le pape Léon XIV a renouvelé ce dimanche son appel à la paix au Moyen-Orient demandant la
01:14fin de la guerre et la reprise du dialogue.
01:16« Chers frères et sœurs, depuis deux semaines, les peuples du Moyen-Orient subissent les violences atroces de la guerre.
01:21Je réitère ma solidarité avec tous ceux qui ont perdu des êtres chers. »
01:25Le pape a souligné que la situation au Liban était particulièrement préoccupante.
01:29Merci beaucoup Audrey. Rendez-vous dans 30 minutes pour notre nouveau point actus.
01:33Maître Sarah Saldemann, éparle-nous aujourd'hui. Bonjour.
01:36Et merci d'être présente. Richard Haddad est avec nous également.
01:40Bonjour monsieur, historien, politologue, spécialiste du Moyen-Orient.
01:44Merci à Chaparac Salet. J'espère que je prononce comme il se doit votre nom.
01:48Merci madame d'être là, avocate, cofondatrice de l'association Femme Azadi.
01:52Florian Gérard Mercier, directeur des études du Millénaire.
01:54Ça faisait un moment qu'on ne vous avait plus vu. C'est un plaisir.
01:57Olivier Benkémoun qui nous accompagne également pendant cette heure.
02:00Évidemment qu'on va passer une très grande partie de cette émission à décrypter tous les derniers développements autour de
02:05la guerre au Moyen-Orient
02:06qui est entrée, vous le savez, depuis hier dans sa troisième semaine de combat de plus en plus intense.
02:12Mais d'abord, évidemment que l'actualité la plus proche de nous et les bureaux de vote ont ouvert à
02:178h ce matin.
02:18C'est ce premier tour des élections municipales que l'on va analyser à quelques instants avant de partir sur
02:25le théâtre de guerre.
02:25Les Français sont appelés aux urnes dans ce premier tour des municipales.
02:29À la mi-journée, c'est cette information qu'on voulait vous donner.
02:32Le taux de participation s'est établi à 19,37% selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
02:38Une hausse par rapport au précédent scrutin.
02:41Mais rappelons que le précédent scrutin de 2020 se déroulait en pleine crise de Covid.
02:46Des rapports à faire peut-être avec les scrutins précédents qu'on analysera dans une seconde.
02:50Mais d'abord le point avec vous, Tanguy Hamon.
02:52Participation donc relativement faible à la mi-journée.
02:57Oui, exactement, Julien.
02:5919,37% de participation à la mi-journée.
03:03Vous l'avez rappelé, un point de plus que pour l'année 2020.
03:06Mais l'année 2020, vous l'avez dit, était marquée par cette crise du Covid par rapport aux précédentes élections.
03:132014 et 2008, là on est à près de 4 points de participation, de moins à midi.
03:19Alors dans le détail, c'est dans le sud que l'on s'est le plus déplacé pour voter à
03:23la mi-journée.
03:24Avec 30% de participation en Corse du Sud, suivi du département de l'Aude et des Alpes de Haute
03:29-Provence.
03:30A l'inverse, c'est en région parisienne où on est en retard.
03:33Un peu moins de 14% de participation seulement à Paris et seulement 10% de participation en Seine-Saint
03:40-Denis.
03:41Le prochain chiffre de la participation va tomber à 17h.
03:45Et on sera attentif à ce prochain chiffre en effet depuis le ministère de l'Intérieur.
03:49Merci à Tanguy Hamon.
03:50Florian, j'ai remercié un premier commentaire.
03:52C'est toujours la grande inconnue de ces scrutins.
03:55Quand bien même l'élection municipale est la deuxième élection la plus importante.
04:00En tout cas en termes de participation après l'élection présidentielle.
04:04Ce taux d'abstention est une inconnue mais il se montre relativement bas à midi.
04:094 points de moins que 2014.
04:13Ça paraît quand même assez vertigineux.
04:15Oui effectivement c'est très important.
04:18Personnellement je m'attendais à plus de participation.
04:21Parce que comme vous l'avez dit, le maire reste l'élu préféré des Français.
04:24D'ailleurs dans les enquêtes d'opinion il résiste bien par rapport aux autres mandats électifs dans la confiance qu
04:29'on a.
04:29On a une infographie qui va s'afficher pour confirmer ce propos.
04:32Allez-y.
04:33Exactement.
04:35Mais cela dit il y a plusieurs facteurs.
04:37Bon déjà la météo, peut-être le fait qu'il fasse beau ça fait que les gens vont aller voter
04:40plus tard.
04:40Non mais c'est vrai, c'est bête.
04:42Non mais ça ne veut pas aller voter ce matin parce qu'il faisait beau.
04:43J'aimerais bien savoir si quelqu'un peut me retrouver la météo du premier tour de 2014 pour être sûr
04:49de bien comparer avec les éléments.
04:52Non mais il a raison.
04:52Non mais plus sérieusement il y a aussi quand même un sujet qu'on a analysé au millénaire.
04:58C'est qu'avec l'empilement administratif, avec le millefeuille administratif, les intercommunalités etc.
05:03Aujourd'hui un maire ça lui met quasiment 10 ans entre le moment où il veut construire une piscine dans
05:08sa commune et le moment où elle est effectivement construite.
05:11C'est-à-dire que même à l'échelon local, il y a aussi une perte d'efficacité de l
05:16'efficacité publique et qui peut conduire aussi certains électeurs à ne pas se déplacer.
05:21J'y vois deux autres facteurs soumis à votre regard.
05:25Évidemment, bien sûr l'éventuel impact de la guerre au Moyen-Orient qu'on va traiter, je le rappelle, dans
05:29quelques instants seulement.
05:31Peut-être une peur inconsciente des gens de se dire que notre pays est menacé, qu'un événement comme celui
05:36-là peut être menacé.
05:37Et puis je rappelle également un chiffre important, un tiers des communes de ce pays n'ont qu'un seul
05:43candidat.
05:44Donc quand il n'y a qu'un seul candidat dans votre commune, vous dites que ce n'est peut
05:48-être pas primordial d'aller voter en effet.
05:50Oui mais en même temps on peut mettre en regard de ça le nombre d'élus qui vont être désignés
05:55dès le premier tour ce soir, entre 70 et 80%.
05:59Donc si, il y a un intérêt quand même pour les municipales, après l'élément soleil, on peut compter, il
06:06n'y a pas d'études totalement là-dessus.
06:09Je donne un défi à nos amis en régime, trouvez-moi la date exacte du premier tour de 2014 et
06:15la météo de ce jour-là.
06:16Je suis sûre que ça joue.
06:17Alors déjà c'était le 23 mars 2014, déjà on a la date, et trouvez-moi la météo, vous êtes
06:21des génies si vous me trouvez la météo du 23 mars 2014.
06:24Non, simplement, il y a quand même, dans les enjeux, ce qui est intéressant de voir, c'est qu'il
06:28y a une nouvelle loi, PLM, Paris-Lyon-Marseille.
06:31Il y a quand même quelque chose qui devrait intéresser les électeurs à Paris, à Lyon et à Marseille, c
06:36'est d'aller voter directement pour le maire central,
06:38et plus simplement pour leur maire d'arrondissement.
06:41Donc ça, mais comme toujours, c'est des villes où on vote tard, parce que les bureaux de vote sont
06:47ouverts jusqu'à 20h, 22h,
06:48et puis ensuite, c'est vrai qu'il y a la question internationale, on a vu Emmanuel Macron voter aux
06:54alentours de 13h tout à l'heure,
06:57vous savez qu'Emmanuel Macron n'a pas d'ancrage particulier localement, il vote toujours au Touquet,
07:04mais il va rentrer tout à l'Elysée en retour de quelques proches et analystes.
07:09Il ne devrait pas prendre la parole, Emmanuel Macron, évidemment, puisque son propos aujourd'hui et sa communication,
07:16elle est uniquement vers l'international, effectivement.
07:19J'ai des champions en régie et je les en remercie.
07:2123 mars 2014, je dois vous rendre grâce, Sarah Salman, météo fraîche et humide, des températures comprises entre 5 et
07:2910 degrés,
07:30donc en effet, la météo était moins clémente il y a 12 ans.
07:33Mais c'est sûr, parce que moi, je ne suis pas allée voter ce matin en me disant, il fait
07:36beau, je préfère profiter en terrasse,
07:37et j'irai tout à l'heure après l'émission.
07:41Moi, je pense que les gens sont lassés, par exemple, en 2024, pour les législatives, ils sont allés voter massivement,
07:47et qu'est-ce qu'ils ont constaté ? Que rien ne change.
07:50Après, moi, je me pose toujours la question, est-ce qu'il faudrait, comme en Belgique, rendre le vote obligatoire,
07:54ne serait-ce que symboliquement, même si, je crois, depuis 2003, il n'y a pas eu de sanction réelle.
07:57Vous en courez une amende en Belgique.
07:59Une amende, mais c'est théorique, parce que depuis 2003, il n'y a pas eu d'amende en réalité.
08:02Mais c'est théorique et ça a un effet dissuasif.
08:04Donc, je m'interroge, est-ce que ce serait pertinent ?
08:07Je n'ai pas de parti pris, mais c'est une interrogation.
08:09Pour le vote obligatoire, il y a des pays comme l'Italie ou Chypre qui ont fait machine arrière.
08:13Pardonnez-moi ?
08:13Il y a des pays comme Chypre ou l'Italie qui ont instauré le vote obligatoire et qui ont fait
08:17machine arrière.
08:17Par exemple, le Chypre en 2017.
08:19Parce que les effets ne sont pas forcément sortis et dissuasifs.
08:22Mais symboliquement, ça peut inciter.
08:24Dernier mot là-dessus ?
08:24On fait l'inverse, on donne un bon point à ceux qui vont voter.
08:26Dernier mot ? Il faudrait une prime de vote, peut-être.
08:29Alors là, vous êtes sûr de faire 100%.
08:31Florian Gérard, merci.
08:33Non, mais ça va être quand même très intéressant de bien étudier les résultats,
08:37puisque, il faut le rappeler, on est quand même à un an d'une élection présidentielle.
08:41Ça arrive très rarement.
08:43La dernière fois, c'était il y a 25 ans.
08:46Il y a 2000 ans.
08:46Voilà, donc il y a 25 ans.
08:49Et donc, là, c'est une élection, effectivement, locale.
08:52Et on va pouvoir voir les stratégies électorales, comment en fait, elles se traduisent en résultats ce soir.
08:5917h, le nouveau chiffre de la participation qu'on vous donnera, bien sûr, en direct sur CNews.
09:0317h, ce sera d'ailleurs le coup d'envoi de notre soirée spéciale.
09:06Romain Desarbres et Léod de Val, de 17h à 19h.
09:09Laurence Ferrari, Pierre de Villeneuve, de 19h à 23h.
09:11Thomas Bonnet et Léody Huchard pour conclure cette soirée et tirer tous les bilans et les conséquences de ce premier
09:18tour.
09:19Restez bien avec nous tout au long de la soirée sur CNews.
09:22Par ailleurs, donc, troisième semaine de guerre contre l'Iran.
09:26Corentin Alonso, de la rédaction, nous a rejoints avant de décrypter ce qui s'est passé en plateau.
09:31Corentin, merci d'être avec nous pour, en ce sixième jour de guerre, nous rappeler les images forces qu'il
09:36faut retenir, justement, des 24 heures écoulées.
09:40Oui, Julien, on va commencer avec cette image qui nous est parvenue tout à l'heure de cette frappe à
09:44l'aéroport de Bagdad.
09:46C'est une image d'attaque qui a visé la base militaire de l'aéroport internationale.
09:50Elle accueillait jusqu'à récemment des troupes de la coalition internationale anti-djihadiste.
09:55Un drone est tombé à l'extérieur du mur d'enceinte sur des entrepôts provoquant, comme vous le voyez, un
10:01incendie.
10:02Cette zone, elle est stratégique, elle inquiète fortement les autorités irakiennes.
10:06Pourquoi ? Parce qu'à proximité de l'aéroport se trouve aussi une prison de haute sécurité,
10:10une prison où sont détenus des djihadistes présumés du groupe Etat islamique.
10:16Autre image importante de ce dimanche, l'armée américaine a identifié et a dévoilé les visages
10:21des six aviateurs américains décédés jeudi dans le crash d'un avion de ravitaillement dans l'ouest de l'Irak.
10:28Ils avaient entre 28 et 38 ans.
10:30Une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.
10:3513 militaires américains sont morts depuis le début du conflit, selon l'armée américaine.
10:40Et puis bien sûr le régime iranien qui continue de cibler quotidiennement l'Etat hébreu.
10:45Oui, les sirènes d'alerte ont encore résonné une bonne partie de la nuit.
10:48En Israël, l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé des cibles des centres de sécurité
10:53et des quartiers généraux de la police israélienne avec des puissantes attaques de drones.
10:58Mais sur les images qui nous parviennent de Tel Aviv ce dimanche et de sa région,
11:01on peut voir que des zones résidentielles ont également été touchées.
11:05Des véhicules ont été endommagés, retournés ou calcinés par les frappes.
11:09Un immeuble a également été touché.
11:11Des opérations de secours sont toujours en cours en Israël.
11:14Corentin Alonso, merci beaucoup pour tous ces détails qu'on va décrypter avec les invités dans un instant.
11:19Chaparrak Saleh, je me tourne vers vous dans un premier temps.
11:21Parce qu'avant d'analyser ce qui s'est passé ces dernières heures et les conséquences qu'on peut en
11:27tirer,
11:27je voulais avoir votre avis sur cette info relativement étonnante
11:30qui a été relayée par un quotidien israélien ce matin qui s'appelle Israel IOM.
11:35qui indique que des responsables israéliens, qui témoignent anonymement, on s'en doute bien,
11:41nous expliquent une sorte finalement d'aveu d'échec ou de faiblesse plutôt.
11:46Et nous expliquent précisément que la campagne menée par Israël
11:49ne devrait pas suffire à affaiblir durablement le régime iranien.
11:55Un quotidien plutôt classé à droite, qu'on ne peut pas parler des faits anti-Netanyahou
12:00ou d'une presse qui serait opposée au gouvernement.
12:03Comment expliquez-vous cette affirmation ?
12:06Et surtout, l'Iranienne ou la franco-iranienne, pardonnez-moi que vous êtes,
12:10doit se dire que tout cela n'est pas forcément très bon pour le peuple iranien
12:14qui n'attend qu'une chose, c'est de voir ce régime disparaître.
12:17Je pense qu'il y a deux aspects.
12:20Évidemment, il y a toujours la communication qui est faite
12:23et on voit bien que depuis quelques semaines,
12:26aussi bien côté Trump que Netanyahou,
12:29ça souffle un peu le chaud, un peu le froid,
12:32pour donner l'impression qu'ils vont aller jusqu'au bout et en découdre,
12:36et puis de temps en temps dire finalement non.
12:39Donc évidemment, c'est toujours la même chose, c'est pas très clair.
12:43Bon, peut-être que c'est moi qui suis optimiste,
12:45mais je pense vraiment que la fin de ce régime est proche
12:49et qu'il faut juste pour y parvenir
12:51que les troupes américaines et israéliennes ne se retirent pas trop tôt.
12:55Et si elles restent encore,
12:58je suis incapable de dire combien de temps,
13:00parce que je ne suis pas militaire,
13:02mais quelques semaines ou quelques mois s'il le faut,
13:05je suis absolument certaine que ce régime tombera.
13:07Richard Haddad, comment interprétez-vous ce papier,
13:10sourcé par des responsables israéliens
13:12qui tirent d'une certaine manière cette sonnette d'alarme ?
13:15Il y a une chose que l'on sait,
13:16c'est que les bombardements, les campagnes aériennes
13:18ne suffisent pas à déstabiliser durablement
13:21et définitivement plutôt ce régime.
13:23Oui, non, ça ne suffit pas.
13:24Et dès le début d'ailleurs, ils ont bien dit,
13:26la coalition israélo-américaine a bien dit
13:29qu'il faut que les Iraniens eux-mêmes se soulèvent
13:33pour renverser ce régime.
13:34Alors il leur avait dit ne bougez pas tout de suite,
13:36nous faisons le travail et nous vous donnerons le signal
13:38lorsque vous pourrez descendre dans la rue
13:40et renverser ce régime.
13:41Donc il n'a jamais été question,
13:43contrairement à ce que j'entends parfois à droite à gauche,
13:45de renverser le régime par des bombardements.
13:48Il s'agit de l'affaiblir
13:50afin que les populations qui se sont révoltées
13:53les mois précédents et qui se sont fait massacrer
13:56puissent le renverser.
13:57Mais qui dit affaiblir ne dit pas complètement écraser,
14:00donc ne dit pas que les gardiens de la révolution
14:03ne seront pas toujours dans les rues
14:05pour mater cette rébellion,
14:08si je puis dire,
14:08cet esprit de révolte du peuple iranien ?
14:11Oui, mais leurs casernes sont bombardées régulièrement.
14:13Nous ne savons pas,
14:14parce que la coalition ne va pas nous dévoiler
14:16tout ce qu'elle fait évidemment,
14:18nous ne savons pas qu'est-ce qu'ils ont fait rentrer en Iran.
14:20Nous savons qu'avant le conflit,
14:23avant le début des bombardements,
14:24ils avaient fait rentrer des terminaux Starlink,
14:266 000 il me semble, si je me souviens bien,
14:28pour que les Iraniens puissent communiquer
14:29ce qu'ils n'ont pas pu faire au mois de janvier
14:31entre eux et vers l'étranger.
14:33C'est ce qui permet,
14:33je me permets d'expliquer,
14:35ça permet aux gens d'avoir Internet via le satellite
14:37malgré les coupures du régime
14:39qui empêchent la communication.
14:40Parce que le pouvoir coupe les communications
14:40dès qu'il y a des émeutes et des manifestations.
14:43Et puis par ailleurs,
14:44nous ne savons pas
14:45qu'est-ce qu'ils ont pu faire rentrer d'autres
14:47en dehors des terminaux.
14:48On ne sait pas si des armes
14:51sont passées à l'intérieur de l'Iran,
14:53nous n'en savons rien.
14:54Nous ne savons pas
14:55quelles sont les relations qu'ils ont
14:56avec des officiers de l'armée iranienne,
14:59l'armée régulière
15:00et non pas les gardiens de la révolution.
15:02Peut-être, je pose les questions.
15:03Nous ne savons pas,
15:04ils ne vont pas nous le dire de toute façon.
15:05Donc lorsqu'ils disent
15:07au peuple iranien
15:08vous pouvez vous soulever
15:09lorsque nous avons terminé les bombardements,
15:12il se peut aussi que ce soit un message
15:14pour les officiers de l'armée iranienne.
15:16Je continue de faire tourner la parole,
15:17mais priorité au terrain
15:18et à nos envoyés spéciaux
15:19qui couvrent ce conflit
15:21depuis plus d'une quinzaine de jours maintenant,
15:23Valentin Rouillon en Israël,
15:25quelques mots avec vous, Valentin,
15:27mais d'abord peut-être
15:27une éventuelle réaction des Israéliens
15:31et autour bien sûr de ce papier,
15:34de ces aveux de certains responsables israéliens
15:37qui nous disent que le régime
15:39ne tombera pas forcément
15:40si rapidement que prévu.
15:45Écoutez, Julien,
15:46en tout cas ce qu'on peut vous dire
15:47c'est que les Israéliens
15:47ils sont très lassés
15:49par ces alertes à répétition.
15:51La seule chose qu'on nous dit ici,
15:52qu'on nous répète
15:53depuis le début de cette guerre,
15:54c'est qu'il faut aller jusqu'au bout
15:56parce qu'ils se souviennent
15:57de la guerre des 12 jours l'année dernière,
16:00ils nous disent qu'ils n'étaient pas allés
16:02jusqu'au bout,
16:02trop de souvenirs de cette guerre
16:04et c'est vrai que ces dernières heures,
16:07il y a un peu plus d'alerte,
16:08on s'inquiète quand même un peu plus.
16:09Hier soir, avec Fabrice Elsner,
16:11on a assisté à une alerte
16:13à 2h30 du matin,
16:14les Israéliens qui couraient dans la rue
16:16pour rejoindre l'abri le plus proche.
16:18Donc on s'inquiète un peu plus,
16:19mais en tout cas,
16:19ce qu'on voulait vous montrer ici
16:20avec Fabrice Elsner,
16:22c'est cette situation très tendue au nord.
16:25On est dans la ville de Métoula,
16:27tout au nord d'Israël,
16:28à quelques mètres seulement
16:29de la frontière avec le Liban.
16:31Et vous voyez,
16:31c'est un village qui est quasiment vide.
16:33La plupart des habitants
16:34ont été évacués depuis plusieurs jours
16:36en raison de ces affrontements réguliers
16:37dans cette zone frontalière.
16:40On a rencontré un homme
16:41qui vit ici,
16:42dans les maisons que vous voyez.
16:44Il nous confirme que ces frappes,
16:45elles sont intempestives,
16:46jour et nuit.
16:47Il nous racontait être habitués,
16:48mais avoir quand même
16:49quelques frayeurs évidemment,
16:51parce qu'ici,
16:52c'est une dizaine d'alertes
16:54depuis hier soir.
16:56Depuis plusieurs minutes,
16:57on entend ici avec Fabrice Elsner
16:58des tirs de l'artillerie israélienne
17:00qui protègent la zone.
17:01Et on voulait vous montrer
17:02de l'autre côté
17:04cette frontière libanaise.
17:06Vous voyez ce mur
17:06qui longe plusieurs centaines de kilomètres.
17:10Et on voit en fait
17:11de l'autre côté
17:12un village libanais
17:14qui lui a été détruit en 2023,
17:17juste après le 7 octobre
17:18et qui est toujours occupé
17:20par le Hezbollah.
17:21Là, on n'entend pas effectivement
17:22des détonations,
17:23mais il y a quelques minutes,
17:24on en entendait assez régulièrement.
17:26Je vous le disais,
17:26c'est l'armée israélienne
17:28qui protège la zone,
17:29des tirs d'artillerie.
17:30Et c'est vrai,
17:31ce qui frappe ici,
17:31c'est vraiment le contraste
17:33entre le calme apparent
17:34de ce village désert
17:35et puis la réalité militaire
17:36tout autour,
17:37les explosions au loin,
17:39les passages d'avions
17:40très réguliers
17:41et cette sensation permanente
17:42que la situation
17:43peut évoluer très rapidement
17:44parce qu'ici,
17:45on a seulement quelques secondes
17:47au déclenchement
17:48de l'alarme dans la ville,
17:49quelques secondes
17:50pour s'abriter
17:50et donc ici,
17:51évidemment,
17:51se mettre au sol
17:52le plus rapidement possible.
17:53Julien.
17:53Merci beaucoup,
17:54Valentin Royon
17:55avec Fabrice Selsner
17:55au nord d'Israël,
17:57tout près de la frontière
17:58israélo-libanaise.
18:00Olivier Benkeemoun a un commentaire.
18:02C'est vrai que,
18:02bon,
18:03collons peut-être
18:03à ce qu'il nous a raconté
18:05cette actualité
18:06et cette impression également
18:07que chacun,
18:08en fait,
18:09attend que l'autre craque.
18:12C'est plus que ça.
18:14Je ne sais pas si,
18:15aujourd'hui,
18:16les Israéliens sont dans cette position
18:17et les Américains
18:18attendent que l'autre craque.
18:19Ils bombardent,
18:20ils bombardent,
18:20ils bombardent.
18:20Donc on est quand même
18:21sur des tapis de bombe
18:22et côté israélien également.
18:24Et puis par ailleurs,
18:25il y a la question du Liban.
18:27Pour les Israéliens,
18:28il y a deux fronts
18:29qui sont précis.
18:30Mais simplement pour revenir
18:31à votre question
18:31de tout à l'heure
18:32qui concerne les dirigeants.
18:35Et l'article de ce journal israélien ?
18:37Depuis le début,
18:38même avant la guerre,
18:39il y avait une différence
18:39d'appréciation entre le CIA
18:40et le Mossad.
18:42On n'était pas tout à fait d'accord.
18:43Aux Etats-Unis,
18:44on n'est pas persuadé
18:45qu'il fallait changer le régime.
18:46Et aux Etats-Unis,
18:47on pensait dès le début
18:48qu'il fallait affaiblir
18:50avec certains dirigeants
18:53qui aujourd'hui sont à la tête
18:54de l'appareil d'Etat.
18:56À la Vénézuélienne ?
18:56Voilà, comme Alain Zani notamment
18:58et le ministre des Affaires étrangères
19:01et également Araqchi.
19:02Donc c'est des gens peut-être
19:04avec qui on pouvait discuter.
19:07D'ailleurs, on s'aperçoit
19:08qu'on continue à discuter en coulisses.
19:11À tous les niveaux,
19:12il continue d'y avoir des contacts
19:14et de la diplomatie.
19:15Alors justement,
19:16aujourd'hui, il y a quelques heures,
19:18Abbas Araqchi a dit
19:19mais on peut parler d'un cessez-le-feu.
19:22On pourrait parler
19:23si les Etats-Unis
19:26et surtout les monarchies du Golfe
19:27s'engagent à reconstruire
19:29les dégâts qui ont été faits.
19:31Évidemment, c'est un peu tôt.
19:32Évidemment, il n'en est pas question.
19:34Évidemment, Donald Trump
19:34a répondu non hors de question.
19:37Mais vous comprenez
19:37qu'il y a quand même différents niveaux
19:40et que derrière tout ça,
19:43il manque une composante,
19:44c'est celle du peuple iranien.
19:45Iranien, évidemment.
19:46Quant au Liban
19:48et à la frontière
19:49où était il y a un instant
19:51le correspondant de CNews,
19:53il n'y a quand même,
19:54il faut le dire,
19:54jamais eu autant
19:55de militaires israéliens
19:57déployés de toute l'histoire.
19:59Jamais, jamais, jamais.
20:01Donc, il y a une volonté.
20:02On n'attend pas les coups d'en face.
20:04On met un maximum d'unités.
20:06Il n'y en a jamais eu autant.
20:07Histoire de monter jusqu'à...
20:08Si on avait une carte,
20:09on trouverait jusqu'au fleuve d'Italie
20:12parce que là,
20:12on va créer une zone tampon
20:13et à partir de cette zone tampon
20:15et au-delà de cette zone tampon,
20:17effectivement,
20:17les roquettes qui tombent
20:18sur Israël,
20:20sur les villages qui sont frontaliers,
20:21sont impossibles.
20:23Ce qui se joue au Liban est crucial.
20:24Évidemment, ça, on le sait
20:26et c'est l'objectif de Tzal
20:27pour la survie de l'État israël
20:29mais pour le peuple libanais,
20:31également,
20:31on est à plus de...
20:32Il y a des peuples libanais.
20:34Pour les Libanais
20:35qui ne sont pas derrière le Hezbollah
20:37et qui sont la majorité des Libanais
20:40aux enle pensées.
20:41Une chose,
20:41c'est qu'on les débarrasse du Hezbollah.
20:42Exactement.
20:43Et pour eux,
20:44la situation n'est pas si compliquée que ça.
20:46C'est le Hezbollah qui complique la situation.
20:48Il y a une chose qui a beaucoup changé
20:49dans ce conflit
20:51et c'est beaucoup plus facile au Liban
20:53que pour l'Iran.
20:55Pour la simple raison
20:56que le Hezbollah est encerclé.
20:57C'est une première
20:58parce que jusqu'à la chute du régime Assad,
21:00il serait approvisionné en armes
21:02et en argent très facilement
21:03en passant par la Syrie.
21:05Là, le régime, lui, est très hostile
21:07et en plus,
21:07il vient de fermer la frontière définitivement.
21:10Par ailleurs,
21:11le gouvernement libanais
21:12qui a toujours été passif
21:13commence à réagir timidement.
21:15Il ne fait pas grand chose
21:16mais au moins en parole
21:17et en décision gouvernementale.
21:19C'est-à-dire officiellement,
21:20maintenant,
21:21ils ont décrété
21:21que toute personne
21:23pourtant transportant des armes
21:25ou utilisant des armes de guerre
21:26doit être arrêtée.
21:27Alors, ils n'ont arrêté personne,
21:28bien évidemment,
21:29si ce n'est trois personnes
21:30qu'ils ont rélibérées immédiatement
21:31parce que l'État est noyauté
21:32par le Hezbollah,
21:33notamment la justice,
21:34mais c'est symbolique.
21:35Et puis, il demande
21:37l'État libanais
21:37à négocier avec Israël.
21:38Et là, les conditions
21:39vont être très dures.
21:40C'est-à-dire,
21:41ils peuvent lui exiger,
21:42pour le moment,
21:42ils ont rejeté la demande,
21:44mais il se peut
21:45que les exigences
21:47soient très, très strictes,
21:49à savoir interdire
21:49non pas seulement
21:51la structure militaire
21:52du Hezbollah,
21:53mais même
21:53la structure politique
21:54parce qu'ils ont
21:55un groupe parlementaire
21:56et deux ministres.
21:57Et donc,
21:58le Hezbollah est en cercle...
21:59Deux ministres membres du Hezbollah
22:00qui sont au gouvernement libanais.
22:01Oui, mais il y a une petite nuance
22:03qui change tout,
22:04c'est que jusqu'à l'année dernière,
22:06ils ont toujours eu des ministres
22:08avec une minorité
22:09de blocage du gouvernement.
22:10Ils n'ont plus ça.
22:11Ils n'ont plus que deux ministres,
22:12donc ils ne peuvent plus bloquer.
22:12C'est pour cette raison d'ailleurs
22:13que le gouvernement
22:14a pu décréter
22:16leurs arrestations.
22:17On va marquer
22:19une très courte pause
22:19et se retrouver
22:20pour évoquer un autre sujet
22:22hautement stratégique
22:23et une question.
22:24Est-ce que Donald Trump
22:25n'est pas en train
22:26de perdre pied
22:27sur cette question ?
22:28En tout cas,
22:28il appelle à l'aide
22:29des pays alliés
22:30pour tenter de débloquer
22:32et sécuriser
22:32le fameux détroit d'Hormuz
22:34ultra-stratégique
22:35en termes d'acheminement
22:36de pétrole notamment.
22:37Chacun le sait.
22:38Très courte pause
22:38et on s'intéresse
22:40à cette question.
22:44Il est 15h30,
22:45la deuxième moitié
22:46de 60 minutes.
22:48Info,
22:48on vous accompagne
22:49jusqu'à 16h
22:50et on reviendra
22:52bien sûr
22:52sur les derniers développements
22:53autour du conflit
22:54au Moyen-Orient.
22:55Mais d'abord,
22:56on salute de nouveau
22:56Audrey Berthe
22:57pour l'essentiel de l'actualité.
22:58Audrey ?
22:58A Hamadanville,
23:00au nord-ouest
23:01de l'Iran,
23:02un complexe de télécommunications
23:03a été frappé.
23:05Ces images ont été publiées
23:06aujourd'hui.
23:07Je rappelle que l'armée israélienne
23:09a annoncé
23:09avoir lancé
23:10une vaste vague
23:11de frappes
23:12contre des infrastructures
23:13du régime terroriste iranien
23:14dans l'ouest du pays.
23:16Et puis,
23:17ces images-là
23:17nous montrent
23:18la situation
23:19cette fois-ci
23:19à Téhéran.
23:2120 personnes ont été arrêtées
23:23dans le nord-ouest
23:25de l'Iran
23:26pour coopération
23:26présumée avec Israël.
23:28Elles auraient transmis
23:29des informations
23:30sur des sites militaires,
23:31policiers
23:32et sécuritaires.
23:33Depuis le début
23:34de la guerre,
23:34le pouvoir
23:35appelle la population
23:36à faire preuve
23:37de vigilance
23:38et à rapporter
23:38tout comportement suspect.
23:40Et enfin,
23:41une nouvelle salve
23:42de missiles
23:42a été lancée
23:43sur Israël aujourd'hui.
23:45Regardez ces images
23:46dans la banlieue
23:46de Tel Aviv,
23:47dans la ville
23:47de Bénébrak,
23:49une ville à majorité religieuse.
23:50Un immeuble d'habitation
23:51a été touché.
23:52Les secours
23:53sont bien sûr sur place
23:54pour le moment.
23:55Deux blessés légers
23:56ont été recensés.
23:58Merci beaucoup Audrey.
23:59On retrouve
23:59toutes les 30 minutes
24:01pour nos points actu.
24:02Richard Haddad
24:03toujours avec nous,
24:03Maître Sarah Saldeman,
24:04Florian Gérard-Mercier
24:05et Chaparrak Salé.
24:07On poursuit
24:08notre décryptage
24:09de la guerre
24:10au Moyen-Orient.
24:11Un lieu stratégique
24:12qui cristallise
24:12les tensions
24:14depuis le début
24:15de cette guerre.
24:15C'est le détroit
24:16d'Hormuz
24:16et Donald Trump
24:17qui fait cet appel
24:18à l'aide
24:18qui appelle
24:18à une coalition
24:19de pays alliés
24:21pour débloquer
24:21et sécuriser
24:22ce lieu de passage
24:24d'une très grande partie
24:25du pétrole mondial.
24:26Les explications
24:27d'abord
24:27d'Adrien de Fontenot.
24:30Le détroit d'Hormuz
24:31sera-t-il bientôt
24:32de nouveau sécurisé ?
24:34C'est en tout cas
24:34à la volonté
24:35de Donald Trump.
24:36Plusieurs bateaux
24:37ont déjà été pris
24:37pour cible dans la zone.
24:38Pour remédier à ce problème,
24:40la marine américaine
24:41escortera bientôt
24:42des pétroliers
24:42dans ce passage
24:43pour assurer leur sécurité.
24:44Hier soir,
24:45le président des Etats-Unis
24:46a invité la coalition internationale
24:48à venir renforcer
24:49cette protection.
24:50Les Etats-Unis d'Amérique
24:51ont vaincu
24:52et complètement
24:52anéanti l'Iran,
24:53tant sur le plan militaire
24:54qu'économique
24:55et à tous les autres égards.
24:56Mais les pays du monde
24:57qui s'approvisionnent
24:58en pétrole
24:58via le détroit d'Hormuz
25:00doivent veiller
25:00à la sécurité
25:01de ce passage
25:02et nous les aiderons.
25:03Plus tôt hier,
25:04Donald Trump
25:04avait déjà appelé
25:05ses alliés
25:05à l'épauler
25:06dans la sécurisation
25:07des voies maritimes.
25:08Espérons que la Chine,
25:09la France,
25:10le Japon,
25:10la Corée du Sud,
25:11le Royaume-Uni
25:12et d'autres pays
25:13qui sont affectés
25:14par cette contrainte
25:15enverront des navires
25:16dans la région
25:16afin que le détroit d'Hormuz
25:18ne soit plus menacé
25:19par un pays
25:19totalement décapité.
25:21Car la contrainte
25:22soulignée par Donald Trump
25:23est bien réelle.
25:2420% de la production
25:25mondiale de pétrole
25:26transite habituellement
25:26par ce détroit.
25:28Avec ce blocage,
25:29le cours du baril de Bren
25:30s'est envolé
25:30de plus de 42%
25:31pour un prix
25:32qui frôle les 100 dollars.
25:34A près de 500 km
25:35du détroit,
25:36l'île de Carg
25:36a été massivement bombardée
25:37par les Etats-Unis.
25:39Des frappes
25:39qui n'ont pas atteint
25:40les infrastructures pétrolières.
25:42Avertissement supplémentaire
25:43de Donald Trump
25:43dans cette guerre économique
25:45autour de l'or noir.
25:47Et un peu plus
25:47de précision
25:48avant d'en discuter ensemble
25:49avec Sharon Camara
25:50qui nous a rejoint
25:51de la rédaction de CNews.
25:52Bonjour Sharon.
25:53Le président américain,
25:54on l'a compris,
25:54qui veut passer également
25:55à l'action
25:56dans ce détroit d'Hormuz.
25:57Hier, il a assuré
25:58que la marine américaine
25:59commencerait bientôt
26:00à escorter des pétroliers
26:02dans ce passage.
26:02Et aujourd'hui,
26:03il donne plus de détails
26:04sur sa stratégie, Sharon.
26:06Alors oui, Julien,
26:07pour Donald Trump,
26:08la reprise du contrôle
26:10du détroit d'Hormuz
26:11passera donc
26:11par une coalition internationale
26:13comme vous le disiez,
26:15samedi,
26:15le président américain
26:16a dévoilé sa stratégie.
26:18Il a exhorté
26:19d'autres pays
26:20à envoyer des navires
26:21de guerre
26:21aux côtés des Etats-Unis
26:22afin de sécuriser
26:24le passage
26:25et ainsi garantir
26:26la traversée
26:27sans risque
26:27des navires commerciaux.
26:29Alors actuellement,
26:30dans le détroit d'Hormuz,
26:31il y aurait près de 3 000 bateaux
26:33qui seraient à l'arrêt
26:34et environ 20 000 marins
26:36dont une centaine de Français
26:38qui seraient dans l'attente
26:39alors que 20%
26:40de la production mondiale
26:42de pétrole
26:42transite habituellement
26:43dans le détroit d'Hormuz.
26:45Cette quasi-paralysie
26:46cause de nombreux problèmes
26:47d'approvisionnement
26:48dans plusieurs pays
26:49et plus particulièrement
26:50en Asie.
26:51Merci beaucoup
26:52pour ces précisions,
26:53Sharon Kamara.
26:56Richard Haddad,
26:57pas de réaction française
26:59pour le moment
27:00sur cet appel
27:01de Donald Trump
27:02aux alliés.
27:04Il demande de l'action.
27:06Comment on décrypte cela ?
27:07Un appel à l'aide
27:07parce que les Américains
27:08ne s'en sortent pas
27:08dans le détroit d'Hormuz ?
27:09Non, c'est un message
27:10pour les Chinois surtout.
27:12Donc les Chinois,
27:13le pétrole...
27:14Alors les Iraniens
27:15perturbent le détroit,
27:16ils laissent passer
27:17les bateaux...
27:18En fait, rappelons
27:19que leur pétrole,
27:20à eux, sort de là.
27:21Et donc, en grande partie,
27:23il est vendu aux Chinois.
27:25Et donc,
27:26ils laissent passer
27:26leur bateau
27:27et le bateau
27:28de leurs amis
27:29et ils bloquent les autres.
27:30Et donc, ça,
27:31c'est un message
27:32de Donald Trump
27:32aux Chinois
27:33pour les faire bouger
27:34sur l'affaire.
27:35Et en même temps,
27:35vous avez remarqué
27:36qu'il a bombardé Carg.
27:37Donc, c'est là
27:38où 90% du pétrole
27:40iranien sort.
27:42Donc, c'est un double message.
27:44C'est, vous perturbez
27:45le passage des bateaux
27:47amis des États-Unis,
27:48entre guillemets,
27:49eh bien, on bloque les vôtres.
27:51Et puis, par ailleurs,
27:52c'est un message
27:53aux Chinois
27:53pour les faire bouger
27:54sur l'affaire,
27:55leur expliquant qu'il faut
27:56qu'ils interviennent
27:57auprès de leurs amis
27:58iraniens
27:59afin de sécuriser le Détroit.
28:01Quand ils leur disent
28:01venez le sécuriser,
28:02ça veut dire
28:02vous sécurisez vos bateaux
28:04et nous, on sécurise les nôtres
28:05et tout le monde passe.
28:06Sinon, personne ne passe.
28:07Vous voyez ?
28:07Donc, c'est un peu
28:08une sorte de chantage.
28:09Une mobilisation de tous ces pays
28:10dans le Détroit
28:11n'est pas envisageable
28:12pour le moment
28:13parce que, de fait,
28:14on entrerait, là,
28:15clairement, dans une guerre mondiale.
28:16Pas forcément.
28:16Si on se met d'accord tous,
28:18y compris les Iraniens,
28:19que chacun fait passer
28:21sécurise ses propres bateaux,
28:22il peut y avoir
28:23une sorte d'accord comme ça.
28:24Mais je vous ferai remarquer
28:25qu'Emmanuel Macron a dit
28:26qu'il veut bien sécuriser,
28:28participer à la sécurisation
28:29du Détroit
28:30une fois que les choses
28:31seront apaisées.
28:32C'est-à-dire,
28:32Emmanuel Macron,
28:33comme d'habitude,
28:33attend la fin de la guerre
28:34pour la commencer.
28:37Direction les Émirats Arabes Unis
28:39et Dubaï,
28:40très précisément,
28:41où nos journalistes
28:42Stéphanie Rouquier
28:43et Pauline Trevzer
28:44sont en place
28:44depuis quelques jours maintenant
28:47pour observer,
28:48évidemment,
28:49les développements
28:50dans la région.
28:51Les Émirats toujours ciblés.
28:52Pauline Trevzer,
28:53je pense notamment
28:54pour les dernières heures
28:55à l'aéroport de Koweït
28:57qui a été pris pour cible
28:58par plusieurs drones
28:58qui ont touché
28:59son système de radar
29:01de surveillance
29:02des frappes
29:03toujours intenses
29:03sur les Émirats.
29:07Oui,
29:07les attaques iraniennes
29:09se poursuivent
29:10sur tous les pays du Golfe
29:11et aujourd'hui,
29:12le Koweït a certainement
29:13été le pays
29:14le plus touché
29:15par ces attaques.
29:16Plusieurs drones
29:17ont frappé
29:17le système radar
29:18de l'aéroport international,
29:20vous l'avez dit,
29:21Julien,
29:21et la base aérienne
29:22Al-Jaber
29:23a aussi été touchée.
29:25Trois militaires
29:26koweïtiens
29:26ont été blessés
29:27alors qu'on sait
29:28que la base
29:28abrite aussi
29:30des unités américaines,
29:31cette fois aux Émirats Arabes Unis
29:33où nous sommes
29:33avec Stéphanie Rouquet,
29:35les autorités ont indiqué
29:36avoir intercepté
29:37quatre missiles
29:39balistiques
29:39et neuf drones.
29:41Pauline,
29:41dans le viseur
29:42bien sûr
29:42du régime iranien,
29:44les bases américaines,
29:45le régime qui prétend
29:46d'ailleurs
29:47qu'elles sont utilisées
29:48pour l'attaquer.
29:52Oui,
29:52les bases américaines
29:53sont toujours visées
29:55car premièrement
29:55ce sont des attaques
29:57en représailles
29:58des missiles
29:58lancés sur Téhéran
30:00par Israël
30:00et les Etats-Unis.
30:02L'objectif est donc
30:03d'affaiblir
30:04les moyens militaires
30:05américains
30:06dans la région
30:07et ensuite
30:08car le régime
30:08islamique iranien
30:09accuse ces pays du Golfe
30:11de laisser les Etats-Unis
30:13tirer des missiles
30:14depuis ces installations
30:15militaires,
30:16notamment lors de l'opération
30:18contre l'île de Karg
30:19et au-delà
30:19des infrastructures,
30:21Julien,
30:21ce sont aussi directement
30:22les soldats américains
30:24qui sont en première ligne
30:25car pour rappel,
30:26il y a quelques jours,
30:27l'Iran a affirmé
30:28avoir ciblé
30:29un immeuble
30:30ici à Dubaï
30:31car des soldats américains
30:33étaient présents
30:34dans ces immeubles.
30:36Merci,
30:36merci beaucoup
30:37Pauline Trevzer,
30:38Stéphanie Roux
30:38qui est sur place
30:39aux Émirats
30:40pour ces news.
30:42Florian,
30:42j'ai remercié
30:42peut-être un regard
30:43de votre part.
30:45On est sur une
30:46crise énergétique majeure
30:47qui est en train
30:47de se dessiner.
30:49On a presque envie
30:50de dire que
30:50tout ce qui pouvait
30:51être craint
30:51au lancement
30:52de cette guerre
30:52est en train
30:53de se produire.
30:54Oui,
30:55c'est quelque chose
30:55d'ailleurs que
30:55beaucoup d'analystes
30:57avaient identifié.
31:00L'Iran n'est pas
31:01le Vénézuéen.
31:02Le régime des Molas
31:03en fait
31:03tient d'une manière
31:04qui est inquiétante.
31:05Je pense que
31:06comme la plupart
31:07des Français,
31:08je souhaite évidemment
31:09que le régime des Molas
31:10tombe.
31:11Néanmoins,
31:11il est très clair
31:13qu'aujourd'hui
31:14les bassiges,
31:15les milices civiles
31:18qui comptent
31:18par Saint-Ennemi
31:19et qui sont le bras
31:22de la répression
31:23sont toujours là,
31:24sont toujours armés
31:25et que si l'appareil
31:28militaire iranien
31:29a été grandement dégradé
31:32par la campagne
31:33israélo-américaine,
31:35c'est-à-dire qu'on voit
31:35que le nombre
31:36de missiles baisse,
31:37que le nombre
31:37de drones aussi,
31:39ça baisse également.
31:40L'appareil répressif,
31:41lui,
31:42n'a pas été touché.
31:43Donc en fait,
31:43c'est toujours aussi
31:45dangereux pour les Iraniens
31:46de se relever
31:46et il y a toujours
31:47non plus
31:48d'options politiques
31:50derrière.
31:51Donc c'est là où
31:52à un moment,
31:53il va falloir peut-être
31:54que la France
31:56prenne un rôle
31:57avec...
31:58Parce qu'il faut voir,
31:59il y a quand même
31:59la Chine et la Russie
32:00qui aident l'Iran derrière.
32:00Je ne suis pas certain
32:01que ce soit une histoire
32:01de France ou pas.
32:05A priori,
32:06c'est plutôt une histoire
32:06de troupe au sol
32:07qu'autre chose
32:08pour déstabiliser ce régime
32:09et je me permets
32:11de me tourner
32:11à chaque parallèle
32:12que ça allait
32:12parce qu'en fait,
32:14on comprend que
32:14tant que c'est frappe
32:16contre frappe,
32:18le régime,
32:19en tout cas pour le moment,
32:19est capable
32:20de rendre coup pour coup
32:21mais avec des troupes
32:22sur le terrain
32:23et je parle souvent
32:24de contrôle.
32:24Mais a priori,
32:25ce serait une autre histoire
32:26parce que les gardiens
32:27de la révolution
32:27n'ont pas les forces
32:28pour résister
32:29contre une armée
32:31américaine ou israélienne
32:32qui viendrait sur le terrain.
32:34Sur ce que vous disiez
32:36au départ,
32:36c'est coup pour coup,
32:37je ne suis pas totalement
32:38d'accord là-dessus
32:40puisque on a quand même
32:41d'un côté
32:42les Etats-Unis et Israël
32:43qui ont réussi
32:44à supprimer
32:45pas mal de hauts dirigeants
32:47des potets iraniens.
32:47Oui mais concrètement,
32:48on ne le voit pas.
32:50On nous parle
32:50de milliers de cibles
32:51qui sont atteintes
32:52mais on voit un régime
32:53qui communique,
32:55qui frappe,
32:55qui continue de tenir
32:56sa population.
32:57Donc il y a un côté abstrait
32:58en fait de toutes ces cibles
33:00qui sont énumérées,
33:01qui paraissent en effet
33:02très importantes,
33:03qui se comptent par milliers,
33:04on l'a bien compris,
33:05mais on ne ressent pas,
33:07on ne voit pas
33:08factuellement les effets.
33:09Mais est-ce que vous avez vu,
33:11Mosh Tabar Khomeini,
33:12qui est la seule personne
33:13qu'ils ont été capable
33:13de nommer,
33:14se redresser ?
33:15Non, apparemment le type
33:17est défiguré,
33:18empulé d'une jambe
33:19et dans le coma.
33:20Ils n'ont pas trouvé mieux
33:21que lui pour mettre
33:22à la place de son père.
33:25Ça apparemment,
33:26c'est en train de créer
33:27beaucoup de distinctions
33:28aussi au sein du régime
33:30puisqu'il y a des désaccords
33:31à cet égard-là.
33:33Donc je pense que moi,
33:34j'ai toute confiance
33:35dans la stratégie américaine
33:37et israélienne.
33:37Et pourquoi c'est si important
33:38de savoir finalement
33:38si son état de santé
33:41est bon ou pas ?
33:42Parce que le régime tourne.
33:44Donc lui,
33:45c'est une image,
33:46c'est une espèce
33:47de figure tutélaire,
33:48on l'a bien compris,
33:49c'est le guide suprême.
33:50Mais le régime tourne,
33:51défiguré ou pas défiguré,
33:53tué ou pas tué,
33:54le régime tourne.
33:55Ça veut dire qu'on avait
33:55sous-estimé l'ampleur du régime
33:57tout simplement en réalité
33:58et que même si vous attaquez
33:59la tête pensante,
33:59dans les ramifications,
34:01c'est tellement important
34:02que finalement,
34:03dans les faits,
34:04pour l'instant,
34:04ça ne se voit pas effectivement.
34:05C'est important pour le moral
34:06de ses partisans,
34:07je n'en doute pas une seconde.
34:10Ce n'est pas une question de morale.
34:11Vous avez en Iran,
34:12comme à l'époque du régime de Vichy,
34:14des grosses têtes
34:15et puis des moutons qui suivent.
34:17Alors évidemment qu'il est d'abord important
34:19de toucher les grosses têtes
34:20et en réalité,
34:22au sein du régime aujourd'hui,
34:23il n'en reste même pas une demi-douzaine.
34:26Je suis totalement convaincue
34:27que les États-Unis et Israël
34:29savent qui ils doivent aller frapper.
34:31Il y a la fameuse récompense,
34:33on l'a montré hier,
34:34je ne sais pas si nos amis en régime
34:35peuvent le retrouver,
34:36mais il y a ce wanted,
34:37vous savez,
34:3810 millions de dollars de récompense
34:40pour quiconque donnerait des informations
34:41sur les différentes têtes du régime
34:43qui restent à abattre.
34:44Donc en fait,
34:44il faut abattre ces têtes-là
34:46et après les moutons,
34:48ceux qui étaient aussi plutôt favorables.
34:49Les moutons,
34:49c'est les gardiens de la Révolution ?
34:50Alors dans les moutons,
34:52il y en a qui sont plus forts que d'autres,
34:54mais il n'y a pas que les gardiens
34:55de la Révolution,
34:56il y a aussi ceux qu'on présente
34:57comme étant favorables au régime,
34:59mais en réalité,
35:00là-dedans,
35:00la vraie, vraie souche
35:02de personnes capables
35:04de prendre le contrôle
35:05et de décider
35:06et de continuer à semer la terreur
35:08comme on la connaît aujourd'hui,
35:10ce n'est pas des centaines
35:11de milliers de personnes,
35:12c'est des dizaines de personnes
35:14tout au plus.
35:15Un mot rapide,
35:16Bernard,
35:16Richard Haddad,
35:17pardonnez-moi.
35:17Vous ne voyez pas ce qui se passe,
35:19mais en réalité,
35:20il n'y a plus de tête,
35:21c'est un peu l'anarchie.
35:22Alors ils balancent,
35:23c'est très impressionnant,
35:24ils envoient des drones et des choses.
35:25On nous parle encore
35:26d'un nouveau missile aujourd'hui.
35:27Mais tout ça,
35:27combien de morts ?
35:29Heureusement,
35:30pratiquement pas,
35:30ou très peu,
35:31quelques blessés légers.
35:33Donc en fait,
35:34leur réaction,
35:35c'est comme quelqu'un
35:35qui est en train de nourrir
35:36et qui essaie de gigoter
35:37dans tous les sens.
35:38Mais c'est un peu anarchique.
35:39Ils avaient promis
35:40d'effacer Israël
35:41et les Etats-Unis
35:41de la surface de la terre,
35:43on attend toujours.
35:44Et d'ailleurs,
35:44ils ont promis
35:45de tuer
35:46Benjamin Netanyahou.
35:47Je voudrais qu'on voit
35:48et on avance
35:49parce qu'il nous reste
35:49une dizaine de minutes.
35:50Florian,
35:51j'essaie de rythmer au maximum
35:53et de traiter
35:54tout ce qu'on avait prévu.
35:55Les gardiens de la Révolution
35:56qui ont juré
35:58ce matin
35:59de traquer et tuer
36:00Benjamin Netanyahou,
36:02lisez avec moi
36:02ce message
36:03sur le site internet
36:04CEPA News,
36:05qui est le site des gardiens.
36:07Si ce criminel
36:08tueur d'enfants
36:09est encore en vie,
36:10nous continuerons
36:10à le traquer
36:11et nous le tuerons
36:13de toutes nos forces.
36:14Alors,
36:15bien sûr que la rhétorique
36:16des gardiens
36:16et du régime
36:17on la connaît,
36:17on n'est pas forcément surpris
36:19et on se dit
36:20un peu ironiquement
36:22Chaparrak Saleh
36:23que s'il pouvait l'atteindre,
36:24ça se saurait.
36:26Ça se saurait
36:26et ce serait sans doute
36:27déjà fait.
36:28Donc, voilà.
36:29C'est une guerre de communication.
36:31En réalité,
36:31en écrivant cela,
36:32ils savent très bien
36:32ce qu'ils font
36:33mais en pratique,
36:34pour attaquer
36:35Benjamin Netanyahou
36:36de façon très concrète,
36:37c'est un des hommes
36:37les plus protégés
36:38de la planète.
36:39Ça va être difficile
36:40et comme vous l'avez dit
36:40à juste titre,
36:41ce serait déjà fait.
36:42Il est l'un des hommes
36:42les plus protégés au monde.
36:43Peut-être dans les cinq hommes
36:45les plus protégés
36:46de la planète.
36:48Pas sûr que ça fasse
36:49très peur aux Israéliens.
36:50On est dans cette surenchère
36:51des mots,
36:52de la propagande
36:52de la part du régime.
36:53C'est classique chez eux.
36:55C'est toujours...
36:55En fait,
36:56ils essayent aussi
36:57d'encourager leurs militants,
36:59leurs sympathisants
36:59pour qu'ils doivent être
37:01un peu déprimés quand même.
37:01Vous, vous ne le voyez pas
37:02mais je peux vous dire
37:03que devant les caméras,
37:05c'est toujours...
37:05On gonfle le torse
37:07et voilà.
37:07Mais en réalité,
37:08ils sont dans un mauvais état.
37:09Et puis s'ils pouvaient
37:11atteindre Netanyahou,
37:13le Hamas l'aurait fait
37:13depuis belle lurette.
37:15Donc les Palestiniens,
37:16parce que c'est par ce billet-là
37:17qu'ils pourraient le faire
37:18éventuellement.
37:18Après, le Hamas
37:19n'a pas la force de frappe.
37:21Non, mais les Iraniens
37:22ne sont pas...
37:22Ils agiraient sans l'annoncer surtout.
37:24Oui, non,
37:25mais ils n'ont pas les moyens.
37:26Il n'y a pas d'Iranien.
37:26Quand on est capable
37:27de tuer un homme,
37:29d'éliminer un homme
37:29d'une si grande importance,
37:30on se tait,
37:31on le fait dans le silence
37:31et puis une fois que c'est fait,
37:32on le revendique.
37:33En effet, Sarah,
37:35c'est du bon sens
37:37pur et simple.
37:37Pour le moment,
37:38les responsables
37:39de haut rang
37:40et de rang moyen
37:42qui sont éliminés
37:44dans les rangs du Hezbollah
37:45et en Iran,
37:47ce sont les leurs.
37:48Ce ne sont pas
37:49les chefs d'état-major israélien
37:50ni le chef du gouvernement israélien.
37:52Et puis c'est peut-être
37:52une façon également,
37:54Chappara,
37:54qu'on en parlait
37:55il y a un instant,
37:56de répondre aux doutes émis
37:57sur l'état de Moshtaba Khamehnaï.
37:59Façon de dire
38:00vous doutez de sa vie
38:01et de sa mort,
38:01mais nous on a le droit
38:02de vie et de mort
38:03et on peut s'emparer
38:04de la tête de Benyamin Netanyahou
38:06quand bon nous semblera.
38:08Je les invite
38:09à en faire la démonstration.
38:10Ils s'en sont totalement incapables.
38:12Je n'ai aucun doute là-dessus.
38:16Comme disait M. Haddad,
38:18tout ce dont ils sont capables,
38:20c'est de bigoter pour le moment.
38:21Alors oui,
38:21bien évidemment
38:22que c'est très impressionnant
38:23ce qui se passe aux Émirats,
38:25ce qui se passe aussi en Israël,
38:28bien sûr que c'est impressionnant,
38:29mais en réalité
38:30les véritables dommages irréversibles
38:33dans le sens
38:35dommages portés
38:36à des vies humaines
38:38comme vous disiez
38:38ou à des infrastructures
38:41existentielles,
38:42eh bien en fait
38:42il n'y en a pas.
38:43Il nous reste
38:447-8 minutes ensemble
38:45et je voudrais
38:45qu'on prenne le temps
38:46de parler
38:47de notre adjudant-chef
38:49Frion
38:49qui a donné sa vie
38:50pour la France,
38:51mais peut-être
38:51un commentaire d'abord
38:52sur cette dernière dépêche
38:54qui fait le lien
38:54avec la fin de notre discussion
38:56selon un ministre iranien.
38:59L'Iran,
39:00Richard Haddad,
39:01ne voit aucune raison
39:03de négocier
39:04avec les États-Unis.
39:05C'est eux
39:06qui sont demandeurs,
39:07c'est eux
39:07qui demandent généralement
39:08à négocier.
39:09Donald Trump
39:09l'a rappelé encore
39:10hier ou avant-hier,
39:11il a dit
39:11pas de négociation
39:12pour le moment.
39:14Ils ont fait une demande
39:15il y a deux jours
39:16et il l'a rejetée.
39:18Donc,
39:18mais personne ne leur demande
39:19de négocier,
39:20on leur demande de partir.
39:22Que ce soit les Israéliens
39:23ou les Américains,
39:25ils l'ont redit
39:26à plusieurs reprises,
39:27ils veulent la chute
39:28de ce régime.
39:29Tant mieux
39:29s'ils ne veulent pas négocier.
39:30Personne n'a envie
39:30de négocier avec eux.
39:31Chappara que ça l'est,
39:32on bombe le torse
39:32avant d'aller pleurer
39:33dans la coulisse
39:35pour reprendre
39:36ce que vous nous disiez,
39:36enfin ce que disait Richard Haddad.
39:38C'est un peu ça
39:38et en réalité,
39:39on voit bien
39:40que Donald Trump
39:41au début,
39:42même quand il s'est engagé
39:43dans cette guerre,
39:44cela aurait été
39:45sa préférence
39:46et j'ai l'impression
39:47qu'il a vraiment évolué
39:48et qu'il a compris
39:49que même
39:50ceux qu'il pensait être
39:51les plus modérés
39:52et ceux qu'il peut-être
39:54souhaitait avoir
39:54autour d'une table
39:55avec lui,
39:56il ne souhaite plus
39:56les avoir aujourd'hui.
39:57Il a compris
39:58en ces quelques jours
40:00qui se sont passés
40:01qu'on ne négocie pas
40:02avec les MOLA.
40:03C'est bien,
40:04ça fait 4 ans
40:04qu'on le répète
40:05à tout le monde.
40:06Au moins,
40:07lui il a entendu,
40:07ce qui n'est pas le cas
40:08de notre président,
40:09Emmanuel Macron.
40:11Il y a 48 heures,
40:12l'adjudant-chef Arnaud Frayon
40:14du 7e bataillon
40:15de chasseurs alpins
40:16de Vars
40:16est mort
40:17dans le Kurdistan irakien
40:18dans une frappe
40:19de drone chahed
40:20sur une mission française
40:21par ce groupe terroriste
40:23lié à l'Iran.
40:24Son corps,
40:25on l'a appris hier,
40:26a été rapatrié ici
40:27sur le territoire national.
40:29On peut regretter
40:30peut-être,
40:30et c'est sur ça
40:31que j'aimerais vous entendre
40:32peut-être un instant,
40:33on peut regretter
40:34le peu d'hommages publics
40:35ces dernières heures
40:36qui ont dit long
40:36sur nos rapports
40:38à nos forces militaires,
40:39par exemple.
40:40Peu d'hommages
40:40lors des événements sportifs,
40:42il y a eu des exceptions
40:43mais en Isère
40:44parce que c'est le département
40:45de Vars
40:46où se trouve ce corps
40:46des chasseurs alpins.
40:48On a vu le club de hockey
40:49de Grenoble
40:50marquer le coup
40:50avec une minute d'applaudissement.
40:52C'était le cas hier,
40:53regardez cette séquence
40:54lors du match de Ligue 2
40:55entre Grenoble
40:56et Saint-Etienne.
41:22Un bel hommage
41:23de Sarah Stelman,
41:24mais moi j'ai pensé forcément
41:26à un match de rugby
41:28hier, exceptionnel,
41:30les 120 ans du crunch
41:32entre la France
41:33et l'Angleterre,
41:3480 000 personnes
41:35au Stade de France,
41:36des millions de téléspectateurs,
41:37une marseillaise chantée
41:38a cappella
41:39qui peut vous donner
41:40la chair de poule.
41:41Pourquoi on n'a pas affiché
41:42le portrait
41:42de l'adjudant-chef
41:44Fréon
41:45pour rendre un hommage
41:47à la hauteur
41:47de ce qui devrait être
41:48un soldat français
41:49et mort pour la France ?
41:50Je ne sais pas pourquoi
41:51mais je vois aussi
41:51le traitement médiatique.
41:53Sur la chaîne,
41:53on en a parlé quand même beaucoup.
41:55Je n'ai pas le sentiment
41:55que sur d'autres chaînes
41:56on en ait parlé autant.
41:58Ils en ont parlé,
41:59mais pas autant.
41:59Ça a été largement évoqué quand même.
42:00Je ne veux pas faire
42:01le procès des confrères.
42:03Moi, ce ne sont pas mes confrères.
42:04Je ne suis pas juriste.
42:05Je trouve que ça a été
42:06sous-développé
42:07par rapport à ce qu'on a pu faire
42:09sur cette chaîne.
42:09Après, pourquoi ?
42:10Je n'ai pas la réponse.
42:11Certains vous diront
42:12l'actualité internationale.
42:13Moi, je ne pense pas
42:13que c'est cela.
42:14parce que le rapport
42:14à nos armées
42:15est peut-être plus distancié.
42:16Oui, je pense qu'il y a
42:17une distance qui s'est faite
42:18au fil des années
42:19et qui continue d'augmenter
42:21malheureusement.
42:22Florian, j'ai remercié.
42:24Rendre hommage
42:25à ceux qui sont morts
42:26pour la patrie,
42:27c'est important
42:28et peut-être que nous n'avons
42:29pas assez la culture.
42:31C'est bien vrai.
42:32J'ai évidemment eu une pensée
42:33pour sa famille
42:35et aussi pour ses camarades
42:35qui ont été blessés.
42:36Les systèmes de la blessure
42:37ont été rapatriés
42:38également à Persie
42:39à l'hôpital militaire.
42:41Je pense que c'est vrai
42:42qu'on ne reconnaît pas assez
42:44sans le rôle de nos armées
42:46et le fait qu'elles nous protègent.
42:49En fait, les accords
42:50qu'on a avec les Émirats,
42:51ici c'était pour de la lutte
42:52anti-terrorisme,
42:53il faut rappeler
42:54que c'est aussi grâce
42:55à nos forces extérieures,
42:57forces armées extérieures,
42:58qu'on lutte contre le terrorisme
43:00et qu'on a moins d'attaques
43:01chez nous,
43:02des attaques d'ailleurs
43:02souvent fomentées
43:03et soutenues
43:05par le régime des Mola
43:06et ses affidés.
43:08Donc c'est vrai que
43:10on a un peu perdu ce lien
43:13et cette reconnaissance
43:15envers nos forces armées,
43:17nos forces de l'ordre,
43:18d'une part,
43:19on peut le rappeler quand même,
43:20et aussi nos forces armées
43:23à l'extérieur
43:23qui se battent tous les jours
43:24pour nos sécurités.
43:25Un commentaire,
43:27Chepar Aksalé ?
43:29Oui, moi je pense que
43:30comme pour beaucoup de choses,
43:31il faut expliquer aux Français
43:33l'enjeu
43:34pour qu'ils puissent comprendre
43:35et ensuite avoir
43:36la bonne réaction
43:37face à ce qui s'est passé.
43:38on n'a pas eu droit
43:40à cette pédagogie,
43:42il fallait t'expliquer.
43:44Les Français se sont dit
43:45pourquoi est-ce qu'on perd un homme
43:47alors que ce n'est pas notre guerre.
43:49Voilà.
43:49Et en fait,
43:49ce n'était pas ça.
43:51Ce général qui a perdu la vie
43:52pour la France
43:53était là,
43:54la lutte en chef,
43:55pardon,
43:56était en train de lutter
43:57contre
43:57le terrorisme.
43:58contre Daesh.
43:59Contre Daesh.
44:01Et Daesh,
44:02normalement,
44:02c'est les ennemis
44:03de la République islamique
44:05puisqu'on parle des sunnites
44:06contre les chiites.
44:06Mais en réalité,
44:08ce qui s'est passé là,
44:09c'est qu'une fois de plus,
44:10on voit que
44:11la République islamique d'Iran,
44:14pour continuer d'exister,
44:15pour montrer qu'elle a des bras,
44:17des gros bras,
44:17elle est prête
44:18à aller tuer quelqu'un
44:20qui lutte contre,
44:21soi-disant,
44:22leur ennemi,
44:23Daesh,
44:24pour réussir
44:25à ensuite
44:25faire sa propagande.
44:27Ça n'a aucun sens.
44:28Et donc,
44:29il ne faut pas
44:30que les Français
44:30pensent que
44:32cet adulte en chef
44:33a perdu la vie
44:34dans une bataille
44:36qui n'était pas
44:37celle des Français.
44:37C'est celle des Français.
44:39On a déjà
44:39beaucoup de Français
44:40qui sont morts
44:41à cause du terrorisme
44:42à travers le monde,
44:44que ce soit
44:44le terrorisme de Daesh,
44:46que ce soit
44:46le terrorisme
44:47de la République islamique
44:48d'Iran.
44:49Et donc,
44:49nos militaires
44:50sont là
44:51pour nous protéger.
44:52Ils sont indispensables
44:53à notre protection
44:53et on devrait les remercier
44:54tous les jours.
44:56Richard,
44:56à date qu'on n'a pas entendu
44:57sur ce sujet,
44:58c'est vrai qu'on a tendance
44:59à faire le parallèle
45:00avec les États-Unis
45:01parce qu'aux États-Unis,
45:02alors j'exagère un peu,
45:03mais le pays s'arrête quasiment
45:05dès qu'un soldat,
45:07un marine
45:08ou un soldat américain
45:09perd la vie.
45:10Le rapport n'est pas du tout
45:12le même
45:12à nos militaires
45:13ici en France.
45:14Pourtant,
45:15l'institution militaire
45:16est très respectée
45:17par les Français
45:17selon les sondages
45:18qui ont eu lieu récemment
45:19et on dit que c'est
45:20même la plus aimée.
45:22Mais,
45:23quand on écoute
45:24Emmanuel Macron
45:25qui ne cesse de répéter
45:26que ce n'est pas notre guerre,
45:28que nous ne sommes pas
45:29dans cette guerre,
45:29nous ne sommes pas engagés,
45:30peut-être que les Français
45:31ont l'impression
45:32que cet adjudant-chef
45:33est mort par hasard.
45:34Or,
45:35ce n'est pas une bavure.
45:36Il a été attaqué,
45:37sa base a été attaquée
45:38par le Hezbollah irakien
45:41qui est une branche
45:42des gardiens de la révolution,
45:43une branche
45:44de ce qu'on appelle
45:44Hachd-e-Sharbi
45:45qui est une sorte
45:46de proxy iranien
45:47en Irak.
45:48Donc,
45:48ça a été attaqué
45:49et peut-être
45:50doit-on se rappeler
45:51qu'on ne choisit pas
45:52ses ennemis.
45:52On peut dire
45:53je ne fais pas la guerre,
45:54je suis neutre,
45:55et bien pourtant
45:55vous êtes attaqués.
45:56Ce n'est pas la première fois
45:57que les proxys de l'Iran
45:59attaquent notre armée.
46:00Je rappelle
46:00qu'il y a eu 58 parachutistes
46:02morts en 1983 au Liban
46:04par un attentat suicide
46:05du Hezbollah libanais.
46:07Donc,
46:07l'Iran est notre ennemi.
46:09Même si Emmanuel Macron
46:10ne veut pas l'entendre,
46:11continue à dire
46:12que nous sommes neutres,
46:13ben non,
46:13nous ne sommes pas neutres,
46:14nous sommes attaqués.
46:15Et on a tous en tête
46:15cette image
46:16de Donald Trump
46:17qui a officiellement
46:18accueilli devant les caméras
46:20la dépouille
46:21de ses six premiers soldats
46:22américains
46:23qui étaient tombés
46:24en Iran.
46:25Je ne crois pas avoir vu
46:26d'image du président
46:29Emmanuel Macron
46:29s'incliner à l'arrivée
46:31de l'avion
46:33qui portait la dépouille
46:35de l'adjudant-chef
46:36Arnaud Frion
46:38qui aura droit,
46:38évidemment,
46:39même si on n'a pas encore
46:40officiellement les dates
46:41et le programme,
46:42à un hommage national.
46:44On imagine
46:44qu'on lui remettra
46:45la Légion d'honneur
46:46à titre posthume.
46:47Mais on peut regretter
46:48peut-être que
46:48cette solidarité nationale
46:51ne s'affiche pas
46:52un peu plus
46:52au grand jour
46:53en dehors de ces dates
46:55particulièrement solennelles.
46:56C'est déjà la fin
46:57de cette heure ensemble.
46:57Merci à tous les quatre
46:58d'avoir participé
46:59à cette émission.
47:00Le décryptage de l'actualité
47:02qui se poursuit
47:03autour de deux thèmes majeurs.
47:04Vous l'aurez compris,
47:05on se dimanche,
47:06le premier tour
47:06des élections municipales
47:07ici en France.
47:08Cette soirée spéciale
47:09qui débutera à 17h.
47:11Et puis bien sûr aussi
47:11cette troisième semaine
47:12de guerre au Moyen-Orient.
47:14Vous découvrez les visages
47:15et les incarnations
47:16de la chaîne
47:16qui vous accompagneront
47:18tout au long de la soirée.
47:19Très bonne fin de week-end
47:20sur les antennes de CNews.
47:21Merci.
Commentaires

Recommandations