- il y a 8 mois
- #hdproswe
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros et bonne année chers téléspectateurs
00:00:07puisque c'est la première de l'heure des pros de 2026, l'heure des pros 1 bien sûr, week-end.
00:00:13Tapis, all-in, avec pourtant la main la plus faible de la 5ème République,
00:00:17Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu sortent la carte dissolution en cas de censure du gouvernement.
00:00:22Cet énième écran de fumée ne viendra pas masquer l'humiliation historique des accords du Mercosur
00:00:28sans le feu vert français.
00:00:30Mais ce coup de poker aura le mérite d'une chose.
00:00:33Depuis le début de la crise agricole, tous les partis d'opposition sont allés au chevet des paysans
00:00:36promettant de se battre pour la souveraineté alimentaire, agriculteurs poumons de la France.
00:00:42Mais la semaine prochaine, pas question d'aller jusqu'au bout.
00:00:46Vous connaissez déjà les éléments de langage, en responsabilité.
00:00:49Il ne faut pas rajouter du chaos au chaos.
00:00:52Nous sommes des partis de gouvernement.
00:00:53Voter une motion de censure LFI ou Rennes n'aiderait pas le monde agricole.
00:00:58Et vous connaissez aussi la traduction.
00:01:00La soupe est trop bonne.
00:01:02A l'Assemblée, on avale toutes les couleurs.
00:01:04Et pour un siège de député, dans tout pays normalement constitué,
00:01:08où les convictions priment sur les fauteuils rouges,
00:01:11la perte de souveraineté française, son impuissance a changé la donne sur le Mercosur.
00:01:15Ce fiasco annoncé depuis des mois aurait provoqué la chute immédiate d'un gouvernement,
00:01:21quel qu'il soit d'ailleurs.
00:01:22Une sorte de réponse à Mme von der Leyen,
00:01:24qui est la seule, l'unique patronne en matière de politique agricole
00:01:28et de commerce extérieur en France.
00:01:31Alors qui, qui va refuser de voter la motion de censure,
00:01:34par peur de retourner aux urnes ?
00:01:37On en parle dans un instant, dans l'heure des promesses.
00:01:39Avant cela, c'est Marine Sabourin.
00:01:40Bonjour chère Marine.
00:01:41Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:01:43Après le passage de la tempête Goretti, la situation s'améliore en France.
00:01:47Hier soir à 18h, un peu plus de 170 000 foyers étaient encore privés d'électricité.
00:01:52Dans le nord du pays, deux hommes ont été blessés.
00:01:55Une grande partie des transports pouvaient à nouveau circuler dans les régions concernées hier soir.
00:01:59Pour calmer la colère des agriculteurs,
00:02:00la ministre de l'Agriculture Annie Gennevar annonce plusieurs mesures.
00:02:03Parmi elles, le doublement à 22 millions d'euros du fonds d'indemnisation
00:02:07destinée aux éleveurs touchés par la dermatose modulaire bovine.
00:02:10Autre mesure, l'augmentation de 10% de l'abattage des loups.
00:02:13Et puis, actualité internationale.
00:02:15De nouvelles manifestations contre le régime des Mola ont eu lieu hier soir en Iran,
00:02:19notamment à Téhéran.
00:02:20Le pouvoir en place a décidé d'imposer une coupure nationale d'Internet.
00:02:23Depuis le 28 décembre dernier, au moins 51 personnes sont mortes,
00:02:27dont 9 enfants.
00:02:28Donald Trump menace de frapper l'Iran si les autorités continuent à s'attaquer aux manifestants.
00:02:33Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:02:34Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
00:02:38Charlotte Dornézala, c'est avec nous, chère Charlotte.
00:02:40Bonne année.
00:02:40Bonne année.
00:02:41Tous mes voeux.
00:02:42Quels sont vos souhaits, vos résolutions pour 2026 ?
00:02:45Je ne sais pas, j'imagine que vous attendez que je dise « être gentille » avec Elliot le samedi matin.
00:02:51Ça commence.
00:02:53Ça y est, c'est parti.
00:02:54Déjà, il y a quelque chose qui a changé.
00:02:56Vous avez le sourire le samedi matin.
00:03:01Ça me fait plaisir.
00:03:02Alexandre Devecchio est avec nous.
00:03:04Bonjour Elliot.
00:03:05Je vous remercie à votre ouvrage.
00:03:07Merci beaucoup Elliot.
00:03:08Je vous souhaite une grande réussite pour votre livre, chère Alexandre Devecchio.
00:03:11Très plaisir.
00:03:12Nous vous inviterons dans les prochains jours pour en parler longuement.
00:03:14Nous vivons côte à côte, itinéraire d'un petit blanc de banlieue aux éditions Fayard.
00:03:20Écoutez, j'ai hâte de vous retrouver pour en parler en longueur.
00:03:23Moi aussi Elliot.
00:03:24On est avec Jacques Serret, journaliste politique à Europe 1, chère Alexandre Devecchio.
00:03:28Bonjour Elliot.
00:03:28Quel bazar.
00:03:29Très bonne année.
00:03:31Mathieu Hock est avec nous et Jean-Jean Fenech.
00:03:34Bonjour Elliot.
00:03:34Je pense à vous, Jean-Jean Fenech.
00:03:35Bonjour Elliot.
00:03:35Bonne année.
00:03:36Ça va, vous allez bien ?
00:03:37Très bien.
00:03:37Je ne suis pas trop inquiet pour vos amis LR qui ne voteront pas les motions de censure
00:03:40par peur de perdre leur siège et de retourner aux urnes.
00:03:43Quelle motion de censure ? Il y en aura deux la semaine prochaine.
00:03:46Il ne faut pas voter.
00:03:46Ah, il ne faut pas voter.
00:03:47Non, évidemment.
00:03:49Les convictions, ça ne sert pas à grand chose.
00:03:50Ce qui est important, c'est le siège.
00:03:52Quand il est chaud, surtout en hiver, c'est important.
00:03:56Non, je n'ai rien à dire.
00:03:57Les convictions, ça ne sert strictement à rien.
00:03:59Continuez comme ça, vous allez creuser encore le fossé.
00:04:03C'est l'information majeure du week-end, chers téléspectateurs.
00:04:06Va-t-on vers de nouvelles élections législatives ?
00:04:08À humiliation historique avec le feu vert pour la ratification du Mercosur,
00:04:13sans l'accord de la France, deux parties ont déposé des motions de censure, le RN et l'FI.
00:04:18Et en cas de chute du gouvernement, l'exécutif préparerait une dissolution.
00:04:24Qui est au pied du mur ?
00:04:25Les partis dits de gouvernement, LR et PS, bien sûr.
00:04:28Comment les LR qui ont soutenu corps et âme les agriculteurs,
00:04:32qui font de la souveraineté leur boussole,
00:04:34vont dire, on maintient ce gouvernement ?
00:04:37Charlotte Thierry.
00:04:39La menace d'une motion de censure
00:04:41semble prise très au sérieux par le Premier ministre.
00:04:44Car si les députés font tomber le gouvernement,
00:04:47l'exécutif pourrait bien, en représailles,
00:04:49dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale.
00:04:51Une menace à peine voilée,
00:04:53mais les ministres l'assurent,
00:04:54la balle est dans le camp des députés.
00:04:56Soit ils font tomber le gouvernement
00:04:58et toutes les promesses qu'ils auront pu faire aux agriculteurs
00:05:01tomberont,
00:05:02soit ils ne font pas tomber le gouvernement
00:05:04et ils considèrent que l'urgence,
00:05:06comme je le pense et comme nous pensons ici,
00:05:08que les débats puissent avancer,
00:05:10que les votes puissent avoir lieu.
00:05:12Face au dépôt d'une motion de censure
00:05:13par le Rassemblement national contre le Mercosur,
00:05:16suivie de celle de la France insoumise,
00:05:18le locataire de Matignon hausse le ton.
00:05:20Déposer une motion de censure dans ce contexte,
00:05:24c'est choisir délibérément d'afficher
00:05:25des désaccords politiciens internes.
00:05:28C'est choisir d'affaiblir la voie de la France
00:05:29plutôt que de montrer l'unité nationale
00:05:31dans la défense de notre agriculture.
00:05:33Une menace d'élections législatives anticipées
00:05:36qui n'effraie pas Jean-Luc Mélenchon.
00:05:38Si je fais le bon en compte,
00:05:39s'ils veulent le faire, qu'ils le fassent.
00:05:41Nous n'avons pas peur de l'élection.
00:05:44Si des élections législatives ont lieu,
00:05:46celles-ci se tiendraient au moment des municipales
00:05:48en mars 2026.
00:05:50La phrase d'Amélie de Montchalin
00:05:52qu'on entendra en longueur,
00:05:54« Pas de gouvernement, pas de solution pour les agriculteurs »,
00:05:57c'est l'une des phrases les plus dingues
00:05:58que j'ai pu entendre ces derniers mois.
00:06:00Si les agriculteurs en sont là aujourd'hui,
00:06:02c'est parce que la politique macroniste
00:06:03a été incapable sur les neuf dernières années
00:06:06de dire à Bruxelles,
00:06:07« Madame von der Leyen,
00:06:08vous êtes certes la présidente de la Commission européenne,
00:06:11mais moi, Emmanuel Macron,
00:06:13j'ai été élu par les Français.
00:06:15Et moi, Emmanuel Macron,
00:06:17ma priorité, c'est de protéger
00:06:18l'agriculture française.
00:06:20Donc ils sont en train,
00:06:21une nouvelle fois,
00:06:22d'aller sur le terrain moral,
00:06:24de prendre les électeurs
00:06:25pour des imbéciles,
00:06:26pardonnez-moi de le dire ainsi,
00:06:27mais en revanche,
00:06:28là où ils sont malins,
00:06:29c'est qu'ils mettent
00:06:30les partis LR en première ligne,
00:06:32PS également,
00:06:34face à leur potentielle contradiction.
00:06:36Jacques Serret,
00:06:37le journaliste politique que vous êtes,
00:06:38comment il décode cette séquence ?
00:06:40Est-ce que la semaine prochaine,
00:06:41à la même heure,
00:06:42je vais vous dire bonjour à tous,
00:06:44dans un mois et une semaine,
00:06:46il y aura donc des élections législatives ?
00:06:48Non, je ne pense pas.
00:06:51Non, je trouve ça très surprenant
00:06:52de la part de l'exécutif
00:06:54de réagir ainsi
00:06:55à ces motions de censure.
00:06:57Parce que, oui,
00:06:57elles ont été déposées
00:06:58par l'ERN,
00:07:00par l'EFI,
00:07:00mais ça fait un peu partie
00:07:01de ces méthodes de l'Assemblée.
00:07:04Et finalement,
00:07:04elles étaient quand même
00:07:05assez relativement inaperçues.
00:07:06Du moins,
00:07:06personne ne s'interrogeait
00:07:07sur le fait
00:07:08qu'elles allaient être votées ou pas.
00:07:09Il n'y avait pas de sujet,
00:07:10finalement.
00:07:11On sait que ça n'allait pas être voté.
00:07:12Et là,
00:07:12le fait qu'ils sortent
00:07:16là-dessus en disant...
00:07:18Pardonnez-moi Jacques Serret,
00:07:19mais je trouve par exemple
00:07:20que la motion de censure
00:07:21sur le Mercosur
00:07:23est peut-être même plus importante
00:07:25que la motion de censure
00:07:25sur le budget.
00:07:26Non, mais ce qui est intéressant
00:07:27c'est cette réaction
00:07:28de dire
00:07:29si censure,
00:07:31il y aura dissolution.
00:07:32Moi, je l'interprète davantage
00:07:33sur ce qui se passe
00:07:33sur le budget.
00:07:35Non pas sur le Mercosur,
00:07:36mais sur le budget.
00:07:37C'est une menace
00:07:37très claire de dire
00:07:38en fait,
00:07:38c'est un peu de préparer
00:07:39les esprits
00:07:39au passage en force
00:07:40sur le budget,
00:07:41l'utilisation du 49-3.
00:07:43Parce qu'en fait,
00:07:44ce qu'il faut rappeler,
00:07:44c'est que si le gouvernement
00:07:45dégaine le 49-3 sur le budget,
00:07:47là, il s'expose
00:07:47à une motion de censure.
00:07:48Et là, c'est de dire
00:07:49justement,
00:07:49on est prêt à aller au 49-3.
00:07:51C'est une manière détournée
00:07:52de le dire.
00:07:53Et justement,
00:07:54qu'en gros,
00:07:55dans ce cas,
00:07:56il y aurait dissolution
00:07:57si la motion de censure
00:07:57est votée.
00:07:58Et vu que personne
00:07:59n'a intérêt à ça,
00:07:59aussi bien sur le Mercosur
00:08:00que sur le budget ?
00:08:01Personne.
00:08:02Oui,
00:08:02ceux qui veulent garder
00:08:03leur siège,
00:08:03Alexandre Devecchio,
00:08:04ceux qui ont peur
00:08:05de retourner aux urnes.
00:08:06Parce que,
00:08:06je le disais,
00:08:07autant sur le budget,
00:08:08les Français ne comprenaient pas
00:08:09pourquoi il fallait
00:08:10cette motion de censure.
00:08:11Autant sur le Mercosur,
00:08:13c'est un élément
00:08:14qui est capital.
00:08:15Il en va de la souveraineté
00:08:16de la France,
00:08:17de son poids
00:08:18dans l'Union européenne.
00:08:19La traduction
00:08:20de ce qui se passe
00:08:21avec le Mercosur,
00:08:22c'est quoi ?
00:08:22C'est Mme von der Leyen
00:08:23qui dit les yeux dans les yeux
00:08:25à Emmanuel Macron
00:08:26et donc aux Français,
00:08:27vous, petits Français,
00:08:28vous n'êtes pas grand-chose
00:08:30à l'échelle de l'Union européenne.
00:08:32Vous n'êtes plus grand-chose.
00:08:34Et on peut comprendre
00:08:35que les partis d'opposition
00:08:36disent,
00:08:36mais attendez,
00:08:37dans quel monde
00:08:38on souhaite vivre ?
00:08:39Dans quelle Europe
00:08:40on souhaite vivre,
00:08:41Alexandre Devecchio ?
00:08:42Mais la vérité,
00:08:42c'est que,
00:08:44en réalité,
00:08:45c'est normal
00:08:46qu'ils ne votent pas
00:08:46cette motion de censure.
00:08:47Je vais vous dire pourquoi.
00:08:48Ce sont des partis européistes.
00:08:50Et Emmanuel Macron,
00:08:52d'une certaine manière,
00:08:53assume une forme
00:08:54de cohérence idéologique
00:08:56qu'une partie de LR,
00:08:57une partie du PS,
00:08:58n'assumez pas
00:08:59une cohérence idéologique
00:09:00maintenant qui est visible
00:09:01et qui va les entraîner
00:09:03vers l'abîme,
00:09:04même s'ils étaient déjà
00:09:05en déclin.
00:09:06Mais si vous voulez,
00:09:09en réalité,
00:09:10je crois que c'est quand même
00:09:10une posture,
00:09:11l'opposition,
00:09:12et de En Marche,
00:09:14fin de Renaissance,
00:09:15je ne sais plus comment
00:09:15il s'appelle,
00:09:16parce qu'Emmanuel Macron
00:09:17a toujours été pro-européen,
00:09:19pro-libre-échange.
00:09:20LR sont très ambigus,
00:09:21le PS sont très ambigus.
00:09:23Donc,
00:09:23il n'y a aucune raison
00:09:24qu'ils votent
00:09:24cette motion de censure.
00:09:25Donc,
00:09:25il y a un peu de tactique
00:09:27chez Emmanuel Macron
00:09:28pour des raisons autres.
00:09:29Mais en vérité,
00:09:30il fallait bien être naïf
00:09:32pour penser que la France
00:09:34allait s'opposer
00:09:35vigoureusement
00:09:36à l'Union européenne.
00:09:37D'abord,
00:09:37on n'a plus le poids,
00:09:38vous l'avez dit,
00:09:39pour le faire.
00:09:40Donc,
00:09:41on l'accepte.
00:09:41C'est le résultat.
00:09:42C'est la soumission.
00:09:43Vous acceptez cette soumission.
00:09:44Je ne l'accepte pas,
00:09:46mais ces partis-là,
00:09:47pendant 40 ans,
00:09:48ont signé traité,
00:09:49après traité,
00:09:49donc je ne vois pas
00:09:50pourquoi ils ne signeraient
00:09:51pas celui-ci.
00:09:52Donc,
00:09:52c'est aujourd'hui
00:09:53la fin d'un système.
00:09:54Et quoi qu'on pense,
00:09:55je vais vous dire,
00:09:55je vais être un peu polémique,
00:09:56de Jean-Luc Mélenchon.
00:09:58Moi,
00:09:58c'est quelqu'un
00:09:58que je combats idéologiquement,
00:10:01mais avec le RN,
00:10:02LFI est le seul parti
00:10:04qui a une ligne directrice
00:10:05cohérente.
00:10:06Les autres,
00:10:07c'est des rien-pensants
00:10:08ou ce sont des européistes.
00:10:11Je dis des rien-pensants
00:10:12parce qu'ils veulent leur siège,
00:10:13mais en réalité,
00:10:13ce sont des européistes
00:10:14qui ne s'assument même plus.
00:10:16Mathieu,
00:10:16ce qui est vrai quand même,
00:10:17c'est que plutôt que,
00:10:18pour le président de la République,
00:10:19plutôt que de menacer
00:10:20les oppositions d'une dissolution,
00:10:22il n'a qu'à menacer
00:10:23l'Union européenne,
00:10:24notamment en faisant
00:10:26une politique de la chaise vide.
00:10:27Il y a 60 ans,
00:10:28le général de Gaulle,
00:10:29lors de la renégociation
00:10:31de la politique agricole commune,
00:10:32avait justement pratiqué
00:10:33la politique de la chaise vide.
00:10:34Certes, effectivement,
00:10:35maintenant,
00:10:35on a au niveau européen
00:10:36le vote par majorité qualifié.
00:10:38Donc,
00:10:38si on ne constitue pas
00:10:39de minorité de blocage,
00:10:41on ne peut pas bloquer
00:10:41un traité comme le Mercosur.
00:10:43C'est vrai.
00:10:43Mais,
00:10:44si le président de la République
00:10:45prend ses responsabilités
00:10:46au lieu de dire juste non
00:10:47au Mercosur,
00:10:48il dit,
00:10:49sur tous les prochains conseils
00:10:50des ministres au niveau européen,
00:10:51la France,
00:10:52c'est la politique de la chaise vide.
00:10:53Vous verrez que,
00:10:54même si le poids
00:10:55de la France politique
00:10:56et le poids d'Emmanuel Macron
00:10:57a baissé au niveau européen
00:10:58de manière drastique,
00:10:59alors que c'est le président
00:11:00le plus pro-européen,
00:11:01même si le poids
00:11:02de l'agriculture française,
00:11:03on ne le dit pas assez,
00:11:04a baissé
00:11:05dans le total
00:11:06de l'agriculture européenne
00:11:07puisque les pays d'Europe
00:11:08de l'Est
00:11:09représentent maintenant
00:11:1020% de l'agriculture européenne
00:11:11alors qu'ils n'en représentaient
00:11:12que 10%
00:11:13il y a moins de 10 ans encore.
00:11:15Même avec toutes ces conditions-là,
00:11:16si le président de la République
00:11:17pratique la politique
00:11:18de la chaise vide,
00:11:19alors l'Union européenne
00:11:20devra changer.
00:11:21Le problème,
00:11:21c'est ce qu'a dit
00:11:22Alexandre Devecchio,
00:11:23c'est que ce sont des européistes
00:11:24qui ne veulent pas le faire.
00:11:25Mais c'est un président
00:11:25en fin de règne,
00:11:27c'est une fin de règne
00:11:27et c'est un crépuscule
00:11:29qu'on est en train de vivre.
00:11:29Vous croyez que Mme van der Leyen
00:11:31elle a peur de voir
00:11:32une chaise vide
00:11:33à la Commission européenne
00:11:35avec la France ?
00:11:36C'est justement ça
00:11:38qui est terrible.
00:11:39Et je me tourne vers vous
00:11:40Georges Fenech,
00:11:41les Républicains,
00:11:42Bruno Retailleau,
00:11:44il a brandi aussi
00:11:45cette menace
00:11:46de la motion de censure
00:11:46si le Mercosur était,
00:11:48si la France votait oui.
00:11:49Certes,
00:11:50la France vote non
00:11:50mais c'est un symbole
00:11:51puisque ça ne change rien.
00:11:53Je vais vous dire,
00:11:54c'est même encore pire
00:11:54que de voter oui.
00:11:55Vous dites non
00:11:56et tout le monde s'en fout.
00:11:57Vous avez relevé vous-même
00:11:58la contradiction
00:11:59puisque le gouvernement français
00:12:01ne le vote pas,
00:12:02ne le signe pas
00:12:03ce traité Mercosur.
00:12:04Donc je ne vois pas
00:12:05pourquoi logiquement
00:12:06on censurait un gouvernement
00:12:08qui ne fait qu'appliquer
00:12:09ce qui a été voté
00:12:10à l'unanimité
00:12:11à l'Assemblée nationale
00:12:12c'est-à-dire pas de traité.
00:12:14Donc moi,
00:12:14je n'ai pas du tout
00:12:15la même lecture que vous
00:12:16sur cette affaire.
00:12:17Je ne comprends bien
00:12:17puisque ça fait 40 ans
00:12:18que vous n'avez pas
00:12:19la même lecture que les Français.
00:12:20Je pense que,
00:12:20non, excusez-moi,
00:12:22je pense que la motion de censure
00:12:24n'a aucune chance
00:12:25d'être adoptée.
00:12:26Mais ça, on est raccord,
00:12:27je viens de le dire.
00:12:28Au puissant d'être adoptée.
00:12:29Par contre,
00:12:30je pense que la dissolution
00:12:31serait une bonne chose
00:12:33pour la France.
00:12:34Voyez-vous.
00:12:35Et que le fait
00:12:36d'étudier la faisabilité
00:12:37qui m'a fait faisable d'ailleurs
00:12:39d'avoir un double scrutin
00:12:40le même jour
00:12:41que les municipales.
00:12:41C'est jamais arrivé
00:12:42dans l'histoire
00:12:42de la Ve République,
00:12:43vous pensez,
00:12:44là aussi,
00:12:44c'est qu'une question
00:12:45on pourrait en parler.
00:12:46Mais les maires,
00:12:46moi je pense aux élus.
00:12:48On a eu des doubles scrutins,
00:12:49pas sur les législatives.
00:12:50Mais on en a déjà eu
00:12:51des doubles scrutins.
00:12:51Je n'ai jamais vu.
00:12:52Les élus,
00:12:53les maires et les candidats.
00:12:54Moi, ça ne me gênerait pas
00:12:55de voter le même jour
00:12:56pour le maire
00:12:57et pour le député.
00:12:58L'important pour le pays...
00:12:59Vous tuez les élections municipales.
00:13:01L'intérêt des élections municipales...
00:13:03Non, non.
00:13:03L'électeur est suffisamment
00:13:05intelligent pour savoir
00:13:06pour quel maire
00:13:07il doit voter
00:13:07et pour quel député
00:13:09et quelle politique.
00:13:10Donc moi,
00:13:11je crois que ça serait
00:13:11une bonne chose
00:13:12pour le pays
00:13:13que d'avoir une majorité
00:13:15à l'Assemblée nationale.
00:13:16On ne tiendra pas
00:13:17de cette façon-là
00:13:17jusqu'en juin 2027.
00:13:18Je suis d'accord
00:13:22et pas d'accord
00:13:23avec Georges Félère.
00:13:23J'étais pour la dissolution
00:13:24parce que c'était le choix,
00:13:26ce qu'il fallait faire
00:13:27de manière démocratique.
00:13:28Mais enfin,
00:13:28si on a attendu beaucoup,
00:13:30le parti qui prendra
00:13:31le pouvoir
00:13:32dans ces conditions-là
00:13:33ne pourra strictement
00:13:34rien faire.
00:13:35Donc c'est...
00:13:36Je vais être vulgaire.
00:13:37C'est balancer...
00:13:38Enfin,
00:13:39balancer...
00:13:40Voilà,
00:13:41une patate chaude.
00:13:42Je cherchais...
00:13:43J'avais une expression
00:13:44en tête qui était plus...
00:13:45Qui n'est pas dans votre livre,
00:13:47j'espère.
00:13:47Allô, allô, allô.
00:13:48Donc à un moment donné,
00:13:51si l'opposition gagnait,
00:13:55s'il y a des législatives
00:13:56et que l'opposition gagne,
00:13:57je pense qu'elle ne doit pas
00:13:58aller gouverner.
00:13:58Ou alors elle doit...
00:13:59Ça va au coup.
00:14:00On n'y va pas.
00:14:02Ou alors elle doit exiger
00:14:04quelque chose de fort,
00:14:05c'est-à-dire un référendum
00:14:06sur l'immigration en parallèle.
00:14:07Mais elle a le pouvoir.
00:14:08Si elle gagne l'élection,
00:14:09elle a le pouvoir.
00:14:10Ça n'a pas de sens
00:14:10d'avoir le pouvoir
00:14:11dans ces conditions-là
00:14:12pour moins d'un an.
00:14:14En réalité,
00:14:15ce que fait Emmanuel Macron
00:14:16s'il déçue maintenant,
00:14:17c'est encore une fois
00:14:18de saboter la démocratie.
00:14:21C'est du sabotage démocratique.
00:14:22Non, je crois pas.
00:14:23Jacques Serret.
00:14:23De vrai démissionner.
00:14:24Jacques Serret.
00:14:25Moi, je trouve cette menace
00:14:25complètement incompréhensible.
00:14:27En fait, c'est illisible.
00:14:28Parce que quand on regarde
00:14:29un peu en arrière
00:14:29ces derniers mois,
00:14:30il faut se rappeler quand même
00:14:31des mots de Sébastien Lecornu
00:14:32qui aujourd'hui menace
00:14:33de dissolution, Sébastien Lecornu
00:14:35au mois d'octobre,
00:14:36il faut se rappeler
00:14:37juste après la séquence,
00:14:38le départ de Bruno Retailleau
00:14:39où il y avait une forte pression
00:14:40sur la dissolution,
00:14:41les mots de Sébastien Lecornu
00:14:42c'était d'expliquer
00:14:44qu'il y avait une majorité absolue
00:14:46qui refusait la dissolution.
00:14:48C'était le constat
00:14:48il y a trois mois.
00:14:49Il n'y a rien de nouveau.
00:14:50Non.
00:14:51Il ne se passe rien de nouveau.
00:14:51Le Premier ministre
00:14:53avec le Président
00:14:54menace de dissolution.
00:14:54Parce que le moteur
00:14:57de la dissolution
00:14:57n'est pas le même
00:14:58encore une fois.
00:14:59Je peux me tromber
00:14:59et vraiment,
00:15:00moi je n'ai pas l'expérience
00:15:01que vous avez tous
00:15:02dans ce milieu politique
00:15:04et je sais à quel point
00:15:05vous aimez rencontrer
00:15:06les hommes politiques.
00:15:06Mais moi,
00:15:08donc je suis peut-être candide,
00:15:09je me dis simplement
00:15:09que la menace de dissolution,
00:15:12la menace de motion de censure
00:15:13sur le Mercosur
00:15:14est bien plus importante
00:15:16que ce qui pouvait se passer
00:15:18sur le budget
00:15:18parce qu'il est question
00:15:20des intérêts vitaux
00:15:20de la France
00:15:21parce qu'à travers le Mercosur
00:15:23c'est cette absence
00:15:24de poids de la France
00:15:25sur l'Union Européenne,
00:15:26c'est la question
00:15:27de la souveraineté,
00:15:28c'est la question aussi
00:15:29de notre commerce extérieur,
00:15:31des questions
00:15:31de politique agricole
00:15:32et surtout,
00:15:34c'est une colère,
00:15:35une révolte paysanne
00:15:36partagée par 80%
00:15:38de Français.
00:15:38Charlotte Dornela,
00:15:39c'est pour ça
00:15:39qu'aujourd'hui,
00:15:41cette motion de censure
00:15:42a peut-être un sens
00:15:43bien plus important,
00:15:44bien plus grand
00:15:45que sur les histoires
00:15:47de budget
00:15:47qui arrivent chaque année.
00:15:49Oui,
00:15:49en traduisant
00:15:50ce que vous venez de dire,
00:15:51c'est que le budget,
00:15:51plus personne n'y comprend rien
00:15:52et que là,
00:15:54les enjeux sont plus clairs.
00:15:55Exactement.
00:15:56Ça, je suis d'accord avec vous,
00:15:58il n'y a aucun doute là-dessus,
00:15:59mais pour être parfaitement
00:16:01juste,
00:16:03on va dire,
00:16:03par rapport à la situation,
00:16:04c'est que le problème
00:16:05dépasse de loin
00:16:06Emmanuel Macron
00:16:06et les 9 ans
00:16:07qui viennent de se passer.
00:16:08Parce que là,
00:16:09en l'occurrence,
00:16:10l'Union Européenne
00:16:10prend la France
00:16:12pour ce que la France
00:16:13a accepté d'être
00:16:14au sein de l'Union Européenne
00:16:15par ses propres choix.
00:16:17Et ça,
00:16:17ça dépasse Emmanuel Macron,
00:16:18à savoir,
00:16:19un,
00:16:19la compétence exclusive
00:16:20de l'Union Européenne
00:16:21sur la question commerciale.
00:16:23Et il y a un moment
00:16:24où la France
00:16:26aurait pu réagir
00:16:27ces derniers temps,
00:16:28on va dire,
00:16:29c'est quand Ursula von der Leyen
00:16:30a décidé de séparer
00:16:31les textes politiques
00:16:32et commerciaux
00:16:32précisément
00:16:34pour éviter
00:16:34une sorte de censure
00:16:36par les parlements nationaux.
00:16:37Elle l'a fait,
00:16:38c'est d'ailleurs pour ça
00:16:39qu'il y a un recours
00:16:39devant la Cour de justice,
00:16:40on verra ce que ça devient,
00:16:42mais là,
00:16:42il y avait moyen de réagir.
00:16:44Maintenant que le texte
00:16:44passe sur le terrain commercial
00:16:46qui est la compétence exclusive
00:16:47de l'Union Européenne,
00:16:48la question qui se pose
00:16:50désormais aux Français
00:16:51vis-à-vis de leurs autorités politiques,
00:16:53c'est quel est
00:16:53ce que vous envisagez
00:16:55de faire
00:16:56vis-à-vis de l'Union Européenne
00:16:57pour rétablir
00:16:58la souveraineté de la France
00:16:59sur tel,
00:17:00tel et tel point.
00:17:00Exactement.
00:17:01Oui, mais ça,
00:17:01c'est un enjeu
00:17:02de campagne électorale
00:17:03présidentielle.
00:17:04Mais,
00:17:04vous avez raison,
00:17:06bien sûr,
00:17:07sauf que l'urgence
00:17:08aujourd'hui,
00:17:09c'est de savoir,
00:17:10c'est une grande clarification
00:17:11qui a pu exister auparavant,
00:17:14même si tout le monde
00:17:15a l'air d'être clair là-dessus,
00:17:16c'est de savoir
00:17:17qui pense qu'aujourd'hui,
00:17:19la souveraineté nationale
00:17:20est la plus importante,
00:17:21c'était notre boussole,
00:17:23la question de la nation.
00:17:24Qui pense qu'en fait,
00:17:26il faut une Europe fédérale
00:17:27où on est finalement au pas ?
00:17:30Oui, bien sûr,
00:17:31vous avez raison.
00:17:32Ça a été tranché.
00:17:32Ça a été tranché.
00:17:33Et qui a massivement gagné ?
00:17:35Justement,
00:17:35la magistrée présidentielle
00:17:36n'a perdu.
00:17:37Merci.
00:17:37Mais moi,
00:17:38ce que je veux savoir,
00:17:38c'est les Républicains.
00:17:39Ils sont sur quelle ligne ?
00:17:41Ils sont européistes ?
00:17:42Ils ne sont pas pour une Europe fédérale.
00:17:43Ou ils sont souverainistes ?
00:17:44Les LR n'ont jamais,
00:17:45les Gaullistes
00:17:45n'ont jamais été pour une Europe fédérale.
00:17:47Les LR qui ont un électorat
00:17:48à 80% quasiment rural aujourd'hui,
00:17:51au plus près du monde agricole,
00:17:53ils sont pour les paysans ?
00:17:54Bien sûr.
00:17:54Parce que j'ai cru comprendre
00:17:55que Bruno Rotaillot,
00:17:56il y a quelques jours de cela,
00:17:58menaçait encore une fois
00:17:59d'une motion de censure.
00:18:02Ça va être très intéressant
00:18:03ce qui va se passer la semaine.
00:18:04Si on signait le traité,
00:18:04mais le signait...
00:18:05Arrêtez de prendre...
00:18:06Le traité n'est pas...
00:18:07Il n'est pas signé.
00:18:08Encore une fois,
00:18:09on ne va pas refaire l'histoire,
00:18:09c'est encore pire.
00:18:10Il n'est pas signé.
00:18:11Et Mme Van der Leyen,
00:18:12vous allez l'entendre...
00:18:12On sort de l'Europe,
00:18:13il n'y a que ça.
00:18:14On sort de l'Europe.
00:18:14Philippe Ballard est en direct avec vous.
00:18:15On fait la chaise vide,
00:18:16comme a dit Mathieu.
00:18:17La chaise vide.
00:18:17En tous les cas,
00:18:18ce qui va se passer,
00:18:18c'est qu'ils vont être
00:18:19la chaise au chaud.
00:18:20Restez au chaud.
00:18:21Ça, c'est la nouvelle stratégie.
00:18:23Mais elle existe chez les RRF.
00:18:24Oui, c'est confortable.
00:18:26Monsieur Ballard,
00:18:27merci d'être avec nous.
00:18:28Vous êtes député
00:18:29du Rassemblement National.
00:18:30La semaine prochaine,
00:18:31il y aura donc
00:18:32ces motions de censure.
00:18:33D'abord,
00:18:33est-ce que vous allez voter
00:18:34la motion de censure LFI ?
00:18:37Et puis ensuite,
00:18:38est-ce que vous imaginez
00:18:39donc des élections législatives
00:18:41anticipées ?
00:18:42Est-ce que vous pensez
00:18:43que les Républicains
00:18:44vont voter
00:18:45vos motions de censure ?
00:18:47Bonjour et bonne année.
00:18:49Il est encore temps
00:18:50à vous tous.
00:18:51Alors, première question.
00:18:52Nous, on n'est pas sectaires.
00:18:53Si vous voulez,
00:18:53un texte d'où qu'ils viennent.
00:18:55Du moment que ça va
00:18:55dans l'intérêt de la France
00:18:57et des Français,
00:18:57on le vote.
00:18:58On a voté la motion de censure
00:18:59de LFI
00:18:59qui avait permis
00:19:01le passage
00:19:03de cette motion
00:19:04de censure
00:19:05et donc M. Barnier
00:19:06avait dû quitter
00:19:08son poste
00:19:08de Premier ministre.
00:19:10C'est le premier point.
00:19:10Deuxième point,
00:19:12la dissolution,
00:19:12c'est un mot
00:19:13qui sonne doux
00:19:14à nos oreilles.
00:19:14On la réclame
00:19:15depuis des mois.
00:19:17Alors maintenant,
00:19:17question subsidiaire
00:19:18et vous en parlez
00:19:19depuis tout à l'heure,
00:19:20est-ce que les socialistes,
00:19:22les écologistes
00:19:23et les LR
00:19:24vont abandonner
00:19:25leur lâcheté
00:19:26et voter
00:19:27cette motion de censure
00:19:28qui porte
00:19:29dans un premier temps
00:19:30sur le Mercosur ?
00:19:31Parce qu'on a pu comprendre
00:19:32quand il y a eu
00:19:33un vote
00:19:33à l'Assemblée nationale
00:19:34il y a quelques semaines
00:19:36que l'ensemble,
00:19:37quasiment l'ensemble
00:19:38des groupes politiques
00:19:39est 11 groupes.
00:19:39Il y en a 10
00:19:40qui ont dit
00:19:40non,
00:19:41on n'en veut pas.
00:19:42Il n'y a que le groupe
00:19:43EPR de M. Attal,
00:19:45ils étaient 5
00:19:46dans l'hémicycle,
00:19:47ils se sont abstenus.
00:19:49Mais enfin,
00:19:49globalement,
00:19:50on peut dire
00:19:50que la représentation nationale,
00:19:52les Français
00:19:53ne veulent pas
00:19:53de cet accord.
00:19:55Malheureusement,
00:19:55ils risquent fort
00:19:56de s'appliquer
00:19:58et puis vous l'avez
00:19:58très bien décrit,
00:19:59avant même
00:20:00que le Parlement européen
00:20:01se prononce d'ailleurs.
00:20:02Oui,
00:20:02parce que la ratification,
00:20:03elle doit être faite
00:20:04du Mercosur
00:20:05le 17 janvier prochain.
00:20:07Ursula von der Leyen,
00:20:08la signature,
00:20:08pardonnez-moi.
00:20:10La signature.
00:20:11Restez avec nous,
00:20:12M. le député,
00:20:12je voudrais juste
00:20:13qu'on écoute Ursula von der Leyen
00:20:14parce que cette déclaration hier,
00:20:16c'est tout un symbole.
00:20:17Elle va prendre la parole
00:20:18relayée sur les réseaux sociaux.
00:20:20Elle va se féliciter
00:20:20du Mercosur.
00:20:21La vraie patronne
00:20:23sur la politique agricole française,
00:20:25sur le commerce extérieur
00:20:26en France,
00:20:26c'est elle.
00:20:27C'est ça qu'il faut dire
00:20:28aux Français.
00:20:30Elle est mandatée
00:20:31par une majorité qualifiée,
00:20:32pardon.
00:20:32Bon, d'accord.
00:20:33Ok,
00:20:33donc c'est effectivement,
00:20:34c'est la...
00:20:35On a...
00:20:36Pardonnez-moi,
00:20:37c'est effectivement
00:20:37notre Présidente.
00:20:38C'est notre Présidente.
00:20:39Écoutons notre Présidente française.
00:20:44La décision prise aujourd'hui
00:20:46par le Conseil
00:20:47marque une journée historique.
00:20:48L'Europe envoie un signal fort.
00:20:51Nous prenons nos priorités
00:20:52très au sérieux.
00:20:54Cet accord historique
00:20:55sera source de croissance,
00:20:56d'opportunité
00:20:57et d'une plus grande prospérité
00:20:58pour les citoyens
00:20:59et les entreprises européennes.
00:21:01Nous sommes en train de créer
00:21:04la plus grande zone
00:21:04de libre-échange au monde.
00:21:06Cela représente
00:21:07un marché
00:21:07de 700 millions de personnes
00:21:08et l'Europe entame
00:21:11une nouvelle ère
00:21:11de coopération
00:21:12avec ses partenaires
00:21:13d'Amérique latine
00:21:14et d'ailleurs.
00:21:15Je me rendrai prochainement
00:21:16au Paraguay
00:21:17pour signer l'accord.
00:21:18Il nous reste une petite minute
00:21:21trente avant la publicité.
00:21:22Monsieur le député,
00:21:23si demain vous arrivez
00:21:25au pouvoir,
00:21:26élection législative
00:21:27anticipée,
00:21:28il y a majorité absolue,
00:21:29il y a pour le Rassemblement
00:21:30national,
00:21:31vous dites quoi aux agriculteurs,
00:21:33vous dites quoi aux Français
00:21:34par rapport à la situation
00:21:36concernant le Mercosur
00:21:37mais surtout la souveraineté nationale
00:21:39face à Bruxelles ?
00:21:41Nous,
00:21:42c'est très clair,
00:21:43on est pour sortir
00:21:44l'agriculture
00:21:44de tous les accords
00:21:46de libre-échange.
00:21:47Bon,
00:21:47malheureusement,
00:21:48ça n'a pas été le cas
00:21:50mais on va faire,
00:21:50on ferait,
00:21:51on ferait,
00:21:52pardon,
00:21:52un vrai bras de fer
00:21:53avec l'Union européenne,
00:21:54avec Madame von der Leyen
00:21:56parce que,
00:21:56je viens de l'écouter,
00:21:57mais ce qui est terrible,
00:21:58on peut se tromper une fois
00:21:59dans la vie,
00:21:59ça peut arriver,
00:22:00mais là,
00:22:00ça fait 40,
00:22:0250 ans
00:22:02qu'on nous vend
00:22:03ces accords
00:22:04de libre-échange,
00:22:05cette mondialisation
00:22:06soi-disant heureuse,
00:22:07on nous a mis en compétition
00:22:08avec des pays
00:22:09qui n'ont pas les mêmes
00:22:10règles fiscales,
00:22:11sociales,
00:22:11environnementales,
00:22:12on connaît le résultat,
00:22:14c'est un désastre
00:22:15et n'empêche que
00:22:15quand on écoute
00:22:16Madame von der Leyen,
00:22:17elle nous ressort
00:22:18les mêmes salades
00:22:19donc on changera
00:22:20tout ça,
00:22:21on sortira donc
00:22:22l'agriculture
00:22:22de ces accords
00:22:24de libre-échange
00:22:25et puis on tapera
00:22:26du poing sur la table
00:22:27à Bruxelles
00:22:27en disant,
00:22:28hors de question,
00:22:29ce qui a été négocié,
00:22:30on peut le renégocier,
00:22:31ce n'est pas interdit,
00:22:32donc on enclenche
00:22:33la marche arrière
00:22:35mais là,
00:22:36montée politique
00:22:36et M. Macron
00:22:37à la limite,
00:22:38moi je le comprends,
00:22:38c'est un libre-échangiste,
00:22:40il est pour cette
00:22:40mondialisation heureuse,
00:22:42il est européiste
00:22:42donc il n'a rien fait
00:22:44pour s'opposer
00:22:45au Mercosur.
00:22:46Est-ce qu'il a pris
00:22:46l'avion pour aller
00:22:47dans les capitales européennes
00:22:48et essayer de faire
00:22:49un front qui aurait permis
00:22:50de s'opposer
00:22:51à cet accord ?
00:22:52Non,
00:22:52il n'a strictement
00:22:53rien fait,
00:22:54les agriculteurs
00:22:55sont le bec dans l'eau
00:22:56comme les Français d'ailleurs.
00:22:58Merci M. le député
00:22:59pour votre réaction
00:23:01en direct
00:23:02dans l'heure des pros.
00:23:03Il est 9h22,
00:23:05on revient
00:23:05dans un instant,
00:23:06parce que vous allez
00:23:06entendre aussi
00:23:07la colère des agriculteurs
00:23:08après ce feu vert
00:23:10de l'Union européenne
00:23:11pour le fameux
00:23:12traité du Mercosur
00:23:14et puis on écoutera
00:23:15en longueur
00:23:15Mme Amélie de Montchalin,
00:23:17la ministre,
00:23:18qui explique
00:23:19pas de gouvernement,
00:23:19pas de solution
00:23:20pour les agriculteurs.
00:23:21C'est jamais de leur faute.
00:23:23Si aujourd'hui
00:23:23les agriculteurs
00:23:24sont dans la difficulté,
00:23:26c'est peut-être
00:23:26à cause peut-être
00:23:28même de la météo
00:23:29qui s'est.
00:23:33Il est quasiment 9h30
00:23:34sur CNews
00:23:35et on poursuit
00:23:35notre discussion
00:23:36autour de l'information
00:23:38politique majeure
00:23:39du week-end,
00:23:40cette menace
00:23:41de dissolution,
00:23:426 motions de censure
00:23:43votées la semaine prochaine
00:23:45du fait,
00:23:47sur fond,
00:23:47de crises politiques
00:23:49et de faillites politiques
00:23:50majeures avec la ratification
00:23:52du Mercosur
00:23:54malgré le nom
00:23:54de la France
00:23:55pour ce traité.
00:23:56Je vous propose
00:23:57d'écouter en longueur
00:23:58Amélie de Montchalin
00:23:59qui a menacé,
00:24:00qui a dit
00:24:00pas de gouvernement,
00:24:02pas de solution
00:24:02pour les agriculteurs.
00:24:04Je traduis,
00:24:05si demain
00:24:06les agriculteurs
00:24:07sont en difficulté,
00:24:09eh bien c'est de la faute
00:24:09de ceux
00:24:10qui ne gouvernent pas
00:24:10depuis 9 ans.
00:24:12Nous avons devant nous
00:24:13non pas de la mauvaise politique,
00:24:16mais nous avons
00:24:16un grand moment
00:24:17de clarification politique.
00:24:19Nous voulions aller vite
00:24:20parce que nous étions en retard.
00:24:22Je souhaite ici dire
00:24:23que désormais
00:24:23la question qui est posée
00:24:24c'est
00:24:25serons-nous encore capables
00:24:26dès mercredi soir
00:24:28d'avoir un gouvernement
00:24:28qui puisse faire avancer
00:24:30un budget ?
00:24:31S'il n'y a pas de gouvernement,
00:24:32il n'y aura pas de solution
00:24:32pour les agriculteurs
00:24:33et je voulais ici
00:24:33le rappeler très clairement.
00:24:35En tout cas,
00:24:35c'est l'engagement
00:24:36que je prends devant vous.
00:24:37Les amendements seront déposés.
00:24:38Nous sommes prêts
00:24:39à les faire discuter
00:24:40mais pour cela,
00:24:40nous devons nous pouvoir encore
00:24:42mener les débats parlementaires
00:24:43sinon il n'y aura malheureusement
00:24:44pas de solution.
00:24:44Ce qu'il faut comprendre
00:24:46c'est qu'il n'y a pas
00:24:46de gouvernement
00:24:47depuis 40 ans.
00:24:48C'est ça qu'il faut comprendre
00:24:49puisque l'agriculture française
00:24:51est en train de mourir.
00:24:52En l'écoutant,
00:24:52je pense qu'on va au bout du bout
00:24:53d'une logique
00:24:54qui a malheureusement
00:24:55été celle depuis 40 ans
00:24:56c'est qu'il n'y a qu'une seule
00:24:57politique possible.
00:24:58En réalité,
00:24:59effectivement,
00:25:00cette politique
00:25:01un peu technocratique,
00:25:02un peu européiste
00:25:04où les vrais enjeux
00:25:06se jouent
00:25:06de manière supranationale
00:25:08avec des hauts fonctionnaires,
00:25:10c'est ce que nous dit
00:25:10Monchallah.
00:25:12En réalité,
00:25:13je crois que justement
00:25:14aujourd'hui,
00:25:14les Français veulent
00:25:15une alternative
00:25:16et sont même prêts à tout,
00:25:17ce qui peut être dangereux
00:25:18par ailleurs,
00:25:19pour voter n'importe quel parti
00:25:20qui leur propose
00:25:21une réelle alternative.
00:25:23Je reviens quand même
00:25:23sur les législatives
00:25:24parce que c'est important.
00:25:26Si demain,
00:25:26il y a des législatives,
00:25:27ça ne résout pas du tout.
00:25:29Vous dites,
00:25:30la question la plus claire,
00:25:31la plus importante,
00:25:31c'est celle du Mercosur.
00:25:32Je suis d'accord avec vous,
00:25:33la question de la souveraineté
00:25:34d'un côté,
00:25:35celle de l'identité
00:25:36de l'autre,
00:25:36sont les deux questions
00:25:37les plus importantes aujourd'hui.
00:25:38Mais ça,
00:25:39ça se joue
00:25:39à l'échelle présidentielle.
00:25:41C'est le président de la République
00:25:42qui négocie les traités
00:25:43et qui fait éventuellement
00:25:44la politique de la chaise vide.
00:25:45Donc aujourd'hui,
00:25:46c'est trop tard,
00:25:46à mon avis,
00:25:47pour une législative.
00:25:47Alors il le fera peut-être,
00:25:49mais encore une fois,
00:25:49il sabotera définitivement
00:25:50la démocratie
00:25:51et la Ve République.
00:25:52Ce dont nous avons besoin,
00:25:53c'est une élection présidentielle.
00:25:55Je crois qu'il faut avoir
00:25:55un peu de courage
00:25:56et dire que le président
00:25:57de la République
00:25:58devrait s'en aller.
00:25:59Là où vous avez
00:26:00entièrement raison,
00:26:03Alexandre Devecchio,
00:26:04c'est que le gouvernement
00:26:06qui récupérerait demain
00:26:08le navire,
00:26:10c'est le Titanic,
00:26:10mais qui a touché quatre fois
00:26:12si vous voulez la glace
00:26:14et qui est déjà
00:26:15en train de couler.
00:26:16C'est-à-dire que vous arrivez
00:26:17dans une situation
00:26:18catastrophique.
00:26:19Ça dépend.
00:26:20Catastrophique.
00:26:20Et d'ailleurs,
00:26:21peut-être que les premières semaines,
00:26:23c'est de faire un audit
00:26:24en disant
00:26:25qu'est-ce qu'on va pouvoir faire
00:26:26avant la présidentielle
00:26:28parce qu'on a un navire
00:26:30en train de couler.
00:26:30Georges Fenech.
00:26:31Je pense que s'il y avait
00:26:33une véritable opposition
00:26:34qui soit en opposition
00:26:36au chef de l'État
00:26:37avec une cohabitation,
00:26:39une vraie cohabitation,
00:26:40le vrai pouvoir exercé
00:26:41par l'Assemblée nationale
00:26:42et le Premier ministre,
00:26:43un an, ça permet
00:26:44de faire avancer le pays.
00:26:46Vous préférez quoi ?
00:26:47Le blocage pendant
00:26:48toute cette période ?
00:26:49Il ne peut pas y avoir
00:26:49de réforme.
00:26:50Des grandes réformes,
00:26:51c'est fini.
00:26:52On va perdre encore
00:26:53plus d'un an.
00:26:53Le pays a le temps
00:26:55de perdre autant de temps.
00:26:56Alors, juste, Jacques,
00:26:57parce qu'on sait peut-être
00:26:58avancer.
00:26:59Les choses peuvent évoluer.
00:27:00Pour l'instant,
00:27:01il n'y a pas de parole officielle.
00:27:02Par exemple,
00:27:03les Républicains n'ont pas dit
00:27:04si oui ou non.
00:27:05Ils allaient d'ailleurs
00:27:05déposer une motion de censure
00:27:07concernant le Mercosur.
00:27:09Pour l'instant,
00:27:09il n'est pas question
00:27:10qu'ils déposent une motion de censure.
00:27:11Il est question,
00:27:12est-ce qu'il y a peut-être
00:27:13même un député LR
00:27:14qui a pris la parole
00:27:15en disant, évidemment,
00:27:16qu'on va la voter
00:27:17cette motion de censure.
00:27:19Pour l'instant,
00:27:19c'est silence radio.
00:27:20Aucune prise de parole
00:27:21sur le vote
00:27:23d'une de ces motions de censure.
00:27:24Je rappelle qu'il y en a une
00:27:25qui est déposée par LFI,
00:27:26l'autre par le Rassemblement National.
00:27:28Les amis,
00:27:29parlons des agriculteurs
00:27:30parce que face à cette décision,
00:27:31les agriculteurs
00:27:31roncilent entre colère
00:27:32et inquiétude
00:27:33et on est allé
00:27:34à leur rencontre hier,
00:27:36évidemment.
00:27:37Ce feu vert
00:27:37de l'Union Européenne
00:27:39pour le Mercosur,
00:27:40ils le voient
00:27:41comme un drame
00:27:42puisque cette agriculture française,
00:27:44elle est en train de mourir.
00:27:45Voyez le sujet
00:27:46de Vincent Farandège
00:27:47et le récit
00:27:48est signé à Naïs Bauché.
00:27:51Une colère
00:27:52qui ne cesse
00:27:53de se renforcer.
00:27:54Hier à Bruxelles,
00:27:55l'UE a donné son feu vert
00:27:56pour signer l'accord
00:27:57du Mercosur
00:27:58après 10 ans de négociations.
00:28:00Pour les agriculteurs,
00:28:01cet accord
00:28:01qui s'apprête à créer
00:28:02l'une des plus grandes zones
00:28:03de libre-échange au monde
00:28:04signe la fin
00:28:05de l'agriculture française.
00:28:06On va ouvrir
00:28:07les vannes
00:28:08pour faire rentrer
00:28:09des produits
00:28:10qui n'ont pas du tout
00:28:12les mêmes normes
00:28:13de ce que nous
00:28:13on peut produire en France.
00:28:15Nous,
00:28:15on a une agriculture durable,
00:28:17on sait ce que c'est,
00:28:18on sait ce que ça coûte.
00:28:20Effectivement,
00:28:20ça coûte plus cher
00:28:21mais derrière,
00:28:22on a des produits
00:28:22qui nous nourrissent davantage.
00:28:24Autre crainte
00:28:25des agriculteurs,
00:28:26l'impact négatif
00:28:27de l'accord du Mercosur
00:28:28sur l'économie locale.
00:28:29On est près de chevrières,
00:28:30près d'une sucrerie
00:28:31où derrière,
00:28:33il y a des milliers
00:28:34d'emplois en jeu.
00:28:35On a une concurrence
00:28:36délai royale
00:28:36à ce niveau-là
00:28:37et demain,
00:28:39cette sucrerie peut fermer
00:28:40et ce n'est pas simplement
00:28:41le monde agricole
00:28:41qui a impacté,
00:28:42c'est l'ensemble
00:28:43des personnes
00:28:44qui travaillent aussi
00:28:45autour de l'industrie
00:28:46agroalimentaire.
00:28:47Face à cette incertitude
00:28:48qui dure depuis une décennie,
00:28:50certains envisagent
00:28:50de quitter le métier.
00:28:51J'ai peur de notre avenir.
00:28:53Je ne comprends pas
00:28:56leur choix
00:28:56à l'Europe
00:28:58pour cette signature.
00:29:00Je ne sais pas
00:29:01ce qu'il va falloir faire
00:29:02de plus,
00:29:02faire un autre métier
00:29:03à côté.
00:29:04Des mesures ont été annoncées
00:29:05par Annie Gennevard
00:29:05pour apaiser la colère.
00:29:07Parmi elles,
00:29:07une évolution du protocole
00:29:08d'abattage des troupeaux
00:29:09et une aide financière
00:29:10de 300 millions d'euros.
00:29:12Insuffisant,
00:29:13selon les agriculteurs.
00:29:14Mais ils ne réclament pas
00:29:16d'aide en plus,
00:29:16les agriculteurs.
00:29:17Ils veulent juste une chose,
00:29:19c'est vivre de leur activité.
00:29:21Il n'y en a pas un seul
00:29:22qui parle de travail.
00:29:23C'est formidable d'ailleurs
00:29:24d'entendre les agriculteurs,
00:29:25c'est magnifique.
00:29:26Il n'y en a pas un seul
00:29:27qui vous dit
00:29:27mais moi je travaille.
00:29:30Ils travaillent ici,
00:29:31une chose,
00:29:32la terre.
00:29:33Voilà,
00:29:33notre terre.
00:29:34Et ils nous aident
00:29:35à produire,
00:29:36évidemment,
00:29:38pour qu'on se nourrisse bien.
00:29:39Charlotte Dornela.
00:29:39La question de l'agriculture,
00:29:41elle est encore plus large
00:29:42que celle du Mercosur.
00:29:44C'est-à-dire que là,
00:29:45on disait le Mercosur,
00:29:46ça ne peut pas se régler
00:29:47à l'échelle législative.
00:29:48Alors la question agricole,
00:29:49encore moins.
00:29:50Parce que là,
00:29:51en l'occurrence,
00:29:52la question que posent
00:29:53les agriculteurs
00:29:53au-delà même du Mercosur,
00:29:54parce que vous l'avez dit vous-même,
00:29:56la paysannerie se meurt
00:29:58avant même la question
00:29:59du Mercosur.
00:30:00C'est d'ailleurs pour ça
00:30:00qu'on peut franchement rire
00:30:02en entendant le mot historique
00:30:04prononcé trois fois
00:30:05en une minute
00:30:05par Ursula von der Leyen
00:30:06alors que c'est tout simplement
00:30:08une étape de plus
00:30:09dans un modèle plébiscité
00:30:10depuis des années.
00:30:12Donc la question de savoir,
00:30:13parce qu'on a vu cette semaine
00:30:14en disant
00:30:14oui mais en fait
00:30:15le Mercosur est défendu
00:30:16parce que certains
00:30:17y ont un intérêt.
00:30:18C'est vrai.
00:30:19Mais la question qui se pose,
00:30:20ce n'est pas de savoir
00:30:21qui a un intérêt,
00:30:22qui perd un intérêt.
00:30:23C'est est-ce que c'est le modèle
00:30:24que nous voulons poursuivre ?
00:30:26Même si évidemment,
00:30:27il y a des gagnants,
00:30:28il peut y avoir des gagnants
00:30:29dans un mauvais modèle aussi
00:30:30ou dans un modèle
00:30:30qui n'est plus accepté
00:30:31par les populations.
00:30:33Là en l'occurrence,
00:30:33c'est la question en effet
00:30:34de la mondialisation,
00:30:36la question du libre-échange,
00:30:37en particulier
00:30:38sur les produits agricoles
00:30:39et surtout la place
00:30:40que nous voulons
00:30:41pour l'agriculture
00:30:42dans la poursuite
00:30:43des destinées de la France.
00:30:44Pourquoi je vous dis ça ?
00:30:45Parce que quand la Cour des Comptes
00:30:46il y a deux ans
00:30:47explique qu'il faut réduire
00:30:48de 25% l'élevage en France
00:30:49pour des raisons
00:30:50cette fois-ci écologiques,
00:30:52c'est bien qu'il y a
00:30:52la poursuite d'un modèle
00:30:54de décroissance agricole
00:30:55qui est plébiscité
00:30:56par toutes les institutions.
00:30:58Donc là encore une fois,
00:30:59à côté de la question
00:31:00de notre place
00:31:01et de notre voie
00:31:02dans la question européenne,
00:31:04se pose la question
00:31:05de la défense
00:31:06de l'agriculture
00:31:06et il y a un des agriculteurs
00:31:10que vous avez interviewé
00:31:11qui disait
00:31:11ça concerne l'agriculture,
00:31:13ça concerne aussi
00:31:13l'agro-industrie,
00:31:15ça concerne n'importe qui
00:31:16a besoin de manger,
00:31:17c'est-à-dire nous tous en fait.
00:31:18Parce que qu'est-ce qu'on a
00:31:19dans nos assiettes ?
00:31:20D'où ça vient ?
00:31:21Est-ce qu'on traite
00:31:22un morceau de viande
00:31:22comme on traite un médicament ?
00:31:24Sachant que même les médicaments,
00:31:25la question s'est posée
00:31:26de la question de notre souveraineté.
00:31:28Bon ben toutes ces questions-là,
00:31:29encore une fois,
00:31:30ce n'est pas à l'échelle
00:31:30d'une législative pour un an
00:31:32que ça se réglera malheureusement.
00:31:36Oui, matin.
00:31:37Chers téléspectateurs,
00:31:39peu de gens vont parler
00:31:40de ce sujet
00:31:41et pourtant il est très important.
00:31:43Ça se passe à Abu Dhabi
00:31:45et Abu Dhabi a annoncé ce jeudi
00:31:47une baisse de financement
00:31:49des aides accordées
00:31:50à ses étudiants
00:31:51souhaitant apprendre
00:31:52sur les campus britanniques
00:31:54en raison de la paralysie
00:31:55du gouvernement de Kerstheimer
00:31:57face à la menace
00:31:58des frères musulmans,
00:32:00notamment dans les universités.
00:32:02C'est un sujet qui est essentiel
00:32:04de voir que les Emirats Arabes
00:32:06Unis s'inquiètent
00:32:08de voir leurs ressortissants
00:32:09jeunes étudiants
00:32:10partir en Europe
00:32:12et notamment en Grande-Bretagne
00:32:14pour y étudier
00:32:15et revenir
00:32:16en quelque sorte radicaliser.
00:32:18Très intéressant.
00:32:19J'imagine que la France insoumise
00:32:21va se soulever en disant
00:32:21les Emirats Arabes Unis
00:32:23sont islamophobes.
00:32:24C'est grave ce qui se passe.
00:32:26Abu Dhabi a donc annoncé
00:32:27ce jeudi restreindre le financement.
00:32:29Au mois de juin dernier,
00:32:30le ministère de l'Enseignement
00:32:30supérieur émiratif
00:32:31avait publié une liste
00:32:32des établissements étrangers
00:32:33dont les diplômes seraient certifiés
00:32:35et les bourses étudiantes
00:32:36approuvées.
00:32:37D'après les services
00:32:38de renseignement du pays,
00:32:39la radicalisation touche
00:32:40de plus en plus d'étudiants.
00:32:4270 d'entre eux
00:32:43ont été signalés
00:32:44pour radicalisation islamiste
00:32:45en 2023-2024,
00:32:47soit le double
00:32:48de l'année précédente.
00:32:50Selon un universitaire
00:32:51interrogé par le quotidien britannique
00:32:53The Financial Times,
00:32:54vous avez la guerre à Gaza
00:32:56et les conséquences
00:32:56ont eu un impact
00:32:57déstabilisateur
00:32:58sur les campus britanniques
00:32:59avec une pénétration
00:33:01des activités
00:33:02et des activistes islamistes.
00:33:05Et il y a eu très peu
00:33:06de réactions en France
00:33:07et pourtant,
00:33:08c'est un sujet
00:33:09qui peut nous concerner.
00:33:11Jay D. Vance
00:33:11a publié un mot,
00:33:14titre complètement fou,
00:33:15il revient sur cette information,
00:33:17vous voyez donc,
00:33:18il a relayé un article,
00:33:20cet article,
00:33:20il a été vu plus de 20 millions
00:33:22de fois
00:33:23sur les réseaux sociaux.
00:33:24Jordan Bardella
00:33:25a tweeté,
00:33:26les Émirats Arabes Unis
00:33:27ont annoncé
00:33:27qu'ils coupaient
00:33:28les fonds alloués
00:33:29aux étudiants
00:33:29souhaitant étudier
00:33:30au Royaume-Uni
00:33:31par crainte
00:33:32de radicalisation islamiste,
00:33:34un État
00:33:34dont la religion officielle
00:33:35et l'islam
00:33:36s'inquiètent
00:33:37de l'intégrisme islamiste
00:33:38qui sévit
00:33:38dans un pays européen.
00:33:40Ce renversement
00:33:41en dit long
00:33:42sur notre aveuglement
00:33:43et notre faiblesse
00:33:45face à cet obscurantisme
00:33:46qui s'installe
00:33:47chez nous,
00:33:47Georges Fenech.
00:33:48Je me permets
00:33:48de vous dire
00:33:49que moi,
00:33:51je ne suis pas du tout surpris
00:33:52dans la mesure
00:33:53où j'ai eu l'occasion
00:33:54comme député
00:33:55de visiter
00:33:56le centre
00:33:57Edaya
00:33:58à Abu Dhabi
00:33:59qui existe
00:34:00depuis 2012,
00:34:01qui est un centre mondial,
00:34:03international,
00:34:04financé essentiellement
00:34:05d'ailleurs
00:34:06par les Émirats
00:34:06pour lutter
00:34:07contre les discours
00:34:08radicaux et islamistes.
00:34:10Il y a un vrai combat
00:34:11culturel et religieux
00:34:12qui se mène
00:34:12aux Émirats
00:34:13depuis plus de 10 ans.
00:34:15Donc on le découvre
00:34:16aujourd'hui
00:34:16par cette alerte,
00:34:18mais en fait
00:34:19les Émirats,
00:34:19ça fait déjà
00:34:20plus de 10 ans
00:34:20qu'ils concentrent
00:34:21une puissance
00:34:22de ripostes
00:34:24notamment sur les réseaux sociaux
00:34:25pour lutter
00:34:26contre cette forme
00:34:27de radicalisation
00:34:27et ces messages
00:34:28venant de Daesh
00:34:29et de l'État islamique,
00:34:30etc.
00:34:31Donc pour moi,
00:34:32ce n'est pas une surprise.
00:34:32Mais vous dites
00:34:33que ce n'est pas une surprise.
00:34:34C'est le centre Edaya
00:34:35qui est très...
00:34:35Ce qui est intéressant,
00:34:37c'est ce revirement
00:34:38de situation.
00:34:39C'est donc un pays
00:34:39musulman
00:34:41qui va s'inquiéter
00:34:42de voir ses ressortissants
00:34:44en Angleterre,
00:34:45mais pas que.
00:34:46Visiblement,
00:34:46il y a aussi
00:34:47cette crainte en France,
00:34:48mais pour l'instant,
00:34:49ce ne sont pas
00:34:49les mêmes restrictions.
00:34:50Et de se dire
00:34:51nos étudiants,
00:34:52nos ressortissants
00:34:53qui s'exportent
00:34:54et qui ensuite reviennent
00:34:55peuvent être radicalisés.
00:34:57Est-ce que vous allez avoir
00:34:58finalement
00:34:59une réflexion
00:35:01autour de cette situation
00:35:03du côté de la France ?
00:35:04En France,
00:35:04on a quand même eu
00:35:05une commission parlementaire
00:35:06sur les liens
00:35:06entre les partis politiques
00:35:09et les réseaux islamistes.
00:35:11Il y a d'ailleurs
00:35:1111 propositions
00:35:12de lois
00:35:13qui vont être déposées,
00:35:15qui ont été déposées
00:35:16et on va les découvrir
00:35:17dans les prochaines heures
00:35:18justement
00:35:19pour essayer
00:35:20de lutter
00:35:20contre ces liens-là,
00:35:22de lutter
00:35:22contre l'antrisme
00:35:23dans les universités.
00:35:25Ça va être déposé
00:35:25et présenté
00:35:26dans les prochaines heures.
00:35:27Mathieu ?
00:35:27Et puis souvenez-vous aussi
00:35:29le président de la République
00:35:30à l'occasion de...
00:35:31Lorsque Bruno Retailleux
00:35:32avait dévoilé
00:35:32le rapport
00:35:33sur les frères musulmans
00:35:34avait dit
00:35:34il faut une grande loi
00:35:35d'ici la fin d'année
00:35:36donc d'ici décembre 2025
00:35:38sur les frères musulmans
00:35:40sur le sujet.
00:35:41Il n'y a rien eu
00:35:41à ce stade.
00:35:43Il y a eu la commission
00:35:44et je vous dis
00:35:45les 11 propositions de loi
00:35:47se basant sur les recommandations
00:35:48du rapport
00:35:49de la commission d'enquête
00:35:49ont été déposées
00:35:50après accord du groupe UDR
00:35:52et la synthèse
00:35:54sera présentée...
00:35:55Ça c'est sur les liens
00:35:56avec les partis politiques.
00:35:57Oui mais ça va aller au-delà
00:35:58puisque ça va partir
00:35:59dans ces 11 propositions de loi
00:36:01il y aura aussi
00:36:02la question
00:36:02de cet activisme
00:36:04dans les universités
00:36:05des financements
00:36:07des associations islamistes.
00:36:10Vous allez voir
00:36:10finalement
00:36:11ça dépasse
00:36:12le spectre
00:36:13du lien potentiel
00:36:15entre
00:36:16des partis politiques
00:36:18et des réseaux islamistes.
00:36:20Mais ce qui est vrai aussi
00:36:21effectivement
00:36:21c'est qu'aujourd'hui
00:36:23vous avez un certain nombre
00:36:24de pays musulmans
00:36:25qui considèrent
00:36:26que l'Europe
00:36:27est devenue
00:36:28un foyer
00:36:29de l'islamisme
00:36:29parce que les pays européens
00:36:31la France notamment
00:36:32le Royaume-Uni
00:36:33encore plus
00:36:34n'ont pas pratiqué
00:36:35un dixième
00:36:36de ce que des pays
00:36:37musulmans pourtant
00:36:38ont fait
00:36:39contre les frères musulmans
00:36:41et contre l'islam politique
00:36:42et notamment
00:36:43je pense aux Émirats Arabes Unis
00:36:44vous avez travaillé
00:36:45sur cette question-là
00:36:46ils ont...
00:36:47D'ailleurs
00:36:47les Émirats Arabes Unis
00:36:48avaient déclaré
00:36:49il y a assez longtemps déjà
00:36:50les frères musulmans
00:36:51comme une organisation terroriste
00:36:52ce que la France aujourd'hui
00:36:54se refuse à faire
00:36:55donc vous voyez bien
00:36:56qu'il y a une volonté
00:36:57et puis Georges l'a très bien rappelé
00:36:58de combattre
00:36:59les frères musulmans
00:37:00de combattre les islamistes
00:37:01sur les réseaux sociaux
00:37:02d'assécher leur financement
00:37:04notamment les ONG
00:37:05qui sont proches
00:37:06des frères musulmans
00:37:06toutes les associations
00:37:07qui gravitent autour
00:37:08de cet islam politique
00:37:10les Émirats
00:37:12mais comme d'autres pays
00:37:12la Jordanie etc
00:37:13ou l'Egypte également
00:37:15se sont lancés
00:37:16dans des mesures drastiques
00:37:18et une répression drastique
00:37:19que des pays européens
00:37:20ne font pas
00:37:21et aujourd'hui
00:37:21ils s'inquiètent
00:37:22de la montée de l'islamisme
00:37:23en Europe
00:37:23Emmanuel Razavi
00:37:25est en direct avec nous
00:37:26cher Emmanuel
00:37:27merci d'être en direct
00:37:28dans un instant
00:37:29nous allons parler
00:37:30de la situation en Iran
00:37:31vous êtes grand reporter
00:37:32spécialiste du Moyen-Orient
00:37:34de l'Uran bien sûr
00:37:34vous avez été auditionné
00:37:36par cette commission d'enquête
00:37:37parlementaire
00:37:38sur les liens potentiels
00:37:39entre les partis politiques
00:37:41et les réseaux islamistes
00:37:42cette information
00:37:43je le disais
00:37:44elle sera sous-traitée
00:37:46voire pas traitée
00:37:47par les chaînes d'information
00:37:48ou les chaînes françaises
00:37:49et pourtant
00:37:50c'est une information
00:37:52ô combien importante
00:37:53de voir que les Émirats
00:37:54Arabes Unis
00:37:54s'inquiètent
00:37:56de la radicalisation
00:37:58de ces ressortissants
00:37:59jeunes étudiants
00:37:59qui pourraient aller
00:38:00étudier dans les universités
00:38:02notamment en Grande-Bretagne
00:38:04vous en pensez quoi
00:38:05Emmanuel Razavi ?
00:38:07Non mais je le comprends
00:38:08d'abord et d'une
00:38:09parce que vous savez
00:38:09j'ai beaucoup enquêté
00:38:10depuis 30 ans
00:38:11sur les frères musulmans
00:38:12j'ai consacré deux livres
00:38:13plusieurs documentaires
00:38:14plusieurs reportages
00:38:15l'Angleterre
00:38:17c'est devenu
00:38:17un fief
00:38:18des frères musulmans
00:38:19on ne compte même plus
00:38:21le nombre
00:38:21d'associations
00:38:22fréristes
00:38:24si vous voulez
00:38:24qui existent en fait
00:38:25en Angleterre
00:38:26et évidemment
00:38:27depuis plusieurs années
00:38:28les Émirats Arabes Unis
00:38:29si vous voulez
00:38:30ils luttent justement
00:38:30contre les frères musulmans
00:38:31qu'ils ont placé
00:38:33je le dis
00:38:33c'est important
00:38:34les Émirats Arabes Unis
00:38:35en fait
00:38:35ils ont mis
00:38:37l'organisation
00:38:38des frères musulmans
00:38:38sur la liste
00:38:39d'organisations terroristes
00:38:41dans leur pays
00:38:42et pour cause
00:38:42pour vos téléspectateurs
00:38:43je l'explique
00:38:44vous voyez
00:38:45le Hamas par exemple
00:38:46c'est la branche
00:38:47palestinienne
00:38:49des frères musulmans
00:38:50Al-Qaïda
00:38:51les fondateurs d'Al-Qaïda
00:38:53à commencer par
00:38:53Abdallah Azam
00:38:54qui était le maître
00:38:55à pensée de Ben Laden
00:38:55c'est une grande figure
00:38:57en fait
00:38:57des frères musulmans
00:38:58il y a bien qu'en France
00:39:00qu'on pense encore
00:39:00que les frères musulmans
00:39:01incarnent un islam politique
00:39:03vous savez
00:39:03ce lieu commun
00:39:05qui est répété à l'envie
00:39:06et que donc
00:39:07ce sont des gens
00:39:08qui peuvent s'intégrer
00:39:09en fait
00:39:09à la république
00:39:10ou à la démocratie
00:39:11c'est pas le cas
00:39:11c'est une organisation
00:39:12qui a essaimé
00:39:13depuis 1928
00:39:14l'année de sa création
00:39:16sur un projet
00:39:18qui est un projet
00:39:19en fait
00:39:20de conquête
00:39:21d'accord
00:39:21et non pas en fait
00:39:22d'assimilation
00:39:23non pas d'intégration
00:39:24de façon claire
00:39:25et c'est très simple
00:39:27cette conquête
00:39:27elle s'opère effectivement
00:39:28elle tente en tout cas
00:39:30de s'opérer politiquement
00:39:31mais si le politique
00:39:33ne réussit pas
00:39:34alors c'est le basculement
00:39:35en fait
00:39:35dans le terrorisme
00:39:36je rappelle que
00:39:37dès les années 30
00:39:38les frères musulmans
00:39:39qui sont égyptiens à l'origine
00:39:40ils ont créé en fait
00:39:41une branche
00:39:42qui est une branche secrète
00:39:43qui fait du renseignement
00:39:44mais aussi en fait
00:39:45une branche
00:39:45qui est en charge
00:39:46en fait
00:39:46de l'action clandestine
00:39:48armée
00:39:48voilà
00:39:49et les émerits arabes unis
00:39:50ils le savent parfaitement
00:39:51d'ailleurs
00:39:51c'est pour ça
00:39:51qu'ils ne veulent pas
00:39:52les frères musulmans
00:39:52chez eux
00:39:53mais comme
00:39:53tant d'autres pays
00:39:54aujourd'hui
00:39:55arabes
00:39:55et musulmans
00:39:56j'ai le sentiment
00:39:57qu'en France
00:39:58en fait
00:39:58malgré
00:39:59comment dire
00:40:00la foultitude
00:40:01de reportages
00:40:02d'enquêtes
00:40:02qui ont été publiés
00:40:03dans différents journaux
00:40:04j'ai l'impression
00:40:04en fait
00:40:05que le gouvernement
00:40:06ne l'entend pas
00:40:07ou ne veut peut-être pas
00:40:08l'entendre
00:40:09Emmanuel Barra
00:40:10Azavi
00:40:10vous restez avec nous
00:40:11parce qu'on avance
00:40:12et on va parler
00:40:13à présent
00:40:13de la situation
00:40:14en Iran
00:40:14et Sarah Safari
00:40:15nous a rejoint sur le plateau
00:40:16vous êtes membre
00:40:17de l'association
00:40:18Femmes Azadi
00:40:19vous étiez venue
00:40:20sur ce plateau
00:40:20le 30 décembre dernier
00:40:22on était ensemble
00:40:23le matin
00:40:24puisque les premières images
00:40:27de la révolte
00:40:28du peuple iranien
00:40:29commençaient à circuler
00:40:31sur les réseaux sociaux
00:40:32c'était présenté en France
00:40:33le 30 décembre
00:40:34je m'en souviens très bien
00:40:35par les médias de confiance
00:40:36comme une révolte
00:40:38parce que la vie
00:40:39était trop chère
00:40:40et les prix avaient augmenté
00:40:41notamment du fait
00:40:42des sanctions
00:40:45internationales
00:40:46contre l'Iran
00:40:47visiblement
00:40:48cette présentation
00:40:50de la révolte iranienne
00:40:52c'est un euphémisme
00:40:54peut-être une vision
00:40:55étriquée
00:40:55de ce qui se passait
00:40:57on est au 14ème jour
00:40:58de la contestation
00:40:59c'est une révolte
00:41:00historique
00:41:01peut-être la plus grande
00:41:02révolte
00:41:03depuis
00:41:03plusieurs décennies
00:41:06et
00:41:07beaucoup
00:41:08pensent
00:41:09que le régime
00:41:10des Molas
00:41:11pourrait tomber
00:41:12mais du conditionnel
00:41:13puisque les informations
00:41:14qui nous parviennent
00:41:14sont parcellaires
00:41:15et on sait à quel point
00:41:17la répression
00:41:18peut être sanglante
00:41:19avant de vous donner la parole
00:41:20je voudrais qu'on voit
00:41:20le sujet d'Anaïs Baucher
00:41:21et de Régine Delfour
00:41:22et nous en parlons ensemble
00:41:23c'est un slogan
00:41:27scandé haut et fort
00:41:28dans les rues de Téhéran
00:41:29mort au dictateur
00:41:32face à la contestation
00:41:33grandissante
00:41:34l'ayatollah
00:41:35Alira Menei
00:41:36a menacé
00:41:36les manifestants
00:41:37de représailles
00:41:38la république islamique
00:41:40la république islamique
00:41:42a été fondée
00:41:42sur le sang
00:41:43de plusieurs centaines
00:41:44de milliers
00:41:44de personnes honorables
00:41:45et ne reculera pas
00:41:47face à ceux
00:41:48qui se livrent
00:41:48à la destruction
00:41:49ni ne tolérera
00:41:51les mercenaires
00:41:52au service
00:41:53des puissances étrangères
00:41:54le guide suprême
00:41:55de l'Iran
00:41:55a également qualifié
00:41:56Donald Trump
00:41:57d'arrogant
00:41:57affirmant qu'il sera
00:41:58renversé
00:41:59une réponse au président
00:42:00américain
00:42:01qui a menacé hier soir
00:42:02une nouvelle fois
00:42:03d'intervenir
00:42:03nous suivons
00:42:04la situation
00:42:05de très près
00:42:05j'ai affirmé
00:42:06avec une grande fermeté
00:42:07que s'ils se mettent
00:42:08à tuer des gens
00:42:09comme ils l'ont fait
00:42:09par le passé
00:42:10nous interviendrons
00:42:11nous les frapperons
00:42:12très durement
00:42:13là où ça fait mal
00:42:14et cela ne veut pas dire
00:42:15envoyer des troupes
00:42:16mais cela veut dire
00:42:17les frapper très très durement
00:42:18là où ça fait mal
00:42:20dans une déclaration
00:42:21publiée hier par l'Elysée
00:42:22Emmanuel Macron
00:42:23le premier ministre britannique
00:42:25et le chancelier allemand
00:42:26ont exprimé leurs inquiétudes
00:42:27vis-à-vis du peuple iranien
00:42:28ils ont exhorté
00:42:29les autorités
00:42:30à s'abstenir
00:42:30de toute violence
00:42:31envers eux
00:42:32selon l'ONG Iran
00:42:33Human Rights
00:42:34au moins 51 manifestants
00:42:35ont été tués
00:42:36et des centaines d'autres
00:42:37blessés à travers le pays
00:42:38Farid
00:42:40je rappelle que vous êtes
00:42:41membre de l'association
00:42:42Femmes Azadi
00:42:43c'est une association
00:42:44qui a été créée
00:42:46lancée au moment
00:42:47du meurtre barbare
00:42:49de Massa Amini
00:42:51et qui avait provoqué
00:42:53une première révolte
00:42:54il y a de cela
00:42:55trois ans
00:42:56si je ne m'abuse
00:42:56de la population iranienne
00:42:5914 jours après
00:43:00le début des contestations
00:43:01où sommes-nous
00:43:03aujourd'hui Sarah ?
00:43:03alors on a eu des chiffres
00:43:05par un médecin anonyme
00:43:07qui nous a été rapporté
00:43:08ce matin
00:43:08rien que dans la nuit
00:43:10de jeudi à vendredi
00:43:11il y a eu plus de 200 morts
00:43:12alors les ONG
00:43:13une ONG dirait
00:43:14une cinquantaine de morts
00:43:15donc c'est pour ça
00:43:16qu'on est ultra prudent
00:43:18sur les chiffres
00:43:19que vous présentez
00:43:19mais ça les chiffres
00:43:20nous viennent de l'intérieur
00:43:21c'est un médecin anonyme
00:43:22qui a témoigné
00:43:23nous sommes déjà
00:43:24à plus de 200 morts
00:43:25au 14ème jour
00:43:27de la révolution
00:43:28parce qu'on va
00:43:29on va l'appeler ainsi
00:43:30les Iraniens
00:43:33continuent à sortir
00:43:33par millions
00:43:34dans les rues
00:43:35malgré les coupures
00:43:36internet
00:43:36et malgré
00:43:37ce qu'ils risquent
00:43:37tous les jours
00:43:38hier soir
00:43:38ils étaient encore
00:43:39très très nombreux
00:43:40grâce au réseau Starlink
00:43:42on a pu avoir
00:43:42des images
00:43:43qui nous sont arrivées
00:43:43aussi pendant la nuit
00:43:44il faut savoir
00:43:46qu'hier soir
00:43:46encore pendant la nuit
00:43:48le prince héritier
00:43:49Rézabalavi
00:43:49a fait un nouveau communiqué
00:43:50et cette fois-ci
00:43:51on passe dans
00:43:52une nouvelle phase
00:43:53de cette révolution
00:43:55il demande aux gens
00:43:56à partir d'aujourd'hui
00:43:57de sortir à partir
00:43:59de 18h
00:43:59mais la chose
00:44:00la plus importante
00:44:00c'est qu'il demande
00:44:01à tous les employés
00:44:03des usines de gaz
00:44:04de pétrochimie énergétique
00:44:06de commencer à faire grève
00:44:08à partir de ce jour
00:44:09donc voilà
00:44:10on passe dans une nouvelle étape
00:44:11pour pouvoir vraiment
00:44:12les couper aussi
00:44:13économiquement
00:44:14il demande aux gens
00:44:15de continuer à sortir
00:44:16dans les rues
00:44:17de façon à ce que
00:44:18en fait
00:44:18les gardiens de la révolution
00:44:19et les milices
00:44:20ne puissent plus
00:44:21venir en voiture
00:44:22donc vraiment
00:44:23boucher toutes les artères
00:44:24de tête des millions
00:44:26dans les rues
00:44:26et parallèlement à ça
00:44:28il leur demande aussi
00:44:29de prendre des munitions
00:44:30et de se préparer
00:44:30à rester toutes les nuits
00:44:31à partir de maintenant
00:44:32dans les rues
00:44:33pour en finir avec ce régime
00:44:34et il se dit prêt
00:44:36à revenir
00:44:37une fois que
00:44:37une fois que tout ça
00:44:39sera fini
00:44:40donc on est à grand
00:44:40à quel point
00:44:41j'entends mais
00:44:42à quel point
00:44:43cette révolution
00:44:44c'est le mot que vous employez
00:44:45ou cette révolte
00:44:46cette mobilisation populaire
00:44:47à quel point
00:44:48cette fois-ci
00:44:49peut-être un point
00:44:50de bascule
00:44:50contrairement aux fois précédentes
00:44:52pourquoi celle-ci
00:44:53et pas
00:44:54au moment de la révolte
00:44:56notamment des femmes
00:44:57d'un courage absolu
00:44:58en Iran
00:44:59au moment de la mort
00:45:00de Massa Amini
00:45:01parce que toutes les provinces
00:45:02et toutes les villes
00:45:03sont mobilisées aujourd'hui
00:45:04toutes les couches sociales
00:45:05sont mobilisées
00:45:06et à partir du moment
00:45:07où le bazar
00:45:07s'est mis en grève
00:45:08qui sont originairement
00:45:10quand même
00:45:11très pro-gouvernement
00:45:13et très pro-ramenei
00:45:15à partir du moment
00:45:16où le bazar
00:45:17s'est mis en grève
00:45:17c'est toutes les couches
00:45:18de la population
00:45:19qui ont commencé
00:45:19et en plus de ça
00:45:21là il y a aussi
00:45:22un risque
00:45:22que l'armée
00:45:23rejoigne le peuple
00:45:25et que les policiers
00:45:26aussi
00:45:26à partir du moment
00:45:27où cette bascule
00:45:28peut se faire
00:45:29et que
00:45:30les généraux
00:45:32de l'armée
00:45:32puissent rejoindre
00:45:33la rue
00:45:34il va y avoir
00:45:35une vraie bascule
00:45:36qui va pouvoir
00:45:36être possible aussi
00:45:37Emmanuel Razavi
00:45:38vous êtes avec nous
00:45:39on est un tout petit peu
00:45:40pressé par le temps
00:45:41cher Emmanuel
00:45:41il nous reste exactement
00:45:43une petite minute
00:45:44avant une courte pause
00:45:46vous le spécialiste
00:45:48évidemment
00:45:48de l'Iran
00:45:49comment vous décryptez
00:45:51ce qui est en train
00:45:52de se passer Emmanuel ?
00:45:54écoutez
00:45:54je confirme
00:45:55en tout point
00:45:56ce que vient de dire
00:45:57Sarah
00:45:57elle a raison
00:45:58d'abord sur
00:45:59il faut être très prudent
00:46:00évidemment sur les chiffres
00:46:01mais c'est elle
00:46:02qui a probablement raison
00:46:03il y a des images
00:46:04qui arrivent
00:46:05il y a des éléments
00:46:05qui arrivent en fait
00:46:06via le réseau Starlink
00:46:07et effectivement
00:46:08on voit que
00:46:09moi il me semble
00:46:10quand même
00:46:10que les chiffres
00:46:11sont quand même
00:46:12sous-cotés
00:46:13si je puis dire
00:46:14il y a une chose
00:46:16qui est sûre
00:46:16c'est qu'aujourd'hui
00:46:17le peuple iranien
00:46:18n'a plus à manger
00:46:18il y a des famines
00:46:19qui ont commencé
00:46:20dans certaines régions
00:46:21l'argent iranien
00:46:22ne vaut plus rien
00:46:23c'est-à-dire que même
00:46:24va se poser la question
00:46:24très rapidement
00:46:25de comment en fait
00:46:26les militaires
00:46:27les policiers
00:46:28les gardiens de la révolution
00:46:28vont être payés par le régime
00:46:30avec de la poudre
00:46:31de perlimpinpin
00:46:31il y a une deuxième chose
00:46:33c'est que ce régime
00:46:33si vous voulez
00:46:34parce que cette révolte
00:46:35que vous voyez en ce moment
00:46:36elle s'inscrit dans un temps long
00:46:38dans une histoire longue
00:46:39ça fait des années en fait
00:46:40que les iraniens en fait
00:46:41se soulèvent
00:46:42c'est peut-être la dernière étape
00:46:43on le verra
00:46:44je me garde
00:46:44de tout pronostic
00:46:45mais en tout cas
00:46:46il y a quand même
00:46:46un point de bascule
00:46:47vous-même
00:46:47vous l'avez noté
00:46:48très clairement aujourd'hui
00:46:50les iraniens ne veulent plus
00:46:51de la république islamique d'Iran
00:46:52ils ne veulent plus
00:46:53de l'islam politique
00:46:54Farah l'a très bien dit
00:46:55il se regroupe
00:46:57quelles que soient
00:46:57en fait les couches
00:46:58les catégories
00:46:59sociales
00:47:00d'une province à l'autre
00:47:02vraiment ce qui se passe
00:47:03actuellement
00:47:04est inédit
00:47:05je le dis parce que
00:47:06je veux que vos auditeurs
00:47:07sachent d'où je parle
00:47:08moi je suis journaliste
00:47:08je parle à quasiment
00:47:10tous les mouvements
00:47:11d'opposition
00:47:12je suis des intermédiaires
00:47:13dans quasiment
00:47:13tous les mouvements
00:47:14d'opposition iraniens
00:47:15que ce soit les Kurdes
00:47:16que ce soit la gauche
00:47:16le centre droit
00:47:17les libéraux
00:47:17les monarchistes
00:47:18tous aujourd'hui
00:47:20parlent très clairement
00:47:21de coalition
00:47:22d'union
00:47:22c'est important
00:47:23et il faut vraiment
00:47:25en fait le noter
00:47:26tous sont d'accord
00:47:27quand même
00:47:27sur quelques points communs
00:47:28qui sont importants
00:47:30c'est évidemment
00:47:31le mot démocratie
00:47:32laïcité
00:47:33défendre en fait
00:47:34les minorités
00:47:34de genre
00:47:35mais aussi les minorités
00:47:36ethniques
00:47:37vous voyez il y a des points
00:47:37quand même
00:47:38sur lesquels
00:47:38l'opposition iranienne
00:47:39démocratique
00:47:40il n'y a pas beaucoup
00:47:41d'opposition
00:47:41ou de groupe démocratique
00:47:42et laïque
00:47:43au Moyen-Orient
00:47:43donc je le dis
00:47:45et je mets Sarah
00:47:46parler en fait
00:47:46du prince Reza Pallavi
00:47:47je le mets dedans
00:47:48parce que
00:47:49lui aujourd'hui
00:47:50se présente
00:47:51comme le leader
00:47:52d'une transition
00:47:54le mot est important
00:47:55démocratique
00:47:57et laïque en fait
00:47:57en Iran
00:47:58et visiblement
00:47:59donc il y a pas mal
00:47:59de mouvements
00:48:00en fait
00:48:00qui s'agrègent
00:48:01peu à peu
00:48:01certains ont déjà
00:48:02prêté allégeance
00:48:02d'autres sont en train
00:48:03en fait
00:48:04de s'agréger
00:48:04autour de lui
00:48:05je le dis parce que
00:48:06j'entends
00:48:07pardonnez-moi
00:48:07des âneries
00:48:08sur certains plateaux
00:48:09de télévision
00:48:09on va en parler
00:48:10de ces âneries
00:48:11dans un instant
00:48:11sur le traitement
00:48:12médiatique
00:48:12Emmanuel
00:48:13restez avec nous
00:48:14on va en parler
00:48:15dans un instant
00:48:15sur le traitement
00:48:16médiatique
00:48:16et surtout
00:48:17les réactions
00:48:17politiques
00:48:18les tartufferies
00:48:19des uns et des autres
00:48:20sur cette mobilisation
00:48:22historique du peuple
00:48:23iranien
00:48:24restez avec nous
00:48:25sur ces news
00:48:26on poursuit l'heure
00:48:27des pros
00:48:27jusqu'à 10h30
00:48:28il est 10h sur ces news
00:48:33et on poursuit
00:48:33l'heure des pros
00:48:35ensemble bien sûr
00:48:36en ce samedi matin
00:48:37mais avant cela
00:48:37c'est le point
00:48:38sur l'information
00:48:38avec Marine Sabourin
00:48:41chère Marine
00:48:41rebonjour
00:48:42rebonjour Eliott
00:48:43bonjour à tous
00:48:43Gérald Darmanin
00:48:44est arrivé ce matin
00:48:46à la maison d'arrêt
00:48:46de l'huile
00:48:47dans les bouches
00:48:47du Rhône
00:48:48hier
00:48:48trois agents
00:48:49de cette prison
00:48:49et ont été agressés
00:48:50au ciseau
00:48:51par un détenu
00:48:52multirécidiviste
00:48:53l'un d'eux
00:48:53a été grièvement blessé
00:48:55le garde des Sceaux
00:48:55s'est rendu à son chevet
00:48:56un peu plus tôt ce matin
00:48:57les médecins libéraux
00:48:59défilent cet après-midi
00:49:00à Paris
00:49:00ils protestent
00:49:01contre le budget
00:49:02de la sécurité sociale
00:49:03depuis lundi
00:49:04de nombreux cabinets
00:49:05sont fermés
00:49:05parmi les mesures contestées
00:49:07la surtaxation
00:49:08des suppléments d'honoraires
00:49:09ou encore la réduction
00:49:10à un mois
00:49:10de la durée maximale
00:49:11d'un premier arrêt de travail
00:49:12le mouvement de grève
00:49:13doit se poursuivre
00:49:14jusqu'au 15 janvier
00:49:15et puis cette journée
00:49:17de deuil nationale
00:49:17organisée hier en Suisse
00:49:19hommage rendu
00:49:20aux 40 victimes décédées
00:49:21et aux 116 blessés
00:49:22de Cran-Montana
00:49:23dans le même temps
00:49:24l'un des propriétaires
00:49:25du bar Le Constellation
00:49:26a été placé
00:49:27en détention préventive
00:49:28Jacques Moretti
00:49:28a été auditionné
00:49:30pendant plus de 6 heures
00:49:31avec son épouse
00:49:31et copropriétaire
00:49:32cette mesure
00:49:33a été réclamée
00:49:34depuis une semaine
00:49:35par les avocats
00:49:35des familles de victimes
00:49:36Merci chère Marine
00:49:39pour le point sur l'information
00:49:40on est toujours avec
00:49:40Mathieu Haug
00:49:41Georges Fenech
00:49:41Jacques Serret
00:49:42Sarah Safari
00:49:43membre de l'association
00:49:45Femmes Azadi
00:49:45militante
00:49:46pour le droit
00:49:48du peuple iranien
00:49:50à vivre en liberté
00:49:51le droit aussi
00:49:53de retrouver une égalité
00:49:55entre l'homme
00:49:56et la femme
00:49:56en Iran
00:49:57et vous vous mobilisez
00:49:58depuis plusieurs années
00:49:59et notamment
00:50:00depuis plus de 3 ans
00:50:01avec cette association
00:50:02Georges Fenech
00:50:04je l'ai dit
00:50:04Alexandre Devecchio
00:50:05et Charlotte Dornelas
00:50:06Emmanuel Razavi
00:50:07est toujours avec nous
00:50:07en Iran
00:50:08le fils du chat déchu
00:50:09exhorte les manifestants
00:50:10à se préparer
00:50:11à prendre les centres-villes
00:50:13le fils de l'ancien chat
00:50:15et figure de l'opposition iranienne
00:50:17en exil
00:50:18aux Etats-Unis
00:50:19Reza Pahlavi
00:50:20a appelé samedi
00:50:21les manifestants en Iran
00:50:22à se préparer
00:50:22à prendre les centres-villes
00:50:23au 13ème jour
00:50:25d'un important mouvement
00:50:25de contestation
00:50:26contre le pouvoir
00:50:27à descendre tous
00:50:28dans la rue
00:50:29samedi et dimanche
00:50:30en fin de journée
00:50:30afin d'occuper
00:50:31l'espace public
00:50:32je me tourne vers vous
00:50:33Sarah
00:50:34Safari
00:50:35pour les téléspectateurs
00:50:36peut-être
00:50:37qui ne sont pas
00:50:38aussi avertis que vous
00:50:39pour nous
00:50:40qui avons besoin
00:50:41de comprendre
00:50:41quelle est la situation
00:50:42en Iran
00:50:43que peut faire
00:50:44aujourd'hui
00:50:45une femme iranienne
00:50:46qu'est-ce qu'elle ne peut pas faire
00:50:48avec le régime
00:50:50des Mola
00:50:51alors il faut savoir
00:50:52que ça commence
00:50:52dès l'enfance
00:50:53à partir de 6 ans
00:50:55dans les écoles
00:50:56dès qu'elle rentre au CP
00:50:57elles sont obligées
00:50:57de porter le voile
00:50:58donc voilà
00:50:59donc il y a une sexualisation
00:51:01de la petite fille
00:51:01qui commence
00:51:02dès l'âge de 6 ans
00:51:03elles n'ont pas
00:51:05les femmes n'ont pas
00:51:06le droit d'être juges
00:51:07figurez-vous
00:51:07parce qu'on estime
00:51:08que le cerveau
00:51:09d'une femme
00:51:09est trop émotif
00:51:11pour pouvoir
00:51:11prendre des décisions
00:51:12il y a plein
00:51:14elles n'ont pas le droit
00:51:14de faire du vélo
00:51:15elles n'ont pas le droit
00:51:16de danser
00:51:16elles n'ont pas le droit
00:51:17de chanter
00:51:17c'est limite toujours
00:51:19si elles ont le droit
00:51:19de respirer
00:51:21mais cette
00:51:21et malheureusement
00:51:23aujourd'hui
00:51:24l'âge légal du mariage
00:51:25en Iran
00:51:26est de 9 ans
00:51:27voilà
00:51:27donc je vous donne
00:51:29les plus grandes lignes
00:51:30mais voilà où nous en sommes
00:51:31depuis 47 ans
00:51:32depuis 47 ans
00:51:34aujourd'hui
00:51:34et avant
00:51:35la révolution iranienne
00:51:36et avant
00:51:37c'était comme ici
00:51:37et avant c'était comme là
00:51:39c'était exactement
00:51:39comme ici
00:51:40c'était la pointe avancée
00:51:41de l'Occident
00:51:41c'était la pointe avancée
00:51:42de l'Occident
00:51:43c'était le Liban
00:51:44que certains ont connu
00:51:45aussi avant
00:51:45voilà
00:51:46c'était
00:51:47et chacun avait le droit
00:51:48de faire
00:51:50ce qu'il voulait
00:51:51chacun avait le droit
00:51:52d'avoir sa religion
00:51:53personne n'était opprimé
00:51:54personne n'était torturé
00:51:56personne n'était violé
00:51:57comme aujourd'hui
00:51:58voilà
00:51:58c'était une vraie démocratie laïque
00:52:01et les étudiants
00:52:03même de l'Occident
00:52:04venaient faire leurs études
00:52:05parfois en Iran aussi
00:52:06Emmanuel Razavi
00:52:08est toujours avec nous
00:52:08grand reporter spécialiste
00:52:09du Moyen-Orient
00:52:10et de l'Iran
00:52:11vous souhaitiez
00:52:11Emmanuel
00:52:12débunker
00:52:13pardonnez-moi
00:52:14ce néologisme
00:52:16cet anglicisme
00:52:17débunker
00:52:18certaines informations
00:52:19vous avez dit des bêtises
00:52:20qui pourraient être dites
00:52:21sur les plateaux de télévision
00:52:23ou peut-être aussi
00:52:24quelques réactions politiques
00:52:26en France
00:52:27c'est vrai qu'on n'a pas vu
00:52:28de grandes manifestations
00:52:30pour soutenir
00:52:30le peuple iranien
00:52:32qui se bat
00:52:33avec un courage absolu
00:52:34contre ce régime
00:52:35dans les rues de Paris
00:52:36pourquoi pas
00:52:37place de la république
00:52:38écoutez
00:52:40d'abord je vous remercie
00:52:41de me poser cette question
00:52:42il y a vraiment quand même
00:52:43un sujet
00:52:44sur la façon
00:52:44dont ce qui se passe
00:52:45en Iran
00:52:46est aujourd'hui
00:52:47traité dans une partie
00:52:48de la presse
00:52:49et une partie d'ailleurs
00:52:51du monde politique
00:52:52je m'explique
00:52:53depuis plusieurs jours
00:52:54on voit des gens
00:52:55nous expliquer
00:52:56alors je dis
00:52:57pour que vos téléspectateurs
00:52:58sachent d'où je parle
00:52:59évidemment je travaille
00:53:00sur l'Iran
00:53:00en tant que grand reporter
00:53:01mais je suis
00:53:02d'origine iranienne
00:53:03je suis franco-iranien
00:53:04comme ça
00:53:06nous voyons des gens
00:53:09nous expliquer
00:53:10qui il faudrait pour l'Iran
00:53:11qui il ne faudrait pas
00:53:12en fait pour l'Iran
00:53:13qui n'ont aucune légitimité
00:53:16d'abord leur seule légitimité
00:53:17pour beaucoup d'experts
00:53:18que j'ai vus
00:53:18ces derniers jours
00:53:19c'est de parler
00:53:19avec l'ambassade
00:53:20de la république islamique
00:53:21à Paris
00:53:21ou avec le ministère
00:53:22des averses étrangères
00:53:23c'est-à-dire les autorités officielles
00:53:25d'un état islamique
00:53:26qui martyrisent
00:53:27qui persécutent
00:53:28qui massacrent
00:53:29sa population
00:53:30qui violent
00:53:31dans les prisons
00:53:32filles et garçons
00:53:33qui femmes et hommes
00:53:34qui sont arrêtés
00:53:35et je dois dire
00:53:36que ça me choque
00:53:38et ce n'est pas du tout
00:53:39un coup de gueule
00:53:39c'est très factuel
00:53:40que je suis en train
00:53:40de raconter
00:53:41voyez-vous
00:53:42moi je ne suis pas militant
00:53:44je suis journaliste
00:53:45depuis des années
00:53:45je me fais une obligation
00:53:46de donner la parole
00:53:48à des opposants
00:53:49de gauche
00:53:50vous voyez je suis allé
00:53:50avec les combattants
00:53:52kurdes
00:53:53iraniens
00:53:54marxistes
00:53:55à la frontière
00:53:55irako-iranienne
00:53:56j'ai passé 15 jours
00:53:57avec eux
00:53:58pour un grand magazine
00:53:59qui est Paris Match
00:54:00il y a deux ans
00:54:01je donne la parole
00:54:02régulièrement
00:54:03aux gens du centre-gauche
00:54:04iraniens
00:54:06je donne la parole
00:54:06aux monarchistes
00:54:07iraniens
00:54:08bref
00:54:09je fais mon boulot
00:54:10en fait
00:54:10de journaliste
00:54:11avec la connaissance
00:54:12que j'ai en tant qu'iran
00:54:13quand j'entends des gens
00:54:15nous raconter
00:54:16que tel ou tel
00:54:17ne serait pas légitime
00:54:18que tel ou tel
00:54:18serait mieux vu
00:54:19et je l'ai entendu
00:54:20sur presque tous
00:54:22les plateaux
00:54:23du service public
00:54:24ces derniers jours
00:54:25ça me pose un problème
00:54:26parce que j'ai l'impression
00:54:27de revivre 1978
00:54:28en France
00:54:29quand Sartre et Foucault
00:54:30nous expliquaient
00:54:31à nous
00:54:32qui sommes
00:54:32iraniens
00:54:33alors oui on fait partie
00:54:34de la diaspora
00:54:35mais on nous explique même
00:54:36que la diaspora
00:54:36n'a pas de rapport
00:54:37avec l'intérieur de l'Iran
00:54:38vous connaissez une diaspora
00:54:40au monde
00:54:40qui n'a pas de relation
00:54:41avec son pays d'origine
00:54:42ça n'existe pas
00:54:44voilà
00:54:44et donc si vous voulez
00:54:45tout ça me gêne
00:54:46alors moi je vous remercie
00:54:47parce que je suis passé hier
00:54:48chez Dimitri Pavlenko
00:54:48sur Europe 1
00:54:50où il fait un travail remarquable
00:54:51je le souligne
00:54:52pour vos téléspectateurs
00:54:53vous avez la gentillesse
00:54:55de me donner régulièrement
00:54:56en fait la parole
00:54:57mais à un moment donné
00:54:58il faudrait quand même
00:54:59qu'on remette à leur place
00:55:00des gens
00:55:01qui ont fait
00:55:02qui ont leur ronde serviette
00:55:03à l'ambassade
00:55:04de la république islamique
00:55:05d'Iran
00:55:05qui colportent
00:55:07les éléments de langage
00:55:08vous savez on a fait
00:55:09un livre dessus
00:55:09avec Jean-Marie Montali
00:55:10mon co-auteur
00:55:11qui est l'ancien patron
00:55:12du Figaro Magazine
00:55:12qui est grand reporter
00:55:13comme moi
00:55:13il y a dans toutes
00:55:15les capitales européennes
00:55:16depuis 47 ans
00:55:17des agents d'influence
00:55:18iraniens
00:55:19qui portent
00:55:19les éléments de langage
00:55:20de la république islamique
00:55:21et des proxies palestiniens
00:55:22ou libanais
00:55:23comme le Hezbollah
00:55:24ou le Hamas
00:55:25ou le FPLP
00:55:25c'est-à-dire des organisations
00:55:26terroristes
00:55:27les gens
00:55:28qui allaient manifester
00:55:29place de la république
00:55:29et je vous remercie
00:55:30d'en parler Elliot
00:55:31pour soutenir
00:55:32soit disant
00:55:33les mouvements de résistance
00:55:34palestinien
00:55:34qui sont des organisations
00:55:35classées terroristes
00:55:36en Europe
00:55:37et pour certaines
00:55:38dans un certain nombre
00:55:39de pays arabes
00:55:40ces gens-là
00:55:40n'ont pas un mot
00:55:41pas un
00:55:42pour les Iraniens
00:55:43qui se font tirer
00:55:44dessus
00:55:45pour les Iraniens
00:55:46qui sont violés
00:55:47dans les prisons
00:55:48comment voulez-vous
00:55:49aujourd'hui
00:55:50qu'on prenne au sérieux
00:55:51d'accord
00:55:51ma confraternité
00:55:52je suis journaliste
00:55:52j'ai risqué ma vie
00:55:53depuis 30 ans
00:55:54sur des zones de guerre
00:55:55pour faire ce métier
00:55:56que je respecte
00:55:57que j'aime
00:55:58mais sincèrement
00:55:59je lis des inepties
00:56:01encore hier
00:56:02dans Libération
00:56:03je vois des choses
00:56:04idiotes dites
00:56:05sur des plateaux
00:56:06de télévision
00:56:07je peux vous donner
00:56:07un exemple
00:56:08aujourd'hui
00:56:08des gens nous expliquent
00:56:09qu'il ne faudrait pas
00:56:10Reza Palavi
00:56:10en fait
00:56:11pour l'Iran
00:56:12ceux-là même
00:56:13qui font ça
00:56:13ne lui parlent pas
00:56:14je le sais
00:56:15puisque je parle
00:56:16à beaucoup de mouvements
00:56:17d'opposition
00:56:17ceux-là même
00:56:18qui réduisent
00:56:19les oppositions iraniennes
00:56:20si vous voulez
00:56:20soit Moudjahidine
00:56:21soit monarchiste
00:56:22ne savent même pas
00:56:23que l'opposition iranienne
00:56:24elle est plurielle
00:56:24vous avez des mouvements
00:56:25de centre-gauche
00:56:27de centre-droite
00:56:28des libéraux
00:56:28enfin
00:56:29il y a un prisme
00:56:30qui est très important
00:56:31ceux qui nous font croire
00:56:32que Reza Palavi
00:56:33est un ultra-conservateur
00:56:34savent-ils qu'il y a
00:56:35beaucoup de gens
00:56:35de centre-gauche
00:56:36autour de lui ?
00:56:37voilà
00:56:40c'est la parole
00:56:41cher Emmanuel Razavi
00:56:44merci beaucoup
00:56:45et puis on va suivre
00:56:46attentivement
00:56:47évidemment
00:56:47cette révolte
00:56:49du peuple iranien
00:56:50qui aspire
00:56:51à plus de liberté
00:56:53et retrouver
00:56:53finalement
00:56:54cette liberté
00:56:55d'antan
00:56:56après 47 années
00:56:59sous le joug
00:57:00de la République
00:57:01islamique d'Iran
00:57:02merci beaucoup
00:57:02Sarah Safari
00:57:03d'être venue
00:57:04sur le plateau
00:57:04de l'heure des pros
00:57:05il nous reste
00:57:06quelques minutes
00:57:07on revient
00:57:08à une actualité
00:57:09qui a été
00:57:10évidemment bouleversante
00:57:11qui a bouleversé
00:57:12le monde
00:57:12et l'incendie
00:57:13meurtrier
00:57:15à Cors
00:57:16en Montana
00:57:16hier
00:57:17vous savez
00:57:18c'était l'heure
00:57:19de l'hommage national
00:57:20mais pour parler
00:57:21de ce sujet
00:57:21je voulais vous proposer
00:57:22c'est Tania Thiolet
00:57:24qui a présenté
00:57:25notre chef d'édition
00:57:26qui m'a alerté ce matin
00:57:27avec ce message
00:57:28d'espérance
00:57:28c'est une femme
00:57:30qui est
00:57:31brûlée au 3ème degré
00:57:33sur 40%
00:57:35de son corps
00:57:35qui a été brûlée
00:57:36à l'âge de 16 ans
00:57:37elle s'appelle
00:57:38Julie Bourge
00:57:39elle est influenceuse
00:57:40très populaire
00:57:41notamment sur les réseaux sociaux
00:57:43et elle a écrit
00:57:43une lettre
00:57:44poignante
00:57:45aux survivants
00:57:46justement de l'incendie
00:57:47de Grand Montana
00:57:47les appelant
00:57:49à garder
00:57:50espoir
00:57:51espoir en l'avenir
00:57:52écouter ça
00:57:53ça ne nécessite
00:57:54aucun débat
00:57:55mais c'est aussi
00:57:56des messages
00:57:56d'espérance
00:57:57qu'il faut transmettre
00:57:58sur notre antenne
00:57:59lettre au Grand Brûlé
00:58:02ça passera
00:58:04pas aujourd'hui
00:58:06pas demain
00:58:07mais ça passera
00:58:08il y aura la douleur
00:58:10qui mord
00:58:11les nuits sans fin
00:58:12les pansements
00:58:13qui collent à la peau
00:58:14et au pourquoi moi
00:58:15il y aura le silence
00:58:17dans la chambre
00:58:17et la douleur
00:58:18dans les yeux
00:58:18de ceux qui aiment
00:58:19surtout dans ceux de maman
00:58:21ça passera
00:58:22il y aura la nostalgie
00:58:24celle de l'avant
00:58:26celle de celui
00:58:27ou celle qu'on était
00:58:27celle de ceux
00:58:28qu'on aurait dû devenir
00:58:29il y aura les regards
00:58:31trop lourds
00:58:32trop insistants
00:58:33parfois fuyants
00:58:34il y aura la peur
00:58:35de sortir
00:58:36la honte inversée
00:58:36la fatigue d'expliquer
00:58:37mais ça passera
00:58:39un jour la main
00:58:40tremblera moins
00:58:41le miroir fera
00:58:42un peu moins mal
00:58:43et un jour
00:58:44la vie reviendra
00:58:45autrement
00:58:46mais vraiment
00:58:47et pour avancer
00:58:48il faudra parler
00:58:49dire, nommer
00:58:50ne pas rester seul
00:58:51parce que les associations
00:58:52existent
00:58:53et même si tu penses
00:58:54le contraire aujourd'hui
00:58:55s'appuyer n'est pas
00:58:56une faiblesse
00:58:57c'est une force
00:58:58ça passera
00:59:00pas parce que
00:59:02tout redeviendra
00:59:03comme avant
00:59:03mais parce qu'un après
00:59:05existe
00:59:05et que dans cet après
00:59:07il y aura encore
00:59:08l'amour
00:59:08la joie
00:59:08la place
00:59:09ça passera
00:59:10et tu ne seras pas seul
00:59:12voilà pour ce message
00:59:15qui ne nécessite
00:59:16évidemment
00:59:16aucune discussion
00:59:18et simplement
00:59:19un message de tendresse
00:59:20de soutien
00:59:21à toutes les familles
00:59:22qui ont été
00:59:23endullées
00:59:23par pudeur
00:59:24par respect aussi
00:59:25pour les familles
00:59:26nous n'irons pas
00:59:28sur le terrain
00:59:28de l'enquête
00:59:29etc.
00:59:30pour cette matinée
00:59:32autre sujet
00:59:33à présent
00:59:33il est difficile
00:59:34évidemment
00:59:35de passer
00:59:36sur une autre
00:59:37actualité
00:59:38mais je voulais vous parler
00:59:39de l'Académie française
00:59:40qui s'est réveillée
00:59:42l'Académie française
00:59:43à propos de l'écriture
00:59:44inclusive
00:59:44et qui désavoue
00:59:46le Conseil d'Etat
00:59:48dans un communiqué
00:59:49publié ce vendredi
00:59:50l'Académie française
00:59:50s'oppose
00:59:51à la décision
00:59:52rendue le 31 décembre
00:59:54dernier
00:59:54par le Conseil d'Etat
00:59:55validant
00:59:56l'utilisation
00:59:57de l'écriture
00:59:58inclusive
00:59:58sur des plaques
00:59:59commémoratives
01:00:00installées
01:00:01au sein
01:00:02de l'hôtel de ville
01:00:03de Paris
01:00:03pour appuyer
01:00:04cette protestation
01:00:05elle s'appuie
01:00:06sur l'article 1er
01:00:07de la loi
01:00:08du 4 août
01:00:081994
01:00:10qui dispose pourtant
01:00:12que la langue française
01:00:12est un élément fondamental
01:00:13du patrimoine
01:00:14de la France
01:00:15dans la mesure
01:00:15où l'écriture inclusive
01:00:16institue arbitrairement
01:00:18des marqueurs
01:00:19orthographiques
01:00:20dits points médians
01:00:21contraires à la lisibilité
01:00:23et l'esprit
01:00:24de notre langue
01:00:24elle porte atteinte grave
01:00:25une atteinte grave
01:00:27à cette dimension
01:00:28patrimoniale
01:00:29qui mérite pourtant
01:00:30d'être protégée
01:00:31au même titre
01:00:32que nos monuments
01:00:34et nos paysages
01:00:35Charlotte Dornelas
01:00:36je vous ai entendu
01:00:37grommeler
01:00:37je n'ai pas compris
01:00:38ce que vous me disiez
01:00:39de qui vous moquez
01:00:42vous dites
01:00:42l'académie française
01:00:43c'est pas moi la cible
01:00:46j'ai qualifié
01:00:48la confrontation
01:00:49de combat des géants
01:00:50c'est bien
01:00:53encore heureux
01:00:54que l'académie française
01:00:55se réveille
01:00:56c'est trois jours
01:00:57qu'on en parle
01:00:57de cette décision
01:00:59du conseil d'état
01:01:00de valider
01:01:01sur les plaques
01:01:02commémoratives
01:01:02allez leur dire
01:01:04franchement
01:01:05c'est pas de leur compétence
01:01:06de se prononcer
01:01:07sur la langue française
01:01:08on a une académie
01:01:09il était temps
01:01:10qu'elle se réveille
01:01:11et il faudrait que
01:01:12le conseil d'état
01:01:13revienne à ses missions
01:01:14ça ne change rien
01:01:16parce que vous avez remarqué
01:01:16la mairie fait son panneau
01:01:18il y a un recours
01:01:18le conseil d'état
01:01:19dit oui mais non
01:01:20mais là c'est pas vraiment
01:01:21de l'écriture inclusive
01:01:22circuler il n'y a rien à voir
01:01:23le ministre de l'éducation nationale
01:01:25à l'époque
01:01:25l'avait interdit
01:01:26les communiqués
01:01:27de l'éducation nationale
01:01:28partent en écriture inclusive
01:01:28même le premier ministre
01:01:29Edouard Philippe
01:01:30le premier ministre Edouard Philippe
01:01:32avait fait une circulaire
01:01:33pour l'interdire aussi
01:01:34ah oui bah écoutez
01:01:35le mieux c'est de suivre
01:01:36en fait qu'en général
01:01:37quand on donne
01:01:37une
01:01:38quand on
01:01:40rédige une exigence
01:01:41ce que personne
01:01:42ne fait aujourd'hui
01:01:43donc
01:01:43mais on a besoin
01:01:44ce que je veux dire
01:01:45c'est que
01:01:45j'aimerais vraiment
01:01:46qu'on ait besoin
01:01:46ni du conseil d'état
01:01:47ni de la réaction
01:01:48de l'Assemblée nationale
01:01:49de l'Académie nationale
01:01:51pardon
01:01:51pour expliquer qu'on n'en peut plus
01:01:52de cette écriture ridicule
01:01:53que personne n'utilise
01:01:54sauf trois militants
01:01:55qui sont bien placés
01:01:56malheureusement
01:01:57imprononçable
01:01:58imprononçable
01:01:59mais surtout illisible
01:01:59et en plus
01:02:01c'est illisible
01:02:02je crois que c'est
01:02:03une difficulté aussi
01:02:04pour les personnes
01:02:05qui ont un handicap
01:02:06non mais c'est difficile
01:02:07pour tout le monde
01:02:08et pas bien
01:02:08c'est grotesque en fait
01:02:09la raison de l'existence
01:02:10c'est Jules Torres
01:02:11qui me disait ça
01:02:12non mais c'est Jules Torres
01:02:14qui a rappelé ça
01:02:14en braille
01:02:15bien sûr
01:02:16exactement
01:02:17en braille c'est compliqué
01:02:18pour les personnes malvoyantes
01:02:19et c'est pas ça qu'on voit
01:02:19les femmes
01:02:20violentes
01:02:21bien sûr
01:02:23dernier sujet
01:02:24et je remercie
01:02:25Jacques Serret d'être resté
01:02:26je lui avais promis
01:02:27Jacques tu restes avec nous
01:02:28jusqu'à 9h30
01:02:29il est 10h14
01:02:30c'est le concept
01:02:31Emmanuel Macron
01:02:32voudrait un haut commissariat
01:02:34à la diversité
01:02:36c'est une information
01:02:37de l'opinion
01:02:38qui commence à faire
01:02:39grand bruit
01:02:40Emmanuel Macron
01:02:41en réponse
01:02:42au retour de Donald Trump
01:02:44envisage la création
01:02:45d'un haut commissariat
01:02:46à la diversité
01:02:47plusieurs personnalités
01:02:48seraient présentes
01:02:49pour incarner
01:02:50cette nouvelle structure
01:02:51vous avez
01:02:52Christiane Taubira
01:02:53Najat Vallaud-Belkacem
01:02:54Amel Bent
01:02:55Teddy Riner
01:02:56Lilian Turam
01:02:58Papendiaï
01:02:59Laila Slimami
01:03:00entre autres
01:03:01le président aurait
01:03:02été expliqué
01:03:02à des ambassadeurs
01:03:03réunis au palais présidentiel
01:03:04on veut mobiliser
01:03:05nos diasporas
01:03:06encore davantage
01:03:08l'annonce officielle
01:03:09de ce haut commissariat
01:03:11pourrait intervenir
01:03:12lors du sommet
01:03:13Africa Forward
01:03:14prévu en mai 2026
01:03:16est-ce que vous avez
01:03:17quelques informations
01:03:18Jacques Serret
01:03:18à nous transmettre
01:03:19alors en effet
01:03:20Emmanuel Macron
01:03:21lors de son discours
01:03:21devant les ambassadeurs
01:03:22a parlé de ce sommet
01:03:24qui va se tenir
01:03:25au mois de mai
01:03:26en revanche
01:03:27ce qui est rapporté là
01:03:28par l'opinion
01:03:29n'a pas été prononcé
01:03:30lors du discours
01:03:30visiblement
01:03:31il semble que ce soit
01:03:32lors d'un échange
01:03:33et en effet
01:03:34il y a eu des tables rondes
01:03:35avant ce fameux discours
01:03:36du chef de l'État
01:03:37il y a eu des tables rondes
01:03:37avec les ambassadeurs
01:03:38donc ce serait à cette occasion
01:03:39que le chef de l'État
01:03:40aurait soumis cette idée
01:03:41de haut commissariat
01:03:42d'accord
01:03:43à la diversité
01:03:44l'idée de haut commissariat
01:03:45c'est quelque chose
01:03:45qui plaît au chef de l'État
01:03:47on a eu commissariat
01:03:48encore un minu
01:03:50le dit Alexandre
01:03:51les blancs
01:03:51vous savez
01:03:52ce sont ces machins
01:03:53les machins
01:03:55ça servira à quoi
01:03:56dans la tête du chef de l'État
01:03:57c'est de mettre en avant
01:03:59à produire des dossiers
01:04:00qui serviront
01:04:01à des journalistes
01:04:02pour nous expliquer
01:04:02qu'on n'a rien compris
01:04:03et qu'on manque de diversité
01:04:04mais c'est une information
01:04:05de l'opinion
01:04:06juste permettez-moi
01:04:07de poser la question
01:04:07l'opinion
01:04:08médias de confiance
01:04:09labelliser l'opinion
01:04:12non mais par ailleurs
01:04:13par ailleurs
01:04:13je suis très sérieux
01:04:15quand on dit ça
01:04:16personne ne doute vraiment
01:04:17de la véracité
01:04:18de l'information
01:04:18et de la composition
01:04:19en tous les cas
01:04:20des noms
01:04:21vous trouvez
01:04:23Christian Stavira
01:04:25Papendi
01:04:26Lillian Thuram
01:04:27Teddy Riener
01:04:29pour le coup
01:04:29ça pourrait être intéressant
01:04:30ce qui est étonnant
01:04:31c'est une agence
01:04:32d'Alobel Kassem
01:04:32qui est quand même
01:04:33mobilisée
01:04:33par un travail acharné
01:04:35à la Cour d'Internet
01:04:35mais c'est surtout
01:04:37est-ce qu'on pourrait
01:04:38apprécier les gens
01:04:39pour autre chose
01:04:40que leur appartenance
01:04:41à une diversité
01:04:43je ne sais pas quoi
01:04:43mais il n'y a rien
01:04:44qui va dans la formation
01:04:45parce que d'abord
01:04:46un
01:04:46le président de la république
01:04:47veut établir un haut commissariat
01:04:48pour répondre à l'élection
01:04:49de Trump
01:04:49c'est pas ça que je demande
01:04:51Donald Trump a été élu
01:04:53par des américains
01:04:54pour être président
01:04:55des Etats-Unis
01:04:56qui a le rapport
01:04:56avec un haut commissariat
01:04:57en France
01:04:58sur la diversité
01:04:59ensuite il veut faire ça
01:05:00à l'occasion d'un sommet
01:05:01sur un autre continent
01:05:02pour mobiliser
01:05:03nos diasporas
01:05:04mais de quoi il parle ?
01:05:05il existe déjà
01:05:06en gros
01:05:07il prend acte
01:05:08du fait que la France
01:05:09s'est fait dégager d'Afrique
01:05:10et donc il dit
01:05:11on va mobiliser
01:05:12les gens en France
01:05:13qui seraient issus
01:05:14des diasporas
01:05:15pour investir en Afrique
01:05:16mais ça n'a aucun sens
01:05:19et c'est anti-républicain
01:05:21on a un problème
01:05:22de cohésion
01:05:23aujourd'hui en France
01:05:23de cohésion populaire
01:05:24aujourd'hui en France
01:05:25notamment en raison
01:05:26de la question
01:05:27de l'immigration
01:05:28donc on va renforcer
01:05:29l'installation
01:05:30des diasporas
01:05:31dans le statut
01:05:31des diasporas
01:05:32et ça va aller mieux
01:05:33en Afrique peut-être
01:05:35en France je ne sais pas
01:05:35en plus la publicité
01:05:36qui vont faire
01:05:37ce sont des gens
01:05:38qui accusent en permanence
01:05:39la France d'être racée
01:05:40je ne suis pas sûr
01:05:41que ce soit le meilleur moyen
01:05:42de faire notre promotion
01:05:44Teddy Riner par exemple
01:05:46est un formidable porte-parole
01:05:48pour la France
01:05:48c'est pas la question
01:05:49de la diversité
01:05:50c'est qu'il est profondément
01:05:51français Teddy Riner
01:05:52et on est fiers
01:05:53d'être associés
01:05:54à Teddy Riner
01:05:55répondre à Trump
01:05:56pourquoi ?
01:05:57parce que
01:05:57Trump je rappelle
01:05:58a été élu
01:05:59par des minorités
01:06:00c'est le républicain
01:06:01qui a sans doute
01:06:02fait le plus de voix
01:06:03chez les minorités
01:06:04c'est justement parce qu'il ne s'est pas
01:06:06adressé à eux
01:06:06en tant que minorités
01:06:07mais en tant qu'américains
01:06:08c'est terminé
01:06:09et donc je ne vous parlerai pas
01:06:11de cette information
01:06:12publiée par le Figaro
01:06:13médias de confiance
01:06:14qui fêtera ses 200 ans
01:06:15la semaine prochaine
01:06:16joyeux anniversaire
01:06:17au Figaro
01:06:18Alexandre Devecchio
01:06:19trois ans après le vol
01:06:21de leurs deux roues
01:06:23Elodie et Jérôme
01:06:24ont reçu
01:06:24272 forfaits
01:06:26post-stationnement
01:06:27un couple oublie
01:06:28de déclarer le vol
01:06:29de leur scooter
01:06:30la mairie de Paris
01:06:31leur réclame
01:06:3118 000 euros
01:06:33d'amende de stationnement
01:06:33allez
01:06:34rien que ça
01:06:35je trouvais ça pas mal
01:06:37comme dernière information
01:06:38dans un instant
01:06:39vous allez retrouver
01:06:40Brigitte Millot
01:06:41à qui on souhaite
01:06:41une merveilleuse année
01:06:42et Brigitte va nous
01:06:44expliquer pourquoi
01:06:45et comment notre corps
01:06:46réagit
01:06:46dès que la température
01:06:48est inférieure
01:06:49à 18 degrés
01:06:50ce qui arrive
01:06:51à Paris
01:06:51à partir
01:06:51de mi-septembre
01:06:53à partir de
01:06:54mi-août
01:06:56à partir de mi-août
01:06:58ça arrive tout le temps
01:06:59et pourquoi les femmes
01:07:00sont plus frileuses
01:07:01que les hommes
01:07:02et bien écoutez
01:07:02on va suivre ça
01:07:03attentivement
01:07:04merci à tous les 5
01:07:06dans un instant
01:07:07donc c'est Brigitte Millot
01:07:08restez avec nous
01:07:09sur ces news
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01:07:11oh yeah
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