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  • il y a 8 heures
Regardez Le journal inattendu avec Stéphane Boudsocq du 16 mai 2026.

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00:00...
00:05Midi 30, 13h30, le journal inattendu, édition spéciale en direct de Cannes, avec Stéphane Boutsoc sur RTL.
00:14Bonjour à toutes et à tous, bienvenue en effet à Cannes, en direct du plus grand festival de cinéma au
00:19monde.
00:20Pendant une heure, on va vous en raconter toutes les coulisses avec celles et ceux qui le font au quotidien,
00:25les anonymes comme les organisateurs et bien entendu les artistes.
00:30Jusqu'à 13h30, nous allons accueillir dans ce studio RTL Virginie Effira, Géraldine Nacache, Artus, Pierre Lescure, David Lissnard, le
00:38maire de la ville
00:39ou encore Thierry Frémaux, le délégué général de ce festival.
00:43Programme 5 étoiles au moins, donc jusqu'à 13h30.
00:46Mais tout d'abord, on s'intéresse à l'actualité de ce samedi 16 mai 2026.
00:52C'est ça, c'est avec vous Thibaut Hu. Bonjour Thibaut.
00:54Bonjour Stéphane, bonjour à tous.
00:58Dans le Haut-Vernay, la maison secondaire des grands-parents du petit Émile visée par une tentative d'incendie.
01:04C'est là où le petit garçon a disparu il y a deux ans.
01:06Plusieurs départs de feu ont été constatés dans la nuit.
01:09Une odeur d'essence a été signalée sur les lieux et un homme de 78 ans a été interpellé et
01:15placé en garde à vue.
01:16Aucun blessé n'est à signaler. Écoutez Julien Pinelli, il est l'avocat de la grand-mère d'Émile.
01:21Pour l'heure, s'agissant des dégâts, il semble avoir été contenu puisque l'incendie ne se serait pas propagé
01:28à l'intérieur du logement
01:30d'après les premières constatations qui nous ont été communiquées.
01:34Il s'agirait effectivement d'une personne d'un certain âge.
01:37La question naturellement se pose de savoir s'il y a un lien entre cette personne et les faits sur
01:43lesquels porte plus généralement l'enquête
01:45s'agissant de la disparition du petit Émile. Ce sont autant de choses que nous l'espérons l'enquête pourra
01:51révéler.
01:51Dans quel état d'esprit se trouve votre cliente et sa famille ? Ils n'étaient pas sur place au
01:56moment des faits ?
01:56Ma cliente ni sa famille n'étaient présentes au moment des faits. Mais c'est naturellement quelque chose d'extrêmement
02:02difficile
02:03puisqu'ils se sont rendus immédiatement sur les lieux. Il est évident que la stigmatisation, en quelque sorte,
02:10dont a été l'objet ma cliente s'agissant des faits relatifs à la disparition de son petit-fils
02:16peut aussi naturellement engendrer dans certains esprits des comportements, des débordements.
02:23Nous espérons naturellement que les faits qui ont été commis cette nuit au Auvergne
02:28ne soient pas le résultat de cet emballement et qu'une personne ait cru
02:33pouvoir justement s'en prendre à ce domicile du fait des accusations
02:38qui ont un temps été portées à l'encontre de ma cliente
02:41et la suspicion qui a pu être portée à l'endroit de sa famille.
02:44Julien Pinelli, l'avocat de la grand-mère d'Émile au micro RTL de Guillaume Ouattara.
02:48L'avocat de Patrick Bruel prend la parole sur RTL.
02:52Christophe Ingrin était l'invité d'Antoine Cavallero ce matin.
02:55Il revient sur la plainte pour viol déposé par Flavie Flamand contre le chanteur.
03:00L'effet remonterait à 1991 alors qu'elle avait 16 ans.
03:04Elle affirme avoir été droguée avec un thé puis raconte un black-out.
03:08Patrick Bruel conteste tout en bloc.
03:10Son avocat dénonce une chasse contre son client.
03:12Il évoque des faits prescrits.
03:14Cette plainte concerne des faits qui sont passés il y a 35 ans.
03:17Donc tout le monde sait que c'est une plainte qui n'aboutira pas.
03:20L'effet qui était recherché, c'était un effet d'écho qui est celui qui lui est donné.
03:26Ça n'avait pas réussi jusqu'à présent.
03:27Ça a réussi aujourd'hui.
03:29Ça n'a pas d'autre objet que de mettre en cause publiquement pour des accusations infamantes Patrick Bruel.
03:36Christophe Ingrin, l'avocat de Patrick Bruel dans RTL matin au micro d'Antoine Cavallero.
03:40Plana Radenovic, bonjour.
03:42Bonjour.
03:43Vous êtes journaliste, police-justice pour RTL.
03:45Cette question, Plana, peut-on être aussi sûr que les faits que dénonce Flavie Flamand seront prescrits ?
03:51Alors, ce n'est pas si simple.
03:52D'ailleurs, Flavie Flamand a choisi pour la représenter une avocate spécialiste des cold cases et de la prescription.
03:59C'est maître Corinne Hermann qui est aussi l'avocate de plusieurs plaignantes dans l'affaire PPDA,
04:04où elle conteste aussi la prescription.
04:07Son argument juridique est celui de la sérialité et de la connexité des faits dénoncés.
04:12En clair, lorsqu'un même auteur est accusé d'avoir commis les mêmes types de faits sur une période donnée,
04:18la prescription glissante s'applique.
04:21Ça veut dire que les faits récents permettent de lever la prescription des faits plus anciens.
04:26Elle s'appuie, l'avocate, sur la jurisprudence du violeur de la Sambre,
04:30condamné, lui, pour 54 viols et agressions sexuelles, dont la plupart, pris isolément, étaient prescrits.
04:37Et ce qu'a aussi mentionné Christophe Ingrin sur RTL ce matin pour défendre son client,
04:41c'est la relation qu'auraient entretenues Patrick Bruel et Flavie Flamand, après l'effet présumé.
04:46Je connais Flavie Flamand depuis longtemps.
04:48Flavie Flamand l'a reçue à de multiples reprises dans ses émissions de télévision.
04:52Il suffit d'aller se promener sur YouTube ou Dailymotion
04:55pour voir l'atmosphère qui régnait sur les plateaux lorsqu'ils se voient.
05:00On voit qu'ils se connaissent très bien, qu'ils sont très proches.
05:02Ils sont partis, ils se sont retrouvés en vacances ensemble pendant de multiples années, jusque récemment.
05:07Et aujourd'hui, ces accusations qui viennent de nulle part, qui correspondent à rien,
05:11alors il est dans la situation de quelqu'un qui doit affronter la campagne médiatique
05:15à laquelle on assiste en ce moment.
05:17Planar Adénovitch, la justice peut-elle être sensible à ce genre d'argument ?
05:21Alors oui, c'est ce qu'on appelle un argument de contexte,
05:24mais qui ne concerne pas cependant les faits en eux-mêmes.
05:28Car pour déterminer si Patrick Bruel a violé ou non Flavie Flamand en 1991,
05:33la justice va vérifier si à l'instant T, l'un des quatre critères qui caractérisent un viol
05:39peut être prouvé, la violence, la menace, la contrainte ou la surprise.
05:43J'ai pu assister notamment à un procès, celui du violeur de Tinder,
05:47où les avocats de la défense avaient mis en avant des textos, des plaignantes,
05:51des textos envoyés après les viols dénoncés, sur un ton amical, voire plus.
05:56Eh bien, les magistrats de la cour criminelle avaient considéré alors que ça ne prouvait rien,
06:00et que le comportement d'une victime après son viol pouvait relever de mécanismes
06:04comme l'amnésie traumatique.
06:06Le violeur de Tinder, lui, a été condamné à la peine maximale,
06:0920 ans de réclusion criminelle en appel.
06:11Merci Planar Adénovitch du service Police Justice de RTL.
06:15On le rappelle au moins, 8 plaintes, dont 7 en France,
06:18visent actuellement Patrick Bruel, présumé innocent.
06:21Le pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre.
06:24Cette annonce du Vatican, c'est la première visite dans l'Hexagone d'un souverain pontife
06:29depuis 18 ans.
06:30Il se rendra notamment à Paris, au siège de l'UNESCO.
06:33Gérald Darmanin sera à Alger lundi avec plusieurs magistrats.
06:38Le garde des Sceaux doit notamment évoquer la coopération judiciaire
06:42entre la France et l'Algérie,
06:44et notamment le cas sensible de Christophe Glaze,
06:46le reporter français condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme.
06:51Il est incarcéré à Alger depuis près d'un an.
06:53L'armée israélienne confirme la mort du chef de la branche armée du Hamas
06:58dans une frappe à Gaza.
06:59Il est présenté comme l'un des principaux architectes de l'attaque du 7 octobre.
07:03L'état hébreu qui a annoncé de nouvelles frappes contre le Hezbollah,
07:07des tirs malgré l'annonce de la prolongation du cessez-le-feu hier.
07:10Plusieurs zones du sud-Liban ont été ciblées.
07:13Retour en France à Lille, c'est un week-end de grisailles et de pluie
07:16qui s'annonce, un temps mitigé qui pousse les commerçants
07:19que vous avez rencontrés à s'adapter, Romare Caillé.
07:22Oui, malgré des robes légères aux couleurs flashy installées en vitrine,
07:26Jenny le reconnaît.
07:27Dans sa boutique, les clients boudent la collection printemps-été.
07:30Elle continue de vendre des vêtements d'hiver.
07:32On voit que ça part encore bien, donc c'est pas le moment de les enlever.
07:35C'est vrai qu'hier, il a grêlé, donc on préfère laisser les pules encore en rayon
07:38et donner de quoi se couvrir.
07:41Des surchemises, des petites vestes.
07:43Même constat dans ce restaurant en plein cœur du Vieux-Lille, avec le vent, la pluie
07:47et les températures qui ne dépassent pas les 13 degrés.
07:50La terrasse est déserte.
07:52Axel installe surtout les clients à l'intérieur.
07:54Là, étant donné le temps assez mitigé d'aujourd'hui, les gens vont plus demander à être à l'intérieur.
07:58Au niveau des plats du jour, on essaie de faire des plats un peu plus chauds, un peu plus réconfortants
08:04qui vont permettre aux gens de se réchauffer un petit peu.
08:06Vous connaissez le plat du jour d'aujourd'hui ou pas en plus ?
08:08C'est une poêle hélandaise, du coup, plus à partir de pommes de terre, des chalotes
08:11de beurre, donc des plats quand même bien assez gras et avec des gésiers.
08:16C'est une viande caoutchouteuse, un peu lourde quand même.
08:19C'est pas par exemple une petite salade qu'on va se manger un peu en été.
08:22Conséquence de la météo, il a décidé de repousser d'une semaine la mise en place
08:26de sa carte estivale.
08:27Le soleil et surtout la chaleur devraient faire leur retour vendredi prochain.
08:31Romaric Caillé, correspondant de RTL dans le Nord, et l'île devrait retrouver
08:34des couleurs d'ici le week-end prochain. Grand soleil et jusqu'à 27 degrés prévus
08:39sur tout le territoire. Météo complète en fin de journal.
08:41La finale de l'Eurovision, c'est ce soir en Autriche, Monroe.
08:45La candidate française passera en 15ème position.
08:47Ce sera vers 22h20 avec sa chanson « Regarde », Monroe classée 9ème
08:53par les bookmakers, mais très très applaudie en salle par le public.
08:56Alors Laurent Marcic a pesé le pour et le contre avec Benoît Blazic,
09:01secrétaire général du club officiel des fans de l'Eurovision, présent à Vienne.
09:04Monroe est jeune, elle a 17 ans, ses qualités lyriques sont indéniables,
09:08répétition après répétition, on a vu que sa voix ne faillissait pas.
09:13Elle a la présence sur scène, c'est l'original comme proposition française cette année,
09:18et cela change des balades que l'on a envoyées année après année.
09:22A l'inverse, qu'est-ce qu'il pourrait faire qu'elle ne l'emporte pas ?
09:26Parce que ça peut être du déjà vu, ça fait deux ans que du pop lyrique gagne à l'Eurovision,
09:30elle n'est pas la seule justement à faire du lyrique cette année,
09:33si on pense à l'Australie et sa superbe chanson.
09:38Je pense qu'on a voulu épurer la scénographie,
09:41les autres pays ont créé des vidéoclips sur scène grosso modo,
09:45avec un vrai décor, avec du happening permanent,
09:47là c'est simplement Monroe qui chante, qui avance,
09:49cette avance scène et rien de plus, même si c'est groupé à la fin.
09:53Le tableau final, ok, est très très très beau,
09:55est-ce que ça va être suffisant ? Pas certain.
10:02Benoît Blasic au micro de Laurent Marsic à Vienne,
10:05l'Eurovision c'est à suivre ce soir en live sur rtl.fr à partir de 21h.
10:09Le sport et le football avec ce soulagement pour les verres victoires hier face à Rodez,
10:14au terme d'une séance de tir au but irrespirable,
10:16le club 3ème de Ligue 2 tentera donc de revenir dans l'élite contre le 16ème de Ligue 1,
10:21qui sera connu demain.
10:22Toute l'actu du football ce sera bien sûr de 19h à 21h dans On refait le match avec Philippe
10:27Sanfourche.
10:28La météo du jour, Valérie Quintin, on a eu de la chance ce matin avec du soleil,
10:32mais la donne va changer cet après-midi.
10:34Alors le soleil se maintiendra sur toutes les régions méditerranéennes,
10:37à contrario, les éclaircies matinales sur un très large car nord-ouest vont peu à peu s'effacer
10:42au profit d'un ciel plus nuageux.
10:43Par ailleurs, de nouvelles pluies aborderont la Bretagne cet après-midi,
10:47rejoindront la Normandie et les Pays-de-Loire en fin de journée.
10:49Entre les deux, soit du sud-ouest aux Alpes et en montant jusqu'à la Lorraine et à l'Alsace,
10:53le ciel va rester bien chargé avec des pluies ponctuelles.
10:56Si on veut garder une pointe d'optimisme toutefois,
10:58ces pluies seront un petit peu plus espacées qu'hier.
11:01Restent les températures fourchettent de 13 à 22 degrés au plus chaud de la journée,
11:0416 degrés à Paris, 20 degrés à Cannes.
11:07Merci Valérie Quintin.
11:09Et tout de suite, direction La Croisette, Cannes.
11:11On vous retrouve en direct, Stéphane Boutsoc.
11:13Merci Thibault.
11:14On vous retrouve évidemment à 13h pour l'essentiel de l'actualité.
11:18Pour l'instant, en effet, 12h41.
11:30En direct, en effet, du palais des festivals de ce 79e festival de Cannes
11:36face à ce sublime vieux port de Cannes avec le château du Suquet en fond de studio.
11:41Je vous rappelle que jusqu'à 13h30, on va vous faire plonger vraiment au cœur de cet événement,
11:47de ce festival.
11:47C'est le plus grand festival du cinéma au monde.
11:51Et première de nos invités, elle vient de s'installer, c'est Géraldine Nakache.
11:55Bonjour Géraldine.
11:55Bonjour.
11:56Merci infiniment d'être là.
11:57Merci à vous.
11:58Vous savez quoi Géraldine ?
11:58Je me souviens, il y a un an, quasiment jour pour jour, vous étiez là.
12:01Absolument.
12:02Et on se parlait de vos projets.
12:04Et il y avait ce film qui allait être tourné, qui s'appelle « Si tu penses bien ».
12:09Je l'ai vu, moi, ce film.
12:10Il a été projeté hier.
12:13Ovation à la fin.
12:14On va en parler parce que c'est un film qui vous tient à cœur.
12:17Filme dense, dur même.
12:19Mais cet événement-là, quand on est dans la salle et qu'il y a ces centaines de personnes
12:24qui regardent le film, qui l'aiment, qu'est-ce qu'on ressent ?
12:26Qu'est-ce que vous avez ressenti hier ?
12:27J'ai volé.
12:28J'ai toujours rêvé d'être un oiseau.
12:29Là, hier, j'étais un oiseau.
12:31Et c'était très particulier parce que c'était la première fois que je montrais le film à un public
12:34puisqu'il y a encore un mois, j'étais dans des salles de mixage à parler du film techniquement.
12:39Et du coup, personne n'a vu ce film.
12:41Et hier, le présenté à Cannes, au royaume du cinéma, il s'avère en plus que c'est une ville
12:47où je passais le plus clair de mon temps en vacances avec mes parents quand j'étais petite.
12:51Donc, il y avait tout un tas de choses comme ça qui me faisaient me dire que j'avais de
12:54la chance
12:55et que je me sentais très honorée d'être là.
12:56Alors, si tu penses bien, c'est un film qu'on découvrira en salle le 16 septembre prochain.
13:02C'est votre quatrième réalisation, Géraldine.
13:04La troisième en solo.
13:05Après, notamment, Tout ce qui brille ou encore Giroud Tuira, il y a quelques années.
13:10Je vais essayer de résumer l'intrigue.
13:12L'intrigue, après on va en parler, c'est l'histoire d'un couple, Gilles,
13:16qui est joué par Monia Chocry, formidable comédienne, et Jacques Niels-Neder.
13:20Alors, en apparence, c'est un couple et une famille idéale.
13:23Ils s'aiment beaucoup.
13:24Ils n'ont pas vraiment de soucis d'argent, sauf qu'on va découvrir, au fur et à mesure du
13:28film,
13:28que Jacques est quelqu'un de violent.
13:31Alors, pas forcément physiquement, mais psychologiquement,
13:33et qui a l'emprise sur sa femme.
13:37Vous y ajoutez la religion, on va en parler après.
13:40C'est votre premier film depuis sept ans de réalisatrice.
13:42Donc, j'imagine, en le voyant, que ce film-là, il n'arrive pas par hasard.
13:47Là, maintenant, dans votre parcours de comédienne,
13:50l'idée de mettre en scène cette histoire-là, elle part d'où, Géraldine ?
13:54Le point d'entrée, c'était vraiment sur le regard des gens,
13:58le regard de l'entourage, l'entourage de ces femmes-là,
14:01qui ne savent jamais comment ils doivent intervenir.
14:04Est-ce qu'ils doivent intervenir ? Est-ce qu'ils voient bien ?
14:06Est-ce qu'ils pensent bien, justement ?
14:07Est-ce qu'ils ne se trompent pas ?
14:09Parce que j'ai été aussi de ce côté-là, de ces gens-là,
14:12qui semblent comprendre, voire quelque chose tourner mal
14:17chez une amie ou chez une proche.
14:19Je me suis souvent dit, mais est-ce que j'ai le droit de parler ?
14:21Est-ce que j'ai le droit de dire ?
14:22J'ai souvent eu peur de couper le lien aussi, notamment.
14:24Et puis, j'ai mal dit ou je n'ai pas dit au bon moment.
14:26Alors, le point d'entrée de l'écriture du film, c'était ça.
14:28C'était le regard des autres.
14:30Comment on en a besoin ?
14:31Et puis, après, avec David Lambert, le co-scénariste,
14:34on a été chercher ces femmes victimes de ces violences
14:37qui sont souvent sourdes et cachées.
14:40La plupart du temps, puisqu'elles sont au sein du couple
14:42et de l'intimité, et de ce qu'il y a de plus sacré,
14:44a priori, c'est la famille.
14:45Et puis, on nous dit tout le temps, nous, depuis qu'on est petits,
14:48la famille, il faut se bagarrer pour que ça dure,
14:50c'est compliqué, mais il faut s'y tenir.
14:52Alors, du coup, il y a comme cette injonction
14:54à bien penser, quoi, et à se dire, ça va aller.
14:58Et du coup, ce film, c'est peut-être une réponse
15:00à ce qu'on dit à ces femmes en permanence.
15:03Mais pourquoi t'es pas partie plus tôt ?
15:04Ben, c'est pour ça, en fait.
15:05Parce que c'est finalement assez insidieux,
15:08c'est toujours sur le fil.
15:09On sait pas vraiment...
15:10D'ailleurs, les victimes ne savent jamais vraiment trop
15:12si elles sont victimes.
15:14Parce que ces hommes-là
15:17continuent perpétuellement
15:18à mettre le doute, comme ça, dans le cerveau de ces femmes-là.
15:21C'est un film, évidemment, donc c'est une fiction
15:23inspirée, j'imagine, de choses réelles et témoignages.
15:26Vous le disiez, le rencontre.
15:28Est-ce que le cinéma, et notamment sur ces sujets-là,
15:31Géraldine Nakache, selon vous, il a une vertu ?
15:34On entend régulièrement et heureusement
15:36de plus en plus les femmes, victimes,
15:38parce que ce sont souvent les femmes,
15:40raconter, oser parler.
15:41Il y a l'affaire Patrice Bruel en ce moment, par exemple.
15:44Est-ce que pour vous, faire un film comme ça, en 2026,
15:47c'est aussi la vocation à libérer encore plus la parole ?
15:50Bien sûr, bien sûr.
15:52Et justement, avec les films que j'ai écrits,
15:55à chaque fois, je questionnais comme ça le féminin,
15:57et puis tout d'un coup, à l'âge que j'ai aussi,
15:59probablement aujourd'hui, et puis à la place que j'ai,
16:01je me suis dit que c'est sujet qui m'obsède
16:04autour du féminin, depuis tout ce qui brille.
16:06Oui, c'est vrai.
16:07Oui, finalement, c'est aussi ça.
16:09Aujourd'hui, j'ai peut-être la force et le courage
16:12de pouvoir parler pour ces femmes-là,
16:13et de mettre en lumière ça,
16:15et de dire aux gens qui les entourent,
16:18si vous voulez les aider, parlez pour elles.
16:20Elles ne pourront peut-être pas parler.
16:22Et c'est vrai que c'est un angle mort,
16:23c'est un endroit où on se dit,
16:25est-ce qu'il se passe vraiment quelque chose ?
16:27Non, mais il ne se passe pas grand-chose.
16:28C'est ça, le couple.
16:28C'est ça, non, le couple ?
16:29Non, ce n'est pas ça, le couple.
16:31Géraldine Nakache, vous restez avec nous.
16:33Avec plaisir.
16:33C'est notre premier invité, on attend Virginie Fira dans les minutes qui viennent.
16:37D'ailleurs, c'est intéressant parce que Niel Schneider joue dans votre film.
16:40C'est vrai.
16:41Et il a monté les marches lui aussi hier,
16:43et il a plusieurs films ici à Cannes.
16:44On marque une pause,
16:45et dans un instant, on revient ici sur la terrasse du Palais des Festivals
16:49pour ce journal inattendu.
16:51Il est 12h47, à tout de suite.
16:53Bonne journée sur RTL.
16:59RTL, votre radio.
17:03Mathilde nous parle.
17:0513h30, le journal inattendu.
17:07Édition spéciale en direct de Cannes.
17:09Avec Stéphane Boutsoc sur RTL.
17:12En direct, en effet, de la terrasse, d'une des terrasses du Palais des Festivals
17:16pour cette 79e édition.
17:18Notre premier invité, c'est Géraldine Nakache.
17:20Trèses projections hier de votre quatrième film de réalisatrice, Géraldine,
17:24si tu penses bien, qui, je le rappelle, sortira en salle le 16 septembre prochain.
17:28On parlait de cette thématique très lourde,
17:31de cette violence psychologique au sein du couple.
17:34C'est intéressant dans votre parcours.
17:35Alors, vous ne jouez pas dans le film, je précise, vous l'avez mise en scène.
17:38Mais même dans votre parcours de réalisatrice,
17:40on évoquait tout ce qui brille, qui a été votre premier très gros succès.
17:44On vous a associé au tout début de votre carrière à la comédie,
17:48et vous avez fait de grandes comédies populaires.
17:49Et puis, plus ça va, je dirais, plus...
17:52Non, mais c'est vrai, plus...
17:53Plus ça va, plus elle s'enfonce dans les méandres du drame.
17:56Mais plus vous allez vers autre chose,
17:58mais si on repense à tout ce qui brille,
18:00il y avait aussi des thèmes graves et durs dans le film.
18:03Absolument, je suis d'accord.
18:03Je suis d'accord.
18:04Couper le cordon, c'est un vrai sujet, quoi,
18:07de cette post-adolescence,
18:09comment on devient une femme,
18:10comment on assume...
18:12Mais c'est vrai que le film a été pris comme ça...
18:14C'est vrai que la coquille est quand même...
18:16On se marre aussi, donc la coquille, c'est de la comédie,
18:18mais c'est vrai qu'on a un peu balayé après les sujets un peu plus denses
18:22liés à cette période de la vie d'une jeune femme, justement.
18:25Et moi, ça m'allait très bien.
18:27Mais je sais moi-même combien ça a été délicat de raconter cette histoire-là,
18:33parce que je sais qu'elle torture les femmes de cet âge-là,
18:35les jeunes femmes de cet âge-là,
18:37qui se disent, mais moi, je ne veux pas qu'on sache d'où je viens, quoi.
18:41Et du coup, quand je me mets à l'écriture de Si tu penses bien,
18:4416 ans après,
18:46ça ne me semble pas tout à fait fou.
18:48On me dit, tu changes de registre et c'est un tournant,
18:50mais en fait, encore une fois, je questionne...
18:53Enfin, c'est la question du féminin, tout ça, quoi.
18:55Les femmes de cet âge-là, de mon âge aujourd'hui,
18:58à quoi elles sont confrontées.
18:59Ça veut dire que c'est un film de réalisatrice
19:01que vous n'auriez peut-être pas tenté
19:03ou que vous n'auriez peut-être pas écrit il y a une dizaine d'années,
19:06mais encore...
19:07Oui, je n'aurais peut-être pas écrit il y a une dizaine d'années ce film-là.
19:09Et aussi parce que j'étais prête aussi
19:11à embrasser la facture du drame,
19:14parce que je pense qu'il faut l'être,
19:16il ne faut pas se cacher.
19:17C'est des sujets...
19:18Moi, c'est l'histoire du film qui m'a amené cette facture-là.
19:22C'est parce que j'avais besoin de raconter cette histoire
19:24que c'est un drame.
19:25Mais ce n'est pas parce que je voulais faire un drame
19:26que j'ai voulu raconter cette histoire, vous voyez ?
19:28Il y a un autre aspect extrêmement intéressant dans le film,
19:31je le disais en commençant,
19:32c'est la religion.
19:33Parce que ce couple, Jacques et Gilles,
19:35ils sont juifs, ils sont très pratiquants.
19:37Lui est très très pratiquant, notamment.
19:39Et tout au long du film,
19:41on voit la religion un peu comme une entrave.
19:44Et je ne vais surtout pas raconter ce qui se passe.
19:46Et à un moment, finalement,
19:47c'est la religion qui va aussi aider,
19:49qui va aussi sauver.
19:51Vous teniez à ce qu'il y ait cet aspect-là,
19:54que la religion soit aussi présente ?
19:56Je tenais à ce qu'on parle des croyances.
19:58Parce que je trouve que croire en la famille,
20:00en couple,
20:01au couple, c'est déjà un sujet.
20:02Donc ça me semblait être corrélé à mon sujet principal.
20:06Et puis je me disais,
20:07qu'est-ce que c'est de substituer un homme,
20:09en tout cas son mari, à Dieu,
20:10à quoi ça ressemble ?
20:11Alors du coup,
20:11j'ai été maître de moi à cet endroit-là,
20:13qui est l'endroit de la religion,
20:14que je connais.
20:16Je pense que ça aurait pu être
20:17n'importe quelle religion,
20:18effectivement,
20:19mais c'est un cadre que je connais,
20:20donc je m'autorisais à expliquer.
20:22Avec des rites très très précis.
20:24Absolument,
20:24avec des rites précis,
20:25qui jalonnent la vie des hommes qui la pratiquent,
20:29et des femmes en l'occurrence.
20:30Et puis voir la religion par le biais de la femme,
20:31ça m'intéresse aussi,
20:32parce que j'ai l'impression qu'on le voit peu,
20:34c'est souvent,
20:34le religieux au cinéma est souvent montré via les hommes,
20:37et voir que les femmes,
20:39dans la religion juive,
20:40comme dans plein d'autres d'ailleurs,
20:42sont celles qui décident.
20:44Et elles décident,
20:46sauf que,
20:47quand un homme décide aussi
20:48de prendre la religion comme un dogme,
20:52et de dire c'est comme ça et pas autrement,
20:54ça peut devenir l'inverse,
20:56ça peut devenir une prison.
20:59Mais la religion,
21:00à mon sens,
21:01est faite pour amener de la lumière,
21:03et pour questionner,
21:04et pour douter en permanence,
21:05se remettre en question,
21:06comme la philosophie finalement.
21:07Et ceux qui ne doutent plus,
21:08comme le personnage de Jacques,
21:10notamment dans le film,
21:11ne parviennent pas à s'émanciper de tout ça,
21:14et ça devient un carcan.
21:15Si tu penses bien,
21:16donc,
21:16sortir en salle à l'automne,
21:18le 16 septembre,
21:19vous l'avez montré ici,
21:20un festival,
21:21comme Cannes,
21:22parce qu'il y a aussi l'aspect marché du film,
21:24c'est aussi un endroit où on vend le film.
21:26Qu'est-ce que ça apporte à un projet
21:28quand on est cinéaste,
21:28très concrètement ?
21:29En plus,
21:30comment ça se passe bien,
21:30comme ça s'est bien passé hier ?
21:32Ça apporte,
21:33c'est un coup de projecteur exceptionnel.
21:36Il me semble que pour les films plus sombres
21:38ou plus dramatiques,
21:40comme si tu penses bien,
21:41les festivals,
21:42c'est vraiment un tremplin,
21:44parce que le film sort en septembre,
21:46par exemple,
21:47et on en parle déjà ensemble aujourd'hui.
21:48Oui,
21:49c'est un premier coup de projecteur.
21:50Et quand ça se passe bien,
21:51comme c'était le cas hier,
21:53et comme j'espère que ce sera le cas par la suite,
21:55c'est vrai que du coup,
21:55ça donne peut-être envie,
21:56c'est un appel,
21:57c'est un souffle
21:57à faire venir les gens en salle.
21:59On sait qu'aujourd'hui,
22:00c'est quand même un enjeu
22:01de faire venir les gens en salle,
22:02payer leurs tickets,
22:04c'est compliqué.
22:05Donc effectivement,
22:06un festival,
22:07c'est un cadeau pour un film.
22:09Gérale-Léna Cache,
22:10donc réalisatrice de ce film,
22:12si tu penses bien.
22:13C'est l'enchaînement de ce plateau,
22:15je vous en prie.
22:16Virginie et Fira vont venir.
22:17Virginie, venez nous rejoindre.
22:19C'est le mime Marceau, Virginie.
22:21Non, ce n'est pas le mime Marceau.
22:22Bien sûr qu'on est en direct.
22:25Installez-vous,
22:25on se dit bonjour.
22:27Mais si, c'est radiophonique,
22:28c'est ça aussi.
22:29C'est ça, évidemment.
22:31Installez-vous au micro RTL,
22:33Virginie et Fira.
22:34Alors je disais,
22:34il y a un très joli point commun
22:36et je suis ravi que vous soyez
22:37toutes les deux côte à côte.
22:38C'est que dans le film de Géraldine,
22:40on trouve un certain Nils Schneider
22:42qui ne vous est pas totalement inconnu.
22:43Qui est cette personne.
22:46Oui, je sais que la projection
22:47s'est hyper bien passée.
22:48C'est ça, on en parle.
22:49Il y a un film magnifique.
22:50Oui, magnifique.
22:50C'est génial.
22:53Alors Virginie et Fira,
22:54vous, vous avez quand même
22:55un programme assez chargé
22:56puisque vous avez deux films
22:57en compétition officielle.
22:59Le premier, c'est
22:59Histoire parallèle de l'Iranien
23:01Asgard Faradhi
23:02qui était là avant-hier.
23:03Je parle du film
23:04et qui est sorti d'ailleurs
23:05au cinéma et qui je crois
23:06très très bien démarré.
23:08Et puis autre film
23:09que j'ai vu moi hier,
23:10le film du japonais Amaguchi,
23:12soudain, qui m'a cueilli.
23:14Je le disais.
23:14Et puis je ne vous mens pas
23:15parce que je le disais à Géraldine
23:16en coulis avant que vous arriviez.
23:18Film, il ne faut pas trop en dire,
23:19voilà, mais film
23:20qui est à la fois sur le deuil
23:21et l'apaisement
23:22et moi qui m'a procuré
23:23quelque chose à la sortie
23:25au bout des trois heures
23:26de projection.
23:27Voilà, on a une espèce
23:28d'état presque second.
23:29Donc j'ai vraiment...
23:30Oui, vraiment, vraiment.
23:32Comment on vit ?
23:33C'est valable pour vous aussi ça Géraldine.
23:35Il y a ces montées-démarches,
23:37il y a ces photographes qui crient.
23:38On arrive dans cette grande salle,
23:39il y a 2000 personnes.
23:40Est-ce qu'il y a de la place
23:41pour le plaisir à Cannes
23:42quand on est comédienne
23:44ou réalisatrice
23:44ou les deux ?
23:45Virginie.
23:46Ça me fait penser à...
23:48J'ai la chance
23:49grâce au film
23:50d'Ashgar Faradhi
23:51de rencontrer un peu
23:53Catherine Deneuve
23:54et donc on dînait ensemble
23:55et je lui dis
23:56mais tu as un bon souvenir à Cannes ?
23:57Elle ne le dit.
23:58Aucun.
24:01Alors qu'elle a été présidente...
24:03Oui, elle est terriblement drôle.
24:06Oui, oui, bien sûr.
24:08Hier, par exemple,
24:08je l'ai complètement ressenti.
24:10C'est-à-dire que...
24:12Quand même, c'est toujours mieux
24:13quand on trouve du sens aux choses
24:14et Cannes,
24:15c'est un air de contraste.
24:16Il y a beaucoup d'agitation,
24:18tout ça est très contagieux.
24:20Donc, parfois,
24:21on erre comme une poule sans tête.
24:23Il faut faire ça,
24:24mais attention,
24:24oui, attention,
24:25les bijoux, le machin, le truc.
24:27Hier, le film,
24:28moi, je sais ce que j'ai vécu
24:29comme tournage.
24:30C'était vraiment au-delà d'un tournage.
24:32C'était une expérience de vie
24:32assez inouïe.
24:34Je sais que, grâce à ce film-là,
24:35que ce qui se passe en dehors des scènes
24:36est aussi important
24:37que ce qui se passe dans les scènes
24:38et ce qu'on vit comme expérience collective
24:40se dépose dans le film.
24:41Pourquoi on fait les films ?
24:42Ça se dépose dans le film
24:43et j'ai eu le sentiment hier
24:44que ça allait vers le public.
24:47Et là, pour moi,
24:48ça prenait beaucoup de sens.
24:49Et là, c'était beaucoup,
24:50beaucoup de plaisir
24:50parce que j'ai l'impression
24:51qu'on soit acteur,
24:53qu'on soit à Cannes
24:54ou en dehors de Cannes,
24:54on cherche tous une chose,
24:56c'est le lien.
24:57D'abord.
24:58C'est vraiment
24:59de manière existentielle.
25:00Et je pense que je fais du cinéma
25:01parce que moi,
25:02j'ai mieux réussi
25:03à trouver du lien
25:04grâce au cinéma.
25:05Et hier,
25:06j'ai vraiment ce sentiment-là,
25:07en fait,
25:08que ça crée du lien
25:10entre nous,
25:11que moi,
25:12je pouvais en trouver
25:12sur ce qu'on avait essayé
25:13de faire ensemble
25:14et avec les gens.
25:15Donc oui,
25:16là, c'était énormément
25:17de plaisir.
25:18Vraiment.
25:19Ce film,
25:19il s'appelle donc Soudain,
25:20on le découvrira
25:21dans quelques temps.
25:22Sans trop en dire plus,
25:24en dire vraiment
25:25sur ce qui se passe,
25:26vous rencontrez
25:27une jeune femme,
25:28une japonaise
25:29et vous partez au Japon.
25:31Et moi,
25:31j'ai été bluffé par un truc.
25:32Il faut que vous m'expliquiez.
25:33Les magiciens
25:34n'expliquent pas leur tour,
25:34mais vous parlez
25:35totalement le japonais.
25:37Parce que...
25:38Pardon, mais non.
25:39Comment ?
25:39Alors, attends,
25:40j'ai dû apprendre
25:40à lire en japonais d'abord.
25:42Oui, oui, oui.
25:43Mais parce qu'en fait,
25:45Ryusuke va pas...
25:46Il faut qu'on soit
25:46à l'intérieur des choses.
25:47Donc, il va pas vous dire
25:48tiens, tu la prends un peu
25:49et puis on verra en post-synchro
25:50ou bien on va refaire la scène.
25:52C'est des scènes
25:52qui durent 20 minutes
25:53et si on se trompe au milieu,
25:54on recommence depuis le début.
25:56Mais c'est quelqu'un...
25:57J'avais une telle admiration,
25:59amour
25:59et puis valorisation
26:01de son travail
26:01que là,
26:02mon cerveau s'est
26:03un tout petit peu réveillé.
26:04Parce que par exemple,
26:04sur l'anglais
26:05où j'ai pas vraiment
26:05d'objectifs comme ça,
26:06je suis quand même...
26:07c'est toujours un peu
26:08à la masse, quoi.
26:09Mais là, vraiment, non.
26:10Là, j'ai vraiment bien...
26:12J'ai beaucoup travaillé.
26:13Enfin, c'est logique,
26:14mais quelle joie
26:14de pouvoir faire ça.
26:15Mais ça a l'air tellement fluide,
26:16c'est ce que je veux vous dire.
26:17Oui, mais il fallait.
26:18Parce qu'en plus,
26:19la fille,
26:19elle a pas un niveau japonais
26:20de...
26:20Je débarque.
26:20Elle a fait un master
26:21et tout ça.
26:23Je parle du...
26:24Je sais pas,
26:24à un moment,
26:25j'ai quand même
26:26un très long texte
26:26sur le capitalisme
26:27qui explique des choses
26:28et tout ça en japonais.
26:30Donc, il fallait
26:30qu'elle soit
26:31à un certain niveau aussi
26:32sur les sonorités.
26:33Elles sont pas évidentes
26:35à capter, quoi.
26:36Mais c'était génial
26:37comme travail.
26:38Moi, j'avais des professeurs,
26:39tout ça.
26:40Et puis, on fait énormément
26:40de lectures avec Ryusuke.
26:43Des lectures à plat,
26:44sans intention.
26:45Un peu comme,
26:45je sais pas,
26:46à ceux qui ont vu
26:46Drive My Car.
26:48On voit ça un peu dans...
26:49Voilà, on fait des lectures
26:50à plat, sans intention.
26:52On doit faire sonner
26:53le grelot de l'autre.
26:54Par exemple,
26:54si Géraldine et moi
26:55on fait une scène ensemble,
26:56je vais faire sonner ton grelot
26:57qui se trouve 3 cm
26:58en dessous de ton nombril
26:59du côté de la colonne vertébrale.
27:00Et personne ne va interroger
27:01c'est quoi le grelot.
27:03On rentre déjà
27:04dans un autre monde
27:04avec cette chose-là.
27:05Et c'est une manière
27:06déjà de se connecter à l'autre
27:07sans mettre déjà
27:07l'intention de jeu.
27:09Et ça, on le fait
27:10évidemment avec le Japonais aussi.
27:12C'était un travail important.
27:13Et puis,
27:15oui, j'espère que les Japonais
27:16pensent la même chose.
27:17Parce qu'évidemment...
27:18Oui, c'est ça.
27:18Il faut qu'on met une chaîne.
27:19Mais je crois que...
27:20Enfin, quand même,
27:21lui, il avait l'air content.
27:22Au bout, donc j'ai ma...
27:23C'est lui, il est content.
27:24Oui, je pense.
27:27Surtout que c'est quelqu'un
27:28qui fait toujours...
27:28Il peut te faire
27:29beaucoup de compliments
27:29mais il va toujours y avoir
27:30un truc de...
27:31Du coup, j'aimerais aussi
27:33que tu retravailles.
27:34Tu vois, il y a toujours le...
27:36Virginie, je vous garde.
27:37Géraldine, je vous libère.
27:38Merci infiniment
27:39d'être passée sur la sortie
27:41le 16 septembre de votre film
27:43Si tu penses bien
27:44qui a été montré ici
27:45et on en reparlera.
27:46Que je n'ai pas encore vu, moi,
27:48mais dont j'ai lu le scénario.
27:49Exact.
27:50Et déjà, le scénario,
27:50c'était vraiment quelque chose.
27:52Virginie, je vous garde.
27:53On va marquer une pause.
27:54Je crois qu'elle a
27:54deux acteurs géniaux en plus.
27:55Pas mal, pas mal.
27:56Notamment un certain
27:56Nishneder, en effet.
27:57Merci Géraldine, à bientôt.
27:59On retourne à Neuilly,
28:00on marque une pause
28:00avec les infos
28:01et on se retrouve
28:02juste après, ici,
28:03en direct du Festival de Cannes.
28:16RTL, 13 heures et 1 minute.
28:23Le journal inattendu.
28:25Édition spéciale en direct de Cannes
28:27avec Stéphane Boutsoc sur RTL.
28:29On revient dans un instant
28:30sur la croisette,
28:31mais pour l'instant,
28:32l'essentiel de l'actualité,
28:33c'est avec vous, Thibault.
28:35La maison des grands-parents
28:37du petit Émile au Auvergne,
28:38visée par une tentative
28:39d'incendie cette nuit.
28:41Plusieurs départs de feu
28:41ont été constatés
28:43autour de la maison.
28:44Une personne a été interpellée
28:45et placée en garde à vue.
28:46Émile Soleil avait disparu
28:48dans ce logement en 2023.
28:50Le pape Léon XIV
28:51effectuera une visite d'État
28:52en France du 25 au 28 septembre,
28:55la première d'un souverain pontife
28:56dans l'Hexagone
28:57depuis 18 ans.
28:58Annonce du Vatican
28:59dans un communiqué.
29:00Le pape américain sera notamment
29:02à Paris pour visiter
29:03le siège de l'UNESCO.
29:05Gérald Darmanin se rendra
29:06à Alger lundi,
29:07visite officielle
29:08après deux ans
29:09de crise diplomatique
29:10entre la France et l'Algérie.
29:12Au programme notamment
29:13l'étude de certains dossiers
29:14sensibles,
29:15en particulier le sort
29:16de Christophe Glaze.
29:18Le journaliste français
29:19détenu depuis mai 2024,
29:20il a été condamné
29:22en appel à 7 ans de prison.
29:24Le sport et le football,
29:25Saint-Étienne s'est imposé
29:26au tir au but hier
29:27face à Rodez.
29:27Les Verts tenteront
29:28de revenir dans l'élite
29:30contre le 16e de Ligue 1
29:31qui sera connu demain
29:32à l'issue de la dernière
29:33journée du championnat.
29:35Toute l'actu foot,
29:36c'est bien sûr
29:36de 19h à 21h.
29:38Ce soir,
29:39on refait le match
29:39avec Philippe Sanfourche
29:40et puis la météo
29:41avec une relative amélioration
29:43attendue aujourd'hui.
29:44A l'est,
29:45seul le littoral méditerranéen
29:46retrouve du soleil.
29:48Le ciel reste nuageux
29:49du sud-ouest
29:50aux régions de l'est
29:51avec des averses
29:52moins nombreuses.
29:52Les températures
29:5313 à Besançon,
29:5515 degrés à Lille,
29:5519 à Perpignan.
29:57On va tout de suite
29:57retour à Cannes
29:58en direct de la Croiselle.
29:59Stéphane Boutsoc.
30:00Merci Thibaut.
30:08Cette musique
30:09de Francis Flet,
30:10c'était,
30:11figurez-vous,
30:12il y a pile 60 ans.
30:15Un homme et une femme,
30:15Palme d'or,
30:16en 1966.
30:18Ça fait partie,
30:19ça aussi,
30:20de la légende de Cannes
30:21et on pense,
30:22je salue d'ailleurs,
30:23notre camarade,
30:24Clou Lelouch,
30:25Virginie Fiera.
30:25Merci d'être restée.
30:26Dans quelques instants,
30:27on va accueillir
30:27David Lissnard,
30:28le maire de Cannes.
30:30Moi,
30:30j'ai envie qu'on parle
30:31de ce festival
30:31qui est quand même
30:32un rendez-vous unique
30:33au monde,
30:34le plus grand festival.
30:35Avant d'être comédienne,
30:36Virginie,
30:37est-ce que vous avez
30:37un souvenir
30:38de spectatrice
30:39sur un film
30:40qui a été montré ici ?
30:41Oui,
30:42alors parfois,
30:42on découvre
30:43des palmes d'or,
30:44par exemple,
30:45très très longtemps
30:45après qu'elles soient sorties.
30:48Parce que là,
30:49si je vous parle
30:49des parapluies de Cherbourg,
30:54comme palme préférée,
30:55c'était une palme Execo aussi,
30:57j'ai
30:57All the Jazz
30:58de Bofos.
30:59Je l'adore ce film.
31:00Je l'adore profondément.
31:03Et puis après,
31:03il y avait aussi
31:04Adolescente,
31:06et même après,
31:07c'est des souvenirs.
31:09Je me souviens
31:10parce que j'achetais
31:11Studio Première
31:12et tout ça.
31:13Les grands magasins.
31:14Et donc,
31:14je me rappelle,
31:15et c'est génial
31:16parce que je l'ai rencontré
31:17plus tard,
31:18Paul Vorhoeven
31:18arrivant avec Sharon Stone
31:19pour Basic Instinct.
31:21Oui,
31:21c'était un truc
31:22de ma génération
31:24qui était vraiment...
31:25Donc oui,
31:26je regardais tout ça
31:27comme de loin.
31:29C'était un fantasme absolu.
31:31D'ailleurs,
31:31quand ça a été tellement
31:32quelque chose
31:33de fantasmagorique pour vous,
31:35une fois que vous y êtes,
31:36on est obligé
31:37de prendre une distance
31:37parce que normalement,
31:39on ne peut pas appartenir
31:39soi-même à un fantasme.
31:41Du coup,
31:41moi,
31:41souvent,
31:42quand je suis ici,
31:43j'ai l'impression
31:43que je joue un rôle.
31:44Même sur le tapis rouge,
31:46ce n'est pas moi,
31:46en fait.
31:47Non,
31:48moi,
31:48je ne peux pas être là,
31:48ce n'est pas normal.
31:50apparemment,
31:51c'est bien mon corps
31:51qui y est,
31:52donc on va jouer le truc.
31:54Alors,
31:54vous avez connu
31:54plein de choses ici
31:55en compétition.
31:56Vous avez même présenté
31:58les cérémonies
31:59ouverture et clôture.
32:00Il y a un moment,
32:01voilà,
32:02phare,
32:02avant de vous laisser
32:03aller déjeuner
32:04avec Thierry Frémaux
32:04juste à l'étage du dessus.
32:06Est-ce qu'il y a un moment
32:07qui se détache comme ça,
32:08qui vous vient tout de suite ?
32:09Votre moment Cannes ?
32:10Je pense que
32:12les premières fois,
32:13c'est toujours quelque chose,
32:14quoi.
32:14Donc,
32:14c'est d'avoir partagé ça
32:16avec Justine Trier
32:19qui m'a fait...
32:21Pour Victoria ?
32:22Oui,
32:22par exemple,
32:22hier,
32:24je me suis excusée
32:25de mon sentimentalisme
32:26à son égard,
32:27mais surtout
32:28qu'elle est en train
32:29de tourner là.
32:30Mais je l'ai dit,
32:32comme hier,
32:32j'ai vécu vraiment
32:33un moment très beau
32:34avec le film de Ryosuke
32:36et que j'ai l'impression
32:37que Justine est souvent
32:38qu'elle a l'origine
32:38de plein de choses
32:40pour moi.
32:40Je l'ai dit merci
32:41même pour le film
32:42de Ryosuke.
32:43Et oui,
32:43on était pour Victoria,
32:45on était là tous ensemble
32:46avec Melville,
32:46Poupo,
32:47avec Vincent Lacoste
32:49et il y avait quelque chose
32:49de tellement joyeux
32:51à être là.
32:53Et moi,
32:53c'était la première fois
32:54et je rêvais
32:54de faire des films
32:56qui aient une identité propre,
32:58qui se dégageaient
32:59peut-être
33:00que des strictes ambitions
33:02commerciales,
33:02qui trouvent une ampleur
33:04et du coup,
33:04je me disais...
33:05Et j'avais aussi le sentiment,
33:07un peu comme ce que j'ai ressenti hier,
33:08que le film avait trouvé un public,
33:10enfin,
33:10et ça c'est heureux,
33:11mais pas pour son succès à soi,
33:12franchement,
33:13c'est des données
33:14qui passent très très vite,
33:16c'est qu'on trouve du sens en fait
33:18et que je trouve mon sens initial
33:20de ce que le cinéma
33:20moi-même m'a produit.
33:22Et il y a très peu de films
33:23qui font ça,
33:23parfois on fait des films
33:24qui plaisent à des gens
33:25ou pas,
33:26enfin voilà,
33:26mais bon,
33:27et puis il y a ceux comme ça
33:30qui ont un élan quoi.
33:31Merci infiniment,
33:32deux films qui ont un élan,
33:33histoire parallèle,
33:34et soudain,
33:36deux films de cette compétition,
33:37on verra dans pile une semaine,
33:39c'est le palmarès,
33:39donc on en reparle peut-être
33:42et je vous le souhaite
33:42dans une semaine.
33:43Ça dépend pas de vous,
33:44ça dépend du jury.
33:46Merci infiniment
33:47d'être passée
33:47par le journal inattendu Virginie,
33:49je vous dis à très bientôt
33:49sur RTL.
33:50Merci, bon festival.
33:51Merci à vous aussi,
33:52ça vous est bien.
33:5313h07,
33:55invité,
33:55mais vous êtes là
33:56depuis quelques minutes
33:57monsieur le maire,
33:58David Lissnard,
33:58installez-vous,
33:59je vous en prie,
33:59bienvenue,
34:00vous aussi,
34:01à ce micro-RTL,
34:03je sais que vous avez
34:04un emploi du temps chargé,
34:05je crois,
34:05vous m'avez vous dit
34:06qu'il y avait un mariage
34:07bientôt dans,
34:08juste après cette émission,
34:10mais merci d'avoir fait
34:11le déplacement
34:12au palais des festivals.
34:13Quant on est maire de Cannes,
34:15Cannes c'est une ville
34:16d'événements,
34:17c'est une ville de festivals,
34:18il se passe des choses
34:18quasiment toutes les semaines,
34:19est-ce que c'est un point
34:20culminant de l'année,
34:21David Lissnard ?
34:22Oui,
34:22c'est forcément un point
34:23culminant parce que
34:24même si effectivement,
34:25vous l'avez rappelé,
34:27Cannes est une ville
34:27très atypique,
34:28elle est devenue
34:31le premier de France
34:32en chiffre d'affaires,
34:34en nombre de jours
34:34d'occupation,
34:35en nombre d'accrédités
34:36devant Paris
34:37et maintenant,
34:38le premier d'Europe
34:38devant Barcelone et Vienne
34:39donc avec des événements
34:40énormes, gigantesques
34:42en juin,
34:42le festival qu'on appelait
34:43avant la publicité
34:44qui est le festival
34:45de la créativité
34:45est colossal,
34:47il y a des gros événements
34:47comme le MIPIM,
34:48le MIPCOM,
34:49Cannesérie qu'on a créé aussi,
34:51le MIDEM qu'on vient
34:52de relancer,
34:53mais le festival de Cannes,
34:55d'abord il dure 11 jours
34:56donc c'est très particulier,
34:58il y a un enjeu médiatique
35:01inouï,
35:01votre présence
35:02en est une des expressions,
35:03plus de 4000 journalistes
35:04accrédités,
35:05c'est l'événement
35:07le plus médiatisé
35:08au monde
35:09après les Géos Olympiques
35:10sauf que c'est tous les ans,
35:11donc c'est pour nous
35:11une vitrine du savoir-faire français
35:13en termes d'organisation
35:13au moment quotidien,
35:14c'est de la logistique,
35:15c'est de la sécurité
35:18et pour nous
35:18c'est d'abord
35:19le plaisir d'accueillir,
35:20d'entretenir l'ADN
35:21international de Cannes
35:22qui est une ville
35:23de pêcheurs,
35:24on a toujours
35:24la plus grande prud'homie
35:25de pêche professionnelle
35:26des Alpes-Maritimes
35:27et du Var,
35:30c'est une ville qui a un taux
35:30de pauvreté pauvre,
35:31je le rappelle à chaque fois
35:32parce qu'elle est une ville
35:32d'immigration pauvre
35:33depuis le 19ème siècle
35:34mais qui a aussi des quartiers
35:35prestigieux comme la Croisette
35:36et c'est une ville
35:37très particulière,
35:38elle est à la fois
35:39locale et mondiale,
35:40elle est à taille humaine
35:42et internationale
35:43et c'est tous ces contrastes
35:45mais le festival de Cannes
35:47c'est le plaisir
35:48pour résumer
35:49d'accueillir
35:49le plus grand festival
35:50culturel au monde,
35:51il n'est pas aux Etats-Unis,
35:52il n'est pas en Chine,
35:52il n'est pas en France,
35:53il faut en être fier
35:54qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas,
35:55qu'on lui reproche etc.
35:56Et puis c'est pour nous
35:57la vitrine d'un savoir-faire
35:59qui fait vivre
35:59des milliers de familles,
36:01des milliers de familles.
36:02Justement,
36:02j'ai lu des chiffres
36:03en préparant cette émission
36:04sur les retombées concrètes,
36:06économiques
36:06et puis il y a de l'emploi aussi
36:07qui est généré par ce festival,
36:09j'ai lu plus de 200 millions
36:10d'euros de retombées,
36:11c'est ça ?
36:12Alors ce sont des formules
36:13qu'on applique aux événements
36:15donc il y a toujours
36:15un côté un peu arbitraire
36:17mais c'est toujours
36:17la même formule
36:18et ça permet de comparer
36:19avec les autres événements
36:20où il y a la même formule,
36:21c'est plus de 200 millions
36:22d'euros de richesses
36:24créées pour le pays,
36:25c'est même 220 millions
36:27sur le festival de Cannes,
36:29en effet en retombées
36:31indirectes et induites,
36:32le palais des congrès
36:33toute l'année,
36:34on est désormais
36:34à plus d'un milliard
36:35de 100 millions.
36:36Donc c'est un peu
36:37notre grosse usine Michelin
36:38à nous ici.
36:39Vous nous parliez
36:40de votre emploi du temps
36:41qui j'imagine
36:42est très rempli
36:43encore plus pendant Cannes,
36:44est-ce qu'il y a de la place
36:45pour la cinéphilie
36:46quand on est maire de Cannes ?
36:47Ben oui,
36:49je vais peut-être
36:50vous étonner
36:50mais cette période
36:52du festival
36:52elle est très intense
36:53parce qu'elle
36:54se termine très tôt,
36:55elle commence très tôt
36:55mais c'est un peu
36:56le cas toute l'année
36:56et j'arrive à sanctuariser
36:58quelques moments
36:58pour aller voir
36:59quelques films
37:00alors que le reste
37:00de l'année finalement
37:01j'y arrive de moins en moins.
37:04Donc c'est pas
37:05comme je voudrais,
37:05je vois pas tout
37:06ce que je veux voir
37:08mais je m'accorde
37:10quelques petites pastilles
37:12culturelles,
37:12ce serait trop bête
37:13et ça m'a fait évoluer
37:15aussi dans ma cinéphilie.
37:16J'ai toujours aimé
37:16le cinéma
37:16mais le festival
37:18m'a conforté
37:19dans ce que je n'aime pas
37:20mais m'a aussi fait
37:20découvrir des auteurs
37:21que peut-être
37:22que bêtement
37:24j'aurais rejeté
37:24a priori.
37:25Une question d'actualité
37:27qui ramène
37:28à votre poste de maire,
37:29je rappelle que vous avez
37:29été réélu
37:30dès le premier tour
37:31pour un nouveau mandat,
37:32vous êtes maire de Cannes
37:33depuis 2014,
37:34j'ai lu aussi
37:35avant le festival
37:37que vous et vos équipes
37:39alliaient très vigilants
37:40et faisiez même appel
37:41à l'État
37:42pour des contrôles
37:43anti-toxicomanie.
37:44Est-ce que ça a été mis
37:45concrètement en place
37:46depuis l'ouverture
37:47du festival mardi ?
37:48Oui, étonnamment,
37:50ça a fait beaucoup parler
37:51mais c'est un combat
37:52qu'on mène toute l'année.
37:53La politique de la France
37:54c'est d'interdire
37:55les stupéfiants
37:56donc il faut assumer
37:57cette politique
37:58tant que c'est celle-là
37:59en tout cas qui est menée
37:59et je crois qu'il faut la mener
38:01et au début,
38:03oui, oui,
38:03on a obtenu des contrôles,
38:04on en fait deux ou trois
38:05opérations par jour.
38:06Il faut savoir
38:06que la police municipale
38:07aussi est un étendard
38:08parce que c'est la plus importante
38:10de France désormais
38:11par habitant
38:12qu'on a deux chiens
38:13qui détectent les stups
38:14alors on ne peut pas faire
38:14d'enquête nous,
38:15police municipale
38:16mais on travaille
38:17avec le parquet,
38:17on travaille très bien
38:18avec le procureur de la République,
38:19avec la police nationale,
38:20on fait des opérations
38:20multi-services
38:21et dans tous les quartiers
38:23mais aussi sur la croisette
38:24et aussi pendant le festival.
38:26Je crois que c'est très important
38:27d'abord parce qu'il y a du trafic
38:28quand il y a 200 000 personnes
38:29qui arrivent
38:29et ensuite
38:30pour que tout le monde comprenne
38:32que quand on fait des opérations
38:34aussi en janvier
38:35ou au mois d'août,
38:37il n'y a pas de gens protégés.
38:40Tout le monde devrait être protégé
38:41de la délinquance
38:42mais il n'y a pas de gens
38:43protégés de la loi.
38:44Une question qui vous concerne
38:45aussi directement
38:46au-delà de Cannes,
38:47David Lissnard,
38:48vous avez fait part
38:48il y a quelques mois,
38:50quelques semaines
38:50de vos ambitions pour 2027,
38:52c'est l'année prochaine,
38:53élection présidentielle.
38:54Je voudrais qu'on parle de culture
38:55parce que c'est un sujet
38:57qui n'est pas aux avant-postes
38:58des programmes
38:59des différents candidates
39:01ou candidats
39:01et on entend pas mal de choses.
39:03Alors ça vient surtout
39:04de la droite,
39:04de la droite ces derniers temps,
39:05de remise en cause
39:06de la fameuse exception culturelle française
39:09de la manière dont
39:10un organisme comme le CNC
39:12protège aussi le cinéma français
39:14et fait que nos films
39:15voyagent dans le monde entier.
39:16Vous, en tant que possible candidat,
39:19est-ce que ce sera un sujet
39:20qui sera au cœur de votre programme ?
39:22Je le souhaite
39:22et c'est pas une épiphanie
39:24ou une révélation soudaine,
39:26c'est-à-dire que ça fait des années,
39:28à Cannes c'est devenu
39:28le plus gros budget,
39:29dans une ville, je le répète,
39:31très cosmopolite
39:32et qui a besoin d'unité,
39:33d'une part,
39:34d'autre part,
39:35parmi les ouvrages
39:35que j'ai sortis,
39:36j'ai commis un ouvrage
39:38co-écrit avec Christophe Tardieu
39:39qui s'appellerait
39:40La culture nous sauvera
39:41qui est sorti il y a 6 ans maintenant
39:42de mémoire ou 7 ans,
39:43je ne sais plus.
39:44Et oui, parce que,
39:45si vous voulez,
39:46plusieurs choses.
39:47Un, la culture est un élément
39:48de prospérité économique.
39:50C'est-à-dire que produire de la culture,
39:51c'est produire de la richesse
39:52quand c'est bien fait
39:53et quand ce n'est pas
39:54que sous perfusion publique,
39:55évidemment.
39:57Deux, c'est donc un élément
39:58de création de richesse, d'emploi.
40:00Deux, et on le montre très bien à Cannes.
40:01Deux, c'est un élément d'unité.
40:03C'est-à-dire qu'on est
40:04dans une société archipélisée
40:05et on a besoin
40:07de rassembler des personnes,
40:08des populations
40:08pour faire un peuple
40:09qui ont des origines différentes,
40:11des sexes différents,
40:11des religions
40:12ou des absences de religion,
40:13etc.
40:13Enfin, c'est un débat classique.
40:15Et se dire que chacun
40:18est dépositaire
40:19d'un patrimoine commun,
40:20de grandes œuvres de l'esprit,
40:21c'est pour ça que tout n'est pas culture.
40:23Contrairement à ce que nous a dit
40:24la gauche pendant des décennies
40:25qui est déconstructionniste,
40:26il y a des grandes œuvres
40:27qui résistent à leurs auteurs,
40:28qui résistent au temps.
40:29Mais pour qu'il y ait des grandes œuvres,
40:30il faut qu'il y ait de la création.
40:31Donc, le rôle de l'État
40:33devrait être
40:34d'enlever toute idéologie
40:35dans les cahiers des charges.
40:37Et donc, la droite a raison
40:38de ce point de vue-là.
40:39Le rôle de l'État,
40:40c'est aussi de permettre
40:41la création et l'émulation
40:42qui peut passer aussi
40:43par des financements publics.
40:44Et là, une certaine droite
40:45a tort en la matière.
40:47Voilà.
40:47C'est aussi simple que cela
40:49de protéger les œuvres,
40:50de valoriser les œuvres,
40:51de transmettre le patrimoine.
40:52Le premier verbe, c'est transmettre.
40:54Et il faut avoir des choses
40:55à transmettre.
40:56Donc, il faut produire.
40:57Merci, David Lissnard,
40:58d'être passé par ce micro RTL.
40:59Et vive la culture.
41:00Exactement.
41:01Alors, je vais retenir.
41:02Vive la culture.
41:02Vous avez bien raison.
41:03Et vive Cannes, forcément.
41:04C'est lié.
41:04Je vous laisse aller célébrer
41:05votre mariage.
41:06Dans un instant, on accueille
41:07le délégué général
41:08du festival Thierry Frémaux.
41:10Merci, David Lissnard.
41:11Bienvenue à Cannes.
41:1213h15 sur RTL.
41:13On marque une pause.
41:14Et en effet, ensuite,
41:15suite de ce journal inattendu
41:17avec Thierry Frémaux.
41:18A tout de suite.
41:18Le matin, le midi, le soir,
41:29c'est RTL.
41:33Midi 30, 13h30.
41:35Le journal inattendu.
41:36Édition spéciale en direct de Cannes.
41:39Avec Stéphane Boutsoc sur RTL.
41:5513h17 sur RTL.
41:57On accueille notre nouvel invité,
41:58Thierry Frémaux.
41:59Bonjour à vous, Thierry.
42:00Bonjour.
42:00Délégué général du festival de Cannes.
42:02Vous avez reconnu cette chanson ?
42:03Oui, oui.
42:03Your Song, reprise,
42:05Ewan McGregor.
42:06Ça nous renvoie...
42:07Oh, il y a 25 ans, dites donc.
42:09C'était l'ouverture avec Moulin Rouge.
42:11Pourquoi il y a 25 ans ?
42:12Parce que 25 ans,
42:13c'est vos grands débuts,
42:14ici, au festival.
42:16Oui, oui.
42:16C'était ma première année
42:17comme délégué artistique.
42:19C'était mon titre à l'époque.
42:20Et j'avais quelques années
42:22de festival comme festivalier.
42:26D'ailleurs, c'est une époque
42:27que je regrette.
42:28Et parfois, quand j'arrive ici,
42:29je suis le seul à avoir vu
42:30tous les films.
42:31Bien sûr.
42:31Mais c'était tellement bien
42:32d'arriver à Cannes
42:33en se disant qu'on allait
42:34pendant deux semaines
42:35faire une orgie de cinéma
42:37que j'ai plus ce privilège-là.
42:38Mais je l'ai avant.
42:39En 2001,
42:40La Palme d'Or de mémoire,
42:41c'était le film de Nani Moretti,
42:42La Chambre du Fils.
42:43Oui, c'était La Chambre du Fils,
42:44La Palme d'Or italienne
42:47de Nani Moretti,
42:48un film qui nous avait émus beaucoup
42:51quand on l'avait vu
42:52en sélection.
42:54à tel point que, d'ailleurs,
42:56on avait décidé de faire un break
42:57pour laisser passer l'émotion
42:58pour ne pas pénaliser
43:00le film suivant.
43:01Parce que pendant le processus
43:02de sélection,
43:03on voit 6, 7 films par jour.
43:05Et il faut que chacun
43:06ait sa chance.
43:07Alors tiens, justement,
43:08sur la sélection,
43:09je me pose une question stupide
43:10à chaque fois.
43:11Je sais que vous voyez
43:11des centaines de films
43:12avec le comité,
43:14peut-être même des milliers d'ailleurs,
43:16avant d'en établir une liste
43:17d'une vingtaine en compétition
43:18et puis dans les autres sections.
43:20Si, moi, demain,
43:21je fais un film,
43:23cas d'école,
43:24et que je vous l'envoie,
43:25est-ce que vous et le comité,
43:27vous le regarderez
43:28avec autant de bienveillance
43:30que le prochain Tarantino
43:31ou le prochain Moretti,
43:32par exemple ?
43:33Oui.
43:34D'abord, on le regardera.
43:35Tous les films sont vus,
43:36pas tous par moi,
43:38pas tous par les mêmes personnes,
43:39parce qu'il faut qu'on se répartisse
43:40un peu le travail.
43:41Des notes sont faites.
43:42Parce que parfois,
43:43il faut aussi...
43:44Qui avait vu ce film ?
43:46Il avait dit quoi ?
43:47Quand peut-être
43:48on s'était éventuellement
43:49trompé.
43:50Et puis,
43:51il y a aussi
43:53cette comparaison
43:53avec des auteurs,
43:54disons, classiques,
43:55dont on pourrait croire
43:56qu'ils sont favorisés.
43:57Ils ne le sont pas,
43:57c'est le contraire.
43:58On fait très attention
43:59à ceux qui arrivent
44:01avec une réputation
44:02et dont il faut être sûr
44:03que cette réputation
44:04soit conforme
44:06à celle du film nouveau.
44:08Et puis,
44:08Cannes,
44:09c'est aussi la découverte.
44:10Donc,
44:10un cinéaste inconnu,
44:12on lui donne
44:12toutes ses chances
44:13en sélection
44:14parce qu'on a envie
44:15de faire des découvertes,
44:16on a envie de poser
44:16des noms nouveaux
44:18sur la carte,
44:19et c'est aussi
44:20ce qui permet
44:21cet équilibre
44:22entre célébration
44:24de Pedro Almodovar,
44:25etc.,
44:26et puis découverte
44:29des jeunes pousses
44:31du cinéma mondial.
44:32On est quasiment
44:33à mi-chemin
44:34de cette 79e édition.
44:35Le palmarès
44:36est donc pile une semaine,
44:37ici même,
44:38d'ailleurs à l'intérieur
44:38de ce palais des festivals.
44:40Je vous vois,
44:41moi, à distance,
44:42Thierry Frémaux,
44:42toute la semaine.
44:43Vous étiez hier sur scène
44:44pour remettre
44:44la palme d'or d'honneur
44:45à John Travolta.
44:46Très, très, très émouvant.
44:47Je vous ai vu,
44:48avant, hier soir,
44:49lancer un film
44:49dans une des salles,
44:51Salle Agnès Arda,
44:51sur le coup de 21h45.
44:53Il y a les dîners,
44:54il y a le protocole,
44:54il y a le photocole.
44:55En fait,
44:55vous êtes partout.
44:56Comment vous vivez
44:57ce moment-là ?
44:58Est-ce qu'il y a un moment
44:58où vous savourez
45:00vraiment ce qui se passe ?
45:01Parce que c'est l'aboutissement
45:02de quoi ?
45:02De 10 mois de boulot,
45:03ce qu'on vit là,
45:03en ce moment.
45:04Oui, oui,
45:04c'est l'aboutissement
45:05de 10 mois de travail collectif.
45:07Oui, bien sûr.
45:07Parce qu'au fond,
45:09Iris Knobloch,
45:10la présidente du Festival des Mois,
45:11on est en haut des marches.
45:13Mais derrière nous,
45:13il y a 1000 personnes,
45:15plus de 1000 personnes
45:16qui travaillent ici.
45:17Et puis, moi,
45:18c'est un peu à la fois
45:19mon tempérament.
45:20On invite des cinéastes,
45:21on invite des producteurs,
45:23des artistes,
45:24on les accueille.
45:25On veille sur eux,
45:26même les films de minuit
45:27qui se terminent parfois
45:28à 3h du matin.
45:29Je suis encore là
45:30à 3h du matin
45:31pour leur réserver
45:32le même traitement,
45:34si j'ose dire,
45:35que les films de 19h.
45:37Et c'est important
45:38et je crois aussi
45:38que c'est ce qui fait
45:39la qualité du Festival de Cannes.
45:41Parce qu'encore une fois,
45:43on dit beaucoup de choses
45:44sur Cannes
45:45parce que souvent,
45:45ceux qui parlent de Cannes
45:46sont ceux qui n'y vont pas
45:47et je peux comprendre
45:48que de loin,
45:49on se résume
45:50à quelques caricatures,
45:53à quelques clichés.
45:55Mais ici,
45:55c'est d'ailleurs assez intéressant.
45:57Comme chaque année,
45:58au début du Festival,
46:00il y a beaucoup de tentatives,
46:02de polémiques,
46:02de pourquoi ci,
46:03pourquoi ça.
46:04Puis dès que le Festival commence,
46:06c'est les films
46:07qui font la loi.
46:08C'est à Cannes,
46:09si vous ne voyez pas
46:10beaucoup de films
46:11dans la journée,
46:12vous ne pouvez pas dîner
46:12avec des gens
46:13parce que ça ne parle
46:13que de cinéma.
46:15D'un cinéma qui n'est pas,
46:17puisque ça a été dit
46:19prétendument l'apanage
46:19de quelques privilégiés
46:21qui sont ici
46:21dans cette belle ville de Cannes,
46:23le cinéma,
46:24c'est dans nos vies.
46:26On va sans doute
46:27faire 180 millions,
46:29190 peut-être,
46:30millions de spectateurs.
46:31Cette année,
46:32c'est très bien parti.
46:33Là,
46:33les films qui sont montrés à Cannes
46:35et qui sortent
46:36pendant Cannes
46:37marchent très bien.
46:38Le cinéma fait du bien
46:39à nos vies.
46:39L'art,
46:40la culture
46:41font du bien à nos vies.
46:43Et nous,
46:43ce qu'on fait ici,
46:44c'est préparer,
46:44comme si on évoquait
46:48un salon professionnel.
46:51Au fond,
46:52c'est les films
46:52qui feront la prochaine saison
46:54que nous montrons ici.
46:55En avant-première,
46:56à des professionnels,
46:58à des gens
46:59qui travaillent
46:59dans des salles
47:00un peu partout.
47:01Et le cinéma,
47:02il faut veiller sur lui
47:04parce qu'il a toujours été
47:06fragile,
47:07en danger.
47:08Les plateformes
47:08sont une invention magnifique.
47:10Il y a plein d'autres façons
47:11qu'aller au cinéma
47:13pour voir les films.
47:14Mais il n'y a rien
47:15de comparable
47:16à aller au cinéma.
47:17Alors,
47:18vous savez,
47:18et ça ne vous a évidemment
47:19pas échappé,
47:20Thierry Frémaux,
47:20qu'on parle beaucoup
47:21de l'intelligence artificielle.
47:23Demi Moore,
47:23lors de la conférence de presse
47:24du jury,
47:26l'a évoqué.
47:27Là aussi,
47:27même question,
47:28il y a des films,
47:29là, aujourd'hui,
47:30qui sont générés
47:31de A à Z,
47:32c'est-à-dire du scénario
47:33à l'image
47:34par l'intelligence artificielle,
47:36qui est une technologie
47:37qui progresse,
47:38dit-on,
47:38chaque jour un peu plus.
47:40Est-ce que vous êtes
47:41attentifs ?
47:42Est-ce qu'on vous en a proposé,
47:43par exemple,
47:43en sélection ?
47:45Et quelle est la position
47:46du festival,
47:46là, en 2026 ?
47:48Nous,
47:48on n'a pas de position,
47:49on a de position quasiment
47:51sur rien.
47:52Au fond,
47:53notre position,
47:54nos positions,
47:55sont celles
47:55des artistes,
47:57des films.
47:57Quand on évoque
47:59la question politique,
48:01le festival est politique
48:02quand le cinéma l'est.
48:04Le cinéma parle d'amour
48:05quand les films
48:06parlent d'amour.
48:07L'intelligence artificielle,
48:08d'abord,
48:08on n'a pas vu de film.
48:10en effet,
48:11écrit du début
48:11à la fin.
48:13Souvent,
48:13les gens qui parlent
48:14de ça sont ceux
48:15d'ailleurs qui l'utilisent.
48:16Moi,
48:16je ne l'utilise pas.
48:18Et puis,
48:18est-ce que,
48:20même les...
48:20parce que ça progresse
48:21chaque jour.
48:22Exactement.
48:23Mais,
48:23est-ce que quand même
48:24un truc d'intelligence
48:25artificielle
48:26saurait écrire
48:27« Longtemps,
48:28je me suis couché
48:29de bonheur »,
48:30la première phrase
48:30de la recherche
48:31du temps perdu ?
48:32Est-ce qu'il aurait
48:33l'idée que
48:35de manger une madeleine
48:37déclenche
48:38un torrent de souvenirs ?
48:39Bon,
48:40voilà,
48:40je crois qu'il faut
48:41savoir garder raison.
48:42Je pense que
48:43l'intelligence artificielle
48:44est une enjeu
48:45dans nos vies,
48:46dans ce qu'on nous annonce.
48:47Nous,
48:47nous sommes très solidaires
48:48des acteurs
48:50dont on emprunte la voix
48:51sans leur autorisation.
48:52Les doubleurs.
48:53Les doubleurs,
48:54en particulier.
48:55Des scénaristes,
48:56en effet,
48:56qui pourraient voir
48:57leur travail
48:58un peu amoindri.
49:00Mais tout,
49:00des maquettistes.
49:01Enfin,
49:01c'est vrai
49:01que l'intelligence artificielle
49:03fait beaucoup de choses.
49:04il faut réglementer
49:06cette chose,
49:07me semble-t-il.
49:09Merci beaucoup,
49:10Thierry Frémeau.
49:10L'année prochaine,
49:1180e anniversaire
49:12du Festival de Cannes.
49:14Ce sera un événement
49:15dans l'événement.
49:15Thierry Frémeau,
49:16délégué général
49:17du Festival de Cannes
49:18qui est passé par nous.
49:19Merci infiniment.
49:19Bonne fin de festival.
49:21Merci.
49:21A la semaine prochaine
49:22pour le palmarès.
49:23On va marquer
49:24une dernière pause
49:24et dans un instant,
49:25on va écouter
49:26Artus,
49:27qui est aussi
49:28l'un des invités,
49:29l'un des événements
49:30de cette année
49:30ici à Cannes.
49:31A tout de suite.
49:32Il est 13h25.
49:35Bonne journée
49:35sur RTL.
49:41Carrefour.
49:43Midi 30,
49:4513h30.
49:45Le journal inattendu.
49:47Édition spéciale
49:48en direct de Cannes.
49:49Avec Stéphane Boutsoc
49:50sur RTL.
49:52Et dans 3 minutes,
49:53vous aurez rendez-vous
49:53avec Augustin Trappner
49:55qui reçoit aujourd'hui
49:56Michel Sardou.
49:56Mes derniers invités
49:57de ce journal inattendu.
49:58Je voulais absolument
49:59vous le faire entendre.
49:59Je l'ai rencontré hier.
50:01C'est Artus
50:01qui est venu présenter
50:02ici Les Caprices
50:03de l'Enfant-Roi,
50:04film de Michel Leclerc,
50:05une fable historique
50:06dans laquelle
50:07il joue Cyrano
50:08de Bergerac.
50:09Et je lui ai demandé
50:10évidemment
50:10ce qui lui restait
50:12en tête
50:12de cette montée
50:13des marges
50:14d'il y a deux ans
50:14pour un petit truc en plus.
50:17Il me reste tout
50:18parce qu'en fait
50:18pour moi c'était
50:19il y a deux ans
50:19mais c'est tellement
50:20encore présent,
50:20c'est tellement
50:21tous les jours là.
50:22C'était un moment
50:24fou de voir
50:24cette liberté,
50:25ces acteurs
50:26qui sont épanouis,
50:27qui sont heureux,
50:28qui niquent tous les codes.
50:29Je me souviendrai
50:30toujours du responsable
50:31du protocole
50:32qui me disait
50:32Artus,
50:33il faut que tu m'aides.
50:34Je lui ai dit
50:34non,
50:34tu te démerdes vraiment.
50:35Là,
50:36ils sont en plein kiff.
50:36Vas-y,
50:37va leur dire
50:38d'arrêter de danser
50:39et d'arrêter de défiler.
50:40Donc non,
50:40c'est évidemment magique
50:42et je pense
50:43qu'ils ont marqué
50:46l'empreinte
50:46des marges de Cannes
50:47j'espère pour très longtemps.
50:49Vous en parlez encore
50:50avec eux et avec elles ?
50:51Bien sûr,
50:52on s'est vu il n'y a pas longtemps
50:53pour mon spectacle
50:53tout ça
50:53et ça fait partie
50:55mais en fait,
50:55il y a eu tellement
50:56de choses avec le film.
50:57Je ne dirais pas
50:57que les marges deviennent
50:58tellement de choses folles.
51:00On est allé à l'Elysée,
51:01on a fait 11 millions d'entrées
51:02donc chaque semaine,
51:03il y avait ce truc.
51:04En fait,
51:05il y a tellement de choses
51:06quand on fait le bilan,
51:06on se dit
51:07putain oui,
51:07c'est vrai qu'il y avait ça aussi.
51:08C'est vrai qu'il y avait ça.
51:09Et donc ouais,
51:10c'est un ensemble
51:12de souvenirs
51:13complètement fous
51:13qu'on a tous ensemble.
51:15Alors,
51:15Les Caprices de l'Enfant-Roi,
51:16Michel Leclerc,
51:17film montré hors compétition
51:18dans lequel on croise Molière,
51:20on croise D'Artagnan,
51:21c'est Franck Dubosc
51:21et on croise
51:23un Cyrano de Bergerac
51:24comme on ne l'a jamais vu,
51:24enfin moi,
51:25comme je ne l'avais jamais vu au cinéma,
51:26à la fois drôle
51:27et extrêmement touchant à la fin,
51:28je ne raconte rien.
51:29Comment on se sent
51:30quand on endosse ce personnage
51:31qui fait partie à la fois
51:32du patrimoine
51:33de la littérature
51:34et du cinéma ?
51:35Il y a forcément
51:36un peu de pression
51:36parce que ceux qui l'ont interprété
51:38n'étaient pas mauvais.
51:39Donc voilà,
51:40l'avantage,
51:40c'est que je pense
51:41que j'aurais eu plus de pression
51:42si j'avais vraiment joué
51:43le Cyrano d'Edmond Rostand
51:44et si j'avais dû faire
51:45la tirade du nez,
51:46faire toutes ces choses,
51:47même si je rêve de le faire,
51:48évidemment.
51:49Mais là,
51:50pour moi,
51:50c'est un autre personnage,
51:51ce n'est pas le Cyrano
51:52qu'on connaît,
51:53c'est un Cyrano
51:53même plutôt taiseux,
51:54au final,
51:55emprunt de mélancolie,
51:57de tristesse.
51:57Ce n'est pas un personnage drôle
51:58dans le film,
51:58je suis peut-être le seul
51:59d'ailleurs plutôt clown blanc,
52:01mais il y a ce truc
52:02d'un personnage comme ça
52:04que sur les autres,
52:05qui met sa vie de côté,
52:06qui met son bonheur de côté,
52:07qui arrange tout le monde
52:08au dépend de lui.
52:10Alors le film sort fin juin,
52:12votre tournée s'est terminée
52:13en apothéose
52:14il y a quelques temps.
52:16La dernière fois qu'on s'est vus,
52:17vous m'avez dit
52:18le prochain il est en route,
52:20ça sera un western,
52:21j'ai très envie de faire ça.
52:21Vous en êtes où, Artus ?
52:22On tourne été 27,
52:24donc voilà,
52:25ça avance bien.
52:26Il y a une grosse prépa
52:27parce que c'est un gros film
52:28et que je veux le faire bien
52:29parce que j'ai à cœur
52:30de faire un film
52:32qui me tient à cœur
52:33et qui va plaire
52:33et parce qu'en plus
52:34j'ai un peu cet égo
52:36de vouloir prouver
52:36que ce n'était pas une erreur.
52:38Le premier,
52:39ce n'était pas une erreur,
52:39je vous jure,
52:40je peux faire des films bien.
52:42Donc évidemment,
52:43évidemment qu'il y a une pression
52:44et qu'on a envie
52:45de faire ça bien,
52:45donc je préfère prendre le temps.
52:48Au final,
52:48il sortira 4 ou 5 ans
52:49après le premier
52:50et je trouve ça bien
52:51plutôt que se précipiter
52:52et faire les choses rapidement,
52:54j'ai envie de prendre le temps
52:55pour le faire bien.
52:56Merci Artus,
52:57à bientôt.
52:57Merci à vous.
52:58Voilà pour ce dernier invité
53:00de ce journal inattendu
53:01spécial festival de Cannes.
53:03Merci à Lucas Dindeleu
53:04pour la réalisation
53:05ici à Cannes
53:05et à Dany Matouk
53:06qui est en studio
53:08à Neuilly.
53:09Suite du journal inattendu,
53:10ce sera la semaine prochaine.
53:11Samedi,
53:12le palmarès du festival,
53:13c'est dans une semaine.
53:14Très bon week-end,
53:15très bon samedi sur RTL,
53:1713h30,
53:17vous retrouvez
53:18Augustin Trapenar
53:19que je salue.
53:20Salut Stéphane,
53:21écoutez,
53:22cette semaine,
53:22nous rediffusons l'émission
53:23avec Michel Sardou.
53:24On s'était rendu
53:25chez lui.
53:25Merci.
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