- il y a 1 heure
Avec Stephane Bohbot, Directeur général de Innov8 Group, Dafna Mouchenik, Fondatrice et directrice de Logivitae, Annabelle Hermant, Dirige les études quantitatives chez Skyconsulting
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00:00Sofinko, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Sofinko présente...
00:08Sud Radio, la vie devant nous.
00:11Eh bien bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de La Vie Devant Nous.
00:16Chaque dimanche, avec nos invités qui sont là, on vous donne envie de bien vivre votre âge avec le sourire
00:22et ils l'ont.
00:24Alors cette émission, elle est faite pour vous, que vous soyez enfants, parents, grands-parents et même arrière-grands-parents
00:30parce que oui, c'est une première en France et dans l'histoire.
00:34Quatre générations, en fait, cohabitent aujourd'hui. Il faut dire qu'on a gagné plus de 30 ans d'espérance
00:39de vie en un siècle, ce qui est quand même génial.
00:43Alors ici, on partage des histoires de vie, des témoignages, des conseils concrets pour mieux vivre ensemble à tous les
00:51âges de la vie.
00:52Et cette semaine, nous allons parler de santé, d'innovation et d'accompagnement, trois piliers essentiels justement pour bien vivre
01:00et mieux vivre aujourd'hui et demain.
01:02Alors nous commencerons avec Annabelle Hermand, qui est directrice du département des études quantitatives de Sky Consulting,
01:08pour décrypter justement des résultats d'une étude marquante sur l'endométriose.
01:13On vous dira tout, c'est une maladie encore trop souvent diagnostiquée, beaucoup trop tard.
01:18Et puis, notre grand invité sera et est Stéphane Botbot, fondateur d'Innov8, pour parler justement de technologie qui est
01:28justement en rupture,
01:29de robotique intelligente et leur rôle face aux pénuries de main-d'oeuvre, notamment dans le champ du vieillissement.
01:36Ce n'est pas de la science-fiction.
01:37Et enfin, dans Vivre Ensemble, nous recevrons Daphna Mouchnik, fondatrice et directrice de Logi Vitae,
01:43pour évoquer justement l'aide à domicile, un métier profondément humain, en pleine tension, mais vraiment indispensable.
01:49Une émission pour comprendre, anticiper et garder justement l'humain au cœur des solutions.
01:53Et on n'oublie pas que cette émission est la vôtre.
01:56Alors appelez-nous et posez vos questions au 0826-300-300.
02:02Eh bien, on l'abordera dans nos chroniques.
02:04Bien vivre chez soi, c'est aussi pouvoir vivre avec une maladie reconnue et prise en charge.
02:14Bonjour Annabelle Hermand.
02:16Vous dirigez justement les études quantitatives chez Sky Consulting.
02:21Voilà, le ciel, il n'est plus bleu en ce moment.
02:24Vous avez travaillé sur une étude justement relayée récemment,
02:26qui montre qu'en moyenne, il faut près de 7 ans pour diagnostiquer une endométriose.
02:32C'est un chiffre, je dirais, qui interpelle.
02:34Alors, est-ce qu'on peut peut-être, pour commencer pour nos auditeurs,
02:38rappeler ce qu'est l'endométriose et combien de femmes sont concernées ?
02:41Alors, l'endométriose, c'est une maladie chronique qui touche aujourd'hui environ une femme sur dix,
02:46soit près de deux millions de femmes en France.
02:48C'est un sujet dont on commence à parler depuis quelques années,
02:51mais qui aujourd'hui reste effectivement assez méconnu et encore pas très bien compris.
02:56Concrètement, c'est quoi ?
02:57C'est le tissu qui tapisse l'intérieur de l'utérus,
03:01qui va se développer dans d'autres parties du corps,
03:04là où il ne devrait pas être,
03:05et qui va réagir à chaque cycle aux hormones,
03:07ce qui va créer des inflammations, des douleurs très intenses, parfois invalidantes.
03:11Et souvent, c'est comme ça qu'on en entend parler aussi,
03:13c'est les difficultés pour pouvoir mener une grossesse.
03:16Et donc, chez Sky Consulting,
03:17on a décidé d'interroger plus de 2000 patientes diagnostiquées d'endométriose,
03:21pour vraiment mettre en lumière cette maladie
03:24et vraiment comprendre l'impact de la maladie sur leur quotidien.
03:27Et on l'a en fait à tous les âges.
03:29Oui.
03:30Ce n'est pas à une période donnée,
03:32c'est quelque chose que l'on a sur toute sa vie en tout cas.
03:35C'est ça.
03:36Et justement, votre étude met en lumière une errance de diagnostic qui est très longue.
03:41Alors, pourquoi un tel retard en France ?
03:43Alors, effectivement, ce n'est pas qu'en France en fait.
03:46Vous voyez, on a l'habitude à chaque fois.
03:47À chaque fois, on dit la France, la France, mais ce n'est pas que la France.
03:50En fait, en France, on a en moyenne 7 ans avant d'être diagnostiquée.
03:54Mais dans des pays comme la Suède, vous pouvez aller jusqu'à 10 ans.
03:57Et alors, 7 ans, 10 ans, c'est long.
03:59C'est très très long quand même, quand vous avez très mal.
04:01Je dirais qu'il y a deux raisons à ça.
04:03La première, c'est quand même la banalisation de la douleur chez les femmes.
04:08Comme si c'était un peu un fait acquis que quand on a ses règles, c'est normal, ça fait
04:11mal.
04:12Il y a quand même beaucoup de choses qui sont dites sur les femmes quand elles ont leurs règles.
04:15Bon, ben voilà.
04:16Donc, ça fait mal et on doit s'en contenter.
04:18La deuxième, c'est que finalement, il y a un corps médical qui n'est pas encore très formé
04:22pour diagnostiquer et traiter l'endométriose.
04:25Et dans l'étude, justement, elles sont 43% à dire qu'elles attendent des médecins mieux formés pour ça.
04:31Et ce qui est très important, c'est que d'ailleurs, ces chiffres, ce sont des moyennes,
04:35mais ça cache des réalités pires parfois encore.
04:38Il faut savoir que 23% des femmes, ce n'est pas 7 ans qu'elles mettent pour la diagnostic.
04:41Et c'est 10, voire 15 ans.
04:43Voilà, c'est énorme.
04:44Donc, en fait, c'est une parole qui ne circule pas, qui n'est pas prise en compte réellement,
04:49parce qu'on considère que la douleur, c'est normal, un peu, c'est une légende urbaine, un peu comme
04:53l'accouchement.
04:54C'est ça.
04:54Alors, justement, les conséquences concrètes de ce retard sur la vie quotidienne, professionnelle et familiale,
04:59elle est très impactante.
05:00C'est extrêmement impactant.
05:02Alors, souvent, on entend parler...
05:03C'est un tissu associatif, enfin, quel que soit l'engagement, en fait, tout au long de sa vie.
05:06Voilà, pour tout.
05:08En moyenne, elles sont diagnostiquées vers 27 ans.
05:10Certains, c'est plus tard.
05:11J'ai envie de dire que ça se rapproche maintenant, que c'est devenu un peu une cause nationale.
05:15On a les conséquences dans la vie privée, la vie intime, le couple, le fait de vouloir mener une grossesse,
05:20la sexualité, les projets de mariage, même pour certaines.
05:23Mais ce dont on ne parle pas assez, c'est l'impact sur la vie sociale.
05:26Quand vous êtes tordu de douleur, vous n'allez plus sortir avec vos amis.
05:29Et l'impact dans le milieu professionnel.
05:31Aujourd'hui, on a quand même 67% de ces femmes qui nous disent que ça impacte leur performance au
05:36travail,
05:37leur présence au travail.
05:38Quand vous êtes tordu de douleur, vous ne pouvez pas être au top de la productivité.
05:4250% nous disent qu'aujourd'hui, ça ralentit leur carrière.
05:46Parce que finalement, il y a une grosse incompréhension aujourd'hui chez ces femmes.
05:49On ne comprend pas.
05:50On dit qu'elles exagèrent un petit peu.
05:52Bon, ça va, on a tous nos règles, quelque part.
05:54C'est un peu comme le statut des dents, en fait.
05:56C'est-à-dire que c'est une face cachée qui est assez peu vulgarisée parce que taboue
06:00ou tout simplement considérée comme normale pour les femmes qu'elles souffrent, en quelque sorte.
06:04C'est ça.
06:05C'est un peu patriarcal comme approche.
06:08Exactement.
06:08Et ça touche tout.
06:09Ça touche même les étudiantes.
06:10Aujourd'hui, les étudiantes, elles sont pénalisées.
06:12Elles ratent des cours.
06:13Certaines doivent se réorienter ou arrêter leur formation.
06:17Enfin, oui, c'est un problème qui touche les femmes, mais ça a un impact sociétal énorme
06:20sur l'égalité des chances, l'absentéisme, etc.
06:23Quel message pour, je dirais, justement, pouvoir un peu partager aux auditeurs,
06:28quel message souhaiteriez-vous faire passer aux femmes qui nous écoutent ce dimanche
06:33et qui se reconnaissent dans ces symptômes, quel que soit leur âge, d'ailleurs ?
06:36Je leur dirais de ne pas accepter la douleur, parce que non, ce n'est pas normal d'avoir mal.
06:40Quand on a de l'endométriose, on n'a pas juste mal au ventre une fois dans le mois.
06:44Donc, il faut qu'elles se fassent confiance.
06:46Il faut qu'elles insistent auprès de leur médecin.
06:47Il faut qu'elles changent de médecin si on ne les écoute pas, en fait.
06:50C'est important, changer de médecin.
06:52Le message est passé.
06:54Merci beaucoup, Annabelle Hermand.
06:55Écoutez, on retient qu'un diagnostic plus rapide, c'est déjà une première forme, en fait,
06:59de mieux vivre chez soi et avec soi-même aussi.
07:04Parler de santé, c'est aussi parler d'innovation et de solutions nouvelles.
07:08Et c'est justement le cœur du parcours de notre grand invité.
07:16Stéphane Bobo, bonjour.
07:17Vous êtes à la tête d'Innov8, un groupe français qui distribue et intègre des technologies un peu en rupture,
07:24sans faire de la science-fiction, qui sont des objets connectés à la robotique intelligente.
07:28Vous dites souvent que la vraie valeur n'est plus dans le matériel, mais dans l'intelligence embarquée.
07:34J'aime bien cette phrase.
07:35Alors, Innov8, c'est quoi en quelques mots ?
07:37Parce que vous travaillez à la fois sur le smart home, l'énergie et désormais la robotique.
07:41C'est quoi votre fil conducteur ?
07:43Alors, notre fil conducteur, c'est la maison du futur.
07:45Une maison connectée, autonome énergétiquement et assistée grâce à la robotique intelligente.
07:51Et donc, le métier d'Innov8, c'est d'accompagner un très grand nombre d'acteurs internationaux à démocratiser leur
07:58technologie,
07:59à la fois auprès du grand public.
08:01Et donc, on accompagne des très grandes marques du consumer électronique,
08:05des marques comme par exemple les drones DJI, ou par exemple les vidéoprojecteurs de X-Jimmy,
08:10ou les robots aspirateurs connectés de Roborock.
08:13Donc, un très grand nombre de portefeuilles de marques auprès du grand public via des retailers.
08:18D'accord.
08:18Donc, des magasins, vous connaissez, vous côtoyez certainement, auprès du grand public d'un côté.
08:26Et puis de l'autre, on va démocratiser des technologies extrêmement innovantes dans le secteur par exemple de l'énergie.
08:32Parce que cette maison, demain, il faudra l'alimenter grâce à des ressources d'énergie renouvelables.
08:39Et le solaire est pour ça une belle solution.
08:41Et donc, on accompagne par exemple Huawei sur les technologies d'onduleurs et de batteries de stockage,
08:46qui sont des nouvelles technologies pour aller vers l'autoconsommation.
08:49L'autoconsommation en fait.
08:50Exactement.
08:51Et donc, demain, dans cette maison du futur, on aura de l'assistance robotique qui va nous aider.
08:58Et donc, c'est pour ça qu'on s'est intéressé depuis déjà quelques années à la robotique humanoïde et
09:05quadrupède.
09:05Justement, alors là encore, Space X, on a tous suivi.
09:11Alors, ce n'est pas la première femme française.
09:14C'est la deuxième qui est dans l'espace.
09:17Donc, ça, c'est quelque chose qui nous étonne moins aujourd'hui.
09:19Mais par contre, les robots, il y a un débat.
09:22Là aussi, que ce soit jeune et moins jeune.
09:26Alors, on parle justement beaucoup de robots humanoïdes ou quadrupèdes.
09:31On en est où réellement aujourd'hui ?
09:33Alors, on en est à...
09:35L'année dernière, c'était l'année zéro.
09:37Donc, cette année, c'est la première année où, en effet, ces robots sortent des laboratoires de recherche.
09:42Donc, on n'est plus au stade de prototypes.
09:45On est au stade de lancements commerciaux.
09:49Donc, en fait, ces robots commencent à être vendus concrètement à des universités, à des startups, à des sociétés, des
09:58labs d'innovation
10:00qui vont pouvoir accéder à ces plateformes qui, avant, étaient réservées vraiment au stade purement de prototypage.
10:06Là, on est capable de les déployer.
10:09Donc, ce sont des machines qui ont toutes les technologies pour pouvoir maintenant y intégrer des logiciels.
10:17C'est pour ça qu'on parle d'intelligence incarnée.
10:20Parce que ces robots vont pouvoir utiliser des modèles d'apprentissage autour de l'IA.
10:26On en parle beaucoup.
10:27Oui, oui.
10:27Pour leur permettre de devenir progressivement autonomes et de réaliser des tâches.
10:32Alors, justement, pour nos auditeurs, parce que lorsqu'on parle d'IA, d'intelligence artificielle, c'est un peu de
10:38la science-fiction, là aussi.
10:39En fait, on peut peut-être un peu résumer ou de façon très simple, la robotique que vous évoquez, en
10:47fait, elle n'est plus pilotée par l'homme.
10:50C'est-à-dire que je n'ai pas une télécommande et puis mon robot aspirateur fait ce que je
10:57souhaite.
10:58Mais c'est en fait, par l'homme, mais c'est, pardon, c'est en fait, ça apprend tout seul,
11:04justement, les gestes, la parole, l'observation que peut avoir l'homme, enfin la femme ou l'homme.
11:11Alors, c'est la perspective sur laquelle on se projette.
11:14C'est d'avoir des robots qui deviennent progressivement 100% autonomes, capables d'interagir avec l'homme par la
11:21parole.
11:23Le robot sera capable demain de reconnaître des objets, on pourra lui indiquer quoi faire et il pourra agir en
11:31autonomie.
11:32Donc ça, c'est la vision qu'on a à 10 ans d'un robot polyvalent, universel, capable d'agir
11:40en autonomie et qu'on pourra un jour retrouver chez soi.
11:43On n'en est pas encore là.
11:44D'accord, parce que, oui, mais justement, concrètement, en quoi ces technologies peuvent améliorer la vie quotidienne comme pour les
11:51seniors, peut-être,
11:52ou les personnes un peu plus âgées ou en difficulté de mobilité ? Pour vous, c'est une conviction ?
11:58Oui, je pense qu'on est convaincus que la révolution de la robotique domestique est en train d'arriver, qu
12:04'elle sera massive.
12:06On l'estime, à horizon 2050, à plus d'un milliard de robots humanoïdes dans le monde, soit un robot,
12:13un milliard.
12:14Donc c'est quasiment un robot pour 10 habitants sur Terre.
12:18Donc c'est une révolution plutôt normale.
12:19Et donc, je pense qu'on se concorde un peu tous sur cette vision à horizon 25 ans, mais 25
12:26ans, ça va vite arriver.
12:27Donc ça veut dire qu'avant d'arriver à un milliard, il y en aura déjà un million, 10 millions,
12:30100 millions.
12:31Donc ça va aller très, très vite.
12:35On a déjà des estimations à horizon 10 ans qui sont fournies par Morgan Stanley et Goldman Sachs
12:43qui s'accordent sur un marché à peu près à 38 milliards de dollars dans le monde d'ici 10
12:46ans autour de la robotique humanoïde.
12:48Stéphane, on comprend justement que la technologie progresse très, très vite.
12:52On va parler de votre solution concrète.
12:55On marque juste une courte pause.
12:57Restez avec nous sur Sud Radio.
12:58Sauf un co.
12:59Pensez votre logement pour demain.
13:01Travaux, domotique, sécurité, bien-être.
13:04Sauf un co-présente.
13:06Sud Radio, la vie devant nous.
13:09Nous sommes de retour avec vous, Stéphane Bobo.
13:12Je rappelle que vous êtes patron d'Innov8.
13:15On a parlé robotique, intelligence embarquée.
13:19Mais derrière ces technologies, justement, il y a des usages très concrets pour la vie quotidienne.
13:24Et vous lancez en France un véhicule personnel intelligent conçu pour les personnes à mobilité réduite.
13:29Donc, c'est quand même assez large.
13:31On ne parle pas de...
13:31Voilà, c'est des handicaps modérés ou difficultés.
13:35Et en quoi ce fauteuil nouvelle génération change-t-il la donne par rapport aux solutions existantes ?
13:40Est-ce qu'on peut parler de robots déjà avec ce fauteuil ?
13:43Exactement.
13:44En fait, c'est pour ça qu'avant d'aller sur ce robot humanoïde à tout faire à la maison,
13:48on a des étapes intermédiaires dont la possibilité d'accéder aujourd'hui, par exemple, à ce fauteuil Strut
13:54qu'on lance cette année, qui est un peu le Tesla du fauteuil roulant.
13:59C'est-à-dire un robot 100% électrique, 40 km d'autonomie, avec des lidars.
14:05C'est-à-dire que le lidar va permettre de digitaliser...
14:06Donc, ça change complètement la mobilité, en fait, la vision des autres sur le fauteuil roulant, le handicap, etc.
14:13Je trouve ça très très bon.
14:14Exactement.
14:14Et donc, on a un produit qui a d'ailleurs eu un red dot design, donc extrêmement designé, performant,
14:21et qui va permettre aussi de se détacher uniquement de la stigmatisation de l'handicap.
14:27C'est-à-dire qu'on va permettre à des personnes à mobilité réduite, des personnes seniors,
14:32mais qui veulent garder une certaine autonomie.
14:34Et donc, ce fauteuil va leur permettre de se déplacer en toute sécurité, va éviter les obstacles directement.
14:41On peut le contrôler à la voie.
14:43On va pouvoir lui dire, par exemple, d'aller à la cuisine, de la chambre.
14:48Il va directement faire le parcours pour aller seul à la cuisine.
14:52Mais il peut aussi se déplacer en extérieur.
14:53Et on peut tout à fait lui donner des points de destination, comme aller à la boulangerie.
15:00Comme un GPS, en fait.
15:02Et il va suivre le trottoir, s'arrêter au passage piéton, il va cartographier et pouvoir se déplacer en toute
15:09sécurité.
15:10Est-ce que, par la voie, ce fauteuil peut aussi gérer la domotique, peut-être faire de la surveillance,
15:17puisque j'imagine qu'il y a des petits capteurs vidéo ?
15:20Oui, il est équipé de capteurs caméras, de capteurs lidar, également, pour numériser son environnement.
15:27Et l'idée, c'est de simplifier, justement, ces déplacements de micro-mobilité pour ces personnes.
15:35Alors, comment, justement, les rendre accessibles au plus grand nombre ?
15:38Et pas seulement quelques privilégiés, puisque là, vous le lancez, donc ça va être commercialisé.
15:45Tout à fait.
15:45On peut l'acheter où, ce fauteuil ?
15:47Alors, on va démarrer, en fait, la commercialisation.
15:50On peut le voir où, déjà ?
15:50Alors, on va le présenter avec une collaboration avec Andilab, qui est un incubateur de start-up dans le domaine
15:57de l'handicap et des personnes seniors,
16:01dans lequel on va d'abord s'intéresser à certains canaux de distribution professionnelle, on va dire, autour de ces
16:08produits-là.
16:09C'est un produit qui va être à près de 6 000 euros et certainement que, sur le second semestre
16:13de cette année, on va le présenter dans des canaux grand public pour montrer que ce produit est accessible directement
16:19dans un magasin d'électronique.
16:21Vous aurez la possibilité de pouvoir l'acheter.
16:23C'est très bien, ça, parce que ça casse aussi la vision ou le regard des autres vis-à-vis
16:28du handicap.
16:28Et donc, on va faire des tests. Donc, on est dans une année, vraiment, de démarrage commercial, aussi d'ouvrir
16:36ces produits auprès du grand public
16:38et, justement, de ne pas être simplement segmenté dans des segments professionnels.
16:42Et on pourra aussi l'acheter en leasing, donc avec un loyer...
16:45Oui, mais est-ce que j'allais vous poser cette question ? Les 6 000 euros, c'est quand même
16:48pas... Voilà, c'est un prix.
16:49Alors, même s'il y a eu une loi de l'ancienne ministre Charlotte Parmentier-Lecoq de l'autonomie
16:56pour faire passer, justement, la prise en charge des fauteuils roulants,
16:59est-ce que ça sera une prise en charge, aussi, pour vous ?
17:02Alors, oui, on est en train de faire passer les certifications sur ces produits-là.
17:07Mais, aujourd'hui, l'idée, c'est que pour quelques centaines d'euros, voire un peu moins de 300 euros
17:11par mois,
17:12vous pourrez accéder à ce type de mobilité de nouvelle génération.
17:17Merci beaucoup, Stéphane Loubout.
17:19Alors, on retient, justement, que la technologie n'est pas une fin en soi.
17:22C'est pas de la science-fiction, mais un outil juste au service des usages et des besoins humains.
17:27On reste humain.
17:28Et, justement, face à la technologie, il y a des métiers où l'humain reste irremplaçable.
17:37Vivre ensemble, c'est aussi accompagner les plus fragiles au plus près de leur quotidien, justement.
17:40Bonjour, Daphna Mouchnik.
17:42Alors, vous avez fondé LogiVitae, avec une conviction très forte,
17:47qui permet aux personnes âgées de rester chez elles, quels que soient leurs moyens, grâce à l'aide à domicile.
17:51Alors, pourquoi, aujourd'hui, l'aide à domicile est un pilier du bienveillir ?
17:55D'abord, parce que les gens ont envie de vivre le plus longtemps possible,
18:00voire toute leur vie chez eux.
18:02C'est vraiment le souhait des Français.
18:04Et puis, vous le disiez, la vie s'allonge.
18:07Quatre générations qui vivent ensemble fait qu'on a besoin, sur la dernière ligne droite,
18:13d'un petit coup de pouce ou d'un vrai coup de main pour pouvoir rester à la maison
18:17et réaliser des gestes essentiels de la vie quotidienne.
18:20On connaît plus ou moins l'aide à domicile,
18:24avec peut-être un secteur que l'on ressent un peu en tension,
18:28avec une vraie difficulté à trouver du personnel,
18:31de la fatigue aussi, parce que c'est un métier qui est engageant,
18:36une reconnaissance qui est très limitée.
18:40Personne ne propose à ses enfants de faire carrière sur une aide à domicile,
18:44alors que ça va être un métier qui va avoir une expansion folle.
18:46Comment vous le vivez, ce regard ?
18:48En fait, il y a cette réalité que vous décrivez tout à fait bien.
18:52C'est vrai que la situation pour les auxiliaires de vie,
18:55les aides à domicile, elle n'est quand même pas très reluisante.
18:58Aujourd'hui, c'est 18% de travailleurs pauvres dans ce secteur.
19:01C'est le secteur le plus sinistré devant le bâtiment.
19:05C'est-à-dire qu'il y a plus de gens qui partent abîmés pour avoir pris soin des autres.
19:10Je vous le vends très très mal.
19:12Donc c'est ça qu'il faut...
19:14Je mets les pieds dans le bas.
19:16On est là pour parler de vrai et puis il faut changer les choses,
19:19pour changer ce regard, parce que c'est un des métiers
19:21qui est extrêmement valorisant, parce que c'est de l'humain à l'humain.
19:24J'y venais, j'y venais.
19:25Alors il ne faut pas que ce soit seulement valorisant.
19:27Il faut d'abord régler le problème des conditions de travail
19:31et de rémunération de ses salariés et de ses professionnels,
19:34pour ensuite, effectivement...
19:35Le gouvernement nous écoute ce dimanche.
19:37On a des politiques sociales qui sont existantes
19:39et qui ont le mérite d'accompagner des personnes à domicile,
19:43mais qui fracassent un peu, beaucoup,
19:45les professionnels du secteur et qu'il faudrait améliorer.
19:49Ceci étant dit, une fois qu'on a levé toutes ces difficultés
19:54et il y a des leviers.
19:55Dans mon service, on a trouvé des solutions.
19:57Justement, quelles sont les solutions ?
19:58On a réussi à réfléchir à des temps pleins,
20:01à des journées sans coupure,
20:04à combiner la vie perso et la vie pro,
20:07à porter des plans de formation.
20:09Comme une entreprise, je dirais, de taille peut-être plus importante.
20:12C'est hyper compliqué, parce qu'en fait,
20:13les gens ont souvent besoin de nous tous au même moment,
20:16pour les repas, pour le coucher, pour le lever.
20:18Donc, arriver à proposer des journées continues,
20:21c'est un vrai casse-tête.
20:22Mais bon, quand on se casse bien la tête
20:24et qu'on arrive à proposer des conditions de travail
20:27et de rémunération dignes,
20:29alors à ce moment-là, on s'entoure de femmes et d'hommes maintenant.
20:34J'ai aussi des auxiliaires de Vium dans mon équipe.
20:36Moi, elles sont plus de 160 à travailler avec moi au quotidien.
20:40Et ils restent chez vous ?
20:41Ils restent depuis des années.
20:43Il y a des solutions, parce que,
20:45et ça, vraiment, je tiens quand même beaucoup à le dire,
20:48c'est un travail fantastique.
20:50C'est un travail de lien.
20:52C'est un travail où on est autonome.
20:54C'est un travail où il y a du sens.
20:57C'est un travail où, tous les jours,
20:58on sait qu'on va rejoindre des personnes qui nous attendent,
21:02qu'on viscéralement besoin qu'on vienne.
21:05Et c'est un travail de lien social,
21:06parce que souvent, c'est le seul lien social
21:09qu'il y a pour des personnes âgées.
21:11Tout à fait.
21:12C'est la visite de l'aide à domicile,
21:14ce qui est quand même terrible.
21:14C'est souvent la seule personne qui est vue
21:17par bon nombre de personnes accompagnées dans la journée.
21:19Alors, qu'est-ce qu'il faudrait justement changer, selon vous,
21:21pour mieux reconnaître ces métiers essentiels ?
21:24Alors, c'est le financement des politiques sociales à domicile.
21:28Il faut imaginer qu'aujourd'hui,
21:30une auxiliaire de vie qui se rend au domicile d'une personne
21:32et son service, elle badge.
21:35Et c'est sur le badgeage de l'auxiliaire de vie
21:38que le service est financé.
21:40Et donc, la salariée rémunérée.
21:42Pas le trajet ?
21:44Alors, le temps de trajet, il est payé par l'employeur.
21:47C'est une obligation.
21:48Mais le temps de trajet, cette rémunération,
21:50elle repose sur le taux horaire,
21:52qui est en deçà du coût de revient
21:55d'un service d'aide à domicile.
21:56Donc, c'est un équilibre économique périlleux
21:59qui est d'apporter à la fois
22:03un accompagnement de qualité
22:04avec des professionnels investis
22:07et puis des conditions de travail et de rémunération
22:10dont je parlais
22:11qui matchent avec le financement des heures
22:14qu'on propose aux personnes.
22:17Et c'est vrai que moi, je me suis un peu cassée la tête
22:19parce que mon objectif, c'est de travailler
22:21pour des gens qui n'ont pas de sous.
22:22Donc, je ne peux absolument pas
22:24décider de mes tarifs.
22:25Je reste sur le tarif qui est donné.
22:27Ils sont réglementés par...
22:28Voilà.
22:29On a la possibilité de pratiquer
22:31des tarifs plus grands.
22:33Mais bon, moi, mon souhait,
22:35c'était d'accompagner des gens...
22:36Pour le plus grand nombre.
22:37Pour le plus grand nombre.
22:40Merci, Daphna.
22:41Vous reviendrez, Mouchnik,
22:43parce que c'est vraiment un métier important.
22:45Il faut qu'on en parle plus longtemps.
22:46Et puis, on reçoit souvent des maires sur le plateau.
22:49Je pense qu'il y a un sujet
22:50de lien aussi avec les mairies.
22:52On retient justement qu'on fasse
22:53au défi de demain.
22:54Le lien humain reste la première des technologies.
22:57Ça, c'est important aussi.
22:58Il n'y a pas d'opposition.
22:59Merci à nos invités
23:01et merci à vous de votre fidélité.
23:03La vie devant nous,
23:04chaque semaine sur Sud Radio.
23:05Je vous laisse en compagnie
23:06de Christophe Debiens
23:08pour La Planète Demain sur Sud Radio.
23:10Rendez-vous dimanche prochain
23:11de midi à midi 30,
23:13toujours sur Sud Radio.
23:14Et pour ceux qui souhaitent écouter
23:16ou réécouter et partager l'émission,
23:19c'est en podcast et en replay
23:21sur l'application Sud Radio
23:22et le site sudradio.fr.
23:24Bon dimanche,
23:26bon appétit
23:26et puis portez-vous bien.
23:28Sud Radio,
23:30la vie devant nous.
23:32Avec Sofinko,
23:33pensez votre logement pour demain.
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23:37bien-être.
23:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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