Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Il est devenu en quelques années l’un des visages les plus importants du rap marocain moderne, il sera à l'Olympia lundi 25 mai : Draganov est notre invité ce soir.

Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:10Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans La Régulière, l'émission de Toutes
00:13Tes Cultures.
00:14Ce soir, direction Oujda, une ville frontière dans laquelle un jeune passionné de hip-hop
00:18américain a commencé à imaginer un son qui n'existait pas encore vraiment.
00:22Oui, ce soir, je reçois Draganoff, un artiste devenu en quelques années l'un des visages
00:26les plus importants du rap marocain moderne, un rappeur mais aussi un producteur et un
00:31directeur artistique, quelqu'un capable de faire dialoguer le rail, l'attrape, les
00:34mélodies orientales entre des morceaux qui dépassent aujourd'hui largement les frontières
00:38de son pays.
00:39Alors qu'il sera à l'Olympia, ce 25 mai, on va en profiter pour parler de ses énormes
00:42succès mais aussi de son rapport aux réseaux sociaux, à la santé mentale ou encore de
00:46ses inspirations musicales.
00:48Draganoff est avec nous jusqu'à 23h.
00:50France Inter, à l'art régulière, Medimizing.
01:26Alors ça, c'est un de tes plus gros morceaux, Draganoff, qui est un de tes plus gros morceaux.
01:30Comment vas-tu ? Comment ça va ?
01:31Très bien, écoute, cool.
01:33Je suis content de te recevoir ici.
01:36En introduction, j'ai mentionné Oujda parce que quand on parle de ta musique, quand on écoute
01:41ta musique, souvent ce qu'on raconte beaucoup c'est que t'es aussi à la croisée de plusieurs
01:44genres, que tu mélanges des choses et Oujda c'est une ville frontière qui symbolise aussi
01:50ça.
01:51Est-ce que t'as le sentiment que cette ville, l'endroit où toi t'as grandi, ça t'a
01:56influencé
01:57justement dans cette manière que t'as de prendre un peu tout justement et d'en faire
02:01quelque chose de différent ?
02:03La vérité, c'est sûr, c'est ma ville.
02:07C'est là où j'ai écouté les premiers morceaux.
02:10Voilà, c'est une culture là-bas.
02:12Oujda, c'est différent, c'est différent de Casa.
02:14C'est vrai que maintenant je vis à Casa depuis pas mal de temps mais voilà, il y a toujours
02:18cette empreinte culturelle.
02:21Tu peux pas ne pas t'influencer des gens du quartier, de ce qu'ils écoutaient quand
02:28nous, on était petits, ils étaient ados et jeunes et tout, donc nous aussi on écoutait
02:33ce qu'ils écoutaient.
02:34C'était quoi quand tu étais petit ?
02:36Oui, principalement quoi.
02:37Parce que Oujda, c'est un peu, voilà.
02:39Bien sûr, oui.
02:40Donc on écoute du rail principalement.
02:42Il y a aussi du rarnaté mais voilà, c'est un peu chic.
02:45Mais principalement, c'était du rail.
02:47Donc toi, tu grandis en écoutant du rail, à quel moment le rap arrive dans ta vie ?
02:54En fait, le rap, il vient dans ma vie, je ne sais pas si tu te souviens, enfin certainement,
02:59tu vas te souvenir de la période des MP3 USB.
03:04Bien sûr, oui, oui.
03:05Voilà, c'est là où ça a atterri avec un groupe algérien encore une fois.
03:08OK.
03:09Au début, c'était les MBS à l'époque.
03:12Et donc, c'était bizarre des gens, voilà.
03:15Et après, tu t'intéresses au mood et après, voilà, tu te rends compte que c'est une culture
03:20américaine, voilà.
03:21Oui, et après, tu as creusé.
03:22Voilà.
03:22On n'avait pas vraiment les outils pour creuser à l'époque.
03:25Donc, tu creuses au fur et à mesure.
03:27Tu ne peux pas creuser dès le départ.
03:29Tu n'as pas les outils, quoi.
03:31À ce moment-là, tu as accès à Internet à ce moment-là ou pas ?
03:33En fait, tu dois avoir accès à quelqu'un qui mange bien les ordis, en fait, à l'époque.
03:41Mais oui, il y avait Internet, mais c'était plus les cyber.
03:44C'était un vrai grand luxe de quelqu'un qui avait Internet chez lui.
03:48Oui, d'accord, c'était quelque chose, oui.
03:50Donc, tu es allé dans les cybercafés pour te connecter.
03:52Voilà, c'est les cybercafés.
03:53C'est les cousins, moi, à l'époque, qui m'ont alimenté mon USB MP3, quoi.
03:58Donc, c'est intéressant quand tu parles du rail, tu parles de groupes algériens.
04:02Toi, tu es marocain, mais tu as finalement été...
04:04Oui, mais juste après, voilà, c'est ça.
04:06Juste après, il y a eu toute l'époque, bien sûr, Don Big, même, voilà, il y a eu un
04:12mouvement au Maroc avec Don Big, je pense.
04:16Il a bercé notre adolescence.
04:18Je pense que tout le rap marocain, maintenant, lui doit quelque chose, quoi.
04:21Bien sûr.
04:21Parce que dans le sens, il était très premium à l'époque.
04:24Et ramenant un truc très niche, mais c'est devenu vite mainstream abusé, quoi.
04:30À un moment, c'était très abusé.
04:31C'était un peu le seul rappeur marocain qui avait autant de succès à l'époque.
04:35En fait, il y en avait plusieurs.
04:36C'était le seul qui avait fait le truc très US à l'époque.
04:40C'était très...
04:41Genre l'album, si on l'écoute maintenant, tu sauras qu'il avait de la gueule, même.
04:46En 2006, c'était un truc.
04:48On écouterait un extrait tout à l'heure, justement, quand on parlerait un peu plus profondément de tes influences.
04:52Mais toi, à quel moment ? Parce que je crois que tu avais un groupe en 2008.
04:56Ouais.
04:57En fait, le groupe...
04:58Dis-moi, dis-moi.
04:59Le groupe, on l'avait fait pour splitter les coups de studio.
05:03Ok, d'accord.
05:04On avait une session, donc du coup, c'était un peu cher pour nous.
05:06C'était 20 euros à l'époque pour la session.
05:08Du coup, on était obligés de splitter pour splitter.
05:11On était censés partir à trois.
05:14Au final, il y a un qui manquait, donc on est partis à deux.
05:16Ok.
05:16Et du coup, voilà, l'économie du truc, nous a les croisés.
05:21Mais ce n'était pas vraiment un groupe, c'était plus par commodité.
05:24Mais si, par la suite.
05:24Par la suite, c'est devenu un groupe plus ou moins sérieux.
05:27Mais voilà, ça n'a pas trop duré.
05:30Mais c'était un peu l'école, tu vois.
05:31C'était un peu le début, l'école, l'époque lycée, un peu.
05:35Ouais.
05:35À quel moment, toi, tu commences à prendre les choses au sérieux en solo ?
05:40Non, moi, dès le début, en fait.
05:42En solo, c'était juste après le dernier année lycée.
05:45Ok.
05:46Genre, voilà.
05:47Et tu savais...
05:47Mais moi, c'était dès le début, c'était dès le début, je voulais faire ça, quoi.
05:50C'est...
05:51Est-ce qu'il y a eu un déclic ?
05:52Qu'est-ce que tu as senti que c'était pour toi quand tu as commencé à écrire des
05:56premiers textes, des premiers morceaux ?
05:57C'était plus naturel.
05:58Je ne sais pas comment, mais c'était naturel pour moi de devenir artiste rappeur, quoi.
06:03À l'époque, pour moi, c'était soit ça, soit ça, quoi.
06:07Qu'est-ce que...
06:08Qu'est-ce que tu regardais à l'époque à qui tu avais envie...
06:11Est-ce qu'il y avait des gens qui t'avaient envie de ressembler, justement, dans le rap,
06:13qui te faisaient rêver ou...
06:15ou...
06:17Ressembler...
06:17Je ne sais pas.
06:19Je ne sais pas.
06:19Ressembler...
06:21Ressembler...
06:21Oui, on voulait tous avoir peut-être une gueule un peu hip-hop à l'époque, mais...
06:27Un artiste précisément, non.
06:29Ok.
06:29Mais je regardais trop de shows, au fait.
06:31Je regardais trop de shows un peu grands, quoi, avec la foule et tout, les NWA à l'époque
06:36et tout.
06:37Donc, je regardais trop l'ambiance américaine et voilà, avec tout ce qui se passe au Maroc,
06:42donc tu dis que c'est un gros challenge, c'est un gros défi de vivre ça un jour au
06:47Maroc et tout.
06:49Et...
06:50Je ne sais pas.
06:50Moi, depuis longtemps, moi, j'adore...
06:53Je ne vais pas dire j'adore, voilà, mais...
06:55Naturellement, je vais directement vers le truc qui est un peu plus difficile, plus délicat, plus...
07:01Je ne sais pas pourquoi.
07:03Quand tu commences, c'est quoi ? C'est la fin des années 2000 ?
07:05Globalement, quand tu commences à rapper...
07:06Au milieu des années 2000, quand tu commences à rapper un peu sérieusement...
07:10Voilà, c'était en 2009, oui, je pense.
07:14Mais c'était des cristals, vite fait, quoi.
07:17Mais justement, à l'époque, comment ça se passe techniquement ?
07:19Parce que, est-ce qu'il fallait être débrouillard pour avoir accès à des studios ?
07:23Tu sais, parce que les années 2000, je sais qu'ici, notamment, c'est aussi le moment
07:27où il y a beaucoup de personnes qui commencent à avoir des studios un peu à la maison,
07:29des home studios, des machines...
07:31Est-ce que c'était comme ça au Maroc ?
07:33A l'époque, il y a Aujda, en fait.
07:35Il y a le Maroc, il y a Aujda.
07:36Enfin, ce n'était pas très différent de plein de villes.
07:39Mais voilà, même les plus grands, ils ont fait des home studios à l'époque.
07:42Ok.
07:43Mais déjà, pour avoir l'accès à l'information de
07:45« tu peux avoir un studio à la maison », ça a duré limite 10 ans pour moi.
07:49Ok, d'accord.
07:50Donc, c'était déjà l'accès à l'information qui était limité, en fait.
07:53Ok.
07:54Mais après, on se débrouillait.
07:55On avait des mix craft à la maison, des micros de Skype à l'époque.
07:58Je ne sais pas quoi tu faisais avec un CD, c'était un délire quoi.
08:02Et ouais, on était obligés de se débrouiller, mais voilà, ce n'était pas vraiment ça.
08:08Donc, après, l'avantage qu'il y avait à Aujda, c'est qu'il y avait quelques gens
08:12qui ont travaillé dans des studios de rail à l'époque, parce qu'il y avait des maisons
08:15de disques à Aujda quand même et tout, et qui ont craqué un peu le modèle à home studio.
08:20Ok.
08:21Et c'est là où on enregistrait, nous, en fait.
08:22D'accord.
08:23Ok.
08:24On enregistrait à 200 balles avec un mec, voilà, dans un placard.
08:27Tu connais ?
08:27Ouais, ouais.
08:28C'était le début.
08:30Ouais, ouais.
08:31Et voilà, c'était ça.
08:32À ce moment-là, parce que tu sais, si je vais, comment dire, je vais un peu vite,
08:37mais aujourd'hui, par exemple, pour des gens en Europe, il y a beaucoup, de plus en plus,
08:41en tout cas, d'artistes marocains, même plus largement maghrébins, même africains,
08:45qui sont aujourd'hui écoutés ici.
08:47C'est-à-dire qu'à l'époque, vraiment, dans les années 2000, le public français, dont
08:50moi j'étais ici, on était assez fermés, tu sais, sur tout ça, on écoutait des rappeurs
08:54américains et beaucoup de rappeurs français.
08:56Aujourd'hui, on voit que ça change, des rappeurs algériens, des rappeurs marocains, qui
08:59remplissent des Olympias, des Zéniths, demain, des Bercy.
09:04Et ça, c'est quand même quelque chose qui a changé.
09:07À cette époque-là, est-ce que toi, tu avais cette, c'est peut-être un peu compliqué,
09:10mais cette vision pour le rap marocain ?
09:12Est-ce que tu disais, justement, que c'était possible ou est-ce que ça te semblait un peu compliqué
09:16?
09:16Oui, possible, ouais, c'était possible.
09:18Après, c'était plus possible avec Internet.
09:21Avec l'accès Internet, nous, à travers YouTube, on a levé un doigt d'honneur, désolé pour le terme,
09:27pour toutes les radios, les télés au Maroc.
09:30Donc, on était en mode, vas-y, moi, je peux vivre avec un petit truc, AdSense,
09:34et voilà, tant qu'il y a du revenu, et c'est là où ça a explosé au Maroc, en
09:38fait.
09:38Oui, parce qu'en fait, effectivement, et d'ailleurs, c'est souvent le cas même sur le...
09:42Comme c'est aussi des pays où les plateformes de streaming n'étaient pas encore réellement installées,
09:46donc les écoutes se font beaucoup sur YouTube, et là, il y a des revenus.
09:50Et donc, c'est comme ça que tu commences à avoir tes premières économies, en fait, via le rap ?
09:53Oui, mes économies via le rap, moi, je les ai fait toujours via le studio que j'avais.
09:58J'avais toujours des studios, donc j'éregistrais tout le temps des gens, je faisais de la prod aussi.
10:02Oui, on va en parler, ça, bien sûr.
10:04Voilà, donc, du coup, mes vraies économies, jusqu'à dernièrement,
10:08moi, je les faisais plus à ce producteur et à ce ingessant, les vrais trucs, quoi.
10:13Ça veut dire que toi, même, parce que si on regarde tes chiffres, on va en parler, mais c'est
10:18énorme, en réalité,
10:19t'as des morceaux qui cartonnent, mais ce que tu dis, c'est que finalement, t'as plus gagné d
10:22'argent,
10:23presque en tant que producteur ingessant qu'en tant qu'artiste principal ?
10:27Oui.
10:27Ok.
10:28Mais dernièrement, ça...
10:30Ça commence à changer.
10:30Non, bien sûr, ça a changé beaucoup.
10:32Mais c'est récent.
10:33Mais c'est récent, quoi.
10:34Mais avant, je me débrouillais, enfin, dans le sens où j'étais un producteur qui était aussi...
10:39qui avait la confiance de plein d'agences de marketing au Maroc, donc on a fait plein de collabs avec
10:45plein de marques.
10:46Donc, du coup, pour moi, c'était des revenus qui étaient très...
10:49Oui.
10:49Intéressants.
10:50Très intéressants.
10:51Et d'ailleurs, on a challengé même le truc, dans le sens où tu connais les agences,
10:55ils ont déjà eu l'habitude d'acheter des musiques, on va dire à 1 000 euros, quoi.
11:01Mais quand ça vient à Draganov, donc on a un peu élevé le système, dans le sens où on était
11:06plus sur mesure,
11:07sur des trucs, tu vois, on n'était pas sur le buy-in culture, on était sur...
11:12tu es en train d'être in culture, donc in culture, tu dois certainement payer plus, quoi.
11:16Tu payes plus, mais tu fais un... tu promouves un autre service.
11:19Oui, mais on a fait des collabs qui ont vraiment fait du bruit, et hip-hop aussi.
11:23Donc, on était toujours dans l'hip-hop, mais on était sur des trucs low-key.
11:27Avec des grosses marques là-bas.
11:28Des grosses marques et des artistes marocains, ouais.
11:31Incroyable.
11:32Bon, on va continuer à parler de ça.
11:33Evidemment, je pense qu'on écoute un morceau, un morceau...
11:35T'as sorti deux morceaux, il n'y a pas longtemps, dans un morceau qui s'appelle Pavarotti.
11:38Et je pense qu'on écoute ce morceau, ça te va ?
11:40À la seconde, on écoute ça, Pavarotti, morceau de notre invité ce soir, Draganov.
11:55Sous-titrage Société Radio-Canada
12:05Sous-titrage Société Radio-Canada
12:17C'est parti.
12:30C'est parti.
13:01Sous-titrage Société Radio-Canada
13:08C'est parti.
14:00Sous-titrage Société Radio-Canada
14:13Et donc, c'était le morceau Pavarotti de notre invité ce soir, le rappeur Draganov.
14:41Sous-titrage Société Radio-Canada
14:45Draganov, tu l'as dit, t'es aussi un producteur, un gestion, t'es aussi un technicien.
14:53Justement, à quel moment, toi, tu comprends, je sais pas si tu comprends ça en tout cas,
14:57mais tu dis que c'est aussi important de maîtriser les deux.
15:00Est-ce que tu commences même par produire avant de rapper ?
15:04Non, non, j'ai commencé par rapper.
15:05Après, en fait, c'est par faute de moyens.
15:07J'étais obligé d'être autodidacte, de me produire.
15:09Enfin, quand je dis ça tout le temps, j'étais le premier ciné chez moi.
15:14Et j'avais des idées, au fait, vu ce qu'on a parlé.
15:18Donc, j'avais des idées un peu musicales.
15:19Donc, je me suis débrouillé à apprendre un peu tout ce qui est Eiffel.
15:23Fruity Loops, les mots.
15:24Voilà, j'ai fait le tour des logiciels et c'était sur Fruity Loops que je me suis retrouvé un
15:29peu plus.
15:30Après, c'est parti vraiment vite et naturellement.
15:33J'ai cru comprendre que tu étais assez obsessionnel.
15:36Quand tu travailles, tu peux être très perfectionniste.
15:39Je te jure que ce n'est pas ça.
15:40Au début, c'était vraiment par manque de moyens.
15:42Ok.
15:43J'avais mon petit PC à moi.
15:46Je dois vraiment me faire un truc parce que je n'avais pas vraiment les moyens d'aller au studio,
15:50me permettre de exager encore plus des productions.
15:54Ouais.
15:54Et même pour les prods, à l'époque, il n'y avait pas vraiment de producteurs qui m'entoraient,
15:58qui comprenaient un peu ce que je faisais autour.
16:00Parce que toi, tu avais déjà une vision justement de mélanger un peu.
16:04Ouais, parce que moi, quand j'ai commencé à produire les sons, c'était un peu les era trap quoi.
16:09C'était un peu era, on va dire, S&H premier album et P&L à l'époque.
16:14Voilà, tu vois le truc.
16:16Et cette sonorité dans ma petite vie là.
16:18Moi, c'était voilà, tu ne peux pas la trouver un peu le truc.
16:20Et j'étais un peu, je n'étais pas le gars qui pouvait networker sur internet et tout,
16:26pour avoir des producteurs un peu et tout.
16:28Ouais.
16:29Ou qu'il fallait que tu le fasses.
16:30Voilà, donc j'étais obligé.
16:32Alors, je crois qu'il y a forcément des producteurs qui ont pu t'influencer.
16:34Je crois que tu cites souvent quelqu'un qui a produit ce morceau de Jay-Z.
16:51Ça, c'est 99 problems donc de Jay-Z.
16:53Il présente un morceau présent sur le baccalaur et c'est produit par une légende, Rick Rubin.
16:57Pourquoi et comment Rick Rubin, il peut t'inspirer, te fasciner parce que c'est vraiment quelqu'un
17:02en plus qui est là depuis les années 80 et qui a touché à…
17:05En fait, moi, Rick Rubin, je ne vais pas me mentir.
17:07C'est bien Jay-Z, c'est un truc que je connaissais la tête comme tout le monde.
17:11Ouais.
17:11C'est iconique la tête.
17:12La tête de gourou là.
17:13C'est une tête de gourou, c'est un gourou aussi donc…
17:17Mais je ne savais pas le gars qu'est-ce qu'il faisait en fait.
17:20Et un jour, par hasard, il n'y a même pas deux ans maintenant ou trois ans,
17:23je me suis intéressé à la personne donc…
17:25Et après, j'ai trouvé que c'était le gars le plus coaché dans la culture urbaine.
17:31Jay-Z, c'est le gars qui est le plus coaché dans la musique et tout.
17:35Après, je me suis intéressé à la personne.
17:36Après, j'ai eu son livre et après, je me suis dit, ouais, le gars,
17:39le gars, il a quand même fait tout ce catalogue.
17:42Il est…
17:42Le catalogue, il est…
17:45Très diversifié.
17:45On part de Adèle jusqu'à…
17:47Red Hot Chili Peppers…
17:48Voilà, jusqu'au système, par exemple, Off-Down.
17:51Exactement.
17:52Je me suis dit, le gars, quand même, il est fort.
17:54Et après, j'ai vu un peu les chocs comme tout le monde avec Farel et…
17:57Bien sûr.
17:59Et après, quand j'ai lu le livre, il a changé ma vision de la création globale.
18:05Dans quelle mesure ?
18:06En fait, dans le sens où il n'y a pas de règle et il parle.
18:10C'est comme si le gars, il était dans…
18:12Il répondait à chaque petite question dans ma tête, quoi.
18:15À chaque page.
18:16Et en fait, ce qui est cool sur le livre, c'est que le livre, il y a…
18:19Les chapitres, ça te fait deux, trois pages.
18:22Donc, tu as l'impression de progresser vite dans le livre.
18:26Et en même temps, tu n'as pas l'impression vraiment de lire.
18:30Tu…
18:30En mode…
18:31Je veux la suite.
18:32Je veux connaître d'autres trucs.
18:34Donc, lui, il parle de…
18:35Voilà, comment les gens peuvent créer.
18:37Comment…
18:37Comment il n'y a pas de limite.
18:38Comment tu peux aller au studio, faire une phrase, avoir une idée.
18:42Tu n'es pas obligé.
18:42Et nous, on était en mode…
18:43À l'époque, on était en mode hassle.
18:44Si tu commences, il faut…
18:45En mode discipline et tout.
18:47Moi, j'étais un peu Shaolin Vibe.
18:49C'est un…
18:50Si tu commences, il faut terminer cela.
18:52Le morceau et tout.
18:53Il faut être…
18:55Efficace.
18:56Ouais.
18:56Ben, lui, il m'a…
18:57Il m'a un peu changé tout…
19:00Et quand j'ai trouvé la playlist de ce qu'il a produit, ben, je me suis…
19:04Tu as compris aussi.
19:04J'ai compris aussi que…
19:05Voilà, j'étais already fan of…
19:08This work.
19:08Ouais.
19:09C'est already…
19:10C'est ce que j'aime écouter aussi.
19:11Ouais, complètement.
19:12Et quand tu comprends un peu la philosophie derrière…
19:15Tu comprends.
19:16Genre, avec Kanye, il était…
19:19Reducer.
19:19Reducer quoi.
19:19C'est ce qu'il avait dit.
19:21C'est pas un…
19:21Kanye West l'appelait, il disait, c'est pas un produceur, c'est un reducer.
19:23Parce qu'en fait, Kanye est allé avec trois heures de musique, Eric Rebid en a fait une
19:27quarantaine de minutes et ça a fait Isus.
19:29Voilà.
19:29Voilà, c'est…
19:30J'aimerais bien faire ça, un jour, avec quelqu'un.
19:33Ouais.
19:33T'aimerais bien aussi produire des abonnementiers pour…
19:35Mais les artistes, ils ne comprennent pas, des fois, ce truc.
19:38C'est le seul avec qui j'ai pu réaliser ça.
19:42J'espère que ça va être le cas.
19:43C'est avec Tiff sur son dernier album, sur un morceau qui s'appelle Assela.
19:46Ok.
19:47Qui sort vendredi, l'album.
19:49Ouais, exactement.
19:51Et voilà, j'étais dans cette vision.
19:54En mode, viens, on va faire moins.
19:57Et Tiff, c'est quelqu'un qui aime quand c'est musical, qui aime quand c'est grand,
20:02qui aime quand c'est…
20:03Il y a de la texture un peu partout et tout.
20:05Mais après, il a kiffé.
20:06Et ça m'a…
20:07J'ai vraiment kiffé le challenge de lui faire réduire un peu le morceau à quelques pistes,
20:12quoi.
20:12C'était un vrai truc.
20:14C'est intéressant parce que tu parles de Tiff.
20:15Tiff, il est d'origine…
20:16Enfin, il est algérien.
20:17On racontait aussi la position où est Oujda, tu sais, donc cette ville frontière.
20:22Tu sais aussi parfois, c'est qu'il peut y avoir des espèces d'inimitiés, parfois,
20:27entre algériens, marocains.
20:29Mais c'est important pour toi, justement, de montrer que ça existe.
20:32Mais toi, c'est important de collaborer justement avec ces artistes-là.
20:35C'est quelqu'un comme Tiff qui, aujourd'hui, représente ça.
20:38Toi, qui représente…
20:39Moi, je me souviens aussi de l'Olympia, de El Grande et Toto.
20:41Tiff était là.
20:42Enfin, on a l'impression que vous, justement, ça n'existe pas.
20:46Non, ça n'existe jamais.
20:47Ça n'existera jamais.
20:48De toute façon, nous, on est dans l'humain.
20:49On n'a rien à voir avec la politique.
20:51Encore plus, à Oujda, on a consommé leur culture comme…
20:54Pas possible, quoi.
20:55C'est-à-dire qu'on regardait la télé, des fois algérienne.
20:58On regardait les films algériens.
20:59On s'achetait des CD piratés à l'époque, ok.
21:02Mais on regardait des films aussi algériens à Didi Ramadibal.
21:06Donc, oui, c'est notre culture aussi.
21:09Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
21:10Moi, comme j'ai déjà parlé…
21:12Et dernièrement, j'ai même fait le clip avec Mohamed Hassani,
21:15qui est un acteur comédien algérien.
21:17C'est vrai qu'il y a eu une polémique un peu bizarre.
21:19Mais après, moi, lui, voilà, on est des vrais frères, quoi.
21:23En fait, ce qui…
21:24C'est clair, entre le Maroc et l'Algérie, c'est…
21:27Voilà, il y a une fraternité.
21:29Mais encore plus avec les Oujda,
21:32tu ne peux pas s'y lier, c'est trop lié.
21:34On parle pareil, on a le même accent.
21:38C'est difficile de nous…
21:39Bien sûr.
21:40… nous enlever ça, quoi.
21:41Mais je trouve que c'est important que vous,
21:42avec ce que vous représentiez aussi…
21:44Enfin, je trouve que ça raconte quelque chose.
21:46Oui, mais sans pour autant…
21:47Voilà, mais sans pour autant…
21:48On est très marocains, on aime notre pays.
21:50Oui, bien sûr.
21:51Voilà, on est avec notre pays.
21:52Mais il y a un côté algérien chez les Oujdi.
21:56Il n'y a aucun Oujdi qui peut nier ça.
21:59Il y a un côté, un petit truc algérien chez les Oujdi,
22:01comme les gens de leur côté aussi, Marnia et tout.
22:04Il y a un côté très marocain,
22:06il y a de la musique aussi qui est très jumelle aussi.
22:12Et on partage plein de trucs.
22:14Après, quand tu vois Tif ou quoi que ce soit,
22:16on parle presque la même langue.
22:19Mais si tu es casa, oui, au final,
22:21on arrive à se comprendre quand même.
22:22On a le même dialecte, même si tu es loin.
22:25Donc oui, on est open, on accueille tout le monde.
22:29On s'en fout en fait.
22:30Et donc, tu es présent, tu as produit sur le dernier album de Tif.
22:33J'ai produit un morceau, la vérité.
22:35Oui, un morceau, oui, un morceau.
22:36Et peut-être un jour plus.
22:38Là, on voulait en faire plus, la vérité.
22:40Mais c'est juste que ça considère...
22:42Enfin, lui, on n'a pas vraiment trouvé le bon timing
22:45pour en faire plus, la vérité.
22:50Lately, il était un peu pressé pour livrer l'album.
22:54Mais voilà, il était tout le temps chez nous,
22:56au studio à Casablanca.
22:58Il travaillait là-bas avec nos ingés et tout.
23:01Donc, c'est toujours...
23:02Enfin, moi, avec Tif, on a plus de six morceaux ensemble,
23:05qui n'ont jamais vu le jour, quoi.
23:08On a plusieurs idées, mais voilà, on est très potes, moi et lui.
23:11Tu dis que maintenant, ton studio, il est à Casablanca.
23:14Pourquoi ? Parce que c'était plus...
23:16C'est une plus grande ville, c'est plus intéressant pour toi, entre guillemets, plus facile aussi, peut-être ?
23:20En fait, ouais, ça a commencé avec un studio à Oujda.
23:24Donc, il y avait plein d'artistes.
23:25Enfin, il y avait Toto à l'époque qui venait presque tout le temps à Oujda
23:31pour enregistrer ses morceaux à l'époque et tout.
23:36Et il y avait beaucoup de gens qui venaient.
23:38Donc, Oujda, c'était quand même dix heures de train de Casablanca.
23:41C'est pas rien.
23:41C'est un trajet, ouais.
23:43Et même pour moi, même pour moi, c'était le momentum d'aller chercher ailleurs.
23:48Voilà.
23:50Et à Casablanca, c'est parti trop vite, quoi.
23:53Dès qu'on a ouvert un petit studio au mode dépannage avec mon frère Oujda,
24:00on s'est débrouillé pour avoir du matos et tout.
24:02Donc, on a commencé et ça a coïncidi avec un peu, si tu veux,
24:07les golden era du rap marocain.
24:10Donc, on avait tout le monde chez nos studios.
24:11Il y avait tout le monde, quoi.
24:13Il y avait vraiment tout le monde.
24:14C'est quand pour toi cette espèce d'âge d'or ?
24:16Il y a un moment effectivement où on parle de plus en plus de vous.
24:18Il y a eu le premier truc avec Big et les anciens.
24:21Bien sûr, bien sûr.
24:21Et après, il y a eu la période 2007 avec tout le monde.
24:25Avec Toto, Hliwa, Inconnu, Cheyfin aussi.
24:30Il y a eu une période qui a duré jusqu'à maintenant pour moi.
24:35Là, on devient un peu vieux, nous.
24:37Tu connais les trentaines et tout, voilà.
24:40Mais après, la nouvelle génération, ils ont du boulot, ils ont du talent.
24:44Parfait, jamais ils sont là.
24:45Mais nous, c'était différent.
24:49Il y avait une vague.
24:49Non, non, c'était bizarre.
24:53Et c'est vrai que tout le monde était connecté à l'époque.
24:55Même si maintenant, il y a des problèmes, tu connais, c'est normal.
25:01Mais c'était très soudé, quoi.
25:03Même s'il y avait de la compétition, c'était un truc simple.
25:06Genre au studio, je pouvais trouver Hliwa, Cheyfin,
25:09tout le monde dans le même truc, soit chez moi, soit chez West.
25:12Donc, c'était un peu les adresses.
25:14Donc, il n'y avait pas de problème, quoi.
25:16Il y a un morceau qui est important, je crois, dans ta carrière.
25:19C'est le morceau Chichi.
25:20Et on peut en écouter un extrait.
25:38Qu'est-ce que ce morceau a changé dans ta vie ?
25:41Est-ce qu'il y a eu un avant-après ?
25:43Sur ce morceau ?
25:45Ce morceau, comme celui qu'on a écouté tout à l'heure, c'est quand même des morceaux qu'on...
25:48C'est les vrais morceaux.
25:49Là où il y avait un avant-après, je pense qu'il y a Debbie.
25:52Ouais.
25:52Le truc qu'on a écouté au début, c'est le premier morceau.
25:56Et le dernier, un des derniers, c'était Tash, ça, en fait.
25:59Ouais.
25:59C'est parti.
26:02Enfin, c'était huitième mondial.
26:03Après, c'était un truc très bizarre.
26:05T'as senti que là, tu passais dans une autre dimension, entre guillemets.
26:09En tout cas, que les chiffres ne sont pas les mêmes, qu'on te regarde différemment.
26:12Tu le sens, ça ?
26:13C'est plus quand tu es Zema.
26:15Plus sincèrement, c'est plus dans la rue que tu ressens ça.
26:18Ouais.
26:18Ok.
26:19Bon, le morceau Tash dont tu as parlé, c'est le morceau qui a un clip aussi, que tu as
26:22cité
26:23tout à l'heure.
26:23Là aussi, on peut écouter un extrait de cet excellent morceau.
26:42Et l'année dernière, il y a aussi pas mal de gens qui ont pu t'écouter sur le projet
26:46Ecstasia de Hino Casablanca.
26:48Bien sûr.
26:48Sur un morceau qu'on a joué, qui était en playlist sur France Inter, sur le morceau
26:53Moula Solitude.
26:53Comment ça s'est passé cette collaboration avec Hino, lui aussi dont on parle beaucoup
26:57en ce moment ?
26:58Ouais, j'adore Hino.
26:59J'adore Hino.
27:00Et moi, j'écoutais Hino avant.
27:03C'était le début d'Hino et mes potes qui m'ont fait découvrir les sons de Hino.
27:13Et on regardait surtout les clips qu'ils faisaient.
27:15Et on était en mode, ce gars, il va venir très fort.
27:18Est-ce que tu vois des parallels entre ta manière de voir la musique et la sienne ? Moi, j
27:23'ai l'impression
27:23parce qu'en fait, vous avez aussi cette...
27:25C'est pas la même chose, mais vous mélangez des trucs.
27:28En fait...
27:28Tu es dans l'expérimental si tu veux.
27:30C'est ça.
27:30Mais le truc qui gâche un peu le...
27:33C'est que si tu parles au public niche, ils vont...
27:35Tu connais, parce que les gens, c'est du mainstream, c'est plus des trucs qui font danser.
27:40Mais moi, je suis sûr que si tu parles à Hino, tu trouveras à une époque, c'était hardcore chez
27:45lui.
27:45Il faisait des trucs.
27:46Hardcore, il essayait d'expérimenter.
27:47Pareil pour moi.
27:48J'ai des albums très niche qui sont chez...
27:51Mais à un moment donné, il faut que...
27:54Ça, ça vient naturellement.
27:55Tu vois le truc.
27:56Si je veux chanter un peu du rail, si ça fait plaisir, ça fait plaisir.
28:02En fait, au Maroc, ce n'est pas perçu comme en France.
28:04C'est-à-dire ?
28:06Un morceau pareil, c'est plus mainstream.
28:08Ok.
28:09Oui, d'accord.
28:10En mode très...
28:11Voilà.
28:12Tu fais du mainstream.
28:13Ce n'est pas comme en France.
28:14Ici, c'est vrai.
28:15Bon, c'est dansant.
28:15Tout à fait.
28:16Et même pour Hino et pour Tif dans quelques morceaux, par exemple.
28:21Mais oui, c'est ça.
28:22Au final, les gars, ils sont en train d'expérimenter un truc.
28:24Et moi, ce que je dis, c'est toujours...
28:26Les morceaux les plus difficiles à faire, c'est des morceaux pareils.
28:30Tout le monde n'a pas le potentiel de faire des morceaux qui sont dits mainstream.
28:37Oui, tout à fait.
28:38C'est très difficile.
28:39Souvent, c'est ce qu'il dit.
28:41J'ai toujours une interview avec Soprano qui a je ne sais combien de morceaux mainstream
28:44et qui disait mais ce n'est pas facile.
28:45Si c'était facile, tout le monde en ferait des morceaux mainstream, en fait.
28:49Oui, parce que voilà, au final, c'est rentable.
28:50Oui, bien sûr.
28:51Il ne faut pas se cacher.
28:53Mais oui, après, il faut le faire avec de l'amour aussi.
28:58Il faut le faire avec du sens, quoi.
29:00Quand tu fais ça avec du sens...
29:03Par exemple, tu as Adobe, c'est un morceau qui...
29:04Enfin, je pense que c'est le morceau le plus streamé au Maroc depuis la naissance de Spotify.
29:09Et c'est un morceau que quand je le chante, par exemple, c'est un morceau qui chantait du début
29:14à la fin.
29:15Sur scène, même les couplets, même les headlips sur le truc, il y a...
29:22C'est un truc très bizarre.
29:24Et le fait, c'était moi la première fois que je voulais expérimenter un truc là où je me base
29:29sur un truc de Shep Hasni, de retrouver un peu les mélodies Rahay, les mélodies de Shep Hasni surtout, parce
29:35que j'en écoutais beaucoup.
29:38Et c'était sincère, en fait. A chaque fois que c'est sincère, ça part en grand hit pour moi,
29:42en tout cas.
29:43Je ne vais pas dire que les autres, ce n'est pas sincère, mais c'est...
29:47Là, c'est comme si tu fouillais à l'intérieur, mais au final, pour d'autres gens, des fois, ça
29:53sonne mainstream.
29:54Mais pour moi, c'était...
29:54Pour faire un morceau rail, j'étais...
29:58Voilà, je suis allé fouiller un peu dans ma cervelle pour trouver des trucs...
30:01Dans ton histoire aussi, dans ce que tu as entendu.
30:03Dans ma culture, c'était un beau voyage pour moi, au final. Créatif, si tu veux. Après que ça plaise
30:08ou pas, c'est...
30:09Oui, oui. Ça part d'abord d'une envie de créer, de...
30:11Voilà. Et les gars, Inno et tout, je pense qu'ils sont dans la même...
30:15Dynamique.
30:15Même dynamique. Ils sont dans la même dynamique. Ils ont un peu marre de tout ce qui se passe avec...
30:19Tu connais...
30:20C'est similaire, quoi. C'est une saturation aussi dans le truc.
30:25Bon, écoutons ce morceau Mou la solitude, donc Inno Casablanca en collaboration avec notre invité Draganoff.
30:30Et c'était présent sur le projet Extasia.
30:33Ma poitrine fait que t'es étonnant Que je sois avec baby ou solo
30:41Même proche de tout chez le gros lot Je porte en moi cent mille mots
30:48C'est pas glorieux De faire de son milieu Je porte en moi cent mille mots
30:56Je prie mon dieu Témoin des immondices
31:01Solage la peine qui dort
31:12Maman j'arrête les études Même si ton coeur est en pierre Je porte faire des écus Pour me sentir
31:20moins mal qu'hier
31:20J'ai pris l'habitude De faire du mal de m'oublier
31:24Pour la solitude Pour me sentir moins mal qu'hier
31:29On a grandi avec moi De câlin que la médiane
31:33Si je te passe mon coeur C'est pas pour de la dépanne
31:37Toi t'es qu'un trou de balle Sponsorisé par du bris buccal
31:41J'me allant donc c'est pas rire Combien de mots au moins ?
31:45Trente-cinq heures avec Week-end des Calder
31:49Sa mère me justifiait Auprès d'une RH
31:53C'est pas la boîte de ton père Que je vais foutre avec
31:57Caroline et Gérard Ruffer et le taf
32:01Maman j'arrête les études Même si ton coeur est en pierre
32:05Je parle faire des écus Pour me sentir moins mal qu'hier
32:09J'ai pris l'habitude De faire du mal de m'oublier
32:13Pour la solitude Pour me sentir moins mal qu'hier
32:17J'ai peur les casse par cartier
32:19J'ai l'air à taille aux moeurs
32:21Je me suis présente d'un tasse car je suis enίας
32:23Si j'ai l'air à taille aux moeurs
32:57C'est parti !
33:45C'était Moula Solitude, morceau d'Inno Kazamoloka en collaboration avec Draganov.
33:52France Inter, Mehdi Maizi, à la régulière.
34:24Je crois que tu as raconté que tu as eu une longue période d'hospitalisation, quelque chose qui était un
34:29peu compliqué, mais tu as été hospitalisé et tu as dit que c'était la meilleure période de ta vie.
34:36Pourquoi ?
34:38Je ne souhaiterais pas que quelqu'un vit là quelque chose certainement. Après, je n'étais pas conscient de ma
34:44maladie. C'était long à lire. Donc du coup, ça me permettait d'être juste à l'aise.
34:53J'ai passé quand même 25 jours en réanimation. C'était un peu balèze. Mais en fait, ce qui est
34:59cool, c'est que je ne me suis pas rendu compte sur le champ.
35:03Donc la période, c'était comme si tu étais en mode, je ne sais pas.
35:11Couper du monde.
35:11Couper certainement, parce que 25 jours, il n'y a pas de téléphone, il n'y a rien et que
35:14de la télé.
35:18En fait, tu voyais les gens qui te... Tu ne voyais que la famille, quelques gens, ta vraie famille et
35:28quelques amis. Deux heures par jour, très organique, trois repas.
35:33Donc c'était un peu ça.
35:35Ça t'a fait du bien d'avoir une forme de rythme.
35:38Sur le coup, je voulais fumer des claves. Je n'avais pas mes jambes aussi. Je ne pouvais pas bouger.
35:44Donc du coup, c'était un peu dur.
35:48Mais voilà, en même temps, après, j'ai réalisé que j'étais bien aussi. J'étais bien. Je n'étais
35:56pas stressé ou quoi que ce soit. Je n'étais pas stressé du tout. J'avais l'impression que j
36:02'étais dans l'endroit le plus sûr au monde.
36:04Il n'y avait rien qui peut se passer.
36:06Ça t'a fait du bien aussi, justement, d'être déconnecté parce que...
36:09Déconnecté. J'étais en mode redécouverte de tous les sons que j'avais fait et que j'avais pas release.
36:15C'est fou.
36:16J'étais avec ma femme. Elle me fait écouter. Elle me dit « T'avais un album à sortir. »
36:20Tu sais, moi, je lui dis « Parce que j'avais ce problème, j'ai oublié. J'ai oublié plein
36:23de trucs. »
36:24Je redécouvre avec elle les morceaux. Je lui dis « Ça, c'est du bullshit, ça. Jeter ça. »
36:30Donc, c'est de là où j'ai vraiment jeté l'album. J'avais un album arrivé. J'ai tout
36:35jeté. Je suis reparti à zéro.
36:38C'est un moment aussi de pause qui, même si les conditions étaient évidemment compliquées, tu le souhaites à personne.
36:45Des fois, on a besoin de ça. Tu as besoin de ça parce que...
36:49Et si tu t'arrêtes pas, Dieu ne veut pas te mettre des gens que tu peux voir devant toi.
36:55À un moment donné, il y a des maladies, il y a des trucs pour freiner.
36:59Et moi, je l'ai lu comme ça. Je l'ai interprété comme ça et ça m'a soigné vite
37:05aussi.
37:06Parce que pour les professeurs qui me suivent, je suis plus un cas miracle.
37:11Tu retrouves... Tu bouges et tout. C'est un truc...
37:14Généralement, quand je vais en contrôle là-bas, les infirmiers, ils sont en mode...
37:17Ah ouais, t'es vivant.
37:20Et ça m'a aidé. C'était une philosophie qui m'a aidé et ça a marché pour moi.
37:24J'aimerais qu'on parle un petit peu de tes influences tout de suite.
37:37Alors, tu m'as envoyé plusieurs albums que tu aimes. J'imagine, je voulais qu'on en parle, qu'on
37:42puisse parler de ces artistes-là.
37:44J'ai l'impression que c'était... Quand j'ai reçu la liste, je me suis dit on dirait mes
37:47recommandations.
37:48Il n'y a que des choses que j'aime. Il n'y a que des choses même que j
37:50'adore.
37:51On va commencer à citer un album, un classique, un album de 2013, des Death Punk Random Access Memories,
37:56porté notamment par le fameux Get Lucky.
38:16Alors, pourquoi les Death Punk ? Pourquoi cet album ?
38:18Bon, le Death Punk, évidemment, c'est ultime.
38:20Le Death Punk, déjà, c'est le format. Le format, il est ingénieux.
38:23Tout le monde aurait kiffé Death Punk.
38:27Tu penses ? T'aurais préféré être anonyme ?
38:30Ils ne sont plus anonymes, maintenant, on les connaît, mais en tout cas, oui, qu'on ne te reconnaisse pas,
38:33en tout cas.
38:35À un certain stade, ouais, kiffé, ça m'être...
38:39En fait, au début, tu voudrais bien être convoi, là, t'es content, il y aura de la reconnaissance,
38:44mais après, à un moment, c'est chaud, quoi.
38:46Parce que toi, je crois que, on ne va pas dire bêtise, mais sur Instagram, t'as un million d
38:49'abonnés,
38:50un peu plus que la film, en fait, quelque chose comme ça.
38:53Donc, c'est beaucoup.
38:54Tu sens le poids, ça, justement ?
38:56Ouais, dans la rue, voilà, tu sens que c'est...
38:58Mais ça nous fait plaisir, au fait.
39:00Mais c'est juste que, voilà, t'es pas à l'abri de quelques moves un peu bizarres.
39:05Et la musique, cette musique-là, c'est des choses que t'as beaucoup écouté,
39:08la musique électronique, même si, bon, sur Random Access Mori, c'est plus large,
39:11c'est même parfois plus pop, mais est-ce que ça, c'est des choses qui t'ont beaucoup influencé,
39:15aussi ?
39:15Ben oui, clairement, clairement.
39:18En fait, pour moi, c'est un album où il y a peu de paroles, mais il y a trop
39:22de sensations.
39:24C'est un truc sur lequel, moi, je voyage.
39:27Genre, hier, on était dans la voiture, il y a ma petite sœur qui me dit
39:29« C'est pas bientôt fini cette musique, parce qu'on a roulé pendant... »
39:35En fait, tu as l'impression que tu es dans le même mood.
39:37Et même, pour d'autres gens, tu as l'impression d'écouter la même musique.
39:41Mais pour moi, je dégustais ça comme si c'était de la haute couture, quoi.
39:47C'est très, très bien fait, quoi.
39:49Autre album que tu as cité, c'est Magna Carta, Holy Grail, de Jay-Z.
40:07Ça, c'est le morceau de Tom Ford.
40:09C'est intéressant parce que c'est rarement l'album le plus cité de Jay-Z,
40:14mais je trouve ça intéressant.
40:15Production-wise, pour moi, c'est le meilleur album.
40:17Ah, c'est intéressant, ça.
40:18Avec ton œil de producteur, c'est vrai.
40:20Il n'y a que Dave Goat dedans.
40:22Il y avait, d'ailleurs, je me souviens de le lancement d'album.
40:25Il y a Pharrell, Chimbo, Rick Rubin.
40:29Voilà, c'est pas besoin de plus.
40:31C'est intéressant parce que depuis Libraison, si tu parles beaucoup,
40:33tu as beaucoup d'anglicisme.
40:34Tu maîtrises l'anglais, est-ce que c'est parce que tu le parles très bien,
40:37est-ce que c'est aussi ton influence du rap américain qui t'a donné envie de...
40:39Je maîtrise l'anglais pas mieux que le français, la vérité.
40:42Ok.
40:43Mais tu parles aussi bien le français que l'anglais.
40:45Ouais, plus français qu'anglais.
40:47Je galère toujours en anglais, la vérité.
40:49C'est le rap qui t'a appris l'anglais ?
40:55Ouais, peut-être.
40:56Mais pas vraiment.
40:57J'étais bien initié à l'école.
40:59J'étais dans une école privée à Ouija.
41:01On a eu accès à l'anglais un peu tôt.
41:04Comme le français, comme toutes les langues.
41:07Mais ouais, on est toujours plus US que français dans les influences.
41:15Ça, c'est clair.
41:16Autre album que tu as cité, et là, on va être d'accord,
41:19parce que je crois que c'est mon préféré,
41:20c'est Take Care de Drake Sortir 2011.
41:22Et I'ma call you anyway and say
41:24Fuck that nigga that you love so bad.
41:30I know you still think about the times we had.
41:35I say fuck that nigga that you love so bad.
41:41Ça, c'est un moment important, parce qu'il vient de livrer trois albums.
41:46Pourquoi cet album de Drew Zee ?
41:49Pour moi, c'est l'album qui m'a plus parlé, tout simplement.
41:54Ça a coïncidé, c'était accordé avec mes sensations à l'époque.
41:58Est-ce que aussi, tu sais, Drake, il a aussi ce côté « je rappe et je chante ».
42:01C'est pas le seul, mais en tout cas, il a aussi contribué à populariser ça,
42:05comme toi, en fait, qui est dans un autre registre, mais qui fait ça aussi.
42:08Oui, c'est clair.
42:09Pour moi, c'était Drake qui fait des sons.
42:12Mais c'était plus lyricalement, cet album, moi, je le trouve très sincère.
42:17Pour moi, c'était une découverte aussi.
42:19À l'époque, j'écoutais des singles de Drake,
42:21mais pour moi, le vrai premier album de Drake,
42:23j'ai vraiment bouffé et j'ai en mode replay matériel, c'était ça.
42:27Je suis d'accord, parce que même s'il y a Tank Militer avant,
42:30mais pour moi, Tank Militer, c'est un album, c'est un blockbuster.
42:33Mais là, l'album Drake, avec le son, VO, etc., je suis d'accord.
42:38Et ce morceau, la Marvin's Room, pour moi, c'est…
42:41Et ça a créé, pour moi, un monde canadien, si tu veux, dans l'hip hop US.
42:45Complètement, ouais.
42:46Il était très différent, des drums très différents,
42:49c'était un peu très… enfin, je travaille cherché, quoi.
42:53Je sais que tu as cité aussi Tory Lanez, par exemple,
42:55qui est aussi un rappeur canadien, qui, à la même époque, aussi arrive.
42:58Au Canada, à un moment, ils étaient surtout dans le truc rappé et chanté,
43:03ils étaient vénères, quoi.
43:04Complètement.
43:05Autre album que tu as cité, c'est Lil Wayne et c'est Carter Ford.
43:24J'ai mis ce morceau parce qu'il est intéressant, c'est juste Lil Wayne qui chante sur une guitare.
43:27Et maintenant, ça, ça ne choque pas, parce qu'en fait, dans le rap, c'est…
43:31Mais à l'époque, c'était vraiment étrange d'entendre Lil Wayne qui fait une balade comme ça sur une
43:36guitare
43:37et qui est évidemment un des mentors de Drake, c'est aussi quelqu'un, cet album-là, ou en tout
43:42cas, cet artiste-là, c'est quelqu'un qui a été important.
43:44Ouais.
43:44L'érykahalement, lui aussi, c'était quelque chose de…
43:47Parce que si tu creuses derrière l'autotune qui limite en fausses notes, des fois,
43:52quand tu écoutes un peu ce qu'il dit, tu arrives à apprécier un peu ce qu'il fait.
43:54Ouais.
43:55Après, quand tu vois comment tout le monde parle de Lil Wayne, tu es obligé de creuser, savoir pourquoi.
44:00Bien sûr.
44:01Parce qu'à un moment donné, c'est un peu Playboy Cartier à l'époque.
44:04À un moment, c'était un peu bizarre à l'époque, mais tout digest, c'était un peu difficile tout
44:10digest.
44:10Mais après, quand tu comprends, tu…
44:13En fait, ça et l'album de Jay-Z, je les avais sur un iPod, un iPod à l'époque.
44:19J'avais la discographie, voilà, j'avais que l'accès à la discographie de chacun.
44:23Donc, du coup, c'était les deux albums que je répétais, enfin, c'était une boucle à l'époque.
44:28Dernier album que tu as cité qu'on peut écouter avant d'écouter un morceau, c'est l'album de
44:33Don Big.
44:33Tu l'as cité, Don Big, évidemment, très important.
44:36On peut écouter un extrait.
44:55Bon, on a déjà parlé, mais ça, ça fait vraiment partie des disques qui t'ont marqué.
44:59Si tu reçois ici un rappeur marocain qui ne dit pas que c'est un album qu'il n'a
45:03pas marqué pour moi, il ment.
45:05Ça va être bizarre.
45:06Ouais, OK.
45:07Ça va être bizarre.
45:08Très bien.
45:08Je pense qu'on écoute un morceau, un morceau, rien à voir, mais un morceau de rap américain de Isaiah
45:14Rashad.
45:14Je ne sais pas si tu connais Isaiah Rashad.
45:16Non.
45:16C'est un rappeur qui s'est né chez TD, donc label de Kenry Klamar, et qui a sorti un
45:21nouvel album qui s'appelle It's Been Awful.
45:22On écoute le morceau Same Shit et juste après, on revient avec Draganov.
45:28On écoute le morceau Same Shit, The Rock, A Pocket Full of Nuts, The Pills, The Blow, The Gag, The
45:44Top, The Drop, The Swerve, The Pads, The Props, The Safe, The Stage, The Pad, The Lock, The Man, The
45:52Myth, The Legend, The Great, The Plan, The Game.
48:39Et ça c'était Isaiah Rashad avec le morceau Same Shit, extrait de son excellent dernier album It's Been Awful.
50:55suite c'est un c'est un c'est un beau truc c'est un joli rêve que qu'on
51:01est en train de réaliser
51:02là tout de suite c'est moi c'est depuis longtemps on a refusé pas mal de trucs pour faire
51:07cette date
51:07en fait pour moi c'est très important pour moi tu voulais commencer par l'olympia parce que je
51:11pense il voulait commencer par l'olympia ok et je voulais pas faire plus petit à l'époque ok
51:16il ya ça aussi c'était un peu ça tu voulais tu veux commencer par ça plutôt que faire une
51:21plus
51:21grossal mais je n'ai pas commencé par une plus petite impossible pour moi c'était on commence
51:25avec un olympia et après on même avec le producteur on a trouvé du mal parce que pour pas mal
51:30d'artistes
51:31olympia c'est une date pour finir la tournée pour commencer le truc on a choisi de commencer avec
51:36et on verra après pourquoi l'olympia parce que c'est mythique les fameuses lettres rouges et un
51:42peu depuis longtemps moi je voulais toujours j'aimais pas en fait comment la france avait
51:49enfin l'industrie ou si tu veux le les labels les producteurs français ils ont approché un peu le
51:56terrain marocain au début donc j'étais un mode en mode si on doit partir là bas on doit partir
52:03en
52:03mode tranquille quoi c'est on est des artistes on fait ça bien voilà on fait ça bien quoi quand
52:09tu
52:09dis ça c'est à l'envoi que l'industrie vous reprenez un peu de haut ou en tout cas
52:12vous proposez
52:12peut-être des choses un peu trop petites par rapport à ce que vous pouviez représenter
52:16mais voilà le business le purpose était pure business quoi après moi je voyais ça et j'aimais
52:23pas vraiment ça après il ya eu des gars qu'ils ont un peu accepté de jouer le jeu mais
52:27moi j'étais
52:27pas le kind of guy qui a joué le jeu dès le début donc j'étais en mode voilà ici
52:33moi je fais je
52:34suis peut-être pas numéro un mais voilà je suis top five et si on est dans le top five
52:38vous faut
52:39parler top five attitude quoi c'est intéressant parce que quand tu j'ai aussi le sentiment que toi
52:45et vous aussi faites partie d'une génération vous n'avez peut-être plus besoin aussi de la
52:50france pour marcher c'est avant il y avait un moment là il faut passer par paris il faut aujourd
52:54'hui il
52:55ya internet en fait je veux dire c'est bien de parler on est sur du win-win on parle
53:00plus win-win
53:00quoi exactement et le win-win il ya des gens qui sont intelligents qui le voient mais il y en
53:06a
53:06d'autres qui sont en mode non c'est toujours l'afrique mais voilà c'est pas c'est pas
53:11le
53:11cas donc pour moi j'étais souvent en mode même avec les gars avec qui j'ai travaillé tout le
53:17temps
53:17j'étais en mode je faisais en sorte que ça soit contagieux ce truc même pour eux quoi et voilà
53:24donc
53:25j'ai eu des opportunités au bar mais voilà c'était trop tight pour moi tu voyais plus grand ou
53:32plus
53:32juste en fait je suis plus dans la justesse de la chose ça n'a rien à voir avec oui
53:38avec grand
53:38ou quoi voilà on s'en fout mais après quand on te dit que voilà pour faire une salle voilà
53:45c'est
53:45risqué c'est là là c'est des menables ouais tu dis ok mais moi voilà moi je fais ça
53:50au maroc je dois
53:51partir là bas on a une communauté exactement et on doit faire un truc qui ressemble à ce qu'on
53:56fait au
53:57maroc là donc il ya l'olympia je me permets de poser la question il ya quelque chose qu'un
54:03album
54:03prochainement sur quoi j'espère en fait j'espère j'espère je suis en train de trouver un peu on
54:11est
54:11en train d'organiser le calendrier si tu veux pour en faire plein de résidences l'année prochaine ou bien
54:17voyager se mettre à l'aise ouais et voilà mais juste ici c'est pour ouais pour pour travailler vraiment
54:23sur un nouveau pour travailler pour travailler enfin pas pour des vacances non mais voilà mais
54:27c'est aussi ça va nous faire des vacances parce que si notre passé au final on va être chill
54:31mais
54:31mais tu as besoin de bouger aussi au moment là j'ai l'impression que j'ai besoin de bouger
54:35avec les
54:35gens qui vont m'être utile ça fait le chantier draganov est devenu plus grand pour que je le
54:42handle tout seul quoi j'ai besoin d'avis j'ai besoin de producteurs que je kiffe j'ai besoin
54:47de
54:48d'avoir des avis qui sont sincères de créer autrement ça passe par créer une équipe en tout
54:56cas on s'entourait de gens exact j'ai une petite équipe avec moi sincèrement mais faut dire que
55:03qu'on est très en confiance on est très à l'aise donc ça aussi je pense c'est l
55:09'un des trucs qu'il faut
55:09challenger aussi il faut ramener des gens avec nous on n'est pas vraiment on sait pas comment ils bossent
55:15tu sais pas les gens comme ils sont bonnes mauvaise humeur de ça c'est toujours un truc cool à
55:19faire
55:20et toi a toujours envie toi j'ai aussi le sentiment que tu vas toujours continue de produire c'est
55:25parce
55:25que tu sais il ya des artistes je pensais il n'y a pas longtemps du sac comme damso beaucoup
55:29de talent
55:29qui était producteur au début non sur ses albums je pense qu'il a une vision il travaille beaucoup
55:33avec les producteurs ça se voit mais il est il produit plus trop si je dis pas de bêtises toi
55:38j'ai le
55:38sentiment que tu as toujours envie même si tu as peut-être partager aussi de les crédits mais d'être
55:43d'avoir
55:43les deux mains dedans en fait c'est de la création pour moi limite moi nous moi au maroc on
55:49a la belle
55:51enfin c'est l'un des labels qui existe réellement marocain purely marocain label
55:58et on investit dans une plateforme une grande plateforme avec des studios et tout et on travaille
56:04pour moi on travaille de la création tant qu'il ya de la création là où il ya du brainstorm
56:08de la
56:09création fait des pubs on fait des voix oui là où il ya une table ronde j'aime bien être
56:13dedans et
56:13j'aime bien discuter si ça parle musique ça se parle visuel si ça parle quoi que ce soit moi
56:18c'est
56:18des trucs voilà moi c'est des trucs qui m'anime pas business beaucoup moins mais tu es dans l
56:23'art
56:23j'aurais aimé quelqu'un qui peut handle de business side for me mais voilà s'il faut le faire
56:30je le
56:30fais mais c'est des trucs j'aime j'aime j'aime parler creativity à chaque fois c'était un
56:36plaisir
56:37de t'avoir aujourd'hui vraiment merci beaucoup merci à toi rendez-vous à l'olympia le 25 pour la
56:42fête je vais venir maintenant je suis en direct c'est lundi ouais on est en direct c'est férié
56:48on
56:48travaille toujours c'est terrible on sera avec singhila lundi en direct moi je suis désolé mais
56:53merci beaucoup en tout cas merci d'avoir été là merci à toutes les personnes qui ont participé à la
56:56fabrication de cette émission préparé par alice à la cour et d'un tel arrêté par gaëtan coli la
57:00programmation musicale est signée jean-baptiste audibert la technique ce soir c'était alix
57:03barrois et vincent miglio on se retrouve demain avec joe et doigt de filet
57:26bon
57:30bon
57:31bon
57:34bon
57:35bon
57:35bon
57:37bon
57:40bon
58:40...
Commentaires

Recommandations