- il y a 9 heures
Les clefs d'une vie de Jean Baptiste Guegan
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Catégorie
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SportTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Votre voix a fait de vous l'élu du public.
00:09A l'origine, en vous entendant, certains ont cru écouter double.
00:13Cela ne vous a jamais empêché de demeurer un garçon très simple.
00:17Votre dernier album en est une preuve flagrante.
00:20Bonjour Jean-Baptiste Vigand.
00:21Alors, on vous retrouve, la première fois que je vous ai interviewé,
00:24c'était pendant le confinement.
00:26Vous étiez en Belgique et chez moi.
00:29Et on a commencé à parler de votre parcours étonnant.
00:31Et on va continuer à en parler à l'occasion de la sortie de cet album,
00:35ce quatrième album de L'Ombre à la Lumière,
00:37avec un duo étonnant en particulier.
00:40Et puis des dates clés, c'est le principe.
00:42La première, 14 septembre 1992,
00:46le choc lorsque vous écoutez cette chanson sur scène.
00:49Tu me fais craquer !
00:52C'est encore la dernière fille que je veux être née.
00:59La mange, j'y fais les pieds de nez !
01:01Cette chanson, Rock'n'roll Attitude, ça vous a marqué Jean-Baptiste Vigand ?
01:06Ah oui, ça m'a marqué d'autant plus que j'avais 9 ans à ce moment-là.
01:11Et la première fois que j'allais voir Johnny Hallyday sur scène,
01:14c'était vraiment quelque chose, pour moi, une révélation d'ailleurs.
01:17Et lorsque vous entrez, que vous voyez...
01:18En fait, il est arrivé par un ascenseur, je ne sais pas si vous vous en souvenez.
01:21Oui, bien sûr.
01:22Et vous savez pourquoi ?
01:23Parce qu'en fait, il voulait au départ faire une cascade en voiture,
01:26mais ce n'était pas possible.
01:27Donc il est allé à Las Vegas voir Siegfried et Roy,
01:31qui étaient les plus grands magiciens,
01:32et il a eu l'idée de faire un numéro d'illusion,
01:35qui était cet ascenseur.
01:36C'est vrai, oui, oui.
01:37Quand on voit ça pour la première fois de sa vie,
01:39on se dit que c'était quand même assez grandiose pour l'époque.
01:42Et puis, Bercy, vous découvriez Bercy, cette salle unique ?
01:45Car vous n'ayez jamais à Bercy.
01:47Je découvrais Bercy, oui.
01:48Vous savez que cette salle, en fait, au départ,
01:50Jacques Chirac, maire de Paris, avait voulu faire une salle pour le sport cycliste,
01:55pour les six jours de Paris, qui était mythique avant la guerre.
01:58Ça n'a pas marché, et ça s'est reconverti en concert,
02:00avec le succès que l'on connaît.
02:02Oui, c'est une salle omnisport, oui.
02:03Exactement.
02:04Alors, Johnny, vous l'avez écoutée,
02:05je crois qu'au départ, vous l'écoutiez en voiture,
02:07en vacances, avec votre famille.
02:10Moi, je n'écoutais pas que Johnny,
02:12beaucoup de choses aussi, mais enfin, oui,
02:13Johnny, ça quand même, c'était tout le temps
02:16qu'il n'y avait pas un seul moment,
02:18il n'y avait pas un morceau de Johnny Hiday dans la voiture.
02:20Oui, parce que vos parents...
02:21C'était des cassettes, d'ailleurs, audio.
02:22Oui, et vos parents écoutaient de la musique en voiture ?
02:24Oui, oui, beaucoup, oui.
02:26On n'avait que ça quand on partait sur les chemins.
02:31On écoutait vraiment de tout,
02:33et c'était une époque où il y avait encore ces fameuses cassettes audio,
02:39les cassettes, donc les post-auto-radio d'antan dans les voitures.
02:44Aujourd'hui, il n'y a plus.
02:45Il n'y a plus.
02:46Non, écoute, c'est fini.
02:47Même les CD, on ne peut plus les écouter en voiture.
02:49Non, non.
02:50Et lorsque vous écoutiez Johnny pour la première fois à Bercy,
02:53vous connaissiez toutes les chansons déjà ?
02:55Alors, toutes les chansons, non, parce que c'était la découverte pour moi.
02:59À 9 ans, j'étais quand même relativement jeune.
03:01Oui.
03:02Mais après, oui, je me suis intéressé énormément au parcours qu'avait Johnny Hiday,
03:07et puis j'ai appris à travers ses chansons,
03:09et puis à travers lui aussi,
03:11et c'est devenu mon mentor, c'est devenu mon modèle.
03:16Et ce qu'on ne sait pas, c'est que Johnny avait l'instinct,
03:19et quelquefois, il supprimait une chanson,
03:21quelques jours après l'avoir interprétée.
03:23Et c'est le cas à Bercy, où il y a tout donné qui a été supprimé,
03:26et dans un an ou un jour, qui a été supprimé aussi,
03:29au bout de deux représentations.
03:30Ben oui, je pense qu'il avait raison,
03:32parce qu'il y a des chansons qui sont faites pour les albums,
03:36et des chansons qui sont faites pour la zen.
03:37Voilà, exactement.
03:38Alors, si vous êtes à Bercy,
03:39c'est parce que votre père vous a fait une surprise au départ ?
03:42Oui, c'est mon père qui m'a fait une surprise.
03:43Il devait y aller avec un collègue à lui de travail.
03:46Oui.
03:46Et puis, son collègue s'est désisté,
03:49et du coup, il ne m'a pas dit où est-ce qu'on allait exactement.
03:51Donc, en fait, j'ai pris la place de son collègue,
03:55et donc, j'ai attendu d'arriver,
03:57il me dit, on va à Paris, c'est tout, voilà.
04:00Donc, on prend la voiture, et puis on va à Paris,
04:02et puis, je ne savais pas du tout où j'allais.
04:04Et je vois marquer le dôme, là,
04:06et je vois marquer Paris.
04:08Enfin, voilà, je rentre dans Paris,
04:09à neuf ans, on ne se rend pas bien compte,
04:11et tout ça, je vois des gens partout,
04:13enfin, c'était vraiment de la folie pure.
04:16Et quand je suis rentré dans cette salle,
04:18j'ai fait, waouh, c'était gigantesque.
04:20Et là, le son, ça vibrait de partout,
04:24et là, je vois le monstre qui descend de sa cage, là.
04:27Ma, ma, ma, c'était grandiose.
04:30Alors, en fait, vous êtes né dans un lieu beaucoup plus calme,
04:33Trégueu, près de Saint-Brieuc.
04:35C'est très calme, je crois.
04:36Oui, je suis né à Saint-Brieuc, oui.
04:37Et vous avez grandi à Trégueu ?
04:39J'ai grandi à...
04:40Alors, j'ai commencé à...
04:41Enfin, j'ai fait beaucoup d'endroits en Bretagne, oui.
04:43Mais j'ai grandi, notamment, oui, à Saint-Brieuc,
04:45et après, je suis parti sur Trégueu, oui.
04:48Alors, il se trouve que la Bretagne, on ne le sait pas.
04:50Bon, il y a la mer, bien sûr,
04:51il y a les Bretons, il y a les Guètes,
04:52mais le Minitel a été inventé par des ingénieurs bretons
04:56entre Saint-Brieuc et Rennes.
04:58Et ça, je ne le savais pas, oui.
04:59Voilà.
04:59Alors, il se trouve que la Bretagne, bon, au départ,
05:02ce n'est pas les vagues d'applaudissements d'aujourd'hui,
05:04mais la mer, en revanche, vous la connaissez bien,
05:06ça fait partie de votre adréaline.
05:08Moi, je la connais par cœur, la mer.
05:10Vous auriez pu être marin, vous ne connaissez pas,
05:12ou faire des croisières, faire du maïs ?
05:14Moi, j'aurais pu faire même marin-pêcheur,
05:16parce que je connais un petit peu le milieu,
05:19mais c'était surtout une passion.
05:22C'est-à-dire ?
05:23Oui, la pêche.
05:24La pêche, c'est une passion.
05:26Et toute votre enfance est marquée par la pêche ?
05:28Ah, mais j'allais tout le temps à la pêche.
05:29Que ce soit la pêche à pied,
05:31que ce soit pour aller chercher les bigorneaux,
05:34tout ce qu'on pouvait...
05:35Les couteaux, même, je les ramassais à la main,
05:37les couteaux, quand j'étais jeune.
05:38Alors, je me coupais des fois les doigts,
05:40mais enfin, c'est vrai qu'il fallait être très, très rapide.
05:42Ah oui, c'était un bonheur qui continue.
05:45C'était extraordinaire,
05:46mais enfin, c'était notre amusement, nous, à l'époque.
05:50On n'avait pas tout ce luxe qu'on a aujourd'hui.
05:53Les portables, il n'y en avait pas.
05:55Les ordinateurs, c'était vraiment très, très peu.
05:58Et encore, ça ne nous intéressait pas.
06:00Et on était beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup dehors.
06:02Oui, et puis, vous habitez, je crois, dans un HLM,
06:04la cité des Bleuets.
06:06Alors, non, non, non, ça, c'est dans la chanson
06:08qu'on dit la cité des Bleuets.
06:09Mais, non, non, j'habitais, oui, j'habitais,
06:11j'ai habité à Lagnon, oui, c'était en HLM, à Lagnon.
06:14Mais, justement, Lagnon, ça a été important dans votre vie,
06:17mais on va en parler tout à l'heure.
06:18Mais, moi, il y a quelqu'un qui a été très important,
06:20c'est votre mère.
06:21Car je crois qu'elle a beaucoup travaillé
06:23pour que vous et vos deux frères
06:24n'ayez aucun problème, Jean-Baptiste Guéguen.
06:26C'est vrai qu'avec mes parents,
06:28on n'a jamais eu,
06:30on n'a jamais été dans le besoin.
06:33Ils se sont toujours sacrifiés,
06:34même quand les moments étaient très, très, très difficiles.
06:38J'ai jamais, on n'a jamais ressenti être dans le besoin.
06:40Et, en plus, votre mère travaillait dans un EHPAD
06:43et à l'époque, les EHPAD,
06:45il n'y en avait pas autant qu'aujourd'hui.
06:46On n'en parlait pas autant.
06:47Non, et puis, après, elle a travaillé aussi
06:49beaucoup dans le milieu hospitalier.
06:51Elle a été aide-soignante.
06:53Donc, c'est vrai qu'une fois,
06:56après, elle a perdu son travail.
06:57Donc, elle s'est retrouvée, après,
06:58à s'occuper des anciens dans un EHPAD.
07:01Et puis, après, à domicile.
07:03Elle a fait aide-soignante à domicile.
07:05Et donc, c'est vrai que ça fallait s'accrocher
07:07pour trouver du travail,
07:09pour le garder, surtout,
07:11parce que ce n'était pas facile.
07:12Et puis, voilà.
07:14Et tout ça a fait qu'on n'en a jamais été
07:17dans le besoin non plus.
07:18Et, en même temps, vous avez été un élève sage à l'école.
07:22Et puis, à 14 ans, ça a un peu vrillé.
07:25Et je crois que c'est votre mère
07:26qui a supporté tout ça.
07:27Je ne sais pas si l'école était faite pour moi ou pas.
07:31Je ne sais pas si moi,
07:31je n'étais pas faite pour l'école.
07:34Non, mais enfin, j'ai fait le strict minimum.
07:36J'ai fait des études quand même en menuiserie.
07:38J'ai appris un métier quand même.
07:40Et pourquoi la menuiserie ?
07:41J'étais passionné par le bois, moi.
07:43J'ai toujours été un homme de la nature.
07:47Vous avez un point commun avec le KPO
07:49qui a été menuisier.
07:50C'est vrai, oui.
07:50Et puis, il y a un magicien, Daniel Harry,
07:52qui a été menuisier aussi
07:54parce que son père était menuisier
07:55à Colombie-les-de-deux-églises
07:57et il avait réalisé la bibliothèque
07:58du général de Gaulle à la boisserie.
08:00Oui, oui, oui.
08:01Donc, vous voyez...
08:02Ça a beau métier, la menuiserie.
08:03Exactement.
08:04Et puis, quand on touche du poids,
08:05ça porte bonheur toujours.
08:06Toujours.
08:07Alors, votre mère, justement,
08:09vous lui avez rendu hommage
08:10dans une chanson,
08:11La Dame aux yeux verts.
08:13La femme de ma vie
08:18avait des cheveux gris
08:23des yeux verts comme l'océan
08:27et le rire d'une enfant
08:34Il se trouve qu'un jour,
08:36à l'Agnon,
08:38vos copains vous proposent
08:39d'aller dans un karaoké.
08:42Est-ce qu'il ne vous tente pas
08:43au début, Jean-Baptiste Guégan ?
08:44Alors, j'étais quand même
08:47d'un tempérament assez timide
08:49et très réservé.
08:51Alors, c'est vrai que la première fois
08:52quand on sort avec des copains,
08:54surtout que c'était la première fois
08:55que j'avais ma première mobilette
08:56que j'ai eue, d'ailleurs.
08:57Je devais avoir 13, 14 ans, oui.
09:01Et donc, mes potes à moi,
09:02ils me disaient,
09:03vous voyez, un karaoké sur l'Agnon,
09:05au Marigny, à l'Agnon.
09:06J'ai dit, écoutez, on va y aller.
09:08Mais enfin, bon, je ne chante pas.
09:09Non, non.
09:10Vous ne voulez pas chanter ?
09:11Ah non, je ne voulais pas chanter.
09:12Moi, j'y allais entre potes
09:14histoire d'aller boire un coup tranquille.
09:16Et puis voilà, après, on repartait.
09:18Mais c'était...
09:19Non, non, non.
09:20J'étais assez timide.
09:22Et du coup, il y a un pote à moi
09:23qui a rempli un papier,
09:25qui a donné ça à l'animateur
09:26de la soirée.
09:29Et puis, quand j'ai entendu mon oncle
09:31qui a été cité au micro,
09:32j'ai fait, oh non, t'as pas osé.
09:34Il me dit, si, j'ai fait.
09:36C'était une blague,
09:37mais je pense que c'était une bonne blague
09:39puisque aujourd'hui, voilà,
09:40j'y ai pris goût.
09:41La chanson, c'était
09:42« Je j'accroise tous les matins »
09:43par Johnny.
09:44Elle est belle comme les filles du jour
09:51Comme celles qui n'ont rien à cacher
09:57Et moi, j'attends toujours
10:01Avant de rentrer
10:04Alors, ce qui est étonnant,
10:05c'est que dans un karaoké,
10:06en général,
10:06le genre vous écoute vaguement,
10:08mais quand vous avez commencé
10:09à chanter ce soir-là,
10:11tout le monde s'est eu.
10:12Oui, oui, oui,
10:13il n'y avait plus un bruit
10:14dans le basset ring.
10:15Comment ça s'est fait ?
10:16Ben, je pense que...
10:17Enfin, moi, je me suis posé la question,
10:19je me suis dit,
10:19oh là, qu'est-ce que j'ai fait ?
10:20Qu'est-ce qui se passe ?
10:21Parce que c'est vrai que vocalement,
10:22ben, forcément,
10:23il y a des similitudes
10:24avec la voix de Johnny.
10:26Et il y avait surtout la puissance
10:27que j'ai toujours eue.
10:28Donc, c'était vraiment quelque chose
10:32qu'ils n'avaient jamais entendu,
10:33les gens qui étaient dans le karaoké.
10:35Même l'animateur m'a dit,
10:36mais c'est incroyable.
10:37Et il me dit,
10:38qu'est-ce que tu fais en ce moment ?
10:39Ça te dirait de devenir avec moi
10:41faire d'autres karaokés, tout ça ?
10:44Après, j'ai suivi la cadence
10:46et puis c'est devenu un rituel
10:48d'aller au karaoké
10:49tous les jeudis soirs.
10:50Voilà, et vous êtes devenu,
10:51au-delà du karaoké,
10:52quelqu'un qui a fait beaucoup de choses
10:53et on va évoquer une autre date,
10:55le 13 janvier 2018.
10:57A tout de suite sur Sud Radio
10:58avec Jean-Baptiste Guégan.
11:00Sud Radio, les clés d'une vie.
11:02Jacques Pessy.
11:03Sud Radio, les clés d'une vie.
11:04Mon invité Jean-Baptiste Guégan,
11:06nous parlerons tout à l'heure
11:07de votre album
11:08de l'ombre à la lumière
11:09et puis de ces tournées
11:11qui reprennent en 2026.
11:13On a évoqué vos débuts
11:14dans le karaoké.
11:15Et puis, il y a quelque chose
11:16qui s'est passé le 13 janvier 2018.
11:19Une première télé,
11:20un reportage de deux minutes
11:21dans le journal régional
11:23de France 3.
11:25Vous êtes ce soir-là
11:26à Pleine-Neuf-Vallandré
11:27et on voit répéter sur scène.
11:29Vous vous en souvenez ?
11:30Oui, oui, je m'en rappelle, oui.
11:32Pleine-Neuf-Vallandré,
11:33oui, oui, ça,
11:33je m'en rappelle très bien.
11:34C'est vrai.
11:34En fait, Charlotte Vallandré,
11:35la comédienne,
11:36hélas, son nom disparu,
11:38avait ce nom
11:38car elle était née...
11:39À Pleine-Neuf.
11:41Et c'est vrai que cette télé,
11:42c'est la première fois
11:43qu'on vous voit
11:44alors que ça marche déjà bien
11:46et qu'on vous voit répéter
11:47sur scène.
11:48Il n'y avait rien eu avant ?
11:49Non, pas du tout.
11:50Non, non, non, non.
11:51Ça s'est fait vraiment,
11:52je dirais, naturellement.
11:53Voilà.
11:53Et à l'époque,
11:54le présentateur vous présente
11:56sous le nom de Johnny Junior.
11:59Oui, c'est un nom
12:00qu'il m'avait trouvé
12:00parce qu'il m'a dit
12:01Johnny Senior,
12:02ça ne pourra pas marcher.
12:04Et entre les deux,
12:05on ne peut pas faire.
12:07Voilà.
12:08Johnny Junior,
12:08c'était pas mal.
12:09Mais c'est parti très vite.
12:10Vous avez fait quelques galas
12:12sous le nom de Johnny Junior,
12:13quand même.
12:14Oui, par la suite,
12:15on a repris ce nom-là.
12:17Oui.
12:18Parce qu'on s'est dit,
12:19il faut bien que je m'appelle
12:22autrement que...
12:22Enfin, voilà.
12:23Donc, Johnny Junior,
12:24je trouvais ça plutôt pas mal.
12:25Oui.
12:26Et puis, on a commencé
12:27à faire pas mal de petits galas,
12:29petit à petit, comme ça.
12:30Parce que j'étais quand même
12:31animateur de soirée.
12:32Oui.
12:33J'ai pas fait que des concerts.
12:35Voilà.
12:35On est venus au concert
12:36sur le tard, je dirais,
12:37parce que j'ai fait des mariages,
12:39j'ai fait des comités entreprise,
12:40j'ai fait un peu de tout.
12:42Donc, voilà.
12:43Mais j'ai appris le métier
12:44vraiment en tant qu'animateur,
12:45chanteur, DJ aussi, bien sûr.
12:47Et la menuiserie,
12:48c'était oublié totalement.
12:49Alors, je n'avais pas oublié.
12:50Je faisais ça
12:51à mes temps, voilà,
12:53je dirais, de loisirs.
12:54Exactement.
12:55Alors, il faut savoir
12:56que le 13 janvier 2018,
12:57cette télé,
12:59en fait, Johnny est mort
13:00quelques semaines plus tôt.
13:01Et donc, c'est pour ça
13:02qu'on vous accueille.
13:03Et on parle de cette soirée
13:05comme d'un hommage à Johnny.
13:06Et cette soirée-là,
13:08c'est un des premiers hommages
13:09à Johnny que vous avez réalisé.
13:11Eh oui, effectivement, oui.
13:13Ça a été le premier hommage,
13:16oui, pour parler de la France
13:17à un incroyable talent.
13:20quand ils m'ont contacté
13:21pour venir chanter
13:22à la télé.
13:23Alors là, j'étais encore moins
13:24qu'au karaoké.
13:25J'avais la trouille.
13:28Et oui, c'est vrai.
13:29Et puis, du coup,
13:30je m'y suis fait.
13:31Et la deuxième fois
13:32qu'ils m'ont appelé,
13:33parce que j'avais refusé
13:33une première fois,
13:35je crois que je n'étais pas prêt.
13:37Johnny était encore vivant.
13:39Ça, c'était pour la France
13:40un incroyable talent.
13:41Alors que là,
13:42je parle de ce reportage
13:43qui est diffusé
13:44quelques semaines après
13:45la mort de Johnny.
13:46Et vous êtes le premier
13:48sosie vocal
13:48à rendre hommage à Johnny.
13:50Et il le signale à l'antenne.
13:52Et c'est vrai qu'au départ,
13:52la chanson,
13:53ça ne devait pas être votre métier ?
13:55À la base, non.
13:56À la base, non, non.
13:57Non, non, non, non.
13:58Mes parents ne voulaient pas
13:59que je fasse chanteur.
14:00Ils m'ont dit
14:00mais ce n'est pas un métier,
14:01c'est un chanteur.
14:02Et je leur ai prouvé
14:03que si, bien sûr.
14:04Alors justement,
14:05les débuts ont été difficiles
14:06parce que naturellement,
14:07les mauvais coucheurs
14:08ont dit
14:08mais c'est un truc,
14:09ce n'est pas possible,
14:09il ne peut pas avoir
14:10cette voix-là.
14:12Ah, mais les gens
14:14croient en ce qu'ils veulent.
14:15Après, moi,
14:17moi, je m'en fous.
14:18Personnellement,
14:18je sais ce que vaut ma voix
14:20et je sais comment elle est.
14:22Bien sûr,
14:22il y a du travail dans tout ça
14:23comme n'importe quel chanteur
14:24travaille sa voix.
14:25Oui, mais il y a quelque chose
14:26d'extraordinaire.
14:27Oui, il y a quelque chose
14:27de mystique dans tout ça,
14:29bien sûr.
14:29Mais je n'ai jamais cherché
14:31à avoir la voix de Johnny
14:32parce que je l'ai naturellement.
14:34Mais je pense aussi
14:35que si Johnny avait vécu,
14:37il vous aurait reçu
14:38et je suis même sûr
14:39qu'il aurait fait un duo
14:39avec vous
14:40parce qu'il avait cette passion
14:41que vous avez.
14:43Je pense, oui,
14:44mais je sais qu'il était
14:44au courant que j'existais
14:45puisqu'il a dit
14:46que j'étais de loin
14:47le plus près d'ailleurs.
14:48C'est du beau de Johnny.
14:50C'est ça.
14:51Et puis,
14:51je trouvais ça fabuleux
14:52d'ailleurs quand j'ai commencé.
14:54Je crois que c'est Pierre Billon
14:54qui m'a rapporté ça
14:56de Johnny.
14:57Parce que Pierre Billon
14:58a parlé de moi
14:59à Johnny Hallyday.
15:00Et donc, du coup,
15:01il a fait écouter à Johnny
15:02et Johnny a dit
15:03que j'étais de loin
15:03le plus près.
15:04J'ai trouvé ça flatteur.
15:06Johnny avait beaucoup d'humour.
15:07Vous savez qu'il faisait
15:08des blagues en permanence.
15:09Sa blague favorite,
15:10c'était de voir un copain
15:11« Tiens, tu veux essayer
15:12ma voiture ?
15:13Je te la prête. »
15:14Et quand le copain
15:14était parti avec la voiture,
15:15il l'appelait le commissariat
15:17en disant
15:17« On m'a volé ma voiture. »
15:19Ça, c'est extraordinaire.
15:20Il faisait des blagues
15:20un peu loufois.
15:22Exactement.
15:23Il avait bien raison.
15:24Alors, il se trouve
15:25que les sosies,
15:26il y en avait beaucoup.
15:27En fait, moi,
15:27je me souviens
15:28d'une époque
15:28où il y avait
15:28le sosie de Michel Sardou,
15:30le sosie de Richard Anthony,
15:31le sosie de la reine d'Angleterre,
15:32mais des sosies vocaux,
15:34ça n'existait pas.
15:36Ben non,
15:36mais après,
15:38sosies vocales,
15:39c'est vrai que c'est rare
15:41d'avoir des sosies vocales.
15:42Physiques, oui.
15:43Oui, physique.
15:44Et encore.
15:47Mais tout ça a commencé
15:48et vous l'avez dit,
15:49effectivement,
15:49vous avez cité
15:50« La France a un incroyable talent »
15:52et on va écouter le générique.
16:04Donc, vous l'avez dit,
16:05vous avez refusé
16:06« La France a un incroyable talent »
16:08parce qu'on vous l'a proposé
16:09et vous avez dit
16:11« Non, non, non ».
16:12Mais la première fois,
16:14par respect pour Johnny Hallyday,
16:16je ne me sentais pas du tout
16:18de faire cette émission
16:21parce qu'il était encore vivant
16:23donc je ne vois pas pourquoi
16:25je serais allé faire ça.
16:26Je pense que ce n'était pas
16:27le moment pour moi
16:28et ce n'était pas le moment
16:29du tout pour les gens aussi,
16:32bien sûr,
16:32pour le public.
16:33Et donc,
16:34la deuxième fois qu'ils m'ont appelé,
16:36c'était justement
16:37après la disparition de Johnny
16:39et là, bon,
16:41ils m'ont un petit peu tanné
16:43et je ne sais pas,
16:44j'étais un peu indécis
16:45donc ils m'ont demandé
16:46de réfléchir.
16:48Et la troisième fois
16:49qu'ils m'appellent
16:50et je partais en vacances
16:51pour l'île Maurice
16:52donc j'étais à Charles-de-Gaulle
16:53et ils se sont venus
16:53m'interviewer
16:54à l'aéroport de Charles-de-Gaulle
16:56pour pouvoir participer
16:57à la France à l'incruteur.
16:59Donc, mon casting,
16:59je l'ai passé à l'aéroport.
17:01Ça, c'était assez proclé aussi.
17:03Ah oui, oui,
17:04ils ont pris le taxi-moto,
17:06ils sont arrivés vite fait
17:07et m'ont dit
17:07« On arrive tout de suite ».
17:08J'ai dit « Dépêchez-vous,
17:09l'avion va partir ».
17:11Remarquez,
17:11c'est une façon
17:12de prendre votre envol
17:13professionnellement.
17:13C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
17:14Alors, il se trouve
17:15que vous vous retrouvez
17:16donc dans une émission
17:17qui à l'époque
17:17est présentée par David Ginola.
17:19Oui.
17:20Et puis, vous débutez sur scène
17:22avec un extrait de Marie.
17:25Oh Marie,
17:27si tu savais
17:29Tout le même
17:30que l'on me fait
17:34Oh Marie,
17:35si je pouvais
17:38Une entité
17:39et toi nus
17:40me reposer
17:42Les fins de nuit
17:44Pour l'innocent
17:45Moi, je revois l'image
17:46du jury
17:47dès le début
17:49de votre prestation.
17:50Hélène Ségara
17:51est sidérée
17:52mais elle est presque
17:53liquéfiée.
17:55Oui,
17:55je pense que
17:56je pense que
17:57la disparition
17:58de M. Johnny Hallyday
18:00a fait beaucoup
18:01beaucoup
18:01beaucoup de chagrin.
18:03Voilà,
18:04ils se connaissaient tous
18:05justement
18:07surtout avec Hélène Ségara
18:08même Marianne James.
18:10Donc, il y avait
18:11ils ont tous connu
18:12Johnny Hallyday.
18:13Donc, c'est vrai
18:13qu'il y a quelque chose
18:16qui s'est passé
18:16lors de ce premier passage
18:18à la France
18:19à un incroyable talent.
18:22Même moi,
18:22quand je les ai vus
18:24je les ai vus
18:25très émus
18:26je me suis demandé
18:27qu'est-ce que
18:27j'ai encore fait là.
18:29En plus,
18:30vous êtes imperturbable
18:31un costume noir
18:31vous ne bougez pas
18:33vous chantez
18:35on se demande
18:36si vous avez le trac.
18:38J'étais énormément
18:39mort de trouille.
18:40Ça ne se voyait pas ?
18:41Non, parce que
18:42je fais en sorte
18:43que ça ne se voyait pas
18:43mais c'est comme
18:45à chaque fois
18:45quand je monte sur scène
18:46j'ai toujours le trac.
18:48D'ailleurs,
18:49si je n'ai plus le trac
18:49j'arrête.
18:52Mais quelqu'un disait
18:53le jour où on n'a plus le trac
18:54il faut changer de métier.
18:55C'est exactement ça.
18:56Et Johnny d'ailleurs
18:56lui,
18:57s'habillait
18:58et changeait de personnage.
18:59Moi, je l'ai vu un jour
19:01arriver tranquillement
19:01se mettre dans son habit de lumière
19:03et vraiment
19:04c'était plus le même.
19:04C'était plus le même.
19:05C'était extraordinaire.
19:06Alors, vous allez grâce
19:08à la France
19:09un incroyable talent
19:10Jean-Baptiste Guégan
19:11apprendre beaucoup de choses.
19:12Ça vraiment
19:12c'est votre meilleure école
19:14du métier ?
19:16La France un incroyable talent ?
19:17Oui, ça a été un passage
19:21compliqué
19:21mais je pense important
19:22pour ma carrière
19:23qui est aujourd'hui.
19:26Alors déjà,
19:26médiatiquement
19:27ça a changé ma vie.
19:28Du jour au lendemain.
19:29Oui, c'est pour ça
19:30d'où la chanson
19:30de mon dernier album
19:32de l'ombre à la lumière.
19:34J'étais dans l'ombre
19:34et je suis devenu
19:35grâce à ça
19:36aujourd'hui dans la lumière.
19:39Et donc ça,
19:39oui, ça m'a beaucoup aidé.
19:41Mais surtout,
19:42il y avait la tension
19:43de chaque émission
19:44car à chaque fois
19:45c'était un enjeu.
19:46Mais c'est un stress permanent.
19:48Vous savez,
19:48quand on vous dit
19:49que vous allez passer
19:50à la télé
19:50du jour au lendemain
19:51je ne sais pas du tout
19:52j'ai jamais été à la télé
19:54et c'est filmé
19:55il y a des caméras partout
19:56il y a un public
19:59il y a le changement de plateau
19:59et c'est un univers
20:01complètement différent
20:02donc j'ai assisté
20:04on arrive vraiment
20:05dans un monde
20:06complètement à part
20:08et il faut s'y habituer à ça.
20:11Oui, et puis à la finale
20:12vous êtes entre
20:13une danseuse
20:13et un rappeur
20:14on annonce votre nom
20:15vous gagnez
20:17et vous vous effondrez
20:18vous commencez à pleurer.
20:20J'étais avec
20:21un fabuleux couple
20:22de danseurs
20:22Nadia et Dakota
20:23et je me rappelle
20:26de ça
20:26enfin moi
20:27j'y croyais plus
20:28j'étais au bout de ma vie
20:29C'est-à-dire ?
20:30J'étais tellement
20:33fatigué
20:33déjà
20:34parce que c'est quand même
20:35quelque chose
20:36d'assez éreintant
20:37comme émission
20:39et puis
20:40j'étais surtout
20:42je pense que j'étais
20:43dans un état second
20:45et quand
20:46David Ginola
20:47a annoncé
20:48que c'est moi
20:48qui avais gagné
20:49donc a annoncé
20:50mon nom et mon prénom
20:51j'ai fait
20:52et là
20:52tout s'effondre
20:53tout s'écroule
20:54Mais de bonheur
20:55bien sûr de bonheur
20:56mais enfin
20:56j'ai senti quand même
20:58mes côtes
20:59se compresser
21:00je me suis dit
21:01je vais mourir
21:03et
21:03bon le temps
21:04de reprendre
21:05ses esprits
21:05de prendre conscience
21:07justement que
21:07bah oui
21:08c'est fait
21:08c'est fait
21:09tout ce travail
21:10là
21:11à payer
21:12et je l'ai fait
21:14et on l'a fait
21:14et si j'ose dire
21:15vous n'allez pas
21:15oublier de vivre
21:16comme aurait dit
21:17Johnny Hallyday
21:18alors une autre date
21:19importante aussi
21:20le 30 août 2019
21:21à tout de suite
21:22sur Sud Radio
21:23avec Jean-Baptiste Guégan
21:24Sud Radio
21:25les clés d'une vie
21:26Jacques Pessis
21:27Sud Radio
21:28les clés d'une vie
21:29mon invité
21:29Jean-Baptiste Guégan
21:31de l'ombre à la lumière
21:32c'est le titre
21:33de cet album
21:33qu'on évoque justement
21:34vous êtes passé
21:35de l'ombre à la lumière
21:36parce que le 30 août 2019
21:38premier album
21:39avec
21:40comme en ouverture
21:41puisque c'est écrit
21:57ce premier album
21:59est sorti
21:59et je commence
22:00il débute
22:01avec une rencontre
22:02avec quelqu'un
22:03qui s'appelle
22:04Michel Mallory
22:05et qui a eu
22:05un succès dans sa vie
22:07qui s'appelait
22:07le Cowboy d'Aubervilliers
22:09c'est moi
22:09Cowboy d'Aubervilliers
22:14même que mes copains
22:16d'atelier
22:17Michel Mallory
22:18c'était une rencontre
22:19très forte
22:19et très importante
22:20dans votre vie
22:21vous ne le connaissiez pas
22:21au départ
22:22vous connaissiez son nom
22:22je ne connaissais que de nom
22:24oui bien sûr
22:25mais c'était déjà
22:25le parolier
22:26entre autres
22:27de Johnny Hallyday
22:28quand même
22:29en fait
22:29Michel Mallory
22:30il a fait une première carrière
22:31de chanteur
22:32ensuite
22:33il a commencé à écrire
22:34pour Alice Donat
22:34et à partir de là
22:35il a écrit plus de 1000 chansons
22:37je ne sais pas si vous imaginez
22:38oui oui je sais
22:39je suis bien
22:39je suis au courant
22:40oh bah c'est un ami
22:41maintenant Michel
22:42donc on se voit souvent
22:44d'ailleurs
22:44et donc
22:46vous le rencontrez
22:47comment ça se passe ?
22:49et bien la rencontre
22:50s'est faite
22:51déjà il était en Corse
22:53donc je l'ai rejoint
22:54là-bas chez lui
22:55en Corse
22:56puisqu'il est Corse
22:57Michel
22:58et donc
22:59c'était vraiment
23:00quelque chose
23:01d'assez particulier
23:02parce que
23:03on mange ensemble
23:04on discute
23:06beaucoup de Johnny Hallyday
23:07beaucoup beaucoup
23:08beaucoup
23:09et
23:10et il n'était pas prêt
23:12du tout
23:12pour m'écrire des chansons
23:15donc il était
23:16il voulait
23:16Michel ne voulait pas
23:19ne plus entendre parler
23:20de quoi que ce soit
23:21après la mort de Johnny
23:22voilà
23:23il était très très très
23:24choqué
23:24très bouleversé
23:25donc il ne voulait plus
23:27être dans ce milieu
23:28à écrire pour les autres
23:30ou voilà
23:30donc il était très
23:31très affaibli aussi
23:33et puis moi
23:33je suis arrivé là
23:35on a discuté
23:37très longuement
23:38et
23:39et du coup
23:40je pense que
23:40j'ai dû lui redonner
23:41l'envie
23:41d'avoir envie
23:43d'écrire
23:43non c'est vrai
23:44sans jeu de mots
23:44mais c'est
23:45je lui ai donné l'envie
23:46en fait de retourner
23:47un petit peu comme ça
23:48et
23:48et il m'a confié
23:50quelque chose
23:50qui était assez important
23:51et qui a fait partie
23:52justement de
23:53de ce premier album
23:55c'est qu'on a enregistré
23:56cet album là
23:56à Nageville
23:57et quand il m'a expliqué
23:58il m'a dit
23:59Johnny Hallyday
23:59voulait enregistrer
24:00un album
24:00à Nageville
24:01donc il voulait
24:02qu'on retourne là-bas
24:04pour
24:05pour aller enregistrer
24:07et malheureusement
24:08comme on sait tous
24:08il n'a pas pu
24:09y aller
24:10puisque malheureusement
24:11il est parti
24:11et
24:12on a voulu
24:14moi et Michel
24:14voilà
24:15continuer à
24:16à rendre hommage
24:17quelque part
24:18à ce qu'il voulait faire
24:19donc
24:20donc on est retourné
24:21à Nageville
24:21enregistrer
24:23l'album
24:24d'où la chanson
24:25retourner là-bas
24:26voilà
24:26enfin
24:26retourner là-bas
24:28qu'on va d'ailleurs écouter
24:38il se trouve que Nageville
24:40c'est le temple de la musique
24:41enfin
24:42Nageville
24:42le country
24:43est vraiment né
24:44dans les années 50
24:45là-bas
24:45où on a commencé
24:47à découvrir cette musique
24:48qui a fasciné Johnny
24:49et
24:50lorsque vous avez rencontré
24:51Michel Mallory
24:52je crois
24:52Jean-Baptiste Guégan
24:54qui avait déjà
24:545 chansons
24:55de prêtres pour Johnny
24:57et que ces 5 chansons
24:58il vous les a confiées
24:59oui effectivement
25:00oui
25:01il y avait
25:01quelques chansons
25:02qu'il avait déjà
25:03commencé à écrire
25:04pour Johnny
25:04et
25:05ces chansons-là
25:06il les avait gardées
25:07dans le tiroir
25:08quoi
25:08donc
25:08du coup
25:09je me suis permis
25:11de lui demander
25:13tout au moins
25:14de regarder
25:15de jeter
25:15un petit coup d'œil
25:16aux paroles
25:18de m'imprégner
25:18un peu des chansons
25:20et
25:21c'est là que
25:21Michel me dit
25:22tu sais
25:24le studio
25:25c'est complètement différent
25:26de la scène
25:27et
25:27il me dit comme ça
25:28il me dit
25:29il faut que tu chantes
25:29et que tu apprennes
25:30à chanter du bout des lèvres
25:32et que quand il faut
25:33dans une chanson
25:33quand il faut envoyer le bâton
25:34t'envoies le bâton
25:36et ça
25:36ça a été un exercice
25:38je l'ai beaucoup écouté
25:39ce que Michel m'a dit
25:41et il m'a dit
25:41c'est ce que
25:42Johnny
25:42ton idole
25:43faisait
25:44le mieux
25:45c'est de chanter du bout des lèvres
25:46mais comment ?
25:47on ne nous donne pas tout directement
25:49ah ben non
25:49sinon
25:51la chanson
25:51elle ne veut plus rien dire
25:53il faut donner de l'émotion
25:54à travers les chansons
25:56mais
25:56Johnny était un instinctif
25:58moi
25:58plusieurs fois
25:59je l'ai vu
26:00accepter une chanson
26:01ou refuser une chanson
26:02mais
26:02en quelques secondes
26:03il savait
26:04comme quand il répétait
26:05avec ses musiciens
26:06il venait voir une répétition de musique
26:08il restait une demi-heure
26:09il disait
26:09ça ça va
26:10ça ça va
26:10ça va pas
26:10et il repartait
26:11c'est vrai
26:12c'est bizarre
26:13mais moi je suis un peu pareil
26:13c'est vrai ?
26:14je marche beaucoup à l'instinct
26:16la chanson
26:17je sais que si elle me plaît
26:20je sais que je vais en faire quelque chose
26:22oui oui
26:22vocalement je parle
26:23bien sûr
26:23après
26:24après
26:24si ça ne me plaît pas
26:25je lis les premières lignes
26:27je fais
26:28non non
26:29merci
26:30Nashville
26:31alors bon
26:31très différent de la Bretagne
26:32quand on découvre pour la première fois
26:34Nashville
26:34Jean-Baptiste Guégan
26:35qu'est-ce qu'on ressent ?
26:37on est un petit peu comme un gosse
26:39qui est à Euro Disney
26:40c'est
26:42oui
26:42déjà c'est le temple de la country
26:47ça joue à toute heure
26:49du matin jusqu'au soir
26:51c'est grandiose
26:53Nashville
26:54et les studios sont très différents
26:55le son paraît-il est très différent
26:57ils ont un son assez particulier
26:59oui
26:59c'est-à-dire ?
27:00oui
27:00je ne sais pas
27:01même le son des guitares
27:03tout sonne vraiment très country
27:06alors ce qui est étonnant
27:07c'est qu'à Nashville
27:08vous avez enregistré une chanson
27:10qui évoque
27:11le Square de la Trinité
27:13Square de la Trinité
27:17c'était votre âme médique
27:22et l'école
27:24c'est vrai qu'on a une chanson incontournable de Johnny
27:26qui est presque une autobiographie de Johnny
27:28que vous chantez
27:29oui
27:29c'est là qu'il avait rencontré
27:31Dutron et Eddie Mitchell
27:33c'est tout
27:34c'était le quartier où il y avait une bande
27:35il y avait un square justement
27:37et il n'est pas le seul
27:38Philippe Bouvard
27:39quand il avait 8-9 ans
27:40il était avec sa bande
27:42une autre bande
27:42dans le Square de la Trinité
27:43et leur grand jeu
27:44c'était de terroriser
27:46le gardien
27:46qui a fini par démissionner
27:48ça je ne savais pas
27:49il rentrait jour et nuit
27:50c'est une autre époque
27:51qu'on ne peut pas imaginer aujourd'hui
27:52et Johnny
27:53a suivi le mouvement
27:54et c'est vrai que ce Square de la Trinité
27:56il y a une naissance
27:57de Dutron
27:58de Eddie
27:59et de Johnny
27:59oui bien sûr
28:00mais j'ai ma boîte aussi qui est à côté
28:02il y a Sony Music
28:03qui est juste à côté
28:03voilà
28:04et c'est vrai que
28:05il y a quelque chose
28:06qui existe encore aujourd'hui
28:08qui n'a pas disparu
28:10non oui
28:11il y a toujours quelque chose
28:11il y a des traces quand même
28:13alors ce premier album
28:15extraordinaire
28:16300 000 exemplaires
28:17ce que vous n'imaginiez pas
28:18Jean-Baptiste Guégan
28:19non
28:20non forcément
28:21non non
28:21j'imaginais pas
28:22que j'allais faire
28:23j'allais faire
28:24je ne sais plus combien
28:25j'ai dû vendre
28:26300 000 je crois
28:27300 000 c'est ça
28:28300 000
28:29oui oui
28:29c'est grandiose
28:31pour un premier album
28:32et puis
28:33et puis se dire
28:34waouh quand même
28:36c'est fou
28:36ce que ça peut
28:38engendrer par la suite
28:39je me suis dit
28:41ah ça plaît autant
28:43bon on va faire un deuxième
28:44voilà exactement
28:45mais surtout
28:46il y a eu aussi une tournée
28:47une tournée qui a commencé
28:48et avec cette tournée
28:50je crois qu'il y avait des zénithes
28:51vous avez commencé
28:52à trouver votre propre style
28:54à rester Johnny
28:55en vous en éloignant
28:56oui enfin ça c'est
28:57ça c'est ce qui fait
28:58peut-être ma particularité
29:00parce que je veux
29:00je ne me prends pas
29:01pour ce que je ne suis pas
29:03donc ça c'est une devise
29:05et je n'ai jamais été comme ça
29:06voilà
29:06voilà
29:06j'interprète quelqu'un
29:08qui me tient beaucoup à coeur
29:09c'est Johnny Hallyday
29:10je continue à lui rendre hommage
29:12à travers mon public
29:14et à travers son public
29:15mais pour s'en détacher
29:16justement
29:16pour trouver son propre style
29:17comment on fait ?
29:18on ne peut pas
29:18mais si si si bien sûr
29:19même j'ai mon style à moi
29:22même si mon style reste quand même
29:23le côté rock'n'roll
29:25que je peux avoir en moi aussi
29:26bien sûr
29:28mais non non non
29:29en fait il y a
29:30Jean-Baptiste Guégan
29:31qui est sur scène
29:33et il y a
29:36Johnny Hallyday aussi
29:37qui est là-haut
29:39et qui me regarde
29:39et qui m'envoie tout le courage
29:40pour y aller
29:43rock'n'roll quoi
29:43oui
29:44et ses méthodes aussi
29:45car Johnny avait une particularité
29:47il savait aussi choisir ses auteurs
29:49au bon moment
29:49dans l'air du temps
29:50et c'est ce que vous avez fait
29:51avec le second album
29:52où il y a Marc Lavoine et Slimane
29:54c'est des univers très différents
29:55oui il y a eu quelques collaborations
29:57des univers différents bien sûr
29:58mais je pense que
29:59on vit toujours
30:00des univers différents
30:01la musique est faite
30:02d'un univers différent
30:03à chaque fois
30:04et on apprend énormément de choses
30:06parce que si on reste toujours
30:07sur un style
30:08et qu'on n'avance pas
30:09on reste bloqué
30:11sur ce même style
30:12moi je voulais changer
30:13et évoluer
30:15musicalement
30:15et vocalement aussi
30:17parce que voilà
30:17ça change aussi
30:18oui mais petit à petit
30:19vous avez vocalement évolué
30:20même si ça ne se sent pas toujours
30:22c'est-à-dire qu'on sait Johnny
30:24sans être Johnny maintenant
30:25c'est vrai
30:26c'est vrai
30:26il y a une partie de moi
30:27beaucoup plus
30:28qui ressort aujourd'hui
30:31et c'est ça qui est intéressant
30:33et il y a une chanson
30:34dans tous ses albums
30:35que Johnny n'aurait sans doute
30:37pas chanté
30:37c'est le Pays d'Armor
30:38c'est comme un grand vaisseau
30:41de granite et de terre
30:43de forêts et de légendes
30:46de landes et de rivières
30:49qui coulent dans mes veines
30:51mon âme et mon corps
30:54être de quelque part
30:56m'a rendu plus fort
30:59dans ma voix chante encore
31:01tout le Pays d'Armor
31:04Oui car ça c'est vraiment
31:05des souvenirs personnels
31:06Je pense qu'il n'aurait pas
31:07chanté ça non ?
31:07Non non
31:09Et c'est vrai que ça
31:10c'est vraiment
31:10le granite rose
31:12du Pays d'Armor
31:13qui vous a inspiré ?
31:14Oui c'est pareil
31:16j'ai demandé à
31:17Michel Mallory
31:18de m'écrire une chanson
31:20qui correspondait
31:21à ma Bretagne
31:22comme lui
31:22il aurait écrit pour sa Corse
31:25chose qu'il a eu
31:25déjà fait d'ailleurs
31:26Bien sûr
31:26Et quand il chante sa Corse
31:29je me suis dit
31:29je vais peut-être faire pareil
31:30pour ma Bretagne
31:31que j'aime tant
31:32d'où l'important
31:34je n'oublie pas
31:35d'où je viens
31:35je suis breton
31:36et je resterai breton
31:37toute ma vie
31:39et je l'aime ma Bretagne
31:40donc voilà
31:41j'ai voulu faire une chanson
31:42pour lui rendre hommage
31:43Voilà
31:43Et le granite rose
31:44vous savez pourquoi
31:45il est rose ?
31:46Très Castel oui
31:47Vous savez pourquoi
31:47il est rose ?
31:48C'est parce qu'il y a
31:48des impuretés d'oxyde de fer
31:50dans le cristal
31:51Oui
31:51Et ça remonte
31:52à des millions d'années
31:54et c'est venu petit à petit
31:55et aujourd'hui
31:56je crois que c'est
31:56dans le monde entier
31:57les rochers roses
31:58sont les plus beaux
31:59en Côte d'Armor
32:00C'est vrai
32:02Alors tout ça veut dire
32:03aussi un régime très strict
32:06Johnny ne dormait pas la nuit
32:08fumait
32:08buvait beaucoup
32:09regardait des films
32:10donnait un somnifère
32:11à ses copains
32:12pour ne pas rester tout seul
32:12la nuit
32:13Vous vous avez une vie
32:14beaucoup plus régulière
32:15Jean-Baptiste Guégan
32:16Oui enfin j'essaie quand même
32:17d'avoir une hygiène de vie
32:18assez bien quand même
32:22Bon je ne suis pas le dernier
32:25à faire la fête
32:26Oui
32:27Mais je veux dire
32:27il faut faire la part des choses
32:29aujourd'hui on vit
32:30dans une autre époque
32:31on n'est plus dans les années 60
32:32ni 70
32:34ni même 80
32:35aujourd'hui c'est
32:36complètement différent
32:37le train de vie
32:38n'est plus le même
32:39la vie a changé
32:40Et il faut tenir le choc
32:41Oui bien sûr
32:42il faut tenir le choc
32:43enfin moi ça va
32:44je suis quand même
32:44assez robuste
32:45sur ce côté là
32:46mais je fais attention
32:47je fume
32:48je bois
32:48ça m'arrive
32:49de temps en temps
32:50et voilà
32:52par contre
32:52j'essaye de me coucher
32:53quand même relativement
32:55pas trop tard
32:56Vous auriez pu aussi
32:57devenir acteur
32:57je crois que je vous ai vu
32:58dans un épisode
32:59d'Astrid et Raphaël
33:01jouer un braconnier
33:02c'est vrai
33:03et ça aussi
33:04Johnny était acteur
33:05ça peut peut-être
33:06venir aussi non ?
33:07Alors je ne joue pas
33:08le rôle d'un braconnier
33:09je m'appelle braconnier
33:11dans la série
33:12mais
33:13non je joue le rôle
33:14de la série
33:14il y a le killer
33:15c'est tout ce que je ne suis pas
33:17Exactement
33:17mais vous êtes
33:19un excellent acteur
33:19vous pourriez maintenant
33:20aussi en même temps
33:21faire comme Johnny
33:22du cinéma
33:23Je ne sais pas
33:23je ne me suis jamais pris
33:24pour un acteur
33:25mais enfin
33:26je sais que Michel
33:27m'a dit
33:27t'as une gueule d'acteur
33:28alors oui d'accord
33:28mais enfin
33:29de là à bien jouer
33:29je ne sais pas
33:30ça c'est pas moi
33:31qui décide
33:31Voilà
33:32et puis dans la vie
33:32vous ne faites pas de cinéma
33:33vous êtes très naturel
33:34Il ne faut pas
33:35Voilà
33:35et on va évoquer justement
33:37ce quatrième album
33:37à la date du 11 mars 2025
33:39à tout de suite
33:40sur Sud Radio
33:42Sud Radio
33:43Les Clés d'une vie
33:47mon invité
33:48Jean-Baptiste Guégan
33:49le 11 mars 2025
33:51est sorti un album
33:52qui effectivement
33:53vous l'avez dit
33:53symbolise votre parcours
33:54de l'ombre à la lumière
33:56et le titre
33:57n'a pas été choisi
33:58au hasard
33:59de ce quatrième album
34:01Alors non
34:01il n'a pas été choisi
34:02au hasard
34:03puisque comme j'ai dit
34:05j'ai commencé
34:06j'ai commencé à chanter
34:07et j'étais dans l'ombre
34:08j'étais pas connu du tout
34:09du grand public
34:10je veux dire
34:10ni médiatiquement
34:12et c'est vrai
34:13que ça a été
34:14tout un parcours
34:15qui a été assez
34:16chamboulé
34:17avec quelques hauts
34:20et quelques bas
34:21beaucoup de bas aussi
34:22bien sûr
34:24et ma vie
34:25est très rock'n'roll
34:27donc je me suis dit
34:27tiens
34:28et après
34:29quand j'ai commencé
34:30à être connu
34:30donc après
34:31avoir gagné justement
34:32la France
34:32un incroyable talent
34:33comme on disait tout à l'heure
34:35médiatiquement
34:36ça m'a tout de suite
34:36porté vers le haut
34:38et tout de suite
34:39dans la lumière
34:40et donc
34:41c'est là
34:42la transition
34:42qu'il faut faire
34:43très attention
34:44et c'est même
34:46peut devenir
34:46très dangereux
34:47d'ailleurs
34:47si on n'a pas
34:48la tête bien faite
34:50c'est dur
34:50de rester dans la lumière
34:51voilà
34:51et justement
34:52il y a une chanson
34:53qui l'évoque
34:54c'est ce chaos
34:55de votre vie
34:56c'est ma délidrance
35:24et la cage
35:27les erreurs
35:28les erreurs
35:29oui bien sûr
35:30parce qu'on fait
35:31tous des erreurs
35:31dans la vie
35:31et on en apprend
35:33beaucoup
35:33de ces erreurs
35:34et justement
35:35voilà
35:36il y a quelques déchirures
35:38qui me sont arrivées
35:39comme beaucoup de gens
35:39dans la vie
35:39comme tout le monde
35:40bien sûr
35:40comme tout le monde
35:42des hauts
35:43des bas
35:43comme je disais
35:44et puis
35:45le seul moyen
35:46de s'en sortir
35:47puisque la musique
35:47c'est une thérapie
35:48moi c'était
35:49de chanter
35:51cette chanson
35:52et j'ai demandé
35:52à Michel justement
35:53qui sait très très bien
35:54faire ça
35:55et voilà
35:56il a trouvé
35:57de l'ombre à la lumière
35:58et il a trouvé ça
35:59surtout
35:59ma délivrance
36:00et c'est surtout
36:01que ma délivrance
36:01c'est ma femme
36:03qui en fait partie
36:04oui et qui est très importante
36:05dans votre parcours
36:06ma femme est très importante
36:07dans ma vie
36:08en général
36:09on a toujours dit
36:10qu'un homme
36:11ne réussissait jamais
36:12sans une femme
36:13qui est
36:14derrière un grand homme
36:15il y a toujours une femme
36:16exactement
36:16mais ce qui est extraordinaire
36:18c'est que
36:18Michel Mallory
36:19a largement passé
36:20l'âge de la retraite
36:21et il essaie toujours
36:22écrire des chansons
36:23comme personne
36:25mais
36:26Michel
36:27il travaille
36:28je ne sais pas
36:29comment les autres
36:30fonctionnent
36:31parce que moi
36:31je sais comment fonctionne
36:33Michel
36:33parce qu'on se connait
36:34par coeur aujourd'hui
36:35Michel il a besoin
36:36de faire son psychologue
36:38quelque part
36:39il faut qu'il rentre
36:40dans la peau
36:40de l'artiste
36:42voilà
36:42il faut vraiment
36:44être très très proche
36:44de l'artiste
36:45pour pouvoir
36:46écrire ce genre de chansons
36:48alors
36:48le grand écart
36:49c'est aussi
36:50qu'un album
36:51vous l'avez enregistré
36:52à Nashville
36:52et celui-là
36:53dans le nord
36:54près de Valenciennes
36:54c'est quand même
36:55deux régions
36:55très différentes
36:56oui c'est vrai
36:57je l'ai enregistré
36:58à côté de chez moi
36:58pas loin de Valenciennes
37:00dans mon studio
37:01j'ai fait surtout
37:01beaucoup de voix
37:02de cet album
37:03et puis j'ai surtout
37:04enregistré avec
37:05mes musiciens
37:06qui m'accompagnent sur scène
37:07aujourd'hui
37:07mais il y a un point commun
37:09entre les Etats-Unis
37:10et le nord de la France
37:12on ne sait pas si vous le savez
37:13mais dans le Pas-de-Calais
37:14près de Béthune
37:15il y a une statue
37:16de la liberté
37:18reproduite
37:18de celle de New York
37:19qui existe
37:20je ne savais pas
37:21elle pèse 550 kg
37:23et c'est un hommage
37:25aux enfants
37:26qui ont perdu la vie
37:28pendant la guerre mondiale
37:30d'accord
37:30je ne savais pas du tout
37:31j'en apprends
37:32j'en apprends
37:33j'en apprends
37:33alors cette nouvelle vie
37:35en lumière
37:36il y a quand même
37:37la famille
37:37qui est très importante
37:38il y a les concerts
37:39et la famille
37:39et vous avez toujours
37:41su différencier les deux
37:43oui
37:45comme dans tout métier
37:46il y a le métier
37:48et puis il y a la famille
37:51moi je pars du principe
37:53que oui
37:54on peut toujours en parler
37:56bien sûr
37:56mais moi je ne sais pas
37:58si ça nous arrivait
37:59autour d'une table
38:00de discuter de ça
38:03mais il faut toujours
38:04faire attention
38:05c'est un métier
38:06quand même assez compliqué
38:09il faut avoir
38:10ces barrières de sécurité
38:11bien sûr
38:11il faut toujours mettre
38:12des barrières de sécurité
38:14parce que c'est un métier
38:15aujourd'hui surtout
38:16qui est encore plus médiatisé
38:17qu'avant
38:19voilà
38:19donc il y a les réseaux sociaux
38:20tout ça
38:21il n'y avait pas ça
38:22avant
38:22voilà
38:22on pouvait se permettre
38:23de beaucoup de choses
38:24aujourd'hui on ne peut plus
38:25rien se permettre
38:25de dire
38:26de faire
38:26voilà
38:27donc il faut faire
38:27très attention à tout
38:29et c'est devenu
38:30beaucoup plus compliqué
38:30donc oui c'est vrai
38:31qu'à chaque fois
38:32en famille
38:33on nous dit
38:33il faut faire attention
38:34oui
38:35et la famille c'est important
38:36et vos enfants
38:37il faut protéger la famille
38:38et les enfants
38:39et leur expliquer justement
38:40vous évoquez
38:42votre Bretagne natale
38:44dans une chanson
38:45évoquée justement
38:46et dédiée à vos enfants
38:48je voudrais juste te dire
38:49je voudrais juste dire
38:51il faut rester prudent
38:55et ne rien s'interdire
38:59que rester innocent
39:01peut parfois faire souffrir
39:03qu'il faut vivre sans attendre
39:05que ça reste essentiel
39:09mais savoir se défendre
39:13dans ce monde si cruel
39:15que je suis souvent loin
39:16mais que je pense à toi
39:19en regardant le ciel
39:23me disant
39:24c'est certain
39:25il ne pèse pas les bras
39:29pourquoi cette chanson
39:30Jean-Baptiste Guillaume ?
39:32pourquoi cette chanson ?
39:33parce que c'est important
39:33il y a des choses
39:34qu'on n'arrive pas
39:37à dire en face
39:37quand on a une sorte
39:39de pudeur
39:42quand on a envie
39:43de dire
39:44je t'aime
39:46il y a des gens
39:47qui ont du mal
39:47à dire je t'aime
39:48ouvertement
39:49à leur enfant
39:50à la famille
39:51même en général
39:53et bon
39:54c'est vrai que je pense
39:54que c'est une forme
39:55de pudeur
39:55et je voudrais juste
39:57te dire
39:58c'est un mot
40:00qu'un papa peut avoir
40:01à son enfant
40:03lui dire de faire
40:04on les voit grandis
40:05ça va trop vite
40:06et il faut
40:09pour grandir
40:09je pense qu'il y a besoin
40:11de dire je t'aime
40:12et puis je t'aime
40:13je pense qu'en filigrane
40:15les gens du nord
40:16vous l'ont dit
40:16parce que vous avez
40:17découvert une région
40:18où les gens sont
40:19très chaleureux
40:19le nord c'est vraiment
40:20une région
40:21où l'on fait la fête
40:22où l'on aime les gens
40:23bien sûr
40:24mais les gens du nord
40:25oui
40:25mais ça c'est une chose
40:26que vous aviez découverte
40:27parce que vous êtes arrivé
40:28dans cette région
40:29ce qui n'était peut-être
40:29pas prévu au départ
40:31non pas du tout
40:31non c'est parce que
40:32j'ai rencontré ma femme
40:33qui est valenciénoise
40:34voilà
40:34mais voilà
40:35et puis j'ai décidé
40:36de rester
40:37parce que voilà
40:39c'était comme ça
40:39que ça s'est fait
40:40c'est le destin
40:42mais c'est vrai
40:43que après
40:43j'ai surtout rencontré
40:44son père
40:45avant de la rencontrer
40:45elle
40:45parce que je ne savais
40:46même pas moi
40:47je ne savais pas du tout
40:48quand j'ai fait
40:49j'ai chanté à Vieux-Condé
40:50d'ailleurs
40:52qui était son père
40:53qui était maire de Vieux-Condé
40:54donc pour la fête de nuit
40:56j'ai été chanter là-bas
40:57et j'ai rencontré son père
40:59avant de faire la fête de nuit
41:00enfin bref
41:00je ne raconte pas l'histoire
41:02parce qu'elle est longue
41:03et donc
41:05moi ça s'est super bien passé
41:06le courant est super bien passé
41:07avec son père
41:10et je dis
41:10je dis à Guy Bustin
41:12je lui dis
41:12écoute ça y est
41:13je lui dis
41:13c'est quand même fabuleux
41:15et tout
41:15alors il m'apprend plein de choses
41:16il me montre la mairie
41:17voilà
41:18alors on fait le tour de la mairie
41:19parce que nous les paperasses
41:20et tout ça
41:20on ne s'en occupait pas
41:21et puis
41:23et puis
41:24j'organise une soirée
41:25je ne sais plus
41:25on a fait un truc
41:26à Lumia
41:27à Lille
41:28et du coup
41:29c'est là que
41:31j'ai fait la rencontre
41:32de ma femme
41:34et elle me dit
41:34je suis la fille
41:35de Guy Bustin
41:37je dis
41:38le monde est petit
41:38voilà
41:39et puis c'est comme ça
41:39qu'on a continué
41:41en Zambes
41:41voilà c'est devenu un duo
41:42un duo très différent
41:44de celui
41:44qu'il y est dans cet album
41:45un duo avec une autre
41:47grande voix de la chanson
41:48est-ce que ça vaut la peine
41:50avec Chimène Baddy
41:52mais est-ce que ça vaut la peine
41:56est-ce qu'on osera
42:00oublier qu'on s'aime
42:03qu'on s'aimerait
42:28là encore
42:29deux grandes voix
42:30Chimène Baddy
42:31moi je me souviens
42:31quand elle a chanté
42:32Piaf
42:33je crois que c'est celle
42:34qui a chanté
42:34le mieux Piaf
42:35de tout celle
42:35que j'ai entendue
42:36avec une émotion totale
42:38et ça a été une rencontre
42:40pour vous
42:41alors c'était une très
42:41très belle rencontre
42:42notamment parce que
42:43quand j'ai fait la première fois
42:44quand j'ai fait Bercy
42:46je lui ai gentiment demandé
42:47si elle voulait bien
42:48interpréter une chanson
42:49avec moi en duo
42:50qui était
42:51je te promets
42:52qu'elle avait déjà fait
42:54avec Johnny Holiday
42:55et elle m'a dit volontiers
42:57avec plaisir
42:58et c'est vraiment
42:59une femme extraordinaire
43:00elle a une
43:01elle est comme sa voix
43:03c'est-à-dire cristalline
43:05puissante
43:05et c'est une interprète
43:07de génie
43:08et quand on voit le clip
43:10on voit que vous êtes heureux
43:11tous les deux
43:11de pousser la note
43:13ben ça c'est bien
43:14je pense que nos voix
43:15se marient bien
43:16donc on a
43:18voilà
43:18et puis on s'entend super bien
43:19c'est ça
43:20qui est vraiment important
43:21mais Shimon Baddy
43:22c'est quelqu'un
43:22qui est capable
43:23de passer d'un genre
43:24à un autre
43:24elle l'a démontré d'ailleurs
43:25avec une facilité déconcertante
43:27comme vous d'ailleurs
43:27vous pouvez changer de genre
43:29aussi sans problème
43:30ah oui
43:31j'arrive à peu près
43:33à savoir
43:34pas tout faire
43:35parce que c'est compliqué
43:36mais j'essaie de varier
43:38oui oui
43:39voilà
43:39par exemple
43:40cet album là
43:41j'ai commencé par faire du country
43:42après j'ai chanté du rock
43:43après j'ai chanté du blues
43:45et puis là
43:46j'ai voulu faire
43:47un peu plus pop rock
43:48et même vocalement
43:49voilà
43:49on s'exerce
43:51et puis on arrive
43:51à faire des chansons
43:53plus puissantes
43:53et plus
43:54voilà
43:55et puis vous avez
43:56encore une fois
43:57appel à de nouveaux auteurs
43:58comme Icare
43:59avec Lettre à ma voix
44:00est-ce que c'est un hasard
44:04ou est-ce un rendez-vous
44:07le destin qui se marque
44:11qui se moque de nous
44:15qui mélange les cartes
44:19il est j'étonnant
44:20il est j'étonnant
44:21pour tout
44:22par l'éthique
44:23tu penses
44:24voilà une chanson étonnante
44:24Lettre à ma voix
44:26oui très étonnant
44:27oui très étonnant
44:27quand je l'écoutais
44:27pour la première fois
44:30moi je connaissais pas du tout
44:31je savais pas que cette chanson là existait
44:34c'est pour raconter vite fait
44:36la petite histoire
44:37c'est un jour
44:39je suis un soir à la maison
44:40et j'ai reçu un coup de fil
44:42de Patrick Fiori
44:43qui m'appelle
44:43il me dit écoute
44:44je suis en train de travailler
44:45avec Icare
44:45sur mon album
44:48et il me fait
44:49des présentations de chansons
44:50et il me dit
44:51je tombe sur une chanson
44:52qui s'appelle
44:53Lettre à ma voix
44:53et il me dit
44:54je ne peux pas chanter ça
44:55ça t'appartient
44:56j'ai dit ah bon
44:57je dis bah écoute
44:59fais moi écouter
45:00alors il m'a envoyé
45:01voilà
45:02la bande son
45:03et puis
45:04et puis j'ai trouvé ça fabuleux
45:06alors c'est une chanson
45:07assez mystique quand même
45:08parce que ça
45:09on cite pas de nom
45:10mais on cite de qui
45:11je veux parler
45:12exactement
45:13et en l'écoutant
45:14on le comprend parfaitement
45:15et puis Renaud
45:16Renaud qui ne travaillait pas
45:17pour tout le monde
45:18a participé à cet album
45:19j'ai fait une chanson
45:21je sais pas pourquoi
45:22peut-être pour changer le monde
45:25ou me changer moi
45:27une mélodie
45:29quelques mots comme ça
45:30pour dire la folie
45:32de cette vie là
45:34pour parler un peu
45:36et puis vous donner
45:37tout l'amour que j'ai
45:40dans mon coeur
45:41comment c'est venu ?
45:42alors là c'est pareil
45:44je ne connaissais pas Renaud
45:46sauf à travers
45:47bien évidemment
45:47son histoire
45:49mais
45:50mais
45:50voilà c'est en fait
45:52il a
45:52en fait c'est un de mes guitaristes
45:55qui est aussi guitariste de Renaud
45:58Michael Voyon
45:59qui vient vers moi un jour
46:01il me dit
46:01écoute c'est une chanson
46:03que Renaud
46:03alors il t'adore
46:04il m'a dit
46:04je t'adore
46:06je l'adore Jean-Baptiste
46:08et puis
46:09et puis voilà
46:10et du coup
46:10il a écrit une chanson
46:12justement
46:12qui s'appelle
46:12une chanson
46:14qui parle un peu
46:15de mon public
46:16voilà
46:17c'est une façon à moi
46:18en fait de remercier mon public
46:19donc c'est marrant
46:20d'avoir écrit ça
46:21et le style
46:22c'est un style
46:23complètement différent
46:24de ce que je peux chanter
46:25d'habitude
46:26et je me suis dit
46:26ça c'est encore
46:27un challenge
46:27assez sympa à faire
46:29et je m'y suis mis
46:30et après
46:32on a fait une rencontre
46:33avec Renaud
46:34et on m'a dit
46:35Renaud
46:35soit ça dure 3 minutes
46:36soit ça dure 3 heures
46:38j'ai eu de la chance
46:38ça a duré 3 heures
46:39exactement
46:40mais c'est vrai que Renaud
46:41moi j'ai connu
46:42dans son coin malheureusement
46:44il a des moments très difficiles
46:45lui aussi
46:45et je sais pas si vous le savez
46:47il a débuté au cinéma
46:48à 5 ans
46:49dans un film
46:49qui est le Ballon Rouge
46:51d'Albert Lamoris
46:52il joue un tout petit rôle
46:53dans ce film
46:54parce que son oncle
46:55était le directeur de production
46:56c'est vrai
46:57c'est fou
46:58alors Renaud
46:59tous ces gens là
47:01ont participé à cet album
47:02mais je sais que vous avez
47:03un rêve
47:03qui à mon avis
47:04ne se réveillera jamais
47:05vous auriez rêvé
47:06de travailler à la NASA
47:08j'aurais rêvé
47:09oui parce que
47:10alors
47:11ça c'est pareil
47:12j'adore les sensations fortes
47:13et d'ailleurs
47:15ça me fait rien
47:15j'ai pas de problème
47:17me faire tourner
47:18dans tous les sens
47:18c'est pas un souci
47:20et j'aime la vitesse
47:21moi j'aime tout ce qui est dangereux
47:23alors voilà
47:24mais j'aurais aimé
47:25faire
47:26j'aurais aimé être à la NASA
47:28surtout aller sur la lune
47:30c'est fascinant quand même
47:31vous êtes sur Terre
47:32et à Valenciennes
47:32Valenciennes d'ailleurs
47:33qui est la ville de France
47:34qui compte le plus de statues
47:35au kilomètre carré
47:36peut-être qu'un jour
47:37il y aura votre statue
47:38à Valenciennes
47:38on ne sait jamais
47:39oh peut-être oui
47:40en attendant
47:41il y a ce nouvel album
47:42donc
47:43de l'ombre à la lumière
47:44et puis il y a une tournée en 2026
47:46toutes les dates sont sur internet
47:47mais je signale quand même
47:48que Bordeaux et Toulouse
47:49c'est le 18 et le 19 mars
47:51ville chère à Sud Radio
47:52et surtout
47:53le Dôme de Paris
47:54le 26 mars
47:55le Dôme de Paris
47:56c'est pas n'importe quoi
47:58et non
47:58le Dôme de Paris
47:59j'ai jamais fait
48:00donc voilà
48:01je ne sais pas
48:01ça sera la première fois
48:02j'y suis déjà allé
48:03j'ai été voir
48:04monsieur Enrico Macias
48:05en concert
48:07alors je sais à peu près
48:08comment c'est à l'intérieur
48:09toujours
48:09mais voilà
48:10oui ça va être un moment magique
48:12aussi
48:12comme j'ai pu faire Merci
48:13d'ailleurs
48:13ça va être un moment magique
48:15et j'en suis certain
48:15et bien en tout cas
48:16merci pour ce moment magique
48:17que vous vous êtes raconté
48:18Jean-Baptiste Guégan
48:19et puis à bientôt
48:21avec d'autres chansons
48:22car vous allez toujours
48:22vous renouveler
48:25les clés d'une vie
48:25c'est terminé pour aujourd'hui
48:26on se retrouve bientôt
48:27restez fidèles
48:28à l'écoute de Sud Radio
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