- il y a 2 heures
Le 25 février, la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution auditionnait Alexandre Bompard, président directeur général du groupe Carrefour et Laurent Vallée, son secrétaire général. Alors que les négociations commerciales pour l’année 2026 vont se terminer le 1er mars, les sénateurs de la commission d’enquête ont interrogé le PDG de Carrefour sur ses pratiques de négociation. Alexandre Bompard a récusé avoir recours à des pratiques peu scrupuleuses et a assuré suivre une charte de bonne conduite. Il a plaidé pour une dérégulation du secteur du commerce, et en particulier pour la fin de la date butoir au premier mars pour les négociations commerciales. “C’est une des dispositions les plus bêtes qui existent”, a-t-il affirmé. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
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00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous fait revivre les meilleures auditions devant la Chambre
00:00:16haute du Parlement.
00:00:18Aujourd'hui, on vous propose de revivre l'audition d'Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, la doyenne des enseignes
00:00:24françaises de la grande distribution.
00:00:25A ses côtés, le secrétaire général du groupe, Laurent Vallée. Les deux dirigeants étaient interrogés dans le cadre d'une
00:00:31commission d'enquête sénatoriale sur les marges des industriels et des acteurs de la grande distribution.
00:00:37Regardez.
00:00:38Bonjour, je vous propose que nous débutions notre audition. Merci à tous les participants.
00:00:44Nous recevons aujourd'hui M. Alexandre Bompard, président directeur général du groupe Carrefour, et M. Laurent Vallée, secrétaire général.
00:00:52Merci beaucoup, messieurs, de vous être rendus disponibles.
00:00:57Je vous rappelle les règles des commissions d'enquête que vous devez connaître et qui consistent à prêter serment avant
00:01:05d'être entendus.
00:01:06Je vous rappelle que tout faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines qui sont prévues aux
00:01:12articles 434-13-14-15 du Code pénal
00:01:16et qui peuvent donner lieu à 5 années d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
00:01:20Voilà, c'est dit. Donc je vais vous demander de prêter serment en allumant le micro avec le petit haut
00:01:26-parleur, le point rouge qui est devant vous,
00:01:27de lever la main droite et de le dire, je le jure, l'un après l'autre. Merci, monsieur.
00:01:31Je le jure.
00:01:38Je le jure.
00:01:48Tout va bien.
00:01:49Rien de particulier à déclarer. Très bien. Je vous remercie.
00:01:53Donc nous sommes ravis de vous entendre. Je pense que vous avez suivi peut-être les travaux de notre commission
00:01:58d'enquête qui a commencé maintenant depuis fin décembre.
00:02:02Et donc, fin décembre, pardon. Et donc nous sommes heureux de vous entendre aujourd'hui, d'entendre le groupe Carrefour
00:02:09qui occupe, chacun le sait, une place majeure dans la distribution alimentaire,
00:02:13à la fois française et européenne, par son implantation internationale, par son poids économique, par la structure de ses achats
00:02:20à différents niveaux,
00:02:21que ce soit national et européen. Votre groupe joue donc un rôle déterminant dans l'équilibre du secteur et dans
00:02:27la formation des prix et dans la constitution des marges de chacun,
00:02:30des échelons de la filière amont, fournisseurs, distributeurs. Et donc c'était pour nous essentiel de vous entendre dans un
00:02:37contexte qui est quand même marqué par des tensions,
00:02:40je dirais, habituelles, puisque chaque année, on nous dit que les négociations commerciales se passent dans un climat assez tendu,
00:02:47mais un climat aussi de tensions en matière de pouvoir d'achat pour nos concitoyens et puis, je dirais, de
00:02:52rentabilité pour l'ensemble, une fois encore,
00:02:54des acteurs et des maillons de cette chaîne de la production alimentaire. La production étant aujourd'hui un sujet majeur
00:03:00sur notre territoire national.
00:03:02Donc nous serons ravis de vous entendre sur toutes ces questions relatives à l'équilibre entre compétitivité-prix, à la
00:03:08rentabilité,
00:03:09à la responsabilité vis-à-vis des filières, au respect de la loi EGalim et à la manière dont on
00:03:15peut assurer dans notre territoire,
00:03:17sur notre territoire, un bon équilibre, une viabilité, une rentabilité, une fois encore, de chacun des maillons de cette chaîne,
00:03:23parce que c'est bien là aussi la préoccupation du législateur.
00:03:27Donc je vais vous donner la parole, M. Bompard. Vous intervenez tous les deux ou juste, M. Bompard, dans un
00:03:32premier temps ?
00:03:33C'est pour savoir comment on distribue la parole ?
00:03:35J'interviens seul dans un premier temps et ensuite nous répondrons tous les deux à vos questions.
00:03:40Très bien. Parfait. Donc je vais vous laisser la parole, M. Bompard, pour une dizaine de minutes.
00:03:44Ensuite, Mme la rapporteure aura quelques questions à vous poser.
00:03:47Et puis nous réserverons aussi un temps de questions pour nos collègues membres de la mission.
00:03:52Vous avez la parole.
00:03:53Merci, Mme la présidente, Mme la rapporteure, Mesdames et Messieurs les sénateurs.
00:03:59Puisque vous m'y autorisez, je vais effectuer une déclaration liminaire et nous essaierons ensuite, avec M. Laurent Vallée, secrétaire
00:04:05général du groupe, de répondre à vos questions.
00:04:07Depuis que je dirige Carrefour, j'ai l'honneur d'être, j'allais presque dire très régulièrement, j'allais presque
00:04:14dire mais manuellement,
00:04:16auditionné par différentes commissions qui ont été constituées au Parlement.
00:04:20Pour être sincère, je vais essayer de l'être pendant tout l'exercice, au-delà du serment que j'ai
00:04:25prêté.
00:04:25Je suis à chaque fois à la fois heureux et un peu préoccupé par ces auditions.
00:04:32Heureux d'un échange avec vous, en raison de la considération que je dois avec mes collaborateurs à la représentation
00:04:38nationale
00:04:38et de l'intérêt mutuel que nous trouvons à ces échanges.
00:04:42Préoccupé aussi, je dois dire, car je constate systématiquement une tentation de jeter le soupçon ou l'opprobre
00:04:50sur, selon les cas, les pratiques, les stratégies, aujourd'hui, les marges de la grande distribution.
00:04:59J'ai parfois le sentiment qu'à travers ces travaux successifs, très spécifiques à la France,
00:05:04vous avez face à vous quelqu'un qui est présent dans une quarantaine de pays,
00:05:07je crois n'avoir jamais été convoqué ni un de mes dirigeants de pays devant la moindre commission parlementaire,
00:05:13il y a pourtant des parlements aussi,
00:05:14on cherche trop souvent à diaboliser la grande distribution.
00:05:19Je regrette, je dois dire, et vous m'autoriserez ce regret,
00:05:24qu'on ne s'intéresse jamais à l'avenir de la distribution française,
00:05:27à ses atouts, à son rôle, à ses difficultés,
00:05:31ce qui me paraît très à la fois utile et parfois plus essentiel.
00:05:36La distribution, c'est un secteur qui dispose d'entreprises françaises emblématiques.
00:05:42Il mérite, je le crois, au même titre que tous les autres,
00:05:45la considération des pouvoirs publics et de la représentation nationale.
00:05:50Passer cette observation préalable,
00:05:51et pour essayer d'apporter ma contribution à vos réflexions,
00:05:54je procéderai en deux temps.
00:05:56D'abord en vous rappelant quelques éléments propres au secteur,
00:05:58et plus particulièrement à Carrefour,
00:06:00ensuite en formulant quelques remarques sur ce qui paraît être le cœur de vos réflexions.
00:06:05D'abord dans un secteur traversé par des mutations très profondes,
00:06:08Carrefour, dernier distributeur français à porter des ambitions internationales,
00:06:14a la volonté de se placer au même niveau que ses concurrents mondiaux.
00:06:19Il faut bien mesurer, et je sais que vous le savez,
00:06:23les mutations très profondes qu'affronte le secteur.
00:06:26Une intensité concurrentielle toujours accrue,
00:06:29sous l'effet de la polarisation de nos marchés,
00:06:33avec un écart croissant entre ceux qui gagnent et ceux qui souffrent,
00:06:37et l'efficacité aussi de nouveaux entrants dans l'alimentaire comme dans le non-alimentaire,
00:06:42d'actions aux grandes plateformes chinoises,
00:06:45toujours dans le sens d'une discontisation plus forte de la consommation.
00:06:50Deuxièmement, le comportement très prudentiel des consommateurs,
00:06:55après la période d'hyperinflation,
00:06:58à laquelle a succédé une période d'hypersensibilité au prix,
00:07:01les tensions très fortes sur le pouvoir d'achat,
00:07:04vous l'avez dit, Madame la Présidente,
00:07:06aboutissent à des pressions sur les marges et les volumes
00:07:08que notre secteur n'a jamais connus.
00:07:11Enfin, ajoutez les incertitudes politiques, macroéconomiques, fiscales,
00:07:17qui font monter le taux d'épargne et n'incitent pas nos compatriotes à consommer,
00:07:21et vous avez un tableau de la réalité du marché aujourd'hui.
00:07:26Je le dis avec un peu de gravité,
00:07:28ce qui a changé dans la distribution en quelques années,
00:07:31c'est que des enseignes françaises historiques,
00:07:34des groupes qui ont été des fleurons nationaux,
00:07:37souffrent fortement.
00:07:38Et comme je le disais au début de mon propos,
00:07:41je suis souvent surpris que les pouvoirs publics
00:07:43ne s'intéressent pas beaucoup à cette évolution inédite
00:07:46d'un secteur dont l'activité est à la fois non délocalisable,
00:07:51nos magasins resteront en France,
00:07:52et majeurs en termes d'emploi dans nos territoires.
00:07:56Dans ce contexte, Carrefour, dernier distributeur français
00:07:59à porter des ambitions internationales,
00:08:01a la volonté de se placer au même niveau
00:08:03que ses grands concurrents mondiaux.
00:08:05Carrefour opère 15 000 magasins dans plus de 40 pays
00:08:08dans lesquels travaillent plus de 500 000 collaborateurs sous enseignes.
00:08:11Le groupe a 67 ans cette année,
00:08:13je viens de lancer un nouveau plan stratégique à horizon 2030
00:08:16autour de trois champs d'action, nos clients,
00:08:18en travaillant sur notre offre,
00:08:20sur la proposition de valeur que nous leur faisons
00:08:22avec des investissements en prix,
00:08:24un plan frais très ambitieux,
00:08:25des innovations produits et des engagements RSE ambitieux.
00:08:29Nos magasins et notre e-commerce en deux,
00:08:32avec là aussi des investissements puissants dans nos territoires.
00:08:36Et enfin, la technologie,
00:08:38et en particulier l'intelligence artificielle,
00:08:41sur lesquelles notre groupe possède déjà une longueur d'avance,
00:08:43et entend continuer d'investir au service de magasins
00:08:46plus intelligents et plus efficaces.
00:08:48Lors des questions, je serais heureux de vous apporter des précisions
00:08:51sur l'ensemble des aspects de ce plan,
00:08:52et ainsi de vous détailler les enjeux auxquels nous sommes confrontés.
00:08:55Sachez que l'un des objectifs de ce plan stratégique,
00:08:58et je l'assume pleinement,
00:08:59c'est d'améliorer la marge du groupe Carrefour.
00:09:02Et lorsque je dis la marge,
00:09:04c'est bien au singulier.
00:09:07Carrefour est un groupe coté.
00:09:09Nos comptes obéissent à des règles strictes,
00:09:11ils sont publics et transparents.
00:09:14Il ne peut donc y avoir aucune de ces prétendues opacités,
00:09:18dont j'entends parfois parler au sujet de la distribution,
00:09:21qui aurait des marges.
00:09:23Je n'ai jamais compris ce pluriel plein de sous-entendus.
00:09:26Ma marge est connue,
00:09:29elle est bien plus faible que dans d'autres secteurs.
00:09:31Mon résultat net,
00:09:33ce qu'il me reste à la toute fin,
00:09:35c'est moins de 1% de mon chiffre d'affaires,
00:09:3810 fois moins que les industriels.
00:09:39Pourquoi cette ambition,
00:09:41vous me demanderiez naturellement,
00:09:44d'augmenter la marge du groupe Carrefour ?
00:09:46Tout simplement parce qu'aujourd'hui,
00:09:48dans la compétition internationale que j'affronte,
00:09:51Carrefour n'est pas au niveau
00:09:52de ses grands concurrents internationaux.
00:09:54Les Ahold, les Tesco, les Walmart
00:09:57affichent des taux de marge
00:09:58qui sont de l'ordre du double de celles de Carrefour.
00:10:01Sans que personne,
00:10:03dans aucun pays dans lequel ces grands groupes sont établis,
00:10:06ne discute leur marge.
00:10:07sans que, dans aucun de ces pays,
00:10:10on oppose ces groupes ou leur profitabilité
00:10:12à celles des agriculteurs ou celles des industriels.
00:10:15Ce qui est propre à la France,
00:10:17je le constate dans aucun autre pays où l'on est,
00:10:21au contraire,
00:10:22fier d'avoir des grands groupes de distribution
00:10:24puissants, performants et profitables.
00:10:27Cela m'amène à formuler plus directement
00:10:29quelques observations sur le cœur du sujet
00:10:31qui vous préoccupe,
00:10:32le rôle de la distribution dans la formation des prix
00:10:34et la rémunération des acteurs de la chaîne de valeur.
00:10:38Le cœur du débat est toujours le même.
00:10:40Il réside dans une équation facile à poser,
00:10:42mais extrêmement difficile à résoudre.
00:10:44Il est demandé à la distribution,
00:10:46tout à la fois de maîtriser les prix de vente
00:10:48aux consommateurs,
00:10:49car nous sommes redevables du pouvoir d'achat des Français,
00:10:52de bien rémunérer les producteurs,
00:10:54car l'amont doit être rémunéré,
00:10:56et il faut sécuriser les approvisionnements,
00:10:58et de garantir la qualité,
00:11:00car c'est notre responsabilité à l'égard des clients.
00:11:03Cette conciliation,
00:11:04nous essayons de la résoudre chaque jour.
00:11:06Et avec le recul de bientôt 9 ans à la tête de Carrefour,
00:11:09c'est toujours la distribution qu'on sollicite
00:11:11en fonction des priorités du moment.
00:11:13En période de déflation,
00:11:15au moment de ce qu'il est convenu d'appeler
00:11:17égalime 1,
00:11:18l'accent a été mis fortement
00:11:20sur la rémunération des producteurs.
00:11:22Carrefour a appliqué le texte
00:11:23sans état d'âme,
00:11:24alors même que le dispositif de limitation
00:11:26des promotions affecte très puissamment
00:11:28le cœur de notre modèle,
00:11:30les hypermarchés.
00:11:31Pendant le Covid,
00:11:32puis avec la crise ukrainienne,
00:11:34la distribution a été de nouveau sollicitée
00:11:36pour sécuriser l'approvisionnement des Français.
00:11:39Carrefour et l'ensemble du secteur
00:11:40ont répondu présent,
00:11:41y compris comme toujours
00:11:42pour venir en aide à des filières agricoles
00:11:44qui ont pu souffrir plus particulièrement
00:11:46à tel ou tel moment.
00:11:48Et Gallimain n'ayant pas semblé suffisant,
00:11:50le législateur est alors intervenu
00:11:51pour prévoir l'établissement de contrats
00:11:53protégeant la matière première agricole.
00:11:55Là encore, la distribution a appliqué ce dispositif
00:11:58et vous ne trouverez aucune trace
00:12:00de remise en cause de la part de Carrefour.
00:12:02Mais où en est la contractualisation
00:12:04en marche avant ?
00:12:05Où en sont les contrats
00:12:06dits de premier niveau
00:12:07entre industriel slash transformateur
00:12:09et agriculteur
00:12:11qui permettraient dans un second temps
00:12:13une négociation entre le fournisseur
00:12:14et son distributeur
00:12:16transparente et à 100% protectrice
00:12:18de la matière première agricole ?
00:12:20Avec l'hyperinflation,
00:12:22il nous a été ensuite demandé
00:12:23de remettre le focus sur les clients.
00:12:25Nous n'avions évidemment attendu personne
00:12:26pour prendre des initiatives.
00:12:28C'est notre métier.
00:12:29Nous avons néanmoins accepté,
00:12:30en complément de nos politiques commerciales,
00:12:32de constituer des dispositifs anti-inflation,
00:12:36les fameux paniers anti-inflation.
00:12:38Au même moment,
00:12:39nous acceptions aussi la réouverture
00:12:41de négociation commerciale,
00:12:43pourtant légalement achevée,
00:12:45afin de tenir compte
00:12:45de la hausse des matières premières,
00:12:47ce que les industriels
00:12:48ont fermement refusé,
00:12:50quand au contraire,
00:12:50les prix de ces mêmes intrants
00:12:52diminuaient fortement.
00:12:53Et aujourd'hui,
00:12:54alors que l'hyperinflation a cessé,
00:12:56mais que nos compatriotes
00:12:58demeurent sous le choc
00:12:59d'une hausse de 25%
00:13:00des prix des produits alimentaires,
00:13:02que la distribution
00:13:03a seule pu contenir,
00:13:04on laisserait entendre
00:13:05que les distributeurs
00:13:06opèrent avec des marges indues,
00:13:09qu'ils abuseraient,
00:13:10qu'ils auraient
00:13:10un comportement mortifère.
00:13:13Je vous le dis,
00:13:14ce n'est ni sérieux,
00:13:15ni responsable,
00:13:16ni très respectueux
00:13:17de notre métier.
00:13:18L'engagement permanent
00:13:19des distributeurs
00:13:20pour concilier les impératifs
00:13:22du pouvoir d'achat,
00:13:23première préoccupation,
00:13:24est de loin de nos concitoyens,
00:13:26et la juste rémunération
00:13:28de l'amont
00:13:28n'est pas à mettre en doute.
00:13:30Pas davantage que l'accompagnement
00:13:32de toutes les politiques publiques,
00:13:33je viens de le rappeler.
00:13:35Je voudrais terminer mon propos
00:13:36en vous faisant part
00:13:37d'une conviction personnelle forte.
00:13:39Depuis 30 ans, 40 ans,
00:13:41le commerce ne cesse
00:13:42de faire l'objet
00:13:43d'interventions législatives.
00:13:45La tentation d'intervenir
00:13:47sur les prix
00:13:48et dans le libre jeu
00:13:49d'acteurs privés
00:13:49demeure en France
00:13:50beaucoup trop forte.
00:13:52Aucun autre pays,
00:13:53en dehors de régime politique
00:13:54que, je crois,
00:13:56personne n'a envie de copier,
00:13:57ne connaît cette tentation
00:13:59permanente d'intervention.
00:14:01Or, le commerce
00:14:02est une activité
00:14:04qui ne peut s'épanouir
00:14:05que dans la liberté.
00:14:06liberté d'arbitrer
00:14:08entre les produits,
00:14:10en ajouter,
00:14:11en supprimer,
00:14:12en créer,
00:14:13c'est bâtir un assortiment
00:14:14parmi des milliers
00:14:15de références.
00:14:16Liberté de négocier,
00:14:19car la négociation
00:14:20est l'acte fondateur,
00:14:21incontournable
00:14:22et nécessaire
00:14:22de notre métier.
00:14:24Liberté de fixer
00:14:25les prix,
00:14:26parce que c'est là aussi
00:14:27l'essence du métier
00:14:29pour construire
00:14:30la meilleure offre
00:14:30pour le client.
00:14:31Et qui est l'arbitre
00:14:32final de tout ceci ?
00:14:34C'est le client.
00:14:36L'échec
00:14:37d'un assortiment,
00:14:38d'une négociation,
00:14:40de la fixation
00:14:41d'un prix,
00:14:41c'est dans nos magasins
00:14:43qu'il se constate.
00:14:44Si j'ai un seul message
00:14:45à vous délivrer,
00:14:47c'est bien celui-ci.
00:14:48Laissez la liberté
00:14:50aux acteurs privés,
00:14:51redonnez de l'air
00:14:52au secteur,
00:14:53cessez de réglementer
00:14:54à la demande
00:14:55des uns
00:14:56ou des autres.
00:14:57Chez Carrefour,
00:14:58nous croyons
00:14:59que seule la contractualisation
00:15:00et non la surréglementation
00:15:03peut mettre un terme
00:15:05à la défiance
00:15:05que certains cherchent
00:15:07à installer
00:15:07en espérant
00:15:09en bénéficier.
00:15:10Je vous remercie.
00:15:15On va passer la parole
00:15:16à Madame la rapporteure
00:15:18pour la première question.
00:15:20Monsieur le Président,
00:15:21merci pour ce propos liminaire.
00:15:23Je vois que
00:15:25les objectifs
00:15:26de cette commission d'enquête
00:15:28et vos propos liminaires
00:15:29se rejoignent
00:15:30puisque c'est bien
00:15:31à la fois
00:15:32de s'assurer
00:15:33que le pouvoir d'achat
00:15:35est respecté,
00:15:36que les agriculteurs
00:15:39sont rémunérés
00:15:40au juste prix
00:15:41et qu'il y a
00:15:43une juste répartition
00:15:44des marges
00:15:45sur l'ensemble
00:15:46de la chaîne.
00:15:46Tel est notre objectif
00:15:48et l'objectif
00:15:49de cette commission d'enquête.
00:15:50J'ai bien entendu
00:15:51dans votre propos liminaire
00:15:52quelque chose
00:15:53qui était un peu à charge.
00:15:54Ça ne l'est pas.
00:15:55nous menons
00:15:57une enquête
00:15:57sur la constitution
00:15:58des marges.
00:15:59Nous entendons
00:16:00certaines choses
00:16:01qui, effectivement,
00:16:03peuvent être surprenantes
00:16:05et sur lesquelles
00:16:06je vous interrogerai.
00:16:07Donc,
00:16:08la première question
00:16:08que j'ai à vous poser
00:16:09puisque
00:16:11vous commercialisez
00:16:12nombre de produits
00:16:14dans vos magasins Carrefour,
00:16:16c'est est-ce que
00:16:16pour l'ensemble
00:16:17de ces produits,
00:16:18vous respectez
00:16:19la loi française
00:16:20puisque nous savons
00:16:21aujourd'hui
00:16:21qu'avec le jeu
00:16:22des centrales européennes,
00:16:24il est facile
00:16:25et aisé
00:16:26de contourner
00:16:26cette loi.
00:16:27Est-ce qu'en ce qui vous concerne,
00:16:29et je crois que vous l'avez dit
00:16:29sur BFM,
00:16:31vous respectez bien
00:16:32la loi française ?
00:16:35Merci,
00:16:36madame la rapporteure.
00:16:37Je l'ai dit sur BFM
00:16:39et ça a encore plus d'importance.
00:16:40Mon directeur
00:16:41de la marchandise France
00:16:42est venu vous le dire ici.
00:16:44Nous respectons
00:16:44la loi française.
00:16:45Tout à fait.
00:16:46Donc ça,
00:16:47déjà,
00:16:47c'est bien clair
00:16:47et on part
00:16:49sur un point
00:16:50qui est un point positif
00:16:52nous concernant
00:16:53car tout le monde
00:16:54n'a pas dit ça
00:16:55à cette place
00:16:56à laquelle vous êtes.
00:16:58Alors,
00:16:58il se trouve quand même
00:16:59que vous avez été condamné
00:17:00il n'y a pas très longtemps
00:17:01et c'était en mars 2025
00:17:02à 3 millions d'euros d'amende
00:17:04pour avoir dépassé
00:17:05la date butoir légale
00:17:07du 1er mars
00:17:08sur les accords commerciaux.
00:17:11Et ça,
00:17:11c'était valable
00:17:12pour 157 fournisseurs
00:17:13et je crois avoir lu
00:17:15d'ailleurs
00:17:16que 122 des 157 conventions
00:17:18établies tardivement
00:17:20présentaient pourtant
00:17:21des dégradations tarifaires
00:17:23consenties par les fournisseurs.
00:17:26Donc moi,
00:17:26je voulais savoir simplement
00:17:27sur cette affaire
00:17:28si le fait d'avoir fait traîner
00:17:30les signatures
00:17:31alors même
00:17:31que les fournisseurs
00:17:32avaient déjà accordé
00:17:33des rabais,
00:17:34c'était pour obtenir
00:17:35plus de baisse de tarif.
00:17:37Est-ce que ça faisait partie
00:17:38de la guerre des prix ?
00:17:39Chère madame,
00:17:40je suis ravi
00:17:41que vous me posiez cette question.
00:17:42Très bien.
00:17:43Vraiment.
00:17:44Vous m'autorisez
00:17:45à avoir une parole libre
00:17:46bien que sous serment.
00:17:47Ah ben,
00:17:48libre et sous serment.
00:17:49Très bien.
00:17:51Cette loi
00:17:51qui conduit,
00:17:53enfin pardon,
00:17:53cette partie de la loi
00:17:55qui conduit
00:17:56à sanctionner
00:17:58le 1er mars
00:17:59le distributeur
00:18:00qui n'aurait pas conclu
00:18:02sa négociation
00:18:03avec l'industriel
00:18:05est une des dispositions
00:18:06législatives
00:18:07les plus bêtes
00:18:09que je connaisse.
00:18:10D'ailleurs,
00:18:11pardonnez-moi,
00:18:11si je peux me permettre
00:18:12de continuer,
00:18:13je vais juste
00:18:13vous m'autoriser.
00:18:15de temps en temps,
00:18:16je discute
00:18:17avec des patrons mondiaux
00:18:18d'autres groupes
00:18:19avec lesquels je négocie
00:18:21et ils me disent toujours
00:18:22en off,
00:18:23bien sûr,
00:18:24mais comment est-ce possible
00:18:25qu'en France,
00:18:26quand la négociation
00:18:27ne s'est pas terminée
00:18:28le 1er mars,
00:18:30entre moi et Coca-Cola,
00:18:32entre moi et Pepsi-Cola,
00:18:34entre moi et Henkel,
00:18:35entre moi et Procter
00:18:36et Gamble,
00:18:36on décide
00:18:37de sanctionner
00:18:39le distributeur.
00:18:40Avouez que,
00:18:41intellectuellement,
00:18:43cette idée
00:18:43qui consiste à avoir
00:18:44deux grands groupes
00:18:45qui négocient,
00:18:46un groupe international
00:18:47et un groupe français,
00:18:48et à considérer
00:18:49que quand le 1er mars,
00:18:51la négociation
00:18:52n'a pas abouti,
00:18:53on va sanctionner
00:18:54le distributeur français
00:18:55qui n'est pas arrivé
00:18:56à trouver un accord
00:18:57avec un autre co-contractant,
00:18:59c'est quand même
00:19:02intellectuellement difficile
00:19:03à définir.
00:19:03Cela dit,
00:19:04vous avez tout à fait raison,
00:19:05il nous est arrivé
00:19:06de ne pas arriver
00:19:07à conclure
00:19:08l'ensemble des contrats
00:19:09au 1er mars.
00:19:10Vous savez qu'on a
00:19:11des milliers de contrats
00:19:13à conclure
00:19:13et dans ce cas-là,
00:19:15nous avons une sanction
00:19:16qui nous est apposée,
00:19:17je pense,
00:19:17par la DGCCRF,
00:19:18c'est ça,
00:19:19dont nous contestons
00:19:20d'ailleurs évidemment
00:19:21les principes
00:19:22puisque c'est normalement
00:19:23la loi espagnole
00:19:23qui s'applique,
00:19:24mais qu'importe,
00:19:25ça c'est un élément
00:19:25très secondaire,
00:19:26mais il nous arrive
00:19:28de ne pas respecter
00:19:29la loi du 1er mars
00:19:29et ça nous arrivera
00:19:30dans le temps.
00:19:31Nous avons des milliers
00:19:32de négociations
00:19:33et nous avons face à nous
00:19:34des grands distributeurs mondiaux
00:19:35dont l'intérêt,
00:19:36vous le comprenez aisément
00:19:38pour un certain nombre
00:19:38d'entre eux,
00:19:39c'est de nous amener
00:19:40au 1er mars
00:19:41puisqu'ils savent
00:19:41que le 1er mars,
00:19:42nous allons être condamnés
00:19:43si jamais nous n'avons pas
00:19:45trouvé un accord.
00:19:46Très bien.
00:19:47Alors il y a un autre sujet
00:19:48qui vient de sortir.
00:19:49Oh pardon.
00:19:49Non, non,
00:19:50je vous en prie,
00:19:50madame la porte,
00:19:51c'est juste une précision
00:19:52au regard des montants
00:19:53que vous avez donnés
00:19:54et je pourrais vous les vérifier.
00:19:55Je crois que malheureusement
00:19:57l'amende est un peu plus élevée.
00:19:58J'ai en tête
00:19:586 ou 7,3 millions d'euros.
00:20:02Voilà,
00:20:02pour la bonne précision.
00:20:04Et en revanche,
00:20:06c'est 7 fournisseurs.
00:20:07Alors en nombre de conventions,
00:20:09ça fait peut-être
00:20:10un peu plus,
00:20:11150,
00:20:11ça me paraît beaucoup,
00:20:12mais à vérifier,
00:20:13mais 7 fournisseurs
00:20:14et 7 millions en gros d'amende
00:20:16pour les négociations
00:20:17de l'an dernier.
00:20:17Pardon.
00:20:18Très bien,
00:20:18je vous remercie.
00:20:19Alors il y a un autre sujet
00:20:20qui vient de sortir
00:20:21et qui là aussi
00:20:23met carrefour
00:20:24dans l'irrespect des lois
00:20:26puisque vous avez été condamné
00:20:28via votre enseigne
00:20:29Sobio
00:20:30à 360 000 euros d'amende
00:20:32pour irrespect
00:20:33des délais légaux
00:20:34de paiement
00:20:34à la suite
00:20:35d'une enquête
00:20:36des services
00:20:36de la répression
00:20:37des fraudes.
00:20:39Est-ce que c'est un sujet
00:20:43qui vous parle ?
00:20:44Alors oui,
00:20:45on a fait l'objet
00:20:46de contrôle
00:20:48de la DGCCRF
00:20:50en matière
00:20:50de délai de paiement
00:20:51et de respect.
00:20:52D'ailleurs,
00:20:53je pense au-delà
00:20:53de Sobio
00:20:54de l'ensemble
00:20:55de nos enseignes
00:20:56et de nos délais
00:20:56de paiement.
00:20:57Donc en effet,
00:20:58on a eu des amendes
00:20:59en matière
00:20:59de délai de paiement.
00:21:01Je n'avais pas
00:21:02le montant exact
00:21:02s'agissant de Sobio.
00:21:05Je n'ai pas
00:21:05d'autres commentaires
00:21:06à faire
00:21:07que d'une part
00:21:08l'amende sera acquittée
00:21:09sous réserve
00:21:10que nous vérifions
00:21:11qu'il y aura
00:21:12sans doute
00:21:12une phase contradictoire
00:21:13avec la DGCCRF.
00:21:15Je n'ai pas
00:21:16d'autres commentaires
00:21:16à faire.
00:21:17Comme on s'intéresse
00:21:18beaucoup à l'agriculture
00:21:19et à l'agriculture bio,
00:21:21du coup,
00:21:21c'est quand même important
00:21:22de savoir
00:21:22que des fournisseurs bio
00:21:24qui peuvent rencontrer
00:21:25des difficultés
00:21:27supplémentaires
00:21:27par rapport
00:21:28à d'autres fournisseurs
00:21:29soient payés
00:21:30dans les temps.
00:21:31Ça fait partie également
00:21:32des bonnes pratiques
00:21:34du métier de distributeur.
00:21:36Pour revenir
00:21:36à la question
00:21:37de la marge,
00:21:38si vous pouvez
00:21:39nous présenter
00:21:40la marge consolidée
00:21:41du groupe Carrefour
00:21:42en expliquant
00:21:44son calcul
00:21:44comme l'ont fait
00:21:46les autres grands patrons
00:21:48de la grande distribution
00:21:49ici,
00:21:50si vous voulez bien.
00:21:51Vous pouvez nous le détailler
00:21:52en nous expliquant
00:21:54les charges de fonctionnement,
00:21:55les salaires,
00:21:56les impôts de production.
00:21:57Tout ça est public
00:21:58vous concernant,
00:21:59mais si vous pouvez
00:22:01nous le détailler,
00:22:01ce serait bien.
00:22:04D'abord,
00:22:05vous avez raison,
00:22:06comme elle est publique,
00:22:07le résultat final
00:22:09est connu.
00:22:10Ma marge
00:22:11dite opérationnelle
00:22:13en France
00:22:14est de 2,5%.
00:22:16Elle a été publiée
00:22:18il y a une semaine
00:22:19et mon résultat net,
00:22:21il faut défalquer
00:22:23à la marge opérationnelle
00:22:26des éléments
00:22:27notamment financiers
00:22:29et fiscaux,
00:22:30est inférieure
00:22:32à 0,7%.
00:22:33Donc ça,
00:22:34c'est ce qui me reste
00:22:35à la fin
00:22:35de mes activités
00:22:38France.
00:22:39Après,
00:22:39elle se compose
00:22:40de manière très classique,
00:22:41mes collègues
00:22:43vous l'ont décrite.
00:22:44Il y a une marge brute
00:22:46produite
00:22:47auquel je dois
00:22:48soustraire
00:22:49le fonctionnement
00:22:50du magasin,
00:22:51les frais
00:22:52de personnel
00:22:53principalement,
00:22:54les coûts énergétiques,
00:22:55tout ce qui fait fonctionner
00:22:56à la fois le magasin,
00:22:57les entrepôts,
00:22:58etc.
00:22:58et j'arrive
00:22:59à une marge brute
00:23:00qui est à 2,5%,
00:23:02qui est donc
00:23:02ma marge opérationnelle.
00:23:03pardon.
00:23:07Quel est le poids
00:23:09des salaires
00:23:10et charges ?
00:23:11Dans un magasin,
00:23:13prenons un grand magasin,
00:23:15un hypermarché,
00:23:19les charges salariales,
00:23:22la charge salariale
00:23:23est entre 10 et 15,
00:23:2616% selon le fonctionnement
00:23:29du magasin.
00:23:30d'accord.
00:23:31Et est-ce que c'est ce poids-là
00:23:32qui vous a conduit
00:23:33à changer de modèle
00:23:35et avoir de plus en plus
00:23:37de franchisés ?
00:23:38Alors,
00:23:39la franchise chez Carrefour,
00:23:41ça vise deux objectifs.
00:23:44Le premier,
00:23:45c'est,
00:23:45j'allais dire,
00:23:46la franchise dite offensive,
00:23:47c'est l'accélération
00:23:50de l'ouverture
00:23:51de notre parc
00:23:52de magasins
00:23:52en proximité.
00:23:53nous avons
00:23:555 000 magasins
00:23:56de proximité.
00:23:57Donc là,
00:23:58ce sont des entrepreneurs
00:23:59qui ouvrent des magasins
00:24:00avec les enseignes
00:24:01que vous connaissez,
00:24:02Carrefour City,
00:24:03Carrefour Contact,
00:24:04Carrefour Express,
00:24:04etc.
00:24:05Ça,
00:24:05j'allais dire,
00:24:06c'est dans les petits magasins.
00:24:08Dans les très grands magasins,
00:24:09c'est le sens
00:24:10de votre question,
00:24:11c'est une stratégie
00:24:12de franchise
00:24:12plus défensive,
00:24:14celle-là.
00:24:16L'objectif,
00:24:16c'est de sauver
00:24:17ces magasins.
00:24:18On avait une partie
00:24:19de notre parc
00:24:20de magasins
00:24:21qui était en perte structurelle.
00:24:23C'est-à-dire qu'ils accumulaient
00:24:24année après année
00:24:25des pertes
00:24:25en dépit des tentatives
00:24:27que nous faisions
00:24:27d'améliorer leur profitabilité.
00:24:29Et nous avons décidé,
00:24:31pour ne pas fermer le magasin,
00:24:32moi,
00:24:32je n'ai jamais fermé
00:24:33un hypermarché en France,
00:24:35nous avons décidé
00:24:36de transférer
00:24:38ces magasins
00:24:39à des entrepreneurs,
00:24:41soit en location gérante,
00:24:43soit en franchise.
00:24:44Donc ce sont des entrepreneurs
00:24:45qui s'engagent,
00:24:46qui investissent
00:24:47et qui reprennent
00:24:49le magasin
00:24:50et qui les développent.
00:24:51Et ce qui est très intéressant
00:24:52parce qu'on commence
00:24:52à avoir du recul,
00:24:53sur cette question-là,
00:24:54ça fait la sixième année
00:24:55qu'on passe à peu près
00:24:56une quinzaine
00:24:57d'hypermarchés par an.
00:24:58C'est 15 magasins
00:25:00par an cette année.
00:25:02C'est que la totalité
00:25:03ou quasi-totalité,
00:25:05peut-être un ou deux magasins près,
00:25:06sont des magasins
00:25:07dont on constate
00:25:08après quelques années
00:25:09à la fois
00:25:10que les revenus
00:25:11ont progressé,
00:25:13que la rentabilité
00:25:14a été restaurée,
00:25:15que la satisfaction
00:25:16client est en rose.
00:25:18Donc ce passage
00:25:19que nous avons fait
00:25:19qui nous a permis
00:25:20d'éviter la fermeture
00:25:22de magasins,
00:25:23qui était vraiment
00:25:23le grand objectif
00:25:24que nous avions,
00:25:25nous a permis
00:25:26de sauver ces magasins.
00:25:28Et désormais,
00:25:29Carrefour est un modèle
00:25:29très hybride
00:25:30entre à la fois
00:25:31un modèle très intégré
00:25:32de magasins
00:25:32et un modèle franchisé.
00:25:34Est-ce qu'on peut dire
00:25:35également que c'est
00:25:36une manière
00:25:37de déléguer
00:25:37la ressource humaine
00:25:39et l'embauche
00:25:39de personnel,
00:25:40que c'est aussi
00:25:41une manière
00:25:41de dégrader
00:25:42les conditions
00:25:45d'embauche,
00:25:46ou en tout cas
00:25:46les conditions
00:25:47de salaire
00:25:48et les conditions
00:25:49de travail,
00:25:50puisqu'en fait,
00:25:51vous l'avez dit,
00:25:51c'est 10 à 16 %
00:25:53de dépenses.
00:25:54Donc c'est important.
00:25:56Ce n'est pas pareil
00:25:56d'être à 10
00:25:57que d'être à 16,
00:25:58puisqu'on sait bien
00:25:59que la marge
00:25:59se joue à 2 %.
00:26:01Donc l'écart
00:26:02de 6 % fait passer
00:26:04d'une situation
00:26:04positive
00:26:05à une situation
00:26:07fortement négative.
00:26:09Donc moi,
00:26:10ma question est simple.
00:26:11Est-ce que ce système
00:26:12vise en fait
00:26:13à faire supporter
00:26:15par d'autres
00:26:16le poids
00:26:17des ressources humaines,
00:26:18à dégrader
00:26:19les conditions
00:26:20de travail ?
00:26:20Et quand j'entends
00:26:21conditions de travail,
00:26:22j'entends par là
00:26:23salaire et conditions
00:26:24générales de travail
00:26:25pour pouvoir avoir
00:26:26une marge
00:26:27qui correspond
00:26:28à cette marge moyenne.
00:26:30Madame la rapporteure
00:26:31ma réponse sera
00:26:32aussi simple
00:26:33que votre question.
00:26:34La réponse est
00:26:35non.
00:26:36C'est d'abord
00:26:37un mécanisme
00:26:38qui nous a permis
00:26:38de sauver des magasins.
00:26:39Je suis sûr
00:26:39que vous êtes
00:26:40très sensible
00:26:40à ce point-là.
00:26:41Le fait d'avoir
00:26:42conservé un parc
00:26:43d'hypermarché
00:26:44qui était pour une partie
00:26:46en danger,
00:26:47nous n'avons fermé
00:26:47aucun magasin.
00:26:48Deuxièmement,
00:26:49il y a deux garanties.
00:26:50D'abord,
00:26:50il y a des garanties légales,
00:26:51bien sûr.
00:26:52Chaque salarié
00:26:53dont le contrat
00:26:54est transféré
00:26:54conserve évidemment
00:26:56les éléments contractuels.
00:26:58Et puis,
00:26:58nous avons négocié
00:27:00avec les partenaires sociaux
00:27:02une clause sociale
00:27:03qui est une clause
00:27:04de protection
00:27:05avec l'ensemble
00:27:06des organisations syndicales
00:27:07qui ont signé,
00:27:08c'est un accord majoritaire,
00:27:09et qui,
00:27:10en fait,
00:27:11permet de maintenir
00:27:13les avantages,
00:27:14en plus des avantages légaux,
00:27:16de maintenir
00:27:17les avantages
00:27:17qui étaient
00:27:18les avantages
00:27:18antérieurement
00:27:19détenus par les salariés.
00:27:20Donc non,
00:27:21ce n'est pas
00:27:21une dégradation
00:27:23des conditions de travail.
00:27:24D'ailleurs,
00:27:25comme c'est un élément
00:27:25qui est extraordinairement
00:27:26important pour moi,
00:27:27nous mesurons chaque année
00:27:29dans une étude
00:27:30que nous faisons
00:27:30auprès des fameux magasins
00:27:32qui sont passés
00:27:33en location-gérance
00:27:34l'état de satisfaction
00:27:36des employés.
00:27:37Et qu'est-ce qu'on constate ?
00:27:38C'est qu'au fond,
00:27:40quelqu'un qui travaille
00:27:40dans un magasin,
00:27:41le plus important,
00:27:41c'est que son magasin
00:27:42aille bien,
00:27:43c'est que son magasin
00:27:44fonctionne bien.
00:27:45Et quand le magasin
00:27:46va mieux,
00:27:46parce que quand on les passe
00:27:47en location-gérance,
00:27:48les magasins vont mieux,
00:27:50on a une satisfaction
00:27:51de nos employés
00:27:52qui croient.
00:27:53Alors,
00:27:53il y a toujours
00:27:53une inquiétude de départ
00:27:54qui est très légitime
00:27:55parce que ça veut dire
00:27:56qu'on sort évidemment
00:27:58du modèle Carrefour initial
00:27:59et qu'on se retrouve
00:28:00avec un entrepreneur.
00:28:02Donc,
00:28:02il y a une inquiétude initiale.
00:28:04Mais comme on a le recul
00:28:05de quelques années,
00:28:05c'est intéressant
00:28:06d'avoir le recul
00:28:06de quelques années,
00:28:07on se rend compte
00:28:08qu'au global,
00:28:09à la fois,
00:28:10on a sauvé les magasins,
00:28:11on a une satisfaction globale
00:28:13de nos clients
00:28:13et de nos employés
00:28:14qui a progressé.
00:28:15Et donc,
00:28:16c'est un mécanisme
00:28:17qui nous a permis
00:28:17de préserver
00:28:19notre parc d'hypermarchés.
00:28:20Après,
00:28:21je ne peux pas
00:28:21vous laisser dire
00:28:22simplement maintenir
00:28:23les conditions de travail
00:28:24sans préciser
00:28:24que vous leur demandez
00:28:26de maintenir
00:28:26les conditions de travail
00:28:27pendant 18 mois.
00:28:29Oui,
00:28:29mais au terme...
00:28:30Il faut le dire.
00:28:31Vous dites maintenir
00:28:32les conditions de travail
00:28:33comme si elles étaient
00:28:33maintenues durablement.
00:28:35Elles sont maintenues
00:28:36pour 18 mois.
00:28:37Après,
00:28:37le franchisé
00:28:39ou celui qui reprend
00:28:41le gérant
00:28:42a le choix
00:28:43de mettre
00:28:44ses propres conditions
00:28:45d'embauche.
00:28:45Oui,
00:28:46mais ce n'est pas
00:28:46ce qu'on a vu du tout.
00:28:47D'accord.
00:28:48Très bien.
00:28:48Alors,
00:28:50reprenons
00:28:50sur les questions
00:28:54de marge
00:28:54et de part de marché.
00:28:56Vous avez des objectifs
00:28:57très importants
00:28:58de développement
00:28:58de votre part de marché
00:28:59puisque,
00:29:00si je vous ai bien lu,
00:29:01vous avez comme objectif
00:29:0225 % en 2030.
00:29:04C'est bien cela.
00:29:05Alors,
00:29:06est-ce que vous pouvez nous dire
00:29:09comment vous comptez
00:29:10atteindre cet objectif ?
00:29:12Est-ce que l'atteinte
00:29:13de cet objectif
00:29:14va nécessairement
00:29:16exiger
00:29:17une guerre des prix ?
00:29:18Merci beaucoup
00:29:19parce qu'en effet,
00:29:20c'est un objectif
00:29:21important de notre plan.
00:29:22Nous avons affiché
00:29:23l'ambition
00:29:24d'atteindre
00:29:25un quart
00:29:26du marché français.
00:29:28Comment est-ce
00:29:29qu'on va réaliser ça ?
00:29:30On va le réaliser
00:29:31de deux manières.
00:29:34La première,
00:29:35c'est le développement
00:29:37de notre enseigne,
00:29:39de nos parts
00:29:40de marché naturelles.
00:29:41Et ça,
00:29:43c'est à la fois,
00:29:44vous avez raison,
00:29:45une compétitivité prix
00:29:47parce qu'on est
00:29:48dans un métier
00:29:49où la compétitivité
00:29:50prix est une condition
00:29:51indispensable
00:29:52à une bonne performance.
00:29:53Si vous êtes
00:29:54en prix déconnecté
00:29:56de la moyenne
00:29:57du marché,
00:29:58vous avez un problème
00:29:59dans ce métier-là.
00:29:59Donc,
00:29:59il y a de la compétitivité
00:30:01prix,
00:30:01mais pas seulement.
00:30:03Il y a des éléments
00:30:04qui sont des éléments
00:30:04propres
00:30:06de développement
00:30:07de notre enseigne,
00:30:08à la fois de la croissance
00:30:09de la proximité.
00:30:10J'ai affiché
00:30:11des ambitions
00:30:11d'ouvrir
00:30:121 000 magasins
00:30:12en France.
00:30:14Développement
00:30:14dans nos magasins
00:30:15d'une offre
00:30:17basée sur
00:30:18les produits frais.
00:30:19Vous savez que nous sommes
00:30:20leaders en France
00:30:21sur les produits frais,
00:30:21tant en part de marché
00:30:22qu'en prix.
00:30:23Et donc,
00:30:24on a un volet très fort
00:30:25sur les produits frais
00:30:26qui est un élément
00:30:27de singularité.
00:30:28Comme le bio,
00:30:29vous citiez le bio,
00:30:31nous sommes leaders
00:30:32en France du bio
00:30:33et nous avons l'intention
00:30:35de renforcer encore
00:30:36ce leadership.
00:30:38Accélération aussi
00:30:38du e-commerce.
00:30:39Nous sommes devenus
00:30:40leaders de la livraison
00:30:42à domicile
00:30:42et on a là aussi
00:30:43des nouvelles ambitions.
00:30:45Et puis,
00:30:46l'ensemble des éléments
00:30:48de transformation
00:30:49de notre modèle,
00:30:50de notre parc
00:30:51de magasins,
00:30:51etc.,
00:30:52tout ça doit contribuer
00:30:54à nous permettre
00:30:55d'atteindre
00:30:56ces 25 %
00:30:57de part de marché
00:30:58auquel peut s'ajouter,
00:30:59c'est ce qui s'est passé
00:31:00ces dernières années,
00:31:02des opérations tactiques
00:31:03sur des petits ensembles
00:31:05de renforcement.
00:31:06On peut soit
00:31:07attirer des franchisés
00:31:09qui nous rejoignent.
00:31:09On a fait ça par exemple
00:31:10l'année dernière
00:31:11avec deux groupes français
00:31:12puis Guémagne
00:31:13qui étaient chez un autre
00:31:14de nos concurrents
00:31:15et qui ont rejoint Carrefour.
00:31:16Donc,
00:31:17c'est des masters franchisés
00:31:18qui nous rejoignent
00:31:19ou des opérations
00:31:20d'acquisition
00:31:20sur tel ou tel format
00:31:22ou telle ou telle
00:31:23autre entreprise
00:31:24qui vendrait un format
00:31:25ou la totalité
00:31:27de son activité.
00:31:28Et de manière
00:31:28très sélective,
00:31:30on peut décider
00:31:31de se renforcer
00:31:31à travers ces opérations.
00:31:33Ces deux éléments
00:31:34nous permettent
00:31:35de viser
00:31:36ce 25 %
00:31:36de part de marché
00:31:37qui est en effet
00:31:38un marqueur
00:31:39de notre plan.
00:31:42Petite question complémentaire.
00:31:43Dans cette stratégie,
00:31:44est-ce qu'il y a une place
00:31:45pour la valorisation
00:31:46des produits français ?
00:31:48Elle est d'abord centrale
00:31:56à travers cet objectif
00:31:58du frais
00:31:58que nous avons évoqué.
00:32:00Vous savez que
00:32:01la contractualisation
00:32:03Carrefour représente
00:32:05un tiers
00:32:05de la contractualisation
00:32:06en France.
00:32:07Donc,
00:32:08quasiment deux fois
00:32:08notre part
00:32:09de marché naturel.
00:32:10Un tiers des contrats
00:32:11de long terme
00:32:12qui sont conclus en France
00:32:13sont conclus par Carrefour.
00:32:14L'approvisionnement
00:32:15qui est une question
00:32:17absolument clé,
00:32:18quand je regarde
00:32:19les grandes familles,
00:32:20100 %
00:32:21de notre approvisionnement
00:32:23en lait,
00:32:24en oeuf,
00:32:26en volaille
00:32:27est français.
00:32:2796 %
00:32:28c'est le produit français.
00:32:3096 %
00:32:31à peu près
00:32:32pour le bœuf.
00:32:32Pour les fruits
00:32:34et légumes,
00:32:3586 %
00:32:36de ce qui est produit
00:32:37en France,
00:32:38c'est un approvisionnement français.
00:32:39Donc,
00:32:40l'objectif
00:32:40de l'approvisionnement
00:32:41en France,
00:32:41il est vraiment
00:32:42au cœur
00:32:43du modèle de Carrefour.
00:32:44Il a d'ailleurs
00:32:45toujours été,
00:32:45ce n'est pas moi
00:32:46qui ai porté
00:32:47le premier ce sujet-là,
00:32:48c'est vraiment
00:32:49un élément
00:32:49de singularité
00:32:51de notre modèle
00:32:52qu'on a beaucoup renforcé.
00:32:53Vous savez qu'on a aussi
00:32:54des filières dites
00:32:55qualités
00:32:56dont la double
00:32:59spécificité,
00:32:59c'est qu'ils assurent
00:33:00une rémunération
00:33:02stable
00:33:02aux producteurs
00:33:04ou en tout cas
00:33:04connue aux producteurs
00:33:05sur plusieurs années
00:33:06et qu'ils garantissent
00:33:08aux consommateurs
00:33:08des produits
00:33:09d'une qualité exceptionnelle.
00:33:11L'ensemble
00:33:12de ces éléments-là,
00:33:13il y a donc
00:33:1330 000 producteurs
00:33:14avec lesquels
00:33:15nous travaillons
00:33:16de manière
00:33:16très privilégiée
00:33:17et à long terme,
00:33:18c'est vraiment
00:33:19l'engagement
00:33:20Carrefour
00:33:21vis-à-vis
00:33:22du monde agricole
00:33:23et la spécificité
00:33:24de notre offre.
00:33:30Dans une interview
00:33:32au Figaro,
00:33:32vous avez dit
00:33:33que quand vous avez
00:33:34présenté ce plan,
00:33:35vous avez indiqué
00:33:37que le géant
00:33:37Walmart
00:33:39était un modèle
00:33:40à suivre
00:33:41pour votre groupe
00:33:41et en particulier
00:33:42sur la distribution
00:33:44du résultat net
00:33:45en dividendes
00:33:46qui atteignait
00:33:4750 à 60 %.
00:33:49Est-ce que l'objectif
00:33:50de conquête
00:33:50de parts de marché,
00:33:51qui repose en partie
00:33:52sur une forte compétitivité
00:33:54de prix,
00:33:55est compatible
00:33:55avec un tel niveau
00:33:57de distribution
00:33:57de dividendes ?
00:33:59Chère madame,
00:34:00puisque je suis sous serment,
00:34:03il m'arrive
00:34:03de prendre comme exemple
00:34:04Walmart,
00:34:05mais jamais pour la distribution
00:34:06de dividendes.
00:34:07Ce que j'ai dit,
00:34:08c'est que Walmart
00:34:09était un modèle
00:34:10pour la transformation
00:34:12digitale réalisée.
00:34:14C'est devenu
00:34:15un immense acteur
00:34:17à la fois du commerce
00:34:18et principalement du commerce
00:34:20parce que c'est le plus grand
00:34:21des commerçants mondiaux,
00:34:22mais qui a su
00:34:24transformer le modèle
00:34:26du e-commerce,
00:34:27du digital,
00:34:28de la digitalisation
00:34:29du magasin,
00:34:30l'introduction
00:34:30de l'intelligence artificielle.
00:34:32Et j'ai dit
00:34:32que ces éléments-là
00:34:34étaient très inspirants
00:34:35pour nous.
00:34:36Et d'ailleurs,
00:34:37nous avons présenté
00:34:38un plan,
00:34:38on a beaucoup investi
00:34:39ces dernières années
00:34:40dans la transformation
00:34:41digitale,
00:34:42dans le e-commerce
00:34:42et on a rajouté
00:34:43cette fois-ci
00:34:44un élément très central
00:34:46qui est l'intelligence
00:34:47artificielle
00:34:47en disant
00:34:48c'est un des grands paris
00:34:50du plan stratégique,
00:34:51l'intelligence artificielle
00:34:52va rendre
00:34:53nos magasins
00:34:54plus intelligents
00:34:55et va créer
00:34:56une nouvelle façon
00:34:57de faire du e-commerce.
00:34:58Donc c'est à cette occasion-là
00:35:00que j'ai pris
00:35:01comme modèle Walmart.
00:35:03D'accord,
00:35:04très bien.
00:35:04Donc ça n'est pas
00:35:05pour distribuer
00:35:0650 à 60%
00:35:08du résultat net
00:35:09en dividendes.
00:35:10Non,
00:35:11ça c'est un élément
00:35:13qui fait partie
00:35:13de notre politique financière
00:35:14mais ce n'est pas un élément
00:35:15pour lequel Walmart m'inspire.
00:35:16Mais c'est quand même
00:35:17votre objectif.
00:35:17C'est un élément
00:35:18évidemment de la politique financière.
00:35:19Et il est quand même
00:35:20compatible,
00:35:20vous trouvez qu'il est compatible
00:35:21aujourd'hui
00:35:23avec l'augmentation
00:35:24des parts de marché
00:35:25et la guerre des prix
00:35:27qui ne fera
00:35:29que se durcir.
00:35:30Oui,
00:35:31c'est une très bonne question.
00:35:33Ma mission,
00:35:34j'allais même dire
00:35:35ma responsabilité,
00:35:36c'est de rendre cela
00:35:38compatible
00:35:38et de créer
00:35:39un cercle vertueux
00:35:40dans lequel à la fois
00:35:42nous avons de la croissance,
00:35:43nous augmentons
00:35:44nos parts de marché,
00:35:45nous nous renforçons
00:35:45dans nos pays cœur,
00:35:47nous arrivons à travailler
00:35:49avec l'ensemble
00:35:49des parties prenantes
00:35:50de manière extraordinairement
00:35:51satisfaisante
00:35:52dans le monde agricole
00:35:53et en parallèle,
00:35:54nous dégageons une rentabilité
00:35:55un peu supérieure
00:35:56à celle que nous avons.
00:35:57Je disais aujourd'hui
00:35:58autour de 2,5%,
00:35:59nous avons annoncé
00:36:01l'objectif d'être
00:36:01à 3,2% en 2028
00:36:04et 3,5% en 2030,
00:36:07ce qui nous place
00:36:08moins loin
00:36:09des grands leaders
00:36:10de notre métier
00:36:10et puis grâce à ça,
00:36:12d'avoir ensuite
00:36:13une politique financière
00:36:15qui est une politique
00:36:16qui permet de rémunérer
00:36:18les actionnaires
00:36:19qui nous rejoignent
00:36:20et les investisseurs
00:36:20qui nous font confiance
00:36:21de manière à continuer
00:36:22le développement
00:36:23de notre groupe.
00:36:24C'est ça le modèle
00:36:24que nous construisons.
00:36:25Alors vous comprenez
00:36:26quand vous nous dites
00:36:263,5%,
00:36:27ça nous inquiète un peu
00:36:28et ça nous inquiète un peu
00:36:30parce qu'aujourd'hui,
00:36:31nous savons que les négociations
00:36:32commerciales sont déjà
00:36:33très tendues
00:36:33alors que vous expliquez
00:36:35que la marge était
00:36:36autour de 2,3%.
00:36:37Si on doit arriver
00:36:39à 3,5%,
00:36:40ça veut dire que ça va
00:36:41encore plus tendre
00:36:41ces relations commerciales
00:36:43et tendre
00:36:44ces relations commerciales.
00:36:45Je vais vous poser maintenant
00:36:45les questions
00:36:46sur les négociations de prix.
00:36:48Juste, pardon,
00:36:493,5% à horizon 2030,
00:36:51c'est au niveau mondial,
00:36:53sachant que j'ai
00:36:54d'autres géographies.
00:36:55Donc comme je pars
00:36:56de 2,6% en France,
00:36:58en France,
00:36:58j'ai l'ambition
00:36:59de continuer à...
00:37:00La France participera
00:37:01à cette augmentation-là,
00:37:02mais le 3,5% à 2030,
00:37:04l'objectif,
00:37:05c'est un objectif mondial.
00:37:07Il faut me rassurer un peu.
00:37:08Très bien.
00:37:08Alors maintenant,
00:37:09je voudrais qu'on parle
00:37:11effectivement du rapport
00:37:12de force que vous entretenez
00:37:14avec les industriels.
00:37:17J'aimerais également
00:37:18qu'on parle
00:37:19des négociations de prix.
00:37:20Nous savons qu'il y a
00:37:21de grandes tensions.
00:37:22Donc j'aimerais savoir
00:37:24si vous-même,
00:37:25dans vos négociations de prix,
00:37:27vous participez
00:37:28de toutes ces tensions.
00:37:30Alors j'ai lu un ouvrage
00:37:32qui est paru en 2023
00:37:34qui dénonce des méthodes
00:37:36de négociation
00:37:37avec les fournisseurs.
00:37:38Donc il y a
00:37:39les rendez-vous annulés
00:37:40au dernier moment.
00:37:41Ça, on l'a vu,
00:37:42tenu avec un nombre
00:37:43d'heures de retard incroyable.
00:37:45Absence de chauffage,
00:37:46j'ai vu,
00:37:47dans les box de négociations
00:37:48ou au contraire,
00:37:50trop de chauffage
00:37:50dans le box des négociations.
00:37:52Vraiment, vous,
00:37:53alors vous et l'ensemble
00:37:54de la grande distribution
00:37:55faites vraiment preuve
00:37:57de beaucoup de créativité
00:37:58en la matière.
00:37:59Alors moi,
00:37:59je voudrais savoir
00:38:00si ces pratiques existent réellement
00:38:02ou alors si elles n'existent plus.
00:38:05Écoutez,
00:38:07je ne le crois pas.
00:38:09Quand je vous dis
00:38:10je ne le crois pas,
00:38:11je ne peux pas vous dire
00:38:12qu'il n'y a pas
00:38:12telle ou telle négociation
00:38:14avec telle ou telle
00:38:15grande industrielle mondiale
00:38:16avec laquelle
00:38:17la discussion n'est pas bonne.
00:38:18Je ne peux pas vous le dire.
00:38:19Je vous dirai ça.
00:38:20Je vous dirai n'importe quoi.
00:38:21Je ne le crois pas.
00:38:22En tout cas,
00:38:22on a une charte
00:38:23de bonne conduite.
00:38:24Ce ne sont pas des pratiques
00:38:24du groupe Carrefour.
00:38:25On a un code
00:38:26de bonne conduite.
00:38:27Je n'aurai aucun,
00:38:28je ne verrai
00:38:29ni aucun intérêt
00:38:30à ce type de pratiques.
00:38:32Et par ailleurs,
00:38:32elles sont totalement étrangères
00:38:33à mon éthique personnelle.
00:38:34Donc franchement,
00:38:35elles sont très éloignées.
00:38:36Mais vous dire
00:38:36que ça ne peut pas exister,
00:38:37je ne peux pas vous le dire,
00:38:38mais je ne le crois pas.
00:38:39Et par ailleurs,
00:38:41si vous me permettez,
00:38:43la question au fond principal,
00:38:46c'est quand vous parlez
00:38:47des négociations,
00:38:49ce qui va nous amener
00:38:50assez vite,
00:38:50j'imagine,
00:38:50aux centrales d'achat.
00:38:51On y arrive.
00:38:52Quand vous parlez
00:38:52de négociations
00:38:53avec des groupes,
00:38:56moi j'ai 45 fournisseurs
00:38:59qui font partie
00:39:00de ma centrale d'achat.
00:39:01Ce sont des groupes
00:39:02qui sont d'ailleurs
00:39:03pour 92%
00:39:05d'entre eux
00:39:06des groupes non français,
00:39:08qui sont plus puissants
00:39:10que moi.
00:39:10Autrement dit,
00:39:11quand je discute avec,
00:39:13et ce sont des bons partenaires,
00:39:14mais si je les cite,
00:39:16quand je discute
00:39:16avec Pepsi-Cola,
00:39:18avec Procter & Gamble,
00:39:19avec Unilever,
00:39:20je n'ai pas l'impression,
00:39:21vraiment,
00:39:21je n'ai pas l'impression
00:39:22que je suis un immense géant
00:39:25face à des groupes
00:39:27qui ne seraient pas capables
00:39:28d'affronter une négociation.
00:39:29On s'intéresse moins
00:39:31à ces groupes-là.
00:39:31Je ne vous le cache pas.
00:39:32Oui, mais c'est...
00:39:33Qu'aux PME françaises,
00:39:34qu'aux ETI françaises
00:39:36et qu'à nos agriculteurs.
00:39:37Et vous avez totalement raison,
00:39:38mais quand on parle
00:39:39des centrales,
00:39:40la centrale Carrefour,
00:39:42c'est une centrale
00:39:43où je négocie
00:39:43avec ces 45-là.
00:39:45Mais il n'y a pas
00:39:46que des Coca-Cola.
00:39:48Voilà, dans les 45.
00:39:50Si je vous donne
00:39:50la liste des 45,
00:39:52je peux vous en faire
00:39:53la lecture.
00:39:53Non, mais c'est-à-dire
00:39:54que c'est un argument
00:39:55qu'on a entendu,
00:39:58on l'a enregistré,
00:39:59mais l'idée
00:40:00de cette commission d'enquête,
00:40:01c'est d'aller au-delà.
00:40:02Effectivement,
00:40:02on n'a pas fait
00:40:03une commission d'enquête
00:40:03pour savoir
00:40:04si vous traitiez bien
00:40:05Coca-Cola ou Ferrero.
00:40:08Ce n'est pas le cœur
00:40:09de notre cible,
00:40:09vous comprenez ?
00:40:10On peut parler de cela,
00:40:12parce que ça va...
00:40:13Mais on ne sera pas
00:40:14sur le sujet
00:40:14qui nous préoccupe.
00:40:15Formidable.
00:40:16Donc, dans ce cas-là,
00:40:16nous ne sommes pas
00:40:17sur les centrales.
00:40:17Parce que les centrales...
00:40:19Oui, mais pardon,
00:40:20excusez-moi.
00:40:21On va quand même y aller.
00:40:21Les 45 qui sont celles
00:40:24avec lesquelles je négocie,
00:40:25il y en a 45.
00:40:27Il y en a 42 dans lesquelles
00:40:28il n'y a même pas
00:40:29de matière première agricole.
00:40:30Il n'y en a que 3
00:40:31dans lesquelles il y en a.
00:40:33Lactalis,
00:40:34Danone
00:40:37et Macken,
00:40:37qui n'est pas très français,
00:40:38mais qui a des usines en France.
00:40:40Non, mais qui n'est pas très français,
00:40:41chère madame.
00:40:41Non, mais qui a des usines en France.
00:40:42Non, mais on ne peut pas dire
00:40:43que Macken est une entreprise française.
00:40:44Donc, il y en a 3.
00:40:45Il n'est pas dit
00:40:46que Macken est une entreprise française.
00:40:48Donc, il y en a 42
00:40:50qui sont des entreprises,
00:40:52ce sont donc
00:40:53des très grandes entreprises
00:40:55dans lesquelles
00:40:56il n'y a pas de matière
00:40:56première agricole.
00:40:57Si je vous en fais la lecture
00:40:58et si vous regardez
00:41:00la valorisation
00:41:00de chacune d'entre elles,
00:41:01vous serez frappé par le fait
00:41:02que ce sont des entreprises
00:41:03de grande taille.
00:41:04Le fait que ce soit
00:41:04des entreprises de grande taille
00:41:05ne les disqualifie pas,
00:41:06d'ailleurs.
00:41:07Mais c'est juste
00:41:07parce que vous avez raison,
00:41:09le sujet principal,
00:41:10c'est la question agricole.
00:41:12Pas que,
00:41:13mais celle-là est importante.
00:41:14Mais dans ma centrale d'achat,
00:41:16en tout cas,
00:41:1745 négociations
00:41:18avec des grandes multinationales mondiales.
00:41:21Alors, s'agissant
00:41:23de la sanctuarisation
00:41:24de la matière première agricole,
00:41:25puisque ça,
00:41:26c'est un sujet
00:41:27qui nous intéresse
00:41:27et qui vous intéresse également.
00:41:30Vous critiquez également
00:41:31l'option 3
00:41:32comme nombre de distributeurs
00:41:34ici à votre micro
00:41:36ou vous considérez
00:41:38que l'option 3
00:41:38est une bonne manière
00:41:39de sanctuariser aussi
00:41:41la matière première agricole ?
00:41:44Je la critique
00:41:44et j'espère que vous aussi
00:41:46parce que dans un schéma
00:41:48où ce qui doit nous occuper
00:41:50les uns et les autres
00:41:51pour redonner de la confiance,
00:41:52la confiance,
00:41:52ça n'est de quoi ?
00:41:53La confiance,
00:41:53elle n'est de la transparence.
00:41:55Plus il y a de la transparence,
00:41:57plus tout le monde
00:41:57est confiant
00:41:58dans ce qui se passe.
00:41:59L'option 1
00:42:00et l'option 2
00:42:01qui donnent la valeur même
00:42:03de la matière agricole,
00:42:04on ne va pas sophistiquer
00:42:05entre l'option 1
00:42:05et l'option 2.
00:42:06L'option 3 ne donne que
00:42:08l'évolution certifiée
00:42:09par un commissaire au compte.
00:42:11On est tous d'accord ?
00:42:12Enfin, je crois
00:42:12que l'option 1
00:42:13donne plus de transparence.
00:42:15C'est d'ailleurs la raison
00:42:16pour laquelle
00:42:17un certain nombre d'acteurs
00:42:18ne veulent pas
00:42:19de cette option 1 et 2
00:42:20et ont recours
00:42:21à l'option 3.
00:42:22Donc moi,
00:42:23je peux faire
00:42:24avec l'option 3,
00:42:25c'est pas...
00:42:25Mais dans un schéma
00:42:27où on se dit
00:42:28que ce qui est important,
00:42:29c'est de sanctuariser
00:42:31la matière première agricole
00:42:32et donc que je ne négocie
00:42:34jamais la matière agricole,
00:42:35plus vous la connaissez bien,
00:42:36plus elle est précise.
00:42:37Oui, mais là,
00:42:38si vous avez
00:42:39un commissaire au compte
00:42:40qui est quand même
00:42:41une profession
00:42:43assermentée,
00:42:45vous avez cette garantie.
00:42:47Oui, mais l'option 3
00:42:47me donne l'évolution
00:42:49de la matière première agricole.
00:42:50L'option 1 et 2,
00:42:51je pense que c'est non contestable,
00:42:52d'ailleurs,
00:42:52même par les industriels,
00:42:53elle donne la valeur.
00:42:55Plus c'est précis,
00:42:57plus je sais
00:42:58quelle est la matière
00:42:58première agricole,
00:43:00plus c'est facile
00:43:01de sanctuariser
00:43:02cette matière première agricole-là.
00:43:03Plus c'est imprécis,
00:43:05plus c'est juste une évolution.
00:43:06Bien sûr,
00:43:06mais c'est ça de la sanctuariser,
00:43:08c'est que vous avez
00:43:08un tiers de confiance
00:43:10qui est un commissaire au compte
00:43:11qui vous dit
00:43:12quelle est l'évolution
00:43:13et vous,
00:43:13vous vous accordez
00:43:14à ne pas toucher
00:43:15à cette évolution
00:43:16de la matière première agricole.
00:43:17Mais pardon,
00:43:17mais ce n'est pas le choix
00:43:17du législateur lui-même
00:43:18puisqu'il a prévu
00:43:19une option 1
00:43:20qui donne la matière
00:43:21première agricole
00:43:22en valeur absolue,
00:43:22une option 2
00:43:23qui a une décomposition
00:43:25un peu différente
00:43:25et une option 3
00:43:26au cas où la 1 et la 2
00:43:28n'ont pas été donnée
00:43:28qui est la certification
00:43:30sur la base d'une évolution.
00:43:31Donc le législateur lui-même,
00:43:32et d'ailleurs je me souviens
00:43:33des débats
00:43:34et quand on lit les débats
00:43:35on le voit très bien,
00:43:36le législateur lui-même
00:43:37se disait
00:43:37l'option 1
00:43:38est la privilégiée.
00:43:39Moi je vis avec l'option 3,
00:43:41ce n'est pas dramatique.
00:43:42Mais plus c'est précis,
00:43:44plus je connais
00:43:44la matière agricole,
00:43:45plus vous êtes certain
00:43:46que je ne peux pas
00:43:47la négocier.
00:43:48Non mais monsieur,
00:43:49il faut être honnête.
00:43:51Pourquoi il y a 3 options ?
00:43:52Parce qu'il y a
00:43:53différents catégories
00:43:54par dit.
00:43:54Il y a un produit
00:43:55où il y a une matière
00:43:58ça va être clair.
00:43:59Et puis il y a des produits
00:44:00où il y a beaucoup
00:44:01de matières premières écoles.
00:44:02C'est pour ça
00:44:02qu'il y a plusieurs options.
00:44:03On ne s'est pas amusé
00:44:04à faire plusieurs options
00:44:04juste pour compliquer la chose
00:44:06ou pour offrir
00:44:07un échappatoire.
00:44:08On a au contraire
00:44:09voulu cette option 3.
00:44:11Je rappelle que ce n'est pas
00:44:12une créativité du parlementaire.
00:44:14Tout ça est issu
00:44:15des états généraux
00:44:15de l'alimentation
00:44:16quand même
00:44:16avec la complexité
00:44:18des produits agricoles
00:44:19où parfois il y a
00:44:20beaucoup de matières
00:44:21premières écoles
00:44:21et où on ne va pas
00:44:22mettre des gens
00:44:23autour des tables
00:44:23pendant des heures
00:44:24pour aller décortiquer.
00:44:25Alors j'ai 0,5% de ça,
00:44:27j'ai 1,5% de ça
00:44:28pour faire des
00:44:30tracks administratifs
00:44:31que vous condamnez.
00:44:33Donc l'option 3
00:44:33elle a vocation
00:44:34effectivement
00:44:35à répondre
00:44:37aux besoins
00:44:37d'informations
00:44:38que vous devez avoir
00:44:39en termes de cadrage
00:44:41des prix
00:44:41sans rentrer
00:44:42dans une complexité
00:44:42administrative
00:44:43par rapport
00:44:44à des produits
00:44:45agricoles
00:44:46qui se trouveraient
00:44:46trop nombreux
00:44:47dans un même produit
00:44:48transformé.
00:44:49Alors apparaît
00:44:49que ce soit perfectible
00:44:50certainement
00:44:51mais il ne faut pas
00:44:52faire un mauvais procès
00:44:52à l'option 3.
00:44:54néanmoins
00:44:54mais je crois
00:44:55pardon excusez-moi
00:44:55je me permets
00:44:56mais je crois
00:44:56que ça vous a été dit
00:44:57par Hervé Daudin
00:44:58qui vous a fait part
00:44:59de surprises
00:45:00de temps en temps
00:45:01s'agissant d'exactement
00:45:02la même matière
00:45:02première agricole
00:45:03avec des évolutions
00:45:04puisqu'on ne connaît
00:45:05que les évolutions
00:45:06qui sont sur des matières
00:45:07premières importantes
00:45:08dans des produits
00:45:09ou qui sont essentiellement
00:45:10sur des matières
00:45:10avec des évolutions
00:45:11extraordinairement différentes
00:45:12et je crois
00:45:13qu'il vous a dit
00:45:14simplement
00:45:14que ça pouvait susciter
00:45:15des étonnements
00:45:17et des questions
00:45:17chez les distributeurs
00:45:18qui ne sont pas illégitimes.
00:45:19On a beaucoup entendu
00:45:21parler de chocolat
00:45:22c'est vrai
00:45:22beaucoup
00:45:23je plaisante
00:45:25alors maintenant
00:45:26je veux vous entendre
00:45:27sur vos centrales d'achat
00:45:29les centrales d'achat
00:45:30à l'international
00:45:31celles qui négocient
00:45:32avec les grands
00:45:33j'aimerais en fait
00:45:34que vous nous expliquiez
00:45:35comment votre groupe fonctionne
00:45:36donc si j'ai bien compris
00:45:38vous avez une centrale européenne
00:45:40qui s'appelle Eureka
00:45:41qui elle achète
00:45:43pour vous
00:45:46vous avez également
00:45:47CWT
00:45:48qui est votre centrale
00:45:49de service
00:45:50les deux là
00:45:51sont réunis
00:45:52dans un groupe
00:45:54qui s'appelle Concordis
00:45:55est-ce que jusque là
00:45:57ce que je dis est juste
00:45:59je vois que vous faites comme ça
00:46:00alors je vais vous laisser
00:46:01nous expliquer
00:46:02votre organisation
00:46:03merci beaucoup
00:46:04en centrale
00:46:05d'achat et de service
00:46:06alors Concordis
00:46:07c'est l'organe de gouvernance
00:46:09c'est ça
00:46:10de l'alliance à l'achat
00:46:11qui est conclu
00:46:12entre Carrefour
00:46:13U
00:46:14comme vous le savez
00:46:16coopérative U
00:46:16et RTG
00:46:17qui est un distributeur allemand
00:46:19Concordis
00:46:19ne négocie pas
00:46:20mais confie
00:46:22la négociation
00:46:23à deux commissionnaires
00:46:25Eureka
00:46:26c'est ça
00:46:27pour la négociation
00:46:28des conditions d'achat
00:46:29des produits
00:46:29de marque nationale
00:46:30et CWT
00:46:32pour la négociation
00:46:34des prestations
00:46:34de services internationaux
00:46:35c'est ça là
00:46:36c'est comme ça
00:46:37que c'est articulé
00:46:39très bien
00:46:39c'est bien ce que j'avais compris
00:46:40alors c'est quoi
00:46:41le statut de Concordis
00:46:43du coup
00:46:44c'est
00:46:45c'est un organe
00:46:46de gouvernance
00:46:47à l'alliance
00:46:47d'accord
00:46:48donc c'est une société
00:46:49qui est installée
00:46:50à Bruxelles
00:46:51c'est un organe
00:46:52de gouvernance
00:46:53qui prend
00:46:54les décisions
00:46:55structurantes
00:46:56qui fixe
00:46:56les orientations
00:46:58il y a un conseil
00:46:59d'administration
00:47:01il y a un comité
00:47:02de pilotage
00:47:02qui réunit
00:47:03les directeurs
00:47:03de marchandises
00:47:04des trois entités
00:47:05coopératives U
00:47:06Carrefour
00:47:08et RTG
00:47:09et donc
00:47:09elle fixe
00:47:11les orientations
00:47:11et les objectifs
00:47:12de la négociation
00:47:13qu'elle confie
00:47:14ensuite
00:47:15à Eureka
00:47:16pour les achats
00:47:17à CWT
00:47:19pour les prestations
00:47:20de services
00:47:21donc elle mandate
00:47:22ces deux
00:47:24ces deux institutions là
00:47:28donc Eureka
00:47:29alors attendez
00:47:31CWT
00:47:32c'est en Suisse
00:47:32oui absolument
00:47:33ça a été créé
00:47:34il y a 30 ans
00:47:34et Eureka
00:47:35c'est à Madrid
00:47:35c'est ça
00:47:36d'accord
00:47:38et oui
00:47:39et Concordie
00:47:40c'est à Bruxelles
00:47:40oui
00:47:41quand vous avez
00:47:42un français
00:47:43un allemand
00:47:46assez souvent
00:47:47comme ça peut être
00:47:48ni en France
00:47:48ni en Allemagne
00:47:50les centrales
00:47:51sont parfois
00:47:52aux Pays-Bas
00:47:53nous on l'a mis
00:47:54en Belgique
00:47:54parce qu'on estime
00:47:55que c'est plutôt
00:47:55la capitale de l'Europe
00:47:56et c'est un organe
00:47:57de gouvernance
00:47:58c'est juste
00:47:58c'est l'endroit
00:47:59où elle est localisée
00:48:01où les réunions
00:48:02se font
00:48:02donc en fait
00:48:04et alors
00:48:05maintenant je voudrais
00:48:06voir les flux financiers
00:48:07il n'y a pas de flux financier
00:48:08entre Eureka
00:48:08CWT
00:48:09et Concordis
00:48:10où il y a des flux financiers
00:48:12non non
00:48:14en fait Eureka
00:48:15et CWT
00:48:16préexistaient à Concordis
00:48:17puisque c'était
00:48:18des structures à Carrefour
00:48:19et d'une certaine façon
00:48:21RTG
00:48:21la solution
00:48:23n'a pas consisté
00:48:24à ce que RTG
00:48:25entre
00:48:25entre guillemets
00:48:26dans la société Eureka
00:48:27et dans la société
00:48:28CWT
00:48:29mais de créer
00:48:30cette structure
00:48:31Concordis
00:48:32qui comme l'a dit
00:48:33Alexandre Bompard
00:48:34fixe les objectifs
00:48:35donc il n'y a pas
00:48:36de flux financier
00:48:37entre ces sociétés
00:48:38s'agissant de Carrefour
00:48:39il y a des flux financiers
00:48:40entre Eureka
00:48:41et le groupe Carrefour
00:48:43et des flux financiers
00:48:44entre CWT
00:48:45et le groupe Carrefour
00:48:46exactement
00:48:46très bien
00:48:47alors maintenant
00:48:47je vous pose la question
00:48:49qui est la question habituelle
00:48:50entre centrale d'achat
00:48:52et centrale de service
00:48:53alors déjà première question
00:48:54est-ce que votre centrale de service
00:48:56CWT
00:48:57n'est une centrale de service
00:49:00qu'à l'international
00:49:01et qui ne concerne
00:49:02que les entreprises internationales
00:49:05oui
00:49:05c'est-à-dire qu'aucune PME
00:49:08ETI française
00:49:09n'achète de service
00:49:11à CWT
00:49:12non c'est des prestations
00:49:13de service internationales
00:49:14elles existent depuis 30 ans
00:49:15comme vous le savez
00:49:16c'est peut-être une spécificité
00:49:18par rapport à d'autres groupes
00:49:20on a une dimension mondiale
00:49:22qui est très affichée
00:49:22très affirmée
00:49:23et donc c'est une prestation
00:49:25de service international
00:49:26de mémoire Laurent
00:49:27on a 65 fournisseurs
00:49:30je crois
00:49:30qui passent par Concordis
00:49:32donc c'est 65 grands groupes
00:49:34qui ont une ambition internationale
00:49:35et mesurer
00:49:37pardon pour compléter
00:49:38ce que vient de dire
00:49:38Alexandre Montpard
00:49:39que ça concerne donc
00:49:40des territoires
00:49:41où Carrefour
00:49:43est présent en intégré
00:49:45comme on dit
00:49:45donc la France
00:49:46l'Espagne etc
00:49:46et puis
00:49:47c'est également
00:49:48un service
00:49:49qui est rendu
00:49:50par les partenaires internationaux
00:49:52que Carrefour a
00:49:53donc ça peut être
00:49:54des services
00:49:54qui sont rendus
00:49:55sur des territoires
00:49:56comme les Emirats Arabes
00:49:57pour Magical Food Time
00:49:58et tous les partenaires
00:50:00que Carrefour a dans le monde
00:50:01en franchise
00:50:02très bien
00:50:03je vous remercie
00:50:04j'aimerais savoir
00:50:04si tous ceux
00:50:05qui négocient
00:50:06tous les fournisseurs
00:50:07qui négocient
00:50:08avec Eureka
00:50:09achètent des services
00:50:10à CWT
00:50:11non
00:50:11il y a un certain nombre
00:50:12d'acteurs
00:50:13d'ailleurs parmi
00:50:14les grands acteurs
00:50:15qui ne sont pas intéressés
00:50:17par les services internationaux
00:50:19l'immense majorité
00:50:19est intéressée
00:50:21parce qu'on leur propose
00:50:21des services
00:50:22dont on estime
00:50:23qu'ils ont beaucoup
00:50:23d'intérêt pour eux
00:50:24il y a des grands fournisseurs
00:50:26mondiaux
00:50:26qui nous disent
00:50:27moi ce service là
00:50:29cette année
00:50:30ne m'intéresse pas
00:50:31ou plus structurellement
00:50:32ne m'intéresse pas
00:50:33et dans ce cas là
00:50:34on achète
00:50:35chez Eureka
00:50:35mais ils ne négocient pas
00:50:36via CWT
00:50:37donc on a une liste
00:50:39de fournisseurs
00:50:40mondiaux
00:50:40qui décident
00:50:41de ne pas recourir
00:50:42aux prestations de services
00:50:43c'est pas du tout
00:50:44la majorité
00:50:45mais évidemment
00:50:47ça existe
00:50:47et c'est pas un problème
00:50:48quand c'est le cas
00:50:48si on peut
00:50:49si on peut avoir cette liste
00:50:50en offre
00:50:51merci
00:50:51dès la sortie
00:50:52on va vous donner
00:50:53quelques exemples
00:50:53et on vous donnera
00:50:54une liste complète
00:50:55voilà vous pouvez nous l'envoyer
00:50:57bien sûr
00:50:58après l'audition
00:50:59d'accord
00:51:00donc vous avez effectivement
00:51:03cette centrale
00:51:04qui est la centrale de services
00:51:05moi ce que
00:51:06ce que j'aimerais savoir
00:51:07c'est quelle est la part
00:51:08des services
00:51:10par rapport
00:51:11au chiffre d'affaires
00:51:12ou au chiffre des ventes
00:51:13c'est à dire que
00:51:14quand un client
00:51:15vous vend 100
00:51:16quelle est la part de services
00:51:18en moyenne
00:51:19que vend
00:51:20CWT
00:51:26on vous reviendra
00:51:27parce que je pense pas
00:51:27qu'on puisse vous le donner
00:51:28vous n'avez pas comme ça de tête
00:51:30c'est pas quelque chose
00:51:31que vous suivez
00:51:32c'est pas comme ça
00:51:32qu'on le calcule
00:51:33donc on vous donnera
00:51:33les éléments
00:51:34pourquoi c'est pas comme ça
00:51:35que vous le calculez
00:51:37parce que c'est pas lié
00:51:38au produit
00:51:39que c'est très variable
00:51:40selon les négociations
00:51:42qu'on a conduit
00:51:42comme je vous le disais
00:51:43il y en a qui
00:51:44ne recourent pas à ça
00:51:45donc c'est pas une donnée
00:51:46qu'on suit
00:51:47on suit la performance générale
00:51:51de CWT
00:51:52ses objectifs
00:51:52de négociation
00:51:53mais on ne suit pas
00:51:55le lien
00:51:55pourtant vous faites bien
00:51:56le plan d'affaires
00:51:57tel qu'il est noté
00:51:59avec le 2net
00:52:00le 3net
00:52:00on ne peut pas vous le donner
00:52:01via CWT
00:52:02mais on vous communiquera
00:52:04les éléments
00:52:04en vous permettant
00:52:05de vous en approcher
00:52:05d'accord
00:52:06très bien
00:52:07vous nous confirmez
00:52:08bien sûr
00:52:09que tous les services
00:52:10de CWT
00:52:11sont des services réels
00:52:13qui existent
00:52:14ou alors vous nous dites
00:52:15qu'il existe
00:52:15un droit de péage
00:52:16comme le disent
00:52:17souvent les fournisseurs
00:52:18et les industriels
00:52:19ici
00:52:19qu'il faut commencer
00:52:21par payer
00:52:21pour pouvoir
00:52:22être référencés
00:52:24je crois que vous avez
00:52:25lors de l'entretien
00:52:26enfin lors de l'audition
00:52:27pardon
00:52:27avec Hervé Daudin
00:52:30il vous a décrit
00:52:31on a 81 pages
00:52:32de contrat
00:52:35dans un contrat
00:52:36CWT
00:52:37avec des services
00:52:38qui sont des services
00:52:39extraordinairement précis
00:52:40ça c'est notre avantage
00:52:41de notre développement international
00:52:42le développement international
00:52:43de Carrefour
00:52:44et sa présence internationale
00:52:45soit en intégré
00:52:47soit en franchisé
00:52:48donne un relief particulier
00:52:50évidemment
00:52:50à ces services internationaux
00:52:51donc non
00:52:51c'est tout sauf un droit de péage
00:52:53ce sont vraiment
00:52:53des services
00:52:55très précis
00:52:56que nous donnons
00:52:57et que nous essayons
00:52:58de commercialiser
00:52:59alors vous avez été condamné
00:53:00pour préciser
00:53:00pardon
00:53:01si vous me permettez
00:53:02juste pour revenir
00:53:03un instant en arrière
00:53:04sur votre question précédente
00:53:07pour expliquer
00:53:08pourquoi ce n'est pas
00:53:08tellement évident
00:53:09c'est qu'en fait
00:53:09la rémunération
00:53:10de CWT
00:53:11elle est liée
00:53:12à le service
00:53:13qui est rendu
00:53:13au fournisseur
00:53:14c'est-à-dire
00:53:15si on lui aura
00:53:15un service
00:53:16sur la data
00:53:16sur le développement
00:53:18de sa relation
00:53:18etc
00:53:18c'est pas forcément
00:53:20lié au prix d'achat
00:53:20vous voyez ce que je veux dire
00:53:21si c'était
00:53:22ça votre question
00:53:22je sais bien
00:53:23on rapporte
00:53:24le prix d'un service
00:53:25et la prestation
00:53:26qui est donnée
00:53:26donc c'est la raison
00:53:27pour laquelle
00:53:28on n'a pas
00:53:29je sais bien
00:53:30mais dans la descente
00:53:30du prix
00:53:31c'est noté
00:53:31comme ça
00:53:32en fait
00:53:32vous avez
00:53:33une fois nette
00:53:34deux fois nette
00:53:34trois fois nette
00:53:35et jusqu'aux cinq fois nette
00:53:36c'est bien
00:53:37de la descente
00:53:37de prix
00:53:38et donc le prix final
00:53:39qui est compté
00:53:40aujourd'hui
00:53:41il est comptabilisé
00:53:42avec ce qu'on appelait
00:53:43avant des marges arrières
00:53:44qui aujourd'hui
00:53:45ne le sont plus
00:53:46mais qui est
00:53:47le prix des services
00:53:50alors quand même
00:53:51vous me dites
00:53:52quand même
00:53:52que ce sont des services
00:53:53pour lesquels
00:53:54il y a toujours
00:53:55une contrepartie réelle
00:53:56vous êtes quand même
00:53:57d'accord
00:53:57que ça n'a pas
00:53:58toujours été le cas
00:53:59puisque vous avez eu
00:54:00des condamnations
00:54:01pour non contrepartie réelle
00:54:03bon elle date de 2015
00:54:05je vous accorde
00:54:06qu'elles sont quand même
00:54:07qu'elles datent un peu
00:54:08mais vous avez eu
00:54:09en 2015
00:54:10des condamnations
00:54:10qui voyaient très clairement
00:54:12que vous n'aviez pas
00:54:13de condamnation
00:54:14que vous n'aviez pas
00:54:15de contrepartie réelle
00:54:17aujourd'hui
00:54:19ces pratiques
00:54:19n'existent plus
00:54:21tous vos services
00:54:22sont avec
00:54:23contrepartie réelle
00:54:24alors écoutez
00:54:25nous n'étions ni l'un
00:54:25ni l'autre en 2015
00:54:26donc je ne sais pas
00:54:28je ne connais pas
00:54:29cette affaire là
00:54:30aujourd'hui
00:54:30il va de soi
00:54:31qu'évidemment
00:54:32nous devons
00:54:33des contreparties
00:54:33pour respecter la loi
00:54:35pour respecter nos partenaires
00:54:36puisque c'est la relation
00:54:37contractuelle
00:54:37et qu'en face
00:54:38de chaque
00:54:40qui est vraiment
00:54:41une contrepartie
00:54:42du parc Harfour
00:54:43est proportionné
00:54:43au prix qui est acquitté
00:54:44par le fournisseur
00:54:45très bien
00:54:45je vous remercie
00:54:47alors où est-ce que
00:54:48sont commercialisés
00:54:49du coup les services
00:54:50pour les PME
00:54:52et les ETI françaises
00:54:54puisqu'elles ne sont pas
00:54:55ils ne sont pas
00:54:56commercialisés
00:54:57chez CWT
00:54:58ça se fait où
00:54:59en France
00:55:00en France
00:55:01chez qui ?
00:55:02chez Carrefour
00:55:03directement chez vous
00:55:04donc vous internalisez
00:55:06vous votre propre
00:55:07vente de services
00:55:07toutes les négociations
00:55:08qui concernent la France
00:55:10qui ne sont pas liées
00:55:12soit à ces 45 grands fournisseurs
00:55:14chez Eureka
00:55:16soit aux 65
00:55:17chez CWT
00:55:19sont des négociations
00:55:20purement françaises
00:55:21chez Carrefour France
00:55:22d'accord
00:55:23et donc vous internalisez
00:55:24vous même
00:55:25le travail de centrale
00:55:27de services française
00:55:28d'accord
00:55:29très bien
00:55:30donc parmi
00:55:31parmi ces services
00:55:33et là aussi
00:55:34là on a des PME
00:55:36françaises
00:55:37qui
00:55:38qui nous
00:55:39relaient
00:55:40des informations
00:55:41et qui nous disent
00:55:41clairement
00:55:42que la part des services
00:55:43peut être très importante
00:55:44et elle peut constituer
00:55:4550%
00:55:4640 à 50%
00:55:47du prix
00:55:48du prix d'achat
00:55:49que ces services
00:55:50ne sont pas toujours
00:55:51des services
00:55:52qui sont demandés
00:55:52mais qui sont des services
00:55:53j'allais dire
00:55:54qui sont subis
00:55:55certains nous disent même
00:55:56qu'elles n'ont pas besoin
00:55:57de data
00:55:57mais qu'on les oblige
00:55:58à prendre de la data
00:56:00etc
00:56:00donc est-ce que
00:56:01en réalité
00:56:03dans la négociation
00:56:04il n'y a pas une manière
00:56:05un peu brutale
00:56:06de faire de la négociation
00:56:07et de dire
00:56:08ok
00:56:08bon les 40%
00:56:09que je te demande
00:56:11ça va passer en service
00:56:12tu vas m'acheter du service
00:56:14et ça va
00:56:15on va régler ce problème
00:56:17je ne le crois pas
00:56:20excusez-moi
00:56:21je ne mène pas moi-même
00:56:22l'intégralité des négociations
00:56:24comme vous vous en doutez
00:56:25mais je ne le crois pas
00:56:27d'abord
00:56:28les prestations de services
00:56:29qu'on négocie en France
00:56:30ce sont
00:56:31avec
00:56:31là aussi
00:56:32des grands groupes
00:56:33principalement français
00:56:34qui ne sont pas les très grands
00:56:36mais qui sont des sociétés
00:56:37évidemment
00:56:38d'une certaine taille
00:56:40et
00:56:41je vous assure
00:56:41que
00:56:43la data
00:56:44la fameuse data
00:56:45qui est au coeur
00:56:45de la transformation
00:56:46de notre modèle
00:56:47par exemple
00:56:48c'est tout
00:56:49sauf
00:56:50quelque chose
00:56:51d'inutile
00:56:52pour
00:56:53un industriel
00:56:54au contraire
00:56:54c'est un élément
00:56:55très central
00:56:56la transformation
00:56:57du commerce
00:56:57elle se fait
00:56:58autour de la data
00:56:58donc quand on travaille
00:57:00avec le fournisseur
00:57:01avec l'industriel
00:57:02et qu'on lui donne
00:57:03des éléments
00:57:04relatifs à la data
00:57:05c'est des éléments
00:57:06qui sont des éléments
00:57:07extraordinairement importants
00:57:08pour lui
00:57:08d'ailleurs je le vois
00:57:09puisque j'échange
00:57:09avec des fournisseurs
00:57:10hors période de négociation
00:57:12et quand je leur dis
00:57:13est-ce que
00:57:14les progrès
00:57:14que nous avons fait
00:57:15dans ce domaine là
00:57:16vous servent
00:57:17à ajuster votre activité
00:57:19à être plus performant
00:57:19l'immense majorité
00:57:21me répond oui
00:57:21c'est donc un élément
00:57:23très central
00:57:24de transformation
00:57:25et bien
00:57:26sachez que l'immense majorité
00:57:28nous répond non
00:57:28pour la data
00:57:29et nous dit
00:57:30que ce sont des données
00:57:31qui ne sont pas pertinentes
00:57:33et qu'elles n'en ont pas besoin
00:57:34et qu'elles sont obligées
00:57:35de les prendre
00:57:36alors
00:57:38j'aimerais vous interroger
00:57:39sur la péréquation
00:57:40des marges
00:57:40vous savez que c'est
00:57:41un de nos sujets
00:57:43faites-vous des marges
00:57:44plus importantes
00:57:45sur des produits sains
00:57:46au détriment
00:57:48de marges très faibles
00:57:49sur des produits
00:57:50gras, sucrés
00:57:51qui sont
00:57:52des grands produits
00:57:53des grands produits connus
00:57:56comme Coca-Cola
00:57:58Nutella
00:57:58etc
00:58:00d'abord si vous me le permettez
00:58:02parce que c'était
00:58:03la conclusion de mon propos
00:58:05je me permets d'y revenir
00:58:06parce que j'y suis très attaché
00:58:08à titre personnel
00:58:09je reste convaincu
00:58:10que c'est un métier
00:58:11où il faut conserver
00:58:13de la liberté
00:58:14de constituer un assortiment
00:58:16de fixer le prix
00:58:17et de négocier
00:58:18ça me paraît
00:58:19extraordinairement important
00:58:19si je peux me permettre
00:58:20comme je suis dans plein de pays
00:58:23la France est le seul pays
00:58:24dans lequel
00:58:24ces questions-là
00:58:26sont des questions
00:58:26très centrales
00:58:27vous me diriez
00:58:28ils ont peut-être
00:58:29pas d'agriculture
00:58:30mais ils ont des agricultures
00:58:31puissantes eux aussi
00:58:32et c'est le seul pays
00:58:34où cette question se pose
00:58:35c'est d'ailleurs le seul pays
00:58:36si je peux me permettre
00:58:36si je vais au bout
00:58:37c'est le seul pays
00:58:38où ayant
00:58:39les mêmes fournisseurs mondiaux
00:58:41ces mêmes fournisseurs
00:58:42se plaignent en France
00:58:43et ils ne se plaignent pas ailleurs
00:58:44vous avouerez que c'est un peu étonnant
00:58:45mais pardon
00:58:46je vais répondre à votre question
00:58:47on vous renvoie la question
00:58:48monsieur c'est vous l'acteur
00:58:49de ce système-là
00:58:50vous nous interrogez
00:58:52comment se fait-il
00:58:53qu'il n'y a qu'en France
00:58:54que les acteurs
00:58:55de cette filière
00:58:56de l'agroalimentaire
00:58:57du producteur
00:58:59au transformateur
00:59:00ne se mettent pas d'accord
00:59:02vous nous interpellez
00:59:03vous nous interpellez
00:59:04comme si ça venait de nous
00:59:05mais posez-vous aussi la question
00:59:07vous m'autorisez
00:59:07à répondre à cette question
00:59:08et après je répondrai
00:59:09à la question de madame la rapporteure
00:59:11je vous prends un exemple
00:59:12prenons une centrale d'achat
00:59:13qui est installée
00:59:15et qui comprend
00:59:16ce qui n'est pas mon cas
00:59:18un retailer allemand
00:59:19un distributeur allemand
00:59:20un distributeur du Benelux
00:59:21et un distributeur français
00:59:23elle négocie
00:59:24dans sa centrale d'achat
00:59:25avec
00:59:28une grande multinationale
00:59:30on ne va pas en citer une
00:59:32le seul endroit
00:59:33donc elle fait la même négociation
00:59:34c'est la même
00:59:35puisque c'est la centrale
00:59:37qui négocie
00:59:38le seul endroit
00:59:39où à la fin
00:59:40il y a
00:59:42un lobby industriel
00:59:44agroalimentaire
00:59:44qui s'exprime fortement
00:59:46et qui souvent
00:59:47est à l'origine
00:59:48de transformations législatives
00:59:49etc
00:59:50c'est la France
00:59:52pardon
00:59:53je suis pas
00:59:53on fera le procès de la France
00:59:54une autre fois
00:59:55moi je voudrais
00:59:56que vous répondiez à ma question
00:59:57est-ce que
00:59:58oui mais c'est pas grave
00:59:58maintenant je vais répondre
01:00:00à votre question
01:00:00je voudrais que vous répondiez
01:00:01à ma question
01:00:01je veux bien que vous critiquiez
01:00:03le système français
01:00:03non non madame
01:00:04m'empêche qu'il ait fait comme ça
01:00:05nous avons
01:00:06madame
01:00:07madame je ne critique pas
01:00:08le système français
01:00:09je
01:00:10voilà donc
01:00:11est-ce que vous pouvez répondre
01:00:12à la question
01:00:13sur la péréquation des marges
01:00:14est-ce que
01:00:15le rayon fruits et légumes
01:00:17paye
01:00:18la marge zéro
01:00:19du coca
01:00:20et du nuté
01:00:20je me permettais juste
01:00:22comme je suis un acteur international
01:00:23de vous donner quelques exemples
01:00:24venant de l'étranger
01:00:25ce qui est une singularité
01:00:26de mon modèle
01:00:26mais si ça n'est pas intéressant
01:00:27j'arrête là
01:00:28si c'est intéressant
01:00:29la péréquation
01:00:30vous avez tout à fait intéressant
01:00:31vous avez raison
01:00:33c'est une question importante
01:00:35la réalité c'est que
01:00:36vous ne parlez pas totalement
01:00:37à la bonne personne
01:00:38de ce sujet là
01:00:38pourquoi
01:00:40les produits
01:00:41les fruits et légumes
01:00:42les moins chers
01:00:43du marché
01:00:45ce sont les miens
01:00:47je donne
01:00:4810%
01:00:49de
01:00:51remise
01:00:51chaque jour
01:00:52à tous les porteurs
01:00:53de la carte
01:00:54pour avoir les fruits et légumes
01:00:55les moins chers du marché
01:00:56ça veut dire que ces 10% là
01:00:58j'enlève ma marge
01:00:59pour participer
01:01:01de ce qui est le centre
01:01:03de mon modèle alimentaire
01:01:04la qualité alimentaire
01:01:05pour tous
01:01:06maintenant revenons-en
01:01:07à la question de la péréquation
01:01:08qui est une question très importante
01:01:09le problème c'est que
01:01:11ma capacité à fixer le prix
01:01:13n'est pas totalement la même
01:01:14je crois que j'ai des confrères
01:01:16voire des experts
01:01:16qui sont venus vous l'expliquer
01:01:17très bien
01:01:19quand
01:01:19on est en présence
01:01:21d'un produit mondial
01:01:23on ne va pas les citer
01:01:24mais enfin on peut même les citer
01:01:25on les connaît
01:01:26le Coca-Cola
01:01:27le Nutella
01:01:27etc.
01:01:28il y a évidemment
01:01:29un grand acteur mondial
01:01:30qui fixe le prix
01:01:32est-ce que sur ce prix là
01:01:34j'ai une grande capacité
01:01:35à faire varier
01:01:37moi-même
01:01:37mon propre prix
01:01:39la réponse est non
01:01:40parce que c'est un produit
01:01:41que me demandent les clients
01:01:42sur lequel la comparabilité
01:01:43est immédiate
01:01:44sur tous les autres produits
01:01:46ça c'est vraiment
01:01:46les produits dits iconiques
01:01:47sur tous les autres produits
01:01:49j'ai une capacité
01:01:50évidemment
01:01:51de faire varier
01:01:52ma politique commerciale
01:01:55et donc
01:01:56je fixe le prix
01:01:57en fonction
01:01:59de la zone de chalandise
01:02:00de mes priorités
01:02:01je vous disais
01:02:01que la grande priorité
01:02:02de Carrefour
01:02:03c'était le bio
01:02:04et le fruits et légumes
01:02:05donc sur ça
01:02:05je fais un discount
01:02:07moi-même
01:02:07parce que j'estime
01:02:08que c'est mon modèle
01:02:08qui est lié à ça
01:02:09sur cela
01:02:10j'ai une capacité
01:02:11à fixer le prix
01:02:12qui est un petit peu différente
01:02:13et donc il y a
01:02:14ce distinguo là
01:02:16qu'il faut prendre en compte
01:02:16après comme vous le savez
01:02:18je crois qu'un de mes confrères
01:02:19vous l'a évidemment
01:02:20très bien expliqué
01:02:21c'est pas totalement pareil
01:02:23en termes de résultats
01:02:24de fin de ligne
01:02:25qui est évidemment
01:02:26ce sur quoi
01:02:27nos magasins
01:02:28sont évalués
01:02:29et qui donnent
01:02:30la bonne santé
01:02:31de l'entreprise
01:02:31d'avoir un produit
01:02:33que vous poussez juste
01:02:34sur une palette
01:02:35un produit
01:02:36comme les fruits
01:02:37qui demande
01:02:38un entretien particulier
01:02:39un travail particulier
01:02:41des équipes formées
01:02:42et des équipes en nombre
01:02:44et donc
01:02:44le résultat final
01:02:45est pas le même
01:02:46donc ça
01:02:48c'est une différence
01:02:48mais après
01:02:50chacun fixe
01:02:51ses objectifs
01:02:51de politique commerciale
01:02:53moi ce sont des produits
01:02:54sur lesquels j'estime
01:02:55que je dois investir
01:02:56pour mes clients
01:02:57parce que c'est mon modèle
01:02:57alors du coup
01:02:58j'ai une question
01:02:59le cagnottage
01:03:00dont vous parlez
01:03:00puisque c'est un peu ça
01:03:01quand vous dites 10%
01:03:02c'est sur la carte
01:03:04de fidélité
01:03:05donc
01:03:06voilà
01:03:07et donc ça
01:03:08on est bien clair
01:03:08que c'est pas pris en charge
01:03:10par le fournisseur
01:03:11c'est pris en charge
01:03:11par Carrefour
01:03:12c'est ce que nous avez dit
01:03:14j'étais sur les fruits et légumes
01:03:16là
01:03:16donc sur les fruits et légumes
01:03:18sur les produits frais
01:03:18oui c'est pris en charge
01:03:20par Carrefour
01:03:20c'est un investissement
01:03:21que fait Carrefour
01:03:23sur quelle part
01:03:24donc dans votre marge
01:03:26votre marge brute
01:03:28enfin
01:03:28d'accord
01:03:29oui exactement
01:03:30ça vient décoter
01:03:32ma marge brute
01:03:36alors moi j'ai juste
01:03:37deux trois petites questions
01:03:38je vais inviter mes collègues
01:03:39qui veulent prendre la parole
01:03:41si vous avez des questions
01:03:42non
01:03:43Evelyne je crois que tu en auras une
01:03:45Christian tu en as une
01:03:46non
01:03:46il n'y aura qu'une question
01:03:47d'accord
01:03:47donc moi juste quelques petites remarques
01:03:50Monsieur le Président
01:03:52d'abord nous nous sommes là
01:03:53pour comprendre
01:03:53le système
01:03:54il n'y a pas de
01:03:54je réitère ce que j'ai dit
01:03:56en propos d'introductif
01:03:56il n'y a pas de procès
01:03:58de notre part
01:03:59nous sommes fiers
01:04:00d'avoir des grands distributeurs
01:04:02et nous sommes fiers
01:04:03d'avoir des industriels
01:04:04et des producteurs
01:04:05et nous souhaitons
01:04:05que ces systèmes
01:04:06soient durables
01:04:07dans un contexte mondial
01:04:09de tension
01:04:10des rapports économiques
01:04:11où tout le monde
01:04:11sont des prédateurs
01:04:12de tout le monde
01:04:13donc on est bien d'accord
01:04:14là-dessus
01:04:15il n'y a pas de procès
01:04:18après ce qui est intéressant
01:04:19dans la discussion
01:04:19qu'on a avec vous
01:04:20c'est justement
01:04:21d'essayer en tout cas
01:04:23d'aller un peu au bout
01:04:23de la compréhension du système
01:04:24vous avez
01:04:26posé un certain nombre de questions
01:04:27par exemple
01:04:27sur le respect effectif
01:04:29des lois égales
01:04:31où est la contractualisation
01:04:33où est la transparence relative
01:04:36à la sanctuarisation réelle
01:04:37de la MPA
01:04:38on peut aussi vous renvoyer
01:04:40à la question
01:04:40où est la transparence
01:04:41relative au ruissellement
01:04:42du SRP plus 10
01:04:45vous nous avez expliqué
01:04:48qu'un certain nombre
01:04:49d'industriels
01:04:50sont dans des marques
01:04:51de pression
01:04:52on veut bien vous croire
01:04:54mais nous on nous dit
01:04:54aussi l'inverse
01:04:55voilà
01:04:56donc il faut nous donner
01:04:57des éléments tangibles
01:04:58pour qu'on puisse
01:05:00plutôt comprendre
01:05:02où se place
01:05:03l'excès
01:05:04dans le comportement
01:05:06moi je voudrais
01:05:07je n'ai pas évoqué ça
01:05:09moi ça m'est très étranger
01:05:11je ne dirai jamais
01:05:12non mais quand vous dites
01:05:13par exemple
01:05:13que les industriels
01:05:14ne veulent pas signer
01:05:15et qu'on arrive
01:05:16à la date butoir
01:05:16c'était au moment
01:05:17où vous parliez
01:05:17de la date butoir
01:05:18je dis qu'on a
01:05:18un rapport de négociation
01:05:20qui est un rapport
01:05:20de négociation
01:05:21qui peut être difficile
01:05:22dans lequel je suis face
01:05:23à un grand industriel
01:05:24qui négocie
01:05:25qui peut utiliser
01:05:26la date de 1er mars
01:05:27moi je n'aime pas
01:05:27les idées de pression
01:05:29je n'ai pas du tout
01:05:29envie de me faire plaindre
01:05:30très bien
01:05:30donc c'est vraiment pas
01:05:32dans mon
01:05:33mais vous voyez
01:05:33nous on nous explique
01:05:34aussi que l'inverse
01:05:35c'était vrai
01:05:35c'est à dire que
01:05:36pour un industriel
01:05:38être arrivé
01:05:39à fin février
01:05:40et ne pas avoir signé
01:05:41c'est aussi quelque part
01:05:42une pression
01:05:43en tout cas un couteau
01:05:44sur la gauche
01:05:45en disant
01:05:45comment je vais faire
01:05:46est-ce que je suis obligé
01:05:46de revoir mon prix
01:05:47vous voyez
01:05:47donc on peut le comprendre
01:05:49dans les deux sens
01:05:49donc ce serait intéressant
01:05:50c'est si vous avez
01:05:51des éléments
01:05:51qui nous permettent
01:05:53de penser
01:05:53que voilà
01:05:55il y a un mauvais jeu
01:05:57qui est fait
01:05:58de part et d'autre
01:05:59sur ce point
01:06:00pardon madame la présidente
01:06:01sur ce point
01:06:01juste un élément
01:06:02les sanctions
01:06:03que certains distributeurs
01:06:04reçoivent au titre
01:06:05de la dette du 1er mars
01:06:06ensuite font l'objet
01:06:07d'une phase contradictoire
01:06:08avec la DGCRF
01:06:09ou précisément
01:06:10le distributeur
01:06:12essaye de montrer
01:06:13pièce à l'appui
01:06:13quel a été le comportement
01:06:15également du fournisseur
01:06:16pour essayer de démontrer
01:06:17que ce n'est pas
01:06:18de son seul fait
01:06:19que la négociation
01:06:20a été décalée
01:06:21au 1er mars
01:06:21donc là aussi
01:06:22il y a vraiment
01:06:22une discussion
01:06:23et des éléments
01:06:24et les distributeurs
01:06:25pas seulement Carrefour
01:06:26documentent ce point là
01:06:27parce que sinon
01:06:28et c'est ce qui arrive
01:06:29systématiquement
01:06:30seul le distributeur
01:06:31à ce jour
01:06:31s'est fait sanctionner
01:06:32ce qui nous paraît
01:06:33effectivement une anomalie
01:06:34comme le disait
01:06:35Alexandre Bompard
01:06:35tout à l'heure
01:06:37je voudrais revenir
01:06:39sur la position
01:06:41des centrales d'achat
01:06:42en fait
01:06:42moi la question
01:06:43je pense qu'on la partage
01:06:45avec madame la rapporteure
01:06:45la question qu'on se pose
01:06:46c'est comment
01:06:47est-ce qu'on peut s'assurer
01:06:48qu'un produit
01:06:50donc avec la matière
01:06:51agricole française
01:06:53qui a été négocié
01:06:55dans une centrale
01:06:55d'achat à l'étranger
01:06:57quand il revient
01:06:57dans un magasin
01:06:59Carrefour
01:06:59proxy
01:07:01il respecte bien
01:07:02il a bien respecté
01:07:03la non négociabilité
01:07:05de la matière première agricole
01:07:05comment en fait
01:07:07quand votre négociation
01:07:08elle se passe à l'étranger
01:07:09vous pouvez garantir
01:07:10que le produit
01:07:11quand il revient
01:07:11dans vos rayons
01:07:12en France
01:07:13il respecte bien
01:07:15globalement égalité
01:07:17je passe la parole
01:07:18à Laurent Vallée
01:07:19tout de suite
01:07:19on est donc d'accord
01:07:20que sur les 45
01:07:2142 d'entre eux
01:07:22n'ont pas de matière
01:07:22première agricole
01:07:23donc on parle des trois
01:07:24Lactalis
01:07:25Danone et Macken
01:07:28le premier point
01:07:29je crois que c'est
01:07:30l'engagement
01:07:30enfin ce qu'Alexandre
01:07:32Bompard vous a dit
01:07:33au début
01:07:33c'est que nous
01:07:34nous respections
01:07:34les principes
01:07:35de la loi Egalim
01:07:36la deuxième chose
01:07:37c'est qu'en tout cas
01:07:38depuis Carrefour
01:07:38à une centrale
01:07:40à Eureka
01:07:40puisque prenons Eureka
01:07:42depuis maintenant
01:07:43trois ans
01:07:43si je ne dis pas de bêtises
01:07:45chaque année
01:07:45nous avons fait l'objet
01:07:46d'un contrôle
01:07:47de la DGCRF
01:07:48chacune des années
01:07:49sur les contrats
01:07:50sur comment ça s'était passé
01:07:51etc.
01:07:52donc l'organe
01:07:54administratif
01:07:55chargé
01:07:55de s'assurer
01:07:56du bon fonctionnement
01:07:57des négociations commerciales
01:07:59et du respect
01:08:00à la fois
01:08:00du formalisme
01:08:02contractuel
01:08:02de la proportionnalité
01:08:04de ce qui est prévu
01:08:05par le plan d'affaires
01:08:06et du respect
01:08:07d'Egalim
01:08:07a été fait
01:08:07en effet
01:08:08comme vous l'avez indiqué
01:08:09nous avons subi
01:08:10une sanction
01:08:11qui s'attachait
01:08:12à la dette butoir
01:08:13mais voilà
01:08:14il y a le principe
01:08:15que nous avons fixé
01:08:16le fait
01:08:17que nous sommes contrôlés
01:08:18et qu'à ce jour
01:08:19nous avons été sanctionnés
01:08:20sur la dette butoir
01:08:21on n'a pas remis en cause
01:08:22le fait que Carrefour
01:08:23avait sur d'autres dispositions
01:08:25de la loi Egalim
01:08:26ou plus largement
01:08:27du code de commerce français
01:08:28d'ailleurs au demeurant
01:08:29avait mérité
01:08:30une sanction
01:08:30sur ce point
01:08:32en action
01:08:33vous n'avez pas de sanction
01:08:34je l'entends
01:08:35tant mieux
01:08:35voilà
01:08:35mais moi je vous demande
01:08:37comment est-ce que vous vous assurez
01:08:38qu'un produit
01:08:39qui a été acheté
01:08:40à l'étranger
01:08:41et donc
01:08:42par une centrale
01:08:43par des acheteurs
01:08:44qui normalement
01:08:45ne regardent pas
01:08:46les paramètres
01:08:47de la loi française
01:08:47puisqu'ils nous disent
01:08:48qu'ils n'ont pas respecté
01:08:49la loi française
01:08:50puisque ça se passe
01:08:50à l'étranger
01:08:51donc comment est-ce que
01:08:52vous vous assurez
01:08:53quand ça revient
01:08:54dans les magasins
01:08:54que ces principes-là
01:08:55ont été respectés
01:08:56Non pardon
01:08:57Alexandre Bompard
01:08:58me semble-t-il
01:08:58a été assez clair
01:08:59sur le fait
01:08:59que les instructions
01:09:00données à la centrale
01:09:02sont bien
01:09:02de respecter
01:09:03les principes
01:09:03de la loi Egalim
01:09:05donc
01:09:08au-delà de ça
01:09:09la même remarque
01:09:10pourrait être faite en France
01:09:11pourquoi un acheteur français
01:09:13ne respecterait pas
01:09:14d'un coup
01:09:15vous voyez ce que je veux dire
01:09:17il n'y a pas plus de raisons
01:09:18En France
01:09:18on n'est censé pas
01:09:19se poser de questions
01:09:19dans une centrale d'achat
01:09:21basée à l'étranger
01:09:22où on nous répète
01:09:23à longueur de journée
01:09:23il y a d'ailleurs
01:09:25un contentieux
01:09:26porté par Eurocommerce
01:09:27qui nous explique
01:09:28que comme les centrales
01:09:28sont positionnées
01:09:30à l'étranger
01:09:30elles n'ont pas
01:09:31à respecter
01:09:31le droit français
01:09:32donc on est en droit
01:09:33de se poser la question
01:09:35comment se passe
01:09:36cette rédicente
01:09:37il y a d'autant plus raison
01:09:37de vous poser la question
01:09:38que ce que nous avons
01:09:40décidé au moment
01:09:41de la constitution
01:09:42concordiste
01:09:43notamment avec
01:09:44Dominique Schacher
01:09:45c'est de fixer
01:09:47un code de bonne conduite
01:09:49et parmi les sujets
01:09:50nous l'avions déjà
01:09:51chez Eureka
01:09:51il y a le respect
01:09:53de la loi Egalim
01:09:53exactement comme
01:09:54pour un acheteur français
01:09:55très bien
01:09:56je enregistre vos demandes
01:09:57dernière petite question
01:09:59quand on regarde
01:10:00les steering committee
01:10:02de votre centrale
01:10:03d'achat étranger
01:10:05enfin de Eureka
01:10:06et de CWT
01:10:07on observe que
01:10:08ce sont les mêmes personnes
01:10:10est-ce que
01:10:10pourquoi
01:10:11enfin
01:10:11c'est
01:10:14c'est la même
01:10:14vous voulez dire
01:10:15que ce sont
01:10:15les trois directeurs
01:10:16marchandises
01:10:17oui
01:10:17c'est assez logique
01:10:18ce sont les mêmes personnes
01:10:19qui sont dans la centrale
01:10:19de service
01:10:20et dans la centrale d'achat
01:10:21non mais parce que
01:10:22d'autres
01:10:22d'autres organisations
01:10:24nous disent que
01:10:25c'est totalement hermétique
01:10:26non alors
01:10:26je reprends rapidement
01:10:29concordice
01:10:29organe de gouvernance
01:10:31conseil d'administration
01:10:32dans lequel il y a des présidents
01:10:33et puis après
01:10:33il y a un steering committee
01:10:34qui doit être
01:10:35je pense
01:10:35nos trois directeurs
01:10:36de marchandises
01:10:38Carrefour
01:10:39coopérative U
01:10:40et RTG
01:10:40et ensuite
01:10:41en revanche
01:10:43Eureka
01:10:43ce sont des équipes
01:10:46dédiées
01:10:46Carrefour
01:10:47dirigées avec
01:10:48une directrice générale
01:10:49et un président
01:10:50et CWT
01:10:51qui est en Suisse
01:10:52ce sont des équipes Carrefour
01:10:53donc ce ne sont pas du tout
01:10:54les mêmes équipes
01:10:55merci
01:10:56on l'éclaircira
01:10:57parce que nous
01:10:57on a les deux mêmes personnes
01:10:58qui apparaissent
01:10:59pour superviser
01:11:01Eureka
01:11:01et CWT
01:11:02dans la structure centrale
01:11:05mais je comprends
01:11:06très bien
01:11:07merci beaucoup
01:11:08merci
01:11:09on va poser la question
01:11:10on va laisser
01:11:10notre collègue
01:11:11Evin Renaud-Carbignan
01:11:12poser ses questions
01:11:13monsieur le président
01:11:14j'ai trois petites questions
01:11:16à vous poser
01:11:17et un commentaire
01:11:18qui m'est personnel
01:11:20Carrefour
01:11:20a engagé
01:11:21plusieurs mouvements
01:11:22majeurs
01:11:22à l'international
01:11:24une cession
01:11:24de l'intégralité
01:11:25de vos activités
01:11:26en Italie
01:11:27un retrait
01:11:28de vos activités
01:11:29en Roumanie
01:11:30et un regroupement
01:11:31dans un ensemble
01:11:32qui est appelé
01:11:33autre pays
01:11:33de la Belgique
01:11:34la France
01:11:35l'Argentine
01:11:36que vous considérez
01:11:37en dehors
01:11:37des trois marchés
01:11:38principaux pour vous
01:11:40qui sont la France
01:11:40l'Espagne
01:11:41et le Brésil
01:11:42ma première question
01:11:43est quels critères précis
01:11:45vous conduisent
01:11:46à sortir
01:11:47de certains pays
01:11:49parallèlement
01:11:50vous l'avez dit
01:11:51tout à l'heure
01:11:51vous visez une présence
01:11:53d'ici 2030
01:11:54dans 60 pays
01:11:56dont notamment
01:11:5722 en Afrique
01:12:00sous le principe
01:12:02de la franchise
01:12:03dont vous avez parlé
01:12:04tout à l'heure
01:12:04l'exploitation propre
01:12:06de Carrefour
01:12:07étant concentrée
01:12:08sur un certain nombre
01:12:09de marchés
01:12:10pourquoi avoir retenu
01:12:11la franchise
01:12:12pour votre développement
01:12:13à l'international
01:12:14enfin
01:12:15pouvez-vous nous expliquer
01:12:16pour les marchés
01:12:17qui sont en dehors
01:12:19de l'Europe
01:12:19si le système
01:12:21des centrales d'achat
01:12:22existe
01:12:22enfin
01:12:23mon commentaire personnel
01:12:25je suis sénateur
01:12:25des français
01:12:26de l'étranger
01:12:27et je vois
01:12:29qu'aujourd'hui
01:12:29Carrefour
01:12:30est l'une des entreprises
01:12:32françaises
01:12:32les plus présentes
01:12:33à l'international
01:12:35ces implantations
01:12:36de nos pays
01:12:37contribuent
01:12:39au rayonnement
01:12:39de la France
01:12:40c'est quand même
01:12:40un élément essentiel
01:12:42qu'il ne faut pas oublier
01:12:43c'est une certaine fierté
01:12:44pour beaucoup
01:12:45je l'espère
01:12:45et pour moi notamment
01:12:46de voir une enseigne française
01:12:48qui occupe
01:12:49une telle place
01:12:50à l'international
01:12:51et au-delà
01:12:52de nos frontières
01:12:52et qui utilise également
01:12:55un modèle commercial
01:12:56comme celui de la France
01:12:57merci
01:12:59merci beaucoup
01:13:00madame la sénatrice
01:13:01merci pour votre
01:13:03commentaire
01:13:04commentaire final
01:13:05qui est très important
01:13:06pour nous
01:13:06le rayonnement de Carrefour
01:13:07est absolument
01:13:08au coeur
01:13:09de notre transformation
01:13:10et de nos ambitions
01:13:11je vais répondre
01:13:12à vos trois questions
01:13:14en commençant par la dernière
01:13:16non nous n'avons pas
01:13:17de centrale d'achat
01:13:18entre plusieurs pays
01:13:20autres qu'en Europe
01:13:22deuxièmement
01:13:23la manière
01:13:24dont nous décidons
01:13:26de notre présence
01:13:27dans un pays
01:13:27je disais
01:13:28dans mon propos introductif
01:13:29que notre métier
01:13:31s'était beaucoup polarisé
01:13:32entre ceux qui gagnent
01:13:34qui ont la part de marché
01:13:35qui se sont transformés
01:13:36et ceux qui souffrent
01:13:36et donc quand vous êtes
01:13:38dans un pays
01:13:39que vous n'avez pas
01:13:39la bonne part de marché
01:13:41que vous êtes trop petit
01:13:43et vous êtes en difficulté
01:13:45et c'est ce qui nous est arrivé
01:13:46dans un certain nombre
01:13:47de nos géographies
01:13:47par exemple en Italie
01:13:49où on était
01:13:49un petit acteur relatif
01:13:51la compétition
01:13:52était menée par d'autres
01:13:54on était donc
01:13:54incapable de soutenir
01:13:56cette compétition
01:13:57de manière pyrène
01:13:58et dans ce cas là
01:13:58on essaye de trouver
01:13:59une solution
01:14:01pour que la poursuite
01:14:02de l'actif
01:14:03se fasse
01:14:03avec d'autres
01:14:05modalités
01:14:05c'est ce qui s'est passé
01:14:06en Italie
01:14:06avec un repreneur
01:14:07qui a repris nos activités
01:14:08en Italie
01:14:09et c'est ce qui va se passer
01:14:11en Roumanie
01:14:12donc c'est vraiment
01:14:13la taille
01:14:15que nous avons
01:14:15dans un pays
01:14:16on est un grand acteur
01:14:17en France
01:14:18on est le premier acteur
01:14:19au Brésil
01:14:20on est le deuxième acteur
01:14:21en Espagne
01:14:21ce sont des pays
01:14:23d'investissement pour nous
01:14:24quand on est 6, 7, 8ème acteur
01:14:26dans un pays
01:14:27on n'a pas vocation
01:14:28à y rester
01:14:28de manière intégrée
01:14:30sur votre deuxième question
01:14:31qui est très importante
01:14:32pour nous
01:14:32on a l'ambition
01:14:34en 2030
01:14:34et c'est une ambition
01:14:35très importante
01:14:36pour le groupe
01:14:36d'être l'acteur
01:14:38qui a l'empreinte internationale
01:14:39la plus grande
01:14:40à travers la franchise internationale
01:14:42et donc d'être présent
01:14:43dans 60 pays
01:14:44dont vous le disiez
01:14:46une ambition
01:14:46de 22 pays en Afrique
01:14:48quel est l'avantage
01:14:49de la franchise internationale
01:14:50pour se développer
01:14:51c'est que ça nous permet
01:14:51de nous développer
01:14:53avec des entrepreneurs locaux
01:14:54qui connaissent bien
01:14:55le territoire
01:14:56sans consentir
01:14:58d'investissement
01:14:58de notre part
01:14:59ce qui nous permet
01:15:00d'investir puissamment
01:15:01dans les pays où nous sommes
01:15:02mais pas dans des nouveaux pays
01:15:04et de développer ainsi
01:15:05et d'exposer
01:15:06la marque Carrefour
01:15:07à travers le monde
01:15:07donc c'est ça
01:15:08l'objectif que nous avons
01:15:08et puis ça ouvre éventuellement
01:15:11des options à l'avenir
01:15:12si à un moment donné
01:15:13dans notre histoire
01:15:14on se disait
01:15:15qu'il y a un pays
01:15:15où ça se développe
01:15:16formidablement bien
01:15:17où on décide
01:15:18de devenir
01:15:19un acteur
01:15:20plus opérationnel
01:15:21c'est comme ça
01:15:22qu'on construit
01:15:23le développement
01:15:23international de Carrefour
01:15:25merci
01:15:27alors madame la rapporteure
01:15:30je vous ai entendu
01:15:31évoquer
01:15:32lors d'une de vos
01:15:34interventions publiques
01:15:35la question
01:15:35de l'intelligence artificielle
01:15:37en expliquant
01:15:39que cette intelligence
01:15:39artificielle
01:15:40devait pouvoir
01:15:41vous permettre
01:15:42de mieux
01:15:43fixer les prix
01:15:44moi ma question
01:15:46est simple
01:15:46y a-t-il
01:15:47dans vos projets
01:15:48une conception
01:15:53du prix dynamique
01:15:54du prix en évolution
01:15:56qui serait fixée
01:15:57par l'intelligence
01:15:58artificielle
01:15:59et j'entends par là
01:16:00est-il possible
01:16:01qu'au cours
01:16:02d'une même semaine
01:16:03il y ait des variations
01:16:04de prix
01:16:05sur un même
01:16:07produit
01:16:08par exemple
01:16:09des prix plus chers
01:16:10le dimanche
01:16:11que le samedi
01:16:11ou ce genre de choses
01:16:13est-ce que ça fait partie
01:16:15des choses
01:16:15que vous étudiez
01:16:17non
01:16:18ce que nous permet
01:16:19l'intelligence artificielle
01:16:20sur l'offre
01:16:21comme sur le prix
01:16:22c'est d'être
01:16:24capable
01:16:25en analysant
01:16:26toutes les données
01:16:27disponibles
01:16:27sur un marché
01:16:29sur un territoire
01:16:29d'avoir
01:16:31une offre
01:16:31et un prix
01:16:32adapté à la zone
01:16:33de chalandise
01:16:34on a souvent
01:16:35des offres
01:16:36d'assortiments
01:16:37on avait encore
01:16:38et on a encore
01:16:38un petit peu
01:16:39des assortiments
01:16:39qui sont
01:16:40pas très bien définis
01:16:42ou articulés
01:16:42avec leur zone
01:16:43de chalandise
01:16:43quand on met
01:16:44beaucoup de data
01:16:44c'est plus le cas
01:16:45le prix c'est pareil
01:16:46on a encore
01:16:47des incohérences
01:16:48de prix
01:16:49quelquefois
01:16:49on a des prix
01:16:50qui ne sont pas
01:16:50exactement là
01:16:51où ils devraient être
01:16:52on a mal analysé
01:16:53la concurrence
01:16:54où on a mal analysé
01:16:54le potentiel
01:16:55d'un produit
01:16:55ça nous permet
01:16:56quand on met
01:16:57beaucoup d'intelligence
01:16:57à l'intérieur
01:16:58de ce qu'on appelle
01:16:59notre lac de données
01:17:00puisqu'on a 10 milliards
01:17:01de transactions par an
01:17:02de fixer le prix
01:17:03de manière
01:17:04plus optimisée
01:17:05c'est ça qu'on vise
01:17:06à travers ça
01:17:06donc il n'y a pas
01:17:08de projet
01:17:08de pricing dynamique
01:17:10le pricing
01:17:11il est par nature
01:17:12dynamique
01:17:12notre métier
01:17:13c'est d'être capable
01:17:15de faire évoluer
01:17:16le prix en permanence
01:17:17ça c'est notre métier
01:17:18l'intelligence artificielle
01:17:20contribue à ce que
01:17:21notre fixation de prix
01:17:22soit la plus optimisée
01:17:24possible
01:17:24et donc on pourra
01:17:26arriver un jour
01:17:27à avoir des prix
01:17:27en supermarché
01:17:28qui évoluent
01:17:29comme évoluent
01:17:30les prix de la SNCF
01:17:32en fonction du moment
01:17:33où on va faire
01:17:34ses courses
01:17:34en fonction
01:17:37d'une veille
01:17:37de jour férié
01:17:38en fonction
01:17:39de choses comme ça
01:17:39vous pensez que ça
01:17:40ça va arriver
01:17:41est-ce que c'est ça
01:17:42que vous essayez
01:17:43de mettre en place
01:17:43je ne crois pas
01:17:44qu'on aura
01:17:45des variations
01:17:46intra-journalières
01:17:48etc
01:17:49je vois moins ça
01:17:51que corriger
01:17:52les incohérences
01:17:53de prix
01:17:54dans un territoire
01:17:55ou dans un magasin
01:17:56mieux se situer
01:17:57par rapport
01:17:58à notre environnement
01:17:59concurrentiel
01:17:59c'est principalement ça
01:18:01que ça doit nous permettre
01:18:01de faire
01:18:03je vous remercie
01:18:04merci
01:18:04deux petites questions
01:18:05complémentaires
01:18:06dans vos centrales
01:18:08d'achat national
01:18:10en matière de construction
01:18:12du prix d'achat
01:18:13quelle est votre politique
01:18:15concernant
01:18:16les matières premières
01:18:16industrielles
01:18:18enfin énergie
01:18:19transport
01:18:19parce qu'on a parlé
01:18:21beaucoup de l'MPA
01:18:21ma politique
01:18:22sur les matières premières
01:18:23industrielles
01:18:24c'est de négocier
01:18:25la matière première
01:18:25industrielle
01:18:27et de prendre en compte
01:18:29les réalités du marché
01:18:30bien sûr
01:18:30quand les coûts énergétiques
01:18:32explosaient
01:18:32on les prenait
01:18:33évidemment en compte
01:18:33quand les coûts
01:18:34transport explosaient
01:18:35parce que les routes
01:18:37de transport
01:18:37étaient modifiées
01:18:38on les prenait en compte
01:18:39mais je suis très attaché
01:18:41quand je disais
01:18:41la liberté de négocier
01:18:42à négocier
01:18:43la matière première
01:18:43industrielle
01:18:45pourquoi au fond
01:18:46moi aussi
01:18:47j'ai de la matière
01:18:48première industrielle
01:18:48moi aussi
01:18:49j'ai des coûts énergétiques
01:18:51moi aussi
01:18:51j'ai des coûts de transport
01:18:52moi aussi
01:18:53j'ai des coûts de personnel
01:18:53qui évoluent
01:18:54et donc
01:18:55il est logique
01:18:56ça c'est mon métier
01:18:57que je cherche
01:18:58à optimiser
01:18:59ces coûts là
01:19:00à les contrebalancer
01:19:02par des gains
01:19:02de productivité
01:19:03et quand on négocie
01:19:04avec une grande entreprise
01:19:05qui nous dit
01:19:06moi j'ai telle matière
01:19:07première industrielle
01:19:07qu'est-ce qu'on leur dit
01:19:08on leur dit
01:19:09faites comme nous
01:19:10et on sait qu'ils le font
01:19:11parce que ce sont
01:19:12des très belles entreprises
01:19:12je ne veux pas sortir
01:19:14de cette audition
01:19:15en vous donnant le sentiment
01:19:16qu'on ne considère pas
01:19:17que ces grands acteurs
01:19:18industriels
01:19:18sont aussi des partenaires
01:19:19et on leur dit
01:19:20écoute
01:19:20fais tes gains de productivité
01:19:22moi je les fais aussi
01:19:23parce que si jamais
01:19:24on prend toutes les hausses
01:19:26on va avoir 10%
01:19:27d'augmentation
01:19:27sur le marché français
01:19:28et ce n'est pas ça
01:19:29qu'on doit au pouvoir
01:19:29d'achat des ménages
01:19:30donc je tiens
01:19:32à négocier
01:19:32la matière première industrielle
01:19:33je crois que c'est important
01:19:35après tenir
01:19:35à la négocier
01:19:36ça ne veut pas dire
01:19:37ne pas prendre en compte
01:19:38des réalités
01:19:38si les coûts de l'énergie
01:19:39quand les coûts de l'énergie
01:19:40explosaient
01:19:41on prenait les augmentations
01:19:42telles qu'elles étaient
01:19:43très bien
01:19:44alors est-ce que vous pourriez
01:19:45nous donner
01:19:46la part
01:19:47je dirais
01:19:47d'augmentation
01:19:48sur les MPA
01:19:49que vous avez octroyé
01:19:52en 2025
01:19:53par exemple
01:19:54MPA et MPI
01:19:57pour avoir
01:19:58une photographie
01:20:00un peu
01:20:00dans quelle mesure
01:20:01les matières premières
01:20:02industrielles
01:20:02ont également été
01:20:03parce que
01:20:04vous n'êtes pas
01:20:05sans connaître
01:20:05le procès
01:20:06qui vous est fait
01:20:08à tous les distributeurs
01:20:09mais de certes
01:20:10sanctuariser
01:20:11la matière première
01:20:12agricole
01:20:12mais de la récupérer
01:20:13sur l'augmentation
01:20:14des MPI
01:20:15donc ce sera assez
01:20:16intéressant pour nous
01:20:17de voir que
01:20:17bien non
01:20:18vous observez
01:20:19avec pragmatisme
01:20:20et réalisme
01:20:21ce qui se passe
01:20:21chez vos partenaires
01:20:22et que
01:20:23dans la mesure
01:20:24où c'est raisonnable
01:20:24si j'entends bien
01:20:25vos propos
01:20:26vous suivez
01:20:26les évolutions
01:20:27aussi de la MPI
01:20:28on suit bien sûr
01:20:30les évolutions
01:20:30de la MPI
01:20:31dans une stratégie
01:20:32de négociation
01:20:33énergétique
01:20:34etc
01:20:34c'est des éléments
01:20:35absolument centrales
01:20:36après je l'ai dit
01:20:38publiquement
01:20:38donc je vous le redis
01:20:40notre conviction
01:20:41c'est que cette année
01:20:43on devrait être
01:20:44autour d'une augmentation
01:20:45générale
01:20:47des prix
01:20:48autour de 1%
01:20:50à peu près
01:20:50quand on regarde
01:20:52les cours de matières premières
01:20:53il y a beaucoup de matières premières
01:20:54très baissières
01:20:55je ne vais pas vous parler
01:20:56des haussières
01:20:56parce que je suis sûr
01:20:57qu'on vous en a déjà parlé
01:20:59au global
01:21:00ça veut dire
01:21:00qu'on a négocié
01:21:02de la même manière
01:21:03la matière première agricole
01:21:05et la matière première énergétique
01:21:06dans la même proportion
01:21:07industrielle
01:21:08vous le savez
01:21:09il y a beaucoup de coûts
01:21:09et on s'en fait ici
01:21:10d'ailleurs
01:21:11industriels qui sont baissiers
01:21:12par rapport
01:21:14aux éléments
01:21:16au niveau très élevé
01:21:17auquel ils étaient arrivés
01:21:18en 2022-2023
01:21:19donc ça nous permet
01:21:20de négocier un peu
01:21:20sur cette partie là
01:21:21mais on le fait toujours
01:21:22avec discernement
01:21:23parce qu'on a les mêmes coûts
01:21:24et parce qu'en face de nous
01:21:25on a un industriel
01:21:26qui nous présente
01:21:26la raison pour laquelle
01:21:28il y a une explosion
01:21:29de tel ou tel coût industriel
01:21:30ça peut arriver
01:21:31et dernière question
01:21:33est-ce que vous pouvez
01:21:34nous dire un petit peu
01:21:35comment se passent
01:21:36les négociations
01:21:37commerciales
01:21:38en ce moment
01:21:38et quel est
01:21:40le pourcentage
01:21:41de contrat
01:21:42que vous avez signé
01:21:43au 25 février
01:21:44on est aux alentours
01:21:47sur les PME
01:21:49PMI françaises
01:21:50on est aujourd'hui
01:21:51à 98
01:21:52c'était à 97
01:21:55hier
01:21:55comme vous le savez
01:21:56c'est toutes les nuits
01:21:57comptes
01:21:58donc on est à 98%
01:22:01et sur les grandes entreprises
01:22:04on est aujourd'hui
01:22:05à 87
01:22:088%
01:22:09encore une fois
01:22:09ça bouge un peu
01:22:10tous les jours
01:22:10parce qu'on est dans la période
01:22:12de conclusion des négociations
01:22:13on est donc
01:22:15au rythme
01:22:16de l'année dernière
01:22:18voire légèrement
01:22:19en avance
01:22:20il reste 4 journées
01:22:22de discussion
01:22:23et ça devrait nous conduire
01:22:25à
01:22:25je l'espère
01:22:26avoir conclu
01:22:27l'immense majorité
01:22:28pour pas dire l'exclusivité
01:22:29il restera forcément
01:22:302-3 négociations
01:22:31que nous n'aurons pas conclu
01:22:32le 1er mars
01:22:33mais l'immense majorité
01:22:35sera conclue
01:22:36telle que c'est prévu
01:22:38le 1er mars
01:22:39mais donc on est dans un cycle
01:22:40de signatures
01:22:41qui est un cycle
01:22:42que je trouve
01:22:44assez soutenu
01:22:45et on est plutôt
01:22:46légèrement en avance
01:22:47par rapport
01:22:47à l'année précédente
01:22:49très bien
01:22:50y aurait-il un point
01:22:52que vous auriez voulu évoquer
01:22:53que nous
01:22:54on a déjà balayé
01:22:57très large
01:22:57mais écoutez
01:22:58merci beaucoup
01:22:59merci madame la présidente
01:23:00merci ces éléments
01:23:01et n'hésitez pas
01:23:02à vous donner
01:23:03les quelques éléments
01:23:04oui complémentaires
01:23:05et puis je pense
01:23:06que vous avez dû avoir
01:23:06un questionnaire
01:23:08merci encore
01:23:09merci madame la présidente
01:23:10merci
01:23:10merci
01:23:11quelques jours auparavant
01:23:13la même commission d'enquête
01:23:14avait déjà interrogé
01:23:15des représentants
01:23:16de carrefour
01:23:16mais aussi
01:23:17d'intermarché
01:23:18et de casinos
01:23:19les sénateurs
01:23:20voulaient comprendre
01:23:20pourquoi les prises alimentaires
01:23:22augmentent dans les rayons
01:23:23alors que les revenus
01:23:24des agriculteurs
01:23:25sont toujours aussi faibles
01:23:26écoutez
01:23:28vous nous dites
01:23:29vous nous dites
01:23:30que vous souhaitez
01:23:31qu'elle le suive
01:23:33Eureka a tout de même
01:23:34fait l'objet
01:23:34d'une sanction
01:23:35de 10 millions d'euros
01:23:37notifiée en novembre 2024
01:23:38pour les dépassements
01:23:40de date butoir
01:23:41de négociation commerciale
01:23:42est-ce à partir de là
01:23:43que vous avez décidé
01:23:44de changer votre fusil d'épaule
01:23:46et d'appliquer
01:23:47de leur faire appliquer
01:23:49la loi française
01:23:50alors de tout temps
01:23:52Eureka a toujours indiqué
01:23:54quand il négociait
01:23:56uniquement pour les
01:23:56pays de carrefour
01:23:58Europe
01:23:58a toujours indiqué
01:23:59qu'il souhaitait
01:24:00d'un point de vue opérationnel
01:24:02respecter l'esprit
01:24:03des galimes
01:24:04donc il le disait avant
01:24:05il le dit après
01:24:06et il continue encore plus
01:24:07à le dire
01:24:07que notre nouveau partenaire
01:24:09coopérative U
01:24:10que vous avez reçu
01:24:11ici même
01:24:12l'a aussi affirmé
01:24:13c'est un point
01:24:14absolument essentiel
01:24:16pour coopérative U
01:24:17comme pour nous
01:24:17d'être capable
01:24:19de respecter
01:24:19l'égalime
01:24:20en particulier
01:24:21dans sa fonction
01:24:23MPA
01:24:23et dans sa fonction
01:24:24d'adbutoir
01:24:25très bien
01:24:27donc là
01:24:27vous pouvez nous garantir
01:24:29sous serment
01:24:29que vos centrales d'achat
01:24:31respectent désormais
01:24:33la loi française
01:24:34et en particulier
01:24:35les lois égalimes
01:24:36alors je peux vous
01:24:37affirmer sous serment
01:24:38que notre intention
01:24:39est bien de respecter
01:24:41les principes
01:24:42de la loi égalime
01:24:43oui
01:24:43en revanche
01:24:45il y a un débat
01:24:46juridique
01:24:46mais qui intéresse
01:24:48nos avocats
01:24:48etc
01:24:50qui est
01:24:50est-ce que
01:24:52la loi égalime
01:24:54s'applique
01:24:54vis-à-vis du droit espagnol
01:24:56ou elle ne s'applique pas
01:24:56vis-à-vis du droit espagnol
01:24:57c'est un sujet
01:24:58qui d'un point de vue opérationnel
01:25:00d'une certaine manière
01:25:01ne nous intéresse pas
01:25:01d'un point de vue opérationnel
01:25:03j'ai mission
01:25:03et je donne mission
01:25:04à mes équipes
01:25:05de faire en sorte
01:25:05que la loi égalime
01:25:06soit respectée
01:25:07très bien
01:25:09et le deuxième point
01:25:10concernant les pénalités
01:25:12ou les sanctions
01:25:13que vous évoquez
01:25:14oui
01:25:14même si notre intention
01:25:16est de respecter
01:25:16la loi égalime
01:25:17il peut se trouver
01:25:18que le 1er mars
01:25:20à minuit une
01:25:20tous les contrats
01:25:22ne soient pas signés
01:25:22et effectivement
01:25:24au titre de 2024
01:25:25ce n'est pas 10 millions
01:25:26mais c'est 7,3 millions
01:25:27d'euros
01:25:28de sanctions
01:25:29qui nous ont été imposés
01:25:30pour retard
01:25:32concernant
01:25:327 fournisseurs
01:25:33et nous nous sommes
01:25:35acquittés de cette sanction
01:25:35même si nous la contestons
01:25:37au niveau de nos avocats
01:25:38et nos juristes
01:25:38considérant
01:25:39que le droit applicable
01:25:40est le droit espagnol
01:25:41et non pas
01:25:42le droit français
01:25:45nous avons bien compris
01:25:46merci
01:25:46alors maintenant
01:25:48je veux bien
01:25:49qu'on arrive
01:25:49sur la question
01:25:51des services
01:25:52puisque vous savez
01:25:52que c'est un sujet
01:25:54j'allais pas dire
01:25:55qui nous passionne
01:25:55mais en tout cas
01:25:56qui nous inquiète
01:25:57un peu pour tout vous dire
01:25:58puisqu'à chaque fois
01:25:59que nous rencontrons
01:26:00soit des industriels
01:26:01des représentants
01:26:02d'industriels
01:26:03etc
01:26:03revient sur la table
01:26:05le sujet des services
01:26:07qui serait en fait
01:26:08une manière maquillée
01:26:10de demander des ristournes
01:26:11à vos fournisseurs
01:26:12sans leur fournir
01:26:13de services
01:26:14alors expliquez-nous
01:26:15comment ça fonctionne
01:26:16donc c'est
01:26:17CWT
01:26:18qui gère vos services
01:26:21enfin
01:26:21si j'ai bien compris
01:26:23est-ce que pour pouvoir
01:26:24être référencé
01:26:25chez Carrefour
01:26:26il faut d'abord passer
01:26:27par CWT
01:26:28et s'acquitter
01:26:30d'un certain pourcentage
01:26:31de services
01:26:33donc dans votre question
01:26:35sur les services
01:26:36il y a les services
01:26:37internationaux
01:26:37et puis il y a tout
01:26:38ce qui concerne
01:26:39les ristournes
01:26:40les remises
01:26:41les services potentiellement
01:26:42nationaux
01:26:43je vais répondre
01:26:44dans un premier temps
01:26:45puisque vous m'y invitez
01:26:46sur les services internationaux
01:26:48qui sont portés
01:26:49par CWT
01:26:49donc s'agissant
01:26:50des services internationaux
01:26:52effectivement
01:26:52CWT depuis 30 ans
01:26:54propose
01:26:55à ces industriels
01:26:56et dans le cadre
01:26:57de Concordis
01:26:58à 65 industriels
01:26:59des services internationaux
01:27:00je peux vous les détailler
01:27:02si vous le souhaitez
01:27:03je vous ai même amené
01:27:05un contrat
01:27:06précisant
01:27:07je vous les remettrai
01:27:08les 81 pages
01:27:09du contrat
01:27:10en l'occurrence
01:27:11précisant
01:27:11les services
01:27:12que nous offrons
01:27:13les services
01:27:13qui sont acceptés
01:27:14et choisis
01:27:15par les industriels
01:27:17et ces services
01:27:19ne sont absolument
01:27:20pas redondants
01:27:21avec des services
01:27:22qui sont vendus
01:27:23par ailleurs
01:27:24au niveau national
01:27:25il n'y a pas
01:27:26de chevauchement
01:27:27ce ne sont naturellement
01:27:28pas des services
01:27:28fictifs
01:27:29et ce ne sont absolument
01:27:30pas des droits
01:27:31d'entrée
01:27:33potentiels
01:27:33pour rejoindre
01:27:34telle ou telle centrale
01:27:35je vous parle
01:27:35sous serment
01:27:36il y a d'ailleurs
01:27:37des industriels
01:27:38qui sont chez CWT
01:27:39qui ne sont pas
01:27:40chez Eureka
01:27:40et vice versa
01:27:41donc il y a des industriels
01:27:43des très gros industriels
01:27:45y compris dans notre top 10
01:27:46qui ne sont pas intéressés
01:27:48par les services
01:27:49donc qui n'ont pas de service
01:27:50avec le groupe Carrefour
01:27:51voilà pour ces deux auditions
01:27:53pour plus d'informations
01:27:54sur ce que vous venez
01:27:55d'entendre
01:27:56rendez-vous sur notre site
01:27:57publicsénat.fr
01:27:59on se retrouve très vite
01:28:00pour de nouvelles auditions
01:28:01très belle journée
01:28:02sur les chaînes parlementaires
01:28:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:12Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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