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  • il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 16 février 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, cette enquête après la mort de Quentin.
00:12Ce jeune lynché à Lyon, le procureur de la République doit prendre la parole cet après-midi.
00:16Mais d'ores et déjà, l'Assemblée nationale annonce avoir suspendu les accès d'un assistant parlementaire.
00:23Elle est fait soupçonner d'avoir été sur les lieux du drame.
00:26Comment on reparle de cette violence dans un instant avec vous les auditeurs.
00:31Dans l'actualité également, ces perquisitions en cours dans l'enquête sur Jack Lang et ses éventuels liens financiers avec
00:36Jeffrey Epstein.
00:38Des perquisitions sont notamment menées en ce moment même à l'Institut du Monde Arabe.
00:43Et puis à un mois pile du premier tour, nouvelle journée spéciale municipale sur RTL.
00:47Après avoir évoqué lundi dernier les questions de sécurité, on parle services publics.
00:52Alors si vous aussi, vous avez l'impression que les services publics désertent peu à peu vos communes, que peut
00:58-on faire ?
00:59Dites-nous s'il y a autour de vous des initiatives qui ont fonctionné.
01:02J'attends vos témoignages et vos réactions au 3210.
01:06Et puis toujours de très nombreux départements sous l'eau.
01:1019 départements en alerte orangeau cru.
01:132 départements toujours en alerte rouge.
01:16La Gironde et le Lot-et-Garonne.
01:17Ça va continuer cet après-midi, vous nous le disiez Louis.
01:20Et ensuite ?
01:21Ça va continuer encore pour la journée de demain.
01:24Ça sera sous forme d'averses.
01:25Toujours plus en pleine neige en montagne.
01:27Des averses que nous retrouverons dans la plupart des régions.
01:29Entre deux perturbations, on aura parfois une petite accalmie.
01:32Alors un peu plus belle peut-être entre l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais.
01:35Dommage, un peu de chance, il n'y aura pas de pluie sur ces régions.
01:37Même chose sur la Normandie.
01:38Ailleurs, il pleuvra dans l'Est le matin, dans l'Ouest l'après-midi.
01:41Près de la Méditerranée, avec le vent, on restera un petit peu à l'écart.
01:44Toujours un fort risque d'avalanche en montagne, y compris dans les Vosges,
01:47où il va neiger abondamment au cours de ces prochaines heures.
01:49Pour la journée de mercredi, ça continue.
01:51Encore des averses dans la plupart des régions.
01:53La neige en montagne, toujours ce vent fort près de l'Atlantique.
01:57Jeudi, c'est la pire journée, parce qu'on aura encore de grosses pluies dans le sud.
02:0020, 30, 40 millimètres attendus.
02:02Et puis ensuite, ensuite quand même, à partir de vendredi, on devrait aller vers l'accalmie.
02:07Et bon, je vais m'avancer un peu.
02:08Vous savez qu'au-delà de 6-7 jours, je suis très prudent.
02:10Mais normalement, samedi, dimanche, lundi et probablement mardi prochain,
02:14c'est-à-dire 4 jours consécutifs où il ne devrait pas y avoir de pluie.
02:18Ça n'est pas arrivé depuis combien de jours ?
02:20Ça fait quasiment 6 semaines qu'on a systématiquement, un jour sur deux, des pluies abondantes.
02:26Donc là, on pourrait avoir 4 jours consécutifs sans pluie.
02:29Donc on pourrait espérer quand même une décrue dans la plupart des régions.
02:32Merci beaucoup Louis, il est bientôt 13h03.
02:36Jusqu'à 14h
02:38Les auditeurs ont la parole
02:40Amandine Bégaud sur RTL
02:43J'appelle au sujet du message qu'a envoyé M. Darmanin à toute la France.
02:48Les enquêtes, la justice, tous les déroulés ne servent à rien.
02:53Il a décidé, l'ultra-gauche a tué excétin contestant.
02:58Le parquet de Lyon vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort de Quentin Dé.
03:02Mais M. Darmanin, lui, il a déjà tout le déroulé de l'enquête.
03:07Il a déjà le résultat du tribunal.
03:10Le message d'Agnès au 3210 après la mort de Quentin,
03:15ce jeune qui a été lynché jeudi à Lyon
03:19et qui est mort samedi des suites de ses blessures.
03:22La brutalisation du débat public est-elle en train de toucher à son tour la rue ?
03:29C'est ce que disait ce matin Raphaël Bluxmann,
03:30le député place publique sur RTL.
03:34On en parle bien sûr avec vous.
03:35Et Agnès, on vous a rappelé.
03:37Bonjour Agnès.
03:37Oui, bonjour.
03:38Vous nous appelez d'où Agnès ?
03:40De Vitré.
03:41Ça vous a choqué les propos de Gérald Darmanin,
03:43le ministre de la Justice, qui était hier sur RTL.
03:47Pourquoi ?
03:48Parce que le garde des Sceaux
03:51apporte le sceau de la France sur les révisions constitutionnelles
03:54et les lois les plus importantes.
03:56Quand, avant une enquête,
04:00avant quoi que ce soit,
04:02on désigne clairement.
04:04Il a dit, moi j'ai cette phrase,
04:05mais je trouve ça terrible.
04:08Aujourd'hui, c'est l'ultra-gauche qui a tué.
04:10C'est incontestable.
04:12Et le 2 février,
04:14M. Nunez a classé dans le nuancier politique,
04:18elle est fille à l'extrême-gauche.
04:19C'est-à-dire que là, en fait,
04:22de mon point de vue,
04:24le message de Macron,
04:26c'est qu'il faut ouvrir la voie
04:29directement à l'extrême-droite,
04:34puisque l'extrême-gauche est plus violente dans la rue
04:37que quoi que ce soit.
04:39Mais moi, j'aimerais qu'on remonte directement, du coup,
04:41à Benalla.
04:42Parce que derrière Benalla,
04:44là, on voit.
04:46C'est-à-dire qu'on voit le cheminement.
04:49Quand on parle de...
04:50Pardon, excusez-moi,
04:51je ne vois pas du tout le rapport avec l'affaire Benalla.
04:53Eh bien, là, ça ressemble.
04:55Pour moi, ce scénario que j'ai vu
05:00sur le...
05:01sur ce Quentin agressé
05:04ressemble
05:06à quelque chose
05:07qui tient
05:08de la cinématographie
05:10plutôt que du réel.
05:11Il est bien mort,
05:12mais il est mort à 2 kilomètres
05:13de l'endroit où il s'est fait
05:15tabasser.
05:18D'ailleurs,
05:19ses amis l'ont laissé sur place.
05:22Ses amis l'ont laissé sur place.
05:24Il est mort 2 kilomètres plus loin,
05:26visiblement.
05:27Enfin, c'est ce que racontent les médias.
05:28Ce n'est pas moi.
05:30Il a refusé
05:31de faire plus en charge.
05:32Je vous coupe juste, Agnès.
05:34Effectivement,
05:35on entendait tout à l'heure
05:35le témoignage
05:36d'un monsieur
05:38qui était sur les lieux
05:39et qui l'a vu
05:40effectivement ensanglanté.
05:42Il a effectivement refusé
05:43qu'on appelle
05:44les secours,
05:45mais visiblement,
05:46il n'était pas bien.
05:47Et s'il est décédé,
05:48c'est des suites
05:48des coups qu'il a reçus.
05:50Ça, c'est assez évident.
05:51Et de son refus
05:52de se faire prendre en charge.
05:54Bon, moi,
05:55ce que je trouve aussi choquant,
05:56c'est que
05:58on est déjà
06:00décidé
06:01au niveau
06:01de l'Assemblée nationale
06:02de suspendre
06:05un assistant parlementaire
06:06avant que l'enquête
06:08soit établie.
06:11Oui, alors,
06:11c'est ce que j'allais vous dire.
06:12C'est-à-dire qu'on annule
06:13la présomption d'innocence
06:15avant même l'audition
06:16des présumés coupables.
06:18Alors, juste,
06:19je vais rappeler les faits.
06:19Et là, c'est vraiment,
06:20je ne sais plus où on en est.
06:21Cet assistant parlementaire,
06:23donc, c'est l'assistant parlementaire
06:24du député LFI Raphaël Arnaud,
06:28qui, dont le nom est cité
06:29par plusieurs témoins
06:31dans l'agression mortelle
06:32de ce jeune militant nationaliste,
06:34donc Quentin à Lyon.
06:36Visiblement,
06:37il était sur les lieux.
06:38C'est en tout cas
06:39ce que disent
06:40un certain nombre de témoins.
06:41Et la présidente de l'Assemblée
06:42explique juste
06:43que pour éviter
06:44d'entraîner un trouble
06:45à l'ordre public,
06:47elle a décidé
06:47de suspendre
06:48à titre conservatoire
06:49et sans préjudice
06:50des suites
06:51de l'enquête judiciaire
06:52les droits d'accès
06:52à ce dernier.
06:53C'est pour éviter, en gros,
06:55que ça rajoute
06:56du bazar au bazar.
06:58Ça aussi,
06:58ça vous choque, Agnès ?
06:59Moi, ça me choque
07:01parce que là,
07:01on est dans un processus
07:06qui ressemble, en fait,
07:07à une justice
07:09qui n'en est pas une.
07:11Une enquête.
07:13Une enquête
07:14doit suivre son cours.
07:16Moi, en tant que femme,
07:18quand je vois
07:18comment ça se passe
07:19pour les accusations
07:21d'agressions faites aux femmes
07:23par des femmes,
07:24et quand je vois cette affaire,
07:26je me dis que, quand même,
07:28il y a quelque chose
07:28qui ne va pas.
07:29Il y a quelque chose
07:30qui ne va pas,
07:31c'est surtout
07:31que quand un ministre
07:33de la justice
07:34piétine,
07:36piétine
07:39les enquêtes,
07:41le procureur de Lyon
07:42n'a même pas encore parlé.
07:43Il prendra la parole,
07:45c'est d'accord.
07:45On est sorti,
07:46mais M. Darmanin,
07:49j'appelle ça,
07:50moi,
07:51c'est bafouer la République.
07:54C'est bafouer
07:55toutes nos institutions.
07:57Restez avec nous,
07:58on va accueillir Julien.
07:59Bonjour Julien.
08:00Bonjour.
08:01Vous nous appelez d'où, Julien ?
08:02De Lille.
08:03De Lille.
08:04Quel regard vous portez-vous
08:05sur cette affaire ?
08:07Déjà, ce qui est arrivé
08:09était inacceptable,
08:10ça n'aurait jamais dû arriver.
08:12Voilà.
08:12Moi, ce que je porte,
08:15en fait,
08:15je me dis que c'est des groupes
08:17qui sont assez extrémistes,
08:19que ce soit les uns
08:20ou les autres,
08:21de toute façon.
08:22Et que ça a toujours existé.
08:24Et c'est des groupes
08:25qui, à Lyon,
08:25effectivement,
08:26ont l'habitude,
08:27si j'ose dire,
08:28de se confronter.
08:30Oui, oui,
08:30il y en a à Lyon,
08:31il y en a à Lille,
08:32il y en a à travers
08:32toute la France.
08:33En fait,
08:33on les voit assez facilement
08:34sur les réseaux sociaux.
08:36On peut tomber très facilement
08:37sur leur groupe
08:38et lire un peu leurs commentaires.
08:40Bon.
08:40Après,
08:41ça a toujours existé.
08:42Et encore aujourd'hui,
08:44il y a encore beaucoup
08:44de violences politiques.
08:45Les colleurs d'affiches
08:46qui se battent entre eux,
08:47etc.
08:48Le verre pilait dans la colle
08:49pour coller les affiches,
08:50etc.
08:52Pour moi,
08:52c'est...
08:53Mais tout ça,
08:53c'est dû à quoi ?
08:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:56la violence politique,
08:57elle est de plus en plus forte
08:58avec les réseaux sociaux,
09:00avec les médias aussi,
09:02qui interviennent beaucoup
09:03sur des petites phrases,
09:04sur des choses
09:04qui énervent les gens
09:05tout au long de la journée.
09:07et c'est vrai
09:07que c'est tout ça
09:08qui fait qu'on en arrive
09:09à des choses comme ça
09:10pour moi.
09:11Est-ce que vous avez,
09:12je ne sais pas si vous avez entendu
09:13ce matin Raphaël Glucksmann
09:14qui accuse notamment
09:16la France insoumise
09:17de brutaliser
09:18le débat politique
09:20et il dit
09:20qu'il y a un moment
09:21où ça aussi,
09:21ça se retrouve dans la rue.
09:23Est-ce que les politiques,
09:24et LFI notamment,
09:26n'ont pas aussi
09:26une responsabilité
09:27de là-dedans,
09:28d'après vous ?
09:29Mais tous les politiques,
09:30ce n'est pas LFI particulièrement,
09:32c'est tout le monde
09:32qui met de l'huile sur le feu,
09:33M. Glucksmann le premier,
09:35qui sous ses airs modérés
09:37en fait attise les feux
09:39des uns et des autres.
09:40En fait,
09:41c'est tous les,
09:41si vous voulez,
09:42pour moi c'est tous les politiques
09:43sans exception.
09:44On avait la chance
09:45auparavant
09:46d'avoir des politiques
09:46qui étaient,
09:48comment dire,
09:48qui avaient le niveau,
09:49on va dire,
09:50même à l'époque
09:50de M. Mitterrand,
09:51même M. Chirac,
09:52etc.
09:53Aujourd'hui,
09:54on a des politiques
09:55qui n'ont plus le niveau,
09:55qui sont des guignols,
09:56à mes yeux,
09:58qui vont attiser
09:59les uns sur les autres.
10:00Regardez M. Darmanin,
10:01il ne fait que d'attiser
10:02le chaud et le froid
10:03sur la France insoumise
10:04et puis ensuite
10:05sur le Front National,
10:07le Rassemblement National.
10:09On tous des petites phrases
10:11qui attisent
10:11au fur et à mesure
10:12de la journée
10:13et tous les jours
10:13que Dieu fait
10:14les Français
10:15les uns contre les autres
10:16et puis ensuite
10:17on arrive à des résultats
10:18comme ça
10:18et ensuite ça pleurniche
10:20et puis ça tourne
10:21cette histoire
10:21en sa faveur.
10:22Voilà.
10:23Pour faire élire
10:24la personne qu'il a envie
10:25ou pour faire passer
10:26l'idée qu'il a envie
10:27les Français sont loin
10:28d'être bêtes.
10:29On a ouvert les yeux
10:30depuis longtemps.
10:30On sait à qui on a affaire.
10:32On sait que ces gens-là,
10:33voilà,
10:34ils n'ont pas le niveau
10:35tout simplement.
10:37Vivement qu'on ait
10:37le retour de vraies politiques.
10:39Mais qui, par exemple ?
10:40C'est qui ?
10:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui
10:43c'est difficile.
10:43A la limite,
10:44moi je vais vous dire,
10:45regardez,
10:45moi je ne me cache pas,
10:46j'ai toujours voté
10:47la France insoumise.
10:48Oui.
10:49Je pense que je continuerai
10:51mais pourtant une personne
10:53comme M. De Villepin,
10:54j'apprécie beaucoup.
10:55je trouve que c'est une personne
10:56qui a le niveau,
10:57qui a du charisme
10:58et qui, je pense,
11:00qui saurait nous représenter,
11:02surtout aujourd'hui
11:03vis-à-vis de personnes
11:04comme M. Trump,
11:05M. Poutine, etc.
11:06Il nous faut une personne
11:07de niveau,
11:08une personne qui incarne
11:09vraiment quelque chose.
11:10Julien,
11:11quand vous dites
11:11« j'ai toujours voté
11:14France insoumise »,
11:15est-ce que ça vous choque,
11:16vous aussi,
11:16comme Agnès,
11:17par exemple,
11:17que l'Assemblée nationale
11:18ait décidé de retirer
11:20au moins temporairement
11:21les accès à l'Assemblée
11:23de ce jeune assistant parlementaire
11:25d'un député LFI ?
11:27Là-dessus,
11:28franchement,
11:29je ne sais pas,
11:30peut-être qu'ils ont des preuves,
11:34des choses qui font
11:34qu'ils peuvent le faire de suite.
11:36Mais si vous êtes impliqué
11:37de près ou de loin,
11:37c'est normal qu'il n'ait plus
11:38accès à l'Assemblée ?
11:39Peu importe qu'il soit LFI
11:41ou pas LFI,
11:41est-ce que vous dites ?
11:42Moi, personnellement,
11:43oui.
11:43Oui, je dirais oui.
11:44Au moins,
11:45le temps du jugement,
11:45pourquoi pas ?
11:46Après, il n'est pas condamné.
11:47Il est suspendu.
11:49Et lui-même, d'ailleurs,
11:50je pense que si par la suite
11:52on voit qu'effectivement
11:53il n'y avait rien à faire là-dedans,
11:55il pourra se retourner
11:55contre cette décision.
11:57Mais ça,
11:57c'est juste une suspension.
11:58Mais ça veut dire
11:58que vous niez pas
11:59que certains membres de LFI
12:01aient pu participer,
12:03enfin,
12:04vous l'envisagez,
12:06aient pu participer
12:06à ce lanchage ?
12:08Moi, je n'envisage rien.
12:09Mais je me dis
12:10que s'ils ont pris cette décision,
12:11peut-être qu'ils ont des éléments
12:12que nous n'avons pas aujourd'hui.
12:14Voilà.
12:14Le procureur de la République
12:16tiendrait une conférence de presse,
12:17je le rappelle,
12:17cet après-midi.
12:18Julien, vous restez avec nous.
12:19On va poursuivre le débat
12:20dans un tout petit instant.
12:21A tout de suite.
12:23Envoyez-nous vos messages
12:24sur l'application RTL
12:25ou appelez-nous
12:26au 3210.
12:2750 centimes la minute.
12:29Dès samedi 21 février,
12:30RTL est au Salon International
12:31de l'Agriculture.
12:32Sur le stand
12:33Les fruits et légumes frais,
12:35c'est jamais trop
12:35dans le Hall 4.
12:37Sur place,
12:38venez à la rencontre
12:39des professionnels
12:39des fruits et légumes frais
12:41et découvrir
12:41les innovations
12:42et les bonnes pratiques
12:44respectueuses de la nature.
12:46Sans oublier
12:46la magnifique tour Eiffel
12:48de fruits et légumes.
12:51RTL
12:54Amandine Bégaud
12:56RTL Midi
12:57Les auditeurs ont la parole.
12:59Non mais il sait
13:00ce qu'il veut,
13:00monsieur Mélenchon.
13:01Maintenant,
13:02il va se plaindre
13:03de ne pas avoir eu
13:03de la police.
13:04Un coup,
13:05le bon policier,
13:06c'est le policier mort
13:07et puis après,
13:08il va réclamer
13:08à corps et à cri
13:09de la police.
13:10Je vous cite,
13:11c'est le chaos
13:12et la haine.
13:13Écoutez,
13:13c'est très bien.
13:14Mais d'un seul coup,
13:15vous vous réveillez
13:16en vous disant
13:16« Ah, s'il y avait eu
13:17de la police,
13:18ça serait peut-être
13:18mieux passer. »
13:19Le message de Françoise
13:21au 30 de 10
13:22après la mort de Quentin,
13:24ce jeune militant nationaliste
13:26qui a été lynché à mort
13:29jeudi soir à Lyon.
13:31Il est décédé samedi.
13:33On évoque ce climat
13:35de violence,
13:36la brutalisation
13:37de la vie politique.
13:38Est-elle en train
13:38de gagner la rue ?
13:39C'est un peu
13:40ce que disait ce matin
13:41sur RTL.
13:42Raphaël Gluxmal,
13:44on va en parler avec vous,
13:44Jean-Marie.
13:45Bonjour, Jean-Marie.
13:46Bonjour.
13:47Vous nous appelez d'où,
13:48Jean-Marie ?
13:48J'habite de...
13:49J'appelle de Ceclin
13:50près de Lille.
13:52Quel regard vous portez
13:53sur ce qui s'est passé
13:55à Lyon ?
13:55C'est absolument abject,
13:57c'est honteux,
13:58c'est...
13:59je...
13:59je...
14:00c'est impardonnable,
14:01c'est inqualifiable.
14:03Et ce que dit madame
14:04que je viens d'entendre
14:05l'enregistrement
14:06à propos de M. Mélenchon,
14:08c'est curieux.
14:09M. Mélenchon disait
14:10« La police tue,
14:12on a une police qui tue. »
14:13Mais on n'entend pas
14:15à dénoncer
14:15les fanatiques
14:16qui tuent.
14:17Là, pour lui,
14:19Naël,
14:20c'était une bonne victime,
14:21mais pour lui,
14:21pour les autres,
14:22Quentin,
14:23c'est pas la bonne victime,
14:24quoi, voilà.
14:25D'après vous,
14:25LFI a une part
14:26de responsabilité
14:27dans ce qui s'est passé ?
14:28Et comment ?
14:29Mais c'est l'évidence même.
14:31Et ce pauvre garçon,
14:33et moi,
14:33je disais tout à l'heure
14:34à votre standardiste,
14:36Quentin,
14:37c'est un grand-çu
14:39qui venait de se converter
14:40au christianisme,
14:41il était là
14:42pour donner un coup de main
14:44aux filles de Némésis
14:45qui manifestaient pacifiquement,
14:49et on s'en a pris à lui
14:50parce que,
14:51soi-disant,
14:52il était un militant
14:55en extrême-droite,
14:56mais quand bien même,
14:57ça n'autorise pas,
14:58ça n'excuse pas
14:59de le lâcher,
15:01de le massacrer
15:01comme ils l'ont fait.
15:03Et comme je le disais,
15:04c'est un crime,
15:07j'ai dit,
15:08c'est un crime
15:10anti-chrétien
15:12et surtout raciste
15:14anti-blanc.
15:16Le racisme n'est pas
15:18un sens unique.
15:19Le racisme anti-noir
15:20est condamnable,
15:22le racisme anti-maghrébin,
15:24anti-nord-africain
15:25et condamnable.
15:26Tout ce qu'il compte
15:28savoir c'est la valeur
15:28du bonhomme,
15:29qu'il soit blanc,
15:30noir,
15:31maghrébin,
15:32Jean-Marie,
15:32vous allez peut-être
15:33un peu vite,
15:33ça n'a rien à voir,
15:34visiblement.
15:35Il ne sera pas pour sévice
15:36et c'est une crapule.
15:37Jean-Marie,
15:38je peux en placer une ?
15:39Excusez-moi,
15:40mais visiblement,
15:41là,
15:41ça n'a rien à voir.
15:42C'est une opposition
15:43entre un groupe
15:45de l'ultra-gauche
15:46et un groupe nationaliste.
15:49Mais qu'est-ce qu'on en sait
15:50qu'il est nationaliste
15:51aux garçons ?
15:51Il donne un coup de main.
15:52Non, non, non.
15:53Ça, pour le coup,
15:54ses proches le disent,
15:55c'est un militant nationaliste,
15:56enfin, voilà.
15:57Oui, ça n'excuse pas,
15:59ça ne justifie pas
15:59Je ne dis pas ça,
16:01mais je dis qu'il n'y a rien
16:01à voir avec le racisme
16:02dans cette affaire,
16:03c'est tout,
16:04c'est ce que je vous disais.
16:05Bon, écoutez,
16:05restez avec nous,
16:06on va poursuivre le débat
16:07et les échanges,
16:08on va accueillir
16:09Philippe qui habite à Lyon,
16:10justement.
16:10Bonjour Philippe.
16:12Oui, bonjour.
16:13Vous vivez à Lyon,
16:14c'est ce que je disais ?
16:16Oui, tout à fait.
16:16Bon,
16:17Quel regard vous portez,
16:19vous,
16:19sur ce qui s'est passé ?
16:21Moi, je dirais que,
16:21surtout,
16:23que ça soit d'un côté
16:24ou de l'autre,
16:24de toute façon,
16:25les extrêmes,
16:26ça posera toujours problème.
16:28Ça soit de n'importe quel côté,
16:29déjà, d'une.
16:31Et là, moi,
16:31je pense qu'on arrive
16:32à un niveau de violence
16:33qui arrive à ce qu'on appelle
16:35à l'extrême bêtise.
16:38Parce que je pense que
16:39si les personnes,
16:40bon, le problème,
16:41c'est qu'au niveau politique,
16:43ils essayent de priver
16:44chacun de leur côté.
16:45Je dis bien que ça soit
16:46n'importe lesquels.
16:47Ils essayent de priver
16:48chacun les uns
16:49envers les autres.
16:51Et vous avez le sentiment
16:52que les responsables politiques
16:53ont un rôle
16:55et une responsabilité
16:56dans tout ça,
16:56dans cette violence-là ?
16:58Ah ben, tout à fait.
16:59Parce que,
16:59il faut penser uniquement,
17:02ils veulent qu'on ait tous
17:03une pensée unique,
17:04mais uniquement à la leur.
17:06Et à un moment,
17:07ça donne de l'extrême
17:08et plus les personnes
17:10sont manipulées,
17:11malheureusement,
17:11il y en a beaucoup
17:12qui sont manipulées.
17:13Plus les gens sont manipulés,
17:14plus ça part sur la violence.
17:15Et je disais,
17:18ces affrontements
17:21entre ces deux blocs,
17:26ils sont réguliers à Lyon ?
17:29Bon, vers chez moi,
17:31pas spécialement.
17:33Ça a eu arrivé,
17:35mais des violences telles...
17:39Non, mais le fait que l'ultra-droite
17:41et l'ultra-gauche
17:43s'opposent,
17:44ce n'est pas quelque chose
17:44de nouveau à Lyon.
17:45Vous avez le sentiment
17:46que ça s'est intensifié
17:47sans en arriver jusque-là,
17:48bien sûr.
17:49Ben, ça s'exprimise.
17:52Voilà, on va plutôt dire
17:53que les personnes
17:56deviennent de plus en plus violentes
17:58parce qu'elles s'exprimisent
17:59et qu'elles veuillent
18:00que les gens pensent
18:01uniquement
18:02et une pensée unique.
18:04Ça se radicalise,
18:05vous trouvez ?
18:06Tout à fait.
18:08Restez avec nous,
18:09Philippe,
18:09on va accueillir Maïté.
18:10Bonjour Maïté.
18:11Bonjour.
18:12Vous nous appelez d'où Maïté ?
18:14De Toulon.
18:15Bon,
18:15et vous,
18:15quel regard vous portez
18:16sur ce qui s'est passé à Lyon ?
18:18J'ai une question à poser.
18:19Oui, allez-y.
18:21Tant qu'il y a des crimes racistes,
18:22pourquoi on n'accuse pas
18:24Marine Le Pen ou Zemmour ?
18:26Il y a eu...
18:27En tout cas,
18:28on ne parle pas forcément...
18:29J'ai jamais vu une chasse aux sorcières.
18:32Ah, vous pensez que c'est
18:33une chasse aux sorcières, là ?
18:34Ah, ben oui.
18:35Mais pourquoi, dites-moi ?
18:36Parce que c'est éminemment politique.
18:38Parce que quel rapport
18:39avec Mélenchon ?
18:39Est-ce que Mélenchon y était ?
18:41Est-ce que Mélenchon a participé
18:43à la bagarre ?
18:44Maïté, je rappelle juste les faits
18:45et après vous...
18:46Non, répondez-moi à la question.
18:48Parce que je n'ai pas le souvenir...
18:50Quand il y a des crimes racistes,
18:51écoutez...
18:51Est-ce que Le Pen ou Zemmour
18:53sont accusés ?
18:55Alors, je vais juste
18:56vous rappeler les faits
18:58et puis après, effectivement,
18:59vous direz ce que vous en pensez.
19:01Maïté, quand il y a eu
19:02des crimes racistes,
19:04on a toujours cité
19:05les groupes d'extrême droite
19:07qui pouvaient être impliqués,
19:09qui n'avaient pas forcément
19:11des liens directs
19:12avec Éric Zemmour
19:14ou Marine Le Pen.
19:15Là, il se trouve que
19:17cette violence,
19:18elle s'est passée
19:19en marge
19:20d'une intervention publique
19:22à Sciences Po Lyon
19:23de Rima Hassan
19:24qui est eurodéputée LFI
19:26et que visiblement,
19:28et encore,
19:28je reste prudente
19:29puisqu'on va attendre
19:30les propos
19:30du procureur de la République,
19:33l'un des assistants parlementaires
19:35d'un des députés LFI
19:36était sur les lieux
19:37de ce lynchage.
19:38Voilà pourquoi...
19:40Pardon, pardon, pardon !
19:41Je ne peux pas en placer une,
19:43ce n'est pas la peine
19:43que j'appelle.
19:44Voilà juste pourquoi
19:45on relit à LFI.
19:47Allez-y.
19:48Mais quand il y a un crime raciste,
19:49est-ce que Le Pen
19:50et Zemmour
19:51sont mis en cause ?
19:52C'est la question,
19:52c'est une question simple.
19:54Je pense,
19:54si c'est lié à eux...
19:55L'ultra-droite ?
19:56Mais qui ?
19:57Qui est l'ultra-droite
19:58en France ?
19:59Qui ?
20:00Mais je ne sais pas.
20:01C'est toujours nébuleux.
20:02Voilà, l'ultra-droite.
20:03Vous parlez de l'ultra-droite,
20:04mais je n'ai jamais vu
20:05un média mettre en cause
20:06ni Le Pen ni Zemmour.
20:08Jamais.
20:08Bon, et donc pour vous,
20:10l'ultra-gauche,
20:10ce n'est pas LFI ?
20:11C'est ça ?
20:12Non.
20:13D'accord.
20:13Non, non, mais vous avez
20:14tout à fait le droit
20:14de le penser.
20:15Pardon ?
20:16Les antifas sont des anarchistes.
20:18Ils ne votent pas pour Mélenchon.
20:20Ils sont beaucoup plus extrêmes.
20:23Mélenchon, pour eux,
20:24c'est un mec de droite, quoi.
20:28Donc, quand hier,
20:29Gérald Darmanin a dit
20:30que c'est manifestement
20:31l'ultra-gauche
20:32qui a tué Quentin,
20:33pour vous,
20:33il n'y avait pas du tout
20:34d'allusion à LFI ?
20:36Bien sûr qu'il y avait
20:37une allusion à LFI.
20:37Non, mais je ne sais pas,
20:38je vous pose la question.
20:39C'est exactement
20:42l'ambiance générale.
20:43De toute façon,
20:44tout est de la faute
20:44de LFI dans ce pays.
20:46Vous êtes électrice
20:47de la France Insoumise ?
20:49Je ne vous vote pas
20:50pour l'instant.
20:50Vous ne votez pas ?
20:51Et vous ?
20:51Mais je pense.
20:53Oui ?
20:53Je pense que je vais voter
20:54Mélenchon, oui.
20:55Clairement.
20:56Pour le programme, hein ?
20:57Oui.
20:57Et quand vous entendiez
20:58ce matin Raphaël Glucksmann
21:00notamment l'accusé
21:01de brutaliser
21:01le débat politique ?
21:03Moi, je pense, perso,
21:05que c'est vous,
21:05les médias,
21:06qui faites monter
21:07la haine en France.
21:09C'est nous ?
21:09Oui.
21:10Vous passez votre temps
21:13à monter les Français
21:14les uns contre les autres,
21:15les musulmans
21:16contre les chrétiens.
21:17Et c'est vous
21:18qui faites monter
21:19la haine dans ce pays.
21:20Alors, je pense
21:21qu'en tout cas,
21:22RTL, pardon madame,
21:23vous ne pouvez pas
21:23nous accuser.
21:25On donne la parole
21:26à tout le monde.
21:26La preuve,
21:27vous avez la parole.
21:29Vous passez votre temps
21:30à monter les Français
21:32les uns contre les autres
21:33toute la journée.
21:35C'est ça.
21:36Toute la journée.
21:37Là, il est ici.
21:38Les musulmans.
21:39C'est que ça
21:40dans ce pays.
21:42C'est ça.
21:42Tout est de la faute
21:43des musulmans
21:43ou de la FI.
21:44De toute façon,
21:45ce n'est pas compliqué.
21:47Non, mais vous voyez...
21:47Et je me demande aussi...
21:49On vous donne la parole, madame.
21:50J'ai une autre...
21:51Oui, enfin, c'est une minute.
21:52Ça ne mange pas de pain.
21:54J'ai une autre question aussi.
21:55Némésis n'a-t-elle pas
21:56une responsabilité ?
21:58Pardon ?
21:58Je n'ai pas entendu.
22:00Némésis n'a-t-elle pas
22:00une responsabilité ?
22:03Donc, l'association
22:07qui voulait, en tout cas,
22:10aller faire une action.
22:10Oui, elle a toujours
22:10aller provoquer, insulter.
22:13Vous ne pensez pas
22:14qu'elles ont une responsabilité,
22:16elles aussi ?
22:16Moi, je ne pense rien.
22:18Moi, je vous redis
22:21ce qui s'est passé,
22:22effectivement,
22:22ce collectif identitaire.
22:24Moi, je pense qu'elles ont aussi
22:25une responsabilité.
22:26Donc, pour vous, c'est...
22:27Elles sont dans la provocation,
22:29dans les insultes,
22:30et ça s'est mal
22:31au moment ou à un autre.
22:33Ça finit mal.
22:34Ça finit toujours mal,
22:35ces histoires.
22:36Merci beaucoup, Maïté,
22:38en tout cas,
22:38d'avoir pris la parole
22:39sur RTL.
22:41Et on va, bien sûr,
22:43suivre les déclarations
22:44du procureur de la République
22:46cet après-midi,
22:47en conférence de presse,
22:48donc attendue à Lyon.
22:50Après ce décès,
22:51on aura sans doute
22:53plus d'informations.
22:55À 14h, comme chaque jour,
22:57vous avez rendez-vous
22:58avec l'heure du crime,
22:58Jean-Alphonse Richard.
22:59Bonjour, Jean-Alphonse.
23:00Bonjour, Amandine.
23:01Et aujourd'hui,
23:02l'affaire Julita,
23:04une affaire qui s'est passée
23:05sur l'île de la Réunion.
23:06Oui, c'est l'affaire
23:07Julita Bénard,
23:0826 ans,
23:09elle était en couple
23:10avec une autre femme,
23:11Marie-Claudia Loré,
23:12même âge,
23:13ça se passe à la Réunion,
23:14vous l'avez dit.
23:15Elle partant en promenade
23:16dans un coin
23:17qui est très particulier,
23:18c'est un des panoramas
23:19les plus abrupts
23:20et les plus majestueux
23:21de l'île de la Réunion.
23:22Ça s'appelle
23:22le gouffre de l'étang salé
23:24et seule Marie-Claudia
23:26va revenir de cette promenade.
23:28Alors évidemment,
23:28on va s'interroger.
23:30Les deux femmes
23:30auraient été agressées
23:31parce qu'il y avait
23:32beaucoup de monde
23:32ce soir-là
23:33dans ce coin de promenade.
23:35Un scénario
23:36qui vraiment étonne
23:38les enquêteurs.
23:39On va se demander
23:40si tout simplement
23:41Julita n'aurait pas été poussée
23:42dans le dos,
23:43dans le gouffre
23:44et là,
23:44évidemment dans l'océan,
23:45on ne va pas retrouver
23:46son corps
23:47dans ce précipice.
23:49Les histoires d'amour
23:50finissent mal,
23:51c'est ce qu'on dit
23:52en général.
23:53Mais est-ce que c'est le cas ici ?
23:54Ou pas d'ailleurs ?
23:56Moi je vous raconte
23:56cette histoire,
23:57Julita Bénard
23:58à l'île de la Réunion,
23:59le gouffre au mensonge.
24:0014h,
24:01à tout à l'heure.
24:01A tout à l'heure,
24:03Jean-Alphonse,
24:04nous dans un instant
24:04on va parler
24:05des services publics.
24:06On est à un mois
24:07du premier tour
24:08des élections
24:10municipales.
24:11Premier tour
24:12donc dans un mois.
24:13Et après avoir évoqué
24:14la semaine dernière
24:14les questions de sécurité,
24:16on parle services publics.
24:17Avez-vous le sentiment
24:18que les services publics
24:20sont en train
24:20de déserter
24:21vos communes ?
24:22Que peuvent faire
24:23les maires ?
24:24On en parle
24:24dans un instant.
24:25A tout de suite.
24:27Jusqu'à 14h,
24:29Amandine Bégaud
24:30vous donne la parole
24:31sur RTL.
24:3512h30,
24:3614h,
24:37RTL midi,
24:37les auditeurs
24:38ont la parole.
24:39Avec Amandine Bégaud.
24:41Nous sommes à un mois
24:43du premier tour
24:43des municipales.
24:44Ce sera le 15 mars prochain.
24:46Une nouvelle journée spéciale
24:47aujourd'hui sur RTL.
24:49Après avoir évoqué
24:50les questions de sécurité
24:51lundi dernier,
24:53place aujourd'hui
24:53aux services publics.
24:55Avez-vous le sentiment
24:56que les services publics
24:57sont en train
24:57de déserter
24:58nos communes ?
24:59Que peuvent faire
25:00les maires ?
25:00Est-ce que ça fait partie
25:01de vos préoccupations ?
25:03Vous en tant qu'électeur
25:04en vue de ces municipales,
25:05on en parle avec vous.
25:06Bonjour Cédric.
25:08Bonjour Amandine.
25:09Vous nous appelez d'où Cédric ?
25:11Bourg-en-Bresse,
25:12enfin dans une petite commune
25:13à côté de Bourg-en-Bresse,
25:14mais c'est tellement pas connu
25:15que je dis Bourg-en-Bresse.
25:16Bon, mais dites-nous
25:16le nom de cette commune
25:17parce que vous allez me parler
25:18de cette commune.
25:19Eh, tout à fait.
25:20Alors la commune exactement,
25:21elle s'appelle
25:22Saint-Didier-Dossia.
25:23C'est une petite commune,
25:24il y a environ 500 habitants
25:26et effectivement,
25:28nous on n'a plus du tout
25:29de services publics
25:30depuis fort longtemps
25:31comme dans toutes les communes
25:33autour de chez moi.
25:35Alors c'est un vrai problème.
25:36Mais ça veut dire quoi ?
25:37Plus de quoi par exemple ?
25:38Plus de rien.
25:39Donc plus de postes ?
25:40Plus de postes.
25:42En fait, on n'a plus rien.
25:44Et j'allais venir à quelque chose,
25:46c'est-à-dire que les mairies,
25:47elles n'ont pas spécialement
25:48le pouvoir pour faire revenir
25:49une poste ou d'autres choses.
25:51En revanche, elles mettent
25:53beaucoup de choses en place,
25:54les mairies,
25:54pour ne pas faire mourir
25:55leur viage.
25:56C'est-à-dire que par exemple,
25:57ils rachètent,
25:58ça a été le cas chez nous,
25:59ils rachètent des locaux
26:00pour y construire des boulangeries,
26:01etc.
26:02Et c'est la commune
26:03qui prend en charge tout ça.
26:04C'est ce qui permet
26:05de faire vivre les communes.
26:07Je pense que l'État
26:08a sa part de responsabilité là-dedans
26:10et si aujourd'hui,
26:12quelqu'un devait faire quelque chose
26:13pour faire revenir
26:14les services publics
26:15dans les communes,
26:16c'est l'État.
26:17La mairie,
26:18elles n'ont pas les moyens.
26:19On ne gère pas une mairie
26:22une circonscription,
26:23une députation, etc.
26:26Et effectivement,
26:27plus ça va
26:28et moins il y a de choses
26:29dans les communes.
26:30C'est une évidence.
26:32Mais donc chez vous,
26:32vous disiez plus de postes,
26:34même plus de boîtes aux lettres,
26:35je crois, jaunes ?
26:36Non, il n'y a même plus
26:38de boîtes aux lettres jaunes.
26:39Vous allez où
26:39pour poster votre courrier ?
26:41C'est ce que j'allais dire.
26:42Heureusement,
26:42les facteurs et les factrices,
26:44en l'occurrence pour nous,
26:46c'est une factrice,
26:46ils sont sympathiques,
26:48ils prennent notre courrier, etc.
26:49Mais nous, si vous voulez,
26:50si on doit aller au service
26:52des impôts,
26:53si on doit aller à la poste,
26:55si on doit poster une lettre,
26:56si on doit acheter des timbres,
26:57tout ça,
26:57ça, c'est minimum 10 minutes.
26:59Et à un moment
27:00où on nous parle d'écologie,
27:02nous, on ne peut pas
27:02se passer de la voiture.
27:03En fait, ce n'est pas possible.
27:04C'est impossible.
27:05On n'a rien à proximité.
27:07Il y a une école ou pas ?
27:09Eh bien, justement,
27:11on a une école maternelle,
27:13une école primaire,
27:14parce que notre mairie
27:16se bat pour la garder.
27:17On a des professeurs
27:19des écoles extraordinaires
27:21qui font tout
27:21pour garder les élèves,
27:23qui font tout
27:23pour avoir une école attractive.
27:25Et pour ça,
27:26il faut les remercier.
27:27Mais si vous voulez,
27:28les mairies
27:29et les écoles,
27:30entre autres,
27:31elles jouent un rôle
27:32qui n'est pas leur,
27:33finalement.
27:33Ce n'est pas à eux
27:34de se battre pour ça.
27:36Ce serait à l'État,
27:37encore une fois.
27:38Vous avez le sentiment
27:39que l'État a abandonné
27:40les communes, surtout ?
27:41Mais totalement.
27:42Mais totalement.
27:43Et puis moi, franchement,
27:44quand ma mairie,
27:44elle investit dans un local
27:46pour faire venir des gens,
27:47mais moi, à ce moment-là,
27:48je suis heureux
27:48de payer des impôts.
27:50Vraiment.
27:50Je suis heureux
27:51parce que je sais
27:51à quoi servent les impôts.
27:53Mais l'État a totalement
27:55laissé tomber les communes.
27:56Il n'y a même pas
27:57de doute là-dessus.
27:58Je veux dire.
27:59Et après,
28:00il y a les élections
28:01qui arrivent.
28:02Il faut faire attention
28:03à ne pas tomber
28:03dans une forme de populisme
28:05parce que j'ai été
28:06conseiller municipal.
28:07Je sais très bien
28:08comment fonctionne une mairie.
28:09On ne peut pas aujourd'hui
28:10arriver et dire
28:11demain, moi,
28:12si je suis maire,
28:13on va remettre la poste.
28:14Non, ce n'est pas vrai.
28:15En fait, c'est totalement faux
28:17parce que ce n'est pas
28:17la mairie qui est décideur de ça.
28:20Cédric, restez avec nous
28:21parce que c'est intéressant.
28:22Stéphane est avec nous aussi.
28:23Bonjour Stéphane.
28:25Oui, bonjour Amandine.
28:27Vous nous appelez d'où ?
28:29La chapelle d'Armentière.
28:31Et alors,
28:32vous êtes d'accord
28:32avec Cédric ?
28:33Les maires ne peuvent pas tout ?
28:36Tout à fait,
28:36tout à fait.
28:37Ils décident de moins en moins.
28:38De toute façon,
28:40ici dans le Nord,
28:41nous,
28:41c'est la municipalité de Lille
28:44qui décide.
28:45C'est la communauté urbaine
28:46de Lille,
28:48la mêle,
28:48par chez nous.
28:49Et quand on demande
28:51des travaux,
28:51quand on demande
28:52d'abattre un arbre,
28:53qui nous gêne,
28:54quand on demande
28:54quoi que ce soit,
28:55la mairie nous répond
28:56tout de suite
28:57que ce n'est pas nous,
28:57c'est la mêle.
29:00Je pense que les maires
29:01ont de moins en moins
29:02de pouvoir,
29:02malheureusement.
29:03On a encore la chance,
29:04nous,
29:05d'avoir un bureau de poste,
29:06d'avoir tout à proximité.
29:07On a des petits commerces,
29:08on a une alimentation,
29:10on a quand même
29:10pas mal de...
29:11trois boulangeries
29:12sur la commune,
29:13donc on a quand même
29:14beaucoup de chance.
29:15Mais au niveau travaux,
29:17la mairie ne décide de rien.
29:19Et en termes de service public,
29:21vous avez une poste ?
29:23Oui, oui,
29:23ça, on a la poste.
29:24Et puis vous avez
29:25la proximité de Lille,
29:26de toute façon.
29:28On est juste à côté.
29:29En fait,
29:30on est à côté d'Armentière,
29:31donc qui est une plus grande commune,
29:33mais c'est pareil,
29:34qui est pas mal gérée
29:35par la communauté urbaine
29:36de Lille.
29:37Et tout ce qui est travaux,
29:39tout est décidé là-bas,
29:40à Lille.
29:42Rien n'est décidé
29:42sur la commune.
29:43Moi, je suis en retrait
29:45de la ville,
29:47et j'ai des arbres
29:48qui gênent la circulation,
29:49j'ai des branches
29:50qui tombent sur la route.
29:51À chaque fois,
29:51quand on fait un courrier en mairie,
29:53quand on appelle,
29:54c'est pas nous qui décidons,
29:55c'est la mêle.
29:56Donc,
29:57oui,
29:58mais le maire,
29:58on aimerait bien
29:59que la mairie
30:01se reporte auprès de la mêle
30:03pour pouvoir faire le nécessaire
30:04et nettoyer.
30:06Cédric,
30:06je reviens vers vous.
30:07Vous disiez dans ma mairie,
30:08donc ils ont réussi
30:08à faire revenir une boulangerie.
30:09Ça veut dire
30:10qu'il n'y avait plus de boulangerie ?
30:11Non,
30:12il n'y avait plus.
30:13Donc,
30:13la mairie a resté des locaux
30:15et donc...
30:16Exactement,
30:16ils ont fait faire les travaux,
30:18etc.,
30:18et ils ont installé
30:19un boulanger.
30:20Et d'ailleurs,
30:21vous avez eu
30:22quelque chose d'intéressant,
30:24l'auditeur avec moi
30:25a dit quelque chose d'intéressant,
30:27et ça,
30:28c'est vraiment
30:28un pavé dans la mare.
30:29Il y a quelque chose aussi
30:30qui fait
30:30qu'on ne peut pas avoir
30:32de service public
30:33dans nos communes maintenant,
30:34c'est les fameuses
30:35communautés urbaines
30:36ou les communautés de communes.
30:37parce que chaque petite commune
30:39fournit,
30:40on va dire,
30:41un électeur
30:41à la communauté de communes.
30:43Et finalement,
30:44les budgets vont
30:45en partie
30:46à ce comité de communes
30:47et souvent,
30:49ils concentrent
30:50tous les services
30:51publics possibles
30:52sur une seule commune.
30:54Généralement,
30:54la plus grande
30:55ou celle qui donne
30:55le plus d'argent
30:56ou celle qui a plus
30:57de conseillers communautaires.
30:59Ça,
30:59c'est une vraie catastrophe.
31:00Alors que l'objectif,
31:01c'était de faire,
31:02en gros,
31:02l'union fait la force.
31:03C'est pas du tout ça.
31:05C'était l'idée au départ.
31:07C'était l'idée au départ.
31:09Mais aujourd'hui,
31:10une petite commune
31:10de 400 habitants
31:11face à des communes
31:13qui font 3-4 000 habitants,
31:14je vous garantis
31:15que sa voix,
31:15elle sert à rien.
31:16Il va siéger
31:17pour quoi faire ?
31:18Pour aller perdre 2 heures
31:19et se s'arrêter là.
31:20Il ne sert à rien.
31:21Sa voix ne sert à rien.
31:22Et ça,
31:23il faut le savoir.
31:24En fait,
31:24il y a une espèce de réforme
31:26des communautés de communes,
31:26des communes,
31:27etc.
31:27C'est une catastrophe absolue.
31:29Un maire,
31:30aujourd'hui,
31:30à part les problèmes,
31:32il ne gère rien d'autre.
31:33Il n'a plus de pouvoir de rien.
31:34Et l'auditeur a raison.
31:36Une branche qui gêne sur la route,
31:37la mairie ne peut même pas intervenir
31:39parce qu'il faut l'autorisation d'un tel
31:41qui va demander l'autorisation à un tel.
31:42C'est une catastrophe absolue.
31:44En fait,
31:44tout est à revoir dans ce système.
31:46Cédric,
31:47Stéphane,
31:47restez avec nous.
31:48On va retrouver Jean-Claude
31:49qui a été maire, lui,
31:50il y a quelques années.
31:52On en parle dans un instant.
31:53A tout de suite.
31:54Contactez-nous gratuitement
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32:01de l'Agriculture
32:02sur le stand
32:03Les fruits et légumes frais,
32:04c'est jamais trop
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32:07un espace culinaire
32:09où la diversité des fruits et légumes
32:11et toutes leurs saveurs
32:12sont à l'honneur.
32:13Sans oublier
32:14la magnifique Tour Eiffel
32:15de fruits et légumes.
32:35Et on continue d'évoquer
32:37la question des services publics
32:39qui ont tendance,
32:40il faut bien le reconnaître,
32:41à déserter un certain nombre
32:43de communes
32:43depuis plusieurs années.
32:45C'est un sujet qu'on évoque
32:46très régulièrement.
32:47Un mois maintenant
32:48du premier tour
32:49des municipales
32:49Nouvelle journée spéciale
32:51sur RTL
32:52et on s'intéresse
32:53à cette question
32:54que peuvent faire les maires.
32:56On va en parler avec vous
32:57Jean-Claude, bonjour.
32:59Bonjour.
32:59Vous avez, vous, longtemps
33:01été maire ?
33:03Oui.
33:04Oui, je suis élu depuis
33:05je suis élu depuis 49 ans.
33:08J'étais donc maire,
33:10adjoint, conseiller municipal
33:12et je suis toujours membre
33:13du conseil municipal
33:14et je suis maire honoraire
33:15de Château-Bernard
33:17en Charente
33:17à côté de Cognac
33:19dans la partie urbaine
33:20de la Glow,
33:21c'est-à-dire Cognac-Château-Bernard.
33:23Vous entendiez, Cédric et Stéphane,
33:25dire aujourd'hui
33:26les maires ne peuvent plus
33:26faire grand-chose
33:27pour faire revenir
33:28les services publics.
33:29Bien, j'ai apprécié
33:31leurs propos
33:31parce qu'ils ont tous les deux
33:33déjà abordé des sujets
33:34qui sont très importants,
33:36en particulier déjà
33:37la perte de compétence
33:38des maires
33:39mais qui provient
33:40d'une loi
33:40qui s'appelle
33:41la loi NOTRe
33:42qui veut dire
33:42Nouvelle Organisation
33:44Territoriale de la République
33:45et il faut dire
33:46les choses
33:47telles qu'elles sont.
33:48Cette loi
33:49est faite pour démanteler
33:50le système communal français.
33:52La réalité,
33:53c'est celle-là
33:54et dans des adelots
33:55ingouvernables.
33:56Nous, par exemple,
33:57je suis l'ancien
33:58premier vice-président
33:59de la communauté
33:59de communes de Cognac,
34:00nous avions 14 communes.
34:02Deux communes urbaines,
34:04douze communes rurales,
34:05nous nous connaissions,
34:06nous pouvions travailler ensemble.
34:08Maintenant,
34:08il y a 54 communes
34:10et tout à l'heure,
34:11l'un des auditeurs
34:12a dit que les communes
34:14ne représentent plus
34:14qu'un délégué
34:15dans le cadre
34:16de la communauté
34:16et ce délégué
34:17ne peut pas être entendu.
34:19C'est la réalité
34:20et souvent les délégués,
34:21qu'est-ce qu'ils me disent ?
34:22Tu sais bien,
34:23mon prénom,
34:24c'est Jean-Claude
34:24comme on l'a dit
34:25à l'antenne,
34:25ils me disent
34:26tu sais bien Jean-Claude,
34:27on ne sert plus à rien.
34:28Donc le problème,
34:29il est là.
34:30Alors en plus,
34:31compte tenu que nous perdons
34:32des compétences,
34:33eh bien ces compétences
34:35face à un État
34:36qui est dans une faiblesse
34:37terrible en ce moment
34:38et qui crée
34:39une grande angoisse
34:40dans la population française,
34:41quelles que soient
34:42nos sensibilités,
34:43la réalité,
34:44c'est que nous voyons
34:44petit à petit
34:45face aux crises locales,
34:46actuellement,
34:47nous ne sommes particulièrement
34:48touchés par des inondations
34:49ces jours derniers
34:50qui sont gravissimes
34:51pour la population.
34:53Nous sommes touchés
34:54par le Cognac également
34:55qui traverse une crise
34:56sans précédent
34:57et qui touche bien entendu
34:58souvent les plus démunis
35:00et également bien sûr
35:01la viticulture et tout
35:02et alors une priorité aussi,
35:05hier nous avions
35:05le repas des anciens
35:06ou qui était par centaines
35:08qui était très nombreux,
35:09je n'ai entendu parler
35:10que de leurs problèmes
35:11de santé,
35:12c'est-à-dire
35:13pas de médecin,
35:14perte de médecin,
35:15des maisons de santé
35:17mais où personne
35:18dans certains cas
35:18ne veut venir,
35:19l'hôpital qui n'a plus
35:20les moyens de soigner
35:21dans des limites raisonnables,
35:23quand vous entendez
35:25une info à la télé
35:27ou à la radio
35:28qui vous dit
35:28parlez-en à votre médecin,
35:30ah bon ?
35:30À quel moment ?
35:31Mais ça aussi,
35:33la santé,
35:34c'est des services publics
35:35qui disparaissent ?
35:36Alors,
35:37non seulement,
35:37ils disparaissent aussi
35:39par manque de médecins,
35:40par manque d'infirmières,
35:42par manque d'aide-soignants,
35:43par manque de moyens,
35:44il n'y a pas les moyens non plus,
35:46donc petit à petit,
35:47il y a une lutte en plus
35:48entre les hôpitaux
35:49parce qu'il y a quand même,
35:51osons parler de chiffre d'affaires
35:52dans les hôpitaux,
35:54dans ce qu'on appelait
35:54la tarification à l'acte,
35:56la T2A,
35:57donc il y a tout ça
35:58qui pose vraiment des problèmes.
36:00Il faut aussi savoir...
36:00Et vos administrés,
36:01ils en souffrent,
36:02Jean-Claude,
36:02ils vous le disent,
36:03ça, vous disiez...
36:04Hier,
36:05je n'ai entendu parler que de ça,
36:06que de ça,
36:07oui,
36:07vous comprenez,
36:08là,
36:09on ne peut pas avoir de rendez-vous,
36:10attendez,
36:10il y avait un exemple
36:11qui m'était cité,
36:12il y a quelqu'un
36:12qui a des problèmes intestinaux
36:14et le rendez-vous
36:16qui lui a été donné,
36:17c'est en septembre 2026.
36:19Il ne peut voir un spécialiste
36:21qu'en septembre 2026.
36:23Dans la réponse,
36:23la personne peut dire,
36:25mais je serai peut-être mort
36:25à ce moment-là.
36:26Il faut savoir également
36:27que, par exemple,
36:28les kinésithérapeutes,
36:29il faut qu'ils aillent
36:30se former à Malte,
36:31il faut qu'ils aillent
36:32se former en Espagne,
36:33en Belgique,
36:34on ne forme même plus
36:35nos soignants.
36:36Mais sauf que,
36:37Jean-Claude,
36:37vous nous disiez,
36:39pardon,
36:39en tant qu'élu,
36:40on ne peut pas faire grand-chose.
36:42C'est-à-dire,
36:43au fur et à mesure
36:44que les compétences
36:45des élus sont retirées,
36:46bientôt le maire,
36:47il aura comme compétences
36:49les WC municipaux,
36:51le cimetière
36:51et le monument aux morts.
36:52La réalité,
36:53quand on transfère
36:54la compétence
36:55de la petite enfance,
36:56quand on transfère
36:56la compétence
36:57de l'urbanisme,
36:58on signe encore
36:59les permis de construire,
37:00d'accord,
37:00mais les permis de construire
37:01ne sont plus instruits
37:02par la commune.
37:03Donc ça,
37:03c'est une réalité.
37:05Donc je pense que c'est grave.
37:06En matière de police,
37:07aussi de sécurité,
37:08nous sommes en zone police,
37:09nous,
37:09Château-Bernard,
37:10en matière de police,
37:11mais il faut aller voir
37:12le commissariat de Cognac.
37:14C'est une honte.
37:16Ils sont logés
37:16dans des bâtiments vétustes,
37:19dans des bâtiments
37:19où soi-même,
37:20quand on s'y rend,
37:21on est en insécurité.
37:23M. Macron est venu
37:24il y a quelques mois
37:25sur la tombe
37:26de François Mitterrand,
37:27mais il avait promis
37:28un commissariat,
37:28mais ce n'est pas la peine.
37:29Ça fait des décennies
37:30qu'on nous promet
37:31un commissariat
37:32digne de ce nom.
37:33Et nous n'avons pas non plus
37:34les policiers nationaux
37:36nécessaires.
37:36Que fait l'État ?
37:38Il transfère les compétences
37:39sur les communes
37:40en ne leur donnant pas
37:40les moyens.
37:41Ce n'est pas en développant
37:42des polices municipales
37:43qu'on va régler
37:44un droit régalien.
37:45La police,
37:46c'est régalien.
37:46C'est un droit d'État.
37:48Bon, la Poste.
37:48Alors là, la Poste,
37:49ce n'est plus un service public,
37:51n'en parlons pas.
37:51C'est une entreprise privée
37:53qui n'arrive pas
37:53à se gérer,
37:54qui n'a pas le personnel
37:56compétent.
37:56Ce sont des gens
37:57qui sont recrutés,
37:58ils ne connaissent même pas
37:58les boîtes aux lettres,
37:59ils ne savent même pas
37:59distribuer des lettres.
38:00Vous trouvez les lettres du voisin
38:02dans votre boîte, etc.
38:03Il n'y a plus que
38:04deux distributions par semaine
38:05parce que,
38:12Jean-Claude,
38:13on est avec Fabienne également.
38:14Bonjour Fabienne.
38:15Oui, bonjour.
38:16Vous entendiez Jean-Claude
38:17peut-être parler
38:18à l'instant ?
38:20Totalement d'accord.
38:22Totalement d'accord avec lui.
38:23Mais sur la santé,
38:24justement,
38:25vous, vous habitez
38:25à Châtellerault,
38:26c'est ça ?
38:26Oui, c'est ça.
38:27Il y a 30 000 habitants
38:28à peu près.
38:28Oui, mais c'est quand même
38:29une grosse commune.
38:30Oui, sept dentistes.
38:31Oui.
38:32Il y a sept dentistes
38:33à Châtellerault.
38:35Là, il y en a deux
38:35nouveaux qui viennent
38:36de s'installer
38:36donc on veut
38:37être passés à neuf.
38:39Avant,
38:40je crois qu'il y a 30 ans
38:42de ça,
38:42il y avait 18 dentistes
38:44sur Châtellerault
38:44avec beaucoup moins
38:45de population.
38:46Je vous dis tout de suite.
38:47Là, moi,
38:47je suis en attente
38:48d'un dentiste
38:48bientôt depuis un an.
38:50Un an ?
38:50Oui, oui, oui.
38:52Le mien a pris sa retraite,
38:53elle est partie.
38:54La mienne a pris sa retraite,
38:55elle est partie.
38:57La personne qui travaillait
38:58dans son cabinet,
38:59non,
39:00qui travaillait avec elle,
39:01non,
39:01ce n'est pas possible.
39:02Elle ne prenait pas
39:02l'autre dentiste.
39:03Et voilà,
39:04depuis ce temps-là,
39:04j'attends.
39:05Ah oui ?
39:06Voilà, j'attends.
39:07Et vous avez essayé
39:08d'aller plus loin ?
39:09Ben, c'est partout pareil.
39:11C'est partout pareil.
39:13C'est partout pareil
39:13parce qu'il y a Châtellerault,
39:15mais après,
39:15il y a toutes les petites communes
39:18qui se raccrochent.
39:20Pareil,
39:20il n'y a pas de dentiste,
39:21donc on se rapproche
39:22du centre de Châtellerault.
39:23Voilà.
39:24C'est pareil avec les crèches.
39:26Ma fille a eu un bébé,
39:29il a 9 mois.
39:30C'est la croix et la bagnère
39:31pour trouver une crèche.
39:33Ce n'est pas possible.
39:34Il n'y a pas de crèche.
39:35Voilà.
39:36Ou une crèche privée,
39:37mais bon,
39:37alors là,
39:37après,
39:38les prix,
39:38c'est autre chose.
39:40Et vous avez le sentiment
39:42que les maires,
39:44d'après vous,
39:44peuvent faire quelque chose ?
39:46Ben moi,
39:47quand j'entends parler
39:48de le monsieur avant moi,
39:49qui est un ancien maire,
39:50si j'ai bien compris.
39:51Oui, c'est ça.
39:52Mais ils ont les pieds
39:54et poings liés.
39:55Voilà.
39:56Nous aussi,
39:57on fait partie
39:57d'une agglomération
39:58de communes
39:59et c'est le bazar partout.
40:01Enfin,
40:01c'est le bazar partout.
40:02On a des nids de poules.
40:05Chez moi,
40:05il y a des nids de poules.
40:06C'est impressionnant.
40:09C'est impressionnant.
40:10Vous le signalez,
40:10mais ça reste comme ça
40:12parce que de toute façon,
40:13il n'y a pas le personnel,
40:14il n'y a pas l'argent,
40:15il n'y a rien quoi.
40:16Fin de compte,
40:17il n'y a plus rien.
40:18Il n'y a plus rien.
40:18Donc, c'est quoi
40:20le sentiment qui domine
40:21chez vous, Fabienne ?
40:22C'est un sentiment
40:22d'abandon, du coup ?
40:23Bien sûr.
40:25Si vous n'habitez pas
40:26une ville comme Bordeaux
40:27ou des grandes structures,
40:29tout le reste à côté,
40:30que ce soit
40:30petite commune ou nous,
40:33on est complètement abandonné.
40:35Vous voyez,
40:36j'ai une fille
40:37qui a 30 ans,
40:40quand elle est née,
40:42on avait 4 pédiatres
40:43à Châtelrault.
40:44Il n'y en a plus qu'un.
40:46Si on a un bébé de malade,
40:47ça s'est passé ce week-end
40:48chez moi,
40:49le petit dernier
40:50qu'à 9 mois
40:51a eu un problème
40:52suite à une gastro,
40:54on l'a monté à Tours
40:55parce qu'à Châtelrault,
40:56il n'y a même pas
40:56de service pédiatrique.
40:57Et Tours,
40:58c'est à combien de temps ?
40:59Tours,
41:00on a mis une heure,
41:01à peu près.
41:03Voilà.
41:03Il n'y avait pas le choix.
41:05Merci beaucoup, Fabienne,
41:07pour votre témoignage.
41:09Cathy, bonjour.
41:11Oui, bonjour.
41:12Vous nous appelez d'où, Cathy ?
41:13Je vous appelle
41:14de Melun,
41:15en Seine-et-Marne.
41:16C'est le sud
41:16de la région parisienne.
41:18Oui, tout à fait.
41:18Vous avez le même sentiment
41:20que les auditeurs précédents ?
41:22Évidemment.
41:23Évidemment.
41:24Ce n'est pas la peine
41:26d'aller dans des endroits,
41:28des communes très reculées,
41:29même en région parisienne,
41:31c'est pareil.
41:32Mais Melun,
41:32ça reste une grosse commune,
41:34quand même.
41:34J'allais vérifier
41:35le nombre d'habitants,
41:36mais...
41:37Oui,
41:37ça reste une grosse commune
41:39entourée de plein
41:40de petites communes,
41:41genre cité dortoir.
41:42Donc, c'est vrai
41:43qu'on est assez nombreux.
41:44Moi, ma réflexion
41:45se portait sur le pouvoir
41:46des maires.
41:48Effectivement,
41:49peut-être que pour faire revenir
41:50les services publics,
41:53pardon,
41:53ils n'ont pas beaucoup
41:54de pouvoir,
41:56comme disaient
41:56les auditeurs précédents,
41:58avec beaucoup de justesse.
42:00Moi, ma réflexion
42:01porte sur les ZFE,
42:03les zones
42:04à forte exclusion,
42:06pardon,
42:06à faible émission.
42:09Les maires
42:10n'ont peut-être pas
42:10la possibilité
42:12de faire revenir
42:13des services publics
42:14qui se sont évaporés
42:16au fil des années.
42:18Mais peut-être
42:18qu'ils ont la possibilité
42:19de peser dans la balance
42:22pour faire abroger
42:24définitivement
42:24les ZFE.
42:25Alors, pour l'instant,
42:25ça a été suspendu,
42:26je le rappelle.
42:27Oui, oui, oui.
42:28On n'a pas trop bien compris
42:30pourquoi, d'ailleurs.
42:31Pourquoi ce serait lié
42:32aux mairies,
42:33aux élections municipales,
42:34dans la mesure où le vote,
42:35maintenant,
42:36est à l'Assemblée nationale
42:37et au Sénat.
42:37Mais bon, passons.
42:39Non, mais les ZFE,
42:40en fait,
42:41qui nous empêchent,
42:42nous autres,
42:43pauvres citoyens lambda,
42:45d'accéder aux seuls
42:46services publics
42:47qui restent,
42:48c'est-à-dire ceux
42:48qui sont dans
42:49les grandes métropoles.
42:50La ZFE du Grand Paris...
42:52Elle nous empêche
42:54de venir dans Paris ?
42:55Non.
42:56Elle nous empêche
42:57d'aller à tous
42:58les grands hôpitaux
42:59de la région pandémienne.
43:00Oui, non, mais c'est ça.
43:00Oui.
43:01Y compris Gustave Roussy,
43:03le centre anticancéreux,
43:06les hôpitaux pour les enfants,
43:07Béclair, etc.
43:09Tout est dans le Grand Paris.
43:11Alors, les ZFE,
43:11on nous les présente
43:13et les médias,
43:14pardon, excusez-moi,
43:16y contribuent beaucoup.
43:17Les ZFE,
43:17on nous les présente
43:18comme de sympathiques,
43:19petites restrictions
43:20de circulation
43:21dans quelques rues
43:22du centre-ville.
43:24Mais non.
43:25Non, non.
43:25Il faut savoir
43:26que maintenant,
43:27les ZFE,
43:27à l'échelle
43:28où ils en sont arrivés,
43:30ces gens qui sont
43:31totalement hors sol,
43:32les ZFE,
43:33c'est la moitié
43:35de la région parisienne
43:36jusqu'à l'autoroute
43:37à 86.
43:38C'est autour de Toulouse,
43:41c'est plus de 40 communes.
43:43Enfin bon,
43:43ça devient...
43:44Bon, pour l'instant,
43:45elles sont suspendues
43:45et effectivement,
43:46c'est un sujet...
43:47Mais pourquoi les maires
43:49pourraient...
43:49Voilà.
43:50Pourquoi c'est suspendu
43:51à ces municipales ?
43:52On n'a pas bien gonflé.
43:53C'était peut-être
43:53une affaire aussi
43:54de mise en place
43:55de ces ZFE
43:57qui appartient
43:58pour le coup
43:59aux maires.
44:00En tout cas,
44:00on y reviendra.
44:01Merci beaucoup,
44:02Cathy,
44:02pour votre témoignage.
44:04On se retrouve
44:04dans un tout petit instant
44:05et je voudrais
44:05qu'on parle
44:06de Gisèle Pellicot.
44:07Elle était l'invité
44:08ce matin d'RTL.
44:09Son livre sort
44:10demain.
44:12Amandine Bégaud,
44:13RTL Midi,
44:14les auditeurs ont la parole.
44:18Amandine Bégaud,
44:19RTL Midi,
44:20les auditeurs ont la parole.
44:22Il a tout détruit,
44:23il nous a trahis,
44:24bien sûr.
44:25Je n'ai ni haine et colère,
44:26ça aussi,
44:26ça pose question.
44:28L'indignation,
44:29la trahison,
44:29oui, bien sûr,
44:30j'ai ressenti.
44:31Je ne pardonnerai jamais
44:32ce qu'il nous a fait subir,
44:33ce qu'il nous a tous détruits.
44:34Il m'a détruit,
44:35mais il a aussi détruit
44:36mes enfants.
44:37Il faut se dire aussi
44:38qu'on n'occupe pas
44:39la même place.
44:40Moi, j'ai choisi M. Pellicot,
44:41je l'ai aimé,
44:42j'ai fait trois enfants avec lui,
44:43on a vécu des drames,
44:45on a été heureux,
44:46mais pour mes enfants,
44:47c'est leur père,
44:48donc il n'occupe pas
44:48la même place.
44:49Cet homme,
44:50M. Pellicot,
44:51vous écrivez que vous allez
44:52vouloir le voir en prison maintenant,
44:54cette visite ne sera pas un cadeau,
44:56pas une faiblesse,
44:56ce sera un adieu,
44:58une étape indispensable
44:59à ma reconstruction.
45:00C'est pour quand ?
45:01Je n'ai pas de date définie
45:03aujourd'hui,
45:04c'est vrai que j'irai le voir,
45:05c'est aussi une manière
45:06de le regarder droit
45:07dans les yeux,
45:08et de lui dire pourquoi tout ça.
45:10Les mots de Gisèle Pellicot,
45:12c'était ce matin sur RTL
45:13avec Marc-Olivier Fogiel.
45:15Gisèle Pellicot,
45:17qui je le rappelle,
45:17a été violée
45:19par au moins
45:21une cinquantaine d'hommes,
45:2351 précisément,
45:25qui ont tous été condamnés d'ailleurs.
45:28C'est son mari
45:28qui la droguait
45:29avant de la livrer
45:30à d'autres hommes.
45:31Ce procès,
45:32on en a énormément parlé.
45:34Aujourd'hui,
45:35Gisèle Pellicot
45:35prend la parole
45:36alors que son livre
45:37sort demain.
45:38raconte ce cauchemar
45:39qu'elle a vécu
45:39ces dernières années,
45:40son combat aussi
45:41et sa nouvelle vie.
45:43On en parle avec vous,
45:44Michel.
45:44Bonjour, Michel.
45:46Bonjour.
45:47Vous habitez à Londres,
45:49Michel.
45:49Voilà, c'est ça, oui.
45:52On en parle en Angleterre ?
45:54Énormément, oui.
45:55Dans les médias,
45:56ça m'a passé à la télévision.
45:58Ça s'est passé hier soir,
45:59je crois.
45:59C'est une émission de la BBC
46:01qui s'appelle Newsnight.
46:02Ça dure une demi-heure
46:03et ils prennent un sujet
46:05d'actualité.
46:06Et le sujet d'actualité
46:08hier soir,
46:08c'était Gisèle Pellicot.
46:09Je ne l'ai pas encore regardé,
46:10mais je l'ai enregistré
46:11et je vais le regarder ce soir.
46:12Et c'est dans tous les médias.
46:14Je suis un peu New Yorker
46:16aussi,
46:16le journal New Yorker.
46:18Et il y avait tout un article
46:19que j'ai lu ce matin sur elle.
46:21Et c'est vraiment
46:21très médiatisé.
46:23Qu'est-ce qu'elle représente
46:24pour vous, Michel ?
46:26La force de caractère
46:27et la résilience
46:29et le courage aussi.
46:31Vous aviez suivi
46:32le procès,
46:34les procès d'ailleurs ?
46:35Un petit peu, oui.
46:36Et puis,
46:37pas beaucoup,
46:38mais enfin,
46:39je me suis imaginé
46:40que ça devait être
46:41très dur pour elle
46:42et de le faire
46:44en public comme ça
46:46où elle montrait son visage
46:47et elle était là
46:48et les gens pouvaient la voir
46:49et disaient qu'elle était là
46:50et l'entendait
46:52ce que les gens disaient,
46:54elle entendait
46:54le témoignage
46:55des coupables
46:56et je crois qu'il faut
46:57quand même
46:57une certaine force de caractère
46:59pour pouvoir supporter
47:00tout ça.
47:01Elle reprenait ce matin
47:02l'expression d'une historienne
47:03qui l'a qualifiée
47:04d'éveilleuse.
47:06Vous le diriez comme ça ?
47:07Elle a éveillé
47:08certaines consciences ?
47:09Oui, oui,
47:10peut-être.
47:11Oui,
47:11c'est peut-être
47:12une bonne définition.
47:14Elle a éveillé
47:15peut-être
47:15d'autres femmes
47:17qui subissent
47:18des abus,
47:19qui sont des sexuels,
47:21des assos
47:22qui n'en parlent pas,
47:23qui n'osent pas
47:24en parler
47:24et ça leur donne
47:25peut-être
47:26à ces femmes-là
47:27du courage
47:27d'en parler,
47:29de dire
47:29ce qu'elles subissent
47:30et même
47:31comme elle,
47:32j'ai assez subi
47:33et maintenant,
47:33je vais en parler.
47:34Maintenant,
47:34je vais me battre
47:35et je vais m'en sortir.
47:36Ça peut inspirer d'autres.
47:38Anne est aussi avec nous.
47:39Bonjour, Anne.
47:41Bonjour, Nandine.
47:42Vous avez...
47:44Qu'est-ce que vous vouliez dire
47:45sur Gisèle Pédicot, Anne ?
47:47Alors, moi,
47:49cette personne,
47:51je l'ai écoutée
47:51jeudi soir
47:52dans l'émission
47:54d'Augustin Trappnard
47:55et ce que je craignais
47:57un petit peu,
47:58c'est d'entendre
47:59une sorte de rituel
48:00pour la promotion
48:03d'un livre
48:03et en fait,
48:05je me suis aperçue
48:06par ses mimiques,
48:07ses réactions,
48:08etc.,
48:09que c'était quelqu'un
48:10qui en fait
48:11était très vrai,
48:12très près
48:13de la réalité,
48:14très sincère
48:15parce qu'elle répondait
48:17de façon vraiment
48:18très adaptée
48:19aux questions précises
48:21que M. Trappnard
48:22lui posait
48:23et cette personne,
48:25on sent qu'elle a
48:26vraiment souffert
48:27et moi,
48:28je pense surtout,
48:29ayant moi-même
48:30suivi une thérapie
48:31pendant 10 ans,
48:32au travail
48:33qu'elle a dû
48:36effectuer
48:36sur elle-même
48:37pour arriver...
48:37Et c'est ce qu'elle raconte
48:38dans le livre,
48:39justement.
48:39Oui, alors je l'ai commandé
48:41mais je ne l'ai pas lu.
48:42Sors demain, vous allez...
48:43cette quantité de travail
48:44qui est nécessaire
48:45pour arriver
48:46à trouver
48:49des choses
48:50positives
48:51dans les blessures
48:53que l'on a eues.
48:55Et en fait,
48:57bon,
48:58ces blessures,
48:59bien sûr,
48:59elle veut les réparer
49:00pour elle-même
49:01mais aussi,
49:02ce qui est sincère,
49:02c'est qu'elle veut aussi
49:04les réparer pour sa fille.
49:05Elle explique bien
49:06que...
49:06Oui, elle l'explique très bien
49:07et elle l'explique
49:07pour ses enfants
49:08que ce livre,
49:09il est aussi pour eux
49:10pour essayer
49:11de rassembler
49:12les pièces
49:13d'un puzzle
49:14qui a volé en éclats
49:16comme ça
49:16au moment
49:17où on a appris
49:18les premiers détails
49:19de cette affaire.
49:20Anne, lisez-le vraiment
49:21ce livre,
49:21vous l'avez précommandé.
49:22Moi, j'ai eu la chance
49:23de le lire ce week-end,
49:24c'est formidable
49:24et on comprend
49:26vraiment
49:27comment elle a réussi
49:28à se reconstruire.
49:30Merci à vous.
49:31Dans un instant,
49:32Jean-Alphonse Richard,
49:33l'heure du crime
49:33et Jean-Alphonse,
49:34vous nous emmenez
49:35sur l'île de la Réunion aujourd'hui.
49:36Oui, avec la fin.
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