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  • il y a 3 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 02 mars 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:08Et on va bien sûr consacrer une large part de ces auditeurs ont la parole à cette guerre en Iran.
00:15Des centaines d'avions bombardent en ce moment même l'Iran mais aussi le Liban.
00:20C'est ce qu'annonce l'armée israélienne qui évoquait ce matin une nouvelle frappe d'envergure au cœur de
00:27Téhéran.
00:28De son côté l'Iran continue de répliquer des drones iraniens.
00:30On a notamment visé une centrale électrique et une installation énergétique au Qatar.
00:35Les gardiens de la révolution annoncent par ailleurs avoir visé les bureaux du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
00:42Ainsi que le quartier général du commandant de l'armée de l'air.
00:46On va continuer à évoquer bien sûr ces différentes frappes.
00:51Répondre aussi à toutes vos questions avec le général Dominique Trinquant et David Rigoulero.
00:55Spécialiste du Moyen-Orient, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique.
00:59Bonjour à vous et merci de nous avoir rejoints.
01:03Dans l'actualité également le verdict attendu au procès de l'assassinat de Samuel Paty.
01:09Verdict sans doute d'ici à la fin de la journée.
01:12Et puis je voudrais aussi qu'on revienne, si vous le voulez bien, sur cette campagne de dépistage du cancer
01:17colorectal.
01:18Va chier, c'est le slogan volontairement provocateur pour nous inciter à nous faire dépister.
01:23Des dépistages qui sont encore trop nombreux alors que ce cancer tue 17 000 décès chaque année en France.
01:30Pourtant s'il est pris suffisamment tôt, il peut être guéri.
01:33Là aussi, vous réagissez au 30 de 10.
01:35La météo avec vous, une très belle journée on l'a dit Anthony aujourd'hui, sauf sur le sud-est.
01:41Qu'est-ce qui nous attend pour ces prochains jours ?
01:43Alors demain, même chose, un soleil dominant sur les trois quarts du pays
01:46et toujours quelques averses vers le Languedoc-Roussillon et cette fois plutôt sur l'est de la Corse.
01:51Vous retrouverez un peu de soleil sur la Provence et la Côte d'Azur.
01:54Évidemment, il y aura quelques brouillards, plaques de grisaille au réveil qui devraient se dissiper très rapidement.
01:59Et on aura juste parfois un petit voile nuageux qui va circuler alors plutôt nord le matin et plutôt vers
02:05les Pyrénées dans l'après-midi.
02:07Les températures demain ne bougeront pas.
02:09Dans l'après-midi, on sera toujours entre 14 et 18 degrés sur la moitié nord, 16 à Lille, 18
02:13à Paris
02:14et entre 16 et 20 degrés sur la moitié sud, 20 degrés pour Montauban et Ajaccio.
02:19Et on peut reproduire ce schéma pour mercredi, pour jeudi, pour vendredi et certainement jusqu'au week-end
02:25avec toujours ce soleil sur les deux tiers nord du pays et quelques averses et des nuages
02:30entre les Pyrénées, le Languedoc-Roussillon et l'extrême sud-est jusqu'à la Corse.
02:34Et puis, on s'attend aussi à un épisode de poussière de sable du Sahara à partir de mercredi jeudi.
02:39Donc, le ciel ne sera plus forcément tout aussi bleu.
02:41Ne lavez pas votre voiture.
02:43Voilà, exactement. Un ciel un peu blanchâtre, jaunâtre, mais des températures qui pourraient encore grimper
02:47et atteindre les 20 degrés, y compris sur la moitié nord à partir de jeudi.
02:51Merci beaucoup, Anthony.
03:00Je voulais vous dire que moi, j'ai actuellement mes deux filles qui sont coincées à Dubaï.
03:05Ils sont partis pour une semaine fêter leur anniversaire.
03:08Ils devaient prendre leur avion du dimanche matin et voilà ce qui est arrivé du samedi, des bombardements.
03:14Je suis dans l'attente, je garde toutes les infos possibles.
03:17Ils ne peuvent pas bouger, ils sont toujours dans leur hôtel.
03:20J'espère que la situation va se débloquer pour que je revoie enfin mes filles.
03:24Le message de Nadia, donc inquiète au 30 de 10 alors que ces deux filles sont, elles le disaient, à
03:31Dubaï.
03:32Dubaï, où l'on va retrouver tout de suite Lucas. Bonjour Lucas.
03:36Bonjour.
03:36Vous habitez à Dubaï depuis une dizaine d'années, je crois ?
03:40C'est ça.
03:42Racontez-nous ce qui s'est passé, comment vous avez vécu ces derniers jours, ces dernières heures ?
03:47Nous, on n'a rien vu venir.
03:49On est quand même dans une ville qui est considérée comme la plus safe du monde en soi.
03:57Même si forcément, être dans la région, on sait que ce n'est jamais toujours stable quand on regarde les
04:05voisins autour.
04:05Mais Dubaï, Abu Dhabi, tous les émirats arabes unis, c'est vraiment un endroit incroyable à vivre.
04:10Et c'est pour ça que j'y suis depuis une dizaine d'années.
04:13Et quand ça a commencé, moi, je n'y croyais pas trop.
04:16J'étais dans mon jardin, je ne voyais pas trop.
04:18Et j'ai reçu même des nouvelles, même de la France.
04:20C'est drôle que j'ai entendu qu'il y avait eu quelque chose qui a été entendu à Abu
04:25Dhabi.
04:25Je n'y croyais pas trop.
04:26Et puis jusqu'au moment où on a senti un premier bruit à la maison.
04:31Et là, on a compris que ça venait ici.
04:34Mais c'est comme ça que ça a commencé.
04:36Mais voilà, aujourd'hui, on est bien, on est safe, on est bien protégés.
04:41Il y a vraiment très, très peu de dégâts ou de choses comme ça.
04:46Parce que la plupart des missiles ou drones sont interceptés, même avant qu'ils rentrent à Dubaï.
04:51Donc, tout ce que vous voyez à la télé, etc., c'est vraiment des choses qui ont été interceptées.
04:56Et tous les gens que je connais, etc., tout le monde est safe.
04:59Je pense que c'est beaucoup plus compliqué.
05:01Mais est-ce que les gens sont inquiets, Lucas ?
05:02Est-ce que vous, vous êtes inquiet, par exemple ?
05:04Oui, c'est normal.
05:06On est quand même dans une situation un peu, on va dire, délicate.
05:09On est toujours un peu inquiets quand les aéroports sont fermés.
05:11Je pense que c'est plus ça.
05:12Personne n'aime être un peu enfermé quelque part, entre guillemets.
05:17Mais dans la rue, les gens sortent.
05:18Mais la vie continue.
05:19Oui, la vie continue.
05:21La vie continue.
05:22On a juste reçu un message du gouvernement qui fait bien les choses sur notre téléphone,
05:25qui dit, ce soir-là, restez à l'abri, parce qu'il peut y avoir des risques, etc.
05:29Mais le lendemain, on reçoit un autre message en disant, suivez les consignes,
05:34mais vous pouvez retourner dans votre vie normale.
05:36Tous les supermarchés, les centres commerciaux, tout est ouvert.
05:41Ce matin, je suis allé faire des cours.
05:43Je suis dehors.
05:44Dans mon campagne, je vois des gens qui font du vélo.
05:46À côté de la plage, les gens font leur footing.
05:49Donc, c'est une vie plutôt normale.
05:51Je pense qu'il faut vraiment montrer aussi le bon côté des choses.
05:56Et c'est pour ça que je dis que ça peut être beaucoup plus compliqué, entre guillemets,
05:59pour des gens qui n'habitent pas ici, qui sont venus en vacances.
06:01Moi, je me dis bien, si j'étais en France et que je venais à Dubaï pour aller voir des
06:05amis,
06:05et au final, je suis bloqué ici, c'est jamais très drôle, surtout les gens qui sont à l'aéroport.
06:09Mais en termes de sécurité, je peux vous dire qu'on est vraiment bien, c'est bien rassuré.
06:14Lucas, restez avec nous.
06:16David Rigoulet-Rose et le général Trincon sont avec moi ici en studio.
06:21David Rigoulet-Rose, on assiste à un embrasement généralisé, là, ou c'est trop tôt pour le dire encore ?
06:27Ah ben, il y a un élargissement des fronts, c'est clair, par rapport à la dite guerre des 12
06:31jours,
06:32qui concernait surtout Israël, et pas du tout les pétromonarchies.
06:36Là, effectivement, on regarde dans les modalités de cibles et de périmètres géographiques.
06:42Effectivement, il y a une extension qui était plus ou moins attendue.
06:45Mais évidemment, c'est surtout pour des pays comme les pétromonarchies ultra-sécures, en apparence,
06:52c'est un choc, parce qu'ils ne sont pas habitués à ce genre de choses.
06:57Et puis, il y a des paradoxes aussi, parce que Dubaï, en plus, est une plateforme financière
07:02où des investissements iraniens sont présents, de manière très importante.
07:10De l'argent, effectivement, blanchi à Dubaï, notamment.
07:16Et donc, il y a une incompréhension aussi par rapport à ça,
07:21de même que pour Oman, puisqu'il a reçu accidentellement.
07:24Mais dans le cas, effectivement, des Émirats, il se trouve que les Émirats sont quand même
07:29géographiquement très exposés.
07:31D'abord, parce qu'il y a des bases occidentales, américaines, françaises.
07:34Il y a une grande base française.
07:35Et puis, il y a un contentieux aussi, ancien, avec l'Iran, sur les îles du Golfe.
07:41Notamment, petite tombe, grande tombe.
07:47Et donc, évidemment, c'est un équilibre très instable, quand même.
07:52Général Trincan, vous non plus, vous n'êtes pas surpris, finalement,
07:55de cet embrasement assez rapide, parce que la première frappe, c'est samedi matin.
08:01Cet embrasement, il est dû, en fait, à l'Iran, qui a décidé de frapper toutes les bases
08:07autour du Golfe.
08:08Et frappant les bases, il frappe les États.
08:11Donc, naturellement, il y a un effet.
08:12Mais moi, je dis qu'il y a un effet boomerang.
08:14C'est-à-dire que tous ces États, qui n'étaient pas très favorables à l'opération,
08:18maintenant, ils étaient réunis au Conseil de coopération du Golfe hier.
08:21Ils ont dit, on est attaqué par l'Iran.
08:23Et donc, on va se défendre.
08:25Pour nous, Français ou Britanniques, qui sont présents dans la zone,
08:30aussi, pour nous, il s'agit de défendre nos bases,
08:32et de défendre les pays avec lesquels on a des accords.
08:35La France a des accords avec Abu Dhabi, où il y a une base importante,
08:38avec le Qatar, avec la Jordanie, où on a une base également.
08:42Et donc, c'est des réflexes de défense.
08:45Et donc, c'est parfaitement compréhensible.
08:47Alors, pour les auditeurs qui écoutent et qui sont là-bas,
08:49moi, je comprends bien, celui qui est installé là-bas,
08:52il se dit, bon, il y a une très bonne sécurité.
08:54Maintenant, la sécurité antiaérienne des Émirats Arabes Unis est excellente.
08:59Maintenant, ce n'est jamais à 100%.
09:00Donc, il y a des choses qui peuvent tomber.
09:02En plus, ils sont assez proches de l'Iran.
09:05Ils sont, eux, les plus proches, quasiment.
09:06Oui, exactement.
09:07Donc, ça veut dire que les drones, par exemple, peuvent facilement pénétrer.
09:12Donc, le problème, c'est pour les gens qui sont en transit.
09:15Parce que les gens qui sont en transit, ils sont là, ils n'habitent pas là,
09:18ils devaient partir ailleurs, et ça va être bloqué, je les préviens,
09:21pendant un certain temps.
09:23Peut-être un certain temps, oui, pour moi.
09:26En intermilitaire, un certain temps.
09:27Mais vous diriez quoi, plusieurs semaines ?
09:28Ah oui, oui, bien sûr, bien sûr.
09:30Arnaud est également avec nous.
09:31Bonjour, Arnaud.
09:33Arnaud, bonjour.
09:35Bonjour.
09:35Vous êtes, vous, entrepreneur, et vous faites pas mal de retours, d'allers-retours, pardon,
09:42entre la Belgique, je crois, et les Émirats.
09:45Vous êtes à Dubaï, là, c'est ça ?
09:47Exact.
09:48Bon, qu'est-ce que vous pouvez nous dire ?
09:50Comme Lucas, j'imagine que vous avez été surpris.
09:54Oui, tout à fait.
09:55Ça a été graduel, comme Lucas l'a dit.
09:57Au début, on ne s'imaginait pas que la situation pouvait empirer.
10:01Donc, on entendait des rumeurs, et puis après, ça a été des témoignages indirects,
10:04et puis des témoignages directs de gens qui voyaient des choses dans le ciel, des missiles interceptés.
10:08Puis, on a commencé à entendre des détonations,
10:10et puis après, quand on a commencé à recevoir les messages d'alerte directement sur nos téléphones,
10:14là, on a compris que c'était sérieux.
10:16Et vous êtes inquiet, vous, à titre personnel ?
10:21Pas de manière constante, mais c'est vrai que hier, je prenais un lunch dans le quartier des Affaires,
10:26et on a eu trois détonations fortes, très rapprochées de là où on était.
10:29Donc, c'est très inhabituel, quand on est à Dubaï, dans ce quartier qui est très, très, très safe,
10:35évidemment, d'entendre des détonations de missiles interceptés par les batteries aériennes.
10:39C'est très inhabituel, et donc, ça, c'est assez inquiétant, évidemment.
10:42Mais la vie continue, comme nous disait Lucas.
10:45Vous continuez à sortir, vous n'avez pas changé vos habitudes ?
10:49Oui, bon, disons qu'on essaie quand même de limiter les déplacements,
10:52parce que ce sont les consignes de sécurité reçues par le ministère de l'Intérieur des Émirats.
10:56Donc, je travaille principalement de ma chambre d'hôtel, mais ça ne m'empêche pas de sortir à midi pour
11:00aller manger,
11:02et le soir, pour voir des amis.
11:03Donc, on sent qu'il y a quand même un peu moins de monde dans la ville, un peu moins
11:07de circulation.
11:08Les espaces publics sont moins peuplés que d'habitude, mais évidemment, la vie continue.
11:16Général Trincan ?
11:17Oui, simplement, dans cette période qui précède les attaques, en fait,
11:20parce que tout le monde se réveille, parce qu'il y a des missiles en l'air.
11:23Simplement, il y a une concentration des forces depuis suffisamment longtemps pour que ça préalerte, quand même.
11:28Et vous avez deux types d'alertes qui sont données.
11:30Les gens, puisque quelqu'un parle d'une société, moi, j'ai été responsable de la sécurité dans une société,
11:35je peux vous dire que j'aurais dit à mes commerciaux, on ne se déplace pas dans la région,
11:38dès qu'on sait que ça commence à être tendu.
11:41Le deuxième point, c'est l'avis donné aux voyageurs par le Quai d'Orsay, le ministère des Affaires étrangères
11:47françaises,
11:48qui dit évitez de vous déplacer dans cette région-là.
11:51Le problème, c'est que les gens s'imaginent toujours, ah non, pas moi, ça ne va pas m'arriver,
11:56tout va se passer.
11:57Voilà, donc maintenant, effectivement, la question, c'est surtout pour ceux qui sont en déplacement temporaire,
12:04mais l'autre problème...
12:05Et on est en pleine vacances scolaires encore, en tout cas pour la zone C.
12:09Le problème, ce n'est pas seulement là.
12:11Moi, j'ai des parents qui sont en Australie, ils ne peuvent plus revenir,
12:14parce que les zones entre la guerre en Russie et en Ukraine et cette guerre-là,
12:19ça devient compliqué de voyager.
12:21Il y a aussi beaucoup de gens qui étaient en transit juste quelques heures,
12:25en revenant de voyage ailleurs dans le monde, et qui se retrouvent dans cette zone,
12:28et qui là sont bloqués, alors même que pour le coup...
12:30Exactement, c'est pour eux que c'est vraiment un problème.
12:33Merci beaucoup Arnaud et Lucas pour vos témoignages.
12:36On va partir pour Tel Aviv dans un instant.
12:38Retrouvez Alain, à tout de suite.
12:40Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
12:4450 centimes la minute.
12:47Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:51Et on continue à évoquer avec vous, les auditeurs, cette guerre en Iran.
12:57Le général Dominique Trinquan et David Rigolero sont avec nous aussi pour répondre à vos questions.
13:02Donc n'hésitez pas, si vous en avez, vous nous appelez au 30 de 10 ou via l'application RTL.
13:07Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
13:08On a justement des questions, Victor. Bonjour.
13:11Bonjour Amandine, bonjour à tous.
13:12Oui, des questions et des réactions sur nos réseaux sociaux et parfois des inquiétudes comme Thierry,
13:16qui saluent le travail de nos militaires mais qui craint dans le même temps qu'on les envoie au casse
13:20-pipe
13:21dans une guerre qui ne nous concerne pas.
13:23La réaction de Gaëtan, à l'heure actuelle, la France doit rester en retrait
13:26et essayer de protéger, aider nos compatriotes coincés dans une zone de conflit.
13:30Et puis donc cette question de Franck, où est l'ONU ?
13:32Que fait l'ONU ? Et à quoi sert l'ONU finalement ?
13:35C'est dans des situations comme celle-ci qu'elle doit se montrer utile.
13:38Merci beaucoup, Victor.
13:40Messieurs, justement, que fait l'ONU ? Où est l'ONU, Général Trinquan ?
13:43Alors, l'ONU, il y a une réunion du Conseil de sécurité, demandée par la France d'ailleurs,
13:49qui s'est réunie assez rapidement.
13:53Le problème, c'est la prise de décision.
13:55Je rappelle qu'il y a cinq membres permanents, avec chacun un droit de veto.
13:58Vous comprenez bien que si on justifie l'attaque en Iran,
14:03la Chine et Moscou vont mettre un veto.
14:06Donc ça ne va pas fonctionner.
14:08Donc, il y a une prise de température à l'ONU.
14:11Il y a eu la déclaration, par exemple, du représentant russe,
14:15assez véhémente vis-à-vis de l'attaque.
14:18Voilà.
14:19Mais on ne peut pas en faire plus.
14:20L'ONU, c'est nous.
14:22Il ne faut pas dire, ah, les vilains là-bas, non, on ne sait pas.
14:25L'ONU, c'est nous.
14:26Et nous, France, on est présents au Conseil de sécurité,
14:29on a fait notre job, en disant, on se réunit,
14:31on en parle.
14:32Mais il ne peut pas y avoir de prise de décision,
14:34parce que dès que ça concerne un des cinq membres permanents,
14:37il met son veto.
14:38Ça a été le cas à Gaza avec les Américains.
14:40C'est le gars en Ukraine avec la Russie.
14:42Là, sur l'Iran, c'est le cas de la Chine et de la Russie.
14:47Donc, c'est un lieu où on peut se concerter,
14:50où on peut discuter, préparer de futures décisions.
14:54Mais tant que les cinq grands ne se sont pas mis d'accord,
14:57il n'y a pas de décision possible.
14:58Et vous parliez à l'instant de la Russie.
14:59Moscou appelle, à l'instant, c'est une dépêche de l'agence France Presse,
15:04à un cessez-le-feu et dénonce les attaques contre des cibles civiles.
15:06Il y a eu peu de réactions côté Moscou, jusqu'à présent.
15:10Oui, parce qu'il y a quand même le précédent de l'Ukraine.
15:13Donc, ce n'est pas toujours évident à gérer.
15:16Mais pour rebondir ce que dit le général,
15:17effectivement, il y a souvent un mauvais procès qui est fait à l'ONU.
15:20L'ONU, ce n'est pas un État mondial.
15:22C'est un forum de souveraineté.
15:24En plus, avec une capacité de blocage au niveau du Conseil de sécurité,
15:27c'est les cinq pays détenteurs de la bombe,
15:29et du droit de veto qui est une bombe atomique diplomatique.
15:32Bon, effectivement, à partir du moment où il n'y a pas de synergie
15:36sur un problème qui se présente, il y a des blocages.
15:39Donc, on ne peut pas reprocher à l'ONU d'être inactif.
15:41C'est inhérent, de toute façon, à la juxtaposition des souverainetés qui le composent.
15:47En revanche, la question, effectivement, peut être posée du droit international de manière générale.
15:53Et puis, effectivement, il peut y avoir des initiatives d'État en particulier
16:00pour favoriser éventuellement un cessez-le-feu, favoriser le retour à la diplomatie.
16:07Mais il ne faut pas rêver non plus, parce qu'on ne peut pas aller au-delà.
16:11Dans les messages que nous lisaient à l'instant, Victor,
16:14il y a un auditeur qui disait que la France doit rester en retrait général.
16:19Alors, la France, et je vais l'élargir, les Britanniques, les Allemands et les Français
16:25ont fait une déclaration très claire en disant, nous, on doit défendre nos intérêts,
16:31donc pour la France, Abu Dhabi et essentiellement la Jordanie,
16:38mais aussi nos alliances.
16:40Et on a des accords avec le Qatar, avec les Émirats, avec la Jordanie.
16:43Donc, on doit se défendre.
16:46Donc, on ne peut pas rester en retrait ?
16:47Alors, non, on est obligé de se défendre.
16:50Et ça, article 51 de la charte.
16:53En revanche, attaquer en Iran, non, pour l'instant, il n'en est pas question,
16:58parce qu'on ne contribue pas à cette opération,
17:03même si le fait de défendre contribue à l'opération, naturellement,
17:07puisque ça prend des défenses.
17:08David Rigolero.
17:09Oui, alors ça, ce n'est pas sur le registre onusien.
17:12C'est que la France a des engagements militaires de longue date,
17:15des accords de coopération, une grande base militaire inter-arme, d'ailleurs,
17:21navale, terrestre et aérienne aux Émirats.
17:25Et donc, il y a des obligations.
17:27Donc, on ne peut pas s'extraire totalement.
17:29Et d'autant plus qu'il peut y avoir des demandes, justement,
17:32des pays avec lesquels la France est liée.
17:35Et il semblerait qu'aujourd'hui, l'ensemble de ces pays considèrent qu'il y a une agression,
17:39non sans raison.
17:40Et donc, ça peut justifier, effectivement, un soutien.
17:43Alors, la question, évidemment, elle est de savoir si c'est un soutien défensif pur ou proactif.
17:48C'est l'argument...
17:49Enfin, dans la marine américaine, il y a l'idée qu'on ne vise pas seulement la flèche,
17:53on vise aussi l'archer.
17:54Pour l'instant, ce n'est pas ce qui est en cause.
17:56Ce serait éventuellement, surtout, d'arrêter les tirs en provenance de l'Iran.
18:00Mais la question, si la situation dégénérait,
18:02la question pourrait être posée, effectivement, de viser le lanceur.
18:06Là, on passerait à autre chose, évidemment.
18:09On va rejoindre Alain.
18:11Bonjour, Alain.
18:13Bonjour, Amandine.
18:14Vous vivez à Tel Aviv.
18:15Merci beaucoup d'être avec nous.
18:18Comment se sont passées ces dernières heures et ces derniers jours ?
18:21Écoutez, moi, j'ai été...
18:22Je vis à Tel Aviv, effectivement, toute l'année.
18:24Mais là, exceptionnellement, on était parti.
18:27J'étais parti sur El Hat, qui est au bout du pays,
18:32pour avoir la société de la famille.
18:34Et puis, voilà, profiter d'El Hat, qui est un spot magnifique de plongée.
18:38Général Trinquant, je le dis, à Haute Voix, parce qu'il le disait tout bas,
18:41sans pas El Hat, c'est vrai.
18:43Voilà.
18:44Il y a un spot de plongée.
18:46Puis là, j'ai été rattrapé par la guerre.
18:48Donc, j'ai pu voir le début de la guerre à El Hat.
18:51Et j'ai traversé entre dimanche, je suis resté à El Hat samedi.
18:56Donc, j'ai traversé une moitié du pays.
19:00Il y a quatre heures de route.
19:01Vous savez, on est un pays qui est grand comme deux départements français.
19:05Donc, ou un grand département français, quoi.
19:09C'est 20 000 kilomètres carrés.
19:11Donc, ce n'est pas la Californie, quoi.
19:14C'est tout petit.
19:15Donc, j'ai traversé le pays.
19:17Donc, j'ai pu voir un petit peu ce qui s'est passé jusqu'à ce matin,
19:21au niveau des frappes et de l'ambiance qu'on y vit.
19:25Vous avez dit, au standard, on a été frappé durement.
19:30On a été frappé durement.
19:33Écoutez, franchement, je peux vous dire une chose.
19:34C'est que les Israéliens, je commence, je dis nous,
19:40puisque maintenant, ça fait un peu plus de six ans que j'y vis.
19:43Je veux dire, ils sont très disciplinés.
19:45Je veux dire, on a été à El Hat frappé.
19:48C'est vraiment une réflexion que je me fais.
19:50On était à El Hat.
19:51Il n'y a pas eu beaucoup de frappes,
19:53alors que j'étais en relation avec des amis à Tel Aviv,
19:56et notamment avec les applications que nous avons.
19:59qui nous avertissent, parce que mon téléphone est enregistré comme étant à Tel Aviv,
20:04où on a eu, la journée de samedi,
20:06il y a eu plus de 20 ou 25 alertes à se mettre pour rentrer dans les abris.
20:12Ce qui est beaucoup, on est d'accord.
20:14Alors qu'à El Hat, c'est-à-dire que j'ai des copains qui sont descendus toutes les 20
20:17minutes.
20:20Et puis, on le voit sur les applications, on nous avertit ça.
20:23Alors qu'à El Hat, on a eu deux alertes pour aller dans les abris.
20:30Ce qui est déjà beaucoup, mais ça n'a rien à voir avec ce qu'on vit à Tel Aviv.
20:35Et quel est l'état d'esprit, Alain, des Israéliens ?
20:39Écoutez, l'état d'esprit des Israéliens, d'abord, il y a une grande solidarité.
20:44C'est la raison pour laquelle je suis là.
20:45Je suis revenu chez moi, comme on dit,
20:47parce que je suis plus utile là où c'est plus difficile que là où ça l'est moi.
20:54L'état d'esprit, c'est que tout le monde est discipliné et tout le monde attend à ce qu
20:58'on aille au bout, cette fois, du processus.
21:01Au bout, ça veut dire quoi ?
21:03C'est-à-dire la rédition complète de cette vente de nazis qui gère l'Iran, qui est un peuple
21:10magnifique.
21:12Voilà, donc ça, c'est l'état d'esprit des Israéliens.
21:15Il faut aller terminer le travail.
21:18Alain, restez avec nous. David Rucoulé-Rose est avec nous, enfin avec moi ici, en studio.
21:24Une rédition complète du régime iranien, c'est envisageable, ça ?
21:31Ça dépend de ce qu'on entend par rédition.
21:33De toute façon, il y avait un processus de négociation qui était dans l'impasse,
21:38parce qu'il y avait un refus catégorique des Iraniens de transiger sur ce qu'ils considéraient,
21:44de leur point de vue, les lignes rouges, à savoir la limitation sur le balistique,
21:48et puis le zéro enrichissement, demandé par Donald Trump.
21:52Donc effectivement, on est rentré dans une phase non diplomatique, plus diplomatique, militaire,
21:58avec des incertitudes sur les attendus de cette dynamique militaire,
22:05avec quel but de guerre, etc.
22:08Si c'est une capitulation en race campagne, c'est peu probable,
22:11parce que ce n'est pas dans la culture iranienne en général.
22:13Et je dis iranienne parce que j'associe ça, pour le coup,
22:17là où il n'y a pas de différence de fond avec le gouvernement iranien,
22:21même si le gouvernement iranien ne représente pas la population iranienne.
22:24Il y a une fierté nationale.
22:25Donc c'est très ambivalent.
22:27En revanche, ce qu'il peut y avoir...
22:29Mais éliminer tous les...
22:30Alors ça, c'est autre chose.
22:31Oui, ça, il y a une entreprise manifestement de ce qu'on peut qualifier de régime collapse,
22:38c'est-à-dire de faire que le régime implose de l'intérieur,
22:41en pariant sur, effectivement, une dynamique interne
22:44qui serait susceptible d'être un game changer.
22:47Mais il n'y aura pas le modèle irakien
22:49où on exporte une solution de l'extérieur pour l'imposer à l'intérieur.
22:53D'ailleurs, quand on prend les éléments de langage de Donald Trump,
22:57on sent qu'il cherche à avoir un interlocuteur,
23:00justement pour discuter d'une phase traditionnelle
23:03qui ne serait plus la République islamique,
23:04mais qui ne serait pas forcément ce qu'on peut espérer par ailleurs.
23:08Général Trin, quand je vais vous donner la parole,
23:10je voudrais juste qu'on entende Olivier.
23:11Bonjour Olivier.
23:12Oui, bonjour.
23:13Alors vous, vous vivez entre la France et l'Iran depuis 27 ans.
23:16Vous êtes actuellement en France,
23:17mais votre épouse, qui est iranienne, est à Téhéran, c'est ça ?
23:20Voilà, tout à fait, oui.
23:21Est-ce que vous avez de ces nouvelles ?
23:23Vous avez pu la joindre ?
23:25Non, alors on n'a pas de nouvelles.
23:27Bon, on sait par des amis qui ont pu me joindre,
23:30enfin m'envoyer un SMS que les choses vont bien,
23:34pour l'instant,
23:35mais on n'a pas de nouvelles directes, si vous voulez.
23:37Oui, vous n'avez pas pu la joindre par téléphone ?
23:41Non, internet est de toute façon coupée.
23:43Et bon, c'est très compliqué de téléphoner à l'extérieur de l'Iran,
23:47donc pour l'instant, ce n'est pas possible.
23:50Vous êtes dans quel état d'esprit, vous ?
23:53Écoutez, on est évidemment, comme beaucoup d'Iraniens
23:59qui vivent à l'extérieur de leur pays,
24:02on est inquiets, on ne sait pas trop quoi faire non plus.
24:09Et donc, on est dans l'attente.
24:11On est dans l'attente et puis dans l'expectative
24:14d'avoir des infos cohérentes et réelles,
24:17parce que c'est pareil,
24:19on sait qu'il y a beaucoup d'intox aussi
24:21qui se passe actuellement.
24:23Donc, bon, voilà, on écoute attentivement tout ce qui se dit.
24:27On parlait tout à l'heure et à l'instant,
24:31d'une reddition,
24:33d'une façon d'éliminer tout ce régime iranien.
24:37C'est quelque chose en laquelle vous croyez,
24:40que vous souhaitez ?
24:43Évidemment, on ne peut pas dire qu'on ne le souhaite pas.
24:45C'est clair qu'on le souhaite.
24:46Maintenant, il faut être réaliste.
24:48Je pense que vos deux invités le savent très bien.
24:52C'est que faire une élimination totale,
24:54ce n'est pas possible.
24:57Il y aura toujours des résidus
24:59et il y aura toujours des gens
25:00qui soutiendront cette théocratie.
25:04Donc, éliminer, non.
25:07La réduire, oui.
25:08Ça, c'est dans le domaine du réalisable.
25:11Mais ça veut dire que ce régime,
25:12il est soutenu par une partie des Iraniens ?
25:14Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
25:17Il est toujours soutenu par une,
25:19entre, on va dire,
25:2010 et 15% de la population.
25:22C'est des gens, la plupart,
25:24qui bénéficient indirectement ou directement
25:29davantage de ce système.
25:32C'est des gens qui en font partie aussi.
25:34Et puis, c'est toute la, on va dire,
25:37toute la classe pauvre, on va dire,
25:40de l'Iran qui est souvent rattachée
25:44à ce pouvoir.
25:45Parce que le pouvoir les tient
25:46par des avantages en nature.
25:48Ça va du sac de riz au litre d'huile
25:50jusqu'à de l'argent.
25:52Soit pour aller défiler,
25:54soit pour aller manifester
25:56dans les rues de Téhéran,
25:58de Chiraz ou d'Issan.
25:59Général Trincon,
26:00l'élimination totale de ce régime,
26:03ce n'est pas possible ?
26:04Alors, par les frappes,
26:05ce n'est pas possible.
26:05Ça peut y contribuer,
26:07mais ce n'est pas possible.
26:08Ça nécessite, naturellement,
26:09et soulèvement populaire
26:11qui est appelé
26:13de ses voeux
26:13par le président Trump
26:14et le ministre israélien.
26:17Ils disent, pour l'instant,
26:18ne bougez pas,
26:19restez chez vous.
26:19Et quand on aura suffisamment
26:21fait le ménage,
26:22j'allais dire,
26:22à ce moment-là,
26:23vous pourrez sortir dans la rue.
26:24Alors, on se pose cette question-là
26:25parce qu'au début janvier,
26:27il y a eu 30 à 40 000 morts
26:28après les manifestations.
26:29C'est peut-être le moment
26:31où il aurait fallu intervenir.
26:32Au passage,
26:33le président Trump
26:33avait appelé les gens
26:34à aller dans la rue
26:35et puis il n'a rien fait.
26:36Mais ce qui m'a frappé,
26:38c'est qu'après les 40 jours
26:39de deuil,
26:40les gens sont ressortis
26:41dans la rue.
26:42Et ça, ça montre quand même
26:43un courage extraordinaire.
26:44C'est peut-être une question
26:45à poser à l'interlocuteur
26:47là-bas.
26:48C'est que,
26:49est-ce que,
26:50finalement,
26:52un certain nombre
26:53de responsables éliminés,
26:54d'autres ayant compris
26:56qu'il valait mieux
26:57tourner Kazak
26:58parce que,
26:59s'ils veulent continuer
27:00à avoir leurs avantages
27:01financiers,
27:02en particulier,
27:03parce que 60%
27:04de l'économie appartient
27:05aux bases d'arrants,
27:06il vaut mieux changer
27:07de côté,
27:07de bord à temps.
27:08Est-ce que tout ça,
27:10ça n'amènerait pas,
27:11quand même,
27:12des gens à prendre,
27:13à vouloir prendre le pouvoir ?
27:15On va poser la question
27:16à Olivier
27:16qui répondra
27:17dans un tout petit instant.
27:18On va marquer
27:18une toute petite pause
27:19et puis on retrouvera aussi
27:20Jean-Alphonse Richard.
27:21Bonjour Jean-Alphonse.
27:21Bonjour Amandine.
27:22L'heure du crime,
27:23c'est tous les jours
27:23à 14h sur RTL,
27:25le menu dans un instant.
27:26A tout de suite.
27:27Amandine Bégaud.
27:28RTL midi,
27:28les auditeurs ont la parole.
27:38Il est 13h31 sur RTL,
27:41on va dans un instant,
27:41bien sûr,
27:42poursuivre nos échanges
27:43autour de cette guerre
27:44en Iran,
27:46mais à 14h,
27:47comme chaque jour,
27:48vous avez rendez-vous
27:48avec Jean-Alphonse Richard
27:50et l'heure du crime.
27:51Bonjour Jean-Alphonse.
27:52Bonjour.
27:52Au programme aujourd'hui,
27:53l'affaire Laurent Barry.
27:55Oui, Laurent Barry,
27:5635 ans,
27:56c'est un éleveur de poulet
27:57dans un amour de Bourgogne.
27:59Il va retrouver sa femme
28:01assassinée dans la maison,
28:03Valérie,
28:03elle avait 38 ans,
28:04c'est une aide soignante,
28:05mais le mari a un très très bon alibi
28:07et ça,
28:08en matière de crime,
28:09c'est quelque chose
28:10qui pèse très lourd,
28:11c'est qu'il n'était pas là
28:12au moment du meurtre,
28:12il était parti vendre ses poulets
28:14à Dijon.
28:15Donc l'alibi est parfait
28:16et pourtant...
28:16Pourtant le soupçonne ?
28:17Oui, oui,
28:18pourtant les gendarmes
28:18vont ne cesser de le soupçonner
28:21et finalement,
28:22si l'heure du crime
28:23n'était pas celle
28:24que l'on croit,
28:25après tout,
28:26les experts peuvent se tromper
28:28et on va voir si c'est le cas
28:29dans cette histoire.
28:30Laurent Barry,
28:31le poulailler au mensonge.
28:3314h à tout à l'heure.
28:34Merci beaucoup Jean-Alphonse,
28:36on sera là bien sûr
28:36à 14h.
28:38Olivier,
28:38vous êtes toujours avec nous,
28:40je le rappelle,
28:40ça fait 27 ans
28:41que vous vivez
28:42entre la France et l'Iran,
28:43votre épouse est iranienne
28:44et elle est à Téhéran
28:45en ce moment même,
28:46avec ces difficultés
28:48bien sûr de communication
28:49que vous évoquiez.
28:50Juste avant la pause,
28:51le général Trincan
28:52vous interrogeait,
28:53est-ce que,
28:54d'après vous,
28:54les Iraniens sont prêts
28:56à se soulever
28:57quand ce sera possible ?
29:00Alors,
29:00oui,
29:01il y a toujours ce souhait
29:02de renverser ce système
29:06et je pense
29:07qu'il y a peut-être
29:09un déclencheur
29:10que l'on oublie aussi
29:12souvent.
29:13J'écoutais tout à l'heure
29:14le général nous parler
29:16des trois conditions
29:16de cette guerre,
29:18mais il y en a peut-être
29:19une quatrième.
29:21Il ne faut pas oublier
29:22qu'actuellement,
29:23vous êtes en plein Ramadan
29:24et que la fin du Ramadan
29:25va coïncider
29:27également avec Norouz,
29:28Norouz qui est
29:29le nouvel en Perse.
29:31Et cette fête
29:33est toujours très importante
29:35pour les familles iraniennes
29:37qui le fêtent
29:38souvent dans des grandes réunions
29:41et on va voir un peu
29:42comment tout ça va se passer
29:43parce qu'on ne peut pas
29:45concevoir aujourd'hui
29:46que cette fête de Norouz
29:47se fasse sous les bombes
29:49et se fasse dans la fleur.
29:52Ça, c'est un peu
29:55on va dire une deadline.
29:56Ça, c'est prévu quoi ?
29:57Mi-mars ?
29:58C'est le 21 mars.
30:0021 mars.
30:02Et c'est peut-être là
30:03une deadline
30:06et donner une occasion
30:07aussi pour les gens
30:10soit de descendre
30:11dans les rues encore,
30:12une fois,
30:14ou alors
30:15que le régime
30:18s'assouplisse
30:19et laisse filer
30:21un peu les choses.
30:22Mais en tout état de cause,
30:23de toute façon,
30:25et vous le dites très bien,
30:26c'est que
30:27c'est une affaire financière
30:29au départ.
30:29Les passes d'Aran
30:30ou les basse d'Igi,
30:32ces gens-là
30:32détiennent
30:35des milliards.
30:35Aujourd'hui,
30:36on le sait,
30:36la plupart
30:37qui est d'ailleurs
30:37basée à Dubaï.
30:40Il n'y a qu'à prendre
30:41la rue principale
30:43de Dubaï,
30:44Charles-Aïedraud.
30:45Vous voyez tous les immeubles
30:46qui sont de part et d'autre
30:47de cette avenue,
30:48on va dire plus de la moitié
30:49sont détenus
30:50par des Iraniens
30:52et par des gens
30:53du pouvoir.
30:54Donc,
30:55c'est des investissements
30:56colossaux.
30:58Et donc,
30:59c'est ça
31:00qu'ils ne veulent pas perdre
31:00aussi.
31:01Il faut bien comprendre
31:02qu'aujourd'hui,
31:04la plupart des passe d'Aran,
31:05les dirigeants,
31:06pas les petits soldats,
31:08mais les dirigeants,
31:09en tous les cas,
31:09eux,
31:10c'est une affaire d'argent
31:11au départ.
31:12Au départ,
31:13de ne pas pouvoir perdre,
31:14enfin,
31:14de ne pas perdre
31:15ce pouvoir-là.
31:17Merci beaucoup,
31:18Olivier,
31:19pour votre témoignage.
31:20On va accueillir à présent
31:22Farah Mars.
31:23Bonjour.
31:24Bonjour.
31:25Vous êtes franco-iranien.
31:26Vous avez quitté Téhéran,
31:27vous,
31:27depuis plusieurs années,
31:28depuis 82,
31:29je crois.
31:30Exactement,
31:3181,
31:3182.
31:32Comment vous voyez
31:33les choses
31:34vues de France ?
31:35En réalité,
31:36si vous me permettez,
31:37d'abord,
31:37je voulais parler
31:38avec le général.
31:39Moi,
31:40le général,
31:40quand vous avez fait
31:41les études,
31:42je ne pense pas
31:43qu'à l'époque,
31:43vous appreniez
31:44de golf.
31:45Vous disiez
31:45golf persique.
31:47je suis étonné
31:48maintenant que vous avez
31:49une affaire
31:49avec les Arabes
31:50en train de dire
31:51golf.
31:52Toutefois,
31:53vous avez répété
31:53les golfs.
31:54Je vous demande
31:55de corriger.
31:56Je vous demande
31:56de vous dire
31:57golf persique.
31:59Général.
32:00Oui,
32:01non,
32:01c'est une guerre permanente.
32:02C'est comme le golf
32:03d'Amérique.
32:03Vous savez,
32:04M. Trump.
32:05Je pense que,
32:06écoutez-moi,
32:07je pense que
32:07quand vous avez fait
32:08les études,
32:09vous avez dit
32:10golf persique.
32:11Aujourd'hui,
32:12vous êtes en train
32:12de dire golf.
32:13mais pourquoi
32:14vous avez changé
32:15les noms ?
32:16J'ai dit golf.
32:17Bon.
32:18Quel regard
32:19vous portez ?
32:19Sinon,
32:20je vais couper
32:20le général
32:21et me dire
32:22qu'est-ce que
32:22les mots
32:23qu'il avait
32:23étudiants,
32:24il apprenait
32:24des golf persique.
32:27Estudiant,
32:28vous appreniez
32:28golf persique ?
32:29Oui,
32:29en tout cas,
32:29pas golf,
32:3018 trous,
32:31c'est certain.
32:32Écoutez-moi,
32:33vous voyez,
32:34vous êtes ridicule,
32:35M. le général.
32:36Mais non,
32:36ne dites pas ça.
32:38Vous savez,
32:38pour trois soldats
32:40américains
32:40qui sont morts,
32:42vous êtes en train
32:43de foutre sa gueule
32:43de ces gens.
32:44En réalité,
32:45quand vous entrez
32:46dans l'armée,
32:47vous entrez pour les morts.
32:49Vous ne venez pas
32:50dans l'armée
32:50pour faire le pique-nique.
32:52Vous êtes en train
32:53de monter les sauces.
32:54Maintenant,
32:54vous êtes en train
32:55de dire 18 trous,
32:56mais je pense
32:57que vous n'êtes pas
32:58de bon général.
32:59Bon,
33:00on ne fait pas
33:00d'attaque personnelle.
33:02C'est la dernière fois
33:03que vous utilisez
33:04le golf persique.
33:06Est-ce que vous voulez
33:07vous exprimer
33:08sur cette guerre ?
33:09Est-ce que vous êtes...
33:10Exactement.
33:11En réalité,
33:12je suis là,
33:12ça fait moins de mieux
33:13que je rentre
33:13dans votre discours.
33:15Je suis ravi
33:16qu'Israël,
33:17à l'américaine,
33:18ils sont en train
33:19de frapper l'Iran
33:20car c'est un bonheur
33:21pour nous les Iraniens.
33:23Enfin,
33:23on va libérer
33:24les sept religions
33:25fascistes,
33:26chiites,
33:27israélamiques
33:27car ils nous ont
33:29merdés,
33:29ça fait 47 ans.
33:31Il ne faut pas
33:32oublier
33:32cette situation
33:34que nous,
33:35on en a,
33:36c'est des cadeaux
33:37de France
33:38envers les Iraniens.
33:40Enfin,
33:41j'espère qu'un jour
33:42la France,
33:42elle peut demander
33:43pardon à les Iraniens
33:44que ça fait 47 ans.
33:46On est en train
33:47de galérer
33:47avec ce régime
33:48de fascistes.
33:50Mais vous espérez,
33:51vous y croyez vraiment ?
33:52Bien sûr,
33:53bien sûr.
33:53On en a un leadership
33:55qui s'appelle
33:56Réseau Pahlavi.
33:57Un 90 millions
33:59d'Iraniens,
34:00ils sont derrière lui
34:01pour tomber
34:02le régime de fascistes
34:03à avoir
34:04de bons pays,
34:05démocratie,
34:06comme avant,
34:07comme toujours,
34:08comme votre pays,
34:09comme d'autres pays.
34:10Mais malheureusement,
34:11la France n'est plus
34:11comme démocratie
34:12comme avant.
34:13Parce qu'avec les gauches,
34:15un gauche islamique
34:16qui en réalité,
34:17ce n'est plus
34:18la France
34:18que je connaissais
34:19il y a 47 ans.
34:21David Rigou les Roses,
34:22les Iraniens
34:23sont derrière,
34:24comme le dit Farah Valls ?
34:27Alors,
34:27il se trouve
34:27qu'il y a une
34:29effectivement
34:30une surreprésentation
34:32actuellement
34:33de la figure
34:34du prince Pahlavi
34:35qui effectivement
34:37se présente
34:38comme l'incarnation
34:39par défaut
34:39de leadership
34:41sur une
34:42on va dire
34:43je ne devrais pas dire
34:44une opposition
34:45des oppositions
34:46qui sont
34:47extrêmement divisées
34:49en réalité.
34:50Et c'est ça
34:50qui a fait
34:51la faiblesse
34:51de l'opposition
34:52iranienne d'ailleurs
34:53par rapport
34:54au régime actuel
34:55qui a capitalisé
34:56là-dessus,
34:56qui a instrumentalisé
34:57ces divisions
34:58pour éviter justement
35:00qu'il puisse y avoir
35:00un mouvement
35:01structuré,
35:02vertical.
35:03Il n'y en a pas
35:04du reste.
35:05Donc,
35:06le prince Pahlavi
35:07ne fait pas du tout
35:08l'unanimité
35:09ni même consensus
35:10même si une partie
35:11des opposants
35:12peuvent se rallier
35:13je dirais
35:13par défaut
35:14justement
35:14à son incarnation.
35:16Mais sur le fond
35:17de toute façon
35:18il y aura un débat.
35:20Les Iraniens
35:20aiment le débat,
35:22la contradiction
35:23etc.
35:24Et l'opposition
35:25est très divisée
35:25donc on ne peut pas dire
35:26qu'il est
35:26le représentant ultime
35:28des oppositions.
35:30Simplement,
35:31effectivement,
35:31il n'y a pas
35:31d'incarnation.
35:32Alors,
35:33en général,
35:33il y a des prisonniers
35:34politiques
35:34mais qui sont
35:35effectivement
35:35pour l'instant
35:36qui sont toujours
35:37emprisonnés.
35:38il y a les prix Nobel
35:39de la paix
35:40mais on voit bien
35:41que toutes les positions
35:42d'ailleurs des uns
35:43et des autres
35:43ne sont pas
35:43totalement identiques.
35:45Et ce serait
35:45sans doute plus simple
35:46s'il y avait
35:48une opposition
35:49unie
35:49et le général
35:50Trinban.
35:50Oui,
35:50c'est pour ça
35:51que le prince
35:51Reza Pahlavi
35:52c'est un symbole
35:53qui peut être utilisé
35:55effectivement
35:55pour réunir.
35:57Aujourd'hui,
35:58il est vocal,
35:59il parle,
36:00il se présente
36:01etc.
36:02Et d'ailleurs,
36:02il a dit
36:02parce qu'il faut le dire
36:04dans les oppositions
36:04iraniennes en France
36:05en particulier,
36:06vous avez des gens
36:06qui viennent communistes,
36:08qui viennent de partout
36:08donc très opposés à ça.
36:10Il n'a jamais dit
36:10qu'il voulait rétablir
36:11la monarchie.
36:11Il a dit
36:12qu'il voulait être
36:14utile
36:15dans une phase transitoire.
36:17Et donc,
36:17aujourd'hui,
36:18on parle de lui
36:18aussi bien en Iran
36:19qu'à l'extérieur.
36:20Ça ne veut pas dire
36:21que tout le monde
36:21est d'accord
36:22avec lui
36:23mais ça peut être
36:24une figure symbolique
36:26utile
36:27pour temporairement
36:29réunir les Iraniens.
36:30Et effectivement,
36:31il faudra de toute façon
36:31à un moment ou à un autre
36:32un interlocuteur
36:34notamment
36:34et Donald Trump l'évoquait
36:35déjà en disant
36:36je ne veux pas choisir.
36:36Oui, mais de toute façon,
36:38on ne fera pas l'économie
36:39d'un interlocuteur
36:41en interne.
36:41Pourquoi ?
36:42Parce qu'il faut que,
36:43pour qu'il n'y ait pas de chaos,
36:44il faut qu'il y ait des gens
36:45qui soient issus du système
36:46qui acceptent de transiger
36:48pour organiser une transition.
36:50Et c'est ça l'enjeu
36:50qui est extrêmement complexe.
36:52David Rigaud-les-Rosées
36:53et Général Trin,
36:54quand vous restez avec nous,
36:55on a des questions d'auditeurs
36:57dans un instant,
36:58notamment,
36:58est-ce que ce conflit
36:59peut profiter à la Russie ?
37:01Est-ce qu'on peut se passer
37:02aussi de l'envoi
37:02de troupes au sol ?
37:03Vous répondez dans un tout petit instant.
37:05A tout de suite.
37:06Envoyez-nous vos messages
37:07sur l'application RTL
37:08ou appelez-nous
37:09au 30 de 10.
37:1050 centimes la minute.
37:19J'ai l'impression
37:20que les Français,
37:21mes compatriotes,
37:23à chaque fois,
37:23le mot d'ordre lâché,
37:25c'est pas notre guerre,
37:26restons en retrait.
37:27Mais mon général,
37:29à quel moment
37:30pouvons-nous nous sentir concernés ?
37:32Étant donné que nous avons
37:33beaucoup de ressortissants
37:34dans ces pays
37:35qui sont déjà attaqués,
37:37on ne peut pas rester
37:37les bras croisés.
37:38Est-ce qu'il s'agit
37:39d'une forme de déni ?
37:40Le message de Françoise
37:42au 30 de 10.
37:43Françoise,
37:44fidèle auditrice
37:44du Val-d'Oise.
37:45Général,
37:46vous l'avez dit,
37:46la France ne peut pas
37:47rester en retrait.
37:48Non,
37:48mais elle ne peut pas
37:49rester en retrait.
37:49Elle est concernée
37:50dès les premiers coups de fosse,
37:52j'allais dire.
37:53Tout simplement,
37:54à cause des bases
37:55et à cause des accords.
37:56Pour les ressortissants,
37:58évidemment qu'on s'en inquiète.
37:59Aujourd'hui,
38:00l'évacuation
38:00est totalement impossible.
38:02Il faut s'imaginer
38:03la coordination
38:04troisième dimension,
38:05comme on dit,
38:06sur la zone
38:07est absolument
38:07très compliquée.
38:08Là,
38:09tous les aéroports
38:09de la zone
38:10sont fermés.
38:11Exactement.
38:11Jusqu'à nouvel ordre.
38:12Exactement.
38:13Donc,
38:13les ressortissants
38:14qui sont là-bas
38:15prennent contact
38:15avec les ambassades
38:16de France,
38:17les consulats,
38:18pour organiser
38:19l'attente,
38:20parce que c'est comme ça
38:21que ça va se passer.
38:22Et la France
38:22se sent concernée.
38:24Je l'ai dit,
38:24elle a demandé
38:25une réunion
38:25du Conseil de sécurité
38:26dès samedi.
38:27Le président de la République
38:28a eu deux conseils
38:30de défense,
38:31a dit clairement
38:33avec les Britanniques
38:34et les Allemands
38:35que nous étions concernés
38:36et que nous nous engageons
38:38à défendre
38:39non seulement
38:40nos emprises,
38:41mais les états
38:41avec lesquels
38:42nous sommes liés,
38:43qui sont les états
38:44du Golfe Persique.
38:46Est-ce qu'on peut imaginer
38:47l'envoi de troupes
38:49ou de matériel
38:50supplémentaire
38:51dans la zone
38:51où on a ce qu'il faut ?
38:53Non, c'est possible.
38:55Il y a par exemple
38:56des avions français
38:57en Jordanie
38:59et à Abu Dhabi.
39:00Peut-être faut-il
39:01en renvoyer d'autres
39:01pour renforcer les bases,
39:02peut-être.
39:03Peut-être faut-il
39:04réapprovisionner
39:05en munitions antiaériennes
39:06les bases
39:07qui sont là-bas.
39:08C'est possible.
39:10Il y a aussi
39:11une étude en cours
39:12sur le porte-avions
39:14qui est actuellement
39:15en Atlantique Nord.
39:17Est-ce qu'on le laisse
39:17en Atlantique Nord
39:19en disant aux Américains
39:20ne vous inquiétez pas,
39:22Groenland,
39:22on s'en occupe ?
39:23Ou bien
39:23est-ce qu'on le ramène
39:24en Méditerranée ?
39:25Ça, ce serait un signal fort
39:26quand même, non ?
39:27Oui, ça serait un signal fort.
39:28C'est évoqué.
39:29Mais c'est étudié
39:31aujourd'hui.
39:31Il faut à peu près
39:3215 jours
39:33pour le ramener dans le...
39:34Ça serait un signal
39:35très fort.
39:36Ça voudrait dire ça
39:37clairement
39:38que la France pense
39:39qu'il y a une menace
39:40sur des territoires européens.
39:41Il faut rappeler que Chypre,
39:43il y a un drone
39:44qui est arrivé
39:44sur une base britannique
39:46à Chypre.
39:46Donc Chypre,
39:47c'est un territoire européen.
39:49Et évacué.
39:49Oui, il y a un autre aspect.
39:51D'ailleurs,
39:52c'est la problématique
39:53du détroit d'Hormuz.
39:54C'est la sécurité énergétique.
39:56Parce que de toute façon,
39:57il y a une dépendance
40:00énergétique
40:00par rapport
40:01aux pays fournisseurs
40:02qui sont en général
40:03aussi nos pays alliés.
40:04Donc,
40:05ce n'est pas uniquement
40:06la protection des bases
40:07ou nos obligations
40:08en termes contractuels.
40:10C'est aussi une réalité
40:11géopolitique et énergétique.
40:12Vous savez qu'il y a
40:14deux détroits importants.
40:17Hormuz
40:17et Babel Mandel.
40:18Babel Mandel,
40:19c'est sous le feu des outils.
40:20La France a décidé
40:22de renforcer,
40:22pardon,
40:23l'Europe a décidé
40:24de renforcer
40:25l'opération ESPID
40:26qui s'occupe
40:27de protéger
40:28les bateaux
40:28qui passent là
40:29et la France
40:29y met deux bateaux.
40:30Donc voilà,
40:31les renforcements
40:32ont déjà commencé.
40:33Olivier est avec nous.
40:34Bonjour Olivier.
40:36Oui,
40:36vous aviez des questions.
40:38Allez-y.
40:39Oui,
40:40j'ai une question
40:40pour le général Trinquant,
40:42mais respecte mon général.
40:43Pensez-vous
40:44que la Russie
40:46pourrait entrer
40:48dans la danse
40:49de manière
40:49un petit peu
40:50plus active ?
40:51A savoir,
40:51ils sont bien sûr
40:52très occupés
40:53sur le front de l'Ukraine,
40:55mais pensez-vous
40:56que les Russes
40:58pourraient prendre part
40:59au conflit iranien ?
41:00Bon,
41:01alors je ne le crois pas,
41:02la Russie est bien
41:03trop occupée
41:03du côté ukrainien
41:05avec de grosses
41:06difficultés aujourd'hui.
41:07Donc je ne le crois pas.
41:08En revanche,
41:09la Chine
41:10s'intéresse.
41:11Moi je suis frappé
41:12du fait que depuis
41:13quelques jours,
41:13on voit des images
41:14satellitaires chinoises
41:15qui donnent
41:17les bases américaines
41:18et ça,
41:18ça donne des cibles
41:19aux Iraniens.
41:21Et puis...
41:22Donc la Chine
41:22diffuse des images...
41:24Oui,
41:24diffuse des images
41:25satellitaires.
41:26Par ailleurs,
41:27la Chine
41:27s'était impliquée
41:28dans les semaines
41:29qui ont précédé
41:31dans la neutralisation
41:32des opposants
41:33par la guerre électronique,
41:34les coûts,
41:35etc.
41:35Parce que l'Iran
41:37est essentiel
41:38pour la Chine
41:38pour deux choses.
41:39La première,
41:40c'est que le pétrole iranien
41:41va vers la Chine,
41:42elle en a besoin,
41:43une grosse partie.
41:44Et le deuxième point,
41:45c'est qu'il y a un hub
41:46dans le cadre
41:47de la route de la soie,
41:48il y a un hub
41:49très important en Iran
41:50qui permet
41:51d'alimenter l'Europe.
41:52Et donc c'est pour ça
41:53que la Chine
41:54a un intérêt
41:55en...
41:55Mais impliqué directement,
41:58non,
41:58je ne le crois pas.
41:59David Eric Gouleros,
42:00sur la Russie,
42:01on peut...
42:01Non mais c'est-à-dire
42:02que les deux pays
42:03sont intéressants
42:03parce qu'ils sont
42:04théoriquement des alliés.
42:05Et d'ailleurs,
42:06il y a des partenariats
42:07stratégiques
42:07qui ont été formalisés.
42:09L'un avec la Chine
42:10en 2021,
42:11début 2021,
42:12et l'autre en janvier 2025
42:13avec Moscou.
42:15Mais aucun des deux
42:16n'est prêt
42:17à aller trop loin
42:17non plus
42:19parce qu'ils savent
42:20très bien
42:20que ça risquerait
42:24de devenir incontrôlable,
42:26même si le partenaire
42:28qui est le plus embêté
42:29dans l'affaire,
42:30c'est plutôt la Chine
42:30à cause effectivement
42:31qu'ils achètent
42:32entre 85 et 90%
42:34du pétrole iranien
42:35à un prix décoté.
42:38Et donc,
42:38effectivement,
42:39ça embarrasse la Chine.
42:40mais on peut voir
42:41dans cette configuration
42:43en Iran,
42:44en sortant du focus
42:46strictement Moyen-Oriental,
42:47derrière,
42:48il se joue
42:49un enjeu stratégique
42:50avec Pékin
42:51pour le futur.
42:52C'est aussi
42:53un crash test stratégique
42:54pour,
42:55justement,
42:56dans la rivalité,
42:57la compétition stratégique
42:58entre Washington
42:59et Pékin.
43:00Pascal,
43:00bonjour.
43:01Bonjour.
43:02Vous aviez,
43:03vous aussi,
43:03une question ?
43:04Allez-y.
43:06Oui,
43:06une question
43:07qui était
43:07plus particulièrement
43:08destinée au général,
43:09mais peut-être
43:10d'autres peuvent répondre.
43:11Est-ce qu'ils pensent
43:12que simplement,
43:13enfin,
43:13je dis simplement,
43:14avec des frappes aériennes
43:15même intenses,
43:18le régime tombera ?
43:20Parce que moi,
43:22je me réfère
43:23aux 200 et quelques mille
43:25gardiens de la Révolution
43:26qui sont ultra fanatisés,
43:28qui ne se laisseront pas
43:29faire comme ça.
43:30Donc,
43:31je ne vois pas,
43:32même avec un tapis de bombe,
43:33comment on peut faire
43:34chuter un régime comme ça.
43:35En gros,
43:36vous dites,
43:36est-ce qu'on peut se passer
43:37de l'envoi
43:38de troupes au sol,
43:39c'est ça ?
43:40Ah oui,
43:41éventuellement,
43:41mais même si c'est
43:42très très compliqué
43:43et que ça constituera
43:44une étape relativement grave
43:47dans le conflit.
43:48Général Trinquand ?
43:49Non,
43:49alors d'abord,
43:50les frappes elles-mêmes,
43:51seules,
43:52ne suffiront pas.
43:53Ensuite,
43:54un déploiement au sol,
43:55comme ça a été le cas
43:56en Irak en 2003,
43:58non.
43:58Le président Trump
44:00ne peut absolument pas faire ça.
44:02Ça ne veut pas dire
44:02qu'il n'y a pas
44:02des forces spéciales
44:05du Mossad
44:05qui est déployée.
44:06Et là,
44:06on voit massif
44:07de troupes.
44:08Et donc,
44:08le complément,
44:09c'est simplement
44:10la population iranienne
44:12comme le président Trump
44:13et le Premier ministre
44:16Netanyahou l'ont dit.
44:17Maintenant,
44:17est-ce que ça arrivera ?
44:18Ça,
44:19c'est un autre sujet.
44:20Mais en tout cas,
44:21et puis,
44:22dans les frappes
44:23et dans l'action
44:24du Mossad
44:24et de la CIA,
44:25il y a l'action
44:26vis-à-vis des passes d'arrant
44:27dont vous dites,
44:29et là,
44:29je parle sous le contrôle,
44:31votre contrôle,
44:32c'est que
44:33les passes d'arrant
44:35peut-être fanatisées,
44:36mais surtout,
44:37très attirées
44:37par les avantages économiques.
44:39Et donc,
44:40quand on en a éliminé
44:41un certain nombre,
44:42dire aux autres,
44:43entre une bombe
44:44de 250 kg sur la tête
44:45et un chèque
44:46avec beaucoup de zéro,
44:47qu'est-ce que vous préférez ?
44:48Je pense qu'ils préfèrent
44:49le chèque.
44:49Est-ce que ça peut marcher ?
44:50Vous allez nous répondre
44:51dans un tout petit instant,
44:52David Rigoulet-Rose.
44:53A tout de suite.
44:54Jusqu'à 14h,
44:57Amandine Bégaud
44:58vous donne la parole
44:58sur RTL.
45:03Amandine Bégaud,
45:04RTL Midi,
45:05les auditeurs ont la parole.
45:07Et on est toujours
45:08avec le général Trincon
45:10et David Rigoulet-Rose,
45:11spécialiste du Moyen-Orient.
45:13Je vous ai coupé
45:14ou empêché de répondre,
45:15David Rigoulet-Rose,
45:17à ce que nous disaient
45:18Pascal et le général Trincon.
45:20C'est-à-dire que
45:21est-ce que si on dit
45:25ceux qui resteront,
45:26vous choisissez les frappes
45:28ou gardez votre pouvoir économique,
45:32c'est quelque chose
45:33qui va rentrer à un moment
45:34ou un autre
45:35dans les discussions ou pas ?
45:36C'est un peu l'alternative
45:38qui a été formulée,
45:39alors pas tout à fait
45:40dans les mêmes termes,
45:41mais par le président américain
45:43en disant
45:43il s'adressait
45:45aux premières négociations.
45:45Enfin aux négociations-là.
45:46Là, depuis le début des frappes,
45:47en s'adressant à plusieurs reprises
45:49aux gardiens
45:50et non pas à l'armée,
45:51c'est intéressant,
45:52en leur disant
45:53déposez les armes,
45:54vous aurez une immunité.
45:56Alors l'immunité,
45:56est-ce que c'est
45:57conserver des avantages,
45:58etc.,
45:59ou alors vous êtes morts ?
46:00Donc ça renvoie à ça,
46:02effectivement,
46:02parce que l'enjeu,
46:04la variable centrale,
46:05c'est les gardiens
46:05de la révolution.
46:06C'est eux qui ont
46:07le pouvoir militaire,
46:09économique.
46:10Alors c'est pas tous les mêmes,
46:11c'est pas homogène,
46:12parce qu'il y a
46:13un problème générationnel.
46:14Il y a une partie
46:15des gardiens
46:15qui sont purement idéologisés
46:17et il y a une partie
46:19importante des gardiens
46:20qui sont des affairistes
46:21et donc qui ont
46:22des gros intérêts,
46:23effectivement,
46:24dans l'économie iranienne.
46:26Alors on estime
46:27au moins la moitié,
46:28mais effectivement,
46:30quand on peut perdre
46:31quelque chose,
46:32on peut réfléchir
46:33différemment.
46:34Donc c'est pas un hasard
46:35si le président américain
46:36s'adresse spécialement
46:37aux gardiens
46:37et pas à d'autres.
46:40Nadia,
46:41bonjour.
46:42Bonjour.
46:43On a entendu votre message,
46:44le message que vous nous
46:45aviez laissé tout à l'heure
46:46en début d'émission.
46:48Vous avez vos deux filles
46:50qui sont bloquées à Dubaï.
46:52Elles étaient parties
46:52en vacances,
46:53c'est ça ?
46:53C'est ça.
46:54J'ai mes deux filles
46:55et mon beau-fils actuellement
46:56là à Dubaï.
46:57Ils sont parties fêter
46:58leur anniversaire
46:59parce qu'elles sont
46:59toutes les deux
47:00du mois de février.
47:01Elles devaient rentrer
47:02dimanche matin
47:03et du samedi,
47:05voilà,
47:05c'est arrivé,
47:05la guerre au Iran.
47:07Mais par contre,
47:08moi qui étais très inquiète,
47:10j'ai cherché à les contacter,
47:11j'ai pu les avoir.
47:13Elles restent bloquées
47:14dans leur appartement
47:15mais elles me disent bien
47:17à un moment,
47:18ne t'inquiète pas
47:19parce que c'est plutôt
47:20à la télé,
47:21je suis plutôt inquiète
47:22quand je regarde
47:22maintenant les infos.
47:24C'est à la télé
47:24qui ne fait pas qu'à la télé.
47:26Ne regardez pas les infos
47:27dans Général Trinquant.
47:28Elle a raison Nadia.
47:29Elle a parfaitement raison.
47:31Moi j'ai une nièce
47:31qui est à Dubaï
47:32dont le mari est en Arabie Saoudite
47:34et on lui demandait
47:35si elle était inquiète
47:36et elle dit
47:36regardez mon activité,
47:38elle était chez une manucure,
47:39vous voyez.
47:39Donc pas très inquiète.
47:41Donc effectivement,
47:43c'est le prisme
47:44des télévisions
47:45bien sûr,
47:45c'est de montrer
47:46toujours ce qu'il y a
47:46de catastrophique.
47:47Et il y a un jeu
47:48de communication aussi
47:50et on l'évoquait
47:50à l'instant
47:51pendant la pause,
47:53je vous lisais
47:53cette dernière déclaration
47:54du chef du Conseil Suprême
47:55de Sécurité Nationale
47:56l'Iranien qui disait
47:58le pays est prêt
47:59pour une longue guerre,
48:00ça fait aussi partie
48:01de la guerre.
48:03C'est ces déclarations
48:06de communication.
48:07Un grand merci
48:08à tous les deux.
48:09Général Dominique Trinquant,
48:11David Rigouleros
48:11d'être venu
48:12nous aider à décrypter
48:13tout ça
48:14et répondre aux questions
48:15des auditeurs.
48:16Merci beaucoup
48:17à tous les deux.
48:18On aura bien sûr
48:19l'occasion
48:20de révoquer
48:22ce conflit
48:23sans doute
48:23tout au long
48:23de ces prochains jours.
48:24Ce soir,
48:25Anne-Sophie Lapique
48:26vous fera un résumé
48:26complet de la journée
48:27dans RTL Soir.
48:29Bien sûr,
48:31petit détour
48:31par le standard
48:32avec Ambroisine.
48:33Bonjour Ambroisine.
48:36Ambroisine ?
48:37Oui, c'est moi.
48:37Oui, bonjour.
48:39Vous êtes l'heureuse
48:40gagnante
48:40de la valise
48:41en or RTL.
48:43Alors pour ceux
48:44qui auraient raté
48:45les précédents épisodes,
48:47c'est ce jeu
48:48qu'RTL a lancé
48:49tout au long
48:50du Salon de l'Agriculture.
48:518 valises RTL
48:52qui étaient cachées
48:53chez 8 agriculteurs
48:53dans 8 régions différentes
48:55et puis il y avait
48:557 valises en or
48:57à remporter
48:58au Salon de l'Agriculture.
49:00Il suffisait de déposer
49:00un petit bulletin
49:01de participation
49:02et la grande gagnante,
49:03c'est donc vous,
49:04Ambroisine,
49:06vous avez gagné quoi ?
49:08Alors on m'a dit
49:09que j'avais gagné
49:10une malle
49:11avec, oui justement,
49:13sûrement une radio
49:14dans une valise
49:15avec plein d'autres goodies
49:17et un voyage en Chine
49:18avec une personne au choix
49:20pendant 10 août
49:21à 12 jours.
49:22Voyage de 12 jours
49:23pour 2 personnes.
49:25Oui.
49:26Vous y croyez
49:27quand vous avez déposé
49:28ce petit bulletin
49:29au Salon ?
49:30Je vous avoue
49:31que pas vraiment,
49:32c'était plus une vanne
49:33avec des amis
49:34et puis même là,
49:35ce matin,
49:36quand on m'a appelée,
49:36j'ai cru que c'était
49:38une arnaque encore
49:39et on m'a rappelé
49:40et c'était finalement vrai
49:42donc je suis vraiment
49:43super heureuse
49:44et trop,
49:44trop contente.
49:45Bon, vous venez d'où
49:47Ambroisine ?
49:48Du Nord,
49:49je viens de Lille.
49:50D'accord,
49:50et vous étiez venue
49:51comme ça
49:51avec des amis
49:52au Salon ?
49:53Oui, c'est ça,
49:54je venais pour
49:55voir,
49:56soutenir les agriculteurs
49:57et pouvoir un peu
49:58faire les dégustations
50:00et voilà,
50:01et profiter d'un bon moment
50:02avec mes amis.
50:03Bon, vous savez déjà
50:04avec qui vous allez partir
50:05en Chine ?
50:06Je ne sais pas trop,
50:07peut-être ma petite sœur
50:07mais je ne sais pas encore,
50:09je vais voir avec les dates
50:10et tout mais voilà.
50:11Bon, en tout cas,
50:12un grand bravo à vous,
50:14on est ravis de vous offrir
50:16ce voyage
50:17et puis il y a plein de cadeaux
50:18à RTL également
50:19à l'intérieur de cette valise.
50:21Bravo à vous
50:22et puis bravo à tous ceux
50:23qui ont participé aussi
50:25à l'opération.
50:27Dans un tout petit instant,
50:28l'heure du crime
50:29avec vous,
50:29Jean-Alphonse.
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