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Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, appelle à nouveau à un "rassemblement le plus large possible" pour que la gauche gagne aux prochaines élections. Entretien à retrouver sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-jeudi-26-fevrier-2026-3727928
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00:017h48, Benjamin Duhamel, vous recevez la secrétaire nationale des écologistes.
00:05Bonjour Marine Tondelier.
00:06Bonjour, merci de votre invitation.
00:07Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
00:09On va parler dans un instant des municipales, mais d'abord on vous a peu entendu ces derniers jours
00:13depuis la mort de Quentin Deranc le 14 février qui continue de déchirer la gauche.
00:17Je voudrais donc essayer de clarifier quelques points avec vous,
00:20notamment votre positionnement vis-à-vis de la jeune garde.
00:23Jean-Luc Mélenchon a plusieurs fois réitéré cette semaine sa sympathie
00:26à l'égard de ce groupuscule dont plusieurs anciens membres ont été mis en examen pour homicide.
00:30Est-ce que vous partagez cette sympathie à l'égard de la jeune garde, Marine Tondelier ?
00:33Peut-être commencer par expliquer pourquoi vous m'avez peu entendue, en tout cas au micro des médias nationaux,
00:37c'est que je suis en campagne municipale et que depuis 13 jours, j'ai fait 15 villes de France,
00:41beaucoup dans le sud, j'étais à Grenoble hier,
00:44et que je me suis beaucoup exprimée dans la presse quotidienne régionale
00:46qui écoute 30% des Français fidèlement tous les jours, plus que les médias nationaux parfois.
00:49Par rapport à la fréquence de vos interviews nationales en période de croisière, si je veux dire, on vous a
00:53moins entendu.
00:54TF1 est venu m'interviewer à Toulouse,
00:55j'étais d'ailleurs à Avignon sur la circonscription de Raphaël Arnaud,
00:58donc je ne pense pas qu'on puisse m'accuser de me planquer.
01:00Moi, je n'ai aucune complaisance envers les mouvements qui exercent de la violence physique
01:05et qui lynchent un homme inter.
01:07Donc il y a une enquête de justice qui est en cours, qui livrera, je l'espère, au plus vite
01:10ses conclusions
01:11et on en tirera les conséquences.
01:13Mais je n'ai pas de sympathie pour la jeune garde
01:15et je vais toujours condamner toute violence physique, en politique et ailleurs.
01:19Alors, vous dites ce matin de ne pas avoir de sympathie à l'égard de la jeune garde.
01:21Je rappelle que le 12 mai 2025, vous n'aviez que signé une tribune
01:24pour vous opposer à la dissolution de ce groupuscule.
01:26Un mois plus tard, vous affirmiez même sur X, soutien à la jeune garde.
01:29Je rappelle qu'à l'époque, le cofondateur et député de la France Insoumise, Raphaël Arnaud,
01:33avait déjà été condamné pour violence volontaire en 2022.
01:36Il y avait déjà des boucles sur Telegram qui attestaient de comportements violents
01:40de militants de la jeune garde.
01:42Est-ce que vraiment, vous pouvez dire, ne jamais avoir eu de complaisance
01:45à l'égard d'un groupuscule violent ?
01:46Alors, ce n'est pas parce qu'on s'oppose à la dissolution d'un groupe
01:49qu'on est complaisant envers lui.
01:51Et ce que j'avais dit à l'époque, puisque j'avais fait un débat
01:52avec M. Rutaillot sur France 2, je lui avais dit qu'il y avait un deux poids, deux mesures
01:57dans ce pays et que soit on dissout tous les groupes qu'on estime violents,
02:01soit on ne le fait pas.
02:02Mais ce qui était problématique dans ce cas-là, c'est que moi,
02:04je m'étais beaucoup battue à Dunkerque suite au meurtre de Jamel Benjabala,
02:08assassiné par le chef des brigades patriotes du Nord.
02:10Or, il avait déjà porté quatre fois plainte contre lui pour menace raciste.
02:13Il finit écrasé par sa voiture, marche avant, marche arrière, marche avant,
02:17roulé dessus à trois reprises devant ses propres enfants.
02:19Avez-vous entendu parler d'une dissolution des brigades patriotes du Nord ?
02:22Pas du tout.
02:23Et quand j'avais posé la question à M. Rutaillot, il m'avait dit
02:27« Ah, mais on ne dissout pas des groupes comme ça. »
02:28Ah ben bon, il est en train de le faire pour des groupes de supporters et pour d'autres.
02:31Donc je le dis, il y a un mort par an de l'extrême droite.
02:34Europol classe l'extrême droite comme la deuxième menace physique
02:37sur le territoire européen que font le gouvernement, qu'a fait M. Rutaillot.
02:41Si vous écoutez les interviews de membres du gouvernement
02:43ou de membres du Rassemblement national,
02:45les questions sont posées sur la dissolution de groupes d'ultra-droite.
02:48Je maintiens ma question.
02:48Je ne veux pas qu'on leur pose la question, je veux qu'ils le fassent.
02:50Quand en juin 2025, vous dites « soutien à la jeune garde »,
02:53alors même que son cofondateur a déjà été condamné pour violence.
02:56Il avait à l'époque été condamné en première instance et fait appel.
02:59Depuis, en décembre 2025, après le désistement de son appel,
03:02il a été condamné de manière définitive.
03:03Donc il n'y a aucun regret.
03:04Et je l'ai dit à Toulouse, quand on m'a posé la question,
03:07je pense qu'un député ne peut pas rester député
03:10quand il a été condamné pour violence.
03:12Mais donc vous n'avez aucun regret d'avoir soutenu un groupuscule ?
03:15Là encore, un certain nombre d'éléments attestaient la violence
03:19dans son mode de fonctionnement.
03:20À partir du moment où j'ai eu connaissance des faits de violence de la jeune garde,
03:24c'est-à-dire la semaine dernière, j'ai tout de suite condamné les faits.
03:27Avant, vous ne saviez pas que la jeune garde était violente ?
03:29Ce que je savais, c'est que le maire de Lyon, à votre antenne même,
03:32était venu alerter sur le fait qu'il y avait des bagarres de rue,
03:34rangés entre l'extrême droite et d'autres groupes,
03:37que l'extrême droite s'en prenait physiquement à des mineurs étrangers isolés.
03:40En 2019, d'ailleurs, à des familles, suite à une victoire de l'Algérie,
03:42dans la rue, à Lyon, six condamnations,
03:44et que je n'ai jamais entendu le gouvernement.
03:46Donc moi, je prends ma responsabilité.
03:47Je condamne la violence, où qu'elle soit,
03:49et ce que je demande, c'est la fin du deux poids et deux mesures dans ce pays.
03:51Un ancien porte-parole de la jeune garde a affirmé,
03:53il y a une semaine aux Parisiens,
03:54que vous aviez fait appel à ce groupuscule,
03:56pour votre parti Europe Écologie Les Verts,
03:57pour des formations d'autodéfense.
03:59Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c'était ces formations d'autodéfense ?
04:01Le service d'ordre des écologistes,
04:02qui sera d'ailleurs avec moi au sein de l'agriculture,
04:04n'a jamais été formé par la jeune garde.
04:06Donc vous n'avez jamais fait appel à la jeune garde,
04:08dans aucun campus d'été ?
04:09Il a pu arriver qu'on se retrouve dans une intervention commune,
04:12mais on n'a pas fait de formation par la jeune garde de nos services d'ordre.
04:16C'est faux.
04:17Donc aucune formation d'autodéfense,
04:18cet ancien porte-parole ment ou se trompe ?
04:21Pas à ma connaissance.
04:22Se pose aussi la question, Marine Tondelier,
04:24des alliances avec la France Insoumise.
04:26Mardi soir, le maire sortant de Lyon, Grégory Doucet,
04:28a clairement ouvert la porte à une alliance avec la France Insoumise au second tour.
04:32Est-ce qu'on peut, comme vous le faites,
04:33prôner la non-violence en politique
04:35et dans le même temps s'allier ou évoquer la perspective d'alliance
04:39avec un parti qui, pour le coup, la France Insoumise,
04:41ne se désolidarise pas d'un mouvement que vous qualifiez désormais de violent ?
04:45C'est la grande question du moment et c'est normal.
04:47Mais je vais commencer par vous redire deux choses,
04:49parce que j'entends sur tous les médias en ce moment cette question.
04:51La première chose, c'est que sur les 34 000 communes en France,
04:5492% font moins de 3 500 habitants.
04:57Et qu'on parle beaucoup des alliances de deuxième tour
04:59dans un pays où, en fait, dans la plupart des communes,
05:01il n'y aura pas de deuxième tour et il n'y a pas de France Insoumise.
05:04Il n'y a d'ailleurs pas d'étiquette.
05:04Sauf que là, ma question, dans le cas d'Espèce,
05:05c'est sur les grandes villes et notamment sur Lyon.
05:07Deuxièmement, pour faire beaucoup de villes en ce moment,
05:09des dizaines depuis que j'ai commencé ce tour de France des municipales.
05:13Il y a un truc qu'il ne faut pas oublier,
05:14c'est qu'on est dans une énorme crise,
05:15que l'Europe ne protège plus français
05:16et que le gouvernement les met en difficulté, clairement.
05:18Et qu'une ville de gauche et écologiste,
05:20c'est une ville qui les protège,
05:22qui permet à leurs enfants d'avoir à manger à la cantine
05:24bio, locale, de qualité et pas chère,
05:25qui leur permet d'avoir des transports,
05:26accès à la culture.
05:28Je regarde M. Cohen en disant ça, qui vient d'en parler.
05:30Accès au sport, ça change la vie,
05:33ça permet aux enfants de partir en vacances.
05:34Et donc, je termine là-dessus,
05:35parce que j'aimerais bien parler un peu de vraies politiques publiques.
05:39Il y a des gens qui ont la chance de vivre dans une ville de gauche et écolo
05:41et grâce à ça, ils ont accès à ces services
05:44qui les protègent des politiques nationales.
05:45Il y a des gens qui n'ont pas cette chance
05:46et qui y aspirent.
05:48Et je trouve que dans cette grande crise que traverse le pays,
05:50crise des services publics,
05:51crise géopolitique, crise environnementale,
05:52crise sociale, crise agricole, crise d'automne.
05:53Donc ça justifie de s'allier avec la France insoumise,
05:56même si vous contestez leur prise de position.
05:57J'essaye de développer un raisonnement,
05:58si on peut encore le faire sur le service public.
06:00Dans ce moment de grande crise,
06:02il y a un grand piège.
06:03C'est le piège de la petite politique.
06:06Et moi, j'en ai marre de Jean-Luc Mélenchon,
06:08de François Hollande,
06:09de ces tontons flingueurs de la gauche,
06:11qui toute la journée nous emmènent dans un piège,
06:13le piège de la défaite.
06:14Il y en a un qui est un spécialiste du renoncement
06:17et l'autre du sectarisme.
06:19Et ces deux comportements nous mènent dans le piège.
06:20Nous, les écologistes, on fait l'inverse.
06:22On veut la transformation et on veut le rassemblement.
06:25Pourquoi ça permet la victoire ?
06:27Je ne crois pas que ce soit de la petite politique,
06:28c'est des questions très saines sur les alliances
06:30et sur l'identité de votre gauche.
06:32Et donc les alliances de premier tour,
06:33vous avez vu lesquelles elles sont dans la plupart des villes.
06:35La France insoumise est seule,
06:36c'est d'ailleurs son choix.
06:37Dans un certain nombre de villes,
06:39elle part avec la France insoumise.
06:40Qui ?
06:41Elle ?
06:41À Limoges, les écologistes,
06:43à la Courneuve,
06:44à Fécamp ?
06:45Alors à Fécamp, il n'y a pas d'étiquette
06:48et tout le monde est ensemble.
06:49Mais dans la plupart des villes,
06:50il se trouve que les écologistes,
06:52la gauche est unie ensemble
06:53et la France insoumise toute seule.
06:55C'est leur choix.
06:56C'est le choix qu'ils ont fait
06:57et qui les amènera là où on verra le soir du premier tour.
07:00Donc ne fermez pas la porte pour le second tour,
07:01comme le fait Grégory Nusset,
07:02à des alliances avec la France insoumise.
07:03Le soir du premier tour,
07:04les choses vont être simples.
07:05Il y a beaucoup de villes
07:06où la France insoumise ne fera pas les 10%
07:08et ne sera pas qualifiée au deuxième tour.
07:10Et ce sera leur responsabilité
07:11parce qu'ils ont des comportements
07:13qui sont violents dans les méthodes,
07:14qui ont des comportements
07:16qui sont violents dans les propos
07:17et je suis bien placée pour le savoir.
07:19Et donc, ça les isole.
07:20Et ce n'est pas de notre faute.
07:22Le soir du deuxième tour,
07:23je pense que ce qui va intéresser
07:25les électeurs qui habitent dans ces villes,
07:26c'est qu'ils auront le droit
07:27de vivre dans une ville de gauche et écolo.
07:28Et donc, oui,
07:29il y aura des discussions au cas par cas
07:30avec une exigence
07:31de clarification de leur part,
07:33avec une exigence de clarification
07:35de leur part.
07:36Moi, quand j'entends hier
07:37Jean-Luc Mélenchon dire
07:37« Ah bon, on fera des alliances techniques,
07:39mais par contre,
07:39on sera dans l'opposition ? »
07:41Alors déjà, je suis ravie
07:41de l'entendre parler d'alliance
07:42avec un jour du premier tour
07:43quand les sondages déclinent pour eux.
07:45Ce qui est l'inverse de ce qu'ils ont fait depuis...
07:47Est-ce que, par exemple,
07:48pour être très précis,
07:49est-ce que dans le cas d'Espèce,
07:49vous demandez à Jean-Luc Mélenchon
07:50pour qu'il puisse y avoir des alliances
07:52de se désolidariser clairement
07:53de ces liens avec la jeune garde ?
07:56D'arrêter d'invectiver
07:57la moitié de la terre, en fait.
07:59Et de se dire
07:59« Moi, ce qui m'intéresse,
08:00c'est d'améliorer la vie de ces gens. »
08:01Moi, quand j'entends
08:02Sophia Chikirou,
08:03dont j'ai l'impression
08:03que le principal ennemi dans la vie,
08:04c'est Emmanuel Grégoire.
08:05Quand j'entends Sébastien Nelgou
08:06qui dit « Je ne veux plus
08:07que Benoît Payan soit maire de Marseille. »
08:08Ah bon ?
08:09C'est Benoît Payan ou l'ERN.
08:11Manifestement, ça ne va pas être toi.
08:12Donc comment on fait ?
08:12Sauf que ça ne vous empêche pas
08:13de dire « Pourquoi pas des alliances ? »
08:14Je constate qu'aujourd'hui,
08:15leurs principaux adversaires,
08:17ceux à qui ils s'en prennent
08:18toute la journée,
08:18sont à gauche.
08:19Moi, mon ennemi,
08:20c'est l'extrême droite.
08:21C'est un candidat qui a 30 ans
08:22mais qui est aussi surtout
08:23un candidat des années 30,
08:24Jordan Bardella.
08:25Et c'est ce qu'il s'apprête
08:26à faire partout dans les villes
08:27où ils gagneront.
08:28Je ne me trompe pas d'ennemi.
08:29Je ne fais pas de petite politique
08:31dans la grande crise
08:32et ça ne m'empêche pas de penser
08:33ce que je veux de la France insoumise
08:34de ne pas tromper de combat.
08:35Quand Jean-Luc Mélenchon
08:36dans les colonnes de l'Obs
08:37dit de vous
08:38« Le meilleur service
08:38que puissent nous rendre les écolos
08:39c'est de la garder,
08:40Marine Tondelier,
08:41parce que telle qu'elle est,
08:41elle les conduit tout droit dans le mur.
08:43Il dit aussi que vous êtes
08:44venimeuse et pénible à supporter. »
08:47Qu'est-ce que je veux que je vous dise ?
08:48Ça lui ressemble, premièrement.
08:49Je pense qu'il a tendance,
08:50ce monsieur,
08:51à projeter beaucoup sur les autres
08:52ses propres turpitudes.
08:53Puis après, il va dire
08:54que personne ne l'aime
08:54et qu'il est tout seul.
08:55Oui, mais Jean-Luc,
08:56pour être aimé,
08:56il faut être aimable.
08:57Et donc, à un moment,
08:58ce que j'ai envie de vous dire,
09:00c'est qu'on est dans un moment
09:01où même Jean-Luc Mélenchon,
09:04qui est censé être de gauche,
09:04vous vous rappelez,
09:05leur slogan,
09:05c'était « L'humain d'abord »,
09:06véhicule les pires clichés sexistes.
09:08Donc, je sais,
09:08les femmes en politique,
09:09c'est des mégères,
09:10elles sont hystériques,
09:11elles sont vénémeuses
09:12et je suis difficile à supporter.
09:14Puis peut-être qu'on est des sales connes aussi.
09:16Tant qu'on y est,
09:16comme ça,
09:17on aura fait toute la série.
09:18Bon, peut-être que si je suis difficile
09:19à supporter,
09:20c'est que je vais continuer de raconter,
09:22et oui,
09:22qu'il était très pénible,
09:23qu'il faut s'unir pour gagner
09:24et que des comportements
09:25comme celui de Jean-Luc Mélenchon
09:26mais aussi comme celui de François Hollande,
09:28qui sont en fait les deux faces
09:29d'une même médaille,
09:30nous envoient dans le mur.
09:31Donc, je vais continuer à dire
09:32qu'il faut une rupture
09:33dans les politiques publiques
09:34pour protéger les Français
09:35et qu'il faut un rassemblement
09:36le plus large possible.
09:37Vous savez,
09:38ces deux messieurs,
09:38moi, je fais avec,
09:39ils sont là.
09:40Donc, c'est comme ça.
09:41Ils sont là,
09:41je fais avec,
09:42mais je pense que tout le monde
09:42a bien conscience
09:43qu'à un moment,
09:43il faut passer à autre chose
09:44et qu'il va falloir faire vite
09:46parce qu'on a tous besoin d'air,
09:47de respiration
09:47et d'un peu de nouveauté
09:48dans le paysage politique.
09:49Un tout dernier mot
09:50en quelques secondes,
09:50Marine Tondelier.
09:51Si vous perdez
09:52un certain nombre
09:52de grandes villes écologistes
09:53comme les sondages le pressent,
09:54est-ce que vous renoncerez
09:55à être candidate
09:56à l'élection présidentielle ?
09:57Moi, je suis très inquiète
09:58pour les municipales
09:59mais pas que pour les villes écologistes.
10:00Aujourd'hui,
10:01les trois plus grosses villes
10:02de ce pays,
10:02Paris, Lyon et Marseille,
10:04sont menacées.
10:05Ce n'est pas qu'une question
10:05que des villes écologistes.
10:07Si la gauche perd
10:07à la moitié de ses grandes villes,
10:08oui, on devra tous
10:09se remettre en question
10:10et 2027 sera
10:11de toute manière compromise.
10:13On fera le bilan
10:14mais ce que je vous dis aussi,
10:15c'est que depuis le début,
10:16on nous promet des horreurs.
10:17Moi, j'ai vu le débat
10:18de Grégory Doucet
10:19avec Jean-Marc Ollas,
10:20Jean-Michel d'ailleurs.
10:21Bref, je suis plutôt
10:22le RC Lens que l'OL.
10:24C'était un naufrage,
10:25excusez-moi,
10:25à son histoire de tunnel
10:26qui nous explique
10:27que son tunnel va passer
10:28par en dessous.
10:28Oui, ce n'est pas un pont,
10:29on a compris.
10:29Il dit n'importe quoi,
10:30il dit ses notes,
10:31il ne sait pas quoi répondre
10:32et je vois que Grégory Doucet
10:33a amorcé une remontée
10:34dans les sondages
10:35et je pense qu'il va gagner.
10:37Merci beaucoup,
10:37Marine Tondelier,
10:38d'être venue ce matin
10:39au micro de France Inter.
10:39Merci Benjamin Duhamel
10:41à tout à l'heure
10:41pour le grand entretien.
10:42il est 7h58.
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