- il y a 2 semaines
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19.
00:13Quel impact sur l'économie mondiale à ce conflit iranien ?
00:17Évidemment, on en parlera avec des économistes, avec le général Pellisrandi,
00:22qui est rédacteur en chef de la revue Défense, Patrice Joffron,
00:24qui est le grand spécialiste des matières premières,
00:26et puis Sylvain Bersinger, qui est un économiste.
00:29Et puis avant, on en parlera avec Hubert Védry, l'ancien ministre des Affaires étrangères.
00:32On laissera de comprendre, est-ce que la France et l'Europe sont pris un peu dans cet engrenage ?
00:36Quel avenir pour ce conflit ? Comment peut-il prendre fin ?
00:41On verra ça dans un instant, mais pour l'instant, on passe au journal avec Erwann Maurice.
00:49Il est presque 18h. Bonsoir Erwann.
00:51Bonsoir Edwige.
00:51Et on commence par ces perturbations, toujours pour l'activité économique au Moyen-Orient,
00:56notamment évidemment sur les prix de l'énergie.
00:57Absolument. Dans le golfe Persique, 20 000 marins, 15 000 passagers,
01:01sont toujours bloqués dans une agence, selon une agence de l'ONU.
01:04Le gérant allemand de la logistique, DHL, lui, dit faire face,
01:07heure par heure, à des restrictions maritimes et aériennes.
01:10Le groupe indique qu'il parvient néanmoins à maintenir son activité,
01:13en utilisant notamment le transport terrestre, lorsque cela est possible.
01:16Une situation donc toujours très sensible.
01:18Dans la capitale saoudienne, des diplomates occidentaux ont été appelés par leur ambassade
01:22à se mettre à l'abri en Azerbaïdjan.
01:24Quatre personnes ont été blessées par des drones iraniens.
01:27Bakou, qui a convoqué l'ambassadeur d'Iran, promet des représailles.
01:31Et face aux craintes de pénuries, notamment sur le pétrole,
01:33des mesures sont prises du côté de la Chine,
01:36qui importe plus de la moitié de son brut depuis le Moyen-Orient.
01:39Pékin a demandé aux raffineurs chinois de cesser de signer de nouveaux contrats
01:42et de négocier l'annulation des expéditions déjà convenues
01:45pour sécuriser les stocks de carburant.
01:48D'un mot dans le reste de l'actualité en France,
01:51des résultats d'entreprises avec Auchan qui publie une hausse des ventes
01:53d'un et demi pour cent en 2025 à un peu plus de 32 milliards d'euros
01:57portés par ces résultats au Portugal, en Roumanie et en Pologne.
02:00En France, en revanche, le chiffre d'affaires est en repli de 0,5%.
02:04Et puis Pascal prépare son introduction en bourse.
02:07Le leader français du quantique, qui serait alors valorisé 2 milliards de dollars,
02:10vise une entrée au Nasdaq avant la bourse de Paris.
02:1418h01, les marchés.
02:18Avec vous, Oudker Sulek, bonsoir.
02:20Bonsoir.
02:20Et c'est du rouge donc au CAC 40 à la clôture.
02:23Moins 1,5%, on reprend le chemin de la baisse.
02:26On s'approche même de la barre des 8000 points.
02:288 045 points en clôture au terme d'une séance très volatile.
02:33Alors c'est lié à cette extension, cet embrasement régional au Moyen-Orient.
02:36Le baril de Brenne d'ailleurs remonte, 84,6 dollars.
02:40L'Iran qui dit avoir attaqué un tanker américain, transportant du pétrole.
02:44Inquiétude dans la région.
02:46Une rotation sectorielle très forte.
02:49Et dans ce contexte de guerre qui a concerné de manière surprenante la défense qui a baissé.
02:54On a par exemple Dassault Aviation qui a perdu 9%.
02:57Rheinmetall moins 5,5%.
02:59Thalès également moins 5,5%.
03:02La tech en revanche continue de surperformer après avoir publié ses résultats hier soir.
03:07Alors Broadcom prend 5,5%.
03:09Et puis en tête du CAC, on a retrouvé ST Microelectronics, Dassault Systèmes ou encore Capgemini.
03:15Merci beaucoup Aude, merci Erwan.
03:17On vous retrouve à 19h, 19h30 pour le grand journal de l'éco.
03:20Mais tout de suite, le 18-19 avec comme invité Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères.
03:36Vous êtes bien dans le 18-19.
03:39Mon invité c'est Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères.
03:41Bonsoir Hubert Védrine.
03:42Bonjour.
03:43Merci d'être avec nous.
03:45Beaucoup de questions à vous poser.
03:47Ça fera samedi matin presque une semaine que le Moyen-Orient s'est embrasé.
03:51Où est-ce qu'on en est ?
03:52Est-ce que cette guerre pour vous, qui venait de publier un livre qui s'appelle « Après l'Occident
03:57» avec Maurice Gaudelier,
03:59est-ce que cette guerre en Iran, dans laquelle nous sommes à peu près,
04:02on va revenir évidemment sur cet engrenage qui nous a été un peu imposé,
04:06en tous les cas c'est ce que dit le président Macron,
04:08est-ce qu'on assiste à une bascule historique ?
04:12Non, à force de dire qu'on bascule, on revient au point de départ.
04:15On dit qu'on bascule tous les 15 jours.
04:17Non, mais alors, je voudrais préciser que le titre du livre « Après l'Occident »,
04:22il y a un point d'interrogation.
04:23Oui, vous avez raison.
04:23Parce qu'on termine sur différents scénarios.
04:26Bon, sur la guerre, ça devait arriver un jour ou l'autre.
04:29Les États-Unis, ce n'est pas la seule raison pour Trump,
04:32il y en a beaucoup qui sont d'ailleurs bizarres et contradictoires dans la décision.
04:36Les États-Unis n'ont jamais, jamais, pardonné la prise d'otage de 1979.
04:41Donc un élément western impitoyable, la vengeance de l'Amérique.
04:46Ce qui est bizarre, c'est qu'il s'était engagé à ne jamais faire ça.
04:49Il a été élu sur le fait qu'il n'y aurait plus de guerre absurde sans fin.
04:51« No war ».
04:53Pour imposer nos valeurs, la démocratie.
04:55Donc un engrenage compliqué d'influence américaine, électorale, économique, israélienne ou autre,
05:01qui ont abouti à ça.
05:03La question maintenant, c'est combien de temps ça va durer ?
05:06Et ce n'est pas une question que militaire.
05:08Ce n'est pas qu'une question de réserve de munitions.
05:10Ce n'est pas qu'une question de maintien d'une capacité résiduelle de nuisance de l'Iran dans le
05:15détroit d'Harmouz.
05:16C'est une question de politique intérieure américaine.
05:19Parce que la base...
05:20Et une question aussi de politique intérieure iranienne.
05:23Parce que le changement, il doit peut-être venir de l'intérieur.
05:26Mais c'est une question de politique intérieure.
05:28Ce sont les États-Unis qui dominent quand même.
05:30Oui, mais c'est une question de politique intérieure américaine et israélienne.
05:36Oui, c'est les Israéliens qui ont tiré les premiers.
05:39Enfin, du coup, c'est sûr qu'après les déclarations de Marco Rubio,
05:43on a un petit peu de mal à savoir en fait qui a tiré le premier.
05:46Vous me direz, le résultat, il est là, en tous les cas.
05:48Rubio n'a pas démenti le fait que les Israéliens aient un peu poussé les Américains à intervenir
05:54en indiquant qu'ils allaient frapper la réunion sur laquelle ils avaient des informations.
05:58Il y a peut-être aussi ce que disaient les hommes annés,
06:01qui disent qu'ils n'étaient pas loin d'un accord, en fait, sur le nucléaire, pas sur les missiles.
06:06C'est Israël qui a toujours considéré que tout accord était mauvais.
06:09De toute façon, à dire on y va et entraîner les États-Unis.
06:12Ce n'est pas la seule raison, il y a un mélange de raisons de la part de Trump.
06:15Et ça se ramène donc à la question de la durée.
06:18Or, la base de Trump, la base MAGA, les électeurs républicains, en majorité sont contre.
06:24Pas en grande majorité contre, mais en fait, ils sont en majorité contre.
06:27Ça, c'est l'incarnation, c'est incarné par le vice-président Vance, alors que Rubio est interventionniste.
06:33Combien de temps ça peut tenir pour Trump ?
06:35Donc, c'est une question, il n'y a pas que la question iranienne ou que la question des armes.
06:38Il y a une question de politique intérieure américaine.
06:41Bien sûr, mais combien de temps ça va durer ?
06:42C'est aussi important, vous avez raison, sur le plan intérieur.
06:45Mais aussi, on voit bien que les Iraniens, ils jouent la durée d'abord,
06:51parce que ça va perturber.
06:52On en parlera ensuite dans les 8-19, ça perturbe l'économie mondiale.
06:56Et puis, en fait, ils ont tapé partout,
06:58ce qui fait que c'est une manière aussi de disperser les conséquences, en tous les cas, de ce qui
07:05se passe.
07:06Eux, ils sont des marathoniens, alors que Donald Trump, j'aime bien cette expression,
07:10est plutôt un sprinter.
07:11Lui, il veut des résultats tout de suite.
07:12Or, il ne les aura pas tout de suite.
07:14Je voudrais qu'on revienne quand même...
07:15Je ne vois pas que les Iraniens jouent, ils ne peuvent pas jouer.
07:17Ils peuvent tenter de durer.
07:19Oui, mais en tout cas, c'est la carte qui est, j'ai la carte.
07:22Ils font ce qu'ils peuvent.
07:23Oui, on va revenir sur ce point-là.
07:25Ils n'allaient pas s'écraser sans rien faire, on le savait, ça.
07:27Ce n'est pas une découverte.
07:28Non, mais en même temps, ils sont quand même aussi assez habiles dans l'art de la guerre.
07:32Enfin, disons, coriace.
07:33Sur la position que vous avez écoutée, j'imagine, l'intervention du chef de l'État mardi soir,
07:38est-ce que vous trouvez qu'il a une position assez juste ?
07:41Il a dit, nous ne sommes pas en guerre, mais en tous les cas, nous allons accompagner,
07:46notamment en faisant venir le porte-avions Charles de Gaulle,
07:50en faisant venir des Rafales, en faisant venir la frégate Languedoc,
07:54pour défendre notamment Chypre.
07:55Est-ce que vous êtes d'accord avec cette position,
07:58qui est-à-dire qu'on est plutôt une position défensive, en tous les cas, qu'offensive ?
08:02Est-ce qu'il a raison, le président de la République ?
08:04Je n'ai pas l'habitude de commenter les déclarations du président,
08:07surtout en temps de, entre guillemets, de guerre,
08:10il fait son travail, il est chef de l'État, il est chef des armées,
08:15il fait ce qui doit être fait, voilà.
08:17On n'est pas impliqué directement, c'est vrai, on n'est pas déclencheur,
08:20on n'a aucune influence sur les Iraniens, ni sur les Israéliens, ni sur Trump.
08:24Trump a de l'influence sur Israël un peu, Israël sur les États-Unis aussi,
08:28aucun pays européen n'a d'influence particulière,
08:30donc regardez les déclarations des différents pays européens,
08:33ils disent...
08:34On est attentiste, on est quoi ?
08:35Non, je parle de la réalité.
08:38Dans la réalité, on n'est pas déclencheur de la guerre,
08:41on n'a pas les éléments pour la terminer,
08:43on n'est pas en guerre directement.
08:45Simplement, on doit prendre des précautions,
08:47on doit prendre des décisions de sécurité,
08:49parce qu'il y a des Français sur place,
08:51parce qu'il y a une base à Abu Dhabi,
08:53donc...
08:53Et qu'on a des accords aussi, quand même, avec les...
08:55Le président a fait ce qui relève de sa responsabilité,
08:57c'est très bien, il n'y a rien à dire là-dessus.
08:59Mais ça ne nous donne pas la clé de la suite.
09:01Je veux juste vous dire,
09:02on n'est écouté ni par les uns ni par les autres,
09:04il y a quand même le président du Liban
09:06qui a appelé Emmanuel Macron
09:08en lui demandant d'essayer de convaincre Israël
09:11et Benjamin Netanyahou de ne pas intervenir,
09:14parce qu'il y a quand même une menace,
09:16une intervention très forte au sud-Liban.
09:19Comme personne n'a d'influence vraie sur Israël, en fait.
09:22qui est en train de réussir
09:25une sorte d'atteindre le programme de Netanyahou,
09:28d'éliminer tout ce qui menaçait plus ou moins Israël autour.
09:32Donc, ceux qui veulent se protéger se disent
09:34« Mais qu'est-ce qui peut m'aider à me protéger ? »
09:36Donc, le Liban redécouvre un peu la France,
09:38alors que l'influence française au Liban
09:40n'est plus du tout ce qu'elle était.
09:41Donc, dans la crise, dans l'inquiétude,
09:44ils demandent aux présidents français d'essayer d'influencer.
09:46Mais qu'est-ce qui a de l'influence sur les décisions de Tzal ?
09:48On n'en sait rien.
09:49Mais c'est très normal que le président du Liban demande
09:52c'est très bien si le président Macron le fait
09:53et c'est encore mieux s'il obtient quelque chose.
09:56Il y a une sorte de retenue par rapport à Israël
09:58qui veut contrôler tout le sud du Liban au sud de l'Italie.
10:01Bon, c'est très bien.
10:03Ça ne donne pas une influence directe sur l'avenir de la guerre.
10:06Oui, bien sûr.
10:08Il s'est passé quand même,
10:09on voit bien qu'il y a des grandes divergences au niveau européen.
10:12Parce qu'il y avait presque
10:14des images presque symboliques.
10:16C'est-à-dire qu'il y avait
10:16chancelier allemand Frédéric Schmerz
10:18qui était à Washington.
10:21Et pendant ce temps-là,
10:22il y avait l'Espagne
10:23qui interdisait aux avions américains
10:25de s'arrêter sur les bases américaines
10:28qui sont en Espagne.
10:29En disant,
10:29non,
10:30no guerra.
10:31En tous les cas,
10:31c'est ce que disait
10:32Pedro Sanchez,
10:33le premier ministre espagnol.
10:34Du coup,
10:34Donald Trump a dit,
10:35c'est simple,
10:36on va briser tous nos accords
10:38avec l'Espagne.
10:39Mais donc,
10:40il y a des positions très différentes.
10:42Une fois encore,
10:43l'Europe est divisée ?
10:44Non,
10:45l'Europe n'est pas divisée.
10:46Les Européens sont différents.
10:48Oui,
10:48mais enfin,
10:49on voit bien quand même
10:49qu'on dit que l'Europe est divisée,
10:51ça veut dire qu'elle était unie avant.
10:53D'accord,
10:54si vous voulez.
10:55Non,
10:55mais de toute façon,
10:56ni le premier ministre espagnol
10:59n'ont influence
11:00sur la suite de la guerre.
11:01Donc,
11:01c'est secondaire.
11:02Non,
11:02mais la position de l'Europe,
11:04c'est jamais secondaire.
11:04On est quand même européens,
11:05on est français,
11:06vous êtes français,
11:07on est européens.
11:07Dans la guerre dont on parle,
11:08elle est secondaire.
11:09Oui.
11:10Parce que personne n'a
11:11d'influence sur la suite de la guerre,
11:13ni sur la sortie,
11:14ni sur le fait de savoir
11:15si Trump va se contenter
11:16d'une sorte de survie du régime
11:18qui aurait été le nucléaire,
11:19ou s'il va être entraîné par Israël
11:21jusqu'à la,
11:21disons,
11:22le chaos,
11:22le renversement complet.
11:23On n'a pas d'influence
11:24par rapport à ça.
11:24Et bien justement,
11:25qu'est-ce que vous en pensez ?
11:26sur les divergences entre Européens,
11:28je me bats en à dire
11:28que ce n'est pas nouveau.
11:30Oui,
11:30on va y revenir
11:31parce qu'hier je recevais
11:33Eric Trappier
11:34qui est le patron d'assaut d'aviation
11:35sur la future avion de combat.
11:37Il a eu des propos très durs,
11:38notamment sur les Allemands
11:39et sur le fameux SCAF
11:40et sur Airbus.
11:41Mais je voudrais
11:42qu'on reste un instant encore
11:44quand même sur...
11:45À votre avis,
11:46c'est quoi la feuille de route
11:47de Donald Trump ?
11:48Parce qu'il a dit des choses
11:48très contradictoires.
11:50Est-ce que maintenant,
11:51il est obligé d'aller jusqu'au bout ?
11:53C'est-à-dire
11:54d'aller jusqu'au changement
11:55de régime en Iran ?
11:57Non,
11:58c'est autant,
11:58tous les deux en fait.
12:00On a constaté que
12:01les justifications variaient sans arrêt,
12:03que c'est toujours le contraint
12:04de l'engagement électoral.
12:05Avec moi,
12:06il n'y aura plus de guerres
12:07de ce type.
12:08Alors,
12:08est-ce que c'est la vengeance ?
12:10Parce qu'il aurait été ciblé
12:11par des projets d'attentat
12:13iranien,
12:14la vengeance personnelle.
12:15La vengeance américaine,
12:1679.
12:17Est-ce que c'est
12:18l'alignement complet
12:19sur la définition israélienne
12:21des intérêts vitaux israéliens ?
12:23Ce qui perturbe la base Maga,
12:25qui n'est plus complètement
12:26d'accord avec ça.
12:27Est-ce que c'est une opportunité
12:29liée à d'autres éléments
12:30par rapport à la Chine,
12:32aux Russes ?
12:32On ne sait pas très bien en fait.
12:33Et après,
12:34il y a un élément où les Israéliens
12:36manifestement ont joué un rôle
12:37pour déclencher la guerre,
12:38mais ils n'ont pas forcément
12:39d'influence directe
12:40sur le moment où Trump
12:41va décider de continuer ou pas,
12:43ou d'arrêter.
12:44Vous voyez,
12:44il y a plein de raisons.
12:45Selon les raisons,
12:46la suite n'est pas tout à fait la même.
12:47Et bien vous,
12:48c'est quoi la suite pour vous ?
12:49Comment vous la voyez en tous les cas ?
12:51Je ne pense pas
12:52qu'il puisse,
12:52je n'ai pas des éléments militaires,
12:54mais je ne pense pas
12:55qu'il puisse éternellement
12:57rester dans cette situation
12:58et s'engager dans une guerre longue,
13:00alors que ça base le contredit
13:01complètement,
13:02qu'il y a des répercussions
13:03sur l'inflation,
13:04alors qu'il a gagné
13:05contre Biden,
13:06avec l'argument de l'inflation,
13:08enfin contre les démocrates,
13:09et que maintenant,
13:10ça repart en force
13:11et qu'une partie
13:11de l'opinion américaine
13:12dit qu'il mène
13:13une mauvaise politique économique.
13:15Il est sur la défensive
13:16depuis décembre,
13:17encore plus depuis janvier,
13:18à cause de l'Ecran suprême.
13:19Donc ça l'amène
13:20à des décisions
13:21qui sont brutales,
13:23vous allez tout à fait relever,
13:24pas tout à fait cohérentes
13:25et lui-même,
13:26dans ses justifications,
13:27on varie,
13:28alors que quand on écoute
13:29Vance et Rubio,
13:31ce sont deux lignes différentes.
13:32Pour le moment,
13:33c'est la ligne Rubio
13:34qui l'emporte.
13:35Qu'est-ce que ça va donner ?
13:36Encore une fois,
13:37je pense qu'il peut durer
13:398 jours, 15 jours,
13:403 semaines lui-même
13:41et parler d'un mois.
13:42Au-delà,
13:43je serais très étonné,
13:44sauf si
13:46la nuisance
13:46continue
13:48parce que pour sécuriser
13:49hors musée,
13:50assurer les bateaux,
13:51ce n'est pas évident.
13:52Sauf si les Iraniens
13:53qui ont survécu
13:54désignent le fils du guide.
13:55Là, c'est une provocation directe.
13:57Donc on revient
13:58dans le scénario western.
13:59Donc on va s'accrocher
14:00pour l'éliminer.
14:01Alors le scénario western,
14:01parce qu'effectivement,
14:02on a le sentiment
14:03qu'en tous les cas,
14:04c'est le fils du guide,
14:05du guide suprême,
14:06donc Hameni,
14:06qui devrait prendre la suite.
14:08En l'occurrence,
14:09on sait que c'est quelqu'un
14:10de très dur,
14:10lui aussi,
14:11presque encore plus dur
14:12que son père.
14:12Si c'est le cas,
14:13c'est une provocation.
14:19Trump va ne pas lâcher
14:20tout de suite.
14:21Alors qu'il y avait un régime
14:22à la Venezuela,
14:23vous voyez.
14:23Encore le régime,
14:24des gens qu'on ne connaît pas
14:25et qui vont arrêter le nucléaire.
14:27Trump pourrait s'en contenter.
14:28Israël serait frustré.
14:30Mais Trump pourrait s'en contenter.
14:31Mais on ne sait pas encore.
14:32On n'est pas à la place de Trump.
14:33Est-ce que vous diriez
14:34que l'Iran a déjà perdu la guerre ?
14:36La supériorité américaine
14:38est totale.
14:39C'est évident.
14:39Ils ne peuvent pas
14:40ne pas la perdre.
14:41Il n'y a aucune question,
14:42par rapport à ça.
14:43Oui, il faut quand même voir.
14:44Simplement,
14:45on ne sait pas exactement
14:45quand, comment et
14:50les conséquences sur le plan
14:52sur le plan diplomatique,
14:55géopolitique au Moyen-Orient.
14:56Parce que quand même
14:57la grande surprise,
14:58même l'on reconnue,
15:00ça a été de voir que l'Iran
15:02a tapé Oman,
15:03a tapé les Émirats,
15:05alors que c'était
15:06non pas des alliés,
15:08mais c'était quand même
15:09notamment des interlocuteurs
15:11dans un dialogue de sourds
15:13avec les Occidentaux,
15:14notamment avec les États-Unis.
15:16Ça, c'est vrai des Omanais.
15:17Oui, c'est vrai pour Oman.
15:19En même temps,
15:20les Arabes voisins,
15:21même s'il y a quelques pays arabes
15:23un peu chiites dans la région,
15:24ils avaient peur de ça.
15:26C'est précisément pour ça
15:27qu'ils disaient à Trump
15:28de ne pas attaquer,
15:29tant qu'ils le savaient.
15:30Donc, ce n'est pas
15:30une surprise totale
15:32que l'Iran se soit défendue
15:34par tous les moyens.
15:34Ils s'y attendaient un peu,
15:36en fait.
15:37Bon, qu'est-ce que ça change
15:37pour la suite ?
15:38Ça va dépendre de l'issue.
15:39Si c'est le même régime
15:40qui a survécu,
15:41de Brick et de Broc,
15:42ou si c'est un vrai changement.
15:44Personne ne croit
15:45dans les experts,
15:45un changement immédiat facile.
15:48Donc, à ce moment-là,
15:48on a une longue période de chaos
15:49qui ne gênerait pas du tout
15:50les États-Unis,
15:52ni sans doute Israël,
15:53mais qui gênerait
15:53les pays arabes voisins.
15:54Et qui gênerait indirectement
15:57la Chine et la Russie.
15:59Pour la Russie,
16:00tout ça n'est pas mauvais.
16:01Pour la Chine,
16:02tout ça n'est pas mauvais.
16:02Pour la Chine, si,
16:03parce que déjà,
16:05ils faisaient venir du pétrole
16:06à hauteur de 20%
16:07avec le Venezuela,
16:08donc le changement de régime.
16:10Là aussi,
16:10les États-Unis
16:13ont pris la main
16:14sur le pays.
16:16Et puis là,
16:16sur l'Iran,
16:17c'est 30%.
16:17Donc, ça commence
16:18à faire beaucoup
16:19pour la Chine.
16:20Il ne me semble pas
16:21que ce qui se passe
16:21soit mauvais pour Poutine,
16:23en tout cas.
16:23Enfin, on verra.
16:24Pour Vladimir Poutine,
16:26la question,
16:26c'est maintenant
16:26de savoir
16:27où est-ce qu'il y a des armes.
16:28Est-ce que vous avez été surpris ?
16:31Est-ce que vous pensez
16:32qu'aujourd'hui,
16:33les Iraniens,
16:34en fait,
16:34arrivent au bout
16:35de leur arsenal de défense ?
16:37Je ne sais pas.
16:39qu'il y ait des centaines
16:40de commentateurs militaires
16:42qui, à mon avis...
16:43Je reçois le général
16:43qui se rendit ensuite,
16:44mais...
16:45Je n'ai pas d'informations.
16:46C'est évident
16:47que la supériorité américaine
16:50et israélienne,
16:51plus ou moins coordonnée,
16:52selon les mots,
16:52ne fait aucun doute.
16:53Il n'y a aucun doute
16:54au point d'arrivée.
16:55Mais on ne sait pas
16:56quels sont les stocks
16:57du missile,
16:58par exemple,
16:58les rampes de lancement.
17:00Il n'y a pas de doute
17:00sur l'issue de la guerre.
17:02Il n'y a pas de doute.
17:03On ne sait pas
17:03si c'est 8 jours,
17:0415 jours,
17:053 semaines.
17:05Ce qui change un peu la suite
17:08mesure de tenir éternellement
17:09qu'en tenu de sa base politique
17:11à lui.
17:11Il faut croiser
17:12les deux calendriers.
17:13Oui, et puis il y a
17:13vraiment les conséquences,
17:14et vous avez raison,
17:15sur l'économie mondiale.
17:17Parce que ça dépend
17:19beaucoup...
17:19Non, mais sur les conséquences
17:20politiques,
17:21parce que Trump voudrait
17:22essayer de perdre
17:22le moins possible
17:23les mi-termes...
17:24Ah, voilà le livre.
17:25Les mi-termes en novembre.
17:27Et là, il aggrave
17:28le risque de les perdre.
17:29On a quoi comme...
17:30Nous, Européens,
17:32on a quoi comme levier
17:33pour faire quelque chose ?
17:35Là-dessus ?
17:35Rien ?
17:36Oui.
17:36Non, on peut se...
17:37On peut se protéger
17:39plus ou moins intelligemment,
17:41plus ou moins efficacement,
17:41ce que fait la France
17:42est tout à fait correct.
17:44On peut s'occuper
17:45des ressortissants.
17:46On peut imaginer
17:47le Moyen-Orient d'après
17:49au relance
17:49ou non des accords d'Abraham,
17:50la dimension israélo-palestinienne,
17:52qui a beaucoup plus
17:53de conséquences pour nous
17:54en termes politiques,
17:55d'ailleurs,
17:55que l'affaire d'Iran.
17:56Mais on ne peut pas
17:56agir directement.
17:58Ni l'Allemagne,
17:59ni la Grande-Bretagne,
18:00ni la Pologne,
18:00ni l'Espagne,
18:01ni personne, en fait.
18:02Par rapport à ça,
18:03c'est les Européens
18:03d'aujourd'hui.
18:04Mais ce n'est pas nouveau,
18:05c'est vrai.
18:06Chaque fois que vous m'invitez
18:07et qu'on a une crise
18:07à commenter,
18:08la réponse est malheureusement
18:09la même.
18:10Oui.
18:10Pour le moment.
18:11Et encore,
18:12vous savez,
18:12je garde le meilleur
18:14pour la fin,
18:14entre guillemets,
18:15parce que vous,
18:16parmi vos thèses,
18:17vous réfutez complètement
18:18le fait qu'il y ait
18:18un couple franco-allemand,
18:20alors qu'historiquement,
18:21on nous a toujours dit
18:23qu'il y avait un couple
18:24franco-allemand,
18:25notamment,
18:25on l'a vu avec
18:26François Mitterrand,
18:27dont vous étiez...
18:28De Gaulle,
18:28Adénoir,
18:29Giscard-Schmidt,
18:30Mitterrand-Caulle,
18:31après c'est la runification,
18:33c'est fini ?
18:34On va revenir sur ça.
18:35La coopération n'est pas finie,
18:36mais le couple,
18:37qui est un terme très affectif,
18:38est fini après.
18:40J'ai encore une petite question,
18:41juste avant de revenir
18:42sur cette divergence
18:44quand même très forte
18:45entre les Allemands
18:46et les Français
18:48sur la question de défense
18:49et d'industrie de défense.
18:50Est-ce qu'on n'a pas été
18:52quand même,
18:52nous, Français,
18:53on n'a pas une énorme
18:55responsabilité,
18:55une forme de naïveté
18:57française incroyable
18:59vis-à-vis de Roméni,
19:00qu'on a accueilli
19:01à Neuf-le-Château,
19:02beaucoup d'intellectuels
19:03étaient autour de lui
19:04et on l'a presque soutenu
19:06pour qu'il aille au pouvoir.
19:07Je précise qu'à ce moment-là,
19:08vous n'étiez pas encore
19:08à l'Élysée
19:09avec François Mitterrand,
19:10c'était du temps
19:11de Valéry Giscard d'Estaing,
19:12Oui, à l'époque,
19:13indépendamment de ça.
19:14Rappelez-vous que l'ensemble...
19:15Il n'y a pas une naïveté française
19:16incroyable ?
19:17Pas française en particulier.
19:18Rappelez-vous que l'ensemble
19:19des commentateurs
19:20des émissions dans ce journal,
19:21les gens étaient contre
19:22le Shah d'Iran à l'époque.
19:23Oui, bien sûr.
19:24Donc les gens se réjouissaient
19:25de la chute du dictateur
19:27Shah d'Iran.
19:28Oui, oui.
19:29Donc, il y a bon...
19:30La France,
19:31il n'y a pas une politique
19:31française très particulière,
19:33d'autant qu'après...
19:33Mais on a accueilli
19:34pendant des années chez nous.
19:35D'autant que la France
19:37a fait en sorte
19:38que l'Iran ne gagne pas
19:39contre l'Irak
19:40dans la guerre interminable,
19:41ni l'inverse d'ailleurs,
19:42et qu'après,
19:43la France a joué
19:43un rôle très important
19:45pour qu'il y ait un accord
19:47pour mettre fin
19:47au nucléaire iranien.
19:49C'était l'idée notamment
19:50d'Obama,
19:51et que la France a joué
19:52un rôle très utile,
19:53notamment pour durcir.
19:54Donc des gens
19:55comme Dominique Villepin
19:56et Laurent Fabius
19:56sont joués un rôle important
19:57pour arriver à un accord
20:00vérifiable sur le nucléaire.
20:02Après, il y a la question
20:02des missiles.
20:03Donc il n'y a aucune
20:03complaisance française
20:05historique.
20:06D'accord.
20:06On va parler là-dessus.
20:07Alors, je reviens quand même
20:09sur...
20:09Je sais que c'est un sujet
20:10pour vous,
20:11que vous balayez
20:12d'un revers de main,
20:14Hubert Védrine,
20:15mais quand même sur
20:17la relation
20:18non pas le couple,
20:19la relation franco-allemande.
20:21Parce que, je vous disais,
20:22hier, je recevais
20:23Éric Trappier,
20:23le président
20:24d'Assaut Aviation,
20:25qui vous avez,
20:26qui est donc le Rafale.
20:27Il faut trouver
20:28un avion du futur
20:29pour le Rafale
20:30et normalement,
20:30il y avait en cours
20:32un projet,
20:33le SCAF,
20:34donc fabriqué,
20:35qui devait être fabriqué
20:36par Dassaut
20:37et par Airbus.
20:39Et on a vu,
20:40c'est un bras de fer
20:40absolument sans précédent.
20:42et visiblement,
20:45on va dans une impasse
20:46parce que
20:47Dassaut veut
20:48le leadership,
20:50Airbus se dit,
20:51il n'en est pas question.
20:53Frédéric Mers,
20:54le chancelier allemand,
20:55dit,
20:56il faut...
20:57Écoutez,
20:57si ça ne marche pas,
20:58tant pis,
20:58de toute manière,
20:59c'est même pas sûr
21:00qu'on ait besoin
21:00d'un même avion de combat.
21:02Et puis,
21:03vous avez Emmanuel Macron
21:03pour l'instant
21:04qui reste un peu...
21:05qui dit
21:05c'est incompréhensible tout ça,
21:07mais on a l'impression
21:08qu'on est complètement
21:08dans un corner.
21:10Ça veut dire
21:11qu'avoir une industrie
21:12de défense commune
21:13entre la France
21:14et l'Allemagne,
21:14on n'y arrivera jamais,
21:16Hubert Védrine.
21:17Alors,
21:18je ne balaye pas
21:18la relation franco-allemande
21:19d'un revers de main,
21:20je balaye les idées creuses
21:22qui font perdre du temps.
21:23Il faut relancer le coup
21:24pour relancer l'intégration.
21:26Je n'ai plus la question
21:27depuis la réunification.
21:28Il faut dire,
21:28on est des pays très différents.
21:29Oui,
21:30ça se voit.
21:31On désaccord sur plein de sujets,
21:32notamment l'énergie,
21:33encore plus que ce dont vous parlez.
21:35Enfin,
21:35industrie et énergie.
21:37Après,
21:37on a des intérêts vitaux
21:38pas définis tout à fait
21:39de la même façon,
21:40notamment maintenant à nouveau
21:41sur l'aéronautique
21:42et d'autres sujets.
21:43Il n'empêche,
21:43il n'empêche
21:45que s'il n'y a pas
21:46un accord franco-allemand
21:46sur certains grands sujets
21:47d'avenir,
21:49toute la méchanterie européenne
21:50ne marche pas bien
21:51et qu'il faut donc
21:52les trouver.
21:53Mais moi,
21:54je ne me sens pas,
21:55disons,
21:56légitime
21:57pour condamner
21:57la position de M. Trappier.
21:59Parce que Dassault,
22:00c'est une pépite absolue,
22:02pas un point à ça.
22:02Ils savent faire des avions.
22:03Il y a une dispute
22:04de leadership
22:05dans la coopération
22:07entre Airbus
22:08et Dassault
22:09qui sont deux
22:10magnifiques
22:11pour la France.
22:12Compte tenu
22:13de l'évolution
22:14de l'Allemagne elle-même,
22:15en disant
22:16on va faire
22:16la première armée d'Europe,
22:17l'Allemagne,
22:19il n'est pas très clair
22:20d'ailleurs sur l'insertion
22:21de la première armée d'Europe
22:22dans le système européen
22:23de demain,
22:24le futur pilier européen
22:25de l'Alliance Atlantique
22:26qu'il faut construire.
22:28Bon,
22:28et qu'en plus vous avez
22:29vous-même donné la réponse,
22:30on est même plus sûr
22:32par rapport à ces projets
22:32qui depuis 15 ou 20 ans
22:34qu'on ait besoin
22:35d'un avion de combat
22:36parce qu'il y aura
22:37des drones
22:37et des systèmes.
22:38Donc je pense
22:39que tout ça va être dépassé,
22:40qu'il n'y a à critiquer personne
22:41et qu'on va travailler
22:42sur la génération suivante
22:44et qu'on peut retrouver
22:45des convergences
22:46franco-allemande peut-être.
22:48Il faut les chercher
22:48en tout cas.
22:49Merci Hubert Bédrine.
22:50Juste encore une question,
22:53le chat,
22:54le petit chat
22:54comme on l'appelait,
22:55le petit chat,
22:56enfin le chat d'Iran,
22:58Redzap à la vie,
22:58ça peut être
23:00une solution
23:01momentanée ?
23:02Je n'en sais rien
23:03mais vous voyez comme moi
23:04que Trump n'a pas été convaincu.
23:06Donc pour le moment
23:06il ne joue pas cette carte,
23:08il attend la suite
23:09mais comme Trump
23:11ne sait pas lui-même
23:11s'il va rester engagé
23:13comme le souhaitent
23:14les Israéliens
23:14jusqu'à la chute du régime
23:16et un chaos éventuel
23:17dont il sortirait peut-être
23:18soit un général
23:19normalement nationaliste
23:21on va dire
23:21ou alors le fils du chat,
23:23la réponse n'est pas
23:24entre nos mains.
23:26Merci beaucoup
23:27Hubert Bédrine
23:28d'avoir été avec nous
23:28en s'amener
23:29des affaires étrangères
23:30et donc après l'Occident
23:32avec un point d'interrogation
23:33avec Maurice Gaudelier
23:34où justement vous posez
23:35c'était avant la guerre
23:36que vous l'avez écrit
23:37avant le conflit iranien
23:38On a commencé
23:39il y a plusieurs années
23:40Absolument
23:41mais qui montre quand même
23:41qu'on arrive sans doute
23:42à un moment un peu historique
23:44en tous les cas pour l'Occident.
23:45Merci infiniment
23:46d'être venu ici
23:47sur ce plateau
23:47dans un instant
23:48on te posera la question
23:49de savoir si l'économie mondiale
23:50va souffrir de ce conflit iranien
23:53en tous les cas
23:53elle est suspendue
23:54à la durée de ce conflit
23:55On en parlera
23:56avec les Générales Pellistrandi
23:57Patrice Joffron
23:58et Sylvain Bersinger
23:59A tout de suite
24:01BFM Business et la Tribune
24:03présente
24:06Le 18-19
24:07d'Edwis Chevrillon
24:11Vous êtes bien
24:12dans le 18-19
24:14mes invités
24:14pour essayer de voir
24:15l'impact de ce conflit
24:16sur l'économie mondiale
24:17ça commence un peu
24:19on le voit sur les bourses
24:20on le voit sur
24:20les marchés financiers
24:21on le voit sur le prix du pétrole
24:22on le voit sur le gaz
24:23sur le gaz
24:24on va essayer d'y voir
24:25un peu plus clair
24:26avec notamment un général
24:27forcément le général
24:29Bélistrandi
24:29qui est avec nous
24:30le rédacteur en chef
24:30de la revue Défense Nationale
24:32Bonsoir mon général
24:33j'adore dire mon général
24:34merci beaucoup d'être là
24:35on vous voit 24h sur 24
24:36chez nos confrères de BFM TV
24:38Patrice Joffron
24:39professeur à Dauphine
24:40directeur du Centre
24:41des Géopolitiques de l'énergie
24:42Bonsoir Patrice Joffron
24:43Bonsoir Église
24:43Un membre du cercle des économistes
24:45évidemment
24:45vous êtes aussi
24:46un des meilleurs spécialistes
24:47sur la question
24:48des matières premières
24:49et puis sur la question
24:50d'évolution du prix du pétrole
24:52et du gaz
24:53et puis à vos côtés
24:54Sylvain Bersinger
24:55excellente économiste
24:56évidemment
24:56fondateur du cabinet
24:57Bersinger Co
24:58Bonsoir Sylvain Bersinger
24:59Avec vous
25:00c'est presque une suite logique
25:02je le disais à l'instant
25:03en off
25:04donc on va essayer de voir
25:05où est-ce qu'on en est avec vous
25:08Général Pélistrandi
25:08on va voir avec vous
25:09Patrice Joffron
25:10qu'est-ce qui s'est passé
25:12parce qu'on voit bien
25:12qu'il y a un blocage
25:13qui est en train
25:14de se mettre en place
25:15en tous les cas
25:15sur le détroit d'Hormuz
25:17les conséquences
25:17que ça peut avoir
25:18et puis ensuite
25:18les conséquences
25:19sur la croissance mondiale
25:21et la croissance française
25:22forcément
25:23je commence par vous
25:24Général Pélistrandi
25:25est-ce que
25:26les Iraniens
25:27on peut dire
25:27qu'ils ont perdu la guerre ?
25:29Ils ne sont pas
25:30dans une position
25:31très favorable
25:32demain ça sera
25:33le septième jour
25:33de ce conflit
25:35qui a débuté
25:37très brutalement
25:37le 28 février
25:38avec une opération
25:39spectaculaire
25:40qui a été
25:40la décapitation
25:42du régime iranien
25:42mais pour autant
25:44alors ils résistent
25:45bien sûr
25:46à terme
25:47militairement
25:48ils n'ont pas
25:48les moyens
25:49de gagner
25:50la guerre
25:51mais la question
25:52est de savoir
25:53combien de temps
25:54ça va durer
25:55quelle est la capacité
25:57de résilience
25:58du régime iranien
26:00et quelles vont être
26:01les conséquences
26:03de cette phase
26:04qui pour le moment
26:05n'est que militaire
26:06il n'y a pas
26:06pratiquement pas
26:08de diplomatie
26:09là
26:10mais
26:11ce qui se passe
26:12c'est que
26:12chaque jour
26:13apporte son lot
26:14je dirais
26:14de mauvaises surprises
26:16et surtout
26:17pour qui ?
26:18je veux dire
26:19pour tout le monde
26:21d'expansion
26:22régionale
26:22c'est un conflit
26:24régional
26:25qui va avoir
26:26des conséquences
26:28mondiales
26:28et c'est bien ça
26:29ce qu'il faut
26:29prendre en compte
26:30ce ne sont pas
26:32telles qu'on l'a connues
26:33précédemment
26:33des frappes
26:34sur des groupes
26:34terroristes
26:35ici et là
26:36au Proche et Moyen-Orient
26:37là c'est vraiment
26:38une bascule géopolitique
26:41majeure
26:41dont on ne mesure pas
26:42encore
26:42toutes les conséquences
26:43mais on va essayer
26:44dans tous les cas
26:45de voir
26:46juste il y a quand même
26:46pour l'instant
26:47de la part de l'Iran
26:47je reviens sur ma question
26:48initiale
26:49500 missiles
26:502000 drones
26:50qui ont été lancés
26:51par l'Iran
26:52donc un avion
26:53qui a été abattu
26:55un bateau
26:56près de Sri Lanka
26:57est-ce qu'ils ont
26:58les moyens
26:59de tenir
26:59encore une fois ?
27:01c'est la question
27:02de savoir
27:02ont-ils suffisamment
27:03de stocks de missiles
27:06très certainement
27:07qu'il faut
27:08qu'ils les gèrent
27:08avec parcimonie
27:10c'est ce qu'ils font là
27:11et comment ça faire
27:12depuis hier
27:13voire avant-hier
27:14il semblerait
27:15par exemple
27:16que sur Israël
27:16il y ait eu moins de tirs
27:17de missiles balistiques
27:19qu'aujourd'hui
27:19mais à l'inverse
27:20ils ont des quantités
27:22de drones aériens
27:23ils ont aussi
27:24on pourra en reparler
27:26sur le plan maritime
27:27des capacités de nuisance
27:28et là
27:29ils peuvent tenir
27:30dans la durée
27:32et c'est ça
27:33le véritable problème
27:34c'est qu'ils peuvent
27:35harceler en permanence
27:38Bahreïn
27:38le Qatar
27:39les Émirats
27:40parce que là
27:41ils ont encore
27:42des capacités
27:43relativement conséquentes
27:44et c'est là
27:45en fait le nœud
27:46je me tourne vers vous
27:47Patrice Geoffron
27:47parce que
27:48en fait
27:49le nœud principal
27:50ils l'ont bien connu
27:52compris
27:52c'est le détroit d'Hormuz
27:53et c'est là
27:54où ils peuvent
27:56influer
27:56sur le trafic mondial
27:58parce que
27:58on l'a bien vu
27:59on peut faire le tour
28:00mais ça prend
28:00beaucoup plus longtemps
28:01ça coûte plus cher
28:02à ce moment-là
28:03on repart
28:03dans une spirale
28:05inflationniste
28:06et puis en plus
28:06ils ont quand même
28:07détruit
28:08la raffinerie
28:09de gaz
28:11du Qatar
28:12qui est le plus grand
28:13réservoir
28:13partiellement endommagé
28:14oui
28:15partiellement
28:15enfin pour l'instant
28:16ils ont bloqué
28:17Sophie
28:17ils ont arrêté
28:19la production
28:19le général
28:20le général l'a dit
28:21en fait
28:21les conséquences
28:22vont dépendre
28:22de la durée
28:23est-ce que ça va être
28:23une guerre du mois de mars
28:24et à ce moment-là
28:25les conséquences économiques
28:26y compris pour nous
28:27pour être assez limitées
28:28est-ce que ça va s'étendre
28:30sur la durée
28:30est-ce qu'il y aura
28:31simplement une thrombose
28:32c'est-à-dire
28:33le détroit bloqué
28:34ou des conséquences
28:36sur les infrastructures
28:38notamment de production
28:39de gaz naturel liquéfié
28:40Edwige
28:41vous venez de le souligner
28:42qui est sans doute
28:42la question la plus sensible
28:44si on essaie de faire
28:45un scénario optimiste
28:47alors avec beaucoup
28:47de guillemets
28:48parce que je ne suis pas certain
28:49que la situation
28:49se prête à l'optimisme
28:51mais on peut imaginer
28:53une attrition
28:54des capacités iraniennes
28:56durant le mois de mars
28:58et un retour
28:59à ce moment-là
29:00à la circulation
29:01dans le détroit d'Hormuz
29:02on observe que
29:03dans l'état actuel
29:04les choses
29:04finalement les réactions
29:05sur les marchés énergétiques
29:07ont été relativement limitées
29:09on est revenu
29:10à des prix du baril
29:11aux alentours de 85 dollars
29:12qui étaient simplement
29:13ceux qu'on avait
29:14avant l'arrivée au pouvoir
29:15de Donald Trump
29:16et qui sont
29:17très en deçà
29:18de ce qu'on a pu observer
29:19dans des tas de circonstances
29:20notamment en 2022
29:22une autre guerre
29:23et également
29:24une autre guerre énergétique
29:25au plus fort
29:26en tout cas
29:26durant la première année
29:27de l'invasion russe
29:29en Ukraine
29:30on était monté
29:30jusqu'à 130
29:31là on est très en deçà encore
29:33sur le gaz
29:34c'est plus préoccupant
29:35parce qu'au niveau européen
29:36on a une augmentation
29:37de 50%
29:38donc vigilance évidemment
29:39mais on peut dégaler
29:41la période de remplissage
29:43des stocks
29:43pour affronter
29:44l'hiver prochain
29:45étant donné
29:46qu'en matière de gaz
29:47on a des consommations
29:48qui sont en tout cas
29:49au niveau des ménages
29:50qui sont à l'antenne
29:51on a une consommation
29:54évidemment
29:54qui va baisser
29:55plus on va entrer
29:56dans le printemps
29:58si ça devait durer
29:59plus longtemps
30:00en revanche
30:00à ce moment là
30:00on pourrait
30:01justement
30:02j'ai envie de voir
30:03à partir de quand
30:04on est dans le rouge
30:05alors je ne sais pas
30:05si vous pouvez répondre
30:06chacun va me donner sa réponse
30:07à partir de quand
30:08on est dans le rouge
30:08Patrice
30:09et après Sylvain
30:10ce n'est pas très bien
30:10ce que c'est que le rouge
30:11si le rouge
30:11c'est une montée violente
30:12des prix
30:13c'est assez loin
30:14de fait
30:15si le rouge
30:16c'est une pénurie
30:18on est vraiment
30:18très très loin
30:20notamment parce que
30:20nous en Europe
30:21et nous singulièrement
30:22en France
30:22on importe assez peu
30:2470% d'énergie
30:25pour l'instant
30:26qui est décarbonée
30:27nucléaire
30:28et énergie renouvelable
30:28en ce moment
30:29pour l'électricité
30:30mais pas pour les usages
30:32notamment industriels
30:33et puis pour la mobilité
30:34mais on est de fait
30:36peu dépendant
30:37de cette zone
30:37c'est à dire que
30:38le choc pour nous
30:39sera en toute hypothèse
30:40pas de devoir faire face
30:42à une pénurie
30:42en revanche
30:43de devoir faire face
30:44à un prix à la pompe
30:45et un prix du mètre cube de gaz
30:46qui peut monter sensiblement
30:48mais ça n'est pas encore le cas
30:49oui
30:49il y a juste quelque chose
30:51après
30:51en fait il peut y avoir
30:52il y a plusieurs
30:53feux rouges
30:54en quelque sorte
30:55il y a le feu rouge politique
30:57par exemple
30:57si Donald Trump dit
30:58bon bah au bout de 15 jours
31:00ça suffit
31:00j'ai rempli mes objectifs
31:02si par contre
31:03la guerre
31:04se poursuit
31:05donc c'est ça
31:06toute la difficulté
31:07d'évaluer
31:08de pouvoir
31:08nous français
31:10et européens
31:11avoir
31:11pouvoir évaluer
31:13donc
31:13l'évolution
31:14de la situation stratégique
31:16et surtout
31:18de voir que
31:19le conflit
31:20ne s'étend pas
31:21or aujourd'hui
31:22c'est
31:22c'est l'Azerbaïdjan
31:24qui a été touché
31:25il peut y avoir
31:26un producteur
31:26de gaz
31:27et d'hydrocarbures
31:29voilà
31:29il peut y avoir
31:30d'autres conséquences
31:31et c'est ça
31:32enfin des ramifications
31:33si on peut dire
31:34exactement
31:34Sylvain Bersinger
31:36donc vous
31:37économiste
31:38qu'est-ce que vous
31:39redoutez
31:40quels sont
31:40les clignotants
31:42les signaux
31:43pas faibles
31:44mais les signaux
31:45contraires forts
31:45pour que ça a un impact
31:46sur la croissance
31:47je crois que
31:48la question de la durée
31:49est très importante
31:50on l'a dit
31:50et sur cette question
31:51de la durée
31:52je pense qu'un point
31:53important c'est
31:53est-ce que les infrastructures
31:54vont être détruites
31:55ou pas
31:55on a dit qu'il y avait
31:56eu cette attaque
31:56sur une infrastructure
31:58gazière au Qatar
31:59et si à la fin
32:01de ce conflit
32:02on ne sait pas
32:03quand il aura lieu
32:03on l'a dit
32:04mais si les infrastructures
32:05sont à peu près intactes
32:07les choses peuvent
32:08revenir assez vite
32:08à la normale
32:09si par contre
32:09il y a beaucoup
32:10d'infrastructures
32:10qui ont été détruites
32:11il faudra le temps
32:12de les reconstruire
32:12les remettre en état
32:13et là ça va durer
32:14je crois que la question
32:14de la durée
32:16est primordiale
32:17c'est la question
32:18de la durée
32:18et de la destruction
32:19la destruction
32:21entraîne aussi la durée
32:22ce que je trouve
32:23pour l'instant
32:24j'ai été plutôt surpris
32:25que les marchés
32:26que ce soit les marchés
32:26des prix d'énergie
32:27les bourses
32:28l'or
32:29les bourses
32:29c'est quand même
32:30assez violent
32:31elles ont baissé
32:31mais le général l'a dit
32:32on est quand même
32:33sur un choc
32:35géopolitique majeur
32:35on ne perçoit pas
32:36encore toutes les ramifications
32:37mais on perçoit
32:38que c'est quelque chose
32:38de majeur
32:39et oui les bourses
32:40sont baissées
32:42d'énergie ont augmenté
32:43mais ce n'est pas non plus
32:44une envolée hallucinante
32:47disons que quand j'ai vu
32:48ce scénario
32:48quand j'ai vu
32:49que j'ai appris
32:50que les gardiens
32:51de la révolution
32:51avaient annoncé
32:52le blocage du Détroit
32:53je m'attendais
32:53à des envolées
32:54beaucoup plus fortes
32:54je dois dire
32:55je trouve que pour l'instant
32:56alors après ça peut
32:57s'envenimer
32:57mais pour l'instant
32:58je trouve que les réactions
32:59au sens large
33:00des marchés financiers
33:01regardez le gaz
33:01il a un petit peu
33:02rebaissé récemment
33:03elles n'ont pas été
33:04aussi violentes
33:05qu'on aurait pu le prendre
33:06il y a un secteur
33:08qui m'inquiète
33:08c'est le secteur
33:09de l'aéronautique
33:10parce que
33:10les Dubaï
33:12alors ça on va
33:14oui vous avez raison
33:15et donc
33:16combien de temps
33:17ça va durer
33:18parce que
33:18très concrètement
33:19ça veut dire par exemple
33:20que les avions
33:22des compagnies
33:23du Golfe
33:24ne veulent pas
33:25donc
33:25d'une certaine façon
33:27on économise
33:28du potentiel
33:29mais ce qui veut dire
33:30que par exemple
33:31des commandes
33:31venant de ces compagnies
33:33auprès d'Airbus
33:34ou de Boeing
33:34pourront être retardées
33:36et ainsi de suite
33:37il y aura des conséquences
33:38dans la durée
33:39et vous avez tout à fait raison
33:40parce que je recevais lundi
33:41justement
33:41le président d'ADP
33:43d'Aéroport de Paris
33:44qui disait
33:45il y avait deux hubs majeurs
33:46qui s'appelaient
33:47Doha et Dubaï
33:48c'était la richesse facile
33:51tout le monde a vu ça
33:52tous les avions
33:53passaient par là
33:53et là maintenant
33:54il va falloir redistribuer
33:56donc ça c'est un point important
33:57je voudrais qu'on reste
33:57quand même
33:58un instant sur l'énergie
33:59l'augmentation
34:00des prix d'énergie
34:01on a vu que même en France
34:02il y a des gens
34:03qui font leur plein
34:04par petits bouts
34:05c'est quand même
34:06un petit peu bizarre
34:06juste une question
34:08vous vous dites
34:09on peut avoir
34:10un choc industriel
34:11avec ce blocage
34:14de ce détroit d'Ormose
34:15alors moi ce que je
34:16pourquoi vous allez jusque là
34:17alors je vais jusque là
34:18parce qu'encore une fois
34:19si sur la durée
34:20il devait y avoir
34:20enfin si
34:22cette situation
34:23devait s'inscrire
34:23sur la durée
34:24à ce moment là
34:24il va falloir regarder
34:25de très près
34:25au cas par cas
34:26secteur par secteur
34:29les conséquences
34:29de l'arrêt du trafic
34:30sortant et entrant
34:31parce qu'on exporte
34:32également vers la zone
34:33et de fait
34:33les navires
34:34pour l'heure
34:35ils sont bloqués
34:36de part et d'autre
34:37alors tout en haut
34:38on va trouver naturellement
34:38la chimie
34:39la pétrochimie
34:40pour des raisons évidentes
34:40on va trouver
34:41les engrais également
34:42on en parlait tout à l'heure
34:43en aparté
34:44et le secteur agricole
34:45mais de fait
34:46on n'en est pas là
34:46j'aimerais revenir
34:47juste un instant
34:48sur la question de la durée
34:49qui est absolument essentielle
34:50et pour anticiper la durée
34:52moi mon intuition
34:53mon pari presque
34:54c'est que
34:56les Etats-Unis
34:57n'ont pas
34:58beaucoup de temps
34:59devant eux
34:59pour une raison
35:00qui est également
35:01une raison économique
35:01la pire des choses
35:02qui pourraient arriver
35:03aux Etats-Unis
35:03ce serait que le prix
35:05à la pompe
35:05et c'est en train
35:06de s'opérer
35:07monte et monte
35:09significativement
35:10le prix est beaucoup
35:11plus sensible
35:12aux Etats-Unis
35:12parce que de fait
35:13il y a moins de taxes
35:14donc quand le prix
35:14du baril monte
35:15le prix à la pompe
35:16or Donald Trump
35:17a promis à sa base électorale
35:19de passer le galon
35:20le galon c'est 3,7 litres
35:22de 3 dollars
35:24à 2 dollars
35:24c'est pas du tout
35:25la direction
35:26qui a été prise
35:27il est à peine
35:27écorné au cours
35:28de sa première année
35:29donc cet engagement
35:30n'est pas tenu
35:31et là on va plutôt
35:32aller vers 4 dollars
35:33et à quelques mois
35:34des mi-terms
35:34et bien c'est la pire
35:36des choses
35:36et donc ça veut dire
35:37mais sous réserve
35:38de l'avis du général
35:39ça veut dire
35:40que le commandeur
35:42in chief
35:43peut tout à fait
35:43dans 15 jours
35:44dire j'ai atteint
35:45mes buts de guerre
35:46et j'ai gagné la guerre
35:47parce qu'il me semble
35:49qu'il a tout à fait
35:50la capacité à le faire
35:51parce que les tensions
35:52économiques
35:52vont commencer à paraître
35:53et sachant qu'il a
35:54moins de soutien
35:55que ses prédécesseurs
35:56dans des actions
35:57au Moyen-Orient
36:00et en France
36:01je reviens toujours
36:01un petit focus
36:02sur la France évidemment
36:04quel impact ça peut avoir
36:05on s'en souvient
36:06pendant le Covid
36:06mais quel impact
36:08ça peut avoir
36:08aujourd'hui
36:09ils étaient tous
36:10réunis
36:11toute l'industrie
36:11était réunie
36:12pétrolière
36:13était réunie à Bercy
36:14pour voir les conséquences
36:15que ça peut avoir
36:16je ne sais pas
36:16est-ce qu'il faut que l'État
36:17parce que pour l'État
36:18c'est un véritable bonus
36:19c'est un peu rapporté
36:205 milliards
36:20un bonus oui et non
36:22parce que
36:22s'il y a moins de croissance
36:24aussi
36:24ça veut aussi dire
36:25qu'il y aura moins
36:26de recettes fiscales
36:27donc je ne dirais pas
36:28que c'est un bonus
36:28pour l'État
36:30l'inflation va augmenter
36:31c'est une évidence
36:33les prévisions d'inflation
36:34qu'on a faites
36:34en début d'année
36:35il faut les revoir
36:35après à ce stade
36:37on n'est pas sur un choc
36:37inflationniste similaire
36:38à l'Ukraine
36:3922
36:40à l'époque
36:41le prix du gaz
36:41avait été multiplié par 10
36:42là il a augmenté de 50%
36:43le petrol avait atteint 120$
36:45là il est monté à 80 et quelques
36:47à l'époque
36:48il y avait aussi un choc
36:48sur l'agriculture
36:50puisque l'Ukraine
36:50exportait beaucoup de céréales
36:52donc on est sur un scénario
36:54de hausse de l'inflation
36:55de combien exactement
36:56on l'a dit
36:56c'est extrêmement dur à dire
36:57parce que ça va dépendre
36:58de la durée
36:59de l'ampleur de ce conflit
37:00mais à ce stade
37:01je trouve qu'on est sur
37:01un choc inflationniste
37:02qui est relativement limité
37:04donc oui
37:05si je dois faire une estimation
37:06à la grosse louche
37:07on va peut-être avoir
37:08un point d'inflation en plus
37:09sur l'année
37:09quelque chose comme ça
37:10ça c'est des choses
37:11vraiment dégénèrent
37:11mais je pense qu'on n'est pas
37:13en train de revivre
37:13en tout cas à ce stade
37:14le choc de 2022
37:15où l'inflation avait atteint
37:166-7%
37:17Justement
37:18le général Palisandri
37:19est-ce que pour vous
37:20pour rebondir
37:21ce que se vient de dire
37:21Sylvain Bersinger
37:23sauf si ça dégénère
37:24est-ce qu'il y a
37:26un risque d'embrasement
37:28je veux dire
37:29encore plus important
37:31parce que pour l'instant
37:31l'Egypte n'est pas du tout
37:32rentrée dans le conflit
37:33l'Arabie Saoudite
37:35on a vu que
37:36les Iraniens
37:38remerciés du fait
37:39de ne pas être intervenus
37:41comment est-ce que
37:42est-ce qu'il y a
37:42un risque d'embrasement
37:43encore plus grand
37:44où là on a un peu
37:46les cibles qui ont été
37:47délimitées
37:47Iran-Liban
37:49Je trouve que l'embrasement
37:50est déjà extrêmement important
37:51c'est-à-dire
37:52en gros ça va de Chypre
37:53et Chypre c'est l'Union Européenne
37:56pratiquement
37:56même jusqu'à l'Inde
37:57dans la mesure où
37:59la corvette qui a été coulée
38:01elle revenait
38:03d'exercice et de cérémonie
38:05en Inde
38:06et l'Inde a exprimé
38:07son mécontentement
38:08à l'égard des États-Unis
38:08donc déjà
38:11la zone couverte
38:12est déjà
38:13extrêmement importante
38:14avec toutes les ramifications
38:16que l'on n'a pas encore perçues
38:19par exemple
38:19le fait
38:20ne l'oublions pas
38:21que
38:22pratiquement
38:22les deux tiers
38:23des populations
38:25aux Émirats
38:26et
38:27au Qatar
38:28sont des
38:29travailleurs immigrés
38:30qui alimentent
38:31leur famille
38:32en Asie
38:34du Sud-Est
38:34donc que va-t-il se passer
38:36par exemple
38:38l'hôtellerie
38:38à Dubaï
38:39va quand même
38:40en prendre un sacré coup
38:41donc ça veut dire que
38:43un certain nombre de personnes
38:44vont se retrouver
38:46virées
38:47du jour au lendemain
38:48donc c'est ça
38:48tout ce qu'il va falloir
38:50mesurer
38:50en détail
38:51parce que
38:52les conséquences
38:53elles vont aller
38:54de l'Asie du Sud-Est
38:54jusqu'à l'Europe
38:56un cas très concret
38:57par exemple
38:57quel impact
38:58sur l'industrie
38:59du luxe
39:00français
39:00dont on sait
39:01que c'est quand même
39:03entre Doha
39:04et les Émirats Arabes
39:05unis
39:05ce sont de gros clients
39:06oui
39:07l'industrie du luxe
39:08qui va être
39:09évidemment touchée
39:10et alors là
39:11pour le coup
39:12on peut parler aussi
39:13de l'industrie
39:13de la défense
39:14l'industrie de la défense
39:15non
39:16aérienne
39:17je voudrais qu'on parle
39:18d'abord du trafic aérien
39:19ce que vous disiez
39:20tout à l'heure
39:20c'est un peu autre chose
39:21pardonnez-moi
39:21l'industrie de la défense
39:22j'y pensais à cause
39:23de trappiers
39:24d'Eric Trappier
39:25que j'avais hier
39:25sur le bras de fer
39:27autour du scaf
39:28ça c'est encore autre chose
39:29non
39:30sur les hubs
39:31dont vous parliez
39:33Doha
39:34Bahreïn
39:35il est sûr
39:36que du coup
39:36on va avoir
39:37les flux aériens
39:39le transport aérien
39:40mondial
39:40va complètement
39:41peut-être
39:42se retourner
39:43vers l'Inde
39:44vers les
39:45vers Charles de Gaulle
39:48Roissy
39:48en tous les cas
39:49ça c'est l'espérance
39:50du président de l'ADP
39:50mais on voit bien
39:51qu'il n'y aura plus
39:52cette espèce
39:53de hub
39:53de richesse
39:54de luxe
39:55qui existait
39:56avec la consommation
39:57dès que le trafic aérien
40:00sera rétabli
40:01les hubs
40:02techniquement
40:03on en a besoin
40:04donc ça
40:04de ce côté là
40:05oui mais ils peuvent se détourner
40:06c'est plus forcément
40:07oui d'ores et déjà
40:08on voit bien
40:09les lignes aériennes
40:10ils sont obligés
40:11de trouver des alternatives
40:12donc avec une augmentation
40:14par exemple des coûts
40:14parce que effectivement
40:15quand vous venez
40:16de l'Asie du Sud-Est
40:17par exemple
40:18de Thaïlande
40:19pour venir en Europe
40:19très souvent
40:20vous passez
40:20par Dubaï
40:23donc là
40:24il faut trouver
40:24des solutions alternatives
40:25qui ont un coût
40:28et qui vont se répercuter
40:30de manière
40:31alors durable
40:33ou pas durable
40:33ça ça va dépendre
40:34de la durée de la guerre
40:35mais sur l'économie
40:37du trafic aérien
40:39oui parce qu'en fait
40:39il y a aussi
40:40le versager
40:41en fait il y a quand même
40:42il y a l'énergie
40:43qui est touchée
40:43mais pas que
40:45donc il y aura le luxe
40:46la cosmétique
40:47il y a l'industrie financière
40:49aussi
40:49parce que l'été
40:50est quand même
40:51très centrée
40:51alors tout va pas
40:54être effacé
40:55avec ce qui s'est passé
40:56mais en tous les cas
40:56c'est quand même
40:57un petit coup sérieux
40:59porté à cette région
41:00oui clairement
41:01une ville comme Dubaï
41:02son modèle
41:03c'était
41:03le monde entier
41:04vient
41:05on a un présent aéroport
41:06venez faire la fête
41:07venez investir chez nous
41:08venez spéculer
41:09dans l'immobilier chez nous
41:10qui va encore vouloir
41:11acheter un appartement
41:12hors de prix à Dubaï
41:13si vous risquez
41:13d'avoir un drone iranien
41:14qui rentre dedans
41:15donc je pense que
41:16le modèle économique
41:17de Dubaï
41:18si la situation dure
41:19s'envenime
41:20et menace
41:20de dégénérer encore
41:22à l'avenir
41:22c'est un modèle économique
41:23du Dubaï ou d'autres
41:25des pays voisins
41:26ont essayé de copier
41:27un peu ce succès là
41:27c'est un modèle
41:29où vous essayez
41:31d'attirer le monde entier
41:32pour leur offrir
41:33de la détente
41:33des opportunités
41:35d'affaires
41:35et de la sécurité
41:36et s'il voulait sécurité
41:37ne tient plus
41:38et bien je pense
41:39que c'est un modèle économique
41:40qui peut être très fragile
41:41et très vulnérable
41:42en même temps
41:43ils ont toujours du pétrole
41:43n'est-ce pas
41:44pas très au fond
41:45mais peut-être
41:46que ça va là encore
41:47ça va modifier
41:48la carte non ?
41:50alors ça peut
41:51modifier la carte
41:52mais bon
41:53modulo la question
41:53des infrastructures
41:54mais en tout cas
41:54sur l'attractivité
41:55sur ce qu'on a dit
41:56sur Dubaï
41:57tout droit là
41:58je souscris
41:58il se pourrait
41:59qu'il y ait une perception
42:00du risque pays
42:01et moins d'attractivité
42:02sur le pétrole
42:04à partir du moment
42:04où on n'est pas relié
42:06directement par des tuyaux
42:07et où les navires
42:08peuvent circuler
42:08et bien si les infrastructures
42:10restent intactes
42:11ça redémarre
42:12en revanche
42:12c'est intéressant
42:13de notre côté
42:14de regarder
42:14et de se rappeler
42:15que finalement
42:16on vient de subir
42:17depuis le début
42:18de cette décennie
42:18qui devait être
42:19une décennie
42:20celle de l'accord de Paris
42:21et de dominer par la lutte
42:23contre le changement climatique
42:24on vient de subir
42:25deux guerres énergétiques
42:26et la deuxième
42:26est encore en cours
42:27et donc il me semble
42:28que c'est un contexte
42:29dans lequel il faut
42:29que plus encore
42:31on réfléchisse
42:32nous européens
42:32à nos dépendances
42:33et nous européens
42:34et nous français
42:35singulièrement
42:35on importe 99%
42:37de notre pétrole
42:38alors évidemment
42:38pas pour l'essentiel
42:40de cette zone
42:40et on importe
42:4296% du gaz
42:43et la question
42:45qui se pose à nous
42:46c'est est-ce qu'il est
42:46encore possible
42:47dans ce monde
42:48d'acheter du pétrole
42:50et du gaz
42:50simplement selon
42:51les lois du commerce
42:52avec la Russie
42:53c'est plus possible
42:53avec le Moyen-Orient
42:55ça le redeviendra peut-être
42:56mais avec un risque
42:57pays assez aigu
42:57et puis il y a
42:59les Etats-Unis
42:59de Trump
43:00qui n'offrent pas
43:01les meilleures garanties
43:02pour la suite
43:04en termes
43:04d'importation
43:05de gaz naturel
43:06liquéfié
43:06et pour moi
43:07c'est d'ores et déjà
43:08l'enseignement essentiel
43:09indépendamment de la durée
43:10qu'on doit retirer
43:12nous
43:12et y compris
43:12en termes industriels
43:13de ce qui est en train
43:15de se dérouler encore
43:16au Moyen-Orient
43:18après j'ai d'autres questions
43:19parce que c'est intéressant
43:20de voir aussi
43:20on parlait du Venezuela
43:22il y a le Venezuela
43:23aussi qui a été
43:25je veux dire
43:25les 20% allés vers l'Inde
43:28donc là
43:28c'est une source
43:29qui est vers la Chine
43:30pardon
43:30c'est une source
43:31qui starie
43:32on voit bien aussi l'Iran
43:33qu'est-ce qui va devenir
43:34le pétrole iranien
43:35mais on apprend à l'instant
43:36que l'Iran
43:37dit qu'il n'a pas
43:38l'intention
43:38de fermer Hormuz
43:40ça
43:41non
43:41est-ce que ça
43:42il y a quand même
43:43un petit signe
43:43on a le sentiment
43:45qu'on n'est pas
43:46à la désescalade
43:47mais on n'est plus
43:49à l'escalade
43:50où je me trompe
43:51général Pellisrandi
43:52alors en fait
43:53tout dépend
43:54des enjeux de pouvoir
43:55à Téhéran
43:56c'est-à-dire
43:56est-ce que
43:57autour des gardiens
43:58de la révolution
43:58ça c'est important
43:59comme déclaration
44:00bien entendu
44:00alors
44:02mais ça peut être
44:03très contradictoire
44:04c'est-à-dire que
44:05est-ce que
44:06à un moment donné
44:09ce qui reste
44:10du pouvoir iranien
44:11est-ce qu'il a été
44:11quand même
44:12fortement décapité
44:13considère qu'il faut
44:14essayer de trouver
44:15une voie de sortie
44:16pour se maintenir
44:19à la tête
44:20de l'Iran
44:21avec
44:22le fait que
44:23Donald Trump
44:23a dit cet après-midi
44:24sur Axios
44:25qu'il voulait
44:27choisir
44:28il voulait avoir
44:29un rôle
44:29un rôle
44:30choisir
44:31là aussi
44:32c'est une illusion
44:33complète
44:34le changement
44:35de régime
44:36en Iran
44:37ne peut venir
44:38que de l'intérieur
44:38et certainement pas
44:39il doit être
44:40impliqué
44:41je cherchais la phrase exacte
44:42impliqué
44:42dans le choix
44:43du successeur
44:44de Rameni
44:45bon
44:46donc tout ça
44:47fait que
44:47il y a des signaux
44:50contradictoires
44:50il y a eu
44:51un échange téléphonique
44:53entre le premier ministre
44:54Qatari
44:55et
44:56le ministre
44:58des affaires étrangères
44:59iraniens
44:59bon
45:00il y a des petits signes
45:02il y a des petits signes
45:03bon
45:03maintenant
45:04la problématique
45:05c'est que
45:08il y a la contradiction
45:09dans ce type de conflit
45:11on le voit
45:12de toute façon
45:12avec l'Ukraine
45:14et la Russie
45:14entre
45:16la logique
45:17d'escalade guerrière
45:18et puis
45:19le fait que
45:20certains pensent
45:20qu'il faut quand même
45:21trouver des solutions
45:22donc
45:23on va alterner
45:24des hauts et des bas
45:25avec des petits signes
45:26positifs
45:27et puis d'autres signes
45:28négatifs
45:28dans les jours qui viennent
45:29Patrice Geoffron
45:30qu'est-ce que vous pensez
45:31de ceux qui disent
45:31en fait
45:32Trump
45:33c'est une manière
45:34de faire la guerre
45:34à la Chine
45:35parce que c'est une grande
45:36rivalité
45:36la Chine
45:37parce que comme ça
45:38il attarie
45:39la source de pétrole
45:41vénézuélienne
45:41et puis là
45:42il tarie
45:43en tous les cas
45:44momentanément
45:44la source
45:46iranienne
45:47en termes de grands
45:48équilibres pétroliers
45:49ça vous paraît
45:49possible ?
45:49si c'est le cas
45:50ça me paraît
45:51très coûteux
45:52comme guerre
45:52si c'est le but de guerre
45:53ça me paraît très coûteux
45:54notamment parce que
45:55ce qui venait du Venezuela
45:57et de l'Iran
45:58spécifiquement
45:58c'était moins de 20%
46:00du pétrole chinois
46:01donc du pétrole
46:02la Chine parviendra
46:02oui mais 20 plus 20
46:03ça fait 40
46:04non non non
46:0420% au total
46:05entre le Venezuela
46:06et l'Iran
46:07oui le Venezuela
46:09ça comptait vraiment
46:10pour très peu de choses
46:11en revanche
46:12passer jusqu'alors
46:13par le détroit d'Hormuz
46:15du pétrole
46:16qui partait
46:16notamment d'Arabie Saoudite
46:17et qui pour l'instant
46:18n'arrive plus en Chine
46:21donc ça
46:21évidemment
46:22c'est transitoirement
46:22un problème
46:23c'est un problème
46:24qui est également
46:25une aubaine
46:26on n'a pas parlé de la Russie
46:26jusqu'à maintenant
46:27pour la Russie
46:27parce que plus
46:29le prix du baril monte
46:30plus finalement
46:31il est possible
46:32et en volume
46:33et un bon prix
46:33à la Russie
46:35de vendre son pétrole
46:36notamment à la Chine
46:37donc il y a une aubaine
46:38au moins transitoire
46:39et évidemment
46:39c'est un problème
46:40parce qu'on a deux théâtres
46:41de guerre
46:41et le Moyen-Orient
46:42occupe les esprits
46:43mais la guerre
46:44se poursuit
46:44dans le même temps
46:45en Ukraine
46:45et ce qui est en train
46:46de se passer
46:47évidemment
46:47est tout à fait
46:49problématique
46:49oui cela dit
46:50juste pour la Russie
46:51effectivement
46:52c'est une manière
46:53pour elle
46:53de fournir
46:54encore plus
46:56du pétrole
46:56à la Chine
46:57à l'Inde
46:58mais pas que
46:59transitant
47:00parfois par la Turquie
47:02sur le plan
47:02de la guerre
47:03en Ukraine
47:04quelles conséquences
47:04ça peut avoir
47:05alors il y a une conséquence
47:07très concrète
47:07c'est que
47:08l'Ukraine a un besoin
47:09très important
47:10de systèmes
47:12anti-aériens
47:12et que pour l'instant
47:13ils sont partis
47:15au moins en ailleurs
47:16ils sont ailleurs
47:16et que
47:17de toute façon
47:19les Russes
47:19ont
47:20les licences
47:21de fabrication
47:21des fameux drones
47:22donc ça va continuer
47:24et là
47:24entre guillemets
47:26c'est un boulevard
47:29pour Vladimir Poutine
47:31parce que
47:33dire le théâtre ukrainien
47:35est passé totalement
47:36sous
47:37sous les radars
47:39il continue
47:40par contre
47:42il y a quand même
47:43un volet
47:43qui est assez
47:45qui va falloir suivre
47:46de près
47:46c'est que
47:46bon
47:48Vladimir Poutine
47:49n'a pas exprimé
47:49ses sincères condoléances
47:51pour la mort
47:52du guide suprême
47:54la Russie
47:54perd quand même
47:55au fur et à mesure
47:56tout ce qui était
47:57ce qu'on va appeler
47:58entre guillemets
47:58ses proxys
47:59ses alliés
47:59voilà
48:00alors quelles seront
48:00les reconfigurations
48:02ultérieures
48:03mais en tout état de cause
48:04oui
48:04c'est une aubaine
48:05une opportunité
48:06pour Vladimir Poutine
48:08de continuer
48:10il nous reste deux minutes
48:11je vais peut-être demander
48:11à chacun justement
48:12de figer un peu
48:13ses positions
48:14si je commence par vous
48:15Sylvain
48:16Bersinger
48:18pour vous
48:19pour l'instant
48:20il n'y a pas
48:20d'inquiétude
48:21à avoir
48:21sur l'économie mondiale
48:22c'est juste
48:23l'acquisition de durée
48:24et des infrastructures
48:25mais au jour d'aujourd'hui
48:28on n'est pas
48:28dans le rouge vis
48:29on n'est pas
48:29dans un scénario
48:30de récession mondiale
48:32stagflation
48:32de récession
48:33oui non mais
48:34et de stagflation
48:35parce que certains disent
48:36on peut être
48:37en stagflation
48:38alors après ça dépend
48:38comment on définit
48:39la stagflation
48:40à partir de quel niveau
48:41de croissance
48:41et d'inflation
48:41on parle de stagflation
48:43mais c'est vrai
48:44que c'est un pas
48:44vers la stagflation
48:45en tout cas
48:45parce qu'il y aura
48:46forcément un peu plus
48:47d'inflation
48:47et un peu moins
48:48de croissance
48:48mais à ce stade
48:49je pense qu'on n'est pas
48:50sur un scénario
48:51catastrophe pour l'économie mondiale
48:53avec toute la précaution
48:54évidemment qui s'impose
48:55parce que les choses
48:56peuvent dégénérer
48:56et on peut assez vite
48:57basculer dans un scénario
48:58vraiment catastrophe
48:59Patrice Offron
49:00vous vous dites quoi
49:01à ceux qui se précipitent
49:02à la pompe là ?
49:03Je dis soyons sereins
49:04et il n'y a pas de raison
49:06c'est le syndrome
49:07du paquet de pâtes
49:08voilà on se précipite
49:09dans les rayons
49:11on achète
49:11les paquets de pâtes
49:12et on s'aperçoit
49:13qu'il n'y en a plus
49:13et on considère
49:14qu'on est en pénurie
49:15non ça ne marche pas comme ça
49:16et de fait
49:17il y a trois mois de stock
49:18en France
49:19de pétrole
49:20donc vraiment
49:20on peut être serein
49:21en revanche
49:22ça nous sert
49:22de piqûre de rappel
49:24après le début de la guerre
49:25en Ukraine en 2022
49:26dans lequel on a subi
49:27un choc violent
49:28et ça il faut le retenir
49:29et notre fragilité
49:31nous est rappelé à nouveau
49:33Général Pellistrand
49:34Je pense que pour le moment
49:35le bouleversement
49:36est plus géopolitique
49:38qu'économique
49:39mais tout va dépendre
49:40de la durée de la guerre
49:41Oui encore une fois
49:42c'est ça
49:43et pour l'instant
49:44vous n'avez aucune
49:47aucune anticipation
49:47C'est aucune anticipation
49:49est-ce que
49:50le système militaire iranien
49:51va tout d'un coup
49:52s'effondrer ?
49:53Parce qu'en fait
49:54il y a deux guerres
49:55quand même
49:55on le voit bien
49:56avec ce qui se passe au Liban
49:57actuellement
49:58alors c'est lié
49:59parce que l'Hezbollah
49:59est lié à l'Iran
50:00enfin vous avez le théâtre iranien
50:04et il y a le théâtre
50:05du Hezbollah
50:06du Liban
50:06Je dirais que c'est
50:07la même guerre
50:08avec deux théâtres différents
50:10il y a une interaction
50:11entre les deux
50:11il est sûr que
50:12si l'Iran s'effondre
50:14le Hezbollah s'effondrera
50:16voilà
50:17par contre
50:18si l'Iran
50:18tient
50:19le Hezbollah
50:20risque de continuer
50:21à essayer de
50:22perdurer
50:23dans ses attaques
50:24contre Israël
50:25Merci beaucoup
50:26Général Pellisrandi
50:27je rappelle que vous êtes
50:27rédacteur
50:28chef de la revue
50:28Défense Nationale
50:29vous connaissez bien
50:30la question
50:30de Rafale
50:33ou de Skaf
50:33merci beaucoup
50:34Patrice Joffron
50:35professeur Dauphine
50:36directeur du centre
50:36des géopolitiques
50:37de l'énergie
50:38on peut dire que
50:39vous venez de publier
50:39une note très intéressante
50:40justement
50:41dans The Conversation
50:42sur ce qui nous occupe
50:43et ce soir
50:44donc Hormuz
50:45et les conséquences industrielles
50:48accessible à tout le monde
50:50allez regarder
50:50c'est très intéressant
50:51merci beaucoup
50:52Sylvain Pinsager
50:52vous
50:52la note que vous avez publiée
50:54ce matin
50:55c'était sur le Made in Europe
50:56mais ça
50:56ça sera l'objet
50:57d'un autre débat
50:58là encore
50:59on voit que
51:00ce n'est pas forcément évident
51:01le Made in Europe
51:02parce que tout le monde
51:02il met des choses différentes
51:04mais ça c'est un autre débat
51:05merci à tous
51:06voilà vous retrouvez
51:07dans un instant
51:08Erwan Maurice
51:08le grand journal de l'écho
51:0919h-19h30
51:10bonne soirée
51:13le 18-19
51:15d'Edwish Chevrillon
51:16sur BFM Business
Commentaires