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  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Hortense Crépin du 23 février 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Hortense Crépa.
00:08Vous avez la parole dans un instant, on vous attend au 3210 pour parler des déserts médicaux,
00:12mais d'abord l'essentiel de l'actu, à la veille du quatrième anniversaire du début de la guerre en
00:16Ukraine,
00:17Emmanuel Macron appelle l'Union Européenne à toujours accroître la pression sur la Russie
00:21et a adopté un vingtième paquet de sanctions que bloque pour l'instant la Hongrie.
00:26Nicolas Sarkozy échappera-t-il au bracelet électronique pour purger sa peine dans l'affaire Big Malion ?
00:31Dans une demi-heure, son avocat doit demander une confusion de peine de l'ex-chef de l'État.
00:36Cette procédure lui permettrait de ne pas avoir à porter de bracelet,
00:39puisqu'il l'a déjà fait l'an dernier dans le cadre de sa condamnation dans un autre dossier, celui
00:43des écoutes.
00:45L'ambassadeur américain en France a rendez-vous ce soir à 19h au ministère des Affaires étrangères.
00:50Jared Kushner, convoquée après les propos de l'administration Trump sur la mort de Quentin de Ranck,
00:54elle avait dénoncé la violence politique d'extrême-gauche et appelé à traduire ses responsables.
00:59Et puis les athlètes français de retour des Jeux en Italie,
01:02ils sont attendus à 19h à Albertville pour fêter leurs 23 médailles.
01:0723 médailles, un record pour une Olympiade d'hiver.
01:09Le drapeau olympique se rahissait dans la commune avant les Jeux de 2030.
01:13La météo, Louis Baudin, ça y est, de la douceur en fin de main.
01:17Exactement, de la douceur, du soleil et un temps plus sec dans la plupart des régions.
01:22Non, ça commence cet après-midi, on a déjà beaucoup de soleil dans le quart sud-est,
01:25on a de belles éclaircies là entre le nord de la Bretagne et l'île de France.
01:29On a encore quelques nuages dans la vallée de la Garonne,
01:31mais là ça devrait se lever cet après-midi.
01:33Non, les nuages resteront un peu plus nombreux du centre nord-est,
01:35avec même peut-être quelques gouttes de pluie,
01:37mais pour l'essentiel, retenez le temps sec, les éclaircies de plus en plus belles.
01:40Et donc, vous l'avez dit, la hausse des températures qui commence aujourd'hui,
01:4312 à 15 degrés cet après-midi dans la plupart des régions,
01:4716 à 20 degrés même près de la Méditerranée.
01:49Et c'est vrai que de mardi à jeudi, ça va continuer à grimper.
01:52On peut le dire, il y aura un petit air de printemps sur la France
01:55au cours de ces deux prochains jours.
01:57Merci Louis.
01:59RTL, RTL, au plus près des agriculteurs.
02:04C'est le grand jeu toute cette semaine sur RTL
02:07à l'occasion du Salon de l'Agriculture.
02:09La valise RTL chez les agriculteurs.
02:12Je vous réexplique le principe.
02:14Cette semaine, 8 valises sont cachées chez 8 agriculteurs dans tout le pays.
02:18Une valise remplie de cadeaux est à trouver chaque jour chez un agriculteur.
02:23Et pour la retrouver, il faut être attentif aux indices donnés à l'antenne.
02:27Ce matin, Jérôme Florin et Marina Giraudeau vous ont dit qu'il fallait vous rendre en Bretagne,
02:31en île et vilaine.
02:33Louis, justement, vous a donné le nom de la commune,
02:36la chapelle fleurignée et Olivier Devers vous a donné le code à donner
02:40pour récupérer la valise après les Hauts-de-France et l'Île-de-France.
02:43C'est donc en Bretagne qu'il fallait se rendre aujourd'hui.
02:47Et c'est vous, Gaétan, qui avez trouvé la valise.
02:50Bonjour, Gaétan.
02:51Bonjour, Hortense.
02:52Alors, elle était où, cette valise ? Racontez-nous.
02:56En fait, elle était à l'Atelier du Tilleul.
02:58L'Atelier du Tilleul fabrique du savon à partir de l'élevage de leur exploitation.
03:04Ils ont aussi une culture d'Aloe Vera.
03:07Ils fabriquent des produits cosmétiques, entre autres, à partir de ces produits-là.
03:12On sera dans un instant, justement, avec Laurie, qui gère cette ferme du Tilleul
03:15et que vous avez rencontrée ce matin.
03:17C'était facile de la trouver ? Vous l'avez trouvée tout de suite ?
03:20Alors, je vais être honnête.
03:21En fait, c'est mon voisin qui m'a appelé, qui ne pouvait pas se déplacer.
03:24Donc, j'ai tout de suite sauté dans la voiture.
03:26Et je suis arrivé le premier à même pas une minute,
03:30puisque derrière, il y avait une autre personne qui arrivait presque en même temps que moi.
03:34Donc, j'ai eu beaucoup de chance.
03:34Donc, c'était Pékin Express, en fait ? C'était un peu ça ?
03:37C'était un petit peu Pékin Express.
03:39J'ai quand même pris le temps de mettre des chaussures, mais c'était un peu ça, oui.
03:43Alors, justement, qu'est-ce qu'il y a dans cette valise ?
03:45Vous allez peut-être partager avec votre voisin, de ce fait.
03:47Oui, oui, on va s'arranger.
03:49Il y a plein de choses.
03:50Il y a un plaid qui est très doux.
03:52Il y a un mug.
03:53Il y a une radio portable.
03:55Il y a le jeu des grosses têtes aussi.
03:57Et puis, il y a le viny d'Alain Souffon aussi.
04:01Ça va vous faire, en tout cas, de la musique à écouter.
04:04Vous connaissiez cette ferme ou pas du tout ?
04:07Eh bien, non, en fait.
04:07C'était une belle rencontre, puisque moi, je suis arrivé dans la commune il y a quatre ans.
04:11Et en fait, comme je l'expliquais à Laurie, je ne connais pas encore tout le monde.
04:15Et c'était une belle surprise.
04:17Eh bien, justement, Laurie est également avec nous.
04:21Laurie Poussier, bonjour.
04:23Bonjour.
04:24Alors, c'est justement dans votre ferme, à la ferme du Tilleul, donc je le rappelle, à la chapelle Fleurigny,
04:29en Ile-et-Vilaine, que Gaëtan s'est rendue.
04:32Alors, il nous parlait du fait qu'il y avait eu une petite course un peu.
04:35C'est ça, racontez-nous.
04:36Oui, c'est clair.
04:37C'était un peu, comme vous dites, Pékin Express.
04:39Là, ils étaient l'un derrière l'autre.
04:41Là, c'était chaud.
04:42C'était chaud.
04:43Alors, présentez-nous un petit peu votre ferme.
04:45Gaëtan l'a fait déjà un petit peu.
04:47Depuis quand déjà vous êtes dans cette activité ?
04:51Alors, en fait, moi et mon mari, on est agriculteurs, on a des vaches laitières, en fait.
04:56Donc, on est arrivés ici il y a huit ans.
04:58Mon mari est hollandais et moi, je suis de la Mayenne et on est arrivés en Bretagne.
05:02Et du coup, j'ai créé la savonnerie il y a quatre ans, où j'ai, au départ, créé des
05:07savons au lait de nos vaches.
05:09Et puis, au fur et à mesure, j'ai développé l'activité de la savonnerie.
05:14Et aujourd'hui, je cultive aussi de l'aloe vera.
05:16Ce n'est pas courant, ça ?
05:17C'est pas commun.
05:18Non, pas du tout. Je suis la seule en Ile-et-Vilaine qui fait ça.
05:21Et je pense la seule en Bretagne, vraiment, qui a une gamme de cosmétiques assez élaborées,
05:26vraiment transformées à la ferme directement.
05:28Parce que ça a des vertus, j'imagine, pour les consommateurs ?
05:33Oui, et l'aloe vera, en fait, c'est super hydratant pour la peau.
05:37Ça calme les peaux sensibles.
05:39On peut même boire du jus d'aloe vera pour calmer les irritations de l'intestin.
05:44Il y a vraiment des vertus médicales, médicinales pour l'aloe vera.
05:49Donc, c'est très intéressant à travailler.
05:51Et je crois que vous serez, justement, Laurie, au Salon de l'agriculture, demain et mercredi, c'est ça ?
05:57Oui, tout à fait.
05:58Demain, je viens pour intervenir sur la partie plus professionnelle au niveau de l'agriculture,
06:04au niveau du CIA pro,
06:06et pour parler notamment des robots de traite qu'on a sur l'exploitation.
06:10Et je viens aussi, mercredi, au niveau du stand de la région Bretagne,
06:15où il y a une petite vitrine, justement, avec mon aloe vera et une crème de jour, par exemple,
06:21que je fais et que je pourrais essayer de faire tester aux gens qui seront sur le stand à ce
06:25moment-là.
06:25Donc, si on se rend au niveau du pavillon de la Bretagne au Salon de l'agriculture,
06:30on pourra vous croiser.
06:32Redonnez-nous juste l'adresse, Laurie, de votre ferme en Ile-et-Vilaine,
06:36pour que les auditeurs qui sont de passage puissent venir vous trouver.
06:40Alors, la ferme, elle se situe, du coup, c'est l'atelier du Tilleul,
06:44le nom de la savonnerie.
06:45Donc, le lieu dit, c'est le Tilleul à la chapelle Florignée.
06:48Et vous pouvez aussi me trouver sur mon site internet.
06:51Donc, c'est l'atelierdutilleul.fr.
06:54Oui, l'atelierdutilleul.fr.
06:56En tout cas, l'adresse est bien notée.
06:59Merci beaucoup, Laurie, d'avoir accueilli cette valise RTL.
07:02Merci également à Gaëtan.
07:05Merci beaucoup.
07:06Merci beaucoup à tous les deux.
07:08Et surtout, bravo, Gaëtan.
07:10Et sachez, si vous n'avez pas remporté la valise et que vous étiez en brezagne,
07:14que vous pouvez tout de même tenter de remporter la valise d'or,
07:18avec à l'intérieur un très, très beau cadeau, un voyage pour deux en Chine.
07:21Si vous vous rendez au Salon de l'Agriculture,
07:23vous pouvez glisser un ticket de participation tout au long de la semaine au niveau du studio RTL,
07:30qui est installé au niveau du pavillon 4, ou bien vous rendre toute la journée,
07:34aujourd'hui, justement, à la ferme de Delory-Poussier,
07:37pour glisser un bulletin de participation pour tenter de remporter cette valise d'or.
07:41Le tirage au sort aura lieu dimanche.
07:44Et j'ajoute que demain, notez bien, c'est en Auvergne-Rhône-Alpes
07:47qu'il faudra chercher la quatrième valise de notre grand jeu.
07:52Jusqu'à 14h, Hortense Crépin vous donne la parole sur RTL.
07:59Je suis médecin généraliste, rural.
08:01Si les gens utilisaient leur médecin juste quand c'est utile,
08:05il n'y aurait pas de désert médical.
08:06Ce matin, j'ai fait 10 patients.
08:08Sur les 10, il y en avait 6 qui n'avaient rien.
08:11C'était inutile, c'était des bricoles, etc.
08:1340% des consultations, des actes sont non justifiés.
08:176 Français sur 10 dans les communes d'au moins 1000 habitants
08:20déclarent ne pas avoir assez de médecins.
08:23On parle aujourd'hui de la désertification médicale.
08:27Ce chiffre que je viens de vous donner,
08:28c'est le résultat d'une enquête Tolonaris Interactive pour RTL et M6,
08:32dévoilée à l'occasion de notre journée spéciale,
08:34à 20 jours maintenant des élections municipales.
08:36Comment les maires peuvent-ils lutter contre les déserts médicaux ?
08:40On en parle avec vous au 3210.
08:42Et Agathe Landais m'a rejoint en studio.
08:45Bonjour Agathe.
08:45Bonjour Hortense, bonjour à tous.
08:47Notre spécialiste santé ici à RTL.
08:50On va accueillir Didier tout de suite.
08:53Bonjour Didier.
08:54Oui bonjour.
08:55Alors vous, je crois que vous êtes soignant, c'est ça ?
08:57Oui, je suis anesthésiste.
08:59Alors racontez-nous, vous êtes toujours en activité.
09:02Déjà vous nous appelez d'où Didier ?
09:04Je suis sur Poitiers.
09:05Je suis retraité administrativement depuis trois ans, mais je poursuis mon activité à titre contractuel comme salarié.
09:14Je ne suis plus médecin libéral.
09:15D'accord.
09:16Donc vous continuez quand même un petit peu ?
09:18Oui, tout à fait, parce que j'aime mon activité et puis il y en a besoin parce qu'il
09:22n'y a pas beaucoup de monde pour...
09:24La relève n'est pas suffisamment nombreuse pour faire face à la charge de travail qu'il y a à
09:28faire.
09:29Et ça vous le constatez ? C'est-à-dire qu'autour de vous, vous avez des collègues qui étaient
09:33encore en activité qui vous ont dit qu'il faudrait que vous veniez leur prêter main forte ?
09:38Ah oui, tout à fait. L'établissement où je travaille toujours dans le même établissement, quand j'ai pris ma
09:43retraite administrative, on m'a demandé si je voulais bien éventuellement continuer un petit peu.
09:47Et ça concerne de très très nombreuses spécialités dont certaines s'étaient progressivement dans la ville, quoi.
09:55D'autres confrères que vous connaissez ont fait la même chose que vous ?
09:59Oui, oui, oui, tout à fait.
10:01Aussi bien là qu'à l'hôpital, j'ai des confrères hospitaliers qui sont venus travailler après leur retraite, rendre
10:08service quand il y avait besoin, pour boucler les plannings, effectivement.
10:12Notamment dans le cadre de l'anesthésie, il y a le problème des gardes et des urgences, donc il y
10:16a besoin de beaucoup de monde quand même.
10:17Et ça justement, Aguette Landais, vous êtes avec nous en studio, donc notre spécialiste santé sur RTL.
10:23On le constate énormément, cette désertification médicale, elle touche quasiment toute la France.
10:29Exactement, c'est une réalité. Il y a 8 millions de Français qui vivent aujourd'hui dans un désert médical
10:34et 6 millions de Français qui n'ont pas de médecin traitant.
10:37Donc pour qui c'est un peu une galère au quotidien pour essayer de trouver un médecin, nos auditeurs le
10:41savent bien.
10:41On estime aussi qu'il y a 80% des Français qui ont déjà renoncé à se faire soigner ou
10:46à faire une analyse en laboratoire, par exemple, parce que c'était trop loin de chez eux ou parce que
10:51le délai d'attente était trop long.
10:5280% des Français qui ont déjà renoncé à se faire soigner. Bonjour Isabelle.
10:59Vous nous avez appelé au 3210, merci à vous. Vous nous appelez d'où Isabelle ?
11:04Alors je vous appelle, je ne voulais pas donner le nom du département.
11:08Dans la région si vous le souhaitez, ou si vous souhaitez garder cela confidentiel, ça peut rester confidentiel.
11:15Alors Isabelle, justement, cette désertification médicale, vous la ressentez vous au quotidien ?
11:21Oui, j'avais appelé parce que je voulais parler du cas de ma maman qui a une lourde maladie psychiatrique,
11:30qui a déménagé il y a 4 ans et qui depuis n'a plus de médecin traitant spécialiste.
11:37Et du coup, ça fait 2 ans que son traitement n'a plus, qu'elle s'est retrouvée 4 fois
11:42aux urgences de sa commune et que même là, ils n'apprennent pas très longtemps.
11:49Donc ils n'adaptent pas le traitement lourd, ils la renvoient chez elle très rapidement.
11:53Donc elle fait une rechute quelques mois après, elle se retrouve dans le même hôpital.
11:56Et la dernière fois, ils l'ont envoyée chez elle le lendemain.
12:00Et là, elle était tellement désespérée qu'elle a arrêté de manger, elle a arrêté de boire et elle a
12:05été retournée par la police 2 jours après.
12:07Ils l'ont ramenée à l'hôpital, elle était en déshydratation sévère.
12:10Elle s'est retrouvée en médecine interne, donc ils l'ont remis d'aplomb, entre guillemets, au niveau physique.
12:17Mais le service de psychiatrie a continué à dire, ce n'est pas notre problème.
12:21Je pense qu'il était débordé.
12:24Donc moi, j'ai fait une plainte à l'ARS, ils ont dû prendre position.
12:27Ils ont répondu que c'était ma maman qui était démente, enfin qui avait besoin d'aller en maison de
12:33retraite,
12:34alors que les tests qu'ils avaient faits montraient qu'elle avait seulement un léger déclin cognitif,
12:40donc des petites pertes de mémoire qui ne l'empêchaient pas d'être autonome à la maison.
12:45Et voilà.
12:46Et puis du coup, la seule solution qu'on a fini par trouver,
12:51c'est d'aller dans un autre département, de payer une clinique privée à nos frais,
12:56donc c'est très cher.
12:57À cause justement de ce manque de clics ?
13:00Eh bien, ils ne voulaient pas la prendre en charge, voilà.
13:03Et puis elle n'a aucun médecin depuis 4 ans, depuis qu'elle a déménagé,
13:08alors qu'elle a une maladie très lourde, depuis de nombreuses années.
13:12Du fait de cette désertification médicale.
13:16Restez avec nous Isabelle, on revient dans un instant et on continue à parler de ce sujet
13:21pour lequel vous êtes très nombreux à nous appeler sur RTL.
13:24A tout de suite.
13:24Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
13:2850 centimes la minute.
13:31Hortense Crépin.
13:32RTL midi, les auditeurs ont la parole.
13:3613h17 sur RTL, on est ensemble jusqu'à 14h et on parle de la désertification médicale.
13:436 Français sur 10 dans les communes d'au moins 1000 habitants déclarent ne pas avoir assez de médecins.
13:50Isabelle, justement, était en ligne avec nous il y a quelques minutes.
13:54Isabelle, vous nous expliquiez combien c'était difficile de trouver une clinique
13:59pour que votre maman qui a une maladie psychiatrique puisse justement être prise en charge.
14:05Agathe Landais, notre spécialiste santé ici à RTL, est toujours avec nous en studio.
14:10Et le cas d'Isabelle n'est pas un cas isolé.
14:13Clairement, la psychiatrie, ça fait des années que c'est en très grande situation,
14:18enfin en situation très critique, pardon.
14:20Il y a 15 000 psychiatres en France et on sait que la santé mentale des Français
14:23s'est considérablement dégradée, donc c'est clairement pas assez au regard des besoins.
14:27Et juste deux petits chiffres pour vous illustrer la situation sur la psychiatrie.
14:31Il y a un tiers des postes vacants aujourd'hui dans la psychiatrie publique.
14:35Donc voilà, un tiers de psychiatres qui sont tout simplement pas là, qu'on ne peut pas remplacer.
14:39Et le deuxième chiffre, c'est que le nombre de lits en psychiatrie,
14:42donc dans les hôpitaux, ce nombre de lits a diminué de 22% depuis 2008.
14:4622% de lits en hôpital psychiatrique en moins, justement.
14:51Vous l'avez bien constaté, vous Isabelle, c'est ce que vous nous disiez à l'instant.
14:55Oui, absolument, oui, mais ça prend des proportions vraiment terribles, enfin catastrophiques.
15:00Et alors justement, vous nous parliez, Isabelle, du fait qu'il y a un manque de soignants et il faut
15:07les former.
15:08Didier, vous êtes toujours en ligne avec nous.
15:11Je rappelle que vous êtes anesthésiste, alors retraité depuis trois ans, mais vous continuez en libéral.
15:17Cette nécessité, justement, de formation, elle est là, vous nous en parliez, mais ça prend du temps.
15:24Oui, tout à fait, ça demande pas mal de temps, au moins une dizaine d'années pour le ministère générale,
15:29un peu plus pour les spécialistes.
15:30Le problème, dans un premier temps, je pense qu'il faut, pour attendre les nouveaux arrivants,
15:34il faut favoriser le cumul emploi retraite pour les médecins qui partent à la retraite
15:39et qui veulent bien continuer, sans que ce soit une obligation, mais qui veulent bien continuer.
15:42Il faut certainement favoriser ce cumul, ce qui ne semble pas être la politique suivie actuellement,
15:47semble-t-il, à partir de l'année prochaine, où il semble qu'on pose quelques conditions un peu drastiques
15:53pour autoriser ça.
15:54Et deuxièmement, il va falloir former beaucoup plus de médecins dans les différentes disciplines,
15:59puisqu'en fait, les générations qui nous suivent ont un rapport au travail différent d'une autre
16:04et ils ont certainement raison.
16:06Ils veulent une vie beaucoup plus équilibrée, donc il va falloir former beaucoup plus de gens
16:10pour assumer la même charge de travail.
16:12C'est vrai que pour pallier ce manque de médecins, à Gatlandais,
16:15le gouvernement avait pris différentes mesures.
16:17Il y a plusieurs mois, il y avait notamment ce projet d'envoyer des médecins généralistes
16:22dans les déserts médicaux.
16:24On a entendu dans le journal, dans RTL Midi, ce reportage d'Arthur Pereira.
16:29C'était un petit peu précurseur dans la Nièvre, avec cette sorte de pont aérien organisé.
16:34Donc je rappelle, des médecins qui viennent régulièrement depuis Dijon à Nevers en avion
16:39pour, le temps d'une journée, pouvoir pallier ce manque de médecins.
16:42Alors cette mesure du gouvernement concernant les généralistes, cette fois,
16:45envoyé dans les déserts médicaux, est-ce que ça a porté ses fruits ?
16:48Là, on n'est pas du tout sur le dispositif Dijon-Nevers qui est hyper spectaculaire
16:51et on ne souhaite pas non plus être obligé de transporter les médecins par avion
16:54pour solutionner un peu les choses.
16:56Mais effectivement, il y avait ce dispositif qui s'appelait Un médecin près de chez vous,
16:59qui avait été lancé dès l'arrivée de Sébastien Lecornu à son poste.
17:04Ça a été lancé en septembre dernier, officiellement, ce dispositif.
17:08Le concept, c'était envoyer deux jours par mois un médecin généraliste dans un désert médical.
17:14Donc il partait de son propre cabinet pour aller prêter main forte ailleurs, deux jours par mois.
17:19Pour inciter les médecins, on a sorti le carnet de chèques puisqu'on proposait une prime de 200 euros par
17:24jour
17:24à ces médecins qui acceptent donc de se déplacer dans un désert médical.
17:28Jusqu'à maintenant, ce n'est pas très suivi.
17:31Les derniers chiffres qu'on a, c'était début décembre, 250 médecins qui s'étaient portés volontaires pour ce dispositif.
17:37Donc 250 médecins trois mois après le lancement.
17:40Ce n'est quand même pas beaucoup.
17:42Et ce que nous expliquent les médecins, c'est que ce n'est pas très bien organisé.
17:46Il y a beaucoup de galères administratives.
17:49Il faut que ces médecins puissent trouver des solutions pour se faire eux-mêmes remplacer dans leur propre cabinet quand
17:53ils partent.
17:54Donc c'est quand même assez compliqué et c'est encore en train de se mettre en place.
17:57Didier, alors je rappelle que vous êtes anesthésiste, mais vous, est-ce que vous seriez prêt à partir parfois un
18:04jour ou deux dans un mois
18:06pour aller prêter main-forte dans un autre département, une autre région ?
18:11Oui, éventuellement, pourquoi pas.
18:12Mais là, je rends déjà bien service.
18:14Je suis déjà bien occupé.
18:16Ce n'est pas le problème.
18:16Je suis que j'ai un emploi du temps déjà précisément chargé pour un traité.
18:22Mais je pense qu'il faut surtout, plutôt que de déplacer les médecins qui sont déjà installés,
18:26pour inciter les retraités, favoriser, aider les retraités qui veulent bien reprendre un service et rendre service.
18:34Et surtout, le principal élément dans l'aide, c'est surtout de supprimer toutes les contraintes administratives.
18:42Qui sont nombreuses.
18:43Merci beaucoup Didier.
18:45Merci également à Isabelle de nous avoir appelés dans les auditeurs en la parole.
18:50Muriel a également composé le 3210.
18:52Bonjour Muriel.
18:53Bonjour.
18:54Vous nous appelez d'où ?
18:55Moi, je vous appelle d'Orléans.
18:57Dans le Loiret.
18:58Quel temps il fait Orléans ?
18:59Mitigé.
19:00Mitigé.
19:00Bon, mitigé.
19:02Oui, Baudin nous a dit que ça allait s'arranger au cours de la semaine avec du redou.
19:05On croise les doigts alors.
19:06Alors Muriel, je crois que vous, vous êtes pharmacienne, c'est ça ?
19:09Oui.
19:09Donc vous connaissez un petit peu ce milieu médical quand même.
19:14Alors racontez-nous, vous, cette désertification médicale, vous la ressentez ?
19:18Tous les jours, on a des personnes qui sont en errance médicale,
19:22qui nous demandent si on a des coordonnées de médecins.
19:26Est-ce que vous avez un médecin ? Est-ce que vous connaissez un médecin qui prend encore ?
19:29Et chaque jour, on est obligé de leur hausser les épaules en disant, mais non, il n'y a pas,
19:33il n'y a plus.
19:35Moi, quand j'ai repris l'officine dans laquelle je travaille, il y a 12 ans, il y avait 8
19:40médecins qui travaillaient dans mon quartier.
19:42Voilà.
19:43Et puis, bon, il y en a qui sont partis en retraite, il y en a qui sont partis ailleurs.
19:48Et maintenant, il n'y a plus.
19:50C'est-à-dire, il y a un médecin psychiatre qui s'est installé il y a deux ans.
19:54Mais sinon, c'est fini.
19:55Il n'y a plus de médecins en centre-ville autour de la zone où je travaille.
20:01Moi, ce qui me désole, c'est que ce que j'observe, c'est que finalement, en tant que contribuable,
20:06je vois les communes qui sortent les chéquiers, et puis des grosses sommes,
20:11c'est de l'ordre de 50 000 euros pour qu'un médecin se deuille bien s'installer dans une
20:15zone
20:15ou dans laquelle il reste 5 ans, puis 5 ans après, au bout de 5 ans, il part ailleurs.
20:20Je ne trouve pas ça normal.
20:21Et vous, en tant que patiente aussi, vous le ressentez ?
20:24Bien sûr.
20:24J'imagine que vous le ressentez pour les personnes qui viennent vous voir à la pharmacie, mais en tant que
20:28patiente ?
20:28Alors, moi, j'ai installé une borne médicale à la pharmacie lorsque le dernier médecin est parti en retraite.
20:35Donc, c'est quoi cette borne médicale ? Ça consiste en quoi ?
20:37C'est-à-dire que c'est un box dans lequel il y a une borne avec un très grand
20:43écran
20:43et des outils connectés qui permettent à des médecins à distance de faire une consultation.
20:50Une téléconsultation, mais sur laquelle on a les différents outils, comme un tensiomètre ?
20:55Voilà, on a les outils connectés, et puis il y a un très grand écran,
20:58ce qui fait qu'il y a quand même une bonne interaction avec le médecin.
21:00Mais il y a des limites à ce système, évidemment,
21:02parce que c'est des consultations qui vont très vite,
21:06mais ça importe quand même quelque chose,
21:08parce qu'il y a des diabétiques, il y a des tas de gens âgés,
21:12même la personne la plus âgée qui était amenée à consulter à ma borne,
21:16elle avait 92 ans.
21:18C'est désolant d'en arriver là.
21:20C'est la difficulté qu'on peut avoir,
21:22et également en tant que patiente, vous nous le disiez.
21:24Agathe Landais, j'aimerais que vous nous racontiez le test,
21:27l'expérience, entre guillemets, que vous avez pu faire pour RTL,
21:32pour essayer tout simplement de trouver un rendez-vous
21:35chez un dermato dans les deux sèvres,
21:37donc dans un département qui est considéré comme un désert médical.
21:39Exactement, on a fait le test sur les dermatos,
21:41parce qu'en fait, je suis allée sur place en reportage dans les deux sèvres,
21:43vous entendrez ce reportage dans RTL Insight ce soir,
21:46mais on a voulu faire le test aussi d'ici,
21:48en essayant de prendre rendez-vous juste chez un dermatologue.
21:51J'ai dit que j'étais atteinte d'une maladie chronique,
21:53à savoir l'eczéma, et que j'étais plus suivie par un dermatologue,
21:56donc j'avais besoin d'un rendez-vous.
21:58Donc en regardant sur Doctolib,
21:59il y avait six dermatologues qui sont apparus,
22:04cinq dermatologues pour lesquels je n'ai pas eu d'humain au bout du fil,
22:07puisque soit je tombais sur une messagerie vocale
22:10qui disait on ne prend plus de rendez-vous,
22:12la messagerie vocale est saturée, etc.
22:14Et un dermatologue qui m'a répondu,
22:17dont le secrétariat m'a répondu,
22:21mais malheureusement il n'avait aucun rendez-vous,
22:23et il m'orientait vers un autre médecin encore,
22:25dans un autre département qui était à plus de 80 km.
22:28Donc le résultat de ce petit test, à mon échelle,
22:32c'est que dans tout ce département des Deux-Sèvres,
22:33on n'est arrivé à trouver aucun rendez-vous du tout.
22:35Même pas plusieurs mois après.
22:37Une nécessité donc de devoir se rendre potentiellement
22:39dans un autre département.
22:42On va continuer évidemment à parler de ce sujet,
22:44de la désertification médicale.
22:46On est ensemble jusqu'à 14h dans les auditeurs « On la parole » sur RTL.
22:50Et ensuite vous retrouverez Jean-Alphonse Richard pour l'heure du crime.
22:53Bonjour Jean-Alphonse.
22:54Bonjour tout le monde.
22:55Loïc Goudin avait 19 ans.
22:56Il a été retrouvé mort au pied d'un balcon d'hôtel sur l'île de Mallorque,
23:01classé bien trop vite en suicide.
23:03Sept ans après les faits, l'enquête est rouvert de Jean-Alphonse.
23:05Oui, c'est ça et c'est une histoire extraordinaire parce que ce garçon,
23:0819 ans, on va dire tout de suite qu'il s'est suicidé en se jetant du 7e étage.
23:13Il n'était pas du tout suicidaire.
23:15Loïc Goudin, l'Espagne va se précipiter pour clore au plus vite ce dossier.
23:20Et effectivement, il y a plein de vérifications qui n'ont pas été faites.
23:23Des témoignages oubliés, une autopsie qui est improbable,
23:27des vérifications qui sont absentes.
23:29Bref, je ne vous ferai pas une liste parce qu'on y passerait pendant de très longues minutes.
23:32Ce n'est pas le but.
23:34Voilà donc, on est là sept ans après.
23:37Eh bien, la famille Goudin vient d'obtenir la réouverture de l'enquête.
23:41C'est très intéressant parce qu'on va voir ce que ça va donner.
23:43Effectivement, il y a beaucoup de doutes.
23:44C'est l'affaire Loïc Goudin, le mort du balcon.
23:48Heure du crime, 14h. A tout à l'heure.
23:50A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
23:51Et pour l'heure, il est 13h27 sur RTL.
23:53On continue à parler des déserts médicaux.
23:56Muriel nous parlait du fait qu'en tant que pharmacienne, elle le ressent bien,
23:59mais également en tant que patiente.
24:00A tout de suite sur RTL.
24:01Jusqu'à 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
24:06Avec Hortense Crépin.
24:0912h30, 14h.
24:10RTL midi, les auditeurs ont la parole.
24:13Avec Hortense Crépin.
24:15Mon époux a été malade en 2024.
24:18Nous habitons le territoire de Belfort.
24:21Nous avons dû aller passer une IRM dans le Creusot.
24:24Et nous avons pu trouver un cardiologue à Strasbourg.
24:28Nous avons fait des centaines de kilomètres pour pouvoir faire les examens le plus rapidement possible.
24:32Parce qu'on nous disait, on ne prend plus de nouveaux patients.
24:34Ou on nous disait, dans quatre mois ou l'année prochaine.
24:37Quand on pense déserts médicaux, on parle souvent des territoires ruraux.
24:42Or, moi j'habite à Lyon.
24:43Et aujourd'hui, je n'ai plus de médecin traitant.
24:45Mon médecin traitant, à côté de la Pardieu, à Lyon Centre, est parti à la retraite.
24:50Elle n'a pas laissé de remplaçant.
24:51Aujourd'hui, je cherche un médecin.
24:53Après avoir appelé à peu près une douzaine de médecins,
24:57personne ne veut nous prendre car ils ne prennent pas de nouveaux patients.
24:59Dramatique.
25:00En plein centre de Lyon, deuxième ville française.
25:03Isabelle et Sophie qui nous ont laissé un message sur le répondeur RTL.
25:08On parle effectivement des déserts médicaux,
25:11puisque nous sommes à 20 jours maintenant des élections municipales.
25:14Comment les maires peuvent-ils lutter contre les déserts médicaux ?
25:18C'est le thème de cette journée spéciale sur RTL.
25:23Justement, Sophie parlait de la difficulté, y compris dans les grandes villes,
25:27de pouvoir trouver un médecin.
25:30Émilie nous a appelé au 3210.
25:32Bonjour, Émilie.
25:33Bonjour, Hortense.
25:34Merci de prendre mon appel.
25:36Merci à vous de nous avoir appelé.
25:37Vous nous appelez d'où, justement ?
25:38De Chartres.
25:39Alors, Chartres, c'est une grande ville.
25:41Je suis entre Chartres et Rambouillet.
25:43D'accord.
25:44Je suis entre Chartres et Rambouillet.
25:45Donc, une très, très grosse ville.
25:47Et moi, ça fait 7 ans que je n'ai plus de médecin traitant.
25:517 ans.
25:51Oui, j'ai une pathologie qui fait que je suis obligée d'avoir des injections de toxines
25:57botuliques dans les chambres tous les trimestres.
26:00Que pour ça, je suis obligée d'aller à la pitié salpétrière.
26:03À vos frais, j'imagine ?
26:06Alors non, c'est plus compliqué que ça.
26:08Parce que comme mon médecin traitant, à l'époque, m'avait fait un renouvellement
26:12de prise en charge à 100%, j'ai dû et j'ai été obligée de mettre la sécu en procès
26:16pour qu'ils me reconnaissent malade.
26:18Parce qu'on bouillait ma pathologie.
26:20Voilà, il n'y a pas débat.
26:21Mais en tout cas, vous devez vous rendre à Paris régulièrement alors que vous vivez
26:24entre Chartres et Rambouillet.
26:26Donc, faire la route pour aller faire ça tous les 3 mois.
26:27Et surtout, je suis censée faire des séances de kiné 3 fois par semaine.
26:32Sauf que je n'ai pas de renouvellement d'ordonnances où c'est compliqué.
26:38Parce que c'est des ordonnances spéciaux.
26:40Alors, j'arrive à m'arranger avec la pitié.
26:43C'est toujours très...
26:44Voilà, c'est compliqué.
26:46Pour mes enfants, c'est pareil.
26:48Oui.
26:49C'est une difficulté qu'on ressent alors que vous vivez pourtant dans une grande ville.
26:54À Gatelandais, c'est ça qui est intéressant aussi et inquiétant.
26:57En même temps, c'est que même dans les grandes villes,
26:59c'est compliqué d'avoir un rendez-vous chez un médecin, un spécialiste, un généraliste.
27:03De trouver même un médecin généraliste.
27:04Oui, exactement.
27:05Toutes les spécialités confondues.
27:07Les généralistes, ils sont quand même les médecins les plus nombreux.
27:09Il y a 100 000 généralistes en France.
27:13Et c'est ceux qui ont un délai d'attente le plus court.
27:15Mais il faut quand même, en moyenne, 10 jours d'attente pour trouver un rendez-vous
27:18chez un médecin généraliste.
27:19Donc, quand vous êtes malade et qu'on vous dit qu'il n'y a pas de rendez-vous avant
27:2110 jours,
27:22on peut imaginer l'énervement des gens.
27:25Mais c'est vrai qu'il y a encore quelques années,
27:27on ne parlait pratiquement que des zones rurales.
27:30Quand on cherchait, nous, à RTL, à faire un reportage pour illustrer le manque de médecins,
27:34la facilité, c'était d'aller à la campagne.
27:36Là, concrètement, on peut aller à peu près partout en France.
27:38Il y a 90% du territoire qui est un désert médical.
27:40Donc, on peut le tourner à Paris autant qu'en zone rurale.
27:43Il y aura une difficulté pour trouver un médecin.
27:46Même à Paris, même à Lyon, comme le disait l'auditrice, il y a des difficultés.
27:51Et en particulier sur certaines spécialités.
27:53Je pense par exemple aux dermatologues dont on parlait tout à l'heure, aux psychiatres, aux cardiologues.
27:57Toutes les spécialités sont concernées.
27:58Y compris également les neurologues.
28:01Etienne nous a appelé aussi dans les auditeurs en la parole.
28:04Bonjour Etienne.
28:06Oui, bonjour Hortense, bonjour Agathe.
28:08Moi, je voulais vous dire simplement que...
28:10Vous êtes dans quelle région, vous, Etienne ?
28:11Moi, je suis dans le Pas-de-Calais.
28:12Je suis généraliste en milieu rural.
28:14J'ai commencé mes études en 1990.
28:16Et déjà en 1990, on nous disait qu'il n'y aurait pas assez de médecins dans les années 2000
28:20-2010.
28:21Alors, vous voyez, on n'a rien fait depuis.
28:22J'ai entendu le petit gros, là, ce matin, qui maigrit pour pouvoir se présenter aux présidentielles.
28:28Je crois que pendant sa mandature précédente,
28:30il avait augmenté le numerus clausus avec Marisol Touraine qui avait quand même réussi.
28:33Alors, vous parlez de qui, Etienne ?
28:36Le petit gros qui est joufflu, qui est tout tordant.
28:40Vous parlez de...
28:41De toute façon, il y avait deux invités, une femme et un homme.
28:44C'est François Hollande dont vous parlez, c'est ça ?
28:46François Hollande qui maigrit pour se présenter aux présidentielles quand bien lui fasse.
28:50Le problème, c'est que pendant sa mandature avec Marisol Touraine,
28:53je crois qu'ils ont réussi à augmenter le numerus clausus d'une seule personne.
28:56Alors maintenant, il n'y a plus de numerus clausus, mais c'est à peu près pareil.
28:58Il y a un manque criant de médecins généralistes.
29:01Et non seulement de généralistes, mais c'est l'arbre qui cache la forêt.
29:05La forêt, c'est les spécialistes.
29:06Effectivement, pour avoir un neurologue, c'est six mois.
29:08Un dermatologue, je n'y compte pas.
29:09Le psy, je n'y compte même plus.
29:10Ce qui provoque une animosité des patients vers l'ESP et inversement,
29:15avec des spécialistes qui nous disent qu'il faut responsabiliser les gens.
29:18Donc, c'est de plus en plus difficile.
29:19On a une population qui a augmenté.
29:20On a une population âgée qui a augmenté.
29:22On a des pathologies qui se traitent de mieux en mieux.
29:25Moi, je disais à votre intervenant, à votre collaborateur,
29:28que quand je commençais mes études, voir quelqu'un qui avait un cancer après six mois,
29:32ça a diminué déjà.
29:34Mais là, maintenant, on est parfois des patients qui ont deux, trois cancers,
29:38qui vivent encore bien, bien.
29:40Donc, si vous voulez, il faut s'en occuper.
29:42Alors, le problème, c'est qu'on a l'État contre nous.
29:44On a la loi RISTE qui a congédié tous les médecins âgés de plus de 72 ans à l'hôpital,
29:50je crois.
29:51On a une loi qui va faire que le cumul emploi retraite, ça va être pénalisé.
29:57On a une ARS qui est inutile, indigente.
30:01On a une sécurité sociale qui multiplie les problèmes avec des contraintes administratives débiles.
30:07Et le choix, ne serait-ce que l'idée du choix de médecin traitant.
30:12Ben non, dès qu'on trouve un médecin, on essaye de le voir.
30:14Vous, vous êtes médecin généraliste, vous avez encore la possibilité d'accueillir des nouveaux patients ou pas ?
30:20Là où je suis, moi, j'accueille tout le monde.
30:22D'accord, donc c'est-à-dire que s'il y a un nouveau patient qui arrive en vous disant
30:25« je voudrais que vous soyez mon médecin traitant », vous pouvez l'accepter dans votre dossier patient ?
30:30Moi, j'estime que je peux encore, je le fais, mais de toute façon, au bout d'un moment, je
30:34sais très bien que ça va saturer.
30:35Mais l'idée générale, ce n'est pas de dire qu'on va créer des maisons de santé,
30:40parce qu'il y a des mairies, l'idée générale, elle ne revient pas à la mairie.
30:44Vous pouvez, le maire, il fait comme il peut, il dit à ses concitoyens « je vais créer une maison
30:49», ça ne sert à rien.
30:51Les meilleurs sont ceux qui disent « bon, on va essayer de donner quand même une subvention »,
30:54ce n'est pas tout à fait pour ce qu'a dit la pharmacienne,
30:57parce que quand vous dites à un médecin, à un jeune médecin « venez chez nous », c'est 50
31:00000 euros,
31:01c'est quand même mieux que rien, quoi.
31:02Parce que moi, j'ai eu, de la part de M. Delevoye, maire de Bapaume, une bonne poignée de main,
31:08une grande tape dans le dos, y compris de M. Cotel, l'actuel maire,
31:12qui m'ont dit « vous voulez vous installer là où vous êtes, un grand bien vous fasse,
31:15et on ne va pas vous aider ».
31:16Moi, je m'en fichais, parce qu'en 2012, quand je me suis installé, j'ai décidé de m'installer
31:21là.
31:21C'est vous qui avez fait, en tout cas, le choix de l'endroit où vous alliez vous installer, Étienne.
31:25Et j'entends aussi, Étienne, que vous êtes plutôt en colère après les gouvernements et les présidents successifs.
31:33Alors, tout de même, on est quand même dans la bienveillance sur RTL.
31:36On ne peut pas appeler à la grossophobie comme vous l'avez fait il y a quelques instants
31:41à l'égard de François Hollande ou de toute autre personne.
31:45En tout cas, j'entendais que vous étiez très en colère.
31:47Vous parliez justement de la création de maisons de santé.
31:50Je crois que c'est ce qui s'est passé dans la commune où vous vivez, Francis. Bonjour.
31:55Oui, bonjour. Je vous appelle donc du Sud Vendée, au Poirée-sur-Vellumir.
32:00Et donc ?
32:01Effectivement, il y a 20 ans, on avait une pharmacie.
32:07Bon, les médecins n'étaient pas très, très loin, mais ils avaient quitté la commune.
32:10On en avait autrefois, mais bon.
32:12Et on a donc construit une maison de santé.
32:16La maison, la commune a mis à disposition un terrain.
32:20Ça a été financé.
32:22Et on s'est retrouvés avec des locaux.
32:27Il y avait deux cabinets médicaux.
32:29On en a eu un, finalement, un médecin.
32:31Parce qu'il n'y avait pas assez de médecins pour occuper le deuxième cabinet ?
32:34On l'a eu.
32:35Et au bout de cinq ou six ans, derrière, la pharmacie a fermé.
32:41Le médecin est parti en retraite.
32:44Et on s'est retrouvés avec des locaux vides.
32:47Et on a modifié, parce que c'était prévu dès la construction,
32:51on a modifié ses travaux, ses locaux, pour qu'il soit des logements.
32:55Et donc, c'était organisé.
32:57Et donc, la communauté de communes, à côté du Poirée-sur-Vellumir,
33:01c'est Fontenelle-Comte, la ville la plus importante,
33:04actuellement, a monté, elle aussi, une nouvelle à côté de notre hôpital,
33:08une maison de santé, voilà, avec des médecins.
33:10Mais si vous appelez, ils ne peuvent pas vous prendre.
33:13Donc, il y a eu la construction de ce cabinet médical,
33:19mais il n'y a pas de possibilité, parce que c'est déjà plein.
33:24Notre ami grossophobe d'avant avait raison.
33:26Si vous n'avez pas les médecins, vous pouvez faire tous les bâtiments que vous voulez.
33:31C'est ce qu'il nous faut.
33:32Il faut pouvoir les occuper avec des médecins.
33:37Et soit, on peut réellement trouver des médecins en disant,
33:42d'autorité, vous devez être là, là, et là, et là.
33:44Mais je n'ai pas le sentiment qu'il y ait des médecins
33:46qui soient dans des coins planqués et qui vivraient sans avoir de clients.
33:51Ils ont bien tous besoin de patients pour vivre.
33:54Donc, où sont les médecins qui devraient être je ne sais où ?
33:58Parce qu'on nous explique toujours que si on fait des ponts en or,
34:02donc 50 000 euros pour qu'ils puissent vivre, des bâtiments qui travaillent en équipe,
34:06qu'ils soient huit, comme ça, ils auront un week-end par mois de garde.
34:11Enfin, ils ne sont pas, ils n'existent pas, ces médecins.
34:14Mais c'est toute la difficulté, effectivement, sur ce sujet qui sera au cœur,
34:19notamment des élections municipales dans 20 jours tout pile.
34:24Dans un instant, on va parler d'un tout autre sujet.
34:27Où va l'argent ?
34:28L'interrogation lancée ce matin sur RTL par Hélène Merci-Arnaud,
34:31l'épouse de Bernard Arnaud, qui se demande ce que l'État fait des impôts.
34:35Alors, à tout de suite sur RTL, il est 13h40.
34:38Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
34:41ou appelez-nous au 3210.
34:4350 centimes la minute.
34:45Jusqu'à 14h, Hortense Crépin vous donne la parole sur RTL.
34:5213h42 sur RTL, on est ensemble, donc jusqu'à 14h.
34:55Et on va parler de cette question lancée ce matin par Hélène Merci-Arnaud,
35:00l'épouse de Bernard Arnaud, l'homme le plus riche de France.
35:03Où va l'argent ?
35:04Elle se demande ce que l'État fait des impôts.
35:07C'est ce qu'elle disait ce matin au micro de Marc-Olivier Fogiel dans RTL Matin.
35:12Un débat qui suscite beaucoup de réactions.
35:14Bonjour Victor D'Arcas.
35:15Bonjour Hortense, bonjour à tous.
35:17Beaucoup de réactions sur notre page Facebook.
35:18Comme Pascal qui nous écrit, l'État se gave de nos impôts, de nos efforts.
35:22Qu'on soit salarié ou entrepreneur, on a l'impression de toujours payer.
35:25Et plus pour rien.
35:26Jean-Pierre, même tonalité, l'État manque de transparence.
35:30Plus on paye et moins il y a d'argent dans les caisses.
35:32Et puis Gabriel, mon problème n'est pas de payer des impôts,
35:34mais de voir qu'ils sont si mal employés.
35:36Quand j'écoute les informations, pénurie de médecins,
35:39de profs de policier, justice langue.
35:41Donc oui, je me questionne.
35:42Merci beaucoup Victor.
35:44Fabienne nous appelle au 3210.
35:46Bonjour Fabienne.
35:47Bonjour.
35:48Vous nous appelez d'où ?
35:49De Châtelraud dans la Vienne.
35:51Très bien, merci d'avoir appelé.
35:53Les auditeurs ont la parole.
35:55Alors vous, est-ce que vous êtes d'accord avec ces propos de Mme Merci-Arnaud ?
35:59Ah oui, oui, mais totalement.
36:01Totalement.
36:02C'est-à-dire ?
36:02Parce que j'entendais le médecin qui parlait avant vous,
36:06mais voilà, c'est exactement ça.
36:07Tout est relié.
36:08Tout est relié.
36:09Il n'y a plus d'argent.
36:10Il n'y a plus rien.
36:12Alors vous prenez les hôpitaux, c'est la déchéance.
36:15Vous prenez l'école, c'est la déchéance.
36:17On demande aux jeunes, là, on dit aux jeunes, oui, faites des enfants.
36:21Mais attendez, il n'y a même pas de crèche pour les recevoir.
36:24Voilà.
36:25L'État parle de...
36:26Je ne sais pas ce qu'ils font de cet argent.
36:30Voilà.
36:30Alors justement...
36:31Mais où est cela passible ?
36:32Justement Fabienne, Pauline Jacot du service économie de RTL m'a rejoint en studio.
36:37Rebonjour Pauline.
36:37Bonjour à tous.
36:38Alors si on doit résumer de manière très sommaire, où va notre argent quand on paye des impôts ?
36:43On peut prendre l'exemple.
36:45Si on paye 1000 euros d'impôts, on a plus de la moitié qui va à la protection sociale.
36:48C'est un peu plus de 500 euros.
36:50La protection sociale, donc c'est la retraite, la santé, les allocations chômage.
36:54On a 88 euros qui vont à l'éducation, la crèche dont parlait notre auditrice, l'école, le collège, le
36:59lycée.
37:0050 euros qui sont fléchés vers les transports, 30 euros vers la défense, 25 euros vers la sécurité par exemple.
37:07Et donc justement Fabienne, vous, vous ne constatez pas qu'il y ait des actes en face de ça ?
37:13Ce que vient d'écrire Pauline Jacot, vous ne le constatez pas autour de vous ?
37:16Bien sûr que non.
37:18Bien sûr que non.
37:18Moi je vois...
37:20Attendez, je ne vais vous donner rien qu'un exemple.
37:22Moi j'ai un ami qui travaille à l'hôpital.
37:24Il travaille depuis pratiquement 40 ans.
37:27Donc il a vu l'évolution.
37:29Il me disait encore hier, moi quand j'ai commencé, il y avait un directeur.
37:34Il y avait, enfin c'est simple, au-dessus de nous, il y avait à peu près 6 personnes qui
37:39manageaient l'hôpital.
37:41Vraiment.
37:41Là maintenant, il dit, mais je ne peux même pas te dire le nombre de personnes qu'il y a
37:47qui se rimballent avec des dossiers, des machins, des trucs.
37:50Quand tu as besoin de demander un truc, ah ben non mais ce n'est pas moi qui gère ça,
37:52il faut que tu vois l'autre.
37:53Il y a je ne sais trop combien de directeurs.
37:55Et voilà.
37:56Par contre, quand on demande des infirmières ou des lits en plus, ça ce n'est pas possible.
38:01C'est la transparence en fait des coûts qui manquent, je ne vous dis pas, c'est transparent.
38:05Bien sûr.
38:06Regardez les cabinets conseils.
38:08Regardez au moment du Covid.
38:09L'argent mal dépensé en fait pour vous.
38:11Voilà.
38:12Mais oui, c'est ça, c'est l'argent mal dépensé.
38:14On donne des milliards pour les entreprises qui n'en ont peut-être pas si besoin que ça.
38:21Et vous avez des petits artisans qui eux n'arrivent pas à rejoindre les deux bouts.
38:25Eh bien, restez avec nous, Fabienne.
38:30Viviane nous a également appelée au 3210.
38:32Bonjour Viviane.
38:33Bonjour et bonjour à l'auditrice aussi.
38:36Je suis tout à fait d'accord avec elle.
38:38Effectivement, nous sommes le pays le plus taxé et super endetté.
38:42Alors, où est la gestion ?
38:43Qui gère si mal ce pays ?
38:46La France est dans un état épouvantable.
38:48Et puis, quand je vois l'argent, je ne sais pas où on voit l'argent parce que je vois
38:51dans les EHPAD,
38:52il manque cruellement de personnel.
38:54Enfin, je sais de quoi je parle.
38:56Et puis, trop d'aides sociales.
38:58Enfin, les personnes qui ne travaillent pas, qui sont payées plus que les personnes qui travaillent.
39:02Enfin, il y a toute une liste.
39:05Allez, maintenant, on va dire, on en entend parler, les assistants parlementaires.
39:08Il y a besoin de tous ces gens-là.
39:09Et c'est nous qui payons, ce sont les impôts quand même.
39:12Vous avez l'impression, vous aussi, que l'argent est mal utilisé ?
39:15Ah ben, complètement.
39:16Et puis, Mme Arnault, elle n'a pas tort.
39:17Parce qu'en fait, heureusement qu'il y a des gens très riches pour créer des entreprises et pour faire
39:21travailler les autres.
39:22Et s'il n'y avait pas d'impôts, vous vous dites peut-être, on peut se dire aussi que
39:25ce serait encore pire.
39:28Oui, bien sûr, mais les impôts vont, c'est ça.
39:31On voudrait avoir quand même un état des lieux complet.
39:33Parce que bon, il est très mal géré.
39:35Et moi, je dis, oui, il faudrait porter plainte contre cet état qui gère très mal notre argent.
39:40Ça, c'est clair.
39:40Alors, c'est vrai que politiquement parlant, c'est quand même un sujet qui suicide toujours beaucoup, beaucoup de débats,
39:46Pauline.
39:47Oui, exactement.
39:47On voit dans ce que disent les auditrices, c'est que la transparence des coûts, c'est très important.
39:51Il y a plusieurs propositions récemment qui sont faites dans ce sens-là.
39:55C'est aussi que nous, nous, nous nous rendons compte, qui payons des impôts, à quoi ça va servir ?
40:00Et par exemple, à l'hôpital, il y a des propositions qui suggèrent de donner le vrai coût des choses.
40:07Qu'est-ce que ça coûte à l'état, une journée d'hospitalisation ?
40:09Qu'est-ce que ça coûte à l'état, une jambe cassée, un bras cassé, une radio ?
40:12Qu'est-ce que ça coûte à l'état, une journée d'un enfant dans une année, dans une école
40:17primaire, une année dans un lycée ?
40:20Et ça, ça pourrait être quelque chose d'intéressant pour que, justement, que des gens comme nos auditrices se rendent
40:26compte
40:26et puissent faire la part des choses aussi entre ce qu'on paye, nous, de notre poche, pour l'éducation,
40:31la santé,
40:31et ce que l'état, est-ce que ça coûte concrètement à l'état ?
40:35Et là, on verrait que nos impôts financent une partie de tout ça.
40:38Viviane, il y a certains dispositifs, Pauline nous l'expliquait tout à l'heure dans RTL Midi,
40:42qui expliquent sur Internet, en ligne, sur lesquels on peut se rendre pour savoir un petit peu où va justement
40:48nos impôts.
40:48Est-ce que vous êtes déjà rendue sur ce type de site Internet ?
40:52Pas du tout.
40:52Jamais ?
40:53Pas du tout, mais comme j'écoute toutes les dépenses de l'État,
40:56quand j'écoute qu'on aide ceci, qu'on aide cela, et puis qu'on n'est même pas foutu
41:00d'aider les Français, tout simplement,
41:03écoutez, oui, le site, j'irai voir, ça c'est sûr.
41:06Mais enfin, on voit quand même où va l'argent aussi, un petit peu.
41:09On peut redonner le nom.
41:11On voudrait que ce soit plus clair, mais on voit quand même où va l'argent,
41:14on se rend bien compte de ce qui est donné aux personnes qui ne travaillent pas.
41:18Enfin bon, il y a beaucoup de choses à revoir là-dessus.
41:22On peut redonner le nom de ce site, Pauline ?
41:24Bien sûr, c'est sur le ministère de l'économie, donc économie.gouv.fr, il y a un petit fascicule,
41:29ça fait 26 pages.
41:30Ça vous fera de la lecture, Viviane.
41:32Économie.gouv.fr, oui.
41:35Comment sont utilisés mes impôts ? Vous avez absolument toutes les informations nécessaires, normalement.
41:40Merci.
41:40Alors, ça va peut-être me mettre un peu plus en colère, non ?
41:43Peut-être, Viviane. On vous laisse lire les 26 pages et nous rappeler ensuite.
41:48Nicolas nous a également appelé au 3210. Bonjour, Nicolas.
41:52Bonjour.
41:52Vous nous appelez d'où ?
41:54De Beauvais.
41:55De Beauvais, dans l'Oise, donc dans les Hauts-de-France.
41:57Et alors, vous, est-ce que vous êtes d'accord, justement, avec Fabienne et Viviane ?
42:01Alors, moi, je fais le même constat, mais ça va même un peu plus loin.
42:04Si vous allez sur tous ces sites, moi, j'y suis allé.
42:07L'éducation nationale, vous allez sur la santé.
42:11Vous vous rendez compte qu'entre 70 et 2020, la population française a augmenté de 30% environ.
42:16On fait des grosses cotes.
42:18Le nombre de médecins a été multiplié par 3.
42:21Le nombre d'enseignants et d'instituteurs, tout confondu, ont été multipliés par plus de 3.
42:25Et pourtant, plus de rendez-vous.
42:28Et pourtant, lisez les copies de nos enfants.
42:30Il n'y a pas un mot, il n'y a pas 3 fautes dedans.
42:33Donc, à un moment, oui, le prélèvement, très bien.
42:37C'est un peu comme faire ses courses.
42:39Quand on remplit un frigo, on a besoin de fruits et légumes, de viande, de produits laitiers.
42:43Mais on définit le besoin.
42:45Quand on en a trop, on le jette.
42:46En fait, ce qui manque, c'est le contrôle.
42:48Le contrôle est évidemment des citoyens, mais aussi un peu de gestion de ces gens-là.
42:54C'est essentiel.
42:55Et alors, ce qui est peut-être aussi un peu ironique, si on peut le dire, Nicolas,
42:59c'est que c'est Hélène Mercier-Arnaud, l'épouse de Bernard Arnaud, l'homme le plus riche de France,
43:04qui fait ce constat.
43:07C'est sûrement l'une des personnes les plus légitimes pour le faire.
43:09C'est parce que l'entreprise, il sait se gérer.
43:11Et j'ai l'impression qu'être politique, ça ne va pas avec les diplômes de gestion.
43:15Restez avec nous, Nicolas.
43:17On revient dans un instant et on continue justement à parler de cette question lancée ce matin par Hélène Mercier
43:24-Arnaud.
43:24Où va l'argent ? Où vont nos impôts ?
43:26A tout de suite sur RTL.
43:27Il est 13h51.
43:53L'ensemble des services de l'État se détériorent.
43:57C'est le tricotage d'un maillage administratif complètement délirant dans tous les domaines.
44:04On prend l'hôpital, je crois que c'est aujourd'hui, il y a plus de 30% d'administratifs.
44:08Et on a des États qui n'ont aucun pragmatisme et qui vont expliquer aux gens comment il faut faire.
44:13Le message de Gérard sur le répondeur RTL.
44:17Où va l'argent ?
44:18C'est la question que posait ce matin sur RTL au micro de Marc-Olivier Fogiel.
44:23Hélène Mercier-Arnaud, l'épouse de Bernard Arnaud, l'homme le plus riche de France,
44:27qui se demande ce que l'État fait des impôts et qui donne sa vision de la politique fiscale française.
44:33On en parle ensemble au 3210.
44:36Nicolas, vous étiez avec nous il y a quelques minutes.
44:40Je voulais vous poser moi-même cette question.
44:42Comment on peut mieux dépenser ?
44:43Qu'est-ce qu'il faudrait ?
44:44Vous faisiez le constat que l'argent n'était pas forcément bien dépensé dans différents secteurs.
44:48Je pense que c'est le contrôle.
44:50Il est important de contrôler.
44:52Les institutions n'ont aucun rapport entre eux.
44:54Vous pouvez d'un côté toucher le chômage, de l'autre côté travailler et ainsi de suite.
44:59En fait, il n'y a pas de corrélation entre les services
45:01qui font qu'on attribue, on alloue, on prélève même.
45:06Mais on ne contrôle pas ce qui est fait.
45:08On légitime.
45:11Vous parliez il y a quelques minutes de ces médecins qui sont dépêchés par avion.
45:15Un pont sanitaire, un pont aérien.
45:17Mais ça veut dire que ces médecins sont présents.
45:19Ça veut dire qu'on en a pour y aller.
45:21Ils peuvent prendre une journée.
45:22Donc, on a trois fois plus de médecins en France.
45:25Une population qui stagne au niveau de ses naissances.
45:28Donc, la répartition est impossible.
45:30Ça fait des mécontents.
45:31Évidemment.
45:32Mais à un moment...
45:33Mais on a des populations vieillissantes, par ailleurs.
45:35Ce qui implique de pouvoir gérer les diverses pathologies qu'ils ont.
45:38En tout cas, c'est le contrôle pour vous, Nicolas, qu'il faut renforcer.
45:43Denis nous a également appelé au 3210.
45:45Bonjour, Denis.
45:46Bonjour.
45:46Vous nous appelez d'où ?
45:48De Rouen.
45:49De Rouen.
45:50Très bien.
45:50Alors, vous aussi, vous êtes d'accord avec Mme Mercier-Arnaud
45:54sur ses propos ce matin sur RTL ?
45:56Alors, ce que je disais, oui et non.
45:59C'est-à-dire ?
46:00Je partage totalement l'analyse que vient de faire l'auditeur précédent.
46:05On dépense mal.
46:06C'est très mal dépensé.
46:08Et on a toujours l'impression de payer trop d'impôts.
46:11On a l'impression d'impôts.
46:29On a des charges.
46:30Des charges.
46:30Et on a des charges énormes.
46:32Et on se demande où elles vont.
46:35Et donc, comment il faudrait mieux dépenser, justement, cet argent de nos impôts, selon vous ?
46:40Je crois qu'effectivement, il faudrait déjà qu'il y ait plus de communication.
46:45Il faut, comment dire, amincir le millefeuille.
46:49Il y a un millefeuille administratif qui est monstrueux.
46:51Il faut arrêter de penser que tout n'est que bénéfice et admettre qu'il y a des choses qui
47:03sont du service public.
47:07Service public.
47:08Il y a deux mots là-dedans.
47:09Il y a service et il y a public.
47:10C'est pour tout le monde.
47:12Mais il ne faut pas non plus en abuser.
47:15Aujourd'hui, on est sur un état de providence.
47:18Mais l'État ne peut pas tout faire.
47:19Il faut bosser.
47:20C'est ça qui pose souci, selon vous, Denis.
47:25J'aimerais juste, Denis, qu'on puisse donner la parole également à Jean-Luc, qui, comme vous, a composé le
47:303210.
47:30Vous êtes nombreux à nous appeler aujourd'hui dans les auditeurs en la parole pour parler de ce sujet.
47:34Bonjour, Jean-Luc.
47:35Oui, bonjour, Hortense.
47:36D'où nous appelez-vous ?
47:37Je suis à Limoges, mais en réalité, je suis de ça.
47:39Je suis chauffeur routier.
47:40D'accord.
47:41Et alors, justement, en tant que chauffeur routier, je crois que vous êtes sur les routes au quotidien.
47:48La gestion des infrastructures routières, c'est aussi une partie de l'utilisation de nos impôts.
47:52Qu'est-ce que vous constatez ?
47:54Ça devient une catastrophe.
47:55Les autoroutes, là, je prends plusieurs autoroutes, que ce soit dans le nord, l'est, le sud.
48:00C'est une catastrophe.
48:02Il y a des nids de poules de partout.
48:03On a quand même deux camions qui ont cassé leur lame de ressort.
48:08C'est une lame qui traverse sous le châssis.
48:12Il y en a pour 1 500 euros.
48:13Et l'autoroute ne veut pas en entendre parler.
48:15Parce qu'à partir du moment où ils mettent des panneaux lumineux, trous en formation, pour eux, ils ne sont
48:19pas responsables.
48:21Pour vous, en tout cas, vous êtes d'accord avec les propos d'Hélène Mercier-Arnaud, ce matin, qui pose
48:27la question, clairement, où va l'argent ?
48:30Elle a 100% raison.
48:31Surtout que je pense qu'ils se sont mis au courant.
48:33Je crois qu'elle a payé, avec son mari, plus de 3 milliards d'impôts.
48:38Effectivement, Bernard Arnaud étant l'homme le plus riche de France, il y a un petit peu, entre guillemets, cette
48:43ironie, que ce soit justement son épouse, qui doivent elles-mêmes poser cette question.
48:48Mais en tout cas, vous êtes d'accord avec ces propos ?
48:50Ah, mais à 200%.
48:51Puis, il ne faut pas oublier quand même qu'on est le deuxième pays au monde, derrière le Danemark, qui
48:56est le plus imposé.
48:57Alors, le Danemark est le premier.
48:59Vous, en tout cas, vous avez le sentiment qu'on paye trop d'impôts et qu'ils ne sont pas
49:02assez bien utilisés.
49:03Ah oui, ils sont très mal utilisés.
49:05Et comment il faudrait mieux les dépenser ?
49:07Déjà, je pense qu'on pourrait réduire.
49:09On n'a peut-être pas obligé d'avoir 560 débutés en France.
49:13577.
49:14Oui, 577, oui.
49:16Et le Sénat, c'est pareil.
49:17On n'est peut-être pas obligé d'avoir autant de sénateurs dans ce pays.
49:20Mais il faut qu'ils puissent parfois aussi pouvoir vous représenter, justement.
49:26Bien sûr.
49:27Mais vous savez, l'Allemagne, c'est le pays qui est à peu près...
49:29Il est comparable à la France au niveau habitant.
49:32Et ils ont quand même deux fois moins de débutés que nous.
49:34Ils n'ont pas effectivement la même organisation aussi politique que nous.
49:40Ce qui change quand même aussi les choses dans l'organisation politique et donc institutionnelle.
49:45Merci beaucoup, Jean-Luc, de nous avoir appelés.
49:48Je remercie également Alexandre de Saint-Aignan à la rédaction en chef de ce 12h30-14h sur RTL.
49:54Damien Béchiot à la réalisation, assisté Doriane.
49:57Victor D'Arcas et toute l'équipe au standard.
49:59Clarisse Guibert à la programmation.
50:01On se retrouve demain, 12h30.
50:04RTL midi.
50:05Les auditeurs ont la parole.
50:06Mais pour l'heure, il est 14h.
50:08Merci.
50:08Merci.
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