- il y a 3 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00:00Bonsoir à tous, édition spéciale continue bien évidemment, la guerre et ses répercussions.
00:00:04Bonsoir Olivier Truchot.
00:00:05Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:00:06C'est le 11ème jour de guerre d'un point de vue militaire, c'est presque fini, dit Donald Trump.
00:00:12Et le ministre de la guerre américain dit qu'aujourd'hui ce serait la journée la plus puissante au niveau
00:00:16des frappes sur l'Iran et sur Téhéran.
00:00:19C'est presque fini, dit Donald Trump.
00:00:21Pourquoi cette déclaration ? Quel calendrier a-t-il en tête ?
00:00:23Autant que Benjamin Netanyahou, son allié, lui de son côté, affirme que l'objectif est l'éradication du régime.
00:00:29Donc bien évidemment, nous serons à Téhéran, à Tel Aviv, à Beyrouth, nous serons au Qatar, nous serons en Irak.
00:00:35On va bien évidemment faire le point sur cette guerre et surtout aujourd'hui sur ses conséquences.
00:00:41L'autre front, il est économique, c'est la hausse des prix du carburant.
00:00:45On va en débattre, le gouvernement peut-il vraiment agir, influer sur ses prix ?
00:00:50Les prix sont libres en France.
00:00:52On va retrouver Nicolas Dumas, il est sur l'air de Nemours, c'est-à-dire que nous sommes du
00:00:55côté de la Seine-et-Marne, sur l'autoroute A6.
00:00:58Justement Nicolas, sur l'autoroute, le prix du gazole, c'est-à-dire du diesel, il est largement, très largement
00:01:05au-dessus des 2 euros.
00:01:082,51 euros pour la version au premium ici sur cette aire au niveau de Nemours.
00:01:15Il faut dire que les automobilistes ne se courent pas après pour faire le plein.
00:01:21Il n'y a personne depuis tout l'après-midi, en fait, le nombre de personnes qui ont fait le
00:01:27plein, on peut le compter sur les doigts d'une main.
00:01:29C'est-à-dire justement ces prix qui découragent les automobilistes à s'arrêter sur cette aire et à faire
00:01:34le plein si bien qu'ils ne comprennent pas pourquoi le prix est à 2,51 euros.
00:01:40Je vous propose de les écouter au micro de Léane Delabrière.
00:01:44Malgré tout ce qui se passe en ce moment, je ne pense pas que ce soit justifié.
00:01:46Je pense qu'on a des réserves et que l'augmentation a été assez rapide par rapport à ce qui
00:01:52se passe.
00:01:52Je trouve que c'est un peu exagéré parce que déjà ce gasoil, il est déjà payé avant, avant dans
00:01:58les tonneaux, dans les réserves, je ne sais pas.
00:02:02Et là, ils utilisent ce carburant qu'ils ont payé déjà au prix moins cher avant.
00:02:07Et là, ils essayent de faire de l'argent sur les gens.
00:02:10Malheureusement, je trouve que c'est injuste.
00:02:12Sur les aires d'autoroutes, avant d'arriver sur celle-ci, il était plutôt aux alentours de 2,30 euros
00:02:18pour le gasoil.
00:02:20Là, le niveau premium est aux alentours de 2,51 euros.
00:02:24Pour un plein de 60 litres, ça représente tout de même un montant de 150 euros.
00:02:30Pour un plein, c'est dire à quel point ce carburant coûte cher.
00:02:34Si bien que le ministre de l'Économie a dénoncé des tarifs qui n'étaient pas normaux.
00:02:40Et qui rappelle que c'est plutôt aux alentours de 2 euros le prix du gasoil actuellement en France.
00:02:45Nicolas Dumas sur l'aire de Nemours, sur l'A6 avec Léane Delabrière pour BFM TV.
00:02:52En tout cas, il y a une pression politique qui s'exerce actuellement sur le gouvernement pour agir, Guillaume Daré.
00:02:57Alors par exemple, la France insoumise propose le blocage des prix.
00:03:02Le Rassemblement national voudrait que l'État baisse les taxes sur le carburant.
00:03:07On va rappeler que près de 50% du prix que nous payons à la pompe, en fait, ce sont
00:03:11des recettes fiscales.
00:03:13D'ailleurs, des recettes fiscales qui sont en hausse lorsque le carburant est plus cher.
00:03:17Et d'ailleurs, l'Union européenne, elle-même, recommande aux États qui le peuvent de baisser les taxes sur l
00:03:21'énergie.
00:03:22Alors c'est ce que fait, par exemple, ce que souhaite faire Giorgia Meloni en Italie.
00:03:26Il y a aussi des enjeux politiques aussi parce que bientôt, elle a un référendum.
00:03:29Donc il ne faut pas qu'elle braque trop la population italienne.
00:03:32Mais effectivement, elle dit qu'elle va agir sur une partie des taxes qui pèsent sur le prix de l
00:03:36'essence.
00:03:36En France, vous l'avez dit, le Rassemblement national dit qu'il faut baisser les taxes.
00:03:39Le gouvernement, par la voix de celle qui la porte parole, et désormais la ministre de l'Énergie, Maude Bréjon,
00:03:44dit impossible.
00:03:45Ou en tout cas, ça coûterait extrêmement cher.
00:03:47Elle dit que le passage de 20% à 5,5% de la TVA, ce serait 20 milliards d
00:03:51'euros.
00:03:51Je parle sous le contrôle de Gaëtan, elle dit 20 milliards d'euros par an.
00:03:54Elle dit que ça coûterait trop cher.
00:03:55Donc ce qu'on voit pour l'instant, c'est plutôt des paroles de surveillance et de vigilance sur le
00:04:02prix du baril de pétrole et surtout de l'essence à la pompe.
00:04:07Il y a une volonté de développer, je crois, 500 contrôles en trois jours.
00:04:11500 contrôles en trois jours, c'est l'équivalent de quasiment 5 à 6 mois.
00:04:14C'est ce que dit le ministre.
00:04:15Et les premiers chiffres qui ont été communiqués, notamment par Serge Papin, c'est de dire que sur la moitié
00:04:20des contrôles effectués,
00:04:20il y a à peu près 6-7% de contrôles qui ont été jugés insatisfaisants, c'est-à-dire
00:04:276 à 7% des stations qui ont été contrôlées
00:04:29qui vont être pénalisées parce qu'elles pratiquent des prix qui ne sont pas supportables.
00:04:34Parce que l'automobiliste, bon, c'est très bien le contrôler, mais est-ce que pour l'automobiliste, ça apporte
00:04:39un plus ?
00:04:39Est-ce que ça fait baisser les prix ?
00:04:40Non, non.
00:04:41Et le problème, pardon, je vais juste prolonger ce que vous venez de dire, Guillaume,
00:04:44c'est qu'en fait les prix sont libres en France.
00:04:46Donc le gouvernement...
00:04:47Il faut le rappeler à Bercy.
00:04:49Ils vont sanctionner les stations-services et ils ont juste une obligation.
00:04:52C'est-à-dire que le prix qui est affiché lorsque vous arrivez dans une station-service
00:04:57doit être le même que celui sur la pompe.
00:05:00En revanche, le distributeur pratique exactement les prix qu'il souhaite.
00:05:04Donc s'il souhaite vendre son essence à 1,50€ ou à 2,50€, le gouvernement n'a pas la
00:05:11main.
00:05:11Pourtant, j'ai entendu M. Lescure, le ministre de l'économie, pointer du doigt Shell qui proposait un litre à
00:05:172,50€.
00:05:18Eh bien oui, ça s'appelle juste du Nemenschem.
00:05:20Donc il est juste en train de dire aux automobilistes, eh bien n'allez pas faire votre plein chez Shell
00:05:24parce qu'il pratique des prix très élevés.
00:05:26Et encore une fois, Shell à Paris ou bien en Corrèze ou bien dans le sud de la France ne
00:05:31pratique pas les mêmes prix.
00:05:32Encore une fois, c'est à la main du groupe de distribution.
00:05:35Mais cela, pour l'instant, du gouvernement, ce n'est pas la sanction, c'est la communication.
00:05:38Oui, donc pas d'aide pour l'instant.
00:05:39Pas d'aide parce qu'on n'a pas les moyens, dit le gouvernement.
00:05:41On ne parle plus du budget, rappelez-vous, mais on n'a pas les moyens financiers.
00:05:45Donc pas de bouclier tarifaire, par exemple.
00:05:46Non, pas pour le moment. Pourquoi ? Parce qu'on regarde l'évolution de la situation.
00:05:50Regardez ce qui s'est passé en trier.
00:05:51On avait un prix du baril de pétrole qui était le matin à 113$.
00:05:55Actuellement, on est sous les 90 dollars.
00:05:58On a une volatilité qui est extrême.
00:06:00Effectivement, les groupes de distribution, encore une fois, sont beaucoup plus enclins à répercuter la hausse que la bête.
00:06:05On va voir dans les jours à venir, dans les semaines à venir, ce qu'il en est.
00:06:09Et puis souvenez-vous, c'est quelque chose que l'on connaît.
00:06:12Au moment du pic inflationniste, au moment de la guerre en Ukraine,
00:06:15on a eu un baril de pétrole qui avait dépassé les 127 dollars.
00:06:18Et on s'était posé sur la question de la baisse des taxes, des aides.
00:06:22Et ce qu'on avait retenu, finalement, c'est qu'il fallait cibler les aides.
00:06:26Ce qu'on n'a pas fait.
00:06:27Pourquoi vous allez...
00:06:28Ce qu'on n'a pas fait à l'époque.
00:06:29A la fin.
00:06:30Au début.
00:06:32On a même distribué des chèques à des gens qui ne vont pas à la pompe.
00:06:35On a effectivement permis à des personnes qui avaient les moyens,
00:06:39qui avaient des gros SUV, de bénéficier de ces aides.
00:06:42L'idée, c'est de ne pas faire la même erreur.
00:06:45Et encore une fois, ça sera au moment venu de cibler vers l'infirmière,
00:06:49vers la personne qui a peu de moyens, qui a besoin de son véhicule pour aller travailler.
00:06:54On va regarder, justement, déjà le panorama des prix avec Nargis Hadji.
00:06:58Parce que c'est vrai que là, ça joue aux montagnes russes, Nargis.
00:07:02Absolument.
00:07:03Là, on va regarder ensemble l'évolution du prix à la pompe depuis un mois.
00:07:08Donc, depuis le 10 février.
00:07:10Alors, celui qui connaît le plus d'augmentation, c'est évidemment le gazole.
00:07:14Entre le 1er février et aujourd'hui, vous le voyez, l'augmentation est de plus 18%.
00:07:20On est passé au-delà des 2 euros du prix au litre.
00:07:24Le sans-plomb, plus 8,2%.
00:07:26Et le super 92, plus 7,2%.
00:07:29Avant le conflit, il faut savoir que le baril de pétrole était à 70 dollars actuellement.
00:07:34On est en dessous, actuellement en ce moment même, sous les 90 dollars.
00:07:38A titre de comparaison, ça nous rappelle évidemment ce qui s'est passé il y a 4 ans
00:07:41après l'invasion de l'Ukraine à grande échelle par la Russie le 24 février 2022.
00:07:46La France connaît une flambée des prix du carburant 2022.
00:07:50Le prix du gazole atteint 1,85 le litre en France, soit plus 29% par rapport à l'année
00:07:57précédente.
00:07:58Et la première mesure, elle entre en place très rapidement dès le 1er avril 2022.
00:08:02Une ristourne à la pompe entre 10 et 30 centimes.
00:08:05La toute première, c'est 18 centimes TTC appliquées à tous les carburants, essence et diesel.
00:08:10Le coût pour l'État, environ 8 milliards d'euros au total.
00:08:15La remise, elle disparaît ensuite le 31 décembre 2022.
00:08:18Elle est remplacée par une indemnité ciblée, cette fois pour les travailleurs les plus modestes.
00:08:22Car avant cela, eh bien, ces ristournes, elles concernent tout le monde.
00:08:25Alors nous sommes avec Marc Ferracci, l'ancien ministre de l'énergie et de l'industrie.
00:08:30Bonsoir, monsieur le ministre. Merci d'être avec nous en direct sur BFM TV.
00:08:34Est-ce que le gouvernement peut vraiment faire quelque chose sur cette hausse des prix ou pas ?
00:08:39Moi, je vais m'inscrire dans le prolongement de ce qu'a dit Gaintane Mellin tout à l'heure.
00:08:42À court terme, l'enjeu, c'est d'essayer d'agir sur les prix.
00:08:46Sur les prix de marché avec la mobilisation éventuelle.
00:08:51Ça a été annoncé hier par le gouvernement, par le G7 des réserves stratégiques.
00:08:55On sait que ça a un effet, ne serait-ce qu'un effet d'annonce sur les prix de marché.
00:09:00Avec la nécessité de trouver les voies et moyens pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:09:05Parce qu'on sait que 20% du pétrole mondial passe par le détroit d'Hormuz.
00:09:08Et qu'en réalité, c'est là que se joue l'augmentation des prix.
00:09:11Bref, utiliser tous les leviers dont on dispose, pas simplement nous la France,
00:09:15mais surtout dont dispose l'ensemble des pays qui sont concernés par le conflit,
00:09:20pour faire baisser les prix de marché.
00:09:21Parce que déplancher des mécanismes budgétaires, vous l'avez dit, d'abord c'est très coûteux.
00:09:26Et ensuite, il y a des mauvaises idées.
00:09:29Le blocage des prix, on le sait, soit il est compensé auprès des distributeurs
00:09:34qui vont verser de l'essence à la pompe avec un prix qui serait inférieur au prix de marché.
00:09:42Dans ce cas-là, ça va coûter très cher.
00:09:45Soit, eh bien, ils vont être incités à ne plus distribuer autant d'essence qu'il faudrait.
00:09:52Et donc, on a le risque de pénurie associée au blocage des prix.
00:09:55Ça, on le sait.
00:09:55Oui, mais M. Ferracci.
00:09:57...qui se produisent ainsi.
00:09:59S'agissant des taxes qui terminent simplement,
00:10:01outre le fait que ça coûte très cher, vous l'avez dit,
00:10:03on n'a absolument pas la certitude que les taxes, en particulier la baisse de la TVA,
00:10:08est effectivement répercutée aux bénéfices du consommateur.
00:10:11C'est pourtant ce que recommande l'Union européenne.
00:10:13L'Union européenne, ce n'est pas LFI, l'Union européenne recommande aux États qui le peuvent,
00:10:17alors peut-être que la France, qui est très endettée, ne le peut pas,
00:10:20mais qui le peuvent, de baisser les taxes sur l'énergie.
00:10:22C'est une recommandation de la Commission européenne.
00:10:25Alors, je trouve, pardonnez-moi, mais je trouve un petit peu curieux que le Rassemblement national,
00:10:30qui, à longueur de temps, à longueur d'année, nous fait la leçon sur la soi-disant soumission
00:10:34que nous aurions aux recommandations, voire aux législations de l'Union européenne,
00:10:40se saisissent de cet argument pour affirmer qu'il faut baisser la TVA.
00:10:45Vous l'avez dit, ça coûte très cher.
00:10:47Et ensuite, moi, je maintiens que l'incidence de cette taxe n'est pas forcément au bénéfice du consommateur et
00:10:54de l'automobiliste.
00:10:54– D'accord, mais M. Ferracci, quand les prix augmentent, il y a des recettes fiscales supplémentaires pour l'État.
00:11:01Ces recettes fiscales supplémentaires, on peut les redistribuer.
00:11:04C'est même peut-être amoral de voir aujourd'hui l'État s'enrichir sur le dos des automobilistes
00:11:09et profiter comme… parce qu'il y a une guerre.
00:11:11– Mais lorsque les prix baissent, lorsque… vous avez raison sur le constat,
00:11:15mais lorsque les prix baissent, lorsque le prix du baril du pétrole diminue,
00:11:20l'État fait une croix sur un certain nombre de recettes fiscales.
00:11:23Et il doit les compenser avec d'autres recettes.
00:11:25– C'est le produit le plus taxé.
00:11:27– Donc l'État, pour vous le dire, subit, comme les consommateurs,
00:11:31comme les automobilistes, la variation des prix de l'énergie.
00:11:34Là, il y a un bénéfice qui est fait en termes de recettes fiscales.
00:11:36– Donc il y a une cagnotte fiscale.
00:11:38– Alors, je n'aime pas ce terme de cagnotte, parce que ça laisse à penser
00:11:42qu'il y a de l'argent caché, que chacun pourrait s'approprier.
00:11:46Or, vous le savez, on a aussi besoin de réduire les déficits.
00:11:49L'État prendra ses responsabilités si la crise dure.
00:11:52Moi, je vous le redis, à court terme, il faut agir sur les prix du pétrole
00:11:54avec tous les moyens dont on dispose.
00:11:56Si la crise dure, il faut éviter les solutions qui sont de mauvaises solutions,
00:11:59comme le blocage des prix ou comme la baisse de la TVA,
00:12:03qui coûte extrêmement cher, sans effet évident.
00:12:05Et ça a été dit également, si d'aventure, je dis bien,
00:12:08si d'aventure la crise devait durer, il faudrait cibler les ménages modestes
00:12:13et en particulier utiliser des dispositifs qui ont d'ailleurs été utilisés
00:12:16au début de l'année 2024, comme le chèque carburant,
00:12:18qui était précisément ciblé sur les ménages modestes avec des revenus faibles.
00:12:23Parce qu'encore une fois, une baisse de taxes ou un blocage de prix,
00:12:27ça va bénéficier à tout le monde, y compris ceux qui ont des gros SUV,
00:12:30et ça n'est absolument pas redistributif.
00:12:32– Merci, M. le ministre Ferracci et Célia Vallée,
00:12:35dans une station-service et du côté du Val-de-Marne à l'État-Arcueil.
00:12:39Célia, avec un automobiliste, avec un invité.
00:12:43– Oui, cette station essence, où la barre des 2 euros le litre de gasoil a été franchie,
00:12:49vous allez le voir, David Bouteiller va vous le montrer,
00:12:512,087 euros, c'est pour le litre de gasoil,
00:12:55dans cette station qui est normalement bon marché,
00:12:57mais voilà, effectivement, elle subit aussi la hausse des prix.
00:13:01Brian, expliquez-nous, merci d'être avec nous.
00:13:03Vous utilisez la voiture quotidiennement,
00:13:05et vous avez bien remarqué cette augmentation.
00:13:06– Oui, c'est trop monté, les prix de l'essence.
00:13:10C'est compliqué, pour le moment, je travaille pour tout Paris.
00:13:13Pour le moment, je suis en galère.
00:13:16Je suis en galère parce que moi, j'appuie la voiture tous les jours.
00:13:19Tous les jours, je ne peux pas aider à payer aussi,
00:13:23les loyers, les crédits, tout.
00:13:24En plus, les salaires, bon, l'essence, les montées, c'est compliqué, quoi.
00:13:31– Votre plan, il vous coûtait combien avant cette augmentation ?
00:13:34– Avant, j'ai fait, ça, c'est ma voiture, c'est l'essence,
00:13:36j'ai fait 100 euros, le plan.
00:13:38Maintenant, j'ai fait 160, 160 euros.
00:13:42– Ça peut vous pousser à passer à l'électrique, peut-être ?
00:13:44– Oui, je pense à passer à l'électrique, électrique, l'essence,
00:13:48je pense à 5 euros.
00:13:50– Merci beaucoup.
00:13:51Voilà, les habitudes quotidiennes des Français sont bouleversées
00:13:54par cette hausse des prix.
00:13:55On a rencontré une dame qui nous disait tout à l'heure
00:13:57préférer davantage les transports en commun, désormais,
00:13:59parce que le plan d'essence, il est devenu beaucoup trop cher.
00:14:02– Célia Vallée avec David Boutier pour BFMT.
00:14:04Francis Pouce, vous nous avez rejoint.
00:14:06Francis Pouce, vous êtes président de la branche station-service
00:14:08de l'organisation patronale Mobiliance.
00:14:11Je regardais ce que disait Michel-Édouard Leclerc,
00:14:13qui est pointé du doigt, il dit « Ah, c'est pas nous.
00:14:16Regardez les raffineurs. »
00:14:18Il dit « C'est eux qui spéculent. »
00:14:19Alors, qui a raison ? Qui augmente, Francis Pouce ?
00:14:21– Alors, vous avez remarqué qu'il a aussi parlé
00:14:22de la station de Nogent-le-Retro qui ne s'engraissait pas non plus.
00:14:25Donc, merci à Michel-Édouard Leclerc de penser à nous.
00:14:29Ce que je peux vous dire, ce que je connais, moi, de la distribution,
00:14:33c'est qu'effectivement, l'ensemble des tarifs ont augmenté dès lundi dernier,
00:14:39puisque c'est une réaction, d'une part, à la hausse du baril de dollars,
00:14:45mais qui a encore, lundi dernier, j'entends, il y a dix jours,
00:14:48n'avait pas pris les proportions d'aujourd'hui.
00:14:51Mais, concomitamment, une chose rarement vue,
00:14:53c'est que le gasoil sur le marché international a extrêmement augmenté.
00:14:59– Il a plus augmenté, d'ailleurs, que l'essence, le gasoil.
00:15:01– Voilà, c'est-à-dire qu'on pourrait considérer que l'essence
00:15:03suit la hausse logique du baril,
00:15:06par contre, le gasoil, lui, s'est enflammé.
00:15:09– Il s'est enflammé tout simplement parce qu'en Europe,
00:15:13on est en sous-capacité de production de gasoil,
00:15:15par contre, on est autosuffisant en sans-plomb.
00:15:17On importe de l'ordre de 30 à 40% de gasoil raffiné.
00:15:21– Il vient d'où, ce gasoil raffiné ?
00:15:22– Eh bien, ce gasoil raffiné, il vient en partie d'Inde,
00:15:27il vient très peu, mais un peu, du détroit d'Hormuz.
00:15:31– Et donc, de la Russie.
00:15:32Pardonnez-moi, je fais juste cette petite parenthèse,
00:15:35c'est que la Russie vend à l'Inde, et l'Inde qui nous le revend derrière.
00:15:38– Et d'autres…
00:15:38– De façon de détourner l'embarreau.
00:15:40– D'autres approvisionnements.
00:15:42– Par contre, des pays comme la Chine s'approvisionnaient en produits raffinés,
00:15:49toujours essentiellement dans le fameux…
00:15:51enfin, par le détroit d'Hormuz dans les pays du Golfe.
00:15:54Aujourd'hui, le robinet, il est tari.
00:15:57Donc, on se retrouve avec une demande de gasoil internationale qui est importante,
00:16:02et ça fait évidemment, malheureusement, monter les cours du produit fini
00:16:06à Rotterdam, qui s'appelle le gasoil.
00:16:09– Qui sont les profiteurs de guerre ?
00:16:11– Alors, ce n'est certainement pas nous,
00:16:13puisque nous, on subit un peu comme le consommateur,
00:16:15le prix à la pompe, on y rajoute bon an, mal an…
00:16:19– Donc, ce ne sont pas les stations-service ?
00:16:20– Non, non, non, ce n'est certainement pas les stations-service, après…
00:16:23– Pourtant, c'est vous qui vous faites engueuler.
00:16:25– C'est nous qui nous faisons engueuler.
00:16:26– Par les automobilistes, parce que c'est vous qu'on voit.
00:16:27– Et pas que par les automobilistes, d'ailleurs, mais bon, ça c'est une autre question.
00:16:30– Par le gouvernement aussi ?
00:16:31– Par le gouvernement aussi ?
00:16:32– On a eu quelques échanges un peu nourris, tout à fait.
00:16:37– Mais vous trouvez ça injuste qu'on vous montre du doigt,
00:16:40le gouvernement qui dit « on va faire des contrôles »,
00:16:41ça veut dire que ça serait les stations-service qui abusent ?
00:16:45C'est ça que ça veut dire ?
00:16:46C'est ce qui a pu être sous-entendu depuis, j'ai pu m'exprimer entre autres
00:16:50avec Maude Bréjean qui découvre son Marocain,
00:16:54donc on peut le comprendre.
00:16:55– C'est la ministre de l'énergie.
00:16:56– Ministre de l'énergie, on peut comprendre qu'elle n'est pas encore
00:16:58tous les tenants et les aboutissants.
00:17:00– Il y a quand même quelques stations qui ont été contrôlées,
00:17:0216% et qui, visiblement, ne jouent pas le jeu.
00:17:04Alors, 16%, c'est une minorité.
00:17:06– Sur la partie contrôle, de ce que j'en ai vu en tout cas,
00:17:09il s'agissait d'une obligation qu'on a de tout temps,
00:17:11à savoir que dès qu'on change nos prix,
00:17:13on doit mettre à jour le site du ministère de l'Écologie,
00:17:17en l'occurrence, qui s'appelle prixcarburant.gouv.fr,
00:17:20et ça doit être automatique.
00:17:22– Et c'est ce que Serge Papin pointait du doigt,
00:17:23si je veux dire, quand il dit qu'il y a à peu près 6%
00:17:25de la moitié des contrôles qui ont été effectués,
00:17:27qui ont été effectués et qui ont donné lieu à des procès-verbaux,
00:17:29c'était suite à ce défaut d'affichage à une différence de prix.
00:17:32– Mais du coup, là, on voit 2 euros le litre sur les autoroutes
00:17:37qui, traditionnellement, sont beaucoup plus chères
00:17:40que les stations des grandes surfaces.
00:17:42On a vu du 2,30, du 2,40, même du 2,50.
00:17:46Est-ce qu'en fonction de la situation,
00:17:47un prix des carburants qui tape les 3 euros,
00:17:50c'est irréaliste ou pas ?
00:17:52– Alors, je n'ose pas l'imaginer,
00:17:54mais j'y crois pas beaucoup non plus.
00:17:56– Alors…
00:17:56– Pourquoi ?
00:17:57– Alors, dans la nuit de lundi,
00:18:00enfin, dans la nuit de dimanche à lundi,
00:18:02le plus haut du baril a été 119 dollars.
00:18:05Moi-même, quand je me suis venu, j'ai vu 117,
00:18:07j'ai dit aïe aïe aïe.
00:18:08Et le soir même, on était redescendu aux alentours de 98, 17.
00:18:14Et je précise qu'il avait commencé à descendre
00:18:17bien avant que Donald Trump parle.
00:18:20Ça veut dire qu'on a des réactions de marché.
00:18:22Il y a eu, ce week-end,
00:18:25d'énormes frappes sur des raffineries
00:18:26dans les pays du Golfe.
00:18:28Et donc là, les investisseurs se sont précipités
00:18:30parce qu'on a aussi une question de broker
00:18:32d'investisseurs dans l'histoire.
00:18:33Et ça a fait monter le baril.
00:18:35Après, comme à chaque fois,
00:18:37un peu de raison dans la journée,
00:18:38on se rend compte que du pétrole,
00:18:39on en a au niveau international.
00:18:42Donc, le prix s'est dégonflé.
00:18:44– Alors justement, est-ce que les prix vont baisser à la pompe ?
00:18:45Parce que quand le baril augmente,
00:18:48ça monte très vite à la pompe,
00:18:49ça semble être beaucoup plus lent lorsque ça baisse.
00:18:51– Là, le problématique cette fois-ci,
00:18:55c'est quelle variante va prendre ce fameux platz.
00:18:59Néanmoins, même quand un baril baisse,
00:19:02le platz, même si on a toujours des problèmes
00:19:04d'approvisionnement en gasoil,
00:19:06suit grosso modo la tendance.
00:19:08Ça veut dire que si le baril continue à baisser,
00:19:11oui, les prix vont baisser.
00:19:12– Oui, mais tout est fluctuant,
00:19:14en particulier avec les déclarations
00:19:16des responsables politiques.
00:19:17Donald Trump dit « La guerre qui continue ».
00:19:19– Vous avez remarqué d'ailleurs que l'Iran a dit
00:19:20qu'il irait jusqu'à plus tard.
00:19:23– L'Iran ne causera pas l'exportation
00:19:25d'un solide de pétrole.
00:19:26– Voilà, c'est ce que je voulais vous dire.
00:19:28– Et là, Trump dit « La guerre est quasiment finie,
00:19:29ça baisse », et l'Iran dit
00:19:30« On ne va pas laisser sortir une goutte de pétrole ».
00:19:32– Le baril n'a pas beaucoup bougé
00:19:33suite aux déclarations de l'Iran.
00:19:35– D'accord.
00:19:35– À suivre.
00:19:36– Oui, mais encore une fois, attention,
00:19:37il faut prendre le phénomène de manière globale.
00:19:40Il y a une question de temps.
00:19:43Il y a une question…
00:19:44Aujourd'hui, ce sont 200 à 300 millions de barils
00:19:47qui sont bloqués dans le détroit de Dormuz.
00:19:50– À destination d'où ces barils ?
00:19:52– De partout, de la Chine, de l'Europe, de partout.
00:19:55Donc forcément, c'est une offre qui n'arrive pas au bout.
00:20:01À cela, vous avez des installations pétrolières
00:20:03qui sont bombardées.
00:20:05Donc, encore une fois, on attaque l'offre de barils de pétrole.
00:20:10L'Iran, quand on prend la production iranienne de pétrole,
00:20:14ce n'est pas l'essentiel.
00:20:16Et d'ailleurs, l'essentiel de la production iranienne
00:20:19est à destination de la Chine, notamment,
00:20:22et effectivement de l'Iran.
00:20:24Donc, le problème, il n'est pas de l'Iran en lui-même.
00:20:29– C'est le détroit d'Hormuz.
00:20:30– Exactement.
00:20:30Détroit d'Hormuz, les installations pétrolières
00:20:33qui sont bombardées, et surtout, la durée dans le temps.
00:20:37Jusqu'où allons-nous aller ?
00:20:39Est-ce que le conflit va durer quelques semaines,
00:20:42quelques jours, quelques mois ?
00:20:44Est-ce que les 200 millions de barils vont se transformer
00:20:46en 500 millions, 600 millions de barils ?
00:20:50Tout ceci fait que ça a une pression sur le pétrole.
00:20:55Souvenez-vous, en 2008, on a eu un baril de pétrole
00:21:01qui a atteint les 147 dollars.
00:21:03Aujourd'hui, on est sous les 90 dollars le baril.
00:21:06– Donc, ça ne devrait pas être aussi où ça doit baisser.
00:21:07– 88, on vient de regarder.
00:21:08– Exactement.
00:21:09– Donc, ça doit baisser.
00:21:10– C'est pour ça qu'on ne comprend pas pourquoi ça mentionne.
00:21:12– Par rapport à il y a quelques jours, effectivement,
00:21:13on pourrait estimer qu'il y a une marge de manœuvre pour baisser.
00:21:16Mais, pourquoi ça ne baisse pas ?
00:21:18Parce qu'il y a aussi le transport qui, dans le même temps,
00:21:21augmente le coût du transport.
00:21:24L'assurance, effectivement.
00:21:25– Du transport.
00:21:26– Les produits raffinés, encore une fois, on l'a dit,
00:21:28en fait, le problème, c'est qu'on n'en importe.
00:21:29– Un pétrole plus cher, aussi, à ceux qui l'achètent,
00:21:32aux distributeurs raffinés, etc., aussi.
00:21:34– Bien évidemment.
00:21:35– Oui, mais malheureusement.
00:21:36– Comment expliquez-vous que, par exemple,
00:21:38une compagnie comme Total, en France,
00:21:42plafonne ses tarifs à moins de 2 euros le litre ?
00:21:44– Jusqu'à quand, Olivier ?
00:21:46– Sur quoi il rogne ?
00:21:48– Tout simplement parce que Total,
00:21:50c'est une politique qu'ils ont mis en œuvre.
00:21:51Ils se sont engagés pour toute l'année…
00:21:54– Ils l'avaient fait déjà au moment local.
00:21:54– Exactement.
00:21:55Pendant toute l'année 2025,
00:21:56c'était plafonné à 1,99 euro.
00:21:59Ils s'étaient engagés à ne pas passer au-delà.
00:22:01Ça se maintient pour le moment.
00:22:03Mais moi, j'ai parlé à des responsables de Total
00:22:05qui m'ont dit qu'ils examinaient au jour le jour
00:22:07l'évolution du baril de pétrole
00:22:09et qu'à un moment, bien évidemment,
00:22:11si la situation évolue,
00:22:13ils vont être obligés de casser cette barre
00:22:16et laisser le prix du carburant dépasser les 2 euros.
00:22:21– Merci pour ces…
00:22:22– N'oubliez pas que demain,
00:22:23Sébastien Lecornu reçoit à Matignon les forces politiques,
00:22:25bien sûr pour faire l'état militaire de la guerre
00:22:27qui est en train de se dérouler,
00:22:28mais aussi évidemment pour parler des conséquences politiques
00:22:30et notamment du prix du…
00:22:32– À quelques jours,
00:22:33d'un premier tour,
00:22:34des élections municipales.
00:22:35– Et on sait que l'enjeu en province,
00:22:38il est essentiel, le prix du carburant.
00:22:40– 7 Français sur 10 prend sa voiture chaque jour
00:22:44pour aller travailler.
00:22:45– D'ailleurs, c'est pour ça que certains réclament
00:22:47à ce que le carburant soit un produit de première nécessité
00:22:49et qu'il soit taxé simplement à…
00:22:52– Oui, ou à améliorer l'électrification du parc
00:22:54qui est proposons des véhicules nettement moins chers,
00:22:57aujourd'hui des véhicules électriques nettement moins chers,
00:23:00accélérons la nucléarisation du pays
00:23:02et devenons souverains sur cette question-là.
00:23:06– Par les certificats d'économie énergie, exactement,
00:23:08le financement du leasing social.
00:23:10– Alors, merci pour toutes ces précisions
00:23:15concernant la flambée des carburants.
00:23:17Et puis cette crise aujourd'hui,
00:23:19il faut voir ce qu'elle provoque dans les pays du Golfe
00:23:21ou plutôt dans les Émirats Arabes Unis
00:23:23qui étaient devenus une espèce d'eldorado du bien-être,
00:23:25du tourisme, en particulier au Qatar, à Doha,
00:23:28où sont nos équipes.
00:23:29Et justement, le Qatar essaie de garder une image intacte,
00:23:33sujet préparé par nos équipes sur place,
00:23:35Naouf El Kalofi et Valentin Rivolié.
00:23:39– Des plages fermées, des terrasses vides
00:23:42et des rues désertes.
00:23:43En plein Ramadan, les attaques iraniennes
00:23:46ont fait fuir les touristes au Qatar.
00:23:48Dans le souk, les commerçants s'inquiètent
00:23:50pour leur activité, mais beaucoup préfèrent garder le silence.
00:23:54– Je suis vraiment désolé, mais je ne peux pas.
00:23:56– Un seul marchand accepte de nous parler.
00:24:00– Je n'ai pas le droit de parler de ça, mais oui,
00:24:02la situation est catastrophique ici.
00:24:05Normalement, il devrait y avoir énormément de monde.
00:24:07Parce que c'est le souk.
00:24:09Et là, quand tu regardes, il n'y a personne,
00:24:12pas un seul homme.
00:24:15Dans les allées, nous croisons ce seul couple de touristes.
00:24:19Des Britanniques, bloqués depuis dix jours.
00:24:23– On réfléchira à deux fois avant de revenir.
00:24:25– Oui, au Moyen-Orient.
00:24:27– Entre la fermeture de l'espace aérien
00:24:29et les frappes iraniennes,
00:24:31beaucoup de touristes ont décidé
00:24:32de renoncer à leur séjour au Qatar.
00:24:34Dans cette agence de voyage,
00:24:3660% d'annulation pour les six prochains mois.
00:24:39– Même si la guerre devait se terminer demain
00:24:42et que tout revenait à la normale,
00:24:43je pense qu'il faudrait au moins un an
00:24:45pour reconstruire la confiance des touristes
00:24:47et pour qu'ils se sentent à nouveau en sécurité
00:24:49pour voyager dans ces régions.
00:24:51– Pour préserver à tout prix son image
00:24:53de destination sûre,
00:24:55le Qatar n'hésite pas à faire preuve de fermeté.
00:24:57Depuis le début du conflit,
00:24:58plus de 300 personnes ont été arrêtées
00:25:00pour diffusion de rumeurs,
00:25:01de fausses informations.
00:25:02Le Qatar, premier producteur mondial de gaz
00:25:05qui souhaite faire du tourisme
00:25:06l'autre pilier de son économie.
00:25:08– En attendant, la guerre continue,
00:25:12même si Donald Trump a visiblement
00:25:14une autre idée du calendrier
00:25:16puisqu'il le dit, la guerre est presque finie.
00:25:18– Sur l'Iran, vous l'avez qualifié d'excursion.
00:25:21Vous avez dit que ce serait bientôt fini.
00:25:23Parlez-vous de jour ?
00:25:24– Non, mais bientôt, je pense bientôt, très bientôt.
00:25:28– Nos envoyés spéciaux sont bien évidemment sur place
00:25:32pour vous raconter cette guerre telle qu'ils la vivent,
00:25:35telle que les populations la vivent,
00:25:36au rythme des frappes, que ce soit en Iran,
00:25:39que ce soit au Liban bien sûr, ou en Israël.
00:25:42Et puis on reviendra sur la déclaration de Donald Trump
00:25:44du côté de Washington.
00:25:45Mais ça veut dire quoi, la guerre est presque finie, Jérôme Puy?
00:25:47– Ah ben, fort jour, very soon, comme il dit.
00:25:50Non, mais c'est…
00:25:51– Incompensible.
00:25:52– Voilà, il estime, on lui dit que l'Iran est au bord de l'effondrement,
00:25:59c'est ce que Pitexet a dit ce matin,
00:26:01que le régime était au bord de l'effondrement,
00:26:04donc pour lui, il considère que c'est une question de quelques jours
00:26:07pour qu'on puisse dire, le dossier iranien, il est bouclé,
00:26:11c'est terminé et on passe à autre chose, notamment Cuba.
00:26:14– Justement, la guerre, elle continue telle que le vivent
00:26:18les habitants du Liban.
00:26:20À Beyrouth, nous retrouvons Hugo Smag en direct pour BFMTV.
00:26:23Il y a encore eu des frappes aujourd'hui, Hugo.
00:26:27– Oui, il y a de nombreuses frappes qui ont touché
00:26:31la banlieue sud de Beyrouth, mais également le sud du Liban.
00:26:34Et conséquence de ces frappes, c'est l'augmentation
00:26:37du nombre de personnes déplacées.
00:26:39Le commissariat aux réfugiés parle désormais de 700 000 personnes.
00:26:43C'est un chiffre qui a bondi de 100 000 en à peine 24 heures.
00:26:47Une situation humanitaire urgente ici qui est en train de se dérouler
00:26:51puisque toutes ces personnes tentent de rejoindre le nord du Liban,
00:26:55le nord de Beyrouth, qui est complètement saturé aujourd'hui.
00:26:59On a pu parler avec des membres de la municipalité,
00:27:01nous dire que nous sommes déjà au maximum de nos capacités d'accueil
00:27:05aujourd'hui avec 40 000 personnes qui ont trouvé refuge
00:27:08dans des écoles, dans des universités également,
00:27:11ou alors chez des amis, dans de la famille.
00:27:14Mais désormais, la capacité est au maximum.
00:27:16Ce qui fait que beaucoup retournent dans la banlieue sud de Beyrouth
00:27:20alors qu'elle continue d'être bombardée aujourd'hui.
00:27:23Nous étions dans un centre d'accueil justement de ces réfugiés
00:27:27où l'on distribue de la nourriture, des donations, des vivres.
00:27:30Et un homme me racontait avoir dû quitter le sud du Liban lundi dernier
00:27:34juste avec ses vêtements qui n'avaient absolument rien sur lui.
00:27:37Alors tous les jours, il vient, il essaie de récupérer un peu de nourriture
00:27:41pour rompre le jeûne à la tombée de la nuit.
00:27:44Et chaque jour, il essaie de trouver quelque chose justement à récupérer
00:27:48avant d'espérer pouvoir retourner chez lui.
00:27:51Mais pour le moment, il ne sait absolument pas quand cela se passera.
00:27:54Et puis ces frappes, elles continuent, elles s'intensifient même à certains endroits.
00:27:58Donc on peut s'attendre à encore une augmentation de ce nombre de déplacés.
00:28:01– Voilà, Hugo Smag avec Hugo d'Orsemène à Beyrouth pour BFM TV.
00:28:05Justement, la guerre n'est pas finie.
00:28:07Nous devons mettre à bas le régime iranien.
00:28:11Et tous ceux qui l'appuient, c'est ce que dit Benyamin Netanyahou.
00:28:14Chloé Giraud, justement, vous êtes à Tel Aviv pour BFM TV.
00:28:17Le Premier ministre poursuit son objectif.
00:28:20– Oui, Israël brise les os du pouvoir iranien et n'en a pas fini.
00:28:27Voilà ce que disait hier soir Benyamin Netanyahou,
00:28:29alors qu'il se déplaçait dans un centre d'urgence du ministère de la Santé israélien.
00:28:34Lui qui déclarait aussi que finalement, la fin du régime iranien
00:28:39dépendait aussi du peuple iranien lui-même.
00:28:43Et effectivement, aujourd'hui, c'est vrai qu'on a pu constater
00:28:45que l'offensive de frappes israéliennes sur l'Iran était toujours aussi intense
00:28:50avec une nouvelle vague de frappes lancées aujourd'hui.
00:28:53Et le ministre, le secrétaire à la Défense américain, lui aussi,
00:28:57qui ce matin affirmait qu'aujourd'hui, mardi,
00:29:00allait être la journée la plus intense en termes de frappes sur l'Iran.
00:29:03Israël, par exemple, ces dernières heures s'en est notamment pris à une infrastructure,
00:29:09un complexe souterrain des gardiens de la révolution à Téhéran.
00:29:12Ça, c'était la nuit dernière.
00:29:14Et puis Israël, qui continue aussi de s'attaquer à l'arsenal balistique iranien,
00:29:19notamment en ciblant ses lanceurs de missiles à longue portée
00:29:23qui s'apprêtent à lancer des missiles sur Israël.
00:29:27Et ce qu'on peut constater ici, côté israélien,
00:29:30c'est que ces derniers jours, on sent que les frappes en provenance de l'Iran
00:29:34sont un peu moins intenses qu'au début de cette guerre,
00:29:37avec certes des alertes qui continuent de rythmer les journées,
00:29:41notamment ici dans le centre du pays, mais aussi au nord.
00:29:44Mais en tout cas, en termes de dégâts matériels et de blessés,
00:29:46par exemple, aujourd'hui, rien de significatif à signaler.
00:29:50Voilà, Chloé Giraud avec Simon Pérez des Souza à Tel Aviv pour BFM TV.
00:29:53L'Iran, dans un communiqué, un communiqué envoyé par l'armée,
00:29:56dit avoir visé un centre militaire et de renseignement en Israël.
00:30:00L'Iran, la télé iranienne, la télé officielle,
00:30:03qui diffuse aussi ces images, images de missiles qui partent dans le ciel,
00:30:08qui partent sans doute vers Israël,
00:30:11puisque l'objectif est toujours de frapper l'État hébreu pour le régime de Téhéran.
00:30:14– Justement, Igor Saïry est avec nous de retour du terrain d'Israël.
00:30:18Comment vivent les Israéliens cette nouvelle guerre ?
00:30:22– Écoutez, les Israéliens sont convaincus,
00:30:27comme leur Premier ministre, que c'est le moment.
00:30:30Tout le monde a compris en Israël que la guerre des 12 jours,
00:30:33il y a 8 mois, en juin, a affaibli considérablement le régime des Mollah,
00:30:37et que c'était le moment de mettre à genoux définitivement
00:30:43l'ennemi le plus important de la région,
00:30:46celui qui veut exterminer le peuple israélien et le peuple juif.
00:30:51C'est comme ça qu'on le voit en fait en Israël.
00:30:53C'est une question vitale.
00:30:57Il faut mettre à genoux le régime des Mollahs,
00:30:59et ça passe également par le front libanais.
00:31:02– Oui, parce que là, on voit surtout des frappes
00:31:04qui visent la banlieue sud de Beyrouth,
00:31:07particulièrement intenses, des frappes d'ailleurs meurtrières,
00:31:09il y a des civils qui meurent en ce moment au Liban.
00:31:13On veut se débarrasser du Hezbollah,
00:31:15je me tourne peut-être vers Benjamin Petrovert,
00:31:16on veut se débarrasser du Hezbollah,
00:31:18comme ça, par simplement les bombardements,
00:31:20on pense qu'on va y arriver ?
00:31:21– On voit surtout que les Israéliens ne sont pas en panique,
00:31:25mais commencent tout de même à être inquiétés
00:31:26par les dernières déclarations de Donald Trump.
00:31:28Et il se dit d'ailleurs que Tzal est en train d'accélérer les frappes,
00:31:31d'une part du côté de Téhéran,
00:31:33parce qu'ils savent que peut-être la guerre est finie,
00:31:35et pour répondre à votre question du côté de Beyrouth,
00:31:38la guerre pourrait être plus longue,
00:31:40parce que là, Donald Trump n'a pas la main
00:31:42sur la guerre qui oppose Israël et le Hezbollah,
00:31:44et là on pourrait avoir encore plusieurs semaines de guerre
00:31:47au sud Liban et jusqu'à Beyrouth,
00:31:49parce que là, l'armée israélienne entend faire l'ensemble de sa mission.
00:31:53– Et avec des interventions au sol aussi.
00:31:55– Alors l'intervention au sol, c'est l'éternelle question.
00:31:57En général, dans les précédents conflits,
00:31:59on a vu qu'il y avait des incursions terrestres,
00:32:01autrement dit, des chars qui avancent un peu en territoire libanais,
00:32:03pour des opérations extrêmement limitées,
00:32:06et ensuite de repartir.
00:32:07L'idée d'une véritable offensive terrestre,
00:32:10comme ce fut le cas en 2006,
00:32:12c'est une vraie interrogation et une vraie question,
00:32:14parce que c'est compliqué militairement,
00:32:16et c'est très impopulaire au sein de la population israélienne,
00:32:19celle qui va devoir aller au combat,
00:32:21parce qu'elle garde encore le traumatisme des précédentes guerres.
00:32:24– Igor Seyri, vous vouliez ajouter quelque chose ?
00:32:26– Oui, ce que j'ai remarqué aussi,
00:32:27c'est que la communication de l'État hébreu,
00:32:29du gouvernement et de l'armée israélienne,
00:32:31était, si ce n'est pas régulière, permanente,
00:32:36par les réseaux sociaux, par la télévision israélienne,
00:32:40par tous les moyens de communication possibles de l'armée,
00:32:45sont utilisés pour préparer et expliquer à la population
00:32:50combien cette opération israélienne est efficace,
00:32:52à la fois en Iran et à la fois contre le Hezbollah,
00:32:55pour justifier cette action.
00:32:57Je crois que la partie communication est au moins aussi importante,
00:33:00et il faut le prendre en compte.
00:33:00C'est comme ça aussi que la population se fait à l'idée
00:33:03qu'il va falloir être résilient longtemps.
00:33:05D'ailleurs, le chef d'État-major de l'armée israélienne l'a dit,
00:33:07ça va durer au moins quatre semaines,
00:33:08et on est prêts même pour davantage.
00:33:10– Même si Israël ne souhaite pas une guerre sans fin avec l'Iran,
00:33:12c'est ce que déclarent aussi les autorités israéliennes.
00:33:16– Oui, mais en réalité, la mission n'est pas terminée du tout
00:33:18pour l'armée israélienne.
00:33:19Il faut faire tomber le régime,
00:33:20et il faut faire en sorte qu'il ne représente plus une menace
00:33:23en matière de missiles balistiques, de lance-missiles,
00:33:26et ce n'est pas fini ça.
00:33:27– Sarah Daniel est avec nous.
00:33:29Bonsoir, grand reporter au Nouvelle Obs,
00:33:31au co-auteur de la putain du Califat aux éditions Grasset.
00:33:34Peut-être que finalement, entre Américains et Israéliens,
00:33:37à un moment donné, il va y avoir un problème,
00:33:38parce que les Israéliens déjà poursuivent deux objectifs,
00:33:41renverser le régime des Mollahs,
00:33:43et se débarrasser du Hezbollah au Liban.
00:33:46Les objectifs des Américains,
00:33:47on a un peu plus de mal à les suivre,
00:33:48parce que Donald Trump fait beaucoup de déclarations,
00:33:50parfois contradictoires.
00:33:51Est-ce que ça ne va pas être un problème, à un moment donné ?
00:33:53– Oui, on a senti dès le début
00:33:55qu'il y avait peut-être deux buts de guerre différents,
00:33:57et que de plus en plus,
00:33:59le fossé pouvait se creuser
00:34:01entre Israël et les États-Unis.
00:34:04En effet, Israël est très précis dans son but de guerre,
00:34:07il veut démettre le régime,
00:34:08et surtout, au Liban, en finir avec le Hezbollah,
00:34:11on voit qu'il y a de plus en plus de pression sur eux.
00:34:14Ils ont même admis à un moment les Israéliens,
00:34:16qui pourraient peut-être aussi occuper une zone tampon
00:34:19au sud du Liban,
00:34:20et donc on voit aussi que les déclarations du président libanais
00:34:25qui demandent à ce qu'on en finisse avec le Hezbollah
00:34:28sont de plus en plus fermes,
00:34:29alors qu'évidemment, comme vous le disiez,
00:34:32du côté de Donald Trump, c'est très flou.
00:34:35Il peut décréter un moment de finir avec la guerre
00:34:39et déclarer la victoire.
00:34:41– Pourquoi ? Parce qu'il est soumis aussi
00:34:42à une pression intérieure,
00:34:45une partie de son électorat qui ne comprend pas du tout
00:34:47pourquoi les États-Unis se sont engagés dans ce conflit ?
00:34:49– Oui, il y a cette pression de son électorat
00:34:53qui s'arc-boute sur les déclarations qu'il avait faites en disant
00:34:55qu'on ne va jamais faire d'autres guerres,
00:34:58alors qu'il n'arrête pas de...
00:35:00Il a été le président le plus belliciste des dernières années,
00:35:04c'est assez paradoxal.
00:35:05Et puis, il y a aussi, évidemment, la pression économique.
00:35:09Il y a les pays du Golfe qui commencent aussi à s'inquiéter
00:35:15de leur situation économique.
00:35:16– Ça n'en est pas forcément une réplique iranienne
00:35:18aussi forte contre eux ?
00:35:19– Oui, voilà, on voit bien que la stratégie iranienne,
00:35:21ça n'est pas une guerre frontale, évidemment,
00:35:23contre les États-Unis, c'est au contraire de multiplier les fracs,
00:35:27d'impliquer tout le monde.
00:35:27– Justement, Clémence Dibout, vous étiez à Doha, au Qatar.
00:35:30On a vu tout à l'heure le sujet de Naoufel Kalofi et Valentin Rivolié
00:35:34sur cet Émirat qui essaie toujours de montrer une image positive,
00:35:38mais enfin, les touristes s'en vont.
00:35:39Il y a quand même la peur de se retrouver au cœur du conflit aussi.
00:35:43– Et le gouvernement et la population du Qatar,
00:35:45ils sont tombés de leur chaise.
00:35:46On y était une heure après la première alarme qu'il y a eu au Qatar,
00:35:51parce qu'il y a eu juste après les premières fracées américaines.
00:35:55On était justement dans le sou qu'on voyait dans le reportage
00:35:57de Naoufel et Valentin.
00:35:58Il y avait un vendeur qui nous disait
00:35:59« Ne vous inquiétez pas, ici, vous ne risquez rien. »
00:36:01En fait, ils vont viser les intérêts américains.
00:36:03On le sait, ils nous ont prévenus.
00:36:04Ils l'ont déjà fait il y a huit mois pendant la guerre Iran-Israël.
00:36:07Mais ils ne toucheront pas à nos intérêts.
00:36:09On n'est pas ennemis.
00:36:10Donc, il ne nous arrivera rien, nous, à la population
00:36:12et les intérêts stratégiques.
00:36:13Bon, ça s'est révélé complètement faux.
00:36:15Et ils en sont parvenus de voir qu'en fait,
00:36:18c'était leurs intérêts stratégiques et économiques à eux
00:36:20qui étaient visés.
00:36:21Ils ne comprennent toujours pas pourquoi,
00:36:22parce que quelques heures encore avant la guerre,
00:36:24il y avait un dialogue, ils se parlaient.
00:36:26Il fallait promouvoir de la diplomatie.
00:36:28Il n'y a pas de rupture de relation.
00:36:31Donc, les Qatariens n'ont pas compris pourquoi.
00:36:33Le Qatar, c'est le pays du business.
00:36:35Là où les centres commerciaux sont pleins,
00:36:36où on atterrit tous les jours pour venir faire ses emplettes,
00:36:39profiter de la belle vie.
00:36:40Ça veut dire que là, comme on l'a vu tout à l'heure,
00:36:42ça y est, c'est arrêté, c'est au ralenti.
00:36:44C'est une manne financière terrible qui s'arrête.
00:36:46Le tourisme un peu naissant,
00:36:48parce qu'évidemment, la locomotive du tourisme dans la région,
00:36:50c'est Dubaï.
00:36:50C'est Dubaï, Abou Dhabi.
00:36:52Ils doivent vouloir faire la même chose.
00:36:53Et c'est vrai que nous, on voyait plein de gens en transit,
00:36:56des croisiéristes qui étaient là,
00:36:58plein de touristes qui venaient soit à la journée
00:37:00parce qu'ils étaient en croisière,
00:37:01soit parce qu'ils avaient deux avions.
00:37:03Ça s'est vidé complètement.
00:37:05Et d'ailleurs, on voit la même chose à Dubaï.
00:37:07Moi, vraiment, je l'ai vécu à Doha.
00:37:09Il y a un photographe français
00:37:11qui a dû effacer toutes les photos qu'il a prises
00:37:13à l'aéroport de Doha,
00:37:14parce qu'il ne fallait aucune image de panique.
00:37:16Il a dû aller au commissariat,
00:37:17effacer ses images dans le commissariat.
00:37:19Et puis, il nous a expliqué,
00:37:20quand ils ont été transférés dans des hôtels
00:37:22où ils sont pris en charge,
00:37:23les touristes sont pris en charge,
00:37:25il y avait un couple d'anglais retraités
00:37:27qui a commencé à faire des images pour les réseaux sociaux.
00:37:29Ils ont dû tout effacer pour les autorités
00:37:31parce qu'il ne fallait que rien ne dépasse du récit
00:37:33qui dit qu'il ne se passe rien à Doha.
00:37:38Il y a encore des Français bloqués en transit,
00:37:40parce qu'ils ne savent pas s'ils attendent que l'aéroport rouvre,
00:37:43si on passe aussi par l'Arabie Saoudite,
00:37:45parce que l'aéroport de Riyad reste ouvert.
00:37:47Ils ont l'impression d'être un peu laissés pour compte.
00:37:51Il y a quand même ces deux énormes bateaux de croisière
00:37:53qu'on a vus, nous, depuis le premier jour.
00:37:55En fait, c'est plutôt des Allemands,
00:37:56mais il y a aussi des Français.
00:37:58Ils ne peuvent pas sortir du bateau.
00:38:00Donc, ils ont des informations qu'on compte goûte.
00:38:02Donc, c'est une situation complètement inédite
00:38:04dans les pays du Golfe.
00:38:04Jérôme Pellisrandi, ces pays sont attaqués directement par l'Iran,
00:38:07mais ils ne répliquent pas militairement
00:38:09ni le Qatar, ni les Émirats arabes unis.
00:38:11Pourquoi ? Parce qu'ils n'en ont pas les moyens ?
00:38:13Alors, pardon, ils se défendent contre les attaques de drones.
00:38:17Et ça, c'est quelque chose qui est assez impressionnant,
00:38:19c'est qu'il y a quand même un taux d'interception
00:38:22des missiles et des drones qui est très élevé.
00:38:25La seule chose, c'est que...
00:38:27En tout cas, communiquer comme très élevé.
00:38:29Voilà.
00:38:29Et ça, c'est un élément qui est important.
00:38:32Alors, ils disposent des forces militaires,
00:38:33mais de là à l'idée d'aller frapper l'Iran,
00:38:38ça serait un tremblement de terre pour eux.
00:38:40C'est ça, la problématique.
00:38:42Ils ont des armements extrêmement puissants,
00:38:44achetés soit aux États-Unis, soit en France notamment,
00:38:47mais voilà, c'est...
00:38:48Pas de session d'attaquer l'Iran ?
00:38:50Passer à l'acte, c'est une rupture stratégique inimaginable.
00:38:57Donc, ils se laissent attaquer ?
00:38:58Et c'est pour la population ?
00:38:59Ben, ils comptent bien sur les autres pour...
00:39:02Ben oui, à la limite, pourquoi se mettre dans la guerre
00:39:04alors que, justement, les Américains font le job ?
00:39:07L'armée d'Arabie Saoudite n'est pas non plus une armée ultra performante.
00:39:11Et la France aussi qui participe à la destruction de certains drones iraniens
00:39:15qui attaquent nos alliés comme le Qatar.
00:39:17C'est ce qu'a dit d'ailleurs Emmanuel Macron hier.
00:39:19Au fond, le régime des Mollahs a parfaitement réussi ce qu'il voulait,
00:39:23à savoir semer la pagaille dans la région.
00:39:25Ce n'est peut-être pas ce que les Israéliens et les Américains avaient anticipé, d'ailleurs,
00:39:29lorsqu'ils avaient imaginé cette guerre.
00:39:30Sans doute pensait-il que, comme la dernière fois,
00:39:32il y aurait des barrages de missiles et de roquettes
00:39:36tirés de Téhéran vers Tel Aviv,
00:39:38mais que les Iraniens n'appliqueraient pas toute la région.
00:39:41Mais ça dit aussi autre chose.
00:39:42Ça veut dire peut-être qu'en effet, l'armement dont disposent les Mollahs
00:39:47commence sérieusement à être limité.
00:39:50Ça, c'est la grande inconnue sur le stock militaire des Iraniens.
00:39:54C'est l'inconnu.
00:39:54Mais on venait à que nos missiles vers Tel Aviv et Divisées.
00:39:56On parlait de centaines les premiers jours.
00:39:57Aujourd'hui, on n'est même pas à une dizaine.
00:40:00Ça reste dangereux.
00:40:01Mais ça veut dire qu'ils sont à court,
00:40:02donc ils tentent d'autres stratégies.
00:40:04Déstabiliser toute la région.
00:40:06Vous allez me dire, ça suffit tout de même
00:40:08à faire changer la vie du président américain.
00:40:09C'est la grande inconnue.
00:40:12Sauf en OpenAI et certains think tanks ont quand même montré
00:40:16qu'il y avait 70% des lances-missiles qui étaient détruits.
00:40:22Donc c'est déjà quand même une certaine victoire.
00:40:25Quand les médias iraniens publient cette image ce soir
00:40:29montrant des missiles partant sans doute vers des cibles israéliennes ou américaines,
00:40:33c'est de la propagande.
00:40:34Mais attention, ça veut dire peut-être qu'il n'y a plus grand-chose.
00:40:36Il en reste quand même 30%.
00:40:38Oui, et puis si j'en crois l'analyse du Jerusalem Post d'aujourd'hui,
00:40:41en fait, les 25% qui restent seraient disséminés.
00:40:43Donc ça ferait un peu 150 lances-missiles disséminés un peu partout dans le pays.
00:40:47Presque plus difficiles à repérer parce que ce sont des toutes petites touches.
00:40:50Donc ça continue à harceler et à créer un climat de tension.
00:40:53On va aller aux Etats-Unis, retrouver Axel Monnier en direct pour BFM TV.
00:40:56Il est à Washington.
00:40:57Parce que c'est vrai qu'on a, Axel,
00:40:59cette déclaration du président des Etats-Unis qui résonne.
00:41:02La guerre est presque finie.
00:41:03On se dit, pourquoi cette déclaration ?
00:41:05Est-ce qu'il parle trop vite ?
00:41:10Surtout qu'en plus, ce matin, son secrétaire à la guerre, lui,
00:41:13a déclaré que les frappes allaient continuer de plus belles
00:41:15et que notamment ce mardi allait être un jour de frappe très intense,
00:41:19le plus intense depuis le début de la campagne.
00:41:21Donc aller essayer de comprendre ce que dit l'administration.
00:41:25C'est vrai que depuis le début, il y a beaucoup de contradictions
00:41:27à la fois dans l'administration, entre les différents membres,
00:41:31mais aussi même Donald Trump, par exemple.
00:41:33Il a dit hier que la guerre était presque finie,
00:41:35mais il a aussi dit qu'elle n'était qu'à son début.
00:41:38Donc ce qu'il faut voir, c'est qu'en fait, d'abord,
00:41:40c'est la preuve de l'impréparation probablement de l'administration à cette guerre,
00:41:44qu'elle a probablement été emmenée, entraînée par Israël,
00:41:48comme l'avait dit Marco Rubio avant de se faire rebrouer.
00:41:50Mais il y a aussi une partie due à la surprise peut-être de Donald Trump
00:41:56de voir que l'opinion américaine ne le suit pas.
00:42:00Aujourd'hui, on est sur des chiffres négatifs en termes de soutien
00:42:03et surtout très négatifs en matière de savoir si on fait confiance à Donald Trump.
00:42:08Seulement un tiers des Américains estiment que Donald Trump conduit la guerre de manière correcte.
00:42:13Et puis il y a évidemment la question de l'essence,
00:42:16le prix de l'essence qui a déjà pris plus de 17% ici depuis le début de la guerre
00:42:20dans un pays où la vie est très très chère depuis la pandémie et depuis la guerre en Ukraine.
00:42:25C'est un facteur à ne pas prendre à la légère,
00:42:28surtout que l'économie états-unienne est très fragile en ce moment.
00:42:31Les chiffres du chômage ne sont pas bons.
00:42:33Bref, Donald Trump sait que le coût de la vie est un sujet
00:42:37et que le prix de l'essence à la hausse n'est pas une bonne affaire pour lui,
00:42:40surtout quelques mois avant les élections demi-mandats.
00:42:44C'est d'ailleurs pour cela, hier qu'il a fait cette déclaration probablement à CBS,
00:42:49les marchés ont baissé dans la foulée.
00:42:51Ça a peut-être un petit peu rassuré sa base, mais ça n'est que temporaire.
00:42:54En tout cas, le reste des informations militaires ne semble pas montrer
00:42:59que la guerre soit finie, en tout cas dans les tout prochains jours.
00:43:02Il faudra voir un petit peu comment s'organisent les États-Unis
00:43:05et comment la communication de la Maison-Blanche,
00:43:07on sait qu'il y a un point presse tout à l'heure avec la porte-parole,
00:43:09Caroline Lévit, d'ici une heure et demie.
00:43:11On va voir si elle répond notamment à cette question.
00:43:14Justement, Donald Trump dit, la guerre est presque finie,
00:43:16mais que l'Iran allait vivre aujourd'hui la journée la plus intense
00:43:19au niveau des bombardements.
00:43:21Ça a été corroboré par Benyamin Netanyahou,
00:43:23qui lui, vise les positions du Hezbollah au Liban.
00:43:26Le Liban où les humanitaires sont à pied d'œuvre quotidiennement,
00:43:30sujet tourné par Hugo Dorsemène
00:43:31et Hugo Smag sur place pour BFM TV.
00:43:36Depuis le début de la guerre,
00:43:37Iman reçoit jusqu'à 500 personnes chaque jour
00:43:40au sein de l'association qu'elle a fondée.
00:43:43Objectif, subvenir aux besoins des familles
00:43:45qui ont parfois dû laisser tout derrière elle.
00:43:47Ses stocks modestes s'amenuisent de plus en plus rapidement chaque jour.
00:43:52Regardez, en l'espace d'une heure,
00:43:54on n'a plus de riz, plus de sucre.
00:43:55On doit refaire les stocks deux à trois fois par jour
00:43:57pour répondre aux besoins de la communauté.
00:44:01À l'extérieur, les bénévoles s'activent
00:44:03pour préparer les rations de produits de première nécessité.
00:44:06Véritables sanctuaires au cœur de Beyrouth,
00:44:09ceux dans le besoin viennent y trouver un peu de réconfort
00:44:11et des instants de légèreté.
00:44:13Les enfants échappent durant quelques minutes
00:44:15à la réalité de la guerre.
00:44:18Là, je dessine une maison avec un avion,
00:44:20des oiseaux et un homme qui descend en parachute.
00:44:24En 11 jours de conflit,
00:44:25plus de 500 000 Libanais ont été déplacés.
00:44:27Certains sont accueillis dans des refuges
00:44:29d'autres doivent dormir avec leur famille dans leur voiture.
00:44:33Nous sommes partis tel quel, avec ces vêtements seulement.
00:44:36Je suis sortie sans mon voile,
00:44:38je ne m'en suis rendue compte qu'après être partie.
00:44:41Solidarité indispensable dans ces quartiers de Beyrouth.
00:44:44L'association prépare aussi chaque jour des repas
00:44:47qui seront livrés aux écoles du quartier.
00:44:48De quoi nourrir jusqu'à 1200 personnes.
00:44:53Et puis, l'observateur numéro un de cette guerre,
00:44:56c'est Vladimir Poutine.
00:44:57Paul Gogo, vous êtes habituellement notre correspondant à Moscou.
00:45:00Vladimir Poutine, ou plutôt le Kremlin,
00:45:02qui appelle à une désescalade rapide.
00:45:05Et Vladimir Poutine s'est même entretenu
00:45:06avec le président iranien pour en parler.
00:45:08Oui, il y a visiblement deux facettes
00:45:10dans la façon dont Vladimir Poutine vit cette situation.
00:45:12Parce qu'on peut imaginer,
00:45:14on même comprend de ces dernières discussions,
00:45:17que le président russe aimerait bien être éventuellement bien placé
00:45:21durant d'éventuelles négociations.
00:45:22Déjà parce que ça donnerait un certain rôle à la Russie.
00:45:25Et puis de l'autre, tout simplement,
00:45:27parce que Vladimir Poutine est plutôt habitué
00:45:29à ce qu'il y ait des changements de régime,
00:45:31notamment Donald Trump qui est pour beaucoup,
00:45:33des changements de régime éventuellement violents,
00:45:35radicaux, soudains.
00:45:36Et lui, en fait, prépare toujours le coup d'après.
00:45:39C'est-à-dire qu'il a construit beaucoup de choses
00:45:41avec l'Iran, Vladimir Poutine, ces dernières années.
00:45:43Et il aimerait bien que, quel que soit le gouvernement,
00:45:47le pouvoir qui pourrait être mis en place par la suite,
00:45:49ce soit un pouvoir favorable à la Russie
00:45:52pour continuer à mettre ce pouvoir en place.
00:45:53Il a souhaité le meilleur, entre guillemets,
00:45:56au fils de l'Ayatollah Ramenei,
00:45:58qui a pris le pouvoir en Iran.
00:45:59Oui, il y a toujours les deux.
00:46:01En fait, j'ai surtout en tête la Syrie,
00:46:03où il y a eu ce moment où Vladimir Poutine
00:46:05était capable de parler aux opposants
00:46:07et à Bachar al-Assad d'un côté.
00:46:09Et en fait, on sentait qu'il préparait la suite,
00:46:11mais qu'il voulait donner l'image de quelqu'un
00:46:13qui continue à soutenir ce qu'il qualifiait
00:46:15comme partenaire.
00:46:16Et c'est le cas à l'origine de l'Iran.
00:46:17Il a assuré d'un soutien indéfectible,
00:46:18c'est ce qu'il a dit.
00:46:19Oui, indéfectible, mais en fait,
00:46:21avec beaucoup de limites.
00:46:22Et on a même des propos qui commencent à être...
00:46:25Parce que c'est une discussion
00:46:26qu'on commence à avoir à Moscou.
00:46:28Ça fait quand même beaucoup d'alliés du Kremlin
00:46:30à qui on apporte un soutien indéfectible,
00:46:32mais qu'on laisse finalement plutôt tomber.
00:46:34Et ce qui a été dit ces derniers temps,
00:46:35c'est que...
00:46:36Et c'est fou parce que c'est très russe,
00:46:38c'est presque une histoire de paperasse.
00:46:39En fait, tous ces pays n'ont pas signé
00:46:42d'accord de soutien militaire
00:46:45si jamais le gouvernement devait être menacé.
00:46:47Et le seul pouvoir que la Russie
00:46:49viendrait à soutenir avec son armée,
00:46:51c'est la Corée du Nord.
00:46:52C'est ce qui ressort aujourd'hui.
00:46:53Et même dans ses propos,
00:46:54la Russie anticipe déjà le fait
00:46:56que Cuba pourrait tomber.
00:46:57Et en fait, on dit déjà
00:46:58que Cuba n'en ira pas non plus sur place
00:46:59pour les défendre.
00:47:00Le cynisme de Poutine
00:47:02va jusqu'à proposer du côté russe
00:47:05du pétrole aux Européens.
00:47:07Effectivement, ça c'est vraiment
00:47:07le cynisme à la Russe.
00:47:10Et à l'Inde d'ailleurs.
00:47:11Que Trump a autorisé...
00:47:13Oui, c'est ça.
00:47:14C'est certainement...
00:47:14... de retransporter.
00:47:15Parce que Donald Trump a laissé entendre
00:47:16qu'il y aurait peut-être des sanctions
00:47:18qui sauteraient dans les jours qui viennent.
00:47:19Et finalement, il y en a déjà
00:47:20plus ou moins une qui a déjà sauté.
00:47:22Oui, avec l'Inde.
00:47:22C'est ce qui concernait l'Inde.
00:47:23Et pour Vladimir Poutine,
00:47:24ça c'est effectivement
00:47:25l'autre facette de la chose.
00:47:26D'un côté, on le voit un peu en médiateur.
00:47:28En tout cas, il veut réussir à...
00:47:30Il anticipe le fait
00:47:31qu'il faudra bien sortir
00:47:31de cette situation, on va dire.
00:47:33Et puis de l'autre,
00:47:34le cours du pétrole augmente.
00:47:36Ça faisait quelque temps
00:47:37que ce n'était pas arrivé.
00:47:38C'est merveilleux
00:47:40pour sa guerre en Ukraine
00:47:41parce qu'il y avait
00:47:42un gros souci de budget
00:47:43depuis le début d'année.
00:47:44On sait qu'une part importante
00:47:45de ce budget vient du pétrole.
00:47:47Et donc pour Vladimir Poutine,
00:47:48c'est plutôt merveilleux
00:47:49pour le moment.
00:47:51avec la Chine et l'Inde...
00:47:53Il y a des recettes supplémentaires
00:47:54qui tombent.
00:47:55Voilà, on se réorganise
00:47:56sur la façon dont le pétrole
00:47:57va circuler.
00:47:58Et effectivement,
00:47:59il y a ce petit coup de grâce
00:48:00dans cette guerre
00:48:02que le Kremlin mène
00:48:03pour essayer de diviser l'Europe
00:48:04avec un Vladimir Poutine
00:48:05qui arrive tout souriant
00:48:06auprès des Européens
00:48:07et qui dit
00:48:07mais en fait,
00:48:07si vous voulez,
00:48:08moi je vous donne du pétrole.
00:48:09Et alors là,
00:48:10la balle est dans notre camp.
00:48:11À nous de savoir
00:48:12si on se divise ou pas
00:48:13sur cette question-là.
00:48:14Et le visé,
00:48:14on le comprend bien
00:48:15avant tout la Hongrie,
00:48:16mais d'autres pays
00:48:17peuvent peut-être être tentés.
00:48:18C'est quand même Téhéran
00:48:19qui reste bien sûr
00:48:20au cœur du conflit.
00:48:21Téhéran,
00:48:21nous retrouvons
00:48:22le correspondant
00:48:23de RFI de France 24.
00:48:25C'est Siavoj Ghazi
00:48:25qui est sur place
00:48:26pour BFM TV
00:48:27parce que c'était aujourd'hui,
00:48:29ce qu'on dit les Américains,
00:48:30ça devait être
00:48:31la journée la plus intense
00:48:32au niveau du bombardement
00:48:33et des frappes.
00:48:34Est-ce que ça a été le cas ?
00:48:37Écoutez,
00:48:37il y a eu des frappes
00:48:38cet après-midi
00:48:39il y a maintenant 5 heures
00:48:40mais depuis,
00:48:41la situation est plutôt calme.
00:48:43C'est vrai que
00:48:44certains soirs,
00:48:46des avions arrivent
00:48:47plus tard
00:48:48c'est-à-dire
00:48:49dans deux heures
00:48:50à partir de maintenant.
00:48:52Donc on attend
00:48:53pour voir
00:48:53si ça sera le cas
00:48:55ou pas.
00:48:56Il y a eu cet après-midi
00:48:57des frappes
00:48:58assez importantes
00:48:58contre les quartiers
00:49:00périphériques
00:49:01de l'est de la capitale.
00:49:02Là,
00:49:03il y a des installations militaires
00:49:04et des bases
00:49:05des gardiens de la Révolution,
00:49:07de l'armée régulière
00:49:07qui ont été
00:49:09fortement frappées
00:49:10cet après-midi.
00:49:12Les frappes ont duré
00:49:13environ une demi-heure.
00:49:14Et puis dans ce quartier,
00:49:15il y a eu aussi
00:49:16un missile qui est tombé
00:49:17sur une autoroute
00:49:19pulvérisant
00:49:20cette voiture.
00:49:21Donc 5 personnes
00:49:22ont été tuées
00:49:23dans cette frappe.
00:49:25Alors apparemment,
00:49:27ce n'était pas une voiture
00:49:28qui était visée
00:49:28puisque l'homicide
00:49:29est tombé
00:49:30en pleine autoroute.
00:49:31Et donc il y avait
00:49:32des voitures
00:49:33tout autour
00:49:33qui ont été fauchées
00:49:34et pulvérisées.
00:49:36Donc 5 morts
00:49:37dans cette attaque
00:49:39contre cette autoroute
00:49:40de l'est de Téhéran.
00:49:42alors que ce matin,
00:49:43il y a eu des frappes
00:49:44importantes aussi
00:49:45dans d'autres quartiers
00:49:46de la capitale.
00:49:47Et puis l'Iran
00:49:48a riposté
00:49:50en lançant
00:49:51la 35e vague
00:49:53de missiles
00:49:54contre Israël
00:49:55mais aussi
00:49:55les bases américaines
00:49:56dans la région.
00:49:57Et puis la mise en garde
00:49:58des gardiens de la Révolution
00:49:59qui affirme que
00:50:00si les belligérants,
00:50:02c'est-à-dire
00:50:03les États-Unis
00:50:04et Israël
00:50:05veulent s'approcher
00:50:06du détroit d'Hormuz,
00:50:07on les attend.
00:50:08Et s'ils croient
00:50:09qu'ils ne sont pas sérieux,
00:50:10eh bien,
00:50:11ils n'ont qu'à s'approcher,
00:50:12on verra ce qui se passera.
00:50:13Donc des menaces
00:50:14très fermes
00:50:15de la part de Téhéran
00:50:17alors qu'il y a eu
00:50:19depuis ce matin
00:50:205 vagues de missiles
00:50:21qui ont été lancées
00:50:22à la fois
00:50:23par les gardiens
00:50:23de la Révolution
00:50:24mais aussi
00:50:24par l'armée régulière
00:50:25contre Israël
00:50:26mais aussi
00:50:27les bases américaines
00:50:27dans la région.
00:50:28Oui mais
00:50:29Benjamin Petrovert,
00:50:30là il nous a raconté
00:50:31cette journée intense
00:50:32de frappe
00:50:32et la stratégie
00:50:33des Iraniens.
00:50:35Benyamin Netanyahou
00:50:35a dit
00:50:36on est en train
00:50:36de casser
00:50:37les mâchoires
00:50:37du régime iranien.
00:50:38On n'en a pas encore fini
00:50:40avec Téhéran.
00:50:40On veut anéantir
00:50:42le régime iranien.
00:50:43Ce à quoi on assiste
00:50:45ce sont des bombardements
00:50:46mais au niveau politique
00:50:48comment anéantir
00:50:50le régime des Mola
00:50:50justement
00:50:51qui vient de nommer
00:50:51le successeur
00:50:52avec le fils
00:50:53de l'ayatollah Raménaï.
00:50:54C'est ça la vraie question
00:50:54parce que si vous vous rappelez
00:50:55il y a des jours
00:50:56il était bien dit
00:50:57qu'il y avait
00:50:57trois missions
00:50:58pour cette guerre
00:50:59à la fois
00:51:00détruire l'arsenal militaire
00:51:01l'arsenal nucléaire
00:51:03et changer le régime
00:51:04et on a l'impression
00:51:05que du jour plus tard
00:51:06Donald Trump
00:51:07de son côté dit
00:51:09visiblement
00:51:09c'est fini
00:51:10on arrête
00:51:10et du côté israélien
00:51:12on donne l'impression
00:51:13que finalement
00:51:13ce troisième objectif
00:51:15n'était pas si primordial
00:51:16que ça
00:51:17c'est ça l'impression
00:51:17que ça donne
00:51:18qu'au fond
00:51:18les israéliens
00:51:19voulaient simplement
00:51:20se protéger
00:51:21de la menace militaire
00:51:22et nucléaire iranienne
00:51:23mais quel que soit
00:51:25le prochain dirigeant iranien
00:51:26au fond
00:51:26ça n'est plus le problème
00:51:27parce que de toute façon
00:51:28désormais
00:51:29l'Iran est un pays affaibli
00:51:31c'est ça l'impression
00:51:32que ça donne aujourd'hui
00:51:33sauf si
00:51:34sauf si évidemment
00:51:35il y a une autre proposition
00:51:37qui est faite
00:51:37de la part de l'équipe
00:51:38de négociation
00:51:38de Téhéran
00:51:39mais on voit bien
00:51:40que le fait de mettre
00:51:41le fils de Khamenei
00:51:42comme successeur
00:51:43a été un signal
00:51:44très clair
00:51:44envoyé aux israéliens
00:51:46et aux américains
00:51:47c'est de dire
00:51:48on reste dans la lignée
00:51:50des mots là
00:51:50et on reste avec ce message là
00:51:52et côté israélien
00:51:53on explique aussi
00:51:54qu'on ne voit personne
00:51:55capable de remplacer le régime
00:51:57ça veut dire ce que ça veut dire
00:51:58mais ça ne veut pas dire
00:51:59ce qu'eux comptent faire
00:51:59pour trouver un remplaçant
00:52:01mais on voit quand même
00:52:02qu'il y a une détermination
00:52:03du côté du régime iranien
00:52:04en tout cas dans les déclarations
00:52:06quand j'entends le président
00:52:07du parlement iranien dire
00:52:08l'Iran va répliquer
00:52:10œil pour œil
00:52:11dent pour dent
00:52:12à toute attaque
00:52:12contre ces infrastructures
00:52:14pour l'instant
00:52:14on a un régime iranien
00:52:16qui veut
00:52:16toujours affirmer
00:52:17sa force
00:52:18sa détermination
00:52:19aucun signe de faiblesse
00:52:21en tout cas
00:52:22dans les mots
00:52:22D'abord ça fait 47 ans
00:52:24qu'il s'est préparé
00:52:26donc là il y a aussi
00:52:28cet aspect là
00:52:29et même si une partie
00:52:30de l'opinion publique iranienne
00:52:31souhaite
00:52:32un changement de régime
00:52:34et on l'a vu
00:52:34avec les manifestations
00:52:36épouvantablement réprimées
00:52:37il en demeure pas moins
00:52:39que oui
00:52:39le régime s'est organisé
00:52:41alors
00:52:42est-il encore capable
00:52:44de faire œil pour œil
00:52:45dent pour dent
00:52:45pas sûr
00:52:46mais en fait
00:52:47de survivre
00:52:49et d'arriver
00:52:50à encaisser
00:52:51jusqu'au bout
00:52:52avec le fait d'abord
00:52:54que si
00:52:55le nouveau guide suprême
00:52:56est éliminé
00:52:58mais de toute façon
00:52:58il y aura encore
00:52:59il y aura un nouveau guide suprême
00:53:01je rappelle
00:53:01Oui mais on peut imaginer
00:53:02qu'un jour
00:53:03un de ces guides suprêmes
00:53:04alors celui-là
00:53:04ou un autre
00:53:05se dise
00:53:06bon ben il est temps
00:53:07maintenant peut-être
00:53:08de négocier
00:53:09bien sûr
00:53:09on n'en est pas là
00:53:10on n'en est pas là
00:53:11et il faut bien comprendre
00:53:12on ne sait pas en fait
00:53:12si on n'en est pas là
00:53:13parce que
00:53:14Mojtaba Khomeini
00:53:15il y a des gens
00:53:16qui le décrivent aussi
00:53:17comme un pragmatique
00:53:18alors son avantage en fait
00:53:20quel serait son avantage
00:53:21pour des négociations
00:53:22avec les américains
00:53:23c'est qu'il est au coeur
00:53:25il est vraiment au coeur
00:53:26du réacteur
00:53:27c'est lui
00:53:28qui connaît tous
00:53:29les gardiens de la révolution
00:53:30il a fréquenté
00:53:31au cours de ses années
00:53:32de formation
00:53:32à peu près tout le monde
00:53:33et donc il serait le plus à même
00:53:35finalement
00:53:35à mener
00:53:36des négociations
00:53:37si à Larry Jani
00:53:38aussi
00:53:40dans l'ombre
00:53:40on peut imaginer
00:53:42qu'à un moment
00:53:43avec un Iran
00:53:45en tout cas
00:53:45sur le plan
00:53:47balistique à genoux
00:53:47et bien
00:53:48il pourrait être tenté
00:53:49de mener des négociations
00:53:50d'autant qu'on sait
00:53:51sa corruption
00:53:52on sait qu'il a
00:53:52énormément d'argent
00:53:54et il pourrait aussi
00:53:55avoir envie
00:53:55de négocier
00:53:55et il était au coeur
00:53:56de la répression
00:53:56contre la population
00:53:58il a été au coeur
00:53:58de la répression
00:53:59de tout temps
00:54:00depuis 19
00:54:01est-ce que la population
00:54:02iranienne
00:54:02celle qui souhaite
00:54:04ardemment
00:54:04un changement de régime
00:54:05pourrait accepter ça
00:54:06ah non
00:54:06absolument pas
00:54:07non non mais ça
00:54:08de toute façon
00:54:08un régime
00:54:09qui va se perpétuer
00:54:11devra toujours faire
00:54:12avec cette population civile
00:54:15qui est de plus en plus
00:54:17hostile
00:54:17ils vont devoir composer
00:54:19avec eux
00:54:19oui mais avec des gardiens
00:54:20de la révolution
00:54:21qui tiennent toujours
00:54:22le pays
00:54:22de toutes les manières
00:54:23même si leur commandement
00:54:25a été touché
00:54:26tué
00:54:26mais c'est quand même
00:54:27eux qui sont le maillage
00:54:29répressif du pays
00:54:29il y a un chiffre
00:54:30qui a été donné
00:54:31il y aurait donc
00:54:314300 morts
00:54:33dont il n'y a que
00:54:36390 civils
00:54:37qui est beaucoup trop
00:54:37mais ça veut dire
00:54:38qu'il y a 4000
00:54:38gardiens de la révolution
00:54:40qui auraient été éliminés
00:54:41avec en comptant
00:54:42la hiérarchie
00:54:43mais les gardiens
00:54:44de la révolution
00:54:44c'est au minimum
00:54:44150 000
00:54:45sans compter les Basidji
00:54:47qui sont des milices
00:54:48de jeunes volontaires
00:54:50qui sont partout
00:54:51dans le pays
00:54:52ils tiennent le pays
00:54:53comme ça
00:54:54oui niveau militaire
00:54:55ils peuvent toujours
00:54:55faire du mal
00:54:56alors ce ne sera peut-être
00:54:56pas des missiles
00:54:57des salves de missiles
00:54:58notamment sur Israël
00:54:59mais le détroit d'Hormuz
00:55:00évidemment on en a
00:55:01beaucoup parlé
00:55:01le couloir maritime
00:55:02il est tout petit
00:55:03du harcèlement
00:55:04avec des drones
00:55:05qui ne coûtent pas cher
00:55:05du harcèlement
00:55:06avec des frégates
00:55:06ou même du harcèlement
00:55:07depuis les côtes iraniennes
00:55:09ça fait énormément de mal
00:55:10au commerce mondial
00:55:11on le voit
00:55:11ça fait énormément de mal
00:55:12au pays du Golfe
00:55:13on le voit
00:55:13et donc ça c'est un pouvoir
00:55:15évidemment continuent
00:55:16et ne coûtent pas cher
00:55:17et on ne va pas envoyer
00:55:18un missile avec des millions
00:55:19d'euros à chaque fois
00:55:20qu'il y a un drone
00:55:21donc pour l'instant
00:55:21on est sur du déséquilibré
00:55:23complètement
00:55:23mais qui fait très mal
00:55:24à l'économie
00:55:25à notre porte-monnaie
00:55:26à notre pompe à essence
00:55:26donc on va continuer
00:55:27à en parler
00:55:27Aux Etats-Unis
00:55:28quand même
00:55:29beaucoup commencent à dire
00:55:30finalement on dépense
00:55:31des millions de dollars
00:55:33pour remplacer le père
00:55:35par le fils
00:55:35Oui
00:55:36et c'est sans doute
00:55:37ce qui explique
00:55:38C'est la moutarde
00:55:40qui circule aux Etats-Unis
00:55:41mais enfin c'est pas faux
00:55:41pour l'instant
00:55:42Oui mais il y a un acteur
00:55:43qu'on n'entend pas
00:55:43depuis dix jours
00:55:44c'est le peuple iranien
00:55:45et si vous vous souvenez
00:55:47les premières déclarations
00:55:48et de Donald Trump
00:55:49et de Benjamin Netanyahu
00:55:50Ils ont privé d'internet
00:55:51C'est difficile de les prendre
00:55:53C'est au peuple iranien
00:55:53de prendre en main son avenir
00:55:55ça a été dit
00:55:56même avant les frappes
00:55:57sous-entendu
00:55:58les deux premières phases du plan
00:56:00nous nous en occupons
00:56:01mais la troisième
00:56:02à savoir faire sauter le régime
00:56:03c'est à vous
00:56:04peuple iranien aussi
00:56:05de le faire
00:56:05Alors est-ce qu'il y avait
00:56:07une espérance
00:56:07ou une naïveté
00:56:08mais c'est ce que je voulais dire
00:56:09il y avait peut-être
00:56:11une naïveté américaine
00:56:12ou israélienne
00:56:13de dire
00:56:13allez le peuple iranien
00:56:14sortez dans la rue
00:56:15révoltez-vous
00:56:16c'est à vous maintenant
00:56:17de prendre le pouvoir
00:56:18et de faire la troisième phase
00:56:19à savoir faire tomber
00:56:21le régime de Mola
00:56:22sachant
00:56:22et ça ça n'a pas été beaucoup dit
00:56:24que parmi les frappes
00:56:25il y en a certaines
00:56:26qui visaient des postes
00:56:27de police iraniens
00:56:28et ça
00:56:29c'était un message très clair
00:56:31c'était de dire
00:56:32on va aussi faire tomber
00:56:34ceux qui répriment
00:56:35la population iranienne
00:56:36pour les permettre de sortir
00:56:37exactement
00:56:37pour leur permettre
00:56:38de sortir de la rue
00:56:39c'est peut-être ça aujourd'hui
00:56:41un point clé
00:56:41qui n'arrive pas
00:56:42à être délirigué
00:56:43c'est le signe de la population iranienne
00:56:46on ne sait pas précisément
00:56:48comment
00:56:48alors elle vit déjà
00:56:49sous les bombes
00:56:50c'est difficile
00:56:52parce que ces bombes
00:56:53certes
00:56:54frappent des cibles précises
00:56:55mais enfin parfois
00:56:56ça tombe à côté
00:56:57Daniel
00:56:58c'est ce qui manque peut-être
00:57:00c'est de savoir précisément
00:57:01où en est cette population iranienne
00:57:02celle qui était descendue
00:57:03dans la rue
00:57:04qui a été réprimée
00:57:05c'est la question
00:57:06qu'on se pose toujours
00:57:07sur l'Iran
00:57:08combien de divisions
00:57:09combien de gens
00:57:09sont contre le régime
00:57:11on peut imaginer
00:57:12vu l'ampleur
00:57:13de ces manifestations
00:57:14et l'ampleur
00:57:14qu'elles ont prise
00:57:15au fil des années
00:57:16il y a quand même
00:57:17vraiment une volonté
00:57:19d'en finir
00:57:19avec le régime
00:57:20et donc
00:57:21même si on n'adore pas Trump
00:57:23même si on n'est pas dupe
00:57:24de voir que là
00:57:25les planètes sont alignées
00:57:26et que
00:57:27les frappes
00:57:28que fait Trump
00:57:29sur l'Iran
00:57:31vont dans le même sens
00:57:32de la libération
00:57:34nationale
00:57:35et donc on voit bien
00:57:36qu'il y a eu
00:57:39des cris de joie
00:57:40on a vu
00:57:41on a perçu
00:57:42un petit peu
00:57:42des moments
00:57:43de bonheur
00:57:44Igor ?
00:57:45il apparaît invraisemblable
00:57:46que la population iranienne
00:57:48renverse
00:57:49enfin finit de renverser
00:57:50le régime
00:57:51sans des troupes au sol
00:57:52en fait
00:57:52sans un aval militaire
00:57:55américain
00:57:57des Kurdes
00:57:57par exemple
00:57:58des Kurdes iraniens
00:57:59les Peshmerga
00:58:00se disent près
00:58:00ils n'attendent que ça
00:58:01visiblement
00:58:02ils n'attendent que ça
00:58:02sauf qu'ils sont très peu
00:58:03et très peu armés
00:58:04donc il va falloir
00:58:05un appui
00:58:05un soutien militaire
00:58:06américain
00:58:07voire israéliens
00:58:08on sait aussi
00:58:08que les forces spéciales
00:58:09américaines
00:58:10sont prêtes
00:58:11elles aussi
00:58:11comme elles l'ont fait
00:58:13avec Nicolas Maduro
00:58:14il n'est pas impossible
00:58:16non plus
00:58:16que les américains
00:58:17réfléchissent à une opération
00:58:17au sol
00:58:18les israéliens
00:58:19on ne sait pas trop
00:58:19eux ils sont plutôt
00:58:20dans le ciel iranien
00:58:21mais ça paraît difficile
00:58:23dans la mesure
00:58:24où cette population
00:58:24n'est pas armée
00:58:25et puis là
00:58:26elle se protège
00:58:26pour le moment
00:58:27elle craint tellement
00:58:29Sébastigi
00:58:30c'est qui a rien de la révolution
00:58:31dont le maillage
00:58:31est très important
00:58:32sur le territoire iranien
00:58:33pays qu'il faut le rappeler
00:58:35est immense
00:58:36c'est trois fois la France
00:58:3790 millions d'habitants
00:58:38regardez ces images
00:58:40ce sont de nouvelles images
00:58:41qui nous arrivent
00:58:42et qui illustrent
00:58:43cette journée
00:58:45d'intenses frappes
00:58:47d'ailleurs
00:58:47c'est ce qu'a dit
00:58:48le chef du Patagone
00:58:49ça sera la journée
00:58:50la plus intense
00:58:51de frappes contre l'Iran
00:58:52mais est-ce qu'on peut imaginer
00:58:53Jérôme Pellistrandi
00:58:54général
00:58:55que les américains
00:58:56disent ça y est nous
00:58:56on se retire
00:58:57on a fini le job là
00:58:59sous je ne sais pas
00:59:00quelques jours
00:59:01et à vous les israéliens
00:59:02maintenant d'y aller
00:59:03alors je pense que
00:59:05si les américains disent
00:59:07on a fait le job
00:59:08la problématique
00:59:09pour les israéliens
00:59:10c'est que
00:59:11pour les frappes aériennes
00:59:12il y a un vrai problème
00:59:13qui est le ravitaillement
00:59:14en vol
00:59:14c'est très technique
00:59:15il faut des avions
00:59:16de ravitaillement en vol
00:59:17parce que c'est loin
00:59:18alors que
00:59:20le sud du Liban
00:59:21c'est quelques minutes
00:59:22de vol
00:59:23donc
00:59:25je pense que
00:59:26je vois mal
00:59:27comment Israël
00:59:29pourrait poursuivre
00:59:30en quelque sorte
00:59:31des frappes
00:59:32sans l'appui américain
00:59:34il faut au minimum
00:59:35un appui logistique
00:59:36et peut-être uniquement
00:59:37sur le Liban
00:59:38oui mais le Liban
00:59:39les israéliens
00:59:41n'ont pas besoin
00:59:41des américains
00:59:43le seul
00:59:43là où ils ont besoin
00:59:45c'est pour
00:59:45la maintenance
00:59:46des avions
00:59:47F-35
00:59:48et puis peut-être
00:59:49pour les munitions
00:59:50mais globalement
00:59:50le Liban
00:59:52c'est une affaire israélienne
00:59:53avec une catastrophe
00:59:54humanitaire aussi
00:59:55puisque au Liban
00:59:56on a 760 000 déplacés
00:59:58par la guerre
01:00:00aujourd'hui
01:00:01donc c'est vraiment
01:00:01une population
01:00:02qui est en difficulté
01:00:03qui est aux abois
01:00:04et qui quitte le sud
01:00:05pour remonter vers le nord du pays
01:00:06sachant que
01:00:07la vraie question aussi
01:00:08au Liban
01:00:09c'est jusqu'où
01:00:10l'armée israélienne
01:00:11va aller
01:00:11est-ce qu'elle va dépasser
01:00:12le fleuve Litani
01:00:13ou est-ce qu'elle va rester au sud
01:00:14sur cette fameuse zone tampon
01:00:15ça c'est fondamental
01:00:17parce que
01:00:17ça représente
01:00:19des dizaines
01:00:19de milliers de personnes
01:00:21qui remontent
01:00:22vers le nord
01:00:23qui remontent vers Beyrouth
01:00:24au-delà de Beyrouth
01:00:25sachant qu'il y a un vrai problème
01:00:26déjà
01:00:27à la base
01:00:28autour de Beyrouth
01:00:30la question
01:00:31libanaise
01:00:31et du Hezbollah
01:00:32est loin d'être terminée
01:00:33on va bien évidemment
01:00:34continuer d'évoquer
01:00:35les enjeux de la guerre
01:00:35surtout cette phrase
01:00:36de Donald Trump
01:00:37président des Etats-Unis
01:00:38qui résonne aujourd'hui
01:00:38dans cette actualité
01:00:40de la guerre
01:00:40la guerre est presque finie
01:00:42c'est ce qu'a dit
01:00:43Donald Trump
01:00:43alors que du côté
01:00:44de Benyamin Netanyahou
01:00:45le premier ministre israélien
01:00:47on affirme vouloir
01:00:48casser les mâchoires
01:00:49du régime iranien
01:00:50et en finir
01:00:52donc
01:00:53quelles sont les stratégies
01:00:54est-ce que Donald Trump
01:00:55craint de se retrouver
01:00:56dans un bourbier
01:00:57englué
01:00:58dans le bourbier iranien
01:00:59la discussion va continuer
01:01:01avec nos envoyés spéciaux
01:01:02et nos experts
01:01:02bien sûr
01:01:03l'édition spéciale
01:01:04qui continue bien sûr
01:01:05avec ce 11ème jour de guerre
01:01:07entre
01:01:08la coalition
01:01:10Israël
01:01:11et les Etats-Unis
01:01:12l'Iran
01:01:13et le Liban
01:01:14qui sont le théâtre
01:01:15des opérations
01:01:16menées par les deux nations
01:01:17ce qui est intéressant
01:01:18aujourd'hui
01:01:18c'est la déclaration
01:01:20de Donald Trump
01:01:21on a bien sûr
01:01:21tous nos envoyés spéciaux
01:01:23sur ce terrain du conflit
01:01:24que nous allons retrouver
01:01:25c'est la déclaration
01:01:26de Donald Trump
01:01:27c'est presque fini
01:01:28Antoine Lard
01:01:29vous êtes à Washington
01:01:30pour BFM TV
01:01:31pourquoi cette déclaration
01:01:33du président américain ?
01:01:38écoutez
01:01:38Donald Trump
01:01:38cherche à rassurer
01:01:40d'abord rassurer
01:01:41les marchés
01:01:41alors que les cours du pétrole
01:01:42ont flambé
01:01:43Donald Trump promet
01:01:44que cette guerre
01:01:45ne va pas s'éterniser
01:01:46je pense que c'est bientôt terminé
01:01:47voilà ce qu'il a déclaré hier
01:01:49et dans la foulée
01:01:49de cette déclaration
01:01:50on a vu le cours du pétrole
01:01:52repasser sous la barre
01:01:54des 100 dollars
01:01:54l'effet a donc fonctionné
01:01:56pour Donald Trump
01:01:57et puis Trump veut aussi
01:01:59rassurer les américains
01:02:00alors que l'opinion publique
01:02:01est très majoritairement
01:02:02opposée à cette guerre
01:02:03alors que les américains
01:02:04subissent au quotidien
01:02:05les hausses de prix d'essence
01:02:07à la pompe
01:02:07Donald Trump
01:02:08leur promet également
01:02:09que la guerre
01:02:10ne va pas durer éternellement
01:02:11Trump a cette expression
01:02:13assez surprenante
01:02:14il qualifie la guerre
01:02:15de petite excursion
01:02:16de courte durée
01:02:17alors sur le terrain
01:02:18aujourd'hui les Etats-Unis
01:02:19ont mené une campagne
01:02:21de frappe la plus intense
01:02:22la plus importante
01:02:23depuis le début des opérations
01:02:24c'est ce qu'a indiqué
01:02:25le ministre de la guerre
01:02:25Pete Exet
01:02:26tout à l'heure
01:02:27est-ce qu'il s'agit donc
01:02:28de frapper désormais
01:02:29très fort
01:02:30pour finir au plus vite
01:02:31la question a été posée
01:02:33à Pete Exet
01:02:33qui a botté en touche
01:02:34il dit que ça n'est pas
01:02:35à lui de dire
01:02:35si on est au début
01:02:36au milieu
01:02:37ou à la fin
01:02:37de la guerre
01:02:39ce qui est une déclaration
01:02:40qui jette encore
01:02:42un peu plus de flou
01:02:43sur les intentions
01:02:44des américains
01:02:45Pete Exet dit
01:02:46que c'est Donald Trump
01:02:47est lui seul
01:02:47qui pourra décider
01:02:48quand les opérations
01:02:49sont terminées
01:02:50tout cela donne
01:02:51une impression
01:02:51que Donald Trump
01:02:52navigue à vue
01:02:53sans réel plan
01:02:54pour la fin du conflit
01:02:57Antoine Larroze
01:02:57aux Etats-Unis
01:02:58pour BFM TV
01:02:59alors justement
01:02:59ce conflit
01:03:00grâce aux images
01:03:02qui sont fournies
01:03:03aux images satellites
01:03:04notamment
01:03:04on arrive aujourd'hui
01:03:05à voir précisément
01:03:06où sont les frais
01:03:07voir comment ça évolue
01:03:08et là le général
01:03:09Pellistrandi
01:03:10voulait nous montrer
01:03:11un port
01:03:11un port iranien
01:03:12c'est le port
01:03:13de Bandar Abbas
01:03:14pourquoi est-ce qu'il est
01:03:15intéressant d'analyser
01:03:16cette image satellite
01:03:17général ?
01:03:18parce que sur cette image
01:03:19satellite
01:03:20on a énormément
01:03:21d'informations
01:03:22je vais vous montrer
01:03:23quelques exemples
01:03:24vous avez ici
01:03:24l'entrée par
01:03:25voilà par le nord
01:03:27du port
01:03:28et là vous avez
01:03:29la partie militaire
01:03:30du port
01:03:31et là je suis en mesure
01:03:32d'identifier
01:03:33un certain nombre
01:03:34de bâtiments
01:03:34militaires iraniens
01:03:37et même
01:03:37d'évaluer
01:03:38dans quel état
01:03:39ils sont
01:03:39vous voyez par exemple
01:03:40là
01:03:41on a deux cales sèches
01:03:44deux frégates
01:03:45au moins
01:03:46qui sont
01:03:46à sec
01:03:47donc vraisemblablement
01:03:49pour des travaux
01:03:49d'entretien
01:03:50vous voyez ici
01:03:51tous ces bateaux
01:03:52là ce sont
01:03:53ces fameux bateaux
01:03:54de combat
01:03:55les bateaux militaires
01:03:57dont Donald Trump
01:03:58a dit qu'il y en avait
01:03:58une quarantaine
01:03:59qui avaient été détruits
01:04:00et je peux pratiquement
01:04:00les compter
01:04:01alors vous imaginez
01:04:03et bien tout ça
01:04:04je le mets
01:04:04dans des ordinateurs
01:04:05je prépare le ciblage
01:04:07et je vais détruire
01:04:09les bateaux à quai
01:04:10je sais exactement
01:04:11où ils sont
01:04:12et je peux voir
01:04:13sur l'ensemble
01:04:14des bâtiments
01:04:15quels sont
01:04:15les bâtiments
01:04:16à vocation militaire
01:04:18à vocation industrielle
01:04:19et donc vous voyez
01:04:20cette photo satellitaire
01:04:21me donne énormément
01:04:23d'informations
01:04:24qui vont être exploitées
01:04:26par la suite
01:04:26pour les opérations militaires
01:04:28alors cette photo
01:04:28a été prise
01:04:29le 4 mars dernier
01:04:30il y a quelques jours
01:04:31que reste-t-il
01:04:32de la marine iranienne
01:04:35pas grand chose
01:04:36a priori
01:04:37un certain nombre
01:04:37de bateaux
01:04:38ont été coulés
01:04:39souvenez-vous
01:04:39on a cette image
01:04:40spectaculaire
01:04:41d'une frégate
01:04:42qui a été coulée
01:04:43par un sous-marin américain
01:04:44au large du Sri Lanka
01:04:46et vraisemblablement
01:04:47si ces bateaux
01:04:48sont restés
01:04:49à quai
01:04:50il est vraisemblable
01:04:51qu'ils ont tous
01:04:52été coulés
01:04:53par des frappes
01:04:54donc par les américains
01:04:55il y a quelques jours
01:04:56est-ce que ça reste
01:04:57une cible intéressante
01:04:59ce port de Bandarabas
01:05:00alors ?
01:05:00bien sûr
01:05:00ça reste une cible
01:05:02pourquoi ?
01:05:02parce qu'on peut
01:05:03sûrement identifier
01:05:04d'autres éléments
01:05:06par exemple
01:05:06même si les gros bateaux
01:05:08ont été coulés
01:05:08qu'est-ce que l'on craint
01:05:09c'est les petits bateaux
01:05:10qui pourraient servir
01:05:11par exemple
01:05:12pour aller frapper
01:05:13les pétroliers
01:05:14dans le détroit d'Ormouz
01:05:15ce qu'on va appeler
01:05:16la poussière navale
01:05:16et puis ça permet
01:05:17de voir un petit peu
01:05:18tiens
01:05:19où sont les casernements
01:05:20où est-ce qu'il y a
01:05:21des militaires qui logent
01:05:22où sont les gardiens
01:05:23de la révolution
01:05:24donc vous voyez
01:05:25on va utiliser
01:05:26toutes ces images
01:05:28elles sont actualisées
01:05:29et donc ça permet
01:05:30de poursuivre
01:05:31les opérations militaires
01:05:32et d'éliminer
01:05:33ce qui resterait
01:05:33de la marine iranienne
01:05:35merci Jérôme
01:05:36alors des opérations militaires
01:05:38qui se poursuit
01:05:39Didier François
01:05:40avec donc
01:05:41la déclaration
01:05:41de Donald Trump
01:05:42on en parlait un instant
01:05:43avec Antoine Ellard
01:05:44la guerre est presque finie
01:05:45et en même temps
01:05:46le chef du Pentagone
01:05:46qui nous a annoncé aujourd'hui
01:05:47le jour le plus intense
01:05:49de frappes
01:05:50contre l'Iran
01:05:50donc là la guerre
01:05:51n'est pas terminée
01:05:52non mais elle est loin
01:05:53de terminer
01:05:53en fait
01:05:55mais là on rentre
01:05:56dans ce qu'on vous explique
01:05:58c'est la phase 2
01:05:59donc on va rentrer
01:06:01dans les bombardements lourds
01:06:03sur les sites
01:06:05qui sont les sites
01:06:06les plus durs
01:06:07les sites enterrés
01:06:08que ce soit
01:06:08les postes de commandement
01:06:09ou les tunnels
01:06:13dans lesquels sont cachés
01:06:15protégés
01:06:15les missiles
01:06:16les drones
01:06:18les centres de communication
01:06:19parce que les Iraniens
01:06:21un peu comme l'avait fait
01:06:22le Hamas à Gaza
01:06:23ou le Hezbollah
01:06:23en Iran
01:06:25au Liban
01:06:26mais avec des moyens
01:06:27considérables
01:06:28ont beaucoup travaillé
01:06:29sous terre
01:06:30avec des tunnels
01:06:31enfin voilà
01:06:31donc aujourd'hui
01:06:33il fallait
01:06:34la première semaine
01:06:35elle a été
01:06:35elle a été utilisée
01:06:36à détruire
01:06:37les capacités
01:06:38de défense antiaérienne
01:06:41iranienne
01:06:42pourquoi ?
01:06:42parce que
01:06:42il fallait pouvoir
01:06:44faire venir
01:06:44les gros avions
01:06:45les gros avions
01:06:46qui sont les gros bombardiers
01:06:47ceux qui sont capables
01:06:48d'emmener beaucoup de bombes
01:06:49alors comme ils emmènent
01:06:50beaucoup de bombes
01:06:50ils sont un peu lents
01:06:51ils sont très gros
01:06:52donc ils sont vulnérables
01:06:54et c'est pour ça
01:06:54qu'on les envoie jamais en premier
01:06:56mais maintenant que le travail
01:06:57a été fait
01:06:57on va voir arriver
01:06:59les B-52
01:07:00vous savez ces gros gros
01:07:01vieux avions
01:07:02qui bombardent
01:07:02de haute altitude
01:07:03qui bombardent
01:07:04à très haute altitude
01:07:05qui emmènent
01:07:0530 000 kilos de bombes
01:07:07qui peuvent amener
01:07:09jusqu'à 30 tonnes de bombes
01:07:10les B-2
01:07:11les B-1
01:07:12c'est vraiment
01:07:12les gros bombardiers
01:07:13qui peuvent lâcher
01:07:15des tapis de bombes
01:07:17c'est vraiment
01:07:18c'est de la
01:07:19c'est de la bétonnière à bombes
01:07:21mais cette deuxième phase
01:07:22peut durer combien de temps ?
01:07:23longtemps
01:07:23longtemps
01:07:23bah oui parce qu'il y a
01:07:24beaucoup de cibles en fait
01:07:26les centres de commandement
01:07:28tout ça est assez long
01:07:30ça sera au moins
01:07:31enfin de toute manière
01:07:32encore une fois
01:07:33on vous le dit depuis le départ
01:07:35l'état-major américain
01:07:36a planifié
01:07:37une première phase de campagne
01:07:39de 50 jours
01:07:39on est à 10 jours
01:07:40il leur reste 40 jours
01:07:41ça fait plus d'un mois
01:07:42donc ils sont complètement
01:07:43dans les temps
01:07:44il n'y a pas de problème
01:07:44ils sont dans leur timing
01:07:45ils sont dans leurs opérations
01:07:47et ils vont dérouler
01:07:48alors ils disent que ça va plus vite
01:07:49peut-être
01:07:50mais ça va dérouler
01:07:52la deuxième chose intéressante
01:07:53puisqu'on a parlé des gros bombardiers
01:07:54qui sont capables d'amener vraiment
01:07:56du poids de la bombe
01:07:56et des bombes de très très
01:07:58je pense qu'ils vont rentrer
01:07:59dans le nucléaire
01:08:00parce que le nucléaire jusqu'à présent
01:08:01qui est très enterré
01:08:02entre 70 mètres et 80 mètres
01:08:04demande d'amener
01:08:04de la munition particulière
01:08:06particulièrement de la GBU-57
01:08:07qui est une bombe
01:08:08qui fait 13 tonnes
01:08:09tout n'a pas été détruit
01:08:10la dernière fois
01:08:11largement pas
01:08:12dans cette guerre de 12 jours
01:08:13et d'ailleurs c'est un des problèmes
01:08:14c'est une des raisons
01:08:14je pense pour laquelle
01:08:15les Israéliens et les Américains
01:08:18aujourd'hui
01:08:19c'est qu'en fait
01:08:20pendant la guerre des 12 jours
01:08:21ils ont fait une sorte de
01:08:23raie d'aérien musclé
01:08:24qui a cassé
01:08:25ce qui pouvait être cassé
01:08:26entre autres sur trois sites
01:08:27Nathan, Sfordo et Ispahan
01:08:29mais ils n'ont pas touché
01:08:30le fond du fond
01:08:31et particulièrement un site
01:08:33qu'ils ont découvert
01:08:34un peu juste avant
01:08:35cette opération
01:08:35qui est le site de la pioche
01:08:37qui lui est très dangereux
01:08:38et sur lequel il y a à la fois
01:08:39encore des centrifugeuses
01:08:40qui sont capables d'enrichir
01:08:41et peut-être une partie
01:08:42des 400 kilos enrichis
01:08:44Et ça c'est pour faire
01:08:45des bombes nucléaires ?
01:08:46Oui c'est pour faire des bombes nucléaires
01:08:47On est sûr ?
01:08:48Ah oui c'est sûr
01:08:48Après il faudra encore
01:08:49qu'ils transforment
01:08:51Oui oui bien sûr
01:08:53De toute manière
01:08:54le nucléaire civil
01:08:54c'est 2,5
01:08:56c'est 2,75%
01:08:57d'enrichissement
01:08:58pour faire de l'électricité
01:08:5920% pour faire de médical
01:09:01Tout ce qui est au-dessus de ça
01:09:02c'est militaire
01:09:02Ça n'a aucune utilisation
01:09:03civile possible
01:09:04Et 400 kilos
01:09:05ça permet
01:09:06c'est ce qu'a dit hier
01:09:07sur BFM TV
01:09:08je vous rappelle
01:09:10Raphaël Gourossi
01:09:11qui est le patron de la IEA
01:09:12et qui sait à peu près
01:09:12de quoi il parle
01:09:13et pour qu'il le dise
01:09:14c'est un peu qu'il est énervé
01:09:15Pourquoi il est énervé ?
01:09:17Parce qu'il s'est un peu fait rouler
01:09:17dans la farine par les Iraniens
01:09:19qui ont fait des programmes
01:09:19d'enrichissement cachés
01:09:21et qui ne laissent plus
01:09:24les inspecteurs de l'EIA
01:09:26vérifier ce qu'il y a
01:09:27Mais on le sait
01:09:28puisque par exemple
01:09:28le centre de Fordo
01:09:29il n'a jamais été déclaré
01:09:30c'est les renseignements français
01:09:31qui l'ont trouvé
01:09:32et qui l'ont montré
01:09:33ils le cachaient
01:09:34La duplicité du régime
01:09:36Bien sûr
01:09:36et donc
01:09:37c'est ça qu'on va voir maintenant
01:09:39ils vont aller taper là-dessus
01:09:40avec du gros
01:09:41L'autre enjeu
01:09:42c'est l'enjeu économique
01:09:43l'enjeu commercial
01:09:43et ça c'est le détroit d'Hormuz
01:09:45bien évidemment
01:09:46dont vous entendez parler
01:09:47depuis le début du conflit
01:09:48on va regarder
01:09:49ce qui s'y passe
01:09:50avec Nargis Hadji
01:09:51pour BFM TV
01:09:52c'est un bras de mer
01:09:5330 km de large
01:09:54et des navires
01:09:55et bateaux
01:09:56qui sont sur place
01:09:57bloqués
01:09:591061 précisément
01:10:00bateaux bloqués
01:10:02ce sont les chiffres
01:10:03des organismes
01:10:04en charge de la sécurité maritime
01:10:05le détroit d'Hormuz
01:10:06se situe donc ici
01:10:07ils sont bloqués
01:10:08à l'ouest de ce détroit
01:10:09donc dans le golfe Persique
01:10:111061
01:10:12pétroliers et métalliers
01:10:14mais pas seulement
01:10:15il y a également
01:10:15des vraquiers de 134
01:10:17132 portes containers
01:10:18116 navires polyvalents
01:10:21ce sont les derniers chiffres
01:10:22des organismes
01:10:23en charge de la sécurité maritime
01:10:25tous sont en attente
01:10:26donc de franchir ce détroit
01:10:27d'Hormuz
01:10:28et d'ailleurs
01:10:28depuis le début de la guerre
01:10:2913 incidents ont été recensés
01:10:31contre des navires
01:10:32de commerce
01:10:33dans cette zone
01:10:34habituellement
01:10:34on l'a dit
01:10:35on l'a répété
01:10:36près d'un baril de pétrole
01:10:37sur 5
01:10:38passent par ce détroit
01:10:39140 navires
01:10:40plus globalement
01:10:41franchissent ce passage
01:10:42chaque jour
01:10:43et bien actuellement
01:10:44on parle d'environ
01:10:448 navires
01:10:46et selon les organismes
01:10:47en charge de la sécurité maritime
01:10:48c'était 7
01:10:49par exemple hier
01:10:49ces navires
01:10:50et bien lorsqu'ils
01:10:51qui continuent de passer
01:10:53et bien ils sont
01:10:54souvent
01:10:54dans le golfe Persique
01:10:56je l'ai dit
01:10:57ils sont exploités
01:10:57par une compagnie chinoise
01:10:58c'est notamment
01:10:59le cas de ce navire
01:11:00qu'on a retrouvé
01:11:00sur un site
01:11:01qui permet de recenser
01:11:03les navires
01:11:04qui sont présents
01:11:05un craqueur
01:11:06pour les navires
01:11:07et jusqu'à quand
01:11:07cette situation
01:11:08va durer
01:11:09on le rappelle
01:11:09le président de la république
01:11:10hier a affirmé
01:11:11préparé avec ses partenaires
01:11:13une future mission
01:11:14purement défensive
01:11:16l'objectif
01:11:16rouvrir le détroit
01:11:18et escorter
01:11:19ces navires
01:11:19merci Nargis Adjie
01:11:20David Rigoulet-Rose
01:11:22on l'a bien compris
01:11:22l'enjeu stratégique
01:11:23du détroit d'Hormuz
01:11:2420% du pétrole mondial
01:11:26qui y transite
01:11:27la France
01:11:28qui se propose
01:11:29d'assurer la sécurité
01:11:31de ce détroit
01:11:31pas tout de suite
01:11:32lorsque les armes
01:11:33se seront tues
01:11:34mais enfin bon
01:11:35si j'écoute
01:11:36Didier François
01:11:37il y a encore
01:11:37quelques semaines
01:11:38de combat
01:11:39donc ce détroit d'Hormuz
01:11:40impraticable
01:11:41pendant tout ce temps
01:11:42de guerre
01:11:43oui c'est la stratégie iranienne
01:11:44qui avait été annoncée
01:11:45que c'est pas une surprise
01:11:46donc simplement
01:11:48elle est quand même
01:11:49redoutablement efficace
01:11:51alors il est fermé
01:11:51c'est évidemment
01:11:52pas au sens propre du terme
01:11:53mais sa sécurité hypothéquée
01:11:55ce qui fixe les navires
01:11:57en amont et en aval
01:11:58aucune compagnie pétrolière
01:11:59va prendre le risque
01:12:00de l'emprunter
01:12:00notamment pour les personnels
01:12:02parce qu'il y a le problème
01:12:03effectivement
01:12:04de la vie des équipages
01:12:05et aucune entreprise
01:12:06prendra le risque
01:12:07comme vous dites
01:12:08effectivement
01:12:08c'est en dehors même
01:12:09du matériel
01:12:09et de ce qui est transporté
01:12:11il y a un bateau chinois
01:12:12qui est passé
01:12:13effectivement
01:12:13mais bon
01:12:14c'est une demande express
01:12:16manifestement de Pékin
01:12:17mais c'est
01:12:19alors quand on regarde
01:12:20la carte
01:12:20c'est intéressant
01:12:20d'ailleurs
01:12:20parce que ce qu'on appelle
01:12:21les gardiens du Golfe
01:12:22il y en a deux
01:12:23c'est Oman en fait
01:12:24c'est la pointe
01:12:25là c'est la pointe
01:12:26de Musandam
01:12:27qui est juste en face
01:12:28effectivement de l'Iran
01:12:29on sait que les relations
01:12:31entre les deux pays
01:12:32sont plutôt correctes
01:12:33sinon cordiales
01:12:34même s'il y a eu
01:12:35là une frappe
01:12:37jugée accidentelle
01:12:38récemment
01:12:39mais de toute façon
01:12:40il y a un couleur ascendant
01:12:41et descendant
01:12:42et là c'est bloqué
01:12:42c'est clairement
01:12:43et donc le président de la République
01:12:45a évoqué effectivement
01:12:46en mobilisant
01:12:48le porte-avions
01:12:49plus des frégates
01:12:50et un nombre
01:12:50très conséquent
01:12:51donc c'est dire que
01:12:53les Français
01:12:54considèrent qu'ils ont
01:12:55même s'ils ne sont pas
01:12:56co-belligérants
01:12:57partie prenante
01:12:57ils prennent soin
01:12:59justement
01:12:59à chaque fois
01:13:00de dire
01:13:00qu'ils ne sont pas
01:13:01partie prenante
01:13:02du conflit
01:13:03mais en même temps
01:13:03nous avons avec la base
01:13:05aux Émirats
01:13:05des obligations
01:13:07contractuelles
01:13:07en termes militaires
01:13:08de soutien
01:13:09et puis il y a la sécurité
01:13:10des intérêts français
01:13:11qui sont à préserver
01:13:12notamment énergétique
01:13:14et donc
01:13:16c'est un souci
01:13:17effectivement
01:13:18particulier
01:13:19qui explique
01:13:20la mobilisation
01:13:21de la marine française
01:13:22dans la perspective
01:13:23d'une future
01:13:24opération
01:13:26de
01:13:28sécurisation
01:13:28avec des contours
01:13:29qui pour l'instant
01:13:30sont
01:13:30assez flous
01:13:32On va retrouver
01:13:33Naoufel El-Kawafi
01:13:35en direct
01:13:35justement
01:13:36de Doha au Qatar
01:13:36pour BFM TV
01:13:37On vient de parler
01:13:38de l'enjeu
01:13:39du détroit d'Hormuz
01:13:41la crainte
01:13:41c'est que
01:13:43ça se transforme
01:13:44en bataille navale
01:13:44sur place
01:13:45Naoufel
01:13:48Oui parce que
01:13:48déjà depuis 10 jours
01:13:49l'Iran n'a de cesse
01:13:50de multiplier
01:13:51ses frappes
01:13:52ses attaques
01:13:53à l'encontre
01:13:53de ses navires
01:13:54qui se trouvent
01:13:54dans ce détroit d'Hormuz
01:13:55menacent même
01:13:56ceux qui s'y aventuraient
01:13:58de les brûler
01:13:58et c'était le cas
01:13:59avec plusieurs attaques
01:14:00ces derniers jours
01:14:01Résultat
01:14:02vous avez
01:14:02plus de 1000 pétroliers
01:14:041000 bateaux
01:14:05qui sont bloqués
01:14:06dans les ports
01:14:06à proximité
01:14:07de ce détroit d'Hormuz
01:14:09seuls les bateaux
01:14:10chinois peuvent passer
01:14:12parce que vous savez
01:14:12que la Chine
01:14:13est un allié
01:14:14de l'Iran
01:14:15sinon ce détroit d'Hormuz
01:14:16est complètement
01:14:17à l'arrêt
01:14:17depuis plusieurs jours
01:14:19avec des conséquences économiques
01:14:20qui peuvent être dramatiques
01:14:22c'est la raison
01:14:22pour laquelle
01:14:22plusieurs pistes
01:14:23sont à ce moment
01:14:24en cours d'étude
01:14:25pour tenter de sécuriser
01:14:27ce détroit d'Hormuz
01:14:28ô combien stratégique
01:14:29hier le président de la République
01:14:30Emmanuel Macron
01:14:31évoquait la possibilité
01:14:32d'envoyer la marine française
01:14:33avec une ou plusieurs frégates
01:14:35pour tenter d'escorter
01:14:36les bateaux
01:14:37qui transporteraient
01:14:38du gaz
01:14:38du pétrole
01:14:39même proposition
01:14:40qui a été faite
01:14:40à plusieurs reprises
01:14:41par le président américain
01:14:43Donald Trump
01:14:43le problème
01:14:44c'est que cette sécurisation
01:14:46elle est à la fois coûteuse
01:14:47et à la fois extrêmement dangereuse
01:14:49parce que ce détroit d'Hormuz
01:14:50il est extrêmement étroit
01:14:52les passages de navigation
01:14:53sont limités
01:14:54ce qui rend donc
01:14:55les navires
01:14:55facilement ciblables
01:14:57et les manœuvres
01:14:58de protection
01:14:58plus compliquées
01:15:00Naouf El-Kawafi
01:15:01dans le détroit d'Hormuz
01:15:02avec Valentin Rivolier
01:15:03pour BFM TV
01:15:04nous sommes avec Bertrand
01:15:04Besancenot
01:15:05diplomate
01:15:06vous avez été ambassadeur de France
01:15:07en Arabie Saoudite
01:15:08et au Qatar
01:15:09bon ben là on est au cœur du sujet
01:15:11ce détroit d'Hormuz
01:15:13il est si important
01:15:15on l'a dit
01:15:16c'est à dire que 20%
01:15:17effectivement des exportations
01:15:18de pétrole
01:15:18passe par là
01:15:19et donc aujourd'hui
01:15:21même si l'Arabie Saoudite
01:15:22et les Émirats
01:15:23ont moyen de faire passer
01:15:25une partie
01:15:25de la production
01:15:28ceci se limite
01:15:29je crois à peu près
01:15:303 millions de barils jour
01:15:31au lieu des 20 millions
01:15:32de barils jour
01:15:32les Saoudiens
01:15:33pouvant le faire
01:15:34par le pipeline
01:15:35qui va jusqu'à Yandbour
01:15:36et les Émiriens
01:15:37par le port
01:15:40je ne rappelle jamais son nom
01:15:42qui est dans l'océan indien
01:15:44et pas dans le golfe
01:15:46bon
01:15:46mais cela étant
01:15:47ça peut durer un temps
01:15:49mais ça ne peut pas durer
01:15:49très très longtemps
01:15:50à l'instant pardon
01:15:51je vous coupe
01:15:52mais une dépêche nous apprend
01:15:53que la marine américaine
01:15:54a escorté
01:15:55un premier pétrolier
01:15:57à travers le détroit d'Hormuz
01:15:58oui
01:15:59mais de toute façon
01:15:59le président Trump
01:16:00l'avait annoncé
01:16:01en disant
01:16:02qu'il avait tout à fait
01:16:02l'intention
01:16:03de faire accompagner
01:16:04les pétroliers
01:16:06les métaniers
01:16:07par la marine américaine
01:16:09alors ça doit être
01:16:10sans doute
01:16:10le début du processus
01:16:11mais c'est également
01:16:12effectivement
01:16:13un risque qui est assumé
01:16:14parce qu'on sait
01:16:15qu'il y a
01:16:16les petits bateaux
01:16:17des Paz Daran
01:16:18des Basidji
01:16:19qui sont capables
01:16:20avec des roquettes
01:16:21ou des petits drones
01:16:22de viser
01:16:24justement ces bateaux
01:16:25et à ce moment là
01:16:26effectivement
01:16:27vous pouvez avoir
01:16:28un embrasement
01:16:28ça effectivement
01:16:29c'est le vrai risque
01:16:30c'est tout le risque
01:16:32pour ces pays
01:16:33notamment
01:16:33vous avez été ambassadeur
01:16:34en Arabie Saoudite
01:16:35on le rappelait
01:16:36au Qatar
01:16:36c'est-à-dire
01:16:37de laisser les autres faire
01:16:39de ne pas rentrer
01:16:40dans le conflit
01:16:41oui bien sûr
01:16:42mais c'est-à-dire
01:16:42ils ont essayé
01:16:43de toute façon
01:16:43d'éviter la confrontation
01:16:45ils n'ont pas réussi
01:16:46à convaincre
01:16:47le président Trump
01:16:48et donc aujourd'hui
01:16:49ils se trouvent
01:16:50dans la situation
01:16:51extrêmement inconfortable
01:16:52où ils subissent
01:16:53finalement
01:16:53à la limite
01:16:54presque plus qu'Israël
01:16:55les frappes de l'Iran
01:16:57et en même temps
01:16:58ils voudraient éviter
01:16:59de s'engager
01:17:00eux-mêmes
01:17:01dans un conflit
01:17:02à moins
01:17:02je pense
01:17:03que si les Iraniens
01:17:04font la bêtise
01:17:05de tirer par exemple
01:17:06sur des usines
01:17:07de dessalement d'eau de mer
01:17:08à ce moment-là
01:17:09la situation serait
01:17:10sans doute différente
01:17:11parce qu'on sait par exemple
01:17:12que la capitale Riyad
01:17:13est alimentée exclusivement
01:17:15par l'eau qui vient du Golfe
01:17:17et si vous avez une capitale
01:17:18qui n'a pas d'eau
01:17:19avec 8 millions d'habitants
01:17:20là c'est un vrai sujet
01:17:22bon
01:17:22donc si vous voulez
01:17:23je pense que
01:17:24je pense que là quand même
01:17:27les pays du Golfe
01:17:28veulent à tout prix
01:17:29l'éviter
01:17:29mais si les Iraniens
01:17:31en désespoir de cause
01:17:33à un moment ou à un autre
01:17:34commencent à s'attaquer
01:17:34à ces infrastructures
01:17:35on ne peut pas exclure
01:17:36que les pays du Golfe
01:17:37mais ces pays du Golfe
01:17:38ils sont
01:17:40spectateurs satisfaits
01:17:41de la situation
01:17:43parce qu'ils voudraient
01:17:44voir chuter
01:17:45le régime iranien
01:17:46ou pas ?
01:17:46non
01:17:47c'est-à-dire que
01:17:47ceux qui veulent éviter
01:17:48ils sont ravis
01:17:49de l'affaiblissement
01:17:50de l'influence iranienne
01:17:52dans la région
01:17:52ça c'est un fait
01:17:53bon
01:17:54cela étant
01:17:54ils ne tiennent pas non plus
01:17:55à se trouver sous
01:17:56une hégémonie israélienne
01:17:58qui la remplacerait
01:17:59donc ça ils ne le veulent pas non plus
01:18:00et puis ils veulent aussi
01:18:01éviter un chaos
01:18:02c'est-à-dire que
01:18:03si effectivement
01:18:04en Iran
01:18:05du fait des frappes
01:18:07du fait de certains
01:18:08soulèvements
01:18:08mais qui sont limités
01:18:09enfin bon
01:18:10qu'à ce moment-là
01:18:10on se retrouve dans une situation
01:18:12qui est incontrôlable
01:18:13et ils n'ont pas envie
01:18:14comme les Turcs
01:18:14les Turcs n'ont pas envie
01:18:15de voir arriver
01:18:16des millions de projets
01:18:16chez eux
01:18:17et eux
01:18:18ils n'ont pas très envie
01:18:19de voir que dans des mouvements
01:18:20de désespoir
01:18:21l'Iran puisse taper
01:18:23certaines de leurs
01:18:24infrastructures civiles
01:18:25qui sont vitales
01:18:27pour leur pays
01:18:28mais pour revenir
01:18:28à cette dernière information
01:18:30donc la marine américaine
01:18:31qui a escorté un pétrolier
01:18:33dans ce détroit d'Ormuz
01:18:34la première fois
01:18:35depuis le début
01:18:36de la guerre
01:18:37Jean-Berisrandi
01:18:37donc comment on sécurise
01:18:39justement
01:18:39dans ce cas-là
01:18:41le passage du pétrolier ?
01:18:43Vous avez
01:18:43le destroyer
01:18:45qui est à
01:18:46quelques
01:18:46alors
01:18:47en langage maritime
01:18:48à quelques nautiques
01:18:49donc à quelques
01:18:51kilomètres
01:18:52qui est
01:18:52devant ou derrière
01:18:53et puis on a bien
01:18:55fait savoir
01:18:55aux Iraniens
01:18:56que s'il y avait
01:18:58le moindre tir
01:19:00il y aurait une réplique
01:19:01alors après
01:19:03toute la difficulté
01:19:04c'est
01:19:05n'est pas tant
01:19:06le bateau de guerre
01:19:08c'est un destroyer
01:19:09par exemple
01:19:09de la classe
01:19:10Charles-Leber
01:19:10qu'il n'y a aucun
01:19:11il est ultra protégé
01:19:13la problématique
01:19:14c'est par contre
01:19:16en droit maritime
01:19:18l'équipage
01:19:19du pétrolier
01:19:21les assurances
01:19:22et tout ça
01:19:23bon ça a dû être
01:19:24préparé en amont
01:19:25parce que
01:19:26les
01:19:27il y a
01:19:2820 000 marins
01:19:30professionnels
01:19:31de différentes nationalités
01:19:32qui sont bloqués
01:19:33dans le golfe
01:19:35donc
01:19:35pour un équipage
01:19:37d'un pétrolier
01:19:38là il y a
01:19:39effectivement une prise de risque
01:19:40parce que le bateau
01:19:40lui il n'est pas
01:19:41il n'est pas armé
01:19:42alors a priori
01:19:43dans le sens que j'ai compris
01:19:44le pétrolier doit être vide
01:19:46c'est-à-dire qu'il va chercher
01:19:47une cargaison
01:19:48mais en tout état de cause
01:19:50oui c'est une opération
01:19:51qui est quand même
01:19:52qui peut être risquée
01:19:53mais il y a
01:19:54voilà
01:19:55c'est assumé
01:19:56clairement par les Etats-Unis
01:19:57C'est une opération
01:19:59très complexe
01:20:00on l'a faite
01:20:00on l'a faite en 86 et 87
01:20:02avec le porte-avions
01:20:03on a exporté
01:20:04à l'époque
01:20:05on a escorté
01:20:0757 pétroliers
01:20:09pour interférer
01:20:09les porte-avions
01:20:09étaient restés plusieurs mois
01:20:10il est resté 14 mois
01:20:12c'est une grosse opération
01:20:13c'est une opération complexe
01:20:14c'est pour ça qu'on y va doucement
01:20:15et qu'on fait attention
01:20:16et même les américains
01:20:17donc pourquoi
01:20:18parce que c'est pas trop
01:20:18les navires etc
01:20:20honnêtement
01:20:20les petits navires
01:20:21ils seront faciles à intercèter
01:20:22par les réglages
01:20:23le problème ce sont les drones
01:20:24donc les drones sous-marins
01:20:26et les drones
01:20:26donc ça veut dire
01:20:27qu'il faut être capable
01:20:28de surveiller
01:20:29et de pouvoir éventuellement
01:20:30taper
01:20:32les départs d'attaque
01:20:33et ça
01:20:34à ce stade
01:20:35seuls les américains
01:20:36peuvent le faire
01:20:36parce qu'ils y sont
01:20:37et nous on le fera pas
01:20:38avant 2-3 semaines
01:20:39parce qu'on va pas insérer
01:20:40un dispositif extérieur
01:20:41dans la bulle américaine
01:20:44qui est déjà complexe
01:20:45500 appareils
01:20:46plus les israéliens
01:20:47à 200
01:20:48honnêtement
01:20:48personne
01:20:48et pas plus
01:20:49donc nous on interviendra plus tard
01:20:51mais bien sûr
01:20:52et pareil pour les qataris
01:20:53et les émiratis
01:20:54et les saoudiens
01:20:54ils peuvent encore faire
01:20:55du vol au-dessus de chez eux
01:20:56mais ils peuvent pas y aller
01:20:57en revanche
01:20:58les américains
01:20:59eux ont la vision globale
01:21:00du champ de bataille
01:21:01et du champ de manœuvre
01:21:02donc en appui
01:21:03parce qu'il y aura en fait
01:21:04beaucoup d'interceptions aériennes
01:21:05on parle de bateau
01:21:06parce qu'on parle de bateau
01:21:07que les interceptions
01:21:08se font avec des bateaux
01:21:09les interceptions
01:21:09ça sera de l'hélicoptère
01:21:10pour la protection rapprochée
01:21:12et de l'avion
01:21:13pour la protection plus lointaine
01:21:14et voilà
01:21:15et de la frappe
01:21:16y compris
01:21:17loin
01:21:18derrière
01:21:19sur le territoire iranien
01:21:20pour casser
01:21:21les lanceurs
01:21:22donc c'est ça
01:21:22l'opération
01:21:23c'est pour ça qu'on y sera pas
01:21:24dans un premier temps
01:21:25c'est les américains
01:21:25qui le feront
01:21:26se rejouent quand même
01:21:27là plus ou moins
01:21:28ce qu'on avait vu
01:21:28l'année dernière
01:21:29en mer rouge
01:21:29de l'autre côté
01:21:30de la péninsule arabique
01:21:32avec des outils
01:21:33enfin les outils
01:21:34les rebelles outils
01:21:35du Yémen
01:21:36qui ne sont pas une vraie armée
01:21:37mais un groupe rebelle
01:21:39la France est en opération
01:21:41à Spidesk là-bas
01:21:42pour protéger des navires
01:21:43on a une dissonance complète
01:21:45avec une frème française
01:21:46par exemple
01:21:46qui a des missiles
01:21:48avec elle
01:21:49et en face d'elle
01:21:50moi je me suis sujetée à bord
01:21:51quand ça s'est passé
01:21:52il y a des barques
01:21:52avec des explosifs
01:21:54donc c'est complètement
01:21:55c'est complètement disproportionné
01:21:57mais ça marche
01:21:57pour bloquer le conflit
01:21:58le commerce mondial
01:22:00et c'est ça qui est en train
01:22:01de se rejouer
01:22:01avec une vraie armée iranienne
01:22:02qui s'inspire
01:22:03des outils
01:22:04qui sont un groupe rebelle
01:22:05avec très peu de moyens
01:22:06à la base
01:22:06On va aller au Liban
01:22:07retrouver Hugo Smag
01:22:08en direct pour BFM TV
01:22:10Hugo parce que
01:22:11toute la question
01:22:12est de savoir
01:22:12si on passera un moment
01:22:14à la phase d'ampleur
01:22:14des opérations au sol
01:22:16dans tous les cas
01:22:16au Liban
01:22:17il y a les incursions israéliennes
01:22:21Oui il y a des incursions
01:22:23militaires israéliennes
01:22:24il y en a eu notamment
01:22:25beaucoup cette nuit
01:22:26à la frontière
01:22:27entre le Liban
01:22:28et l'état hébreu
01:22:29l'armée israélienne
01:22:30avait prévenu
01:22:30qu'elle avait redéployé
01:22:32de nouvelles forces militaires
01:22:33notamment des chars
01:22:34de l'artillerie
01:22:35et des sections commandos
01:22:37dans le sud du Liban
01:22:39et donc il y a eu
01:22:39des affrontements
01:22:40dans de multiples localités
01:22:42pendant toute la nuit
01:22:43notamment à Kiam
01:22:44avec en face
01:22:45le Hezbollah
01:22:46désormais
01:22:46l'inquiétude des Libanais
01:22:48c'est que l'armée israélienne
01:22:49s'empare de certaines
01:22:50de ces localités
01:22:52tandis que l'armée israélienne
01:22:53elle dit vouloir créer
01:22:54une zone tampon
01:22:55les zones d'évacuation
01:22:57continuent
01:22:58il y a toujours des ordres
01:22:59d'évacuation
01:23:00lancés par l'armée israélienne
01:23:01notamment dans la ville
01:23:02de Tir
01:23:03où certains quartiers
01:23:04certains villages
01:23:04qui sont aux alentours
01:23:06des quartiers chrétiens
01:23:07des villages chrétiens
01:23:08ont été évacués
01:23:09alors que depuis le début
01:23:10des conflits
01:23:10ils refusaient absolument
01:23:11ces évacuations
01:23:12la finule
01:23:13aujourd'hui
01:23:14est allé chercher
01:23:15ces populations
01:23:15pour les extraire
01:23:17de la zone
01:23:18qui se situe donc
01:23:19au sud du fleuve
01:23:21Litani
01:23:21zone d'évacuation
01:23:22dans le sud Liban
01:23:23mais également
01:23:24zone d'évacuation
01:23:25dans la banlieue sud
01:23:26de Beyrouth
01:23:26à nouveau
01:23:27aujourd'hui
01:23:27il y a eu des appels
01:23:28à évacuer
01:23:29par l'armée israélienne
01:23:30quelques heures
01:23:31avant de nombreux bombardements
01:23:33Hugo Smag
01:23:34en direct du Liban
01:23:35avec Hugo Dorseven
01:23:36pour BFM TV
01:23:37David Rigolero
01:23:38on voit
01:23:38le deuxième front israélien
01:23:40c'est le Liban
01:23:41c'est frappé
01:23:42le Hezbollah
01:23:44des frappes
01:23:45très intenses
01:23:46les américains
01:23:46ne sont pas du tout
01:23:47dans cette opération
01:23:48là c'est vraiment
01:23:49là c'est le déroulé
01:23:51de l'agenda
01:23:51spécifiquement israélien
01:23:53c'est la continuation
01:23:54l'achèvement
01:23:56de l'opération
01:23:57qui avait été faite
01:23:57fin 2024
01:23:58mais il y a un élément nouveau
01:24:00qui n'est pas encore
01:24:02qui prend forme
01:24:03c'est le rôle potentiel
01:24:06des Syriens
01:24:08et c'est assez paradoxal
01:24:10par rapport à la perception
01:24:11qu'avaient eu les Libanais
01:24:13de l'invasion
01:24:14par l'armée syrienne
01:24:15de Bachar el-Assad
01:24:16là il y aurait
01:24:17à la demande des américains
01:24:18d'ailleurs
01:24:18et des français
01:24:20des contacts
01:24:21justement
01:24:22une synergie
01:24:23notamment
01:24:2415 000 Syriens
01:24:25qui seraient à la frontière
01:24:26par rapport à la BKA
01:24:27alors officiellement
01:24:28c'est pour rendre
01:24:28la frontière étanche
01:24:29puisqu'il y avait
01:24:30des passages
01:24:31mais potentiellement
01:24:33il y aurait
01:24:33la possibilité
01:24:35envisagée
01:24:35d'incursions
01:24:36syriennes
01:24:38donc on se sert
01:24:39du nouveau pouvoir syrien
01:24:40exactement
01:24:40et ça ferait partie
01:24:41du deal
01:24:42qui avait été passé
01:24:43avec le président américain
01:24:44justement
01:24:44on va s'intéresser
01:24:46maintenant à la manière
01:24:46dont les Israéliens
01:24:47au quotidien
01:24:48vivent bien sûr
01:24:49ces frappes
01:24:51avec les incursions
01:24:53les frappes
01:24:53sur le Liban
01:24:54et puis les répliques
01:24:55qui viennent encore
01:24:56des positions du Hezbollah
01:24:57la vie quotidienne
01:24:58en temps de guerre
01:24:59c'est un sujet
01:25:00qui est préparé
01:25:01par les équipes
01:25:02de BFM TV
01:25:03Chloé Giraud
01:25:04Simon Pérez
01:25:04Dessouza
01:25:08Seul dégât matériel
01:25:09sur ce chantier
01:25:10c'est escalator
01:25:11pulvérisé
01:25:12par les éclats
01:25:13d'obus
01:25:14mais la frappe
01:25:15tombée ici
01:25:15hier matin
01:25:16a fait un mort
01:25:16et un blessé grave
01:25:17deux ouvriers
01:25:18victimes
01:25:19selon toute vraisemblance
01:25:21d'un missile
01:25:21à fragmentation
01:25:22grand missile
01:25:23de 500 kilos
01:25:24comme on a vu
01:25:25il y a une semaine
01:25:26à Tel Aviv
01:25:27ça ça a l'air
01:25:28plus des petites bombes
01:25:29et on a vu
01:25:30plusieurs scènes
01:25:31ici dans la région
01:25:33des explosions
01:25:34qui rythment
01:25:35depuis plus de 10 jours
01:25:36le quotidien
01:25:37des Israéliens
01:25:42comme tous les jours
01:25:43depuis le début
01:25:44de la guerre
01:25:44une sirène d'alerte
01:25:46vient de retentir
01:25:47on va aller se mettre
01:25:47à l'abri
01:25:48David et sa fille
01:25:49ont trouvé refuge
01:25:50dans ce sous-sol
01:25:51rassurés
01:25:52mais toujours conscient
01:25:53du danger
01:25:54je me sens protégé
01:25:57il peut toujours
01:25:57y avoir un problème
01:25:58des immeubles entiers
01:25:59se sont effondrés
01:26:00sur des gens
01:26:01même dans l'abri
01:26:02mais on fait ce qu'on peut
01:26:03on veut vivre
01:26:05une vie
01:26:06à laquelle Chantal
01:26:07installée en Israël
01:26:09depuis un mois seulement
01:26:10commence déjà
01:26:11à s'adapter
01:26:11je trouve que c'est
01:26:12extrêmement efficace
01:26:13je pense que 90%
01:26:15des missiles
01:26:16ont été arrêtés
01:26:17grâce au dôme de fer
01:26:18malgré les missiles
01:26:19malgré
01:26:19on s'habitue
01:26:20en fait à tout
01:26:21si l'intensité
01:26:22des frappes
01:26:23a diminué
01:26:23l'armée israélienne
01:26:24se prépare tout de même
01:26:25à être sous le feu iranien
01:26:27pendant une longue période encore
01:26:30et puis en France
01:26:31bien évidemment
01:26:32on suit le conflit de près
01:26:33nous ne sommes pas
01:26:34belligérants
01:26:35nous sommes en Méditerranée
01:26:36avec tout le dispositif
01:26:39naval
01:26:39et en fer de lance
01:26:40le porte-avions
01:26:41Charles de Gaulle
01:26:42dans tous les cas
01:26:42Edgar Becquet
01:26:43vous êtes à l'Elysée
01:26:44pour BFM TV
01:26:44il va de nouveau
01:26:45y avoir ce soir
01:26:46un conseil de défense
01:26:49oui et il s'agit
01:26:51du cinquième conseil
01:26:52de défense
01:26:53et de sécurité
01:26:54nationale
01:26:55depuis le début
01:26:56de la guerre
01:26:56en Iran
01:26:57trois principaux
01:26:58thèmes
01:26:58seront abordés
01:26:59lors de cette réunion
01:27:00qui va commencer
01:27:01dans les toutes prochaines minutes
01:27:02déjà
01:27:03il y aura un point
01:27:04d'étape
01:27:04sur la situation
01:27:05militaire
01:27:06au Moyen-Orient
01:27:07la situation
01:27:08des ressortissants
01:27:09français présents
01:27:10dans la région
01:27:11sera également
01:27:12évoquée
01:27:13et puis
01:27:14enfin
01:27:14il sera également
01:27:15question
01:27:16de la situation
01:27:18dans le détroit
01:27:19d'Hormuz
01:27:20le blocage
01:27:21dans le détroit
01:27:22d'Hormuz
01:27:22la France
01:27:23qui multiplie
01:27:24les initiatives
01:27:25face à la hausse
01:27:26des prix
01:27:27du pétrole
01:27:28par exemple
01:27:28cet après-midi
01:27:29était organisé
01:27:30à Paris
01:27:31un G7
01:27:31énergie
01:27:32l'idée
01:27:33c'est de tenter
01:27:33de stabiliser
01:27:34les prix
01:27:35de tenter
01:27:35de stabiliser
01:27:36le marché
01:27:38et revenons
01:27:38un petit peu
01:27:39sur ce qu'a dit
01:27:40Emmanuel Macron
01:27:40hier
01:27:41le président
01:27:42de la République
01:27:43qui a affirmé
01:27:43hier
01:27:44depuis Chypre
01:27:45depuis le Charles de Gaulle
01:27:47que la France
01:27:48se préparait
01:27:49à ce que ce conflit
01:27:51dure
01:27:51tout en rappelant
01:27:52la position
01:27:53défensive
01:27:54de la France
01:27:55dans cette guerre
01:27:55de la France
01:27:55de la France
01:27:56de la France
01:27:56de la France
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