00:00On va voir Florence, qui est la maire de Théo, qui nous a appelée hier en direction européenne.
00:05Elle nous avait dit qu'elle voulait participer à cette manifestation samedi en hommage à Quentin.
00:13Bonjour Florence, vous êtes la maire de Théo.
00:15Lorsque vous entendez que le maire de Lyon, aujourd'hui, demande l'interdiction de cette marche en hommage à Quentin,
00:22prévue samedi, que lui répondez-vous ?
00:25Écoutez, je lui demande un petit peu de décence. Je lui explique, interdire la liberté, on n'a même plus
00:32le droit de pleurer.
00:33Voilà, il va nous interdire même de pleurer. Il va vouloir nous empêcher cet hommage pour Quentin, pour toutes ses
00:40vies fauchées, parce qu'à Lyon, ça n'arrête pas.
00:42On parle des morts, mais on parle de toutes ses victimes. On a une marche qui va être encadrée, qui
00:47sera apaisée, mais interdire.
00:49Qu'est-ce qu'il cherche ? La haine ? On n'a pas assez la haine à Lyon ?
00:52Il ne comprend pas. Il a des leçons tous les jours.
00:56Tous les jours, et il continue à attiser la haine. Donc la question que je lui pose, c'est que,
01:00est-ce que, le 14 mars prochain, lors de ma prochaine marche, il va me l'interdire ?
01:06Il va falloir qu'il réagisse, M. Doucet.
01:08Vous allez faire le 14 mars ?
01:09Un petit peu de décence pour nos victimes.
01:10Le 14 mars, ça serait une marche pour Théo, c'est ça ?
01:14Pour Théo et pour toutes ses victimes, j'en ai marre, j'en ai marre de voir mon fils, qui
01:17est en détresse, qui lui est enfermé pendant que ses bourreaux, eux, utilisent encore les cartes, qu'ils vont manger
01:24au kebab tranquillement, qu'ils essayent encore de le bafouer.
01:27Non mais c'est une catastrophe. M. Doucet, un petit peu de décence.
01:31Et est-ce que vous êtes, vous entendez peut-être M. Doucet, Grégory Doucet, qui a peur du trouble à
01:38l'ordre public, qui a peur, comme il dit, que l'extrême droite, il y aurait trop de personnes d
01:43'extrême droite qui viendraient sur place.
01:45Oui, qu'est-ce que vous répondez ? Oui, dites-moi.
01:47Mais la faute à qui ? La faute à qui ? C'est qui qui attise la haine depuis des
01:50années ? On nous parle de vélo, d'écologie, on nous parle d'une ville pour les animaux.
01:54Certes, c'est bien les animaux, mais nos enfants ne sont pas une priorité ? Notre sécurité n'est pas
01:59la priorité ? Voilà, M. Doucet, ma réponse.
02:02Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous êtes là, dans quelques semaines. Qu'est-ce que vous allez
02:06faire de plus ? Rien. Vous n'entendez pas, vous n'écoutez pas, vous ne réagissez pas.
02:10Vous voulez interdire. La liberté d'expression, c'est quelque chose où on a le droit. Donc oui, on ira
02:15marcher, bien sûr, bien sûr.
02:17Il y a toujours des gens qui sont là. On a une police, ils savent le faire. Au moment de
02:21ma marche, ils ont fait les choses correctement, ils savent organiser.
02:24Mais ce n'est pas M. Doucet qui doit interdire.
02:26Donc vous irez, parce que vous faites confiance à la police, vous faites confiance au calme, et vous vous dites
02:34aussi que les gens seraient calmes.
02:38Bien sûr, la ville de Lyon a besoin d'être entendue. Notre insécurité, c'est maintenant en fait. C'est
02:44aujourd'hui.
02:44Ce n'est pas dans un an et demi, les élections présidentielles. C'est aujourd'hui qu'on a besoin
02:48d'être entendus. Stop les morts. Stop.
02:50– Gabrielle Cusel, qu'est-ce que vous avez envie de demander ou de dire à Florence, en entendant son
02:54cri du cœur, où elle dit « mais attendez, laissez-nous pleurer ».
02:57– Non mais attendez, oui, moi j'entends absolument son cri, en tant que mère de famille, mais aussi en
03:02tant que journaliste.
03:03Je me dis « mais c'est complètement dingue ». Il y a un jeune, moi j'allais dire un
03:07gamin, qui a été tué vendredi,
03:09mais en plus on n'aurait même pas le droit d'aller lui rendre hommage dans la rue.
03:12C'est quand même Grégory Doucet, il faut savoir, dont la mairie a des liens assez particuliers avec la jeune
03:18garde,
03:19qui se permet de dire ça au prétexte qu'il y aurait un risque de militants d'extrême droite violents
03:24qui pourraient venir.
03:25Mais que ne s'en est-il préoccupé avant ? C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la
03:29charité.
03:29Et moi je regrette surtout qu'il n'ait pas eu l'idée d'interdire l'avenue de Rimasane.
03:33Là ça ne lui a pas traversé l'esprit que l'avenue de Rimasane pourrait protéger des troubles à l
03:41'ordre public.
03:42Exactement, pourrait susciter, je cherchais le mot, des troubles à l'ordre public.
03:46D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu passer ça, mais moi ça m'a révoltée également.
03:50On vient de se rendre compte que l'ENS de Saclay vient d'annuler une conférence, un meeting de Rimasane.
03:59Et en creux, ça en dit long.
04:00Alors Rimasane a tweeté, elle a dit non, non, non, pas annulée, mais décalée.
04:04Et décalée, en plus, vous voyez, l'arrogance en plus de la défini.
04:09Non mais bon, là aussi il y aurait un roman à écrire parce que franchement ces gens-là, ils devraient
04:12se mettre dans un petit trou,
04:13ils devraient avoir honte, ils devraient se faire oublier, mais non, en plus ils sont très arrogants.
04:16Donc cette intervention est décalée, on va attendre qu'on passe à autre chose, visiblement, que l'actualité ait tourné
04:23la page.
04:23Et ça en dit long sur toutes ces personnalités d'extrême-gauche qui sont invitées dans tes écoles supposées former
04:30l'élite de demain.
04:32Et là je me demande, est-ce qu'on demande l'interdiction ? Qu'est-ce qui se passe ?
04:36En tout cas, Florence, merci beaucoup de nous avoir appelés, je rappelle que vous êtes la mère de Théo.
04:42Merci d'avoir encore partagé avec nous ce cri du cœur que vous avez.
04:46Vous voyez votre fils souffrir, vous voyez tous ces jeunes qui souffrent, voilà, sur qui on saute à pieds joints
04:53sur la tête.
04:55Et le 14 mars, vous avez une manifestation en hommage à tous ces jeunes qui sont victimes de la violence
05:00de l'extrême-gauche, notamment.
05:02Et vous dites que vous allez donc manifester, en tout cas aller à cette marche en hommage à Quentin, samedi.
05:09Merci beaucoup ma chère Florence.
05:11Merci à vous, merci beaucoup.
05:13Merci beaucoup.
05:13Excellente journée, merci encore pour votre...
05:15Vous aussi, au revoir.
05:16Merci.
05:16Merci.
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