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00:06Merci Madame la Présidente, j'ai cru entendre votre voix.
00:14Que vous dire Madame la Ministre ? J'entends l'argument et l'explication théorique qui est la vôtre.
00:22Nous nous sommes exprimés, vous l'avez vu, dans Le Monde, le FLNKS nous a répondu, on essaie d'être
00:28constructifs et de ramener à la table de négociation les six partenaires, en tout cas le partenaire manquant.
00:34Je pense que vous avez compris, la stratégie qui était la nôtre et qui est pour nous un point de
00:39passage très important, même si nous savons les limites de la négociation avec le FLNKS.
00:45Nous ne sommes pas, je dirais, Béat d'admiration sur ce qui s'est passé, je vous rassure.
00:51Par contre, vous laissez entendre qu'après la lecture qui aura lieu au Sénat et qu'il sera conclu d
00:59'un vote positif, les équilibres politiques sont connus à l'avance, il n'y a pas de doute en la
01:04matière.
01:06Mais vous ne pouvez pas imaginer, en tout cas j'espère que vous n'imaginez pas un seul instant, que
01:13cela se poursuivra dans les bonnes conditions à l'Assemblée nationale.
01:17Et que je pense qu'il serait sinon coupable, en tout cas très dangereux, de ne pas considérer cette réalité
01:27politique.
01:28Il y a une réalité politique, que nous voulions ou non, qui s'imposera à nous et qui bloquera la
01:34machine.
01:35Donc toute la question qui nous est posée, c'est ce que nous avons essayé d'exprimer avec nos collègues,
01:41sénateurs, députés, socialistes, dans cette tribune,
01:46c'est d'imaginer tout de suite le plan B, pour ne pas nous retrouver dans le mur, brutalement, en
01:54klaxonnant, le 30 mars prochain.
01:58Quand nous avons fait les auditions avec Mme Agnès Canaillé, je remercie vraiment la rapporteure pour son investissement sur un
02:04dossier extrêmement complexe,
02:05nous avons nous complété nos auditions de manière parallèle, et non pas secrète, je vous rassure,
02:13mais même des personnages importants qui ont signé les accords nous disent « mais on n'y arrivera pas ».
02:20On n'y arrivera pas, et il faudra passer par la case élection prévue par le Conseil constitutionnel, acceptée par
02:27le Conseil constitutionnel de loi de juin.
02:30Et notre positionnement que nous allons exprimer, que nous vous exprimons aujourd'hui,
02:34que nous exprimerons lors de la discussion générale de la loi mardi prochain,
02:39que j'aurai l'occasion, et puisqu'il n'y a pas de secret, aussi d'exprimer demain dans les
02:43QAG auprès du Premier ministre,
02:46notre position c'est de dire « mais voilà, constatons qu'il y a une assemblée qui est composée de
02:52la manière que nous connaissons,
02:54qu'il faut lever l'obstacle et ne pas arrêter le processus démocratique et donc qu'on ait des élections,
03:00et qu'après ces élections, puisque le FLNKS s'est engagé ce matin même à revenir à la table de
03:05négociation,
03:06c'est « on ne part pas de rien », qui n'est pas de malentendu, nous croyons en bougival,
03:11nous croyons en bougival,
03:12nous voulons limiter certains aspects que vous avez d'ailleurs évoqués sur l'hyperprofessionalisation liés à Élysée ou Dino,
03:20donc nous aurons des amendements proposés lors du débat le 24 février.
03:24Nous croyons à bougival beaucoup plus que sûrement le FLNKS, qui lui ne croit qu'à débat,
03:30donc nous savons quelles sont les limites de l'exercice,
03:34il n'est pas question de passer bougival par pertes et profits pour ce qui nous concerne,
03:38je tiens à préciser de manière très solennelle dans cette commission et dans cette audition.
03:44Mais face à l'obstacle insurmontable potentiel et insurmontable de l'Assemblée nationale,
03:51nous voulons imaginer tout de suite un plan B pour éviter finalement de donner un spectacle catastrophique
03:59sur le sujet de la Nouvelle-Calédonie et finalement désespérer les habitants de Nouvelle-Calédonie
04:08sur la capacité des politiques hexagonaux à traiter leur sujet.
04:15Voilà, donc nous vous disons, oui, première étape, et ce sera un socle,
04:23voilà, ce sera un socle, le vote au Sénat avec une position que nous déciderons
04:29pour ce qui nous concerne en début de semaine prochaine au regard de l'évolution du dossier
04:35et après, eh bien, on reprend le cycle normal démocratique pour engager une nouvelle négociation
04:42en ne partant pas de rien, mais en ramenant tout le monde à la maison.
04:49Merci. Madame la Ministre, une réponse.
04:54Oui, merci Madame la Présidente.
04:56Monsieur le Président Cannaire, merci beaucoup de votre intervention.
05:03Je comprends en tout point l'intention qui est la vôtre.
05:06J'ai lu avec beaucoup d'attention la tribune que vous avez publiée, vous y évoquez.
05:12D'abord, vous redites l'intérêt de l'accord de Bougival, je vous en remercie.
05:16Merci, parce que les éléments de fond de cet accord sont importants.
05:21C'est important de redire qu'il y a des évolutions institutionnelles importantes,
05:25majeures pour le territoire.
05:27Vous y évoquez la voie originale qui a été empruntée, qui mérite effectivement qu'on s'y attarde.
05:33Et finalement, les difficultés que vous soulevez, je les partage.
05:37Ce que je ne partage pas, c'est effectivement l'issue à ces difficultés.
05:42Et pourquoi ? Parce que, bien sûr, je suis bien consciente de la réalité politique,
05:47qui est celle de l'Assemblée nationale, éminemment complexe,
05:52dans laquelle il est compliqué de manière générale d'aller trouver une majorité,
05:57et que sur le sujet calédonien, compte tenu effectivement de ce que j'ai lu,
06:01ce sera un exercice difficile.
06:03Mais dans la position qui est la mienne, M. le Président,
06:07je suis obligée de prendre les étapes les unes après les autres.
06:10Et s'il y a une chance, même infime, que l'Assemblée nationale puisse voter ce texte,
06:14alors j'irais porter la voix de l'accord de Bougival et de Zéodinou.
06:20Je le dois à ceux qui se sont engagés dans ces discussions,
06:23qui ont été très courageux, qui ont pris des risques aussi,
06:26pour leur vie, les indépendantistes du Palicat,
06:30mais pas seulement, les membres des loyalistes et du Rassemblement,
06:37qui ont pris leur courage à deux mains pour venir à Paris
06:40réexprimer leur soutien à un accord fragile.
06:46Oui, l'exercice sera compliqué,
06:48mais comme ministre, je continuerai auprès des députés
06:53à faire la pédagogie de cet accord,
06:55et à interroger sur la suite.
06:58Parce que si ça n'est pas le processus actuel,
07:01que se passe-t-il ?
07:02C'est vrai, et vous avez raison de poser la question,
07:05vous l'avez fait,
07:07de penser à ce qui arrive après.
07:08C'est le fameux plan B, M. le Président Cannaire,
07:10que vous avez effectivement évoqué,
07:14la possibilité d'organiser des élections à juin prochain.
07:18C'est quelque chose, c'est un des scénarios,
07:20effectivement, qui existe aujourd'hui.
07:22Si le processus tombe,
07:23on revient effectivement au droit commun.
07:27Mais il y a encore une chance
07:29que ce processus puisse aboutir,
07:31et je crois que c'est important,
07:34après le passage au Sénat,
07:35puisque vous serez tous amenés à prendre vos responsabilités,
07:38que les députés le fassent aussi.
07:39Ce sera aussi un moment de vérité
07:41à l'Assemblée nationale.
07:43Un moment de vérité.
07:44Est-ce que l'Assemblée sera en capacité de débattre ou pas
07:47sur un sujet de cette importance ?
07:50Où est-ce qu'on fera face
07:51à des tentatives d'obstruction
07:54de la part de certains ?
07:55Ce qui ne serait évidemment pas
07:57à la hauteur des défis
07:59pour les Calédoniens.
08:00Mais il faut ce moment de vérité.
08:03Il faut ce moment de vérité,
08:04par respect,
08:05pour ceux qui se sentent engagés,
08:07et par respect,
08:07encore une fois,
08:08pour les Calédoniens
08:09qui méritent qu'on puisse leur offrir
08:11des perspectives.
08:12Et donc, je prends,
08:13M. le Président,
08:14les étapes les unes après les autres.
08:16Mais nous aurons bien sûr
08:17ce débat,
08:18y compris avec le Premier ministre,
08:20sur la date de ces élections,
08:23notamment la semaine prochaine,
08:24au moment de la séance publique.
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