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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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NewsTranscription
00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros ce matin.
00:05On va d'abord faire un point complet sur l'actualité avec Marine Sabourin avant de commencer l'heure des pros.
00:10Bonjour Marine Sabourin.
00:11Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:13Emmanuel Macron considère la France insoumise comme un mouvement d'extrême gauche au sein duquel émergent des expressions antisémites.
00:20Il l'a affirmé dans un entretien diffusé ce matin chez nos confrères de Radio-J.
00:23Je rappelle que le ministère de l'Intérieur l'a classé ainsi récemment une classification que conteste fermement le parti.
00:30Le ministre de l'Intérieur qui craint des tensions après la mort de Quentin, Laurent Nunez, a adressé hier en fin de journée un télégramme au préfet.
00:37Il demande le renforcement de la vigilance autour des rassemblements de nature politique, autour des permanences de campagne,
00:43afin d'éviter tout trouble à l'ordre public et garantir la sécurité des personnes aidées.
00:47Un meeting du député Renaissance, Carl Olive, candidat aux élections municipales à Poissy dans les Yvelines, a été visé hier après-midi par des tirs de mortier.
00:55Un groupe de personnes qui y assistait a été légèrement blessé.
00:57Carl Olive condamne avec la plus grande fermeté ses actes d'une extrême gravité.
01:02L'homme qui avait menacé au couteau un chauffeur de bus et des policiers à Paris mercredi est mort.
01:06Il avait été neutralisé par les forces de l'ordre.
01:09L'individu, un Guyanais de 35 ans, était monté à bord du bus dans le 13e arrondissement de la capitale.
01:14Un passager avait tenté de le maîtriser en vain.
01:17À l'international, Marco Rubio poursuit sa tournée en Europe chez les alliés de Donald Trump.
01:21Le secrétaire d'État américain se rend d'abord en Slovaquie pour rencontrer le Premier ministre Robert Ficot.
01:27Il se rend ensuite à Budapest pour des rendez-vous dès demain avec les autorités hongroises, dont le Premier ministre Victor Orban.
01:33Retour en France après de fortes intempéries.
01:36La Gironde et le Lot-et-Garonne sont maintenus ce dimanche en vigilance rouge.
01:40Des ponts ont été fermés.
01:41Plusieurs centaines d'habitants ont été évacués hier soir.
01:44Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
01:46Pierre Devine reçoit Éric Coquerel, député LFU de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances.
01:54Merci Marine Savourin pour le point sur l'information.
01:56A la une de l'heure des pros, ce matin, Quentin est mort.
01:59Mort parce que Français est patriote.
02:02Mort pour ses idées.
02:03Mort parce que nazifié par ses bourreaux.
02:06La milice du ultra-gauche a commis l'ignoble dans les règles du lâche,
02:09s'acharnant à plusieurs sur une personne à terre.
02:12Non pas une rixe, mais un crime politique, plaide l'avocat de la famille.
02:17Le meurtre de Quentin est un drame national, une émotion partagée jusqu'au sommet de l'État.
02:21Un président de la République qui a oublié dans son message de nommer le mal.
02:26Un drame national sous-traité les 48 premières heures.
02:30Il existe donc en France des martyrs que le système médiatique ne veut pas voir.
02:34Nous ne savions pas grand-chose, dirait certains.
02:36Il ne vous a pas fallu bien longtemps pour dépeindre Quentin comme un militant d'extrême droite.
02:43Pour parler de Rix, personne n'est dupe.
02:45La famille, digne et courageuse, a rappelé que Quentin défendait ses convictions sans violence,
02:50prenant un militantisme pacifique.
02:52Une famille qui a appelé au calme, à la retenue et qui attend que justice soit rendue.
02:56Alain Finkielkraut citait hier Pasolini.
02:58Les fascistes d'aujourd'hui sont les antifascistes.
03:02Paix à son âme, Quentin pensait tendre et affectueuse à la famille, à ses copains, à sa paroisse.
03:08Quentin est mort à l'âge de 23 ans.
03:12Et nous allons en parler longuement, comme hier bien sûr, comme depuis le début jeudi soir,
03:20depuis que nous avons cette information parce que c'est une actualité absolument dramatique.
03:24Et je le disais, il y a ce portrait qui a été dessiné par les amis de Quentin,
03:30qui nous a été envoyé hier.
03:33Quentin, 23 ans, mort des suites de ses blessures, lynchées par plusieurs individus,
03:38des individus qui sont activement recherchés.
03:40Nous sommes avec Raphaël Steinville, Olivier Vial, Judith Vintraube et Jean-Christophe Gallien.
03:45Bonjour à tous les quatre.
03:46Merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
03:49C'est vrai que c'est une actualité qui est dramatique, un tournant peut-être.
03:52Vous me le direz dans un instant.
03:54Je voudrais qu'on écoute des témoignages parce que les équipes de CNews sont sur place.
04:00Et vous allez entendre le témoignage de riverains qui ont pu être assistés malheureusement
04:05à ce lynchage en règles, les règles du lâche, je le disais tout à l'heure.
04:11Et ça se passe de commentaires, je vous propose juste d'écouter ce témoignage.
04:15On l'a mis en PLS et après d'autres personnes ont appelé les secours.
04:22Elle saignait un peu du nez.
04:26Elle saignait du nez et elle n'arrivait pas à se relever.
04:28Je pense qu'il était en état de choc.
04:31Il n'était pas conscient, je pense qu'il a quand même pris beaucoup de coups.
04:34On l'a vu, il était à terre, il s'est rendu des coups de pied.
04:36C'était très violent.
04:36Et oui, il n'arrivait pas à se relever, il n'était pas conscient.
04:44Je le disais, c'est un drame national qui bouleverse des millions de Français.
04:47Je suis sidéré de voir que depuis 48 heures, ce drame-là est sous-traité dans les médias.
04:53Ou alors il est présenté d'une manière qui ne correspond pas forcément,
04:58et il faut toujours rester bien surprudent, aux premiers éléments de l'enquête.
05:03Je constate qu'il est plus facile de considérer que Quentin est un militant nationaliste d'extrême droite
05:09que d'expliquer aujourd'hui que la thèse privilégiée, c'est la milice d'ultra-gauche ou d'extrême-gauche
05:18qui s'en est prise hier à Quentin.
05:21Et heureusement que les équipes de TF1 hier soir dans leur JT de 20h
05:25ont diffusé cette vidéo amateur qui est insoutenable,
05:30où l'on voit justement ces individus, ces barbares, ces lâches,
05:34s'attaquer à Quentin alors qu'il était au sol.
05:37Qu'est-ce que ça dit de, un, notre société, et puis aussi du traitement médiatique qu'il y a en effet, Judith Lentroube ?
05:44Je pense que la façon dont ce drame est instrumentalisé et non pas sous-traité, mais maltraité,
05:55est encore plus grave que le silence de certains médias ou leur extrême parcimonie
06:02quand il s'agit de traiter ce qui est un événement national, à répercussion nationale.
06:10Depuis le reportage de TF1 dont vous parlez, je trouve que le ton a quand même changé,
06:15tout simplement parce qu'il est impossible de nier l'évidence des images.
06:20Donc même une mauvaise foi en béton armé, comme peuvent l'avoir les Insoumis, n'y parvient pas.
06:27Le seul truc qu'il parvient à faire, c'est se victimiser en disant,
06:30puisqu'on nous a accusés, nous n'avons aucun rapport, évidemment,
06:35avec ces nervis, soi-disant antifas, qui ont massacré Quentin,
06:42c'est nous les victimes puisqu'on s'en prend à nous.
06:45Je voudrais vous proposer le tweet d'Emmanuel Macron,
06:48parce que c'est un drame national qui a effectivement des répercussions politiques importantes.
06:53J'ai lu, si elle est là, condamnation unanime de la violence,
06:57toute la classe politique condamne ce qui s'est passé.
07:00C'est vrai, en soi, mais il faut le nommer, le mal.
07:03Vous savez, c'est comme pour les attentats terroristes islamistes.
07:06Vous avez des condamnations qui parlent d'attentats terroristes,
07:10sans nommer le mal qui a frappé la France à de nombreuses reprises.
07:15À Lyon, Quentin a été victime d'un déférelement de violences inouïes.
07:18Il a perdu la vie à 23 ans seulement.
07:20À sa famille et à ses proches, l'adresse, mes pensées et le soutien de la nation.
07:23En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
07:27Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats
07:30et de protéger la libre expression d'arguments.
07:33Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie
07:36est indispensable.
07:38La haine qui assassine n'a pas sa place chez nous.
07:40J'appelle au calme, à la retenue et au respect.
07:43C'est un message extrêmement fort.
07:45Mais encore une fois, c'est un message qui omet l'élément peut-être central
07:51de ce drame Olivier Vial.
07:52Oui, mais en fait, on comprend dans ce message,
07:56comme dans le traitement de beaucoup de médias,
07:58qu'il y a une cécité idéologique
08:00et qu'en fait, on n'arrive pas, beaucoup n'arrivent pas à accepter,
08:05il y a une forme de déni,
08:06accepter que ceux qui présentent comme étant le membre du camp du bien
08:10puissent commettre des actes comme ça.
08:12Et ça, effectivement, on le voit de plus en plus,
08:15c'est une vraie volonté de dénier la réalité
08:19parce que c'est un réveil brutal.
08:21Ça veut dire accepter que tout ce qu'on nous a présenté
08:24comme étant le camp du bien peut être effectivement extrêmement violent
08:29et commettre des atrocités.
08:31Et ça, je pense qu'on le voit beaucoup aujourd'hui
08:33dans les déclarations qui essayent de minimiser.
08:36Ça a été la première étape.
08:37On a essayé de minimiser en essayant de faire croire
08:39que c'était un affrontement entre deux bandes rivales.
08:41Puis après, on a essayé de diaboliser.
08:43Et là, aujourd'hui, on est vraiment dans cette logique-là.
08:46On diabolise, on nazifie la victime.
08:48Ça, c'est ignoble.
08:49Mais effectivement, on voit que toute une partie de l'extrême-gauche
08:52sur les réseaux sociaux essaye maintenant de faire le procès
08:55de la personne qui a été frappée à mort.
08:57Et puis, la troisième partie qui est en train de commencer,
09:00parce qu'on voit vraiment que, notamment,
09:01Jean-Luc Mélenchon a donné le ton,
09:03c'est l'inversion victimaire.
09:05C'est accusatoire.
09:06C'est nous, les victimes.
09:07Il y aurait eu des centaines et des centaines d'agressions
09:11faites par l'extrême-droite.
09:12C'est totalement faux.
09:14Et aujourd'hui, effectivement, il y a cette volonté-là
09:16d'inverser la charge victimaire.
09:18On verra un tweet de Pascal Praud qui a réagi il y a quelques instants
09:21sur ce climat médiatique et politique,
09:24climat politique, dans lequel vous avez une classe politique
09:27qui condamne la violence sans la nommer.
09:30Mais puisque vous parlez de Jean-Luc Mélenchon,
09:32qui n'a pas eu un mot pour Quentin, Jean-Luc Mélenchon,
09:34un mot.
09:35En revanche, il explique, et c'est évidemment condamnable,
09:39et cette violence-là aussi n'a pas sa place en France,
09:43c'est que vous avez des permanences la France Insoumise
09:47qui ont été ciblées ces 48 dernières heures.
09:51Cette nuit, nos locaux et permanences ont été attaqués
09:53dans tout le pays à l'appel de Rotaillot et de Le Pen
09:56qui ont couvert et répété des accusations
09:58sans aucun fondement contre les Insoumis
09:59en exploitant le drame survenu à Lyon.
10:02Ils réinterprètent tout ce qui s'est passé.
10:05Et vous êtes dans l'inversion victimaire, comme vous dites.
10:07La violence de l'extrême droite s'est déjà manifestée
10:09contre plusieurs de nos réunions et de nos dirigeants
10:11sans aucune réaction des autorités.
10:13J'appelle les Insoumis à la plus grande vigilance.
10:15Encore une fois, pas un mot pour Quentin.
10:17Et Bruno Rotaillot lui a répondu
10:19Jean-Luc Mélenchon, la mort atroce de Quentin
10:20ne doit rien au hasard.
10:22Contrairement à ce que vous prétendez,
10:24ce n'est pas la police qui tue en France,
10:27c'est l'extrême gauche, Jean-Christophe Gallien.
10:30Là, on est en...
10:31Vous savez, la guerre narrative, ça existe au niveau international
10:33entre des pays ou des forces qui viennent à l'intérieur d'un pays
10:36tenter de modifier le réel ou de l'attaquer, et ainsi de suite.
10:40Là, on est en plein là-dedans.
10:41Et je pense que ça raconte ce qui va se passer d'ici 2027.
10:44On est en plein dans à la fois une polarisation
10:46qui était dans la rue digitale, dans la rue médiatique,
10:50éventuellement avec des effets de violence verbaux.
10:53Là, pour le coup, on bascule.
10:55Et vous avez raison de parler de quelque chose
10:56qui est un basculement.
10:58C'est-à-dire que pour le coup, je pense qu'on a deux effets de basculement.
11:01D'abord, parce qu'il y a eu un acte terrible.
11:02Ça, c'est le premier niveau.
11:03C'est-à-dire qu'on a tué quelqu'un pour des idées politiques
11:06ou une confrontation d'idées politiques ou d'idéologies.
11:09Prétendument, en tout cas.
11:10Et puis derrière, vous avez une vague
11:13qui assume quelque part ce qui s'est passé.
11:16Et qui assume l'idée que le futur de l'action politique
11:19ou du débat politique dans ce pays
11:21peut se situer autour de la violence.
11:23Pourquoi ? Parce que, vous le dites,
11:25la manière de raconter l'histoire, encore une fois, est tordue.
11:28La manière de raconter l'histoire est réattribuée
11:31à ses propres victimes.
11:33La manière de raconter l'histoire est d'attaquer celui
11:35qui a été, pour le coup, assassiné.
11:37Et donc, on est dans un combat qui, politiquement,
11:40devient aussi un combat narratif
11:42qui, du coup, va accompagner cette violence.
11:44Cette violence, ne croyez pas un seul instant
11:46qu'elle va s'arrêter, malheureusement,
11:48à ce qui s'est passé là.
11:48Parce que, dans la tactique politique,
11:52je ne parle même pas de stratégie, pour le coup,
11:53dans la tactique politique de certains mouvements politiques,
11:56il y a, déjà de fait, préparé avant 2027
12:00et surtout après 2027, éventuellement,
12:02sur des résultats qui ne plairaient pas,
12:04cette idée que l'action politique de terrain
12:06peut passer par la violence,
12:08de la même manière qu'elle passe dans la rue digitale.
12:09Je vous propose le tweet de Pascal Praud
12:11avant de vous donner la parole.
12:15Raphaël Steinville, pardonnez-moi,
12:17je pensais à Sébastien, justement.
12:18Pascal Praud, en République, aucune cause,
12:20aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue,
12:22a écrit sur son compte X Emmanuel Macron.
12:24Aurait-il utilisé les mêmes mots
12:26si les tueurs de Quentin se réclamaient
12:28d'une idéologie nationaliste ?
12:30Non, il aurait condamné cette mouvance,
12:32il aurait ajouté qu'elles n'ont pas leur place
12:34dans la République.
12:35Les idées d'extrême-gauche
12:36sont convertes par le privilège rouge.
12:39La bulle médiatique considère
12:40qu'elles sont respectables,
12:41même si Emmanuel Macron rappelle
12:42que la haine qui assassine
12:44n'a pas sa place chez nous.
12:45Jamais il ne dit que cette haine
12:47est infusée aujourd'hui par l'extrême-gauche.
12:50Hommes politiques, intellectuels,
12:52universitaires, étudiants, artistes, journalistes
12:55ont vis-à-vis de l'extrême-gauche
12:57une indulgence qui entraîne la violence ?
13:00Puissent-ils ouvrir les yeux
13:01avec ce drame et la mort de Quentin Raphaël ?
13:05Ce n'est pas seulement un privilège rouge,
13:06désormais c'est un privilège roussant.
13:08Ce qui change peut-être la donne
13:10et la manière dont les Français vont regarder
13:12cette violence venue, alimentée
13:15par l'extrême-gauche,
13:16même s'il faut déplorer
13:18bien évidemment toutes les manifestations hostiles
13:21contre les permanences
13:23de représentants de la France insoumise.
13:25Je pense que du côté de Jean-Luc Mélenchon,
13:28cette conflictualité,
13:29elle est voulue, choisie, presque désirée.
13:32Il y a des dommages collatéraux,
13:34mais cette manière de fracturer
13:37encore davantage la société,
13:39c'est une stratégie
13:41qu'il a pensée, réfléchie,
13:43voulue, organisée,
13:44précisément pour contraindre
13:47finalement ces deux camps
13:48qu'il essaye de façonner,
13:50le camp du bien, le camp du mal,
13:51de se retrouver en 2027
13:53et de contraindre les indécis
13:56à choisir l'extrême-gauche
13:59plutôt que ce qu'il appelle
14:00l'extrême-droite.
14:01Donc oui, c'est extrêmement dangereux
14:03et d'une certaine manière,
14:05ce qui est déplorable
14:06et très bien souligné par Pascal Praud,
14:08c'est que nombre de médias
14:10malheureusement tombent dans ce piège
14:11et finalement choisissent leurs victimes,
14:16choisissent, il y a les bonnes
14:18et les mauvaises victimes.
14:19C'est ça, il y a les bons
14:19et les mauvais martyrs.
14:20Je me suis posé cette question
14:21depuis 72 heures,
14:23pourquoi il n'y a pas eu
14:23d'édition spéciale pour Quentin
14:26sur de nombreuses chaînes d'information
14:28alors que lorsqu'à Minneapolis,
14:32vous avez un militant
14:33et c'est un drame qui est tué
14:36alors qu'il proteste
14:38contre la politique migratoire
14:39de Donald Trump,
14:41c'est des heures de débat,
14:43c'est des heures et des heures
14:44et je vais vous dire,
14:46tant mieux de se poser
14:47toutes les questions
14:48autour de la politique migratoire,
14:49des tensions qu'il pourrait y avoir
14:50dans la société aux Etats-Unis
14:52mais simplement,
14:53qu'est-ce qui fait
14:54que Quentin, 23 ans,
14:56lynché à mort en France,
14:59à Lyon,
15:00avec des milices d'extrême-gauche
15:01qui considèrent
15:03que ses adversaires
15:05sont des nazis
15:06et donc qu'il faut combattre
15:08les nouveaux nazis en France,
15:10qu'est-ce qui fait
15:11qu'aujourd'hui
15:11il y ait ce silence-là
15:12ou du moins
15:13cette façon
15:16de détourner le regard ?
15:17Parce qu'à un moment donné,
15:18la réalité, effectivement,
15:19de ce qui s'est passé
15:20va à l'encontre
15:21du narratif
15:22qu'ils ont depuis longtemps
15:24intégré.
15:25Quand ils parlent
15:26de Minneapolis,
15:27pour eux,
15:27c'est une évidence.
15:28Il y a les bons,
15:29les méchants,
15:30tout le monde est à sa place.
15:32Là, dans l'affaire
15:33de Quentin,
15:34malheureusement,
15:35pour eux,
15:37il leur faut du temps
15:38à accepter
15:38que ceux
15:40qui étaient
15:40le camp du bien
15:41commettent l'irréparable,
15:42ils sont dans une agressivité.
15:44Pourtant,
15:44on le sait.
15:45On le sait.
15:46L'argument,
15:48ça s'entend aussi.
15:49Et moi,
15:50depuis le début,
15:50je dis,
15:51il faut être extrêmement prudent
15:52puisque l'enquête
15:53est en cours
15:53et ne fait que commencer.
15:54Mais la prudence
15:55ne veut pas dire
15:56l'indifférence.
15:57Et vous avez une prudence
15:58pour traiter
15:59de ce drame,
16:00mais en revanche,
16:01vous n'avez pas
16:01cette même prudence
16:02pour expliquer
16:03que Quentin
16:03est un militant
16:05d'extrême droite.
16:06Oui,
16:06parce que le but,
16:08là aussi,
16:09il y a eu plusieurs phases.
16:10D'abord,
16:10c'est,
16:12en fait,
16:12la violence
16:12dans l'extrême gauche
16:13est légitime
16:14puisqu'elle vise
16:16à combattre
16:17le fascisme,
16:18le nazisme
16:18et leurs avatars
16:19actuels
16:20que sont
16:21l'extrême droite
16:22et
16:23pardon,
16:25les mouvements
16:25identitaires.
16:27Pardon.
16:27mais là,
16:29on est dans une phase
16:30où le but,
16:31semble-t-il,
16:32de certains médias,
16:32en tout cas,
16:33c'est de renvoyer
16:33dos à dos.
16:34Bon,
16:35d'accord,
16:35il y a de la violence
16:36à l'extrême gauche,
16:37mais il y a de la violence
16:38à l'extrême droite,
16:39comme si c'était pareil.
16:40Et on va parler
16:40de la déclaration
16:41d'Emmanuel Macron
16:42sur l'antisémitisme.
16:44Il fait la même chose.
16:45Il y en a des deux côtés.
16:47Alors,
16:47d'un côté,
16:48c'est systémique,
16:48comme l'a très bien
16:49expliqué Raphaël,
16:51et de l'autre,
16:52non.
16:53Ça existe,
16:53mais ce n'est pas systémique.
16:57Et présenté à minima
16:59comme une personne
17:00d'extrême droite,
17:01au pire,
17:02comme,
17:03effectivement,
17:04le nouveau fasciste,
17:04le nouveau nazi.
17:05Pourquoi je vous dis ça ?
17:06On va prendre un exemple,
17:07Alain Finkielkraut.
17:09Alain Finkielkraut,
17:10qui était l'une
17:10des plus grandes figures
17:11de la gauche intellectuelle
17:14sur ces 50 dernières années,
17:16est désormais considéré
17:18comme un odieux réac
17:19et parfois dépeint
17:20comme un homme
17:21d'extrême droite.
17:21Il était l'invité
17:22de face à Mathieu Bocoté hier
17:23et il a cité Pasolini
17:25en disant
17:25« Les fascistes d'aujourd'hui
17:28sont les antifascistes. »
17:29Écoutez.
17:31Pasolini,
17:33qui n'a rien
17:34d'un militant identitaire,
17:36vous en conviendrez,
17:37a dit,
17:39il y a quelques décennies,
17:42« Les fascistes d'aujourd'hui,
17:45ce sont les antifascistes. »
17:47Et il avait raison.
17:51Les fascistes,
17:53vous voyez,
17:54après ce qui s'est passé,
17:56après la guerre,
17:58ce sont les ennemis
17:59du genre humain.
18:01Donc,
18:02ils ne font pas partie
18:04de l'humanité.
18:06Il est donc normal
18:07de les exclure,
18:09de les faire taire
18:10et cela peut aller
18:13jusqu'à les tuer.
18:16Les fascistes d'aujourd'hui
18:18sont les antifascistes.
18:19Et à la une
18:20du journal du dimanche,
18:22Raphaël Finville,
18:23c'est cette mouvance
18:25d'extrême-gauche
18:26qui, désormais,
18:28sur le terrain,
18:29au nom de l'antifascisme,
18:32provoque le pire
18:32et donc a tué,
18:34jeudi soir,
18:36Quentin,
18:37qui est mort des suites
18:38de ces blessures.
18:38On l'a appelée
18:39hier après-midi.
18:40Oui, c'est ça.
18:40L'extrême-gauche tue.
18:41On peut dire également
18:42que les antifas tuent.
18:46L'islamo-gauchisme tue.
18:48Et peut-être même,
18:49pour revenir à ce que disait
18:50Alain Fickelkraut,
18:51l'islamo-fascisme tue.
18:53C'est précisément
18:54ce que dit depuis des années
18:55Gilles-William Goldnadel
18:56qui intervient très régulièrement
18:58sur cette antenne
19:00et qui souligne
19:02à quel point
19:02il y a eu une mutation
19:03et qu'aujourd'hui,
19:04ceux qui se prétendent
19:06antifascistes
19:07par leur méthode,
19:08par leur discours,
19:09par leur système de pensée
19:11sont devenus
19:11les nouveaux fascistes.
19:14Ce qui est sidérant,
19:15c'est que lorsque l'on regarde
19:16la sphère médiatique,
19:18on a l'impression
19:18qu'il faudrait prendre
19:19pour argent comptant
19:20la défense malheureuse
19:24d'un Raphaël Arnaud
19:24qui nous explique
19:25que jamais,
19:26au grand jamais,
19:27les antifas,
19:28la jeune garde,
19:29n'ont été violents.
19:30Il faudrait prendre
19:31ce discours
19:31comme si c'était
19:33une vérité absolue
19:34et intangible
19:35qui est démentie
19:37et documentée
19:38par de nombreuses vidéos,
19:39par de nombreuses plaintes
19:40de personnalités politiques
19:42et par des condamnations.
19:45Et ça,
19:46finalement,
19:47ce n'est jamais rappelé.
19:48Vous avez encore hier
19:50un historien
19:51des radicalités,
19:52Frédéric Boulou,
19:53qui nous explique
19:53que la jeune garde,
19:56les mouvements antifascistes,
19:57ils sont dans
19:58l'autodéfense.
19:59C'est parce qu'ils sont
20:00attaqués aujourd'hui
20:01qu'ils en sont réduits
20:03à donner des coups.
20:05Bref,
20:06il y a une inversion absolue,
20:07alors même qu'effectivement,
20:09on le voit dans cette violence
20:10de plus en plus prononcée
20:11de ces mouvements
20:12d'ultra-gauche,
20:13qu'ils sont irrigués
20:15par cette violence fasciste.
20:17On va rejoindre le terrain
20:18parce que,
20:18je le disais,
20:19nos équipes sont sur place
20:20à Lyon
20:21depuis le début du week-end
20:23pour donner la parole
20:24aux Lyonnais,
20:26aux proches
20:26également de Quentin.
20:29Thibaut Marcheteau,
20:30vous êtes aux portes
20:31de la paroisse
20:32dans laquelle Quentin
20:33allait évidemment
20:35très régulièrement
20:36une personne pieuse
20:37qui était convertie
20:38depuis peu,
20:39mais très attachée
20:40également à la chorale
20:41de sa paroisse.
20:43J'imagine que ce matin,
20:44comme depuis l'annonce
20:45de son lynchage,
20:47il y a une émotion
20:49extrêmement vive
20:50sur place.
20:51Thibaut Marcheteau.
20:55Oui, absolument,
20:56Eliott,
20:56beaucoup d'émotion
20:57pour les paroissiens
20:58qui se sont rendus
20:59à la première messe
21:00de la journée
21:01qui commençait
21:01à 8h30.
21:02Beaucoup ne souhaitaient
21:03pas s'exprimer,
21:04certains le connaissaient.
21:06On a également
21:06l'abbé Laurent
21:07qui est venu nous parler.
21:08Il tenait à s'exprimer
21:09aux journalistes
21:10avec une prise de parole
21:11très courte,
21:11très structurée,
21:12une d'Asie qu'il connaissait,
21:13évidemment,
21:14Quentin,
21:15qu'il ne souhaitait pas
21:15plus s'exprimer
21:16sur son profil,
21:18mais que durant
21:18toute cette journée,
21:19Quentin,
21:20cette annonce du décès,
21:21évidemment,
21:22toutes ses prières
21:23sont dirigées vers lui.
21:25Et enfin,
21:26un appel au respect
21:27du deuil,
21:29également une prise de parole
21:30partagée par les paroissiens
21:31que nous avons pu croiser
21:32avec Sasa.
21:33Je vous propose
21:34de les écouter.
21:34Je ne le connaissais pas.
21:38J'ai appris ça
21:38forcément par les groupes
21:40de la paroisse.
21:43Maintenant,
21:43malheureusement,
21:44c'est vrai que son âme
21:48repose en paix,
21:48mais il s'est jeté
21:50dans la gueule du loup,
21:51malheureusement.
21:52Je pense qu'il savait très bien
21:53que ça allait mal finir.
21:57Dans ces moments-là,
21:58des manifestations comme ça,
22:00on le sait,
22:00sont un peu hystériques.
22:01Il faut dire ce qu'il y a.
22:02On sait que les antifas
22:03ne sont pas là pour rigoler.
22:05Ils agissent en groupe.
22:07Lui, il a voulu
22:07afficher ses valeurs,
22:10tout ça,
22:11et c'est très bien.
22:12Mais c'est plus que malheureux
22:15ce qui est arrivé.
22:17Vous l'avez entendu,
22:20ce paroissien,
22:21il est très lucide
22:22sur la situation ici à Lyon,
22:23avec notamment la menace
22:24des antifas
22:25qui plane sur ces jeunes,
22:28ces jeunes paroissiens,
22:29et qui est connu de tous
22:30ici à Lyon.
22:31Plusieurs nous l'ont répété.
22:33Également,
22:33l'information de dernière minute,
22:34c'est que l'avocat
22:35de la famille de Quentin,
22:36maître Fabien Rajon,
22:38a demandé ce matin
22:38à ce que le décès de Quentin
22:40soit requalifié
22:41comme un meurtre
22:43en bande organisée.
22:44Merci, Thibaut Marcheteau.
22:46Et si,
22:46j'imagine,
22:47l'avocat veut
22:48cette requalification,
22:49c'est aussi,
22:50et je le disais tout à l'heure,
22:51quand il y a,
22:52effectivement,
22:52il y a un traitement médiatique
22:53qui est extrêmement faible
22:56sur ce drame.
22:56En revanche,
22:57le travail de TF1
22:59et du 20 heures de TF1
23:00a permis
23:01d'avoir cette vidéo
23:03amateur
23:04où l'on voit
23:05une bande de lâches
23:07s'en prendre
23:08à trois personnes
23:10dont deux qui sont,
23:11les trois sont à terre.
23:12C'est d'une violence,
23:13mais c'est insoutenable
23:14ce qui s'est passé.
23:15Nous en parlerons
23:16juste après la pub
23:18parce qu'on reviendra aussi
23:19sur l'extrême gauche
23:22et à travers l'extrême gauche
23:24ce qui peut se passer
23:25aussi du côté
23:26de la France insoumise.
23:27Restez avec nous.
23:31Il est quasiment,
23:32il est 9h30 sur CNews
23:34pour la suite
23:34de l'heure des pros
23:35et on poursuit
23:36notre émission
23:37autour de cette annonce
23:39dramatique
23:39tombée hier
23:41en fin d'après-midi.
23:42Quentin,
23:4323 ans,
23:44est donc mort
23:44des suites
23:45de ses blessures.
23:47À la une
23:47du journal du dimanche
23:49ce matin,
23:50c'est tout un dossier
23:51sur l'extrême gauche
23:52l'extrême gauche tue.
23:55Au cœur de l'enquête
23:56puisque c'est le collectif
23:58Némésis
23:58qui accuse
23:59un groupe
24:01antifa
24:02dissous le 12 juin dernier
24:03par Bruno Retailleau
24:04la jeune garde,
24:06l'enquête
24:06est en cours
24:07et va déterminer
24:08si oui ou non
24:08ce groupe
24:10a de près ou de loin
24:11participé
24:12au pire jeudi.
24:15Je vous propose
24:16en revanche
24:16d'écouter Jean-Luc Mélenchon
24:17qui lui a toujours
24:18assumé
24:19ce lien,
24:20cette filiation
24:21avec
24:22les antifas
24:24notamment
24:25de la jeune garde.
24:26Écoutez,
24:26on était le 30 avril
24:272025.
24:30La jeune garde
24:30qui est une organisation
24:33alliée,
24:34liée
24:34au mouvement
24:35insoumis.
24:35Ce sont des jeunes
24:36antifascistes.
24:37Eh bien,
24:37monsieur Retailleau,
24:38profitez-en pour nous dire
24:39qu'on fait ces jeunes gens.
24:41À quel moment
24:42vous avez des actes
24:43à leur reprocher
24:43qui justifient
24:44qu'on les interdise ?
24:46Et demain à Lyon
24:48où il y aura
24:50la manif du 1er mai,
24:51j'appelle tous
24:52mes camarades
24:52des insoumis
24:53à aller se grouper
24:54derrière la bannière
24:55de la jeune garde
24:56pour dire
24:57nous n'avons pas peur,
24:59nous n'avons pas peur.
25:02Ah,
25:02j'en parle avec passion
25:03parce que ce sont
25:05mes jeunes camarades.
25:06Et qui sont ces jeunes gens ?
25:09Des jeunes gens
25:09qui détestent le fascisme.
25:10Eh bien,
25:10je leur donne raison.
25:12Et qui se mettent en rang
25:13par deux,
25:13par trois,
25:13par quatre
25:14pour protéger
25:14nos cortèges
25:15quand on vient
25:16nous taper dessus.
25:17Bravo, jeunes gens !
25:18Continuez, jeunes gens !
25:20On est en mai 2025,
25:22quelques jours plus tard
25:23et une nouvelle fois,
25:24Jean-Luc Mélenchon
25:25va appeler ses militants
25:27à s'enrôler
25:30en quelque sorte
25:31avec la jeune garde.
25:32Enrôlez-vous,
25:33dit-il.
25:33Nous qui sommes
25:36en insoumission
25:37face à l'ordre du monde,
25:39alors nous sommes antifascistes,
25:40alors nous sommes
25:41pro-palestinien.
25:43Gloire à la Palestine
25:44qui combat
25:44et gloire à vous autres,
25:47jeunes gens.
25:48Enrôlez-vous
25:49dans les associations
25:50antifascistes.
25:52Participez à leur combat.
25:54Maîtrisez la force
25:55que vous incarnez.
25:56Opposez-leur
25:57votre détermination
25:59absolue.
26:00Vous savez que
26:01la dissolution
26:02de la jeune garde
26:05antifasciste
26:06a provoqué
26:07une contestation
26:09devant le Conseil d'État,
26:10soutenue notamment
26:11par la Ligue des droits
26:12de l'homme.
26:13Bien sûr.
26:13Mais il n'y avait pas que ça.
26:14Le 12 mai 2025,
26:16vous avez eu une tribune
26:17dans l'humanité
26:18qui a été signée
26:19par bon nombre
26:20de personnes,
26:21des intellectuels,
26:23des humoristes.
26:24Guillaume Meurice,
26:25par exemple,
26:25l'a signé,
26:26non à la dissolution
26:27d'urgence palestine
26:28et de la jeune garde
26:29antifasciste.
26:31Ce label
26:32antifasciste,
26:34il vous permet
26:34d'aller jusqu'où
26:35aujourd'hui ?
26:36Justement,
26:37tout ça,
26:37ils signent
26:38cette tribune,
26:40ils font cet appel-là,
26:41alors que
26:41quelques mois avant,
26:43huit militants
26:44de la jeune garde
26:45sont déjà
26:46mis en examen
26:46pour une attaque
26:47antisémite.
26:48Ils ont agressé
26:49à huit
26:50un jeune de 15 ans
26:52dans le métro
26:52parce qu'il était juif
26:53et qu'il faisait,
26:56la jeune garde
26:56était à l'époque
26:57membre du service
26:58d'ordre de Rima Hassan
26:59dans un de ses meetings
27:00déjà.
27:01Donc,
27:01on voit bien que
27:02même quand ces gens-là
27:03prennent la défense
27:04de la jeune garde,
27:05le dossier est déjà
27:06constitué pénalement.
27:08Donc,
27:08on est sur des gens
27:09qui sont prêts à tout
27:10parce que justement,
27:11ils ont totalement
27:12intériorisé ce fantasme
27:14d'une extrême droite
27:15qui serait extrêmement
27:16dangereuse
27:17et qui rendrait légitime
27:19du coup
27:19une milice
27:21d'extrême gauche
27:22pour les protéger.
27:23Et tout ça,
27:23effectivement,
27:24c'est quelque chose
27:24qui, malheureusement,
27:26est un fantasme
27:26qui continue
27:27à irriguer
27:28une grande partie
27:28de la gauche.
27:29Vous parlez de fantasme
27:30mais rappelez-vous
27:31des élections législatives
27:32anticipées,
27:33ça fonctionne.
27:34Ça va bien,
27:35c'est une idéologie
27:38assumée.
27:39La menace
27:40est fantasmatique
27:40mais effectivement,
27:41ça fonctionne.
27:42C'est aussi une infraction
27:43à un principe fondateur
27:45du pacte républicain
27:46que Max Weber
27:48a théorisé
27:48en disant
27:49la police
27:50a le monopole
27:51de la violence légitime.
27:53Bah non,
27:53pour cette partie
27:55du spectre politique,
27:57la police
27:57n'a pas le monopole
27:58de la violence légitime.
27:59Il est légitime
28:00d'user de violence
28:02pour s'en prendre
28:02à qui compte
28:03et désigner
28:04d'extrême droite.
28:04Les verbatimes
28:05de Jean-Luc Mélenchon
28:06sont clairs
28:07dans les extraits.
28:08Enrôlez-vous
28:08et maîtrisez la force
28:10qu'on vous donne.
28:11Ce qui veut dire
28:12que soyez nombreux
28:13à agiter
28:14non pas simplement
28:15la menace
28:16mais l'action.
28:17Et il l'a simplifié,
28:20il l'a résumé
28:20dans une phrase
28:21qui est toujours
28:21celle qui pour moi
28:22est fondamentale
28:23dans l'idée
28:23que Jean-Luc Mélenchon,
28:25encore une fois,
28:26il puise ses racines
28:27dans des périodes
28:27plutôt révolutionnaires,
28:29on va dire
28:29une période,
28:30une partie de la révolution.
28:31Il le dit pour nous,
28:32le combat se fera
28:33dans les urnes
28:34ou dans la rue.
28:35Vous gagnerez dans les urnes
28:36ou vous gagnerez dans la rue.
28:37Donc c'est très clair.
28:38Il ne s'agit pas de fantasmes,
28:40il ne s'agit pas d'objets
28:41simplement narratifs,
28:42il s'agit d'une vraie stratégie
28:43avec des tactiques politiques
28:45et de l'action politique
28:46très assumée.
28:47Et là où il y a un piège
28:48et je rejoins tout à l'heure
28:49ce que disait Ravel
28:49et je vous le redis,
28:50je pense que l'enjeu
28:51c'est 2027 et après.
28:53C'est-à-dire que l'idée
28:55c'est quoi ?
28:55C'est de faire croire
28:57effectivement qu'il y a
28:57une extrême droite
28:58extrêmement vindicative,
28:59puissante,
29:00qui continue à terroriser,
29:01qui est celle
29:01qui pratique tous les crimes
29:03et d'obliger à un moment donné
29:04un choix face à cet ennemi.
29:07Ce choix,
29:07ce n'est pas celui
29:08des gens qui aiment les filles,
29:09ce n'est pas le choix
29:10des gens qui aiment
29:11l'extrême gauche,
29:12c'est ceux qui veulent détester
29:13ou imaginer que l'extrême droite
29:14c'est le grand danger
29:15pour se payer.
29:16Donc forcément,
29:17traduire dans la violence,
29:19c'est un,
29:20marquer cette division,
29:22faire peur,
29:23recruter,
29:24recruter,
29:24pas simplement pour le terrain
29:25mais recruter aussi des gens
29:26qui pensent que c'est là
29:27que la sécurité existe.
29:28Donc c'est quelque chose
29:29qui est très existant
29:31dans la politique.
29:31Personne n'est dupe
29:33et aujourd'hui,
29:34cette inversion victimaire
29:36et cette manière
29:37de changer complètement
29:38ce qui s'est passé
29:40du côté des leaders insoumis
29:43ne surprend personne.
29:45Je vais vous proposer
29:46un tweet
29:46qui a été publié
29:48il y a juste quelques minutes
29:49d'une des chefs de file
29:51de la France insoumise,
29:52Clémence Guettet.
29:53C'est la théoricienne.
29:54C'est la théoricienne,
29:55dites-vous.
29:55Clémence Guettet.
29:56Qu'est-ce qu'elle dit ?
29:57Quentin, le jeune homme gravement blessé
29:58à Lyon jeudi soir
30:00est décédé.
30:01Pensée et condoléances
30:02à ses proches
30:03dans ce moment terrible.
30:05Déjà, elle n'explique pas
30:05que c'est quelqu'un
30:06militant nationaliste
30:08d'extrême droite.
30:09Le nom de Quentin
30:09ne fait pas Jean-Luc Mélenchon
30:11à aucun moment.
30:12Vous avez entièrement raison
30:13et quelques heures
30:14après le drame,
30:16certains le présentaient
30:17comme un militant nationaliste
30:19d'extrême droite.
30:20Espérons que l'enquête
30:21encore puisse rapidement
30:23faire la lumière
30:23sur les circonstances
30:24de ce drame.
30:25Et puis, regardez,
30:26dans ce contexte,
30:27l'évocation par certains médias
30:28et représentants
30:29de l'extrême droite
30:30à Onyvien,
30:31de la présence
30:31d'une eurodéputée insoumise
30:33dans la même ville
30:33pour lier les deux événements
30:35est irresponsable.
30:36Ces déclarations
30:37ont mené aux attaques
30:37et dégradations
30:38contre les locaux insoumis
30:40survenus depuis lors.
30:41La France insoumise
30:42cedra toujours le mouvement
30:43de la concorde
30:43et de la paix civile.
30:45Jean-Luc Mélenchon
30:46a appelé
30:46à tout conflictualiser.
30:49Donc, moi,
30:49alors à ce moment-là,
30:51si c'est désormais
30:52Jean-Luc Mélenchon
30:53l'homme de la concorde,
30:54je veux bien.
30:55Et dans ce contexte,
30:57l'évocation par certains médias
30:59et représentants
30:59de l'extrême droite
31:00de la présence
31:01d'une eurodéputée insoumise
31:02dans la même ville,
31:02c'est extraordinaire.
31:04Mais c'est le procureur,
31:06la préfecture,
31:07les premiers éléments
31:08de l'enquête,
31:09ce qui s'est passé,
31:10c'est quoi ?
31:10Ceci n'est pas une pipe.
31:11Vous connaissez le tableau de la ville ?
31:12C'est hallucinant.
31:13Mais que je sache,
31:14pour répondre à Clémence Guettet,
31:15que je sache,
31:16il ne me semble pas
31:17qu'en 1995,
31:18le 2 mai,
31:19au lendemain de la mort
31:20de Brahim Bouaram,
31:23les médias
31:24aient pris un luxe
31:25de précaution
31:26pour faire la distinction
31:28entre le cortège
31:29du Front National
31:30à l'époque
31:31qui marchait
31:32comme tous les premiers mai
31:33et la noyade
31:33de cet homme.
31:36Là, effectivement,
31:37il y a un lien
31:40absolument direct
31:41entre la présence
31:41de Rima Hassan
31:42à cette pseudo-conférence
31:44organisée par...
31:45Qui était un meeting.
31:46Elle n'est conférencière
31:47de rien du tout.
31:49C'était un meeting
31:49organisé
31:49à l'IEP de Lyon
31:51et ce rassemblement
31:53du collectif Némésis
31:54qui contestait
31:54la tribune offerte
31:57à cette eurodéputée
31:59passionnément antisémite
32:02comme pour reprendre
32:03les termes
32:03de Raphaël Antonen
32:04et elle dénonçait
32:06à juste titre
32:07l'islamo-gauchiste
32:08et la tribune offerte
32:09à ces militants.
32:12Et c'est en raison
32:13de ce meeting
32:15qu'il y avait
32:16des antifas
32:17également
32:17dans les rues
32:18à proximité
32:19de l'IEP.
32:21Je vais vous proposer
32:22également
32:23de voir ce...
32:24Parce que
32:25on avance aussi
32:26sur le traitement médiatique.
32:27J'ai quasiment ouvert
32:28l'émission
32:29hier soir par ça
32:30parce que
32:32il y en a
32:32un ras-le-bol
32:33aussi des plus
32:34hauts responsables
32:35politiques
32:35de notre pays.
32:36David Lysnard
32:37c'est pas n'importe qui
32:38c'est le patron
32:38des maires de France
32:39donc il a un écho
32:40je crois qu'il est candidat
32:41aussi à la présidentielle
32:43et le traitement médiatique
32:45est pour lui
32:45insupportable.
32:47France Info
32:48hier disait quoi ?
32:50Quand un jeune militant
32:51d'extrême droite
32:52de 23 ans
32:53s'est fait tabasser
32:54à Lyon
32:54jeudi 12 février
32:55alors que le collectif
32:56Némémerzis
32:57intervenait en marge
32:58d'une prise de parole
32:58de l'eurodéputé
32:59Rima Hassan
33:00à Sciences Po
33:01et Lyon.
33:02Alors France Info
33:03il faut le dire
33:03à Clémence Guété
33:04fait le lien
33:06entre Rima Hassan
33:08et ce qui s'est passé
33:09pour le pauvre Quentin
33:10et que dit David Lysnard
33:12cher au sens primaire
33:14France Pravda
33:15l'extrême
33:16qu'il fallait citer
33:16pour une information objective
33:18et l'extrême gauche
33:19celle qui conspue
33:20qui eut
33:21qui tabasse
33:22qui tue
33:22y compris en marge
33:23non pas d'une prise de parole
33:24elle n'est ni prof
33:25ni conférencière
33:26c'est ce que je vous disais
33:27tout à l'heure
33:27mais d'un meeting
33:28de Rima Hassan
33:29elle-même
33:30d'extrême gauche
33:31et pro-terrorisme
33:32au plaisir
33:32de venir en parler
33:34sur votre antenne
33:37mais vous voyez
33:38par exemple
33:38la description
33:40qui est faite
33:40par France Info
33:42de Quentin
33:43c'est avant
33:44la diffusion
33:45du reportage
33:47de TF1
33:48hier soir
33:49je ne suis pas sûr
33:50on va voir
33:50après je peux vous mettre
33:52le billet
33:52on ne va pas faire
33:54de pari
33:55sur un drame
33:55aussi grave
33:57mais mon intuition
33:58est que dans
33:59les prochains jours
33:59certains vont essayer
34:01de creuser
34:02au maximum
34:03pour savoir
34:05qui était Quentin
34:06qu'est-ce qu'il avait
34:07tweeté
34:07s'il avait Instagram
34:08etc
34:09quels étaient ses messages
34:10est-ce qu'il était connu
34:11son avocat
34:12a rappelé
34:13l'avocat de la famille
34:14a rappelé
34:15ce week-end
34:16et sa famille
34:17a rappelé ça
34:18c'était un militant
34:19pacifique
34:20qui n'avait jamais été
34:21condamné
34:22pour des faits de violence
34:23jamais impliqué
34:24dans des faits de violence
34:25c'est factuel
34:26il a un CV
34:27judiciaire
34:28vierge
34:29et c'est quelqu'un
34:30qui avait des convictions
34:32et des convictions
34:33qu'il menait
34:34de manière pacifique
34:36voilà
34:36donc
34:37la prudence
34:39qu'ils ont eue
34:39à traiter ce sujet
34:40ils l'ont moins
34:42quand c'est pour dire
34:43que Quentin
34:43est d'extrême droite
34:44et vous savez
34:45cette asymétrie
34:46médiatique
34:46que l'on
34:47que l'on observe
34:49elle est résumée
34:50par Gilles-Louis
34:51M. Goldenel
34:51dans le JDD
34:53qui dit
34:53que selon que vous serez
34:55de droite ou de gauche
34:57catholique ou musulman
34:58vous serez
34:59les jugements
35:00de cour médiatique
35:02vous rendront blanc
35:03ou noir
35:03en fait tout est dit
35:04à travers cette formule
35:06de Gilles-William
35:06sur la manière
35:08dont certains
35:09vont s'acharner
35:10finalement
35:11à faire
35:13de ce malheureux
35:15Quentin
35:15non plus une victime
35:17mais quasiment
35:18la cause
35:18de ce qui lui est arrivé
35:20si il lui est arrivé
35:21ce malheur là
35:22c'est qu'il était
35:23au plus près
35:24d'un collectif
35:24d'extrême droite
35:25qui est venu
35:28pour perturber
35:29une conférence
35:31de Rima Hassan
35:32c'est comme ça
35:33que ça va être présenté
35:34ça va nourrir
35:34l'audition de jeudi
35:36de la commission d'enquête
35:37de l'Assemblée nationale
35:39sur le devisial public
35:40puisque jeudi
35:40il y a les responsables
35:43de Radio France
35:44qui reviennent
35:45devant la connexion
35:45et certains qui viennent
35:46et bien écoutez
35:47on écoutera ça
35:48attentivement
35:49écoutons Emmanuel Macron
35:51à présent
35:52alors c'est un entretien
35:53avec Frédéric Aziza
35:54pour Radio J
35:55ça s'est passé
35:56tous les éléments
35:58concernant le drame de Lyon
36:00n'étaient pas encore établis
36:01ça a été enregistré
36:03mais il n'est pas allé
36:04sur ce terrain
36:05mais pourtant
36:05il parle de l'extrême gauche
36:07il n'a pas parlé
36:08de Rima Hassan
36:09de l'antisémitisme
36:10c'était quelques heures
36:12si je ne m'abuse
36:13après la diffusion
36:16le discours d'Emmanuel Macron
36:1920 ans après
36:20le meurtre
36:21l'antisémite
36:23d'Ilan Halimi
36:24écoutez Emmanuel Macron
36:26qui classe donc
36:27la France insoumise
36:27à l'extrême gauche
36:28je ne fais pas
36:31les classements de sensibilité
36:32c'est au ministère de l'intérieur
36:33de le faire
36:34pour les élections
36:34mais je crois
36:35qu'il n'y a pas tellement
36:36de mystère
36:36pour dire qu'ils sont
36:37à l'extrême gauche
36:38l'extrême gauche
36:39est-ce qu'ils font partie
36:39toujours de l'axe républicain ?
36:41Sur cette formule
36:42il faut regarder les choses
36:44quand des françaises
36:46et des français
36:46élisent et mettent
36:47à l'assemblée
36:48des parlementaires
36:50mettent des gens
36:52dans les institutions
36:53de la république
36:53et donc
36:54on ne peut pas
36:54par un discours
36:55les en exclure
36:56mais je constate
36:58que dans les positions
37:00qu'ils prennent
37:01en particulier
37:02sur l'antisémitisme
37:03ils contreviennent
37:05à des principes fondamentaux
37:07de la république
37:07à des valeurs de la république
37:08vous diriez comme
37:09Raphaël Enthoven
37:09c'est un mouvement
37:10passionnément antisémite ?
37:13C'est normal
37:14que les intellectuels
37:15et je respecte
37:16beaucoup
37:16M. Enthoven
37:17qui travaillent
37:19et s'engagent
37:19mais
37:20et leur propre formule
37:22il ne m'appartient pas
37:24de qualifier cela
37:26mais en tout cas
37:26il y a clairement
37:28des expressions antisémites
37:29qui émergent
37:30et qui doivent être combattues
37:31il y a clairement
37:33des expressions antisémites
37:34qui émergent
37:35et qui doivent être combattues
37:36je rappelle
37:37là aussi
37:38que les français
37:38ne sont pas dupes
37:39et les français
37:40de confession juive
37:4092%
37:42des français
37:43de confession juive
37:44considèrent
37:45que la France insoumise
37:45contribue à faire monter
37:47l'antisémitisme
37:47c'était un sondage
37:49publié en juin 2024
37:50et à cette même période
37:52vous aviez
37:536 à 7 français
37:53sur 10
37:54qui considéraient
37:55que la France insoumise
37:56était un danger
37:57pour la démocratie
37:58ça c'est des sondages
38:00qui ont été faits
38:03auprès des français
38:04c'est quand même
38:05un pouls intéressant
38:06il faut suivre quand même
38:08Emmanuel Macron
38:09parce que
38:10je me souviens
38:11d'une époque récente
38:12où il excluait
38:13le rassemblement national
38:15et même d'ailleurs
38:16la France insoumise
38:17à un moment
38:17il l'a fait
38:18de l'arc républicain
38:19donc comme toujours
38:20avec Emmanuel Macron
38:22c'est le Macron
38:23des jours pairs
38:23le Macron des jours impairs
38:25là on a le Macron
38:26extrêmement mobilisé
38:28contre l'antisémitisme
38:30et tant mieux
38:30le discours qu'il a prononcé
38:31au moment de planter l'arbre
38:34en hommage à Ilan Halimi
38:35dans le jardin de l'Elysée
38:37était absolument parfait
38:39dans la suite
38:41peut-être que vous allez
38:42la diffuser
38:42des déclarations
38:44qu'il fait
38:45à Frédéric Aziza
38:46il renvoie dos à dos
38:48une extrême droite
38:50et l'extrême gauche
38:51elle les fit
38:52le rassemblement national
38:53Emmanuel Macron
38:55je voulais qu'on l'écoute
38:57sur Aimé Hassan
38:58mais je voulais qu'on avance
38:59un peu
38:59les français
39:00qu'ils soient d'ailleurs
39:01de confession juive
39:02ou non
39:03ont été heurtés
39:05n'ont pas compris
39:05pourquoi
39:06au moment de cette
39:07grande marche
39:07après le 7 octobre
39:08le président de la république
39:11n'est pas venu
39:12ne s'est pas présenté
39:13en première ligne
39:14justement pour dire
39:15moi président de la république
39:16je vais lutter
39:17contre l'antisémitisme
39:19écoutez son explication
39:20et vous allez me dire
39:20si vous avez été convaincu
39:21je prends pas mes décisions
39:24sous influence
39:25de qui que ce soit
39:25et ça c'est des racontants
39:27c'est totalement faux
39:27je ne l'ai jamais fait de marche
39:30depuis que je suis président
39:31de la république
39:31je considère que
39:32ma fonction
39:33ma mission
39:34c'est d'abord de mettre
39:35des mots
39:36et de dire au don de la nation
39:37c'est pour ça que
39:37le jour même de la marche
39:39j'ai pris ma plume
39:39et
39:40j'ai écrit un texte
39:42sur l'antisémitisme
39:43et ensuite c'est d'agir
39:44et de décider
39:45mais vous avez raison
39:46moi je veux ici dire
39:48combien les gouvernements
39:49successifs ont agi
39:50sur la marche
39:52une question quand même
39:53est-ce que vous regrettez
39:54de ne pas y avoir participé
39:55j'ai hésité à refaire
39:56est-ce que vous participez
39:57à une telle marche
39:58je l'expliquerai sans doute mieux
39:59pourquoi je ne le fais pas
40:00parce que manifestement
40:01chez certains
40:01ça n'a pas été compris
40:02mais j'espère que
40:03toute l'action qu'il y a eu ensuite
40:04en particulier le fait
40:05que le 7 février
40:06qui a suivi
40:07la France
40:07a non seulement rendu hommage
40:09à ses victimes
40:11et à toutes les victimes
40:11du monde entier
40:12aux familles d'otages
40:13et nous avons été
40:13le seul pays au monde à le faire
40:14et je pense que c'est plus ça
40:16mon rôle
40:16alors il y a toujours
40:17quelque chose
40:18qui est perturbant
40:18c'est qu'en fait
40:19on ne comprend pas
40:21on ne l'a pas compris
40:23ça n'a pas été compris
40:25on est peut-être stupide
40:26c'est une possibilité
40:27il a expliqué
40:2870 millions de français
40:29qui ne sont pas très
40:31peut-être limités
40:32intellectuellement
40:33pour comprendre
40:34pourquoi on ne participe pas
40:36à une marche
40:38comme celle-ci
40:38ô combien importante
40:40mais effectivement
40:40il a toujours développé
40:42cet argument
40:44de la pensée complexe
40:45et le fait que lui
40:46serait un peu au-dessus
40:48et qu'il faudrait
40:49plus expliquer
40:50ce qu'il a fait
40:51et qu'il serait
40:51s'il était mieux compris
40:52il serait mieux aimé
40:53mais en réalité
40:54je pense que malheureusement
40:55on a bien compris
40:56et ce que dit Judith
40:57est très vrai
40:58c'est qu'en fait
40:58il change tellement d'avis
40:59on a l'impression
41:00qu'il ne réagit qu'en séquence
41:02donc là effectivement
41:02il y a une très bonne séquence
41:03sur l'antisémitisme
41:04mais il y a quelques mois
41:06à l'époque où on l'attendait
41:07elle n'est pas venue
41:08et c'est là où on craint
41:10que peut-être que demain
41:11une autre séquence
41:12vienne inverser
41:14ce qu'il a dit aujourd'hui
41:15donc ça je pense
41:16que c'est une des choses
41:17qu'il faut que les français
41:17aujourd'hui soient assez
41:19inquiets de ces prises de position
41:21et que ce n'est pas
41:23parce qu'ils ont mal compris
41:23c'est parce qu'ils changent
41:24trop souvent d'avis
41:25Emmanuel Macron toujours
41:26cette fois-ci
41:26sur Bruno Retailleau
41:28il appelle à faire
41:30très attention
41:30à l'état de droit
41:32et ne pas mettre en l'air
41:33notre constitution
41:34dit-il Emmanuel Macron
41:36c'est vrai qu'il y a eu
41:38une confrontation
41:39entre Emmanuel Macron
41:42et Bruno Retailleau
41:43sur les questions de droit
41:44qui aujourd'hui
41:46limite un ministre
41:48de l'intérieur
41:48et bien d'être peut-être
41:50plus ferme
41:51sur les questions de sécurité
41:52sur les questions migratoires
41:54et je crois
41:55que les français
41:56sont plus attachés
41:58à la doctrine Retailleau
41:59qu'à la doctrine Macron
42:00sur les questions de sécurité
42:02les questions migratoires
42:03écoutons
42:03c'est un débat
42:05qui n'est pas neuf
42:06sur l'état de droit
42:07est-ce qu'il dit
42:08c'est juste ou pas ?
42:08non
42:09il y a une confusion profonde
42:10parfois pour tel ou tel sujet
42:12le droit n'est pas adapté
42:14il faut le changer
42:14c'est l'état du droit
42:15qu'est-ce que c'est
42:16l'état de droit ?
42:18ce sont les socles
42:19qui permettent
42:20à la république
42:21d'être ce qu'elle est
42:22c'est-à-dire
42:23d'être fondée
42:25sur des principes
42:26universels
42:28et universalistes
42:29qui ont été construits
42:30par notre histoire
42:30la révolution française
42:32la fin de la deuxième guerre mondiale
42:34la république évidemment
42:35la fin de la deuxième guerre mondiale
42:36ce que nous avons fait
42:38dans le préambule de 1946
42:39c'est cette histoire
42:40européenne
42:41et puis l'organisation
42:42des pouvoirs
42:43et des contre-pouvoirs
42:44la place des autorités
42:45ce socle-là
42:47est important
42:48parce que c'est celui
42:49qui permet
42:49d'articuler les libertés
42:51dans notre république
42:51on peut être efficace
42:53on peut traiter
42:54les problèmes d'aujourd'hui
42:54en respectant les contre-pouvoirs
42:56et on doit même le faire
42:57et toute velléité
42:59au fond de dire
43:00notre problème
43:01c'est le fait
43:02qu'il y a des contre-pouvoirs
43:03est dangereuse
43:04parce qu'elle dissout
43:05la république
43:05donc ça veut dire
43:06que Bruno Retailleau
43:06sera un candidat
43:07je ne commande pas
43:08les déclarations
43:09de Bruno Retailleau
43:10puisque je ne l'ai pas écouté
43:11mais vous me faites réagir
43:12sur l'état de droit
43:13et l'état
43:13donc je dis juste
43:14il faut parfois changer
43:15les règles
43:16donc l'état du droit
43:17mais il faut faire
43:19très attention
43:19à l'état de droit
43:20parce qu'il nous garantit
43:21la possibilité
43:22de vivre libre
43:23et ensemble
43:24et tous les principes
43:25qu'on évoque
43:25depuis tout à l'heure
43:26ils sont dans notre
43:27sope républicain
43:28c'est long et complexe
43:30mais encore une fois
43:31personne n'a pas
43:33l'intelligence
43:34du président de la république
43:36Bruno Retailleau
43:37qui lui dit
43:37alors qu'il a échoué
43:38à réformer le pays
43:39Emmanuel Macron
43:40voudrait que rien ne change
43:41après 2027
43:42Eric Coquerel
43:43sera l'invité du grand rendez-vous
43:44pardonnez-moi
43:44je suis pressé
43:45je n'avais pas vu
43:45que le temps
43:46était déjà terminé
43:47Eric Coquerel
43:48donc invité du grand rendez-vous
43:50sur CNews
43:51restez avec nous
43:52merci beaucoup
43:52merci beaucoup
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