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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00Il est 9h sur CNews et merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:03On est avec Jean-Christophe Gallien, avec Judith Vatraube, Eric Revelle et Arnaud Benedetti.
00:08Bonjour à tous les quatre.
00:09D'abord le point sur l'information et ensuite nous reviendrons point par point sur la marche hier en hommage
00:16à Quentin.
00:18Le point sur l'information c'est avec Marine Sabourin. Bonjour Marine.
00:20Bonjour Elliot, bonjour à tous.
00:22Le nourrisson de 6 semaines d'Alia enlevé jeudi par ses parents en Seine-Saint-Denis a été retrouvé vivant
00:27hier après-midi.
00:28Il a été déposé dans un hôpital à Lille par une femme non identifiée au visage dissimulé par un voile
00:33et un masque chirurgical.
00:35En revanche toujours aucune nouvelle de ses frères et soeurs Naël, 18 mois et Eline, 2 ans et demi.
00:40Ils sont toujours activement recherchés.
00:42La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restent en vigilance rouge pour cru.
00:46Aujourd'hui sur l'ensemble de l'Ouest le temps devrait être plus calme et sec.
00:50Aujourd'hui et ce jusqu'en milieu de semaine prochaine, 8 autres départements sont classés orange.
00:5630% des Français sont satisfaits de l'action de Sébastien Lecornu comme Premier ministre.
01:01C'est ce que révèle le dernier baromètre CSA pour le JDD.
01:04C'est 10 points de plus que pour Emmanuel Macron.
01:06Seulement 20% des Français interrogés se disent satisfaits de l'action du Président.
01:10Le Salon de l'Agriculture est le passage obligé pour de nombreux politiques,
01:14notamment à un an de l'élection présidentielle.
01:16Ce matin, c'est Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance,
01:19et Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui se rendent sur place.
01:23Près de 80 personnalités politiques qui sont attendues tout au long de l'édition.
01:28Le remaniement du gouvernement devrait avoir lieu au plus tôt en milieu de semaine prochaine.
01:32Sébastien Lecornu attend de savoir quand sera à discuter l'éventuelle motion de censure du Rassemblement national
01:37sur la feuille de route énergétique.
01:39Trois femmes devraient quitter le gouvernement.
01:41Rachida Dati, ministre de la Culture, en campagne à Paris.
01:45Amélie de Montchalin, au budget, en partance pour la Cour des comptes.
01:48Et Charlotte Parmentier-Lecoq, à l'autonomie.
01:51Actualité internationale, le Venezuela a libéré 80 prisonniers politiques hier
01:55dans le cadre d'une loi d'amnistie adoptée par le Parlement.
01:58Au total, ce sont 379 détenus politiques qui vont bénéficier de cette loi.
02:03Loi promise par la présidente par intérim d'Elsi Rodriguez sous la pression des Etats-Unis.
02:08Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:10Jacques Serret reçoit Aurore Berger, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes
02:14et de la lutte contre les discriminations.
02:18Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:20A la une de l'heure des pros ce matin, il promettait du sang et des larmes.
02:24Des larmes oui, du sang non.
02:27C'est dans le calme que des milliers de Français ont marché hier pour Quentin.
02:30Les affrontements et la guerre civile prédits par certains n'ont pas eu lieu.
02:34Le travail des forces de l'ordre a été parfait avant, pendant et après.
02:38En parlant des forces de l'ordre, pas un policier blessé, pas un projectile lancé sur les CRS,
02:43pas une vitre cassée, pas une voiture brûlée sur le parcours.
02:47Lyon, bastion de l'ultra-gauche, épicentre des tensions lors de grandes manifestations,
02:52n'aura pas connu la même fièvre hier.
02:54Les renseignements territoriaux l'avaient anticipé.
02:57Des éléments radicaux associés à l'extrême droite étaient bien présents.
03:01Au moins trois signalements, une interpellation pour des chants racistes et des salus nazis.
03:05Qu'ils soient retrouvés et condamnés.
03:08L'organisatrice de la marche a pris la parole en amont, appelant au respect et à la dignité.
03:14Ce message a été reçu 5 sur 5 par les 3200 participants.
03:19Car l'immense majorité n'était pas là pour cracher leur haine,
03:22mais se retrouvait pour un gamin de 23 ans, passé à tabac et laissé pour mort.
03:27Parlons à présent du traitement médiatique, sidérant traitement médiatique hier.
03:32Tout au long de la journée, les journalistes présents ont cherché le facho,
03:35le nazi, des colombos, micro à la main,
03:38refusant de voir aussi le recueillement d'anonymes et de copains de Quentin.
03:42Un drapeau français, c'est douteux.
03:44Un champ scout, c'est louche.
03:46Un symbole chrétien, c'en est trop.
03:48Pour l'AFP, Quentin est désormais un militant d'extrême droite radicale.
03:53Extrême et droite ne suffisaient pas.
03:56Alors que comprendre ?
03:57Une semaine après l'horreur, pleurer pour Quentin est devenu suspect.
04:01Un garçon de 23 ans a été tué par une milice d'ultra-gauche.
04:05Parmi les mises en cause, au moins un assistant du député et fondateur de la Jeune Garde,
04:10Raphaël Arnaud, a la justice désormais de déterminer toutes les responsabilités dans cette tragédie.
04:15Le meurtre abominable de Quentin vient bousculer un narratif établi depuis des années.
04:20Les fascistes ne sont plus seulement à droite de l'échiquier.
04:24Les résistants, loin d'être à la Jeune Garde, l'extrême gauche a tué.
04:29Mais hier, pour certains médias, il fallait renverser la charge de la preuve.
04:33L'extrême droite était sur le banc des accusés.
04:37Et nous allons en parler point par point ce matin, parce que de mémoire,
04:41je n'ai jamais vu un traitement aussi partiel que le rassemblement hier pour Quentin.
04:44Tout était suspect, ne laissant pas de place au recueillement et à l'hommage pour un gamin de 23 ans,
04:49tué dans des conditions atroces.
04:51Retour sur les faits avec Anaïs Bauché.
04:56Ils sont près de 3200 à s'être rassemblés pour rendre un hommage à Quentin de Ranck,
05:00un étudiant de 23 ans lynché à mort par des personnes encagoulées le 12 février dernier.
05:05Peu avant la marche, certains amis de l'étudiant ont tenu à prendre la parole.
05:09Je vous remercie d'être là, je vous encourage à rester dans le calme et la dignité.
05:13Le ton est donné pour cette marche blanche débutée à 16h à Lyon.
05:17Un important dispositif de sécurité a été déployé avec des renforts de CRS,
05:21gendarmes mobiles, ainsi que deux drones.
05:23Munis de larges portraits de Quentin et du drapeau français,
05:26la foule s'est avancée calmement en scandant plusieurs messages.
05:29Justice pour Quentin ! Justice pour Quentin !
05:32Notamment à l'encontre de l'extrême gauche, jugé responsable de la mort de Quentin.
05:36Un jugement ! Un jugement !
05:38Et les filles !
05:38Quelques minutes après le début du cortège,
05:41des bouteilles de plastique ont été lancées sur la foule
05:43par des habitants postés en haut d'un immeuble.
05:46Plus loin, des insultes ont retenti contre la marche blanche,
05:49sans violence physique.
05:50Des débordements vides contenus par les forces de l'ordre.
05:53La Marseillaise a retenti plusieurs fois au sein du cortège.
05:59Partie de la place Jean Jaurès,
06:01la marche s'est achevée sur les lieux de l'agression de Quentin.
06:04Sur place, des gerbes de fleurs ont été déposées
06:06et une large banderole a été déployée.
06:08La foule est ensuite venue se recueillir en masse
06:10en entonnant le chant « La Ligue Noire »
06:12qui commémore le massacre des contre-révolutionnaires lyonnais en 1793.
06:17Je voudrais qu'on écoute quelques Français qui ont participé à cette marche.
06:23Pour moi, triste, très triste, parce que ça peut être mon enfant.
06:28Ça peut être mon enfant et puis être massacré de cette façon,
06:31d'être poursuivi.
06:33Vous voyez, j'ai un âge, j'ai plus de 70 ans,
06:37jamais ça n'aura pu exister dans notre jeunesse.
06:39Et j'espère que ces individus vont être vraiment, vraiment sanctionnés
06:43et que la politique, franchement, aujourd'hui, il n'y a plus de politique en France.
06:48Je l'ai vécu comme je m'y attendais.
06:51Un rassemblement, je ne sais pas combien on était,
06:54mais il me semble qu'on était assez nombreux.
06:56Et c'est réconfortant parce qu'il y avait presque des incitations à ne pas s'y rendre.
07:01Écoutez, c'était plutôt calme.
07:04On a vraiment tous été là pour Quentin.
07:07Il y a eu des tentatives de débordement.
07:10Ça a essayé un petit peu d'appâter le cortège,
07:13mais non, ça s'est vraiment bien passé.
07:16Tout a été contenu.
07:18Je pense qu'aucun hommage ne suffira à rendre hommage,
07:23du coup, à une personne décédée dans les conditions dans lesquelles il est mort.
07:28Mais c'était beau.
07:29C'était beau.
07:30On a chanté en son honneur et c'était bien.
07:33On sera dans quelques instants avec l'organisatrice de cette marche.
07:37Mais j'ai envie d'avoir votre regard sur
07:39que faut-il retenir de ce que nous avons vécu hier
07:42et comment vous expliquez le traitement médiatique qui en a été fait.
07:47Éric Revelle.
07:48Ce qu'il faut retenir, ça dépend qui vous regardez et qui vous écoutez, mon cher Eliott.
07:53Moi, j'ai été frappé, je vous le dis comme je le pense.
07:55Et je ne minimise pas les mouvements d'extrême droite
07:58qui ont essayé de rentrer dans ce cortège.
08:01Et je ne minimise pas l'existence de mouvements violents d'extrême droite.
08:04Mais quand vous écoutez le traitement de la formation de chaînes publiques
08:07ou même privées, vous vous rendez compte qu'en fait,
08:09on est quasiment en 1934 et à la montée du nazisme, en fait.
08:14Quand vous écoutez ce traitement, il m'a semblé, je vous le dis comme je le pense,
08:17scandaleux.
08:18Mais ça veut dire quoi ?
08:19Ça veut dire qu'au-delà des sondages,
08:20et je pense notamment à la très bonne interview d'Aquilino Morel,
08:23l'ancien conseiller socialiste de François Hollande,
08:27dans le journal du dimanche, qui dit
08:28la gauche, il aurait pu dire républicaine,
08:30préfère mourir électoralement que se remettre en cause.
08:33En fait, le piège, le piège terrifiant qu'a tendu Jean-Luc Mélenchon
08:40est en train de s'imposer à toute la gauche.
08:42Le narratif politique cynique de Jean-Luc Mélenchon
08:45est en train de s'imposer à toute la gauche.
08:48De toute part, de Ségolène Royal à Olivier Faure, patron du PS,
08:52qui n'exclut plus maintenant des alliances électorales avec LFI,
08:56Olivier Faure, for sure, il fera voter évidemment les socialistes
09:02en direction de LFI.
09:03Donc, en fait, le piège politique, à mon sens, s'est refermé.
09:06Et celui qui est en train de prendre le la sur l'ensemble de la gauche,
09:09c'est Jean-Luc Mélenchon.
09:10De mémoire, je n'avais jamais vu un traitement médiatique comme celui-ci.
09:13Il faut remonter peut-être à l'élection présidentielle.
09:16Souvenez-vous, on est au Trocadéro.
09:19Vous avez le rassemblement avec quasiment 100 000 personnes
09:22pour le meeting d'Éric Zemmour.
09:25Il y a un individu qui va tenir des propos insupportables.
09:28Je crois qu'il va dire Macron assassin, si je ne m'abuse.
09:31Et les médias ne vont parler que de ça.
09:35Oui, il ne faut absolument pas la différence entre les bas du front.
09:40Éric a raison.
09:41Certains ont essayé, au nom de l'extrême droite, de s'introduire et de bousculer le cortège.
09:47Et puis, une alliance systémique avec un mouvement violent
09:53tel qu'il existe entre LFI et la Jeune Garde.
09:56Ça n'est pas du tout pareil.
09:57Systémique, c'est un mot de vocabulaire de gauche.
09:59Je l'emploie à dessin.
10:00C'est exactement ce à quoi on assiste.
10:03Moi, ce qui m'a frappée dans le sujet, c'est ce monsieur qui dit qu'il a plus de
10:0670 ans
10:07et qui dit, malgré les insistations à ne pas se rendre à cette marche.
10:13Bien sûr.
10:13Parce qu'en fait, c'est très très peu, 3 200.
10:16Beaucoup plus de Français devraient se retrouver dans la rue après un meurtre comme celui-là.
10:21Donc, le bourrage de crâne, il a fonctionné.
10:23Mais tout a été fait en amont.
10:25Voilà, le bourrage de crâne a eu lieu en amont.
10:27Tout a été fait en amont pour dire, cette manifestation, il va y avoir du sang et des larmes.
10:33Des larmes, il y en a eu.
10:35Du sang, il n'y en a pas eu.
10:36Et bravo aux forces de l'ordre.
10:38Merci aux forces de l'ordre.
10:39Pour la présidentielle, vous allez voir, si jamais le candidat ou la candidate du Rassemblement national,
10:45vous allez voir, ça va être le chaos dans la rue, la violence partout, le déchaînement.
10:49Le bourrage de crâne, il est à l'heure.
10:52On est en direct, je le disais, avec l'organisatrice,
10:55l'une des organisatrices de cette marche, Aliette Espieux.
10:59Merci d'être en direct avec nous, Aliette Espieux.
11:02Qu'est-ce que vous, vous retenez de la marche, mais également du traitement ?
11:07J'ai pu voir hier que vous avez été contrainte d'échanger avec un responsable à France Insoumise
11:15au plus près de la jeune garde, quelques heures après avoir rendu hommage à votre camarade et copain Quentin,
11:23qui a été battu à mort par des miliciens d'extrême gauche, peut-être proche de la jeune garde.
11:30Je dis peut-être parce que ce sera à l'enquête de le déterminer.
11:33Je ne suis ni juge, ni avocat, Aliette Espieux.
11:37Merci, Aliette, pour cette intervention, de me permettre de revenir sur cet hommage
11:41qui, comme vous l'avez très justement dit, s'est très bien déroulé.
11:45Les marcheurs étaient dans le respect, dans la dignité.
11:48Vraiment, je les en remercie parce qu'ils ont respecté ce qui avait été demandé par les parents de Quentin.
11:53C'était essentiel pour nous.
11:55Voilà, tout s'est très bien passé.
11:57Effectivement, il y a eu deux, trois individus qui ont en fait répondu, si vous voulez, à des « fuck
12:05Quentin ».
12:06Pardonnez-moi pour les mots.
12:08Il y avait deux, trois perturbateurs à l'extérieur.
12:10Et ce qui fait qu'il y a des personnes qui ont très mal réagi.
12:13Je condamne effectivement les mots qui ont été dits à ces moments-là.
12:18Malheureusement, évidemment, certains médias ont en profité pour récupérer ces deux, trois moments
12:24pour généraliser en disant que cet hommage était comme ça.
12:27Mais voilà, vos collègues qui étaient présents sur place ont pu le dire.
12:32En fait, cet hommage était extrêmement calme et c'était vraiment superbe.
12:36Concernant l'interview d'hier, oui, je me suis retrouvée face à Monsieur Porte.
12:42Je vous ai fait que je ne m'attendais pas à cela.
12:44Qui en fait a même félicité les antifas qui étaient présents sur place pour contre-manifester,
12:51pour insulter les manifestants qui se rendaient pour rendre hommage à Quentin.
12:55J'avoue avoir été assez scandalisé parce que vouloir défendre son parti est une chose.
13:02De là à soutenir des personnes qui, mot pour mot, ont dit ce que je viens de vous dire.
13:08Voilà, qu'ils étaient pour la mort de Quentin, qu'ils se réjouissaient du fait qu'ils soient morts de
13:11cette manière.
13:12Je ne comprends pas comment on peut soutenir.
13:14En fait, c'est insoutenable.
13:16On ne peut pas soutenir des personnes qui ont tué d'une telle violence.
13:20On a déjà tué tout court, mais surtout avec une telle violence en pleine journée.
13:24Un jeune homme de 23 ans qui n'avait pour seul défaut que d'avoir essayé de protéger les jeunes
13:31filles.
13:32Voilà, donc écoutez, je pensais qu'un député aurait un peu plus de dignité.
13:38Je suis désolée, je me suis trompée.
13:41Et j'espère vraiment qu'il a pu comprendre pourquoi est-ce que je me suis un peu emportée face
13:47à lui.
13:48Et surtout réaliser qu'en fait, il a profondément choqué les Français, en fait, par son attitude.
13:53Alors, je ne sais pas si vous allez pouvoir répondre à cette question, Eliette.
13:57Mais à la fin de la marche, il y a eu une banderole avec une insigne sur cette banderole.
14:04C'était « Adieu camarade ».
14:05Et vous aviez un logo qui a été présenté comme logo d'extrême droite.
14:11Alors que c'était un symbole religieux.
14:14L'on le voit à l'antenne.
14:15Est-ce que vous savez ce que ça représente ?
14:17Et pourquoi ce symbole était présent sur cette affiche ?
14:21Parce que moi aussi, j'ai besoin de comprendre tout ce qui a pu se passer, Eliette.
14:25Alors, le symbole, c'est le Pax Domini.
14:28C'est un symbole chrétien que nous avons souhaité mettre.
14:31Parce que Quentin était croyant.
14:34Il était converti et profondément ancré dans sa foi.
14:37Pour nous, c'était très important de le mettre.
14:40Parce que voilà, Quentin, c'était à la fois un ami, un camarade.
14:42Mais également un croyant profondément investi dans sa paroisse.
14:46Et puis de l'autre côté, on a dessiné son portrait.
14:48C'était très important de mettre ces deux symboles de notre côté.
14:51pour rappeler un peu toutes les faces qu'il était, cet ami, ce chrétien.
14:55Et voilà, ce fidèle toujours présent avec nous.
14:59Et voilà, non, non.
15:00Mais voilà, encore une fois, vous savez, récemment,
15:03au cours d'un rassemblement quotidien,
15:07avait expliqué, alors quotidien, je ne sais plus quel média,
15:09avait expliqué que le drapeau de Lyon était un drapeau des royalistes
15:13et donc que des membres de l'AF étaient présents.
15:17Bon, si vous voulez, je ne suis pas très surprise
15:21de la reprise de tel symbole et du changement,
15:27de la modification de l'interprétation de certains symboles.
15:30Ça, ça ne me surprend pas.
15:31Non, non, il s'agit bien, effectivement, d'un symbole chrétien.
15:34Et c'est parce que...
15:36Pour le préciser, Aliette Espieu,
15:38j'ai lu aussi le tweet de la préfète de la région
15:41et vous avez condamné les faits.
15:42Conformément aux instructions données par le ministre de l'Intérieur,
15:45la préfète signale immédiatement au procureur de la République
15:47tous les gestes et propres répréhensibles
15:49qui sont détectés actuellement sur les réseaux sociaux.
15:51Et puis, il les explique, mais on y reviendra,
15:53que plusieurs journalistes ont également signalé
15:56le comportement inadapté des services d'ordre de la manifestation.
15:59Les autorités sont intervenues à chaque fois auprès des organisateurs.
16:02Vous aviez prévenu en amont de la manifestation,
16:05vous avez pris la parole en disant
16:07si vous êtes ici, ça n'est pas pour vos idées,
16:10c'est pour rendre hommage à un homme qui a été battu à mort.
16:13Force est de constater que certains n'ont pas respecté
16:17ce que vous avez dit, puisqu'il y a des individus
16:19qui ont tenu des propos visiblement racistes, homophobes
16:22et qu'il y a eu des saluts nazis.
16:25Vous les avez condamnés, que justice soit rendue.
16:28Est-ce que vous remerciez aussi les forces de l'ordre
16:30qui étaient présentes en masse hier ?
16:32Et moi, j'ai dit, le travail des forces de l'ordre
16:34a été parfait avant, pendant et après,
16:37parce que j'imagine que ces éléments radicaux
16:40seront vite retrouvés, et on l'espère tous condamnés.
16:44Bien sûr, totalement.
16:45Je remercie les forces de l'ordre pour leur travail.
16:47Ils ont été présents pendant tout le cortège
16:52pour permettre la sécurité.
16:54Vous l'avez vu, il y a quand même eu des personnes
16:56qui étaient là pour tenter d'attaquer le cortège.
16:58Et en fait, s'ils n'avaient pas été là,
17:01ce sont ces marcheurs, ces amis, ces proches de Quentin
17:05qui auraient été attaqués.
17:07Dans ce cortège, on avait des personnes de tout âge,
17:09il y avait des personnes âgées, des personnes plus jeunes,
17:11aussi des enfants.
17:13Donc voilà, heureusement qu'ils étaient là,
17:15parce que c'était nécessaire que toute personne
17:19puisse marcher dans la dignité.
17:20Et encore une fois, les personnes...
17:22Alors, il n'y en a pas eu beaucoup.
17:24Je crois qu'il y en a eu...
17:25Il y a deux personnes qui ont...
17:26Je crois bien sur une vidéo que l'on voit
17:29tenir des propos indécents.
17:31Et une personne...
17:33Alors, on n'est pas sûr...
17:34Moi, les forces de l'ordre m'ont contredit
17:36le fait qu'il y aurait eu des saluts.
17:37En fait, il s'agissait d'un clapping.
17:39Et il y a une personne que le service d'ordre a repris
17:42parce qu'on pensait qu'il en effectuait un.
17:44La personne n'a dit que ce n'était absolument pas le cas.
17:48Donc écoutez, la justice aura son travail là-dessus.
17:51Et par rapport au service d'ordre, en fait, je souhaite quand même
17:54revenir là-dessus parce qu'effectivement, j'étais en lien plusieurs fois
17:57avec notamment le préfet par rapport à cela
17:59parce que deux journalistes avaient fait remonter le...
18:01C'est important, Alia Tespieux, pardonnez-moi,
18:05de préciser ce qui s'est passé entre les journalistes
18:07et votre service d'ordre.
18:08Parce que moi, je n'ai pas regardé ces news hier après-midi.
18:11J'ai regardé toutes les autres chaînes.
18:12Et les journalistes disaient, c'est compliqué de travailler dans ces conditions.
18:16J'ai même reconnu la voix de journalistes qui, dans d'autres manifestations,
18:20ont pu être molestés, frappés et ont vu leur matériel saccagé.
18:24Et ça, il faut le rappeler.
18:27Je ne parle pas des manifestations avec vous.
18:29Mais ils présentaient la manifestation comme difficile à traiter sur le terrain.
18:36Que s'est-il passé ?
18:37En fait, si vous voulez, le cortège prenait quand même beaucoup de place.
18:41Il y avait beaucoup, beaucoup de monde.
18:42Et en fait, les journalistes étaient invités à être au début du cortège.
18:45Tout simplement parce qu'en fait, nous, il y avait tellement de manifestants
18:48que si on voulait avancer le plus vite possible,
18:51c'était compliqué de tout mélanger.
18:54Et il fallait permettre une bonne avancée du cortège.
18:56Donc les journalistes étaient invités à avancer.
18:58Et sauf qu'en fait, si vous voulez, la difficulté,
19:00c'est qu'ils faisaient un blocus pour la plupart devant le cortège,
19:03ce qui empêchait le cortège d'avancer.
19:04Donc le service d'ordre était obligé de les inviter à avancer.
19:09Et dans le stress, c'est vrai qu'en une semaine,
19:11je n'ai pas prévu assez de demandes pour assurer la sécurité de ce cortège.
19:14J'aurais dû en prévoir plus.
19:17C'est ce qui a sûrement manqué.
19:19C'est ce qui a fait aussi que certains membres du service d'ordre
19:21se sont sentis un peu sous tension.
19:23Mais en fait, il faut bien s'imaginer qu'il y avait un peu une...
19:28Pareil, je ne m'attendais pas à autant de journalistes.
19:30Je le reconnais.
19:32Et il y avait vraiment une foule de journalistes qui étaient présents.
19:34Et le problème, c'est que du coup, on ne pouvait plus avancer
19:36parce qu'ils s'arrêtaient tous ensemble pour prendre en photo et vidéo le cortège,
19:43ce qui rendait du coup les choses extrêmement compliquées.
19:45On comprend.
19:46Mais il n'y avait aucune volonté de les repousser.
19:50Merci Aliette Espieux, organisatrice de la marche pour Quentin,
19:53qui avait rappelé que cette marche était digne et nécessaire
19:57parce que vous avez un gamin de 23 ans qui a été battu à mort.
20:01Merci encore Aliette Espieux.
20:02On va revenir, nous, sur justement le traitement médiatique.
20:05Vous voulez que je vous parle de manifestations violentes, tendues,
20:08à Lyon notamment, 1er mai 2023.
20:10Vous avez plus d'une quinzaine de policiers et gendarmes qui ont été blessés.
20:14Et dans toute la France, je suis allé retrouver les chiffres.
20:16Vous savez combien de policiers qui ont été blessés ?
20:18Plus de 400 policiers et gendarmes lors des manifestations en France,
20:22dont 305 à Paris.
20:24Ça, c'est les images à Lyon.
20:251er mai 2023.
20:27Ça, c'est les images à Lyon.
20:28Vous avez vu ces images hier ?
20:30Et encore une fois, si vous avez des éléments radicaux d'extrême droite
20:33qui avaient été déjà recensés par les renseignements territoriaux
20:37qui ont commis des actes insupportables,
20:39qu'ils soient condamnés, retrouvés.
20:41Mais c'est une évidence absolue.
20:43Mais il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles
20:45en expliquant que c'était la grande marche des néo-fascistes, des néo-nazis,
20:50alors que vous avez des gens honnêtes qui ont voulu rendre hommage à Quentin
20:53dans la dignité et dans le calme.
20:55Jean-Christophe Gallien.
20:56Il ne suffisait pas d'avoir voulu tordre la réalité,
21:01inventer une autre réalité au moment où on découvre la mort de ce garçon.
21:07Cette alliance des médias dont vous parlez,
21:09parce que c'est une alliance des médias,
21:10il y a énormément de médias, publics, d'abord privés aussi.
21:15Pendant que vous parlez, je me permets de couper,
21:16vous voyez des images du 1er mai 2023, c'était à Lyon, justement.
21:19Mais qui racontait une histoire qui était celle d'une rixe, d'une bagarre,
21:22que ce Quentin avait lui-même cherché finalement son destin
21:25en allant se frotter à d'autres extrémistes.
21:30Et puis, hier, toute la journée, il y a eu une sorte de deuxième meurtre de Quentin.
21:38Ce meurtre, c'est un meurtre médiatique.
21:41Raconter ce qui s'est passé hier, le faire dans les conditions
21:43où ça a été fait par les médias, je vous le dis,
21:45ce n'est pas un travail de journaliste, c'est un travail de meurtre médiatique.
21:48C'est-à-dire qu'on en veut à la mémoire de ce garçon, courte, récente,
21:51mais on en veut à la mémoire de ce garçon.
21:53Ce n'est pas simplement à ses alliés d'extrême droite prétendus,
21:58à son parcours, je ne sais quoi.
21:59On a voulu salir, abîmer et, je vous le dis,
22:02tuer une deuxième fois ce garçon hier médiatiquement.
22:07Je me permets de modérer vos propos pour vous parler de meurtre médiatique,
22:10des accusations qui sont lourdes, bien sûr.
22:12On pourrait peut-être y voir plus un militantisme qu'une volonté criminelle.
22:18En revanche, l'AFP, ça y est, c'est clair,
22:21Quentin n'est pas un militant nationaliste ou identitaire.
22:25Non, non, non.
22:26Il n'est pas non plus un militant d'extrême droite.
22:28Ce n'est pas suffisant.
22:30Maintenant, c'est un hommage aux jeunes militants d'extrême droite radicale.
22:35Extrême droite, ça ne suffisait pas, Arnaud Benetti.
22:37Vous, vous avez couvert hier pour CNews cette manifestation.
22:41Non, mais moi, ce qui me frappe en l'occurrence,
22:42c'est qu'au fur et à mesure qu'on assiste malgré tout à une banalisation
22:46ou à une déradicalisation de ce qu'on a appelé par le passé la droite nationale,
22:51on a une extrémisation ou une radicalisation de la gauche de la gauche et, évidemment, de l'extrême gauche.
22:58On découvre aujourd'hui que l'extrême gauche est violente et que l'extrême gauche manipule la réalité.
23:03C'est, j'allais dire, assez courant dans les pratiques militantes et idéologiques de l'extrême gauche
23:09depuis que l'extrême gauche existe.
23:10Ce n'est pas une nouveauté.
23:12La vraie question qui se pose aujourd'hui, c'est est-ce que la gauche va toujours considérer,
23:17la gauche dite républicaine va toujours considérer qu'il n'y a pas d'ennemis à gauche ?
23:21C'est ça le vrai sujet.
23:22Elle n'a jamais considéré jusqu'à maintenant qu'il y avait des ennemis à gauche,
23:28qu'il y avait des ennemis de la République à gauche.
23:30Et la réponse du Parti Socialiste depuis trois jours est absolument effondrante, en l'occurrence,
23:38puisqu'ils essayent de, finalement, continuer à maintenir un fil ténu,
23:43une sorte de poire pour la soif électorale, d'une certaine manière,
23:46parce qu'ils se disent que, peut-être, à un moment donné,
23:48ils auront besoin de ces alliances avec la gauche et la gauche.
23:50Et là, vous parlez du terrain politique, le terrain médiatique est tout aussi important.
23:53Mais je termine, à partir de là, il s'agit toujours d'insister et de sur-souligner
23:58et de caricaturer l'adversaire.
24:00C'est ce que fait, notamment, cette dépêche de l'AFP.
24:02Courte pause, courte pause.
24:04On revient dans un instant et on continue d'aller point par point
24:08sur ce qui s'est passé ce week-end à Lyon, mais pas seulement à Lyon,
24:11parce que ça s'est passé aussi à Rennes.
24:14On va en parler dans quelques instants.
24:15Restez avec nous sur CNews.
24:19Il est 9h30 sur CNews et on poursuit l'heure des pros ensemble
24:23avec la une du journal du dimanche.
24:26Et ça, vous ne le verrez pas dans d'autres médias.
24:29Quentin, l'hommage à une marche dans le calme et la dignité.
24:31Et l'ultra-gauche, la honte, puisque l'image que vous voyez en bas,
24:35ça s'est produit hier à Rennes, lors d'une contre-manifestation,
24:40parce que vous savez qu'à Rennes, des individus ont eu le malheur
24:42de vouloir organiser une mobilisation citoyenne pour rendre hommage à Quentin.
24:46L'ultra-gauche a décidé de faire une contre-manifestation.
24:50Et dans cette contre-manifestation, il présentait donc cette affiche.
24:54Ici, on ne pleure pas les nazis.
24:57En bon français, d'ailleurs, ils disent on ne pleure pas les nazis.
24:59Il y a une négation, cher militant de l'ultra-gauche.
25:02Et écoutez bien ce qu'il chantait.
25:03« Abat l'État, les flics et les fachos ».
25:05Voilà le climat dans lequel l'ultra-gauche se mobilise contre donc les nazis.
25:12Et parce qu'il a été nazifié, Quentin, il en est mort.
25:16Voilà, c'est ça le climat aujourd'hui.
25:33Et cette image, là aussi, personne n'en parle, Arnaud Benenetti.
25:36C'était intéressant, c'est l'État, les flics et les fachos.
25:39Tout le monde est mis dans le même panier en la matière.
25:42C'est des propos totalement factieux, en l'occurrence,
25:44qui sont tenus par des ligues, là en l'occurrence, d'ultra-gauche,
25:48qui ont décidé de déverser leur haine dans la rue.
25:53C'est en effet totalement inadmissible.
25:56On ne peut que condamner.
25:57Mais moi, ce qui me frappe, c'est, si vous voulez encore une fois,
25:59c'est une sorte de forteresse assiégée aujourd'hui.
26:03C'est-à-dire qu'il y a une forme de radicalisation
26:05toujours plus forte d'une partie de l'extrême-gauche
26:08qui a toujours été radicale,
26:09mais qui, aujourd'hui, est encore plus radicale
26:11qu'elle ne l'était, vraisemblablement.
26:13Jean-Christophe ?
26:14Oui, parce que je pense qu'elle rentre dans un moment
26:16qui est celui de l'attaque officielle de l'EFI,
26:19non pas simplement sur, évidemment, le Parti Socialiste,
26:21des mairies, mais aussi l'État,
26:23mais sur l'ensemble de ce pays.
26:24C'est-à-dire que le meurtre de Quentin
26:26a été comme une libération, si vous voulez,
26:28de cette phase d'attaque qui est, aujourd'hui,
26:30en réalité, en train de se conduire.
26:32Et le narratif qui est porté par ces ligues factieuses,
26:34le narratif très agressif de Jean-Luc Mélenchon,
26:38il diffuse à travers la société française,
26:40je vous le dis, il diffuse à travers la société française,
26:41on l'a dit médiatiquement, on l'a dit politiquement,
26:43il fait peur à certains de ses ex-alliés
26:45qui avaient voulu sortir de l'emprise,
26:47mais qui, aujourd'hui, retournent, évidemment,
26:49le Parti Socialiste municipal oblige,
26:51potentiellement, derrière l'élection nationale de 2027.
26:54Et si on regarde le score de ces manifestations,
26:57c'est-à-dire qu'hier,
26:57on devait avoir plus de monde dans la rue.
26:59Et donc, ce narratif qui diffuse,
27:01il diffuse aussi la peur et la crainte chez d'autres Français.
27:03La peur et la crainte, mais les Français, ils ne sont pas dupes.
27:05A tel point que deux Français sur trois,
27:06ils sont prêts à faire barrage contre la France insoumise au municipal,
27:10parce qu'ils ont bien compris qu'il y avait eu un point de bascule la semaine dernière.
27:12Là où je vous rejoins,
27:13c'est que ce discours de,
27:17il y a des nazis,
27:18c'est le retour de la peste brune,
27:19vous le retrouvez jusque dans les médias.
27:21Et encore une fois,
27:22le traitement médiatique hier de la marche,
27:25est là aussi un point de bascule.
27:26Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
27:29Laurent Wauquiez,
27:30a décidé, lui, d'afficher le portrait de Quentin.
27:33Ce ne sont pas les idées de Quentin
27:35qui sont affichées au siège de la région Rhône-Alpes.
27:38C'est le fait qu'on ait un garçon de 23 ans
27:41qui était tabassé à mort pour ses idées.
27:45Et d'où le fait qu'il...
27:46Parce qu'on ne peut pas mourir en démocratie
27:48pour ses idées dans ces conditions-là.
27:50Ça paraît évident.
27:51Écoutez le maire de Lyon,
27:53le maire de Lyon, Grégory Doucet,
27:54qui répond à Laurent Wauquiez.
27:57Je ne veux pas que Lyon soit la capitale de l'ultra-droite
28:02à aucun moment.
28:03C'est d'abord la ville de Jean Moulin,
28:05c'est d'abord la capitale de la résistance.
28:07Et c'est aussi de ce fait
28:10que, pour ma part,
28:13j'ai considéré que toute récupération politique
28:15de la mort de Quentin de Ranque
28:17relevait de l'indécence.
28:19L'indécence, c'est quoi ?
28:20Alors, je vais vous proposer Olivier Vial.
28:22Olivier Vial, spécialiste,
28:24des radicalités,
28:26il porte des accusations extrêmement graves
28:29sur la mairie de Lyon.
28:31Il s'avère que la mairie de Lyon
28:32n'avait pas de contrat avec la jeune garde,
28:35mais pouvait échanger régulièrement
28:36pour lutter contre l'extrême droite.
28:38Mais selon Olivier Vial,
28:40ça va encore plus loin
28:40parce que la jeune garde
28:42pouvait avoir accès,
28:43selon lui encore une fois,
28:45et j'imagine que la mairie
28:46va répondre très rapidement,
28:48aux vidéosurveillances.
28:50Écoutez Olivier Vial.
28:52La mairie de Lyon, en 2022,
28:54l'adjoint à la sécurité
28:55a créé un groupe de liaison
28:58contre l'extrême droite.
28:59La jeune garde avait accès
29:00à la vidéosurveillance des lieux
29:01où il y avait de l'extrême droite.
29:02Alors ça, c'est absolument hallucinant.
29:04Ça, effectivement, la question est de savoir
29:05jusqu'à quand ils ont pu être associés à ça.
29:09Est-ce que vraiment c'était l'objectif
29:11de la mairie de les associer
29:13à ces questions-là ?
29:14Parce que quand on sait aujourd'hui
29:16comment ils utilisent les renseignements
29:18qu'ils obtiennent
29:19pour justement harceler leurs adversaires,
29:22le fait qu'il y ait eu ce comité de liaison
29:25et que l'adjoint nous a dit
29:27dans un interview en 2022
29:30qu'il incluait la vidéosurveillance,
29:32c'est, je pense, quelque chose d'extrêmement grave.
29:35Les accusations sont très graves
29:36et très lourdes, Judith Vintraume.
29:39Alors, le Figaro a repris ces informations
29:42et a tenté de les recouper.
29:44L'adjoint à question,
29:45qui est toujours adjoint de la sécurité
29:46de la mairie de Lyon,
29:47qui s'appelle Mohamed Chih,
29:48a confirmé l'existence de ce groupe.
29:52Mais il nous dit
29:53que c'était juste de l'écoute
29:54et de l'information.
29:55Ah oui.
29:56Mais c'est-à-dire qu'il confirme le fait
29:58d'avoir transmis des images
29:59de vidéosurveillance à la jeune garde ?
30:00Il est très flou.
30:01Il est très flou sur le sujet.
30:03Non, mais il faut préciser très vite.
30:04Il faut préciser très rapidement.
30:07Mais pourquoi croyez-vous
30:09que Grégory Doucet,
30:10maire sortant de Lyon
30:11et qui est candidat à sa réélection,
30:14n'a pas exclu d'alliance
30:17avec la France insoumise ?
30:18Il se refuse à, je cite,
30:20la mécanique de l'amalgame
30:23entre la jeune garde
30:23et la France insoumise ?
30:25Alors, Laurent Wauquiez, justement,
30:26a réagi dans les colonnes du JDD,
30:28non pas sur cette information,
30:29mais j'imagine que la mairie de Lyon
30:30va répondre très vite
30:31et clarifier la situation.
30:34Il parle de LFI
30:36qui est toxique pour notre démocratie,
30:38notre vie démocratique.
30:39L'extrême-gauche a du sang sur les mains,
30:41dit-il.
30:41J'éprouve une profonde colère
30:42parce que cela fait des mois
30:43que je dénonce
30:44ce qui est réellement la France insoumise.
30:45Toute une partie de la classe politique
30:46a été dans le déni.
30:48Il aurait pu rajouter la classe médiatique.
30:50Il aura fallu ce drame
30:50pour ouvrir les yeux.
30:52Pas forcément.
30:52Après ce drame,
30:53ils auraient pu faire preuve
30:56de dignité
30:56en coupant enfin les ponts
30:58avec l'ultra-violence.
30:59Or, ils font exactement l'inverse.
31:00Depuis des jours,
31:01avec l'indécence et le cynisme,
31:03ils ont cherché
31:04à se poser eux-mêmes
31:05en victime.
31:05Quelle honte !
31:06Jean-Luc Mélenchon
31:07et la France insoumise
31:08sont responsables
31:09de ce drame.
31:10Et ceux qui se présentent
31:13antifascistes,
31:13conclut-il,
31:14sont les plus violents,
31:15les vrais fascistes
31:16et la seule menace
31:17pour la République.
31:18Dans le même temps,
31:18vous avez Mathilde Panot
31:19qui a pris la parole
31:21justement pour
31:21une inversion accusatoire
31:23et qui tient des propos
31:25là aussi extrêmement graves
31:26pour la démocratie
31:26puisque, en substance,
31:28elle expliquerait
31:29qu'elle n'accepterait jamais
31:30l'arrivée du rassemblement
31:32de pouvoir
31:33s'ils étaient élus
31:34démocratiquement.
31:35Dans quelle démocratie
31:36ils ont ou non ?
31:37Écoutons Mathilde Panot.
31:38Bien sûr.
31:39Moi, je dis merci
31:40aux antifascistes
31:41car les antifascistes
31:42et nous en sommes.
31:43Nous, la France insoumise,
31:44nous sommes antifascistes.
31:45L'antifascisme,
31:46c'est d'abord
31:47la résistance au fascisme
31:48et de dire
31:49que nous n'accepterons jamais
31:50dans notre pays
31:51que le fascisme
31:52prenne le pouvoir
31:54légalement par les urnes
31:55ce que veut faire
31:56Marine Le Pen
31:57entourée de tous
31:58ces groupuscules
31:58d'extrême droite
31:59qui pullulent autour d'elle.
32:01Vous imaginez
32:02la gravité de...
32:02Attendez, moi non plus
32:03j'accepterais jamais
32:04l'arrivée du fascisme.
32:06Moi non plus.
32:07Mais pas le fascisme de gauche.
32:10Je n'accepterais pas
32:11Mais pas le fascisme
32:12de droite non plus.
32:12On est d'accord.
32:13Je vais vous proposer
32:14trois affirmations.
32:15L'eau ça mouille,
32:16le feu ça brûle
32:17et on est tous antifascistes.
32:18Qui accepterait
32:19l'arrivée du fascisme
32:20en France ?
32:21Personne.
32:21Mais voyez en fait
32:22la fameuse phrase
32:24de Jean-Luc Mélenchon
32:25lors de la création
32:26du parti de gauche
32:26en 2010
32:27Je suis le bruit,
32:29la fureur
32:29et le fracas
32:31c'est très clair.
32:32C'est en train
32:33de s'imposer
32:34partout.
32:35En fait
32:35ils ont pris
32:35le contrôle
32:36du cerveau
32:37des leaders
32:38de la gauche républicaine.
32:39C'est ce narratif-là
32:41qui est en train
32:41de s'imposer.
32:42Ne vous trompez pas
32:43même si une large partie
32:45des Français
32:45a l'air de dire
32:46qu'ils vont
32:47ne pas voter
32:48les filles.
32:49Moi je pense
32:50et c'est là
32:51la puissance politique
32:53et la menace
32:54que fait peser
32:55Jean-Luc Mélenchon
32:56sur son camp politique
32:57c'est qu'il a pris
32:58le contrôle
32:59de la gauche
33:00jusqu'à y compris
33:01de la gauche.
33:01La question c'est
33:02combien d'électeurs
33:03ne vont pas voter
33:05RN en se disant
33:07si le RN
33:08arrive au pouvoir
33:09ça va être la chienlis
33:10ça va être la violence.
33:11Non la question
33:12c'est jusqu'où
33:12ils sont prêts à aller.
33:14Pardonnez-moi.
33:16Jean-Luc Mélenchon
33:16l'avait dit
33:17il avait programmé
33:18une finale
33:19contre la Rassemblement
33:19Nationale
33:20et Marine Le Pen
33:21en l'occurrence
33:22pour lui.
33:23Il avait annoncé
33:24ce sera dans les urnes
33:24contre eux
33:25ou dans la rue.
33:26Il l'a annoncé
33:27et moi je vous le dis
33:27il n'est pas en conquête
33:29simplement de la victoire
33:30potentielle au deuxième tour
33:31de 2027
33:32il se dit
33:32je vais être en finale
33:33et si je suis en finale
33:34et que je suis battu
33:35par le RN
33:35je n'accepterai pas
33:36il l'a annoncé
33:37donc il y aura la rue
33:38c'est préparé.
33:39Juste pour vous préciser
33:41parce que là aussi
33:41vous ne verrez pas
33:42ces images
33:42dans les autres médias
33:43vous voyez des individus
33:44qui pendant la marche
33:45qui se déroulaient
33:46dans le calme
33:47étaient venus justement
33:49perturber
33:50se moquer
33:52des personnes
33:52qui étaient en train
33:53de marcher
33:54ces images-là
33:54bien évidemment
33:56vous ne les verrez pas
33:57également.
33:59La déclaration
34:00de Mathilde Panot
34:01imaginez un seul instant
34:03qu'elle soit prononcée
34:04à l'inverse
34:05par des membres
34:07du Rassemblement National
34:09ou alors de Reconquête
34:11ce serait un tollet
34:12monumental
34:13et certains diraient
34:14à juste titre
34:15si vous ne respectez pas
34:18le suffrage universel
34:20on va où ?
34:21Alors Sciences Po maintenant
34:22avançons aussi
34:23parce que c'est tout un climat
34:24médiatique
34:25politique
34:27universitaire
34:27dans une boucle informelle
34:28Whatsapp
34:29une boucle privée
34:30plusieurs enseignants
34:30de Sciences Po
34:31ont justifié
34:32le lynchage de Quentin
34:33Deranck
34:33qu'ils trouvent mérité
34:35c'est en tout cas
34:35ce que révèlent
34:36les échanges
34:36d'un groupe Whatsapp
34:37informel
34:37je le disais
34:38entre professeurs
34:39nommés débat privé
34:40enseignants Sciences Po
34:41parmi les 250 enseignants
34:43deux d'entre eux
34:44minimisent la mort de Quentin
34:45et le qualifient
34:47de néo-nazi
34:49peut-être qu'ils sont
34:50raccords avec
34:51Ségolène Royal
34:52je vous propose
34:52de voir le sujet
34:53de Sarah Varni
34:54mais j'imagine
34:54que le directeur
34:55de Sciences Po
34:55puisque ça a été révélé
34:57et puis
34:58ça paraît évident
34:59il va dire
34:59écoutez ces gens
35:00n'ont rien à faire
35:00quand vous justifiez
35:01la mort de quelqu'un
35:02il est en train
35:02de regarder
35:03le statut juridique
35:04de cette conversation
35:05ça prend du temps
35:06il avait refusé
35:08que Rima Hassan
35:09tienne une
35:10ça s'appelle du courage
35:11ça ?
35:11bah oui
35:12par rapport à son prédécent
35:13on n'a pas la même notion
35:14de courage
35:15il faut qu'ils virent
35:16les deux profs
35:17il faut qu'ils les virent
35:18on voit le sujet
35:18s'il vous plaît
35:19Sarah Varni
35:22pour certains enseignants
35:23de Sciences Po Paris
35:24le lynchage de Quentin
35:25serait justifié
35:27dans un groupe
35:27WhatsApp informel
35:28entre professeurs
35:30un enseignant vacataire
35:31de sport
35:31a notamment décrit
35:33la victime
35:33c'est un militant
35:34nationaliste
35:35qui était là
35:35pour protéger
35:36les racistes
35:37transphobes de Némésis
35:38un professeur d'économie
35:40a ensuite remis
35:41en cause
35:41l'implication
35:42des assistants parlementaires
35:43du député
35:44La France Insoumise
35:45Raphaël Arnaud
35:46son collègue
35:47professeur de sport
35:48a encore une fois
35:49apporté son analyse
35:50c'est pourtant simple
35:52Raphaël Arnaud
35:53c'est un antifasciste
35:54et le mec mort
35:55c'est un néo-nazi
35:55une analyse également
35:57faite par le professeur
35:58d'économie
35:59ces nazillons
36:00ont récolté
36:01ce qu'ils cherchaient
36:02et ce
36:02à plus d'un titre
36:03Quentin a d'une certaine façon
36:04fort bien servi sa cause
36:06plusieurs collègues
36:07se sont alors indignés
36:08et ont demandé à l'auteur
36:09de revenir sur ses propos
36:11ce dernier s'est alors
36:12muré dans le silence
36:13Dans ce groupe
36:14il y a une impunité
36:15vous n'écrivez pas
36:16quelque chose
36:17qui justifie
36:17la mort d'une personne
36:21avec un sentiment
36:22quand même
36:22de gravité
36:23de ce que vous écrivez
36:24là on voit bien
36:25qu'ils pensent être
36:25entre eux
36:26ils ne pensent pas
36:27une minute
36:28que ça pourrait
36:28leur être reproché
36:29ou ça pourrait être
36:30considéré
36:30comme tombant
36:31sous le coup de la loi
36:32parce que là
36:33ils font une apologie
36:34en fait
36:34de la violence
36:34La direction de Sciences Po
36:36a indiqué ne pas avoir
36:37eu connaissance
36:38jusqu'alors de ces messages
36:39envoyés
36:39et ajoute
36:40être en train
36:41de se renseigner
36:42sur le cadre légal
36:43des propos tenus
36:44Non mais ça
36:45pardonnez-moi
36:46cette chute
36:46elle est insupportable
36:47et toute la France
36:48maintenant le sait
36:49mais
36:50c'est ça que ça veut dire
36:51c'est la conversation privée
36:52En fait vous prenez
36:53les gens pour des
36:53impossibles
36:54mais c'est insupportable
36:55pardonnez-moi
36:56ces deux preuves
36:56peuvent rester
36:57le président de la publique
36:58dit de faire le ménage
36:59à l'extrême droite
37:00et à l'extrême gauche
37:01que le directeur
37:02de Sciences Po Paris
37:03fasse le ménage
37:04dans ses enseignants
37:05ce qui a été dit
37:06enfin
37:07c'est même pas scandaleux
37:09c'est vomir
37:11Il faut quand même dire une chose
37:12je voudrais revenir
37:1230 secondes
37:13sur les déclarations
37:14de M. Wauquiez
37:14que je partage
37:15sur en tout cas
37:16les circonstances
37:17mais enfin quand même
37:18il faut rappeler
37:18que nombre de députés
37:20de ce qu'on appelle
37:20le bloc central
37:22dont fait partie
37:22je ne sais pas
37:23si LR en fait encore partie
37:24ou pas
37:24c'est très compliqué
37:25mais enfin ont été élus
37:26il faut le rappeler
37:27et d'ailleurs M. Wauquiez
37:28également
37:29par des voix
37:30qui venaient aussi
37:31de LFI
37:32il faut quand même
37:32il faut le dire
37:33donc il y a quand même
37:34si vous voulez
37:34ça va plus loin
37:35que la gauche
37:36c'est-à-dire que
37:38cette idéologie
37:38a finalement percolé
37:40au-delà
37:40des rivages
37:41de la gauche
37:42elle a même touché
37:43le centre et la droite
37:44Mais bien sûr
37:45puisqu'on vit
37:46une société
37:47désormais binaire
37:48voulue par des politiques
37:49et des médias
37:50de dire
37:50il y a les antifas
37:51et il y a les fascistes
37:52il n'y a rien d'autre
37:53il y a les antifas
37:54et les fascistes
37:55Il y a une extension
37:55du domaine du fascisme
37:56ce qui est une formule
37:57quand même intellectuelle
37:58assez limitée
37:59je trouve
38:00je vous propose
38:01une autre séquence
38:02et cette séquence
38:03elle a été relayée
38:04des centaines de milliers
38:05de fois
38:05parce qu'elle a bouleversé
38:06les français
38:07c'est Charlotte Dornelas
38:08hier matin
38:09qui a fondu en larmes
38:11en disant tout haut
38:12ce que beaucoup de français
38:13pensent tout bas
38:15ou ne peuvent pas
38:15l'exprimer
38:16sur les plateaux de télévision
38:17c'est taisez-vous
38:19elle le dit
38:20de manière très digne
38:20très calme
38:21mais taisez-vous
38:22les incendiaires
38:23ceux qui essayent
38:24de justifier
38:25la mort de Quentin
38:25ceux qui essayent
38:27de placer
38:28une étiquette
38:29de suspect
38:29sur ceux qui veulent
38:30rendre hommage
38:31à leurs copains
38:32taisez-vous
38:34ceux qui font de Quentin
38:36un présumé néo-nazi
38:38comme madame
38:40Ségolène Royal
38:40taisez-vous
38:42écoutez Charlotte Dornelas
38:44Domitile a été
38:45je crois qu'elle a
38:47elle a fait
38:47une bonne conclusion
38:48au débat
38:49qui était précédent
38:51voilà
38:51par son apaisement
38:52et son appel
38:53en effet
38:54à l'apaisement
38:55et simplement
38:56à rendre hommage
38:56à son ami
38:58j'avoue
38:58enfin bref
39:00ça m'émeut
39:01pour ses amis
39:02en fait
39:02parce que
39:04je disais tout à l'heure
39:05j'espère que sa famille
39:06a été en la télé
39:07mais ses amis-là
39:08qui le connaissent
39:09moi je le connais pas
39:09Quentin
39:10je l'ai jamais vu
39:10je sais pas qui c'est
39:12quand j'entends cette fille
39:13parler de son ami
39:13je me dis
39:15c'est horrible de lire ça
39:16en fait
39:17qu'il se taise
39:17il y a un gamin
39:18de 23 ans qui est mort
39:19que tout le monde
39:19se taise
39:21personne n'a besoin
39:22de parler
39:22et que ceux qui savent
39:23prier prient
39:24et que les autres
39:25se taisent par pitié
39:26en fait
39:27par pitié taisez-vous
39:28et moi j'ai une pensée
39:30pour les amis de Quentin
39:31qui ne sont absolument pas
39:33dans des milieux politiques
39:34etc
39:35qui l'ont rencontré
39:36à la paroisse
39:36qui avaient juste envie
39:37de se recueillir
39:38et de marcher pour lui
39:39et qui sont présentés
39:40dans les médias
39:41englobés
39:42avec des milices
39:43d'extrême droite
39:44d'ultra droite
39:45identitaire nationaliste
39:47mais quelle indécence
39:48de la part des mêmes
39:50qui nous invitent
39:51à un délai de décence
39:52par exemple
39:53après
39:54les tortures
39:55et le meurtre
39:56de la petite Lola
39:58alors là attention
39:59délai de décence
40:00il faut surtout
40:01ne rien dire
40:03et les mêmes
40:04qui ont sauté
40:06vraiment
40:06sur
40:09le drame
40:10qui est arrivé
40:11à Quentin
40:12pour développer
40:14cette peur
40:16ce bourrage
40:17de crâne
40:17qui
40:18et Arnaud le disait
40:20tout à l'heure
40:20a une visée
40:21très particulière
40:22c'est de
40:23préparer la campagne
40:25de
40:262027
40:26mais qui sera
40:27nauséabonde
40:28cette campagne
40:28dernière actualité
40:29mais très importante
40:30et je pense
40:31qu'elle sera
40:32là aussi
40:33au coeur des prochaines
40:34heures
40:35dans les médias
40:36parce que c'est très
40:37très important
40:38ce qui se passe
40:385 personnes liées
40:39aux associations
40:40françaises
40:40humanitaires
40:41et soutien
40:42humanitaire
40:43ont été mises
40:43en examen
40:44ce vendredi
40:45elles sont soupçonnées
40:46de financement
40:47de l'organisation
40:48terroriste
40:48du Hamas
40:49Emma Loro
40:50s'est rendue
40:51sur place
40:51à la Courneuve
40:52devant le siège
40:52de l'association
40:53le sujet
40:54il est signé
40:54Julia Ferrand
40:57des associations
40:58françaises
40:59soupçonnées
41:00de financement
41:01du Hamas
41:025 personnes
41:03en lien
41:04avec humanitaire
41:04et soutien
41:05humanitaire
41:06ont été
41:06mises
41:06en examen
41:07après des perquisitions
41:09menées lundi
41:09au domicile
41:10mais aussi
41:11dans les locaux
41:12des deux associations
41:12ces individus
41:14sont soupçonnés
41:15de faire parvenir
41:16des fonds
41:16sous couvert
41:17d'aide humanitaire
41:18au Hamas
41:18selon le parquet
41:19national antiterroriste
41:22une première série
41:23de perquisitions
41:24en janvier 2024
41:25avait permis
41:26la saisie
41:27de matériel informatique
41:28et de documents
41:28comptables
41:2935 millions d'euros
41:30ont été confisqués
41:31sur des comptes bancaires
41:32et 5 millions
41:33en espèces
41:34ont été saisis
41:35au siège social
41:36de l'association
41:36humanitaire
41:37après leur mise en cause
41:39les 5 individus
41:40ont été placés
41:41sous contrôle judiciaire
41:42ils sont poursuivis
41:43pour financement
41:44d'une entreprise terroriste
41:46abus de confiance
41:47en bande organisée
41:48et blanchiment
41:49d'abus de confiance
41:50en bande organisée
41:51en relation
41:52avec une entreprise terroriste
41:54et j'ose espérer
41:55et j'ose espérer
41:55qu'il n'y a aucun
41:57responsable politique
41:58député
41:59quel que soit le bord
42:00de près ou de loin
42:02associé
42:02à cette association
42:04on parle de l'association
42:05Thomas Porte par exemple
42:35vous aurez peut-être des soutiens
42:36Aurore Berger
42:37qui est la ministre chargée
42:39de l'égalité
42:39entre les femmes
42:39et les hommes
42:40de lutte contre
42:41les discriminations
42:41qui a été souvent ciblée
42:43d'ailleurs par l'extrême gauche
42:44dans sa lutte
42:46contre toute forme
42:47de racisme
42:47mais également
42:49contre l'antisémitisme
42:50ce sera très intéressant
42:52de la voir sur
42:52la violence en politique
42:54la violence de l'extrême gauche
42:55la France insoumise
42:56on sera très attentif
42:57au discours
42:58d'Aurore Berger
42:59dans un instant
43:00c'est à suivre
43:00sur CNews
43:01restez avec nous
43:02et merci encore
43:03Tania Tollet
43:04merci qui a préparé
43:05cette émission
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