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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous ce dimanche 1er février.
00:05C'est un plaisir de vous retrouver pour l'heure des pros.
00:07On est avec Judith Vintraub, chère Judith, bonjour.
00:10Arnaud Benedetti, Eric Revelle, qui était à un match de football hier soir.
00:16Vous avez vu le Paris Football Club contre l'Olympique de Marseille.
00:21C'est un match incroyable, incroyable, de deux.
00:25Michel Fayad est avec nous, analyste politique spécialiste du Moyen-Orient et du Proche-Orient.
00:30Nous parlerons évidemment du Liban.
00:32Je le dis aux téléspectateurs de CNews, Sarah Safari, membre de l'association Femmes Azadi, sera avec nous à 9h30.
00:38Nous accorderons une longue page sur la situation en Iran avec des témoignages là aussi bouleversants de la population iranienne
00:46ou de personnes qui sont en contact justement avec la population iranienne et des massacres qui commencent à être recensés.
00:53Et là est l'essentiel, de parler d'une population qui est en souffrance.
00:58Il est 9h ce matin et nous allons faire le point sur l'information bien sûr avec Marine Sabourin.
01:04Chère Marine, bonjour.
01:05Bonjour Elliot, bonjour à tous.
01:06C'est à la une du JDD, l'immigration hors de contrôle.
01:10381 000 nouveaux cas, nouveaux titres de séjour ont été accordés en 2025, une hausse de 11% sur un an.
01:16A titre de comparaison, 120 000 titres de séjour étaient accordés en 1997.
01:21Quatre personnes ont été interpellées pour avoir séquestré une nourrice et une fillette de deux ans à Saint-Mort-des-Fossés dans le Val-de-Marne.
01:27Souvenez-vous, c'était en décembre dernier.
01:29Les victimes avaient été menacées avec des armes blanches.
01:32Les malfaiteurs avaient dérobé de nombreux bijoux et des vêtements de luxe.
01:36Autre agression d'une extrême violence.
01:37Un Algérien sous OQTF de 31 ans a été interpellé après avoir violenté une femme de 70 ans.
01:43Il avait filmé son agression et l'avait diffusé sur les réseaux sociaux vendredi.
01:47Les images ont permis de l'identifier.
01:49Il est déjà connu des services de police.
01:51Un homme placé en garde à vue hier à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine.
01:54La police avait découvert plus tôt dans la journée le corps de sa compagne en état de décomposition avancée à son propre domicile.
02:00L'homme est connu comme squatteur et auteur de violences conjugales.
02:03C'est une personne tierce qui aurait appelé les forces de l'ordre.
02:05Dans le reste de l'actualité, à Cran-Montana, en Suisse, les proches des victimes réclament la vérité.
02:10Un mois après l'incendie du bar Le Constellation, hier, des centaines de personnes ont participé à une marche blanche à Lutry, en Suisse,
02:16d'où sont originaires de nombreuses victimes.
02:18L'enquête, elle, se poursuit.
02:19Deux responsables de la sécurité de la commune sont désormais dans le viseur de la justice.
02:24De nouvelles auditions des propriétaires sont prévues dans les prochains jours.
02:27Retour en France où un skieur de 33 ans est décédé hier à la suite d'une avalanche dans les Hautes-Alpes.
02:32Il était en compagnie d'une autre personne, indemne, car elle a été plaquée contre un arbre pendant la coulée.
02:37La victime était domiciliée à Lyon.
02:40Et puis de l'économie à présent, nous sommes le 1er février.
02:42Voici tout ce qui change en ce début de mois pour votre portefeuille.
02:45Les factures d'électricité vont baisser, celles du gaz également,
02:48à condition que votre contrat suive le prix repère communiqué chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie.
02:52En revanche, concernant les rendements du livret A, il diminue et passe à 1,5%.
02:57En économie toujours, la métropole d'Orléans a déposé une offre pour reprendre les actifs de Brandt,
03:02ancien fleuron de l'électroménager.
03:04Son montant doit être précisé ce jeudi lors d'un vent.
03:07Brandt avait été liquidé il y a un mois et demi.
03:10Une mini-tornade endommagée hier.
03:12300 maisons sur le bassin d'Arcachon.
03:14Il n'y a fort heureusement aucun blessé.
03:16Des toitures ont été arrachées, des arbres déracinés.
03:19La salle municipale a été mise à disposition pour les sinistrés.
03:22Enfin, aux Etats-Unis, les émissaires américains et russes ont affirmé avoir eu des discussions constructives
03:27pour parvenir à mettre fin à la guerre en Ukraine.
03:30Dans le même temps, Volodymyr Zelensky a annoncé que Kiev se préparait à de nouvelles rencontres avec Moscou
03:35dès la semaine prochaine.
03:36Et puis, ne ratez pas à 10h, l'heure du grand rendez-vous.
03:40Pierre De Villeneuve reçoit sur CNews et sur Europe 1,
03:42Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise et député LFI des Bouches-du-Rhône.
03:47Merci, chère Marine Sabourin, pour le point sur l'information.
03:519h02 sur CNews et à la une de l'heure des pros ce matin.
03:55France Inter retrouve ses bonnes habitudes, ses premières amours, délivrer un message militant.
04:01Une attaque politique sous couvert du label chronique humoristique.
04:05Et ça passe, bien sûr.
04:06Chanter la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal, c'est de l'humour, voyons.
04:11La maison rouge reprend des couleurs.
04:13L'œuvre de Camille Lorente à Roubaix dans la chapelle Corneille pour l'émission Zoom Zoom Zen.
04:18Le 12 septembre dernier, toujours sur France Inter et toujours sous couvert du label chronique humoristique,
04:24François Morel insultait en direct les journalistes de l'incorrect,
04:28qualifiant de fils de pute, d'enculés ceux qui ont eu le malheur de dévoiler l'affaire Cohen-Legrand.
04:35Je rappelle d'ailleurs que la plainte des chevaliers blancs Cohen-Legrand a été classée sans suite cette semaine.
04:40Visiblement, Camille Lorente n'a pas jugé bon d'en faire une chronique.
04:43Pourtant, cette info en a fait rire plus d'un.
04:46Le label chronique humoristique est un parapluie extraordinaire.
04:50Il permet toujours sur France Inter d'appeler à la censure des partis qu'on appelle en Belgique
04:55« cordon sanitaire médiatique contre l'extrême droite ».
04:58Un billet du 19 janvier dernier, déjà dans l'émission Zoom Zoom Zen.
05:03C'est à croire que sous couvert d'humour, l'humoriste France Inter n'utilise que l'hémisphère extrême gauche de son cerveau
05:09pour tenter de faire rire sa petite assemblée.
05:12Le président de la commission d'enquête parlementaire sur l'audovisuel public s'était déjà ému de ses tribunes politico-humoristiques.
05:19Mais rien ne change bien sûr.
05:22Entre l'humour militant de France Inter et la musique diffusée, même combat, c'est la question qu'on se pose.
05:28A cette question, un certain Benabar a une réponse.
05:31France Inter, je le cite, fait partie d'une caste assez imbécile qui pense savoir, alors que sans le savoir, ce sont des censeurs.
05:40Mais France Inter est tout puissant.
05:43Et ne rigolez pas, puisque c'est avec votre argent.
05:46Et nous allons en parler en début d'émission, parce que ça passe comme une lettre à la poste.
05:50Les chroniques dites humoristiques se multiplient.
05:54Rétablissons la peste.
05:55Si une humoriste de France Inter chante donc la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal, déguisée en une sorte de Marie-Antoinette en basket.
06:03Vous pouvez enlever la musique, chers amis.
06:05L'humoriste de Camille Laurenti s'est attaquée aux prêtres du RN et Marion Maréchal en appelant à leur balancer des poux pleins de typhus pour voir qu'il reste.
06:16C'est tellement convenu, et vous allez le découvrir, mais c'est tellement évident que ça en devient un peu pathétique.
06:23Et à chaque fois avec France Inter, on se dit, mais attendez, c'est de l'humour.
06:28C'est de l'humour, mais bien sûr, c'est de l'humour.
06:30Et puis hier, quand vous avez des étudiants à Mulhouse qui font une piñata policière avec le fonds de police, c'est de la liberté artistique.
06:43Bon, c'est exactement la question que je vais vous poser.
06:46Où s'arrête l'humour ? Est-ce que c'est véritablement de l'humour ?
06:48Sans pour autant faire la police de l'humour.
06:50Camille Laurenti, France Inter, écoutez.
06:53Non mais fuck le droit de vote, rétablissons la peste.
06:58Voilà.
06:59Putain, mais balançons des poux pleins de typhus au siège du RN et voyons ce qu'il reste.
07:03Voilà.
07:04Non mais je propose.
07:06Je propose des petites solutions.
07:12Je pense que ça ferait une super comédie musicale.
07:16Jordan a une variole mortelle, elle va le tuer en trois jours.
07:26Jordan a une variole mortelle, et Marion Maréchal a les mêmes symptômes.
07:34Si tu veux, on l'achève.
07:41Je t'aiderai celui qui a dit autour du plateau, c'est nul.
07:44Bah non, moi c'est moi.
07:45Non mais je vais vous dire, je vais vous dire, c'est nul et quand je dis c'est nul, c'est pas de l'humour.
07:50C'est factuel.
07:51Elle chante faux, c'est catastrophique, c'est même pas drôle en réalité.
07:58Mais vous savez, j'ai bien aimé ce que vous avez dit sur l'hémisphère cérébral d'extrême gauche et d'extrême droite, c'est exactement ça.
08:07Parce que la gauche, souvent, ou l'extrême gauche souvent, sous prétexte de faire de l'humour, c'est où elle fait de l'humour, où elle fait de la culture.
08:14Vous voyez ?
08:15Alors je vais vous donner un autre exemple, puisqu'elle est déguisée en Marie-Antoinette, visiblement, non c'est ça ?
08:19Bon, je ne suis pas absolument...
08:21C'était parce qu'il y avait la troupe du Roi Soleil qui était invitée par France 1.
08:26Non mais parce que la fameuse cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, là aussi c'était de la culture et c'était de l'humour, sans doute, de voir Marie-Antoinette avec sa tête sous ses propres bras.
08:35Donc si vous n'appréciez pas ça, c'est que vous n'avez pas d'humour.
08:40Mais ce qu'ils ne se rendent pas compte, à mon sens, c'est qu'en ciblant de cette manière grossière des leaders politiques,
08:46en fait, ils vont aboutir exactement au contraire de ce qu'ils imaginent faire.
08:51C'est-à-dire qu'à part les gens qui sont conquis dans la salle et qui applaudissent...
08:54Ils ne sont pas du tout conquis, qu'ils n'applaudissent. Vous avez vu les images ?
08:56C'était très modéré, je trouvais...
08:58Bah si, si, il y a des gens qui lancent les appuiscements.
09:03Mais ce que je veux dire, c'est qu'en fait, ça aboutit au contraire exactement.
09:07C'est-à-dire que les gens qui votent Bardella ou qui votent Marion Maréchal se sentent offensés, se sentent humiliés.
09:12Mais c'est au-delà de Jordan Bardella et Marion Maréchal.
09:14Donc c'est ridicule à tout point de vue. C'est contre-productif pour ce qu'ils veulent faire politiquement.
09:18Évidemment, c'est toujours les mêmes cibles.
09:20Et d'ailleurs, Camille Lorente, peut-être que la semaine prochaine, puisque c'est une humoriste très talentueuse,
09:25arrivera à se moquer, rire et appeler à la mort des mollas, peut-être.
09:31Parce qu'évidemment, elle est si brillante qu'elle trouvera aussi une manière de se moquer et de rire des mollas.
09:42Mais là aussi, il y a une question dans l'humour, une question de courage.
09:46C'est tellement convenu ce qui est en train de se passer.
09:49Et je vous disais, tout passe sous couvert de billets humoristiques.
09:53Quand, et je rappelle là aussi François Morel, dit comédien, qui insulte des journalistes d'enculés et de fils de pute,
10:03pardonnez-moi à 9h12 de dire ça un dimanche matin, mais ce sont les mots de ce dit comédien
10:09pour qualifier des journalistes qui ont révélé une information.
10:15Bah, excusez-moi, où s'arrête l'humour ? Où commence le billet politique ?
10:19Et d'ailleurs, le président de la commission d'enquête parlementaire, M. Patry Elétius,
10:23s'était ému il y a quelques jours seulement, d'une autre chronique, d'un autre chroniqueur
10:29de cette même émission ZoomZoomZen, qui parlait de la censure, en disant
10:33c'est pas mal la censure, ce qu'ils font le cordeau sanitaire en Belgique,
10:36interdire l'extrême droite des plateaux.
10:40Vous dites, c'est ce qu'ils veulent Arnaud Bénédicte.
10:41La Belgique est le modèle de cette extrême gauche pour qu'on interdise le débat
10:47et on interdise un certain nombre de thèmes et un certain nombre de forces politiques
10:52qui ont fait de ces thèmes leur priorité dans leur agenda politique,
10:56de pouvoir avoir accès aux médias.
10:58C'est exactement aujourd'hui ce qu'ils cherchent, en l'occurrence.
11:01Mais derrière l'humour, l'humour, d'abord sur le registre de l'humour,
11:04je partage ce qu'a dit Eric, c'est absolument consternant,
11:06parce que je pense que ça ne fait rire qu'elle, ou les trois qui sont derrière elle,
11:11parce que c'est même pas marrant, en la matière.
11:14Mais surtout l'humour est devenu le véhicule de leur propre haine.
11:17Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'ils véhiculent ?
11:19Ils véhiculent leur haine, la haine de ceux qui ne pensent pas qu'on meut, en la matière.
11:23Vous savez, il y avait une phrase de Saint-Just,
11:25qui n'est pas certainement la meilleure référence en matière démocratique,
11:28qui disait, ce qui constitue la République, c'est la destruction de tout ce qui lui est opposé.
11:33En fait, ils veulent détruire tout ce qu'ils ne pensent pas qu'on meut.
11:35C'est uniquement ça, leur moteur.
11:37Et quand on s'attaque à Jordan Bardella, à Marion Maréchal,
11:43ça pourrait être Bruno Retailleau, bref, à la droite, ça passe.
11:47J'ai vu que quelques réactions de responsables politiques du Rassemblement National,
11:53Philippe Ballard, par exemple, qui a réagi,
11:55mais je serais très intéressé de voir ce que l'Arc-Emme va dire,
11:57jusqu'où ira la dérive du service public sur France Inter.
12:00Une pseudo-humoriste déverse sa logorée haineuse,
12:03appelle à la violence contre le siège du RN,
12:05insinuation morbide visant Jordan Bardella et Marion Maréchal.
12:09Le tout acclamé en plateau et c'est financé par vos impôts.
12:13Ça, c'est Philippe Ballard.
12:14Vous avez Laure Lavalette également qui a réagi.
12:17On va découvrir son message.
12:19Camille Laurenti, une énième inconnue subventionnée.
12:21Imagine sur France Inter la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal.
12:24Mais tout va bien, c'est de l'humour.
12:26C'est de l'humour.
12:27Non pas sur un service privé, parce que Camille Laurenti,
12:30elle peut faire ce qu'elle veut sur ses spectacles, dans ses salles.
12:34C'est subventionné par les Français.
12:36C'est aussi ça qui peut surprendre.
12:38En pleine commission d'enquête parlementaire sur la neutralité du service public.
12:43Moi, le résumé que j'en fais, c'est que les producteurs de cette émission
12:47et les participants de cette émission,
12:49ils disent à tous ceux qui sont en train de bosser des heures sur la question de la neutralité,
12:54du pluralisme, justement, de savoir si oui ou non il y a du militantisme dans le service public.
13:01C'est de dire, écoutez, vous êtes bien gentils, messieurs les députés.
13:03Vous avez été élus ? On s'en fout, on fait ce qu'on veut.
13:06On fait ce qu'on veut.
13:07Et c'est l'humour, c'est l'humour, bien sûr.
13:08Je suis sous-pouvert d'humour.
13:10Je crois que c'est plus grave que ça, en fait.
13:12Parce qu'effectivement, logiquement, vous êtes sous les feux d'une commission d'enquête parlementaire.
13:17sur le financement et le pluralisme dans l'audiovisuel public.
13:21Vous faites un tout petit peu attention.
13:24Pourquoi font-ils ça ?
13:25J'ai cherché.
13:26Moi, la seule réponse que je vois, c'est que dans leur tête à eux, ils sont la résistance.
13:32Dans leur tête à eux, on est dans une France où l'extrême droite...
13:37Au bord du précipice.
13:38Au bord du précipice.
13:39Les heures les plus sombres sont là, d'arriver à nous guetter.
13:43Mais il faut essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête des gens.
13:46Bien sûr.
13:47Et je pense que c'est ça.
13:48Alors, c'est intimement lié.
13:51Mais Benabar, l'artiste Benabar, qui est un artiste qui se présente comme un artiste de gauche.
13:56C'est très intéressant parce qu'il parlait de France Inter.
13:59Il n'était pas sur le terrain de l'humour.
14:00Lui, il est sur le terrain de la ligne éditoriale sur la musique.
14:03Et il dit que c'est dingue avec France Inter.
14:05Il se présente comme ceux qui peuvent permettre de donner aux auditeurs ce qu'il faut écouter ou ne pas écouter.
14:12Mais c'est une caste imbécile.
14:14Qui pense savoir, mais c'est une caste imbécile.
14:17Il est courageux.
14:17Et c'est des sensuels.
14:18Vous avez raison.
14:19Dire ça quand on est artiste, c'est très cool.
14:20Et vous êtes grand reporter et journaliste au Figaro.
14:24C'est dans une émission qui est formidable sur Le Figaro TV, qui s'appelle Le Figaro la nuit, avec l'excellent journaliste Thibaut Gauthier.
14:33Voyez cette séquence.
14:35Benabar qui tacle donc France Inter.
14:39Le milieu que vous étiez, c'est beau pour être très caricatural, mais malheureusement, ça l'est.
14:46Télérama, France Inter.
14:48C'est un milieu d'une caste assez imbécile, d'ailleurs, qui pense savoir et qui, sans le savoir, parce qu'ils ne sont pas assez cultivés, ce sont des censeurs, d'une certaine façon.
15:03Donc moi, c'est un milieu que j'affronte volontiers, parce que je pense que quand on est entre guillemets artiste avec toutes les guillemets qu'on peut mettre, il faut éviter les gens qui décident ce qui est bien, ce qui n'est pas bien.
15:14Parce que c'est ça la censure, en fait.
15:15Il y a une volonté de dire aux gens, c'est ça qu'il faut écouter, France Inter est très connu pour ça, c'est ça qu'il faut écouter, le reste n'est pas bien.
15:25Et déjà, c'est pensé pour les gens.
15:29Mais certains, ils vous répondent que ce sont des choix éditoriaux, qu'eux ont envie de défendre plutôt cette musique-là, sans forcément...
15:34Voilà, mais ce à quoi je réponds, c'est que les choix éditoriaux avec un des joyaux du service public, ce ne sont pas des choix éditoriaux, en fait.
15:45Et d'ailleurs, Thibaut Gauthier, c'est le pire avocat de France Inter, le pauvre.
15:49Mais attendez, c'est des choix éditoriaux, effectivement.
15:51Non, en fait, France Inter, c'est juste le service public.
15:54Donc, ils doivent proposer un maximum de choses à leurs auditeurs, puisque c'est l'argent des Français.
16:01C'est là la clé.
16:02Et Benabar, il a tout résumé, c'est si rare d'entendre des artistes avoir le courage.
16:07Et encore une fois, Benabar se présente comme un artiste de gauche.
16:09Vous allez entendre ce qu'il dit sur le barrage républicain.
16:11Là aussi, c'est très intéressant.
16:13Mais sur ce que dit...
16:14Alors moi, je le trouve effectivement d'un courage incroyable, parce que là, il risque d'être mis au marge...
16:19Oh là !
16:19Mais vous savez, il y a une vieille tradition...
16:21Je me demande si ce n'est pas un oduréact d'extrême droite.
16:24Il y a une vraie, vraie, vraie tradition à gauche.
16:27Arnaud citait Saint-Just, mais il y a une vraie tradition à gauche.
16:30C'est que dans la formation des trotskistes ou autres, le peuple n'est pas suffisamment grand pour penser par lui-même.
16:37Donc, en fait, il faut conscientiser les masses.
16:42Il faut lui dire au peuple quoi choisir, quoi écouter, quoi lire.
16:46Ça, c'est la grande tradition à gauche.
16:48C'est que le peuple est un enfant qu'il faut éduquer, mais qu'il faut éduquer
16:52avec les valeurs et les repères de ce que ces gens de gauche veulent lui faire lire, veulent lui faire écouter.
16:58Il faut conscientiser le peuple.
17:00Tout ça, ça remonte, en fait.
17:01Vous l'avez à France Interne, vous l'avez à Télérama.
17:03Je ne sais pas si vous avez déjà lu des critiques de cinéma dans Télérama,
17:06mais je ne sais pas s'ils font six entrées en salle avec ces critiques-là.
17:10C'est pas du tout... Voilà, il faut aider le peuple à bien penser.
17:14Alors, je voudrais juste qu'on écoute Benabar à propos du barrage républicain.
17:18Encore une fois, Benabar, homme de gauche, écoutez ce qu'il dit sur le barrage républicain.
17:24Moi, je serais ravi de pouvoir échanger avec lui.
17:25Il est bienvenu sur le plateau pour parler de tout cela, en toute liberté, bien sûr.
17:30Je suis très emmerdé par le fait de dire qu'il ne faut pas voter pour un tel ou pour un tel,
17:38faire un barrage, le soi-disant barrage républicain,
17:41qui, pour moi, n'est pas du tout républicain,
17:43parce que la République, c'est que chacun vote pour qui il veut.
17:45C'est ça, le concept de... Il n'y en a pas 5 ans.
17:47Tant qu'il y a un vote, c'est qu'il y a une République.
17:49Il n'y a pas des bons votes et des mauvais votes.
17:50C'est comme ça, à moins qu'un parti soit interdit.
17:53Donc là, on ne peut pas voter pour eux, mais sinon, chaque vote existe.
17:56Et je pense qu'il ne faut jamais retirer la parole à qui que ce soit.
17:59Y compris, notamment, ça, c'est Voltaire qui le disait,
18:02à ceux qui ne pensent pas comme toi.
18:04Tout le monde doit pouvoir parler.
18:05Et souvent, il y a des énervements parce qu'on empêche les gens de parler.
18:09On leur dit, mais non, ton vote, il n'est pas bien.
18:10Tout le monde va te dire qu'il faut voter.
18:12Et tu ne dois pas voter pour lui, tu ne dois pas voter pour lui.
18:15C'est ce qui énerve le plus les gens.
18:16Et il y a encore...
18:18Voilà, j'imagine que c'est un scandale d'État dans certaines rédactions.
18:21Quoi, Benabar a osé dire ça ? Benabar !
18:24Mais quelle odieux réac.
18:25Judith et ensuite Michel, bien sûr.
18:27C'est que beaucoup d'artistes pensent comme lui.
18:29Mais ils n'osent pas le dire.
18:30Et disent absolument le contraire.
18:31Oui, bien sûr, parce qu'il y a une autocensure.
18:33Bien sûr.
18:34Michel !
18:34Le sens de leurs intérêts aussi.
18:36En fait, il met le doigt sur un vrai problème qu'on a sous la Ve République,
18:39en fait, c'est qu'il y a un deuxième tour aux élections législatives.
18:42Parce que, contrairement à des pays comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne,
18:45les États-Unis, qui ont le même scrutin que nous,
18:48c'est-à-dire la loi uninominale, le scrutin majoritaire,
18:51mais eux, on n'a qu'un seul tour.
18:52Nous, on a deux tours.
18:53Ce qui fait qu'au deuxième tour, on a des compromis,
18:55des compromissions qui n'existent pas forcément ailleurs.
18:59Qu'il a raison de pointer du doigt.
19:03Et il y a une autre chose.
19:04La gauche est en train de censurer parce qu'elle a perdu le débat des idées.
19:08Elle n'est plus capable de produire des idées.
19:10Et donc, aujourd'hui, la seule chose qu'elle trouve à faire,
19:13c'est prenez la mort de Bardella, prenez la mort de Marion Maréchal.
19:15C'est de l'humour.
19:16Vous n'avez toujours pas compris, Michel Rial.
19:18Mais vous n'êtes pas drôle, en fait.
19:20Mais c'est le signe que vous êtes un peu d'extrême droite.
19:22C'est-à-dire que vous êtes incapable de déceler.
19:24Voilà, vous n'avez pas décelé l'humour chez Madame,
19:26qu'on ne connaissait pas, Madame Laurent T.
19:28C'est l'heure inconsciente qui parle.
19:30Mais non, c'est l'humour.
19:32Vous êtes incapable de comprendre ça.
19:34Il nous reste quelques minutes avant la publicité.
19:36Je voudrais vous montrer une dernière image.
19:37Vous savez, hier, il y avait une grande mobilisation des policiers.
19:39Mobilisation inédite, mobilisation citoyenne.
19:42Plusieurs dizaines de milliers de Français
19:44ont accompagné les policiers un peu partout en France.
19:4715 à 20 000 dans la capitale à Paris.
19:49Et puis, un peu plus de 45 000 dans toute la France.
19:53Et des hommes politiques sont venus.
19:55La question que je me suis posée en voyant ces images,
19:57notamment à Paris, c'est où était la gauche ?
19:59Puisque Sarah Knafou était présente.
20:01Marion Maréchal était présente.
20:02Thierry Mariani était présent.
20:04Nicolas Dupont-Petignan était présent.
20:06Frédéric Péchenard.
20:08Mais où était François Hollande ?
20:11Où était M. Olivier Faure ?
20:13Où était M. Grégoire, candidat à la mairie de Paris ?
20:17Est-ce que de soutenir les forces de l'ordre,
20:19c'est quelque chose de droite ?
20:20Alors que la sécurité et le soutien aux forces de l'ordre
20:23est un soutien partisan.
20:25Donc, M. François Hollande, M. Emmanuel Grégoire,
20:28où étiez-vous hier pour apporter votre soutien aux policiers ?
20:32Surtout, et je pense à M. Grégoire,
20:35c'est que M. Grégoire, quand c'est pour attaquer
20:37la politique migratoire et la politique de Donald Trump,
20:41il manifeste.
20:42Pareil pour Olivier Faure.
20:4328 janvier dernier, ce n'était pas il y a 10 ans,
20:46c'était il y a juste 3 jours.
20:48Eh bien, écoutez, solidarité, regardez,
20:49ils sont tout fiers en photo, bien sûr.
20:52Solidarité avec le peuple américain,
20:54l'impunité de l'AIS, la criminalisation de l'étranger,
20:56la violence d'État, projet politique porté par Trump
20:59ne peuvent devenir une opinion ni être importés en Europe.
21:01L'État de droit et les droits humains
21:02ne sont ni négociables par les autocrates nationalistes
21:06ni achetables par les autocrates de la tech.
21:09Donc, M. Fort, M. Grégoire, remonteront la photo.
21:12Ils manifestent quand il faut attaquer la police américaine
21:16et la politique américaine.
21:17En revanche, ils sont absents
21:18quand il faut être au plus près des policiers français.
21:21Mais c'est le monde à l'envers.
21:22C'est une tartufferie exceptionnelle.
21:25La gauche est en train de faire ce qu'a fait la droite
21:27pendant des décennies,
21:29c'est laisser au camp adverse
21:31le monopole de ce qui est une préoccupation fondamentale des Français.
21:36La droite l'a fait sur l'immigration,
21:38il ne fallait pas en parler parce qu'attention,
21:39on était accusé de courir après le Front national,
21:44puis le Rassemblement national.
21:45La gauche fait la même chose avec la sécurité.
21:48Tant mieux pour elle.
21:49Il est 9h20.
21:51On revient dans quelques instants.
21:52On sera avec Sarah Safari,
21:54membre de l'association Femmes Azadi,
21:57pour parler de l'Iran.
21:58On va accorder une longue page à l'Iran,
22:00tout en étant extrêmement prudent.
22:02Parce qu'hier, évidemment, il s'est passé des choses.
22:06On a vu que ça a bougé, il y a eu des explosions,
22:08les autorités parlent de fuite de gaz.
22:10On est dans une propagande de guerre, peut-être.
22:13Mais il faut rester extrêmement prudent.
22:15Il en va aussi de la relation qu'on a avec les téléspectateurs
22:18et de ce lien de confiance,
22:19quelles que soient d'ailleurs les chaînes d'information.
22:21Moi, j'ai commencé l'émission à 20h en disant
22:23qui aura le courage de dire on ne sait pas.
22:25On sait qu'il se passe quelque chose,
22:27mais on ne sait pas ce qui se passe.
22:28Mais les choses sont en train de bouger.
22:30Visiblement dans la nuit,
22:30les négociations se sont maintenues entre les Américains et l'Iran.
22:35Mais là aussi, on est dans un jeu de pouvoir,
22:39peut-être un jeu de dupe et prudence.
22:41En revanche, ce qui est certain,
22:42c'est qu'il y a un peuple qui est en souffrance.
22:44Et la priorité, c'est d'expliquer
22:46quel a été le massacre du peuple iranien,
22:49avec les témoignages que nous avons.
22:50Et ça, pour le coup, c'est factuel.
22:52Et nous en parlerons à 9h30.
22:53À tout de suite.
22:54Il est quasiment 9h30 sur CNews
22:58et on poursuit l'heure des pros de ce matin
23:00avec Éric Revelle, Arnaud Benedetti,
23:03Michel Fayad, bien sûr,
23:04Judith Vintraub et Sarah Safari nous a rejoint.
23:06Merci d'être avec nous.
23:07Chère Sarah, vous êtes membre de l'association Femmes Azadi.
23:10À la une de l'actualité ce week-end, bien sûr,
23:12l'Iran.
23:13L'Iran qui est en ébullition
23:14avec chaque information qui parvient de l'Iran
23:19montre que l'histoire avec un grand H
23:22pourrait avancer plus vite que prévu.
23:25Hier, moment de grande tension
23:27avec plusieurs explosions sur le sol iranien.
23:31Les autorités iraniennes présentent ces dernières
23:33comme des fuites de gaz
23:35et les négociations se poursuivent.
23:38Dernière intervention de Donald Trump
23:39entre le régime iranien
23:42et les Etats-Unis.
23:44Je vous propose qu'on voit le sujet d'Anaïs Bauché
23:46et nous irons aussi sur le terrain de la répression,
23:49répression sanglante, atroce
23:51d'un peuple iranien, aussi courageux soit-il,
23:54qui est réprimé par le sang et les larmes
23:57par son régime.
24:00Privilégier la diplomatie face aux Etats-Unis.
24:03C'est la voie optée par le président iranien
24:05Massoud Pézeskian hier soir
24:06alors que le président américain
24:08entretient depuis plusieurs jours le doute
24:10sur une opération militaire contre Téhéran.
24:12La République islamique d'Iran n'a jamais recherché
24:15et ne recherche en aucun cas la guerre
24:17et elle est profondément convaincue
24:18qu'une guerre ne serait dans l'intérêt
24:20ni de l'Iran, ni des Etats-Unis,
24:23ni de la région.
24:24Une main tendue vers Donald Trump
24:25qui a déclaré que le dialogue était en cours
24:27entre les deux pays.
24:28L'Iran nous parle et nous verrons bien
24:30si nous pouvons faire quelque chose.
24:32Depuis la vague de contestations
24:33réprimées début janvier très violemment
24:35par le pouvoir iranien,
24:36Donald Trump a multiplié les avertissements.
24:39Soufflant tour à tour le chaud et le froid,
24:41le président américain a déployé
24:42une dizaine de navires dans le Golfe.
24:44Si les autorités iraniennes
24:45se disprêtent au dialogue,
24:46elles ont déjà averti
24:47que de nombreuses bases américaines
24:49situées dans la région
24:49se trouvaient à portée de missiles iraniens.
24:52Dans le dernier bilan
24:53de Human Rights Activist Agency,
24:55l'ONG établit que la répression sanglante
24:57du régime aurait causé la mort
24:58de plus de 6 000 personnes.
25:0017 000 décès supplémentaires
25:01seraient également concernés.
25:03Et je me tourne vers vous, Sarah Safari.
25:05Je rappelle que vous êtes membre
25:06de l'association Femmes Azadi.
25:08Qu'est-ce qu'on peut dire
25:10sur les derniers événements,
25:13notamment sur le terrain iranien hier ?
25:16Alors hier, il faut savoir que simultanément,
25:18il y a eu 8 explosions de fuites de gaz
25:20dans tous les rangs.
25:24Nord, sud, vers la capitale, dans l'ouest.
25:27Vraiment, ça a été simultané.
25:28Et il a été révélé aussi
25:31que dans les immeubles
25:32où il y a eu des fuites de gaz,
25:33dans quelques-uns,
25:33il n'y avait pas de gaz.
25:35Donc, c'est une attaque
25:36vraisemblablement très bien organisée,
25:39de très grande ampleur.
25:41Mais pour l'instant,
25:42on n'a aucune info de plus.
25:44Je ne peux pas vous dire
25:45qui a organisé cette attaque.
25:46Et c'est pour ça qu'on restera
25:47extrêmement prudents là-dessus.
25:48Mais je me tourne vers vous,
25:49Michel Fayad,
25:50parce qu'on voit que,
25:52dans la communication du moins,
25:54et le régime islamique iranien
25:56et Donald Trump,
25:58parlent de négociations,
26:00de discussions.
26:01Et c'est pour ça
26:02qu'on se pose la question,
26:03la diplomatie ou la guerre,
26:04ce matin.
26:05Michel Fayad.
26:05Vous savez, déjà en juin,
26:07Trump négociait.
26:08Puis il y a eu les frappes
26:09contre les sites nucléaires.
26:11Donc négocier ne veut pas forcément dire
26:13qu'il n'y aura pas la guerre.
26:14Trump est adepte
26:16de ce genre de tactique,
26:18de stratégie.
26:19Donc tout est encore ouvert,
26:20paix ou frappe.
26:22Par contre,
26:23il faut quand même dire
26:24que les Iraniens,
26:26le régime iranien,
26:27ne souhaite pas supprimer
26:29son programme nucléaire.
26:30Il ne propose pour le moment
26:31que de limiter
26:32l'enrichissement de l'uranium.
26:34Tandis que pour Trump,
26:35la seule chose valable
26:37serait l'arrêt complet
26:38et le démantèlement complet
26:40du programme nucléaire iranien.
26:42On est quand même encore loin
26:43d'un accord entre les deux,
26:44parce que justement,
26:45ils sont encore dans des positions
26:46qui restent quand même
26:47diamétralement opposées.
26:49Et puis il y a quand même
26:50la question des missiles balistiques.
26:51Il y a la question des proxys
26:52qui quand même posent problème
26:54non seulement aux Israéliens,
26:56puisque vous avez le Hezbollah
26:57qui est à portée de main
26:58des Israéliens,
27:00mais il y a également
27:01toutes les autres factions
27:02comme les Haji-Sharbi
27:03qui sont en Irak
27:04et qui peuvent frapper
27:05à tout moment
27:06des bases américaines
27:07présentes en Irak.
27:08Il y a également
27:09les gardiens de la Révolution
27:10eux-mêmes
27:10qui peuvent frapper
27:11toutes les bases militaires
27:12américaines dans la région.
27:14Puis il y a quand même
27:14les deux plus grandes ambassades
27:16des États-Unis au monde,
27:17une en Irak,
27:18une au Liban,
27:18qui sont également
27:19des cibles très faciles
27:20pour les proxys iraniens.
27:22Je rappelle quand même
27:23qu'ils avaient déjà
27:24attaqué le consulat américain
27:27en Irak
27:27et ça avait conduit
27:28à l'assassinat ciblé
27:29de Soleimani
27:30en janvier 2020
27:31par Donald Trump.
27:32Bien sûr.
27:33Alors,
27:33hier,
27:34on était avec Emmanuel Razavi
27:35qui est un spécialiste
27:37de la région.
27:38Vous parlez
27:39des menaces potentielles
27:41aux Proches
27:42et au Moyen-Orient,
27:43mais Emmanuel rappelait aussi
27:45que via ces proxys
27:47et via cette doctrine
27:48terroriste
27:50du régime,
27:52le régime pouvait frapper
27:53aussi en Occident.
27:54Donc c'est une menace,
27:55vous dites bien sûr.
27:56Sarah Safarey.
27:57Oui,
27:57il ne faut pas oublier
27:58qu'en fait,
27:59ils ont inscrit
28:00le corps des gardiens
28:01de la Révolution
28:01comme entité terroriste,
28:03mais il ne faut pas oublier
28:04que chaque ambassade
28:05ici,
28:06en Europe
28:07et en Occident,
28:08est un vivier
28:09des gardiens
28:10de la Révolution.
28:10Donc c'est-à-dire qu'il faudrait
28:12déjà pour commencer
28:13renvoyer ces diplomates,
28:15renvoyer tous les gens
28:15qui sont liés aux ambassades
28:16parce qu'eux génèrent aussi
28:19ce narratif du régime
28:20et à l'intérieur
28:21de ces ambassades,
28:23il y a aussi un vivier
28:24de gens
28:25qui pourraient commettre
28:26des meurtres,
28:26des assassinats,
28:27des explosions,
28:29des attaques terroristes
28:33sur le sol européen
28:34et occidental.
28:35Donc ça,
28:35il ne faut pas l'oublier aussi.
28:37Ils sont là,
28:37ils sont partout.
28:38Donc il faut faire attention.
28:40Donc c'est pour ça
28:40qu'aujourd'hui,
28:41les Iraniens
28:42ne comprennent pas
28:43vraiment pourquoi
28:45il y a cette volonté
28:46encore de Donald Trump
28:47de négocier
28:47avec des terroristes
28:48parce que c'est ce qu'ils sont.
28:50Je vous propose
28:51d'écouter le général
28:51Jean-Paul Paloméros
28:53et l'occasion de vous dire
28:54et de dire aux téléspectateurs
28:55que ce soir,
28:56on aura comme invité
28:57exceptionnel
28:58de l'heure des pros 2,
28:59le général De Vili,
29:01l'ancien chef
29:01d'état-major
29:02des armées françaises.
29:05Écoutez le général
29:05Jean-Paul Paloméros
29:06et j'ai apprécié
29:08sa prudence,
29:11certains diraient scepticisme,
29:12mais sa prudence
29:13et il souligne un point,
29:14il explique que
29:15les États-Unis
29:16aujourd'hui
29:16et dans la communication
29:18et dans la présence militaire
29:19sont bien seuls
29:21et que l'Occident,
29:22l'Europe,
29:23pourquoi pas,
29:24devrait aussi être
29:25présent
29:26et sollicité.
29:27Pour sortir
29:29de cette désinhibition,
29:32il faudra
29:33employer la force.
29:34C'est ça la conclusion.
29:36Il n'y a pas d'alternative.
29:37Je crois qu'il est
29:37plus que temps
29:38quand même
29:38qu'il y ait
29:40une réaction coordonnée
29:41et c'est un peu dommage
29:42que les Américains
29:43soient bien seuls.
29:44Je trouve que
29:45la voie de l'Europe
29:46ne porte pas assez dommage
29:47parce que l'Iran
29:47est dangereuse
29:48pour le monde futur.
29:50Michel Fayad,
29:50l'autre information
29:51ce matin,
29:52c'est que l'Iran
29:53a déclaré
29:54comme groupe terroriste
29:54les armées européennes
29:56après une décision
29:56de l'Union européenne
29:57contre les gardiens
29:58de la révolution
29:59accusés d'avoir orchestré
30:00la répression
30:01du récent mouvement
30:02de contestation.
30:03Dans les faits,
30:04qu'est-ce que ça veut dire ?
30:05Ça veut dire qu'en réalité,
30:07dorénavant,
30:07les soldats français
30:08sont des cibles potentielles
30:09pour la République
30:10qui s'est mis d'Iran.
30:11C'est ça ce que ça veut dire.
30:11Parce qu'ils considèrent
30:12que vous êtes terroriste
30:13donc vous êtes quelqu'un
30:14qui peut être abattu.
30:15Et il y a quelques jours,
30:16Mediapart révélait
30:17qu'en France,
30:18l'ambassade justement
30:19était en train
30:20de recruter des gens
30:21dans le grand banditisme
30:23et proposé jusqu'à 300 euros
30:25pour abattre
30:26telle ou telle personne
30:27en France.
30:28Alors je suis toujours
30:29très prudent
30:29avec les informations
30:30de Mediapart.
30:31Oui absolument.
30:32J'ai précisé justement
30:33quelle était la source.
30:34Mais ce qui est quand même
30:35assez intéressant à voir,
30:36c'est que,
30:37et ça a été déjà confirmé
30:38même par Emmanuel Razavi,
30:40qu'il y a des recrutements
30:41au sein du banditisme français
30:43par les gardiens
30:43de la révolution
30:44pour commettre
30:46des attentats
30:47ou commettre
30:47des assassinats.
30:48Donc c'est quand même
30:48un problème sécuritaire
30:50qu'il faut prendre en compte
30:51et ne pas minimiser.
30:52Ils ont déjà commis
30:53des attentats
30:54contre les intérêts français,
30:56notamment au Liban,
30:56les 58 parachutistes français
30:58et même sur le sol national.
31:00Donc il ne faut pas dire
31:01que ça ne peut pas arriver.
31:03Arnaud Benedetti,
31:04Judith Bantrop,
31:04je sens que vous avez envie
31:05d'agir.
31:05Non, moi ce qui me frappe
31:06dans ce drame,
31:08c'est finalement
31:08le silence
31:09des leaders d'opinion
31:12et des intellectuels français.
31:14Parce que la France
31:14a une dette
31:15vis-à-vis de l'Iran quand même,
31:16une dette
31:17qui est considérable.
31:18Je rappelle quand même
31:19que c'est dans un,
31:19je le dis toujours,
31:20mais c'est dans un avion
31:21d'Air France
31:21que la France a renvoyé
31:23en 1979.
31:24Le 1er février.
31:26Le 1er février,
31:27vous voyez,
31:27en 1979,
31:28Ayatollah Romény.
31:30Et que le silence,
31:32qui est un silence gêné,
31:35nous rappelle
31:35l'enthousiasme
31:37qui fut celui
31:38d'un certain nombre
31:38d'intellectuels
31:39à l'époque,
31:40à la fin des années 70
31:41et au début des années 80,
31:43vis-à-vis de la révolution
31:45islamiste.
31:46je n'aurai pas la cruauté
31:47de rappeler
31:48les tribunes
31:49de Michel Foucault
31:50ou de Jean-Paul Sartre
31:52vantant la dynamique
31:55progressiste,
31:57entre guillemets,
31:57que constituait
31:58cette révolution.
31:59Et on est là
32:00face à un silence
32:01qui, quelque part,
32:02nous dit quelque chose
32:03aussi sur l'état moral
32:04qui est le nôtre.
32:04L'état moral de la France
32:05et l'état moral
32:06d'un certain nombre
32:07de ses élites.
32:07Oui, Arnaud rappelle
32:09à juste titre
32:10l'aveuglement occidental.
32:13Il faut dire aussi
32:13que les dirigeants
32:15américains aussi,
32:16à l'époque,
32:16français et allemands
32:17de l'époque
32:17voulaient se débarrasser
32:18du chat
32:19à cause du pétrole
32:21et de la tension
32:21qui régnait
32:23sur les prix du pétrole.
32:24N'oublions pas ça,
32:25il n'y a pas que la gauche.
32:26D'une part,
32:27d'autre part,
32:28beaucoup plus récemment,
32:30la grande faute d'Obama
32:32d'avoir passé un accord
32:34avec l'Iran
32:35sur le nucléaire
32:36en 2015,
32:38les larmes de crocodile
32:39des Européens
32:40quand Trump a dit
32:41on arrête,
32:42on se fait mener en bateau
32:43par l'Iran,
32:44on rompt cet accord.
32:46Donc,
32:46beaucoup plus récemment,
32:47les leaders européens
32:49ont beaucoup de choses
32:50à se reprocher
32:50en termes d'aveuglement,
32:52de déni.
32:53On ne veut pas voir
32:54le danger
32:54que représente
32:56réellement l'Iran.
32:57Et ça explique
32:58l'extrême solitude
32:59des Américains aujourd'hui.
33:00Sarah Safari.
33:01Ou alors,
33:01ils ne veulent pas voir
33:02un Iran fort,
33:03démocratique
33:04et tout puissant aussi.
33:06Est-ce que ça pourrait aussi
33:07peut-être les déranger
33:08économiquement ?
33:09Je ne crois pas
33:09que ce soit ce cynisme-là.
33:11Mais en revanche,
33:12je vous propose
33:12qu'on aille sur
33:13le terrain de la répression.
33:15Et plus les témoignages
33:17nous parviennent,
33:19plus évidemment
33:20ils sont bouleversants.
33:22Et on s'aperçoit
33:23de l'ampleur
33:24du massacre
33:25qu'il y a pu avoir
33:26en terre iranienne
33:27au début de l'année 2026
33:30et notamment
33:30dans cette nuit
33:31du 8 au 9 janvier 2026.
33:34Je vous propose
33:35d'écouter
33:35Hirbod Deghani,
33:37Hazard,
33:37qui est avocat
33:38franco-iranien
33:39et qui documente
33:41les massacres
33:41commis par le régime.
33:43C'est un entretien
33:43qui dure 7 à 8 minutes
33:45qu'on peut retrouver
33:45encore une fois
33:46sur le Figaro
33:48et écouter une partie
33:51de cette séquence
33:52mais je vous invite
33:52vraiment à écouter
33:53les 10 minutes
33:54d'entretien
33:55parce que là aussi
33:56on est bouleversé
33:57par ce qu'on entend.
33:58Toutes ces enfants
34:00assassinés
34:00avaient
34:01moins de 17 ans.
34:03Il y a
34:04Tahar,
34:05Safari,
34:06Arfine,
34:07Salamisod,
34:09Arnica,
34:10Sina,
34:11Borna,
34:12Merab,
34:13Melika.
34:13J'ai fait exprès
34:14de prendre des noms
34:15de soi-disant
34:16terroristes et meutiers
34:18pour bien montrer
34:19le décalage
34:20entre le récit
34:21et le narratif
34:21du régime iranien
34:22et la réalité du terrain.
34:24Mais je vais m'apprendre
34:25quelques instants
34:25sur le cas particulier
34:26de Mélina Assadi
34:28qui avait 3 ans.
34:29Il faut savoir que
34:30le 28 décembre
34:31vous aviez
34:32des manifestations
34:33familiales.
34:35Il n'y avait pas
34:35une répression
34:36à arme réelle.
34:37Donc les gens
34:37y allaient en famille.
34:38Ils allaient manifester
34:39pour dire
34:40leur ras-le-bol
34:41du régime
34:42et demander
34:43le changement.
34:45Quand vous entendez
34:46l'avocat
34:47donc Irbod
34:48dégagé Hazard
34:49qu'il faudrait inviter
34:50sur ce plateau
34:50vous réagissez comment
34:52Sarah Safari
34:52parce que depuis des années
34:53vous alertez
34:54vous aussi.
34:54Quand j'entends
34:56ces prénoms
34:57qui citent
34:58je revois
34:58toutes les images
34:59qu'on voit
34:59depuis quelques jours
35:01de ces enfants
35:02que les parents
35:03sont obligés
35:04d'enterrer.
35:05J'ai l'image aussi
35:06d'un petit garçon
35:07de 2 ans
35:08qui est mort
35:08dans les bras
35:08de son père
35:09qui a été tué
35:10par balle
35:11dans le dos.
35:13On a un Iran
35:13qui est en deuil
35:14aujourd'hui.
35:15On a une population
35:16qui est meurtrie
35:17et on a une population
35:18qui demande de l'aide
35:19qui demande
35:20une aide internationale
35:22et une aide humanitaire
35:23parce que c'est un crime
35:23contre l'humanité.
35:25Et quand on voit
35:26le silence
35:27des occidentaux
35:28justement
35:29les Iraniens
35:31se sentent
35:32vraiment seuls
35:33aujourd'hui.
35:33C'est pour ça
35:34qu'ils demandent
35:35une aide extérieure
35:36parce qu'ils se sentent
35:37seuls.
35:38Les médecins
35:38aujourd'hui
35:40ont été emprisonnés,
35:41ils ont été torturés,
35:42on leur empêche
35:43d'aller soigner
35:44les blessés.
35:45Il y a des pharmaciens
35:46qui n'ont pas le droit
35:46de vendre
35:47des pansements
35:48ou autre chose
35:50de peur
35:50que ce soit
35:51pour soigner
35:52les blessés.
35:52on en est là
35:53en fait.
35:53Il y a des gens
35:54qui sont en train
35:54de mourir
35:55en plus chez eux,
35:56il y a des gens
35:56qui sont en train
35:57de se faire torturer
35:58dans les prisons.
35:59Donc malheureusement
36:00les chiffres
36:03qu'on annonce
36:03vont être encore
36:04beaucoup plus importants
36:05je pense
36:05dans les jours à venir.
36:06Éric Revelle
36:08On est sous le choc
36:11comme chaque jour
36:12quand on a des nouvelles
36:13en provenance de l'Iran.
36:14Moi j'ai été touché
36:15par les prénoms
36:16qui aigrénaient
36:17cet avocat.
36:19Et vous savez
36:19la France a peut-être
36:20une dette vis-à-vis de l'Iran
36:21mais moi je suis très en colère
36:22contre ce qu'on appelle
36:23la gauche républicaine.
36:25Vous savez
36:25celle qui a toujours
36:27au bord des lèvres
36:28et qui rappelle
36:29que la France
36:30est le pays des droits de l'homme
36:31et qui rappelle
36:32l'universalisme
36:33des valeurs françaises.
36:34Est-ce que cette gauche-là
36:36vous l'entendez
36:37prendre position
36:38contre les Mollahs ?
36:39Est-ce que vous l'entendez
36:40prendre position
36:41pour le peuple ?
36:42Ce qui devrait être
36:43le cas de la gauche
36:44historiquement.
36:45Rien.
36:46Ça, ça me met en colère
36:47je vais vous dire.
36:48Michel Fayad.
36:48Oui je pense qu'il faut aussi
36:49dire quelque chose
36:50qui s'est passé hier
36:51dans les médias iraniens
36:52c'est important de le dire.
36:53Ils disent qu'à Havaz
36:55qui est au sud du pays
36:56dans les hôpitaux
36:57les gardiens de la révolution
36:59sont en train de mettre
37:00sur les papiers
37:01vous savez
37:01des raisons pour lesquelles
37:02ils sont à l'hôpital
37:03comme quoi
37:03ils ont manifesté
37:04contre Allah
37:05et manifester contre Allah
37:07en Iran
37:07c'est la peine de mort
37:08directe
37:09et donc c'est extrêmement
37:10important
37:11parce qu'ils prétendent
37:12vis-à-vis de Donald Trump
37:13qu'ils ont arrêté
37:14de tuer les gens
37:15parce qu'ils manifestent
37:16contre le régime
37:17et bien maintenant
37:18ils inventent
37:18une nouvelle raison
37:19pour les tuer
37:20qui serait d'avoir
37:20manifesté contre Allah
37:22qui est donc susceptible
37:23de mort immédiate
37:24et ça c'est ce qu'on voit
37:25à Havaz dans les hôpitaux
37:27et qu'eux reconnaissent
37:28publiquement dans leurs médias
37:29c'est forcément généralisé
37:30à l'ensemble du pays
37:31et puis ça concerne aussi
37:33les prisonniers
37:34dans les prisons iraniennes
37:36donc qu'on accuse désormais
37:37d'avoir manifesté
37:38contre Allah
37:39et donc méritant la mort
37:40revenons à la situation
37:41en Europe
37:42parce qu'on a vu
37:42à quel point
37:43le conflit
37:44entre le Hamas
37:45et Israël
37:46a eu des conséquences
37:47dramatiques
37:48en Occident
37:49et notamment en Europe
37:51l'explosion de l'antisémitisme
37:52nous en parlerons
37:53dans quelques instants
37:53les attentats terroristes
37:55islamistes antisémites
37:56également
37:57il y a aussi
37:58la crainte
37:59que le conflit
38:01ne s'exporte
38:02sur le sol européen
38:04à tel point
38:05que votre association
38:06Sarah Safari
38:07et Fama Zadi
38:08a pu recenser
38:09plusieurs manifestations
38:10dites pro-palestiniennes
38:12on pourrait les appeler
38:13pro-amas
38:14puisqu'on voit
38:16lors de ces manifestations
38:17à Berlin
38:18ou encore
38:19à Londres
38:20Hamenei
38:22et scandé
38:22rend-nous fiers
38:23scandent les pro-palestiniens
38:25vous écrivez aujourd'hui
38:26à Londres
38:26et ce après le massacre
38:27de dizaines de milliers
38:28d'Iraniens
38:29les nuits du 8 et 9 janvier
38:30et alors que le massacre
38:31continue en Iran
38:33Sarah Safari
38:33on sait que ça a toujours été
38:35nous on l'a toujours dénoncé
38:36jusqu'à maintenant
38:36on n'a pas attendu
38:37ces manifestations
38:39pour le dénoncer
38:40ce palestinisme
38:41et cet islamisme
38:43grandissant
38:44dans ces villes européennes
38:47est affligeante
38:48hier on voyait
38:49donc effectivement
38:49surtout à Londres
38:51une manifestation
38:52pour la république islamique
38:54en vrai
38:54avec des affiches
38:57et le portrait
38:57de Hamenei
38:58le drapeau
38:59de la république islamique
39:00et vous voyez des gens
39:01qu'on va interviewer
39:01et ils disent
39:01ah mais vous êtes iranien
39:02non non pas du tout
39:03je ne suis pas iranienne
39:04mais je soutiens ce régime
39:05parce qu'ils ont une telle haine
39:07du juif
39:09de l'américain
39:10de l'Europe
39:11et du monde occidental
39:12qui sont prêts
39:12à se rallier
39:13à ce régime terroriste
39:15parce que c'est les mêmes bras
39:16elle fait partie
39:18de la même pieuvre
39:18c'est les mêmes tentacules
39:19et vous parlez de Londres
39:20mais ça se passe également
39:21à Berlin
39:22à Berlin aussi
39:23rappelez-vous
39:24après le 7 octobre
39:25très rapidement
39:26on a vu des manifestations
39:27sur le sol européen
39:29et ça a gagné
39:30également
39:31la France
39:32où vous avez vu
39:33des slogans
39:35pro Hamas
39:36à pulluler
39:38si elle est là
39:39Judith Vintraub
39:39oui mais même des drapeaux
39:41iraniens
39:41agité dans des manis
39:43d'extrême gauche
39:44vous avez une députée
39:45européenne
39:46Rima Hassan
39:47qu'on n'a pas la cité
39:48qui considère
39:49qu'il faut saluer l'Iran
39:51pour son respect
39:52des droits de l'homme
39:53on n'est pas épargné
39:55du tout
39:56et l'absence
39:58de réponse
39:59à ce discours
40:00de l'extrême gauche
40:01est très frappante
40:02parce que nous
40:03on fait ce qu'on peut
40:05pour condamner
40:05mais dans le
40:06sénacle politique
40:08ces paroles
40:09tombent dans
40:10une relative indifférence
40:11et ce poison là
40:12c'est celui
40:13qu'on met dans la tête
40:13des jeunes
40:14Arnaud
40:15c'est extrêmement structurant
40:16ce qu'on est en train de vivre
40:17parce que c'est
40:18vraisemblablement
40:18la première fois
40:19que se fait de manière
40:20aussi décomplexée
40:21la connexion
40:22entre toute une partie
40:23de l'ultra gauche
40:24et les mouvements islamistes
40:26pour aller très vite
40:28on l'a vécu
40:29en effet
40:29après le 7 octobre
40:31et on le revit
40:32aujourd'hui
40:32avec ce qui est en train
40:33de se passer en Iran
40:34je rappelle que
40:35les premières déclarations
40:36par exemple
40:36de la France insoumise
40:37sur ce qui se passait
40:38en Iran
40:38c'était de ramener
40:39ce qui se passe en Iran
40:40à un conflit social
40:42comme il peut y avoir
40:42des conflits sociaux
40:43en France
40:43et de refuser
40:45de voir la dimension politique
40:46et la dimension démocratique
40:48de ce mouvement
40:49donc ça dit quelque chose
40:51quand même
40:51sur la tectonique
40:52qui aujourd'hui bouge
40:53il est 9h46
40:55sur CNews
40:56et à 10h
40:57vous allez pouvoir
40:58écouter attentivement
41:00l'entretien
41:01la grande interview
41:02de Manuel Bompard
41:03chef de file
41:03de la France insoumise
41:04interrogé par Pierre De Villeneau
41:06pour CNews Europe 1
41:08et les échos
41:09ça sera à 10h
41:10sur CNews
41:11avant de parler
41:13de Manuel Bompard
41:13justement
41:14vous savez que
41:15c'est la grande campagne
41:17pour les municipales
41:18David Guiraud
41:19l'un des lieutenants
41:21de Jean-Luc Mélenchon
41:22et candidat
41:22à la mairie de Roubaix
41:23candidat LFI
41:24était en meeting
41:25hier à Roubaix
41:27des militants
41:28du collectif
41:29Nous Vivrons
41:30association
41:30qui a été
41:31lancée
41:32après les massacres
41:34du 7 octobre
41:34est venue
41:35scander
41:36pas d'antisémites
41:37dans nos mairies
41:38je vous propose
41:38de voir la séquence
41:40alors
41:41oui
41:42j'affirme
41:44oh bah les voilà
41:45restez calmes
41:49les amis
41:59plutôt que des hués
42:04montrez leur
42:06que nous sommes
42:06bien plus forts
42:07bien plus résistants
42:09bien plus doués
42:11pour faire vivre
42:12la solidarité
42:13je tiens
42:20à remercier
42:22cette petite animation
42:23qui nous a permis
42:24de faire rappeler
42:25à tout le monde
42:26que nous sommes
42:27toujours
42:27et encore
42:28opposés au fascisme
42:30opposés au génocide
42:31et que nous sommes
42:32fiers
42:33de nos valeurs
42:34cette séquence
42:36elle est essentielle
42:36vous avez
42:37des militants
42:38du collectif
42:39Nous Vivrons
42:39lancés
42:41après le pogrom
42:41du 7 octobre
42:42ils luttent
42:43contre l'antisémitisme
42:44la réponse
42:45de David Guiraud
42:46est de dire
42:47ces personnes là
42:48qui sont venues
42:49pour nous dire
42:50pas d'antisémites
42:50dans nos mairies
42:51nous permettent
42:52de rappeler
42:53qu'on lutte
42:53contre le génocide
42:55et contre le fascisme
42:56ce parallèle
42:57qui est fait
42:58cette inversion
42:59est saisissant
43:00et je serais très curieux
43:01de savoir
43:02ce que va dire
43:04dans quelques instants
43:05Manuel Pompara
43:05ce propos
43:06Judith Vintraud
43:07Il va nous expliquer
43:08qu'il n'y a aucune inversion
43:09qu'évidemment
43:10la France insoumise
43:13n'est pas antisémite
43:14n'a jamais été antisémite
43:15David Guiraud
43:16il a quand même
43:16un certain passif
43:18dans ce domaine là
43:19c'est lui
43:19vous savez
43:20qui parlait
43:20des dragons célestes
43:21pour ne pas dire juif
43:22ça se confirme
43:24Aurore Berger
43:25pour terminer
43:26la ministre
43:27de l'égalité
43:27femmes-hommes
43:28et qui lutte
43:29contre les discriminations
43:30c'est son secrétariat
43:31si je ne m'abuse
43:32était dans un entretien
43:33au JDD
43:35a dit
43:36leur obsession
43:36sur Israël
43:37en parlant d'Elefi
43:38relève
43:38d'un calcul électoral
43:40cynique
43:41il existe une complaisance
43:42dangereuse
43:42vis-à-vis de l'islamisme
43:43et cela a des conséquences
43:44directes sur la diffusion
43:45de l'antisémitisme
43:46et les attaques
43:46contre nos principes
43:47républicains et laïcs
43:48le LFisme
43:49et la maladie
43:50de la gauche
43:51la gauche républicaine
43:52doit rompre
43:53définitivement
43:54avec
43:55la France insoumise
43:57voilà pour les propos
43:58d'Aurore Berger
44:00dans un instant donc
44:01Manuel Bompard
44:02l'invité du Grand Rendez-vous
44:03merci
44:04à tous les cinq
44:05à tous les deux
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