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  • il y a 16 heures
Le 11 février, la commission des affaires économiques auditionnait Amir Reza-Tofighi, président de la CPME. Celui-ci, qui s’exprimait pour la première fois devant la commission depuis son arrivée à la tête de l’organisation patronale, a soulevé plusieurs sujets : le financement du modèle social, la fiscalité appliquée aux entreprises, ou encore le rapport du Sénat sur les aides publiques aux entreprises. “Tous les entrepreneurs ont mal vécu le rapport du Sénat sur les aides publiques aux entreprises”, a-t-il affirmé devant les sénateurs, suscitant une réaction de Fabien Gay, rapporteur de la commission d’enquête. “Aucun d’entre nous n’a dit que les 211 milliards étaient des cadeaux aux entreprises”, s’est-il défendu. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025

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00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous emmène au cœur du travail parlementaire.
00:00:16Aujourd'hui, nous vous proposons une audition, celle du président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, la CPME.
00:00:23Amir Reza Tofighi a évoqué devant les sénateurs de la Commission des affaires économiques plusieurs sujets.
00:00:28La transmission des entreprises, les défaillances des entreprises ou encore la simplification attendue par le secteur, mais toujours en suspens.
00:00:36On regarde.
00:00:37Mesdames et messieurs les sénateurs, j'aimerais déjà vous remercier pour cette invitation. C'est ma première audition devant cette
00:00:46commission et c'est surtout une responsabilité.
00:00:49Je ne vais pas répondre à toutes vos questions dès les propos liminaires parce qu'on va privilégier l'échange
00:00:53et donc je vais essayer de tracer court.
00:00:54Déjà vous dire que la CPME, c'est 320 000 entreprises qui sont adhérentes à la CPME à travers nos
00:01:02120 fédérations professionnelles, à travers nos CPME territoriales,
00:01:06donc partout en France, que ce soit sur le territoire métropolitain, mais également dans les Outre-mer.
00:01:11Et donc nous représentons l'économie du réel, celle qui produit ici, celle qui emploie ici, celle qui investit en
00:01:17France.
00:01:19Et j'aimerais dire que nous ne sommes pas dans un moment banal. Aujourd'hui, on est à un moment
00:01:24charnière et on le voit par rapport au contexte international.
00:01:28Et ce qui se joue aujourd'hui, ce n'est pas seulement une trajectoire budgétaire, ce qui se joue, c
00:01:33'est l'avenir de notre modèle économique.
00:01:36Je ne vais pas vous dire que tout est fini, je ne vais pas avoir un discours pessimiste, plutôt vous
00:01:40dire qu'on a un défi majeur à relever ensemble.
00:01:43Et que ce défi exige lucidité, courage et confiance.
00:01:48Avant de parler de la France, avant de parler de nos entreprises, j'aimerais parler du contexte international.
00:01:53Dans quel contexte on est aujourd'hui ?
00:01:56Le monde autour de nous se transforme à une vitesse inédite.
00:02:00Les Etats-Unis réindustrialisent massivement, investissent dans l'intelligence artificielle.
00:02:06La Chine innove, planifie, structure ses chaînes de valeur et les pays émergents montent en gamme.
00:02:13Globalement, on a un monde qui innove, qui investit, qui accélère et on ne doit pas rater ce train.
00:02:19Parce que pendant que d'autres avancent, l'Europe a parfois continué à croire que le libre-échange, à lui
00:02:24seul, suffisait à garantir l'équilibre.
00:02:27Or ce qui se joue aujourd'hui, c'est la sortie d'une naïveté européenne sur le libre-échange.
00:02:33Nous ne pouvons pas être les seuls à respecter les règles sociales, fiscales et environnementales exigeantes,
00:02:38tout en laissant entrer massivement des produits qui ne respectent ni nos standards, ni nos intérêts stratégiques.
00:02:45Les plateformes étrangères, les petits colis à bas coût, les distorsions de concurrence sont devenues des réalités quotidiennes pour nos
00:02:52PME.
00:02:52Et les premières mesures sont utiles, la taxe sur les petits colis et l'action que va avoir l'Europe
00:02:57à partir de 2026, mais elles sont insuffisantes.
00:03:00Il faut de la réciprocité, il faut des contrôles efficaces et il faut des sanctions dissuatives.
00:03:07Mais il faut aussi regarder la réalité en face. La France a parfois pris l'habitude de jouer contre sa
00:03:12propre économie.
00:03:15Surtransposition, complexité administrative, normative, accumulation de charges.
00:03:19Et dans un monde où les Etats-Unis et la Chine défendent activement leurs intérêts économiques, nous ne pouvons plus
00:03:26continuer à fragiliser les nôtres.
00:03:28Et cela renvoie à un enjeu central, l'alignement compétitif, l'alignement sur la fiscalité, sur le coût du travail,
00:03:36sur les normes.
00:03:37On ne peut pas être le pays qui, en permanence, a un niveau de prélèvement obligatoire plus important que tous
00:03:43les autres pays européens.
00:03:44Déjà que l'Europe a un niveau de prélèvement qui est plus important que le reste du monde.
00:03:49Si nos entreprises supportent des contraintes plus lourdes que leurs concurrentes, elles ne peuvent pas lutter à armes égales.
00:03:54Et dans un monde plus dur, l'Europe ne peut plus être naïve, elle doit être stratégique.
00:03:58Et j'aimerais malgré tout saluer l'action de la France en Europe, qui porte ce message, malgré le fait
00:04:05que d'autres pays européens soient encore dans une vision très naïve.
00:04:10Alors si on revient sur la France sur 2025, on a une croissance 2025 qui atteint 0,9%.
00:04:18C'est supérieur aux prévisions.
00:04:20Ce n'est pas une croissance incroyable, mais c'est malgré tout une dynamique qu'il faut entretenir et renforcer.
00:04:28Nous sommes dans une stabilité qui est fragile.
00:04:31Les défaillances atteignent un niveau qui est historiquement élevé.
00:04:35Les délais de paiement sont de plus en plus importants.
00:04:39Les trésoreries sont sous tension.
00:04:41Mais le sujet est plus important que ça.
00:04:44On a construit un modèle aujourd'hui où 27 millions de Français d'actifs financent un modèle social pour 70
00:04:52millions de citoyens.
00:04:54Et ce modèle ne tiendra plus.
00:04:56Et c'est un enjeu majeur qu'il faut aborder dès aujourd'hui et pour la campagne pour les présidentielles.
00:05:01Parce qu'on fait l'essentiel du financement de notre modèle social sur le travail.
00:05:06Et à force d'accumuler les prélevances sur le travail, on a créé un système où aujourd'hui, le travail
00:05:11paye de moins en moins.
00:05:12Et où on est en train d'appauvrir toute une classe d'actifs.
00:05:15Quand il fallait 20 ans pour qu'à une époque, les salariés doublent leur salaire.
00:05:21Aujourd'hui, il faut plus de 40 ans pour qu'un salarié puisse doubler son salaire.
00:05:26Ce qui veut tout simplement dire que cette promesse républicaine qui était que par le travail, on peut s'élever
00:05:30dans la société, existe de moins en moins.
00:05:32Parce qu'on est incapable de voir qu'on a construit un modèle qui était un modèle d'après-guerre
00:05:36qui ne tient plus aujourd'hui.
00:05:37Car les équilibres ne sont plus les bons.
00:05:40Le coût du travail donc reste très élevé.
00:05:42Et chaque hausse supplémentaire pèse sur l'emploi et pèse sur le travail.
00:05:46J'aimerais rappeler qu'on a dans ce budget, dans ce budget, évité une hausse supplémentaire de 1,5 milliard
00:05:52d'euros sur le coût du travail.
00:05:54Puisqu'il y avait un rabot sur les allégements de charges qui devaient être faits.
00:05:58Mais que malgré tout, on avait déjà 1,5 milliard qui était prévu.
00:06:02Et donc, ce 1,5 milliard qui va augmenter le coût du travail, il sera en moins sur les salaires.
00:06:07Il sera en moins sur les augmentations de salaires.
00:06:10Parce que dans une entreprise, quand le coût du travail augmente, automatiquement, il est pris sur les augmentations de salaires
00:06:16que les entreprises peuvent faire.
00:06:21Alors, pour revenir sur le budget 2026.
00:06:25C'est un budget de compromis, mais un budget de renoncement.
00:06:28On est revenu sur la réforme des retraites.
00:06:32Une réforme qui, à elle seule, ne suffit pas.
00:06:35Parce que, pour rappel, à l'horizon 2035, on avait plus de 15 milliards de déficits en prenant cette réforme
00:06:44de retraite qui serait arrivée à son terme en 2030.
00:06:47Et donc, il faut aussi, sur ce sujet, avoir un discours de vérité.
00:06:51Est-ce qu'on veut avoir un modèle social qui permet de financer nos retraites ?
00:06:54Et si oui, travailler plus longtemps, travailler le taux d'emploi des jeunes, travailler le taux d'emploi des seniors
00:07:00est indispensable.
00:07:02Ou est-ce que, pour des raisons politiques, on veut faire croire aux Français qu'on peut avoir un système
00:07:07où on travaille moins, où il y a de moins en moins d'actifs, de plus en plus de retraités,
00:07:11et que, par magie, ce système tiendrait ?
00:07:14Mentir aux Français n'est jamais une bonne solution.
00:07:17Donc, on a soutenu ce budget par responsabilité parce qu'on ne voulait pas rajouter du désordre sur un contexte
00:07:22politique qui est difficile.
00:07:24On a malgré tout un budget qui a protégé les TPE, les PME.
00:07:27On a sauvé le pacte d'Utreil. On a sauvé les holdings qui sont un mécanisme indispensable pour les entrepreneurs.
00:07:34Mais on a perdu la baisse de la CVAE.
00:07:37Et j'aimerais reparler des impôts de production.
00:07:39Les impôts de production en France, c'est deux fois la moyenne européenne.
00:07:44C'est six fois l'Allemagne.
00:07:46Les impôts de production, c'est l'impôt le plus injuste.
00:07:49C'est l'impôt qui taxe avant d'avoir fait des bénéfices.
00:07:51C'est l'impôt qui est l'anti-made in France.
00:07:56C'est finalement le cadeau pour les entreprises étrangères.
00:07:58C'est de dire, entreprise française, vous allez avoir une concurrence déloyale
00:08:02puisque finalement, on va vous prendre de l'argent qu'on ne prendra pas aux entreprises étrangères.
00:08:07Même si vous ne gagnez pas d'argent.
00:08:10Et moi, je le dis vraiment.
00:08:12Ces impôts de production, c'est le plus beau cadeau qu'on fait aux entreprises chinoises.
00:08:18Et tant qu'on ne comprend pas que revenir sur ces impôts de production est indispensable
00:08:23pour qu'on puisse avoir du made in France, avoir des usines en France, avoir de l'emploi en France,
00:08:27on ne sera pas au niveau des défis de la France.
00:08:29Et on ne sera pas au niveau de la réindustrialisation.
00:08:31Parce que oui, réindustrialiser a un coût.
00:08:33Et ce coût, c'est d'être capable de voir qu'on ne peut pas toujours mettre des impôts sur
00:08:38nos entreprises
00:08:38alors que les entreprises étrangères en sont exonérées.
00:08:44Bien évidemment, le sujet de la dette publique est un sujet crucial.
00:08:47Et il faut l'aborder aussi avec courage et lucidité.
00:08:51Parce que cette dette publique qu'on est en train de léguer à nos enfants,
00:08:55non pas pour investir pour eux,
00:08:57mais juste pour payer nos frais de fonctionnement,
00:09:00pour payer nos dépenses sociales,
00:09:02c'est une dette qui est immorale.
00:09:04Et donc il faut aujourd'hui baisser le coût de l'État.
00:09:08Il faut baisser globalement le coût de l'action publique.
00:09:11Par la réorganisation, par le fait de aussi remettre de la responsabilité au modèle social.
00:09:16On ne peut pas avoir un modèle social qui aujourd'hui, en permanence,
00:09:20est devenu non pas un moyen de solidarité,
00:09:23mais comme un droit de tirage sur lequel, finalement,
00:09:28on peut, malgré le fait qu'il est continuellement déficitaire,
00:09:33continuer à tirer dessus.
00:09:35Et donc on attend de nos parlementaires ce soutien-là.
00:09:41Je crois que j'ai déjà été un peu trop long sur le propos liminaire.
00:09:47On voit vos paroles.
00:09:50Après, ça m'a suscité un débat,
00:09:52mais nous, ça nous convient tout à fait.
00:10:01Je vais prendre cette question, même si ce n'était pas une question,
00:10:05mais peut-être vous dire quelle est la différence entre une TPE, une PME et un grand groupe ?
00:10:10C'est que la PME, elle est en France.
00:10:11C'est que la PME, elle n'est pas diversifiée avec une activité qui est dans dix pays différents,
00:10:17avec plein de services différents.
00:10:18Qu'est-ce que cela veut dire ?
00:10:19C'est qu'elle est très dépendante, très dépendante du contexte français.
00:10:24Elle est très dépendante de changements qu'il pourrait y avoir,
00:10:26parce que forcément, elle ne peut pas se diversifier.
00:10:32Et elle est très dépendante, bien évidemment, de ses relations avec ses sous-traitants,
00:10:35avec ses dehors d'ordre et du contexte politique.
00:10:38Pourquoi je vous dis ça ?
00:10:39Parce qu'aujourd'hui, tous les débats publics qu'il y a eu,
00:10:43c'est avant tout les PME qui sont impactés.
00:10:45Parce que les grands groupes, la réalité, c'est quoi ?
00:10:47C'est qu'elles sont diversifiées.
00:10:49Elles font une grande partie de leurs activités en dehors de la France.
00:10:53Et donc, quand on a un débat public qui est focalisé sur le fait qu'il faut taxer plus,
00:10:59à la fin, c'est qui qui prend peur ?
00:11:01C'est la PME.
00:11:01C'est qui qui ne peut pas diversifier son activité à l'étranger ?
00:11:04C'est la PME.
00:11:05C'est qui qui se prend à chaque fois les normes supplémentaires ?
00:11:08C'est la PME.
00:11:10Parce que dans une petite entreprise, on ne va pas avoir des salariés
00:11:13qui vont être dédiés à répondre à toutes les nouvelles demandes.
00:11:16C'est souvent le dirigeant qui va avoir ça.
00:11:19Et donc, la problématique qu'on a aujourd'hui, c'est qu'à chaque fois
00:11:21qu'on a un débat public qui est axé sur l'entreprise,
00:11:23on réfléchit toujours à la grande entreprise.
00:11:25Et donc, on va mettre une contrainte supplémentaire en se disant
00:11:27de toute façon, il y aura une personne pour la gérer.
00:11:30On va mettre une taxe supplémentaire en disant
00:11:31de toute façon, elle a les moyens de payer.
00:11:33Et moi, je vous dis, on est dans un moment
00:11:36où on est en train de faire peur à tous les chefs d'entreprise.
00:11:39Et quand je vous parle des chefs d'entreprise,
00:11:40je vous parle des patrons de TPE, de PME,
00:11:43et même d'ETI patrimonial.
00:11:46Parce qu'on va parler de transmission.
00:11:47On va parler de reprise d'entreprise.
00:11:49Mais est-ce qu'on donne aujourd'hui envie aux Français
00:11:51de créer une entreprise ?
00:11:52Est-ce qu'on donne envie aux Français de reprendre une entreprise ?
00:11:56Parce que, bien évidemment,
00:11:57qu'on va pouvoir parler de quelles sont les mesures
00:11:59pour favoriser les transmissions.
00:12:01Et moi, mon inquiétude, elle n'est pas là.
00:12:03Mon inquiétude, elle est qu'aujourd'hui,
00:12:04quand je parle avec des entrepreneurs.
00:12:05Pas plus tard qu'hier soir, j'étais à un événement au Sénat, justement.
00:12:08C'était la CPME de Paris qui organisait un événement au Sénat.
00:12:12Moi, ce qu'on me dit aujourd'hui, c'est quoi ?
00:12:13C'est que je ne veux plus recruter parce que j'ai peur.
00:12:17J'ai peur parce que je vois le coût du travail
00:12:18qui est toujours plus élevé.
00:12:19Et j'ai peur parce que j'ai peur du prud'homme.
00:12:23J'ai peur de la complexité du droit du travail.
00:12:28Et le deuxième point, c'est est-ce que je veux encore aujourd'hui
00:12:33continuer à être patron d'entreprise
00:12:35alors qu'on a toujours le sentiment
00:12:38d'être attaqué par les politiques ?
00:12:40Et donc, c'est ça le sujet d'aujourd'hui.
00:12:41C'est comment on donne envie aux chefs d'entreprise
00:12:44de créer une entreprise, d'investir en France
00:12:46et de continuer à créer l'activité.
00:12:47Tout d'abord, je voudrais vous féliciter
00:12:49pour votre franc-parler,
00:12:51notamment en matière d'alignement compétitif
00:12:55mais également en matière de fiscalité
00:12:58et d'enjeux sur les impôts de production.
00:13:02Quant à moi, je voudrais revenir
00:13:04sur les défaillances d'entreprise.
00:13:06On dénombre plus de 70 000 défaillances d'entreprise
00:13:10en 2025 contre 65 000, 66 000 en 2024.
00:13:15Un triste record.
00:13:17Et quelle est la part, donc, de PME et de TPE
00:13:20dans ces défaillances d'entreprise ?
00:13:23Y a-t-il, selon vous, un problème dans l'accompagnement ?
00:13:26Comme l'a évoqué lors d'une dernière audition le ministre.
00:13:31Comment y remédier rapidement ?
00:13:33Un tiers des défaillances d'entreprise
00:13:35seraient causées par des problèmes de trésorerie.
00:13:39Est-ce que les PME et TPE sont davantage touchés ?
00:13:42Et je voudrais faire écho à notre collègue,
00:13:45cher collègue Olivier Rittmann,
00:13:46président de la délégation aux entreprises,
00:13:48qui propose de déplafonner les sanctions en vigueur
00:13:51jusqu'à aujourd'hui pour lutter contre les retards
00:13:54de paiement imposés par les grands groupes.
00:13:56Est-ce que, selon vous, d'autres solutions
00:14:00pourraient être envisagées ?
00:14:02Et concernant, je voudrais revenir quelques instants
00:14:05sur le projet de loi de finances 2026
00:14:07relative à la fiscalité des grandes entreprises.
00:14:11Quel est, selon vous, l'impact possible
00:14:14de cette mesure sur les petites et moyennes entreprises ?
00:14:17Merci beaucoup.
00:14:20Alors, sur les différentes questions,
00:14:24je vais les prendre dans l'ordre.
00:14:25Sur l'alliance du Made in France,
00:14:26c'est une initiative qu'on a lancée
00:14:29avec des syndicats de salariés,
00:14:31des syndicats patronaux,
00:14:32des personnalités qualifiées,
00:14:33Arnaud Montebourg, Olivier Luancy,
00:14:36Origine France Garantie,
00:14:38le salon du Made in France.
00:14:40Et cette alliance est ouverte,
00:14:41donc on va continuer à l'ouvrir.
00:14:45L'objectif, c'est d'avoir des mesures consensuelles,
00:14:47très concrètes.
00:14:49Il y a la commande publique, il y a la formation.
00:14:51Et donc, je vais prendre ce sujet
00:14:53de la commande publique et des marchés publics.
00:14:56Alors, premier sujet aujourd'hui,
00:14:58parce que c'est un sujet européen,
00:14:59c'est la préférence européenne.
00:15:01Il faut une préférence européenne.
00:15:03Je ne comprends même pas
00:15:04que c'est un sujet de débat.
00:15:05Et quand j'entends que la préférence européenne
00:15:07doit inclure,
00:15:08ce n'est pas la France qui porte ça,
00:15:09mais la préférence européenne
00:15:10pourrait inclure les pays
00:15:11qui ont un accord du libre-échange.
00:15:13Donc concrètement,
00:15:14c'est-à-dire que si demain,
00:15:15on a un accord UE-Inde
00:15:18et que donc les produits
00:15:19qui viennent de l'Inde
00:15:19sont dans la préférence européenne,
00:15:21c'est totalement lunaire.
00:15:23Je veux dire,
00:15:23il n'y a plus de préférence européenne,
00:15:24en fait.
00:15:26Donc arrêtons d'être les naïfs,
00:15:27encore une fois.
00:15:28Je veux dire,
00:15:28je pense que les autres pays du monde
00:15:30n'ont pas de problème
00:15:31à dire que la commande publique
00:15:33doit privilégier
00:15:34les achats locaux,
00:15:37les achats européens,
00:15:39chez eux,
00:15:39du coup,
00:15:40les achats de leur continent.
00:15:40Donc il faut qu'on ne soit pas naïf
00:15:42sur ce sujet-là.
00:15:43Donc préférence européenne,
00:15:44c'est un sujet majeur
00:15:45qui se négocie actuellement
00:15:46sur l'Union européenne.
00:15:47Il faut être fort.
00:15:50Ensuite,
00:15:50au niveau français,
00:15:51la commande publique.
00:15:53Moi, je vais être honnête avec vous.
00:15:55Aujourd'hui,
00:15:55les règles européennes
00:15:56interdisent
00:15:57de faire de la préférence locale.
00:15:59Et nous, les Français,
00:16:00on est les meilleurs
00:16:00pour jouer les règles
00:16:01du jeu européen.
00:16:02Vous savez,
00:16:02dans les autres pays autour de nous,
00:16:03ils jouent avec les règles
00:16:04et ils sont très bons
00:16:04pour privilégier
00:16:05la commande locale.
00:16:07Les Italiens,
00:16:07ils vont dire
00:16:08qu'il faut parler italien.
00:16:09Les Allemands,
00:16:10ils vont trouver des règles.
00:16:11Mais nous,
00:16:11ah ben non.
00:16:12Nous, bien évidemment,
00:16:13on joue les règles du jeu européen.
00:16:14Donc surtout pas.
00:16:15Et on a perdu.
00:16:16Je veux dire,
00:16:19les règles d'offres,
00:16:20parfois pour quelques centimes.
00:16:22Parce que,
00:16:23bah non,
00:16:23le prix était moins cher.
00:16:25Et bien,
00:16:25à un moment donné,
00:16:26il faut comprendre
00:16:26que l'argent public,
00:16:28la commande publique,
00:16:29elle doit aussi irriguer
00:16:30l'économie locale.
00:16:31Et que parfois,
00:16:32ça coûte un petit peu plus cher.
00:16:33Mais les retombées économiques locales
00:16:35font que cet argent
00:16:36il crée de l'emploi,
00:16:36il crée de la recette fiscale
00:16:38et il crée de l'emploi
00:16:39aussi induit localement.
00:16:41Donc moi,
00:16:42le message que je passe
00:16:42à tous les acheteurs publics,
00:16:44et le problème en France,
00:16:45c'est qu'il y en a beaucoup trop.
00:16:46Ça veut dire qu'on a
00:16:47beaucoup d'acheteurs publics,
00:16:48malheureusement.
00:16:48Et l'autre problème,
00:16:49c'est qu'en plus,
00:16:50ils sont pénalement responsables.
00:16:51Donc ça,
00:16:51c'est un problème
00:16:52dans le droit français.
00:16:53C'est que les acheteurs publics
00:16:54sont pénalement responsables.
00:16:56Déjà,
00:16:56il faudrait enlever ça
00:16:57pour avoir une pression
00:16:58moins forte
00:16:58des acheteurs publics.
00:17:00Mais,
00:17:01ce que je demande
00:17:01aux acheteurs publics,
00:17:03c'est un,
00:17:05bien évidemment,
00:17:05de privilégier l'allotissement
00:17:07pour permettre
00:17:08au PME,
00:17:08TPE-PME,
00:17:09de répondre
00:17:11au marché public.
00:17:12Ça ne veut pas avoir
00:17:12de trop gros
00:17:13appels d'offres.
00:17:14Deuxièmement,
00:17:17de travailler
00:17:18les appels d'offres
00:17:19avec les structures
00:17:20avant de les lancer.
00:17:22On a lancé
00:17:23la stratégie
00:17:24du bon achat territorial,
00:17:25par exemple,
00:17:25à la Réunion.
00:17:26C'est-à-dire qu'une fois par an,
00:17:27chaque acheteur public
00:17:28fait un point
00:17:28avec les fédérations
00:17:29pour préparer
00:17:30les appels d'offres
00:17:31pour que les entreprises
00:17:32puissent être prêtes.
00:17:33Et quand on fait ça,
00:17:34ça augmente fortement
00:17:36le nombre d'entreprises locales
00:17:37qui accèdent au marché public.
00:17:38Et donc,
00:17:39l'achat public,
00:17:40c'est un travail
00:17:40qui doit être fait localement
00:17:41pour permettre aux entreprises
00:17:42de répondre.
00:17:43Globalement,
00:17:44le message que je passe,
00:17:45c'est qu'il faut
00:17:46que ce soit un travail
00:17:48qui est fait
00:17:48en collaboration localement
00:17:50pour que les entreprises
00:17:51puissent avoir
00:17:52ces marchés publics
00:17:53et que ça ne parte pas
00:17:54pour les entreprises
00:17:56étrangères
00:17:56dans le sens européenne
00:17:58ou extra-européenne.
00:18:00Deuxième sujet
00:18:01sur les aides,
00:18:02l'apprentissage.
00:18:05Moi,
00:18:06je peux déjà vous dire
00:18:06qu'avec les prochaines coupes
00:18:09qu'il va y avoir,
00:18:10forcément,
00:18:10le nombre d'apprentis
00:18:11va baisser.
00:18:12Alors,
00:18:13vous parlez du sens
00:18:13des responsabilités.
00:18:15Moi,
00:18:16je suis désolé,
00:18:16mais notre sens
00:18:18des responsabilités,
00:18:19il est permanent
00:18:19en tant que chef d'entreprise.
00:18:21On prend des risques.
00:18:23On embauche.
00:18:25Et à un moment donné,
00:18:26on ne peut pas le faire
00:18:27contre un modèle économique.
00:18:29Moi,
00:18:31je suis...
00:18:32Je vais être honnête
00:18:32avec vous.
00:18:33J'ai très mal vécu.
00:18:34Tous les entrepreneurs
00:18:35ont très mal vécu
00:18:36le rapport du Sénat
00:18:37sur les aides aux entreprises.
00:18:39C'est 211 milliards
00:18:40que des entrepreneurs
00:18:41mettraient dans leur poche.
00:18:44Non, non, non.
00:18:45On n'intervient pas
00:18:46en réactif.
00:18:46De toute façon,
00:18:47Fabien va intervenir.
00:18:48Non, non.
00:18:49Ce ne sont pas
00:18:49les grandes entreprises.
00:18:50Les 211 milliards,
00:18:51c'est même
00:18:51des entreprises publiques.
00:18:52C'est des entreprises
00:18:53TPE et des PME.
00:18:54Je peux vous dire
00:18:54que ce rapport
00:18:57a fait beaucoup,
00:18:58beaucoup de mal.
00:18:59a fait beaucoup de mal
00:19:00à tous les entrepreneurs.
00:19:03Croyez-moi,
00:19:04il a fait beaucoup de mal
00:19:04à tous les entrepreneurs.
00:19:05Parce que,
00:19:06vous savez,
00:19:08dans ce rapport,
00:19:08il y a aussi
00:19:08les aides à l'apprentissage.
00:19:10Dans ce rapport,
00:19:11il y a les aides à l'apprentissage.
00:19:12Et donner le sentiment
00:19:13que les entrepreneurs
00:19:15se font gavir
00:19:15de l'argent public.
00:19:16Alors qu'on est en train
00:19:19de financer quoi ?
00:19:20De financer la formation.
00:19:22De financer la formation
00:19:23que les entreprises font
00:19:25pour former
00:19:27les salariés
00:19:28sur leur temps de travail.
00:19:31Vous savez quoi ?
00:19:31Moi, je considère
00:19:32que ce n'est pas
00:19:32de l'aide
00:19:33à une entreprise.
00:19:34C'est de l'investissement
00:19:35dans l'emploi des jeunes.
00:19:36Et sans aide,
00:19:37il n'y a pas de magie.
00:19:38Vous savez,
00:19:38un modèle économique
00:19:41pour ceux
00:19:42qui pensent
00:19:43que c'est magique,
00:19:44en fait,
00:19:45il y a des recettes
00:19:46et des dépenses.
00:19:47Si à un moment donné,
00:19:48on nous demande
00:19:48de former gratuitement,
00:19:49vous savez,
00:19:49il n'y a pas de magie.
00:19:50On n'a pas les moyens.
00:19:52Une petite boîte
00:19:53n'a pas les moyens
00:19:53de former gratuitement
00:19:54un apprenti.
00:19:55Et donc,
00:19:56elle doit être aidée pour ça.
00:19:57Et donc,
00:19:58de dire que les entrepreneurs
00:19:59aujourd'hui
00:20:02ont 211 milliards d'aides,
00:20:03alors que dans ça,
00:20:04on met les aides
00:20:05à l'apprentissage,
00:20:06on met les allègements
00:20:07de charges,
00:20:07on met la TVA
00:20:08pour tout ce qui est
00:20:10le TVA réduit,
00:20:11par exemple,
00:20:12pour la rénovation énergétique.
00:20:14Et moi,
00:20:14je peux vous dire
00:20:15que ce rapport
00:20:15a fait beaucoup,
00:20:16beaucoup mal
00:20:16aux entrepreneurs
00:20:17et qu'opposer comme ça
00:20:21les entreprises,
00:20:22l'argent public,
00:20:23les salariés,
00:20:24ce n'est pas
00:20:24une bonne façon de faire.
00:20:30ça a été interprété
00:20:31comme ça,
00:20:31en tout cas.
00:20:34Niveau de défaillance,
00:20:3570 000 entreprises.
00:20:37On vient de signer hier
00:20:38la charte,
00:20:39une charte de confiance
00:20:43entre les organisations patronales,
00:20:45les banques,
00:20:47la Banque de France,
00:20:50les experts comptables,
00:20:51les commissaires aux comptes.
00:20:53Le sujet des défaillances,
00:20:54c'est un sujet d'anticipation.
00:20:56C'est-à-dire quoi ?
00:20:57C'est-à-dire que souvent,
00:20:58le chef d'entreprise
00:21:00n'ose pas aller voir
00:21:02les bonnes personnes
00:21:03lorsqu'il est encore temps.
00:21:05Notre rôle à nous,
00:21:06c'est de favoriser
00:21:08tout ce qui va être
00:21:08des mesures de prévention.
00:21:10Par exemple,
00:21:11lorsque les banques
00:21:12voient que les conditions
00:21:13d'entreprise
00:21:14sont en train
00:21:14de se dégrader,
00:21:15comment elles vont alerter
00:21:16potentiellement
00:21:17les bonnes personnes
00:21:17pour que l'entrepreneur
00:21:18puisse être accompagné ?
00:21:19Comment elles vont alerter
00:21:20l'entrepreneur
00:21:21pour qu'il puisse aller voir
00:21:22les bonnes personnes ?
00:21:23Donc, il y a un vrai sujet
00:21:24de prévention.
00:21:27Après, ça revient
00:21:27à ce que je disais
00:21:28tout à l'heure.
00:21:30Le monde évolue
00:21:31et en France,
00:21:31on est les seuls
00:21:32à penser qu'il faut
00:21:34encore plus charger
00:21:35les entreprises.
00:21:36Donc, ce niveau
00:21:37de défaillance,
00:21:38c'est la conséquence
00:21:39également
00:21:42des décisions
00:21:43qui sont prises
00:21:43par les politiques
00:21:44aujourd'hui en France.
00:21:45C'est-à-dire qu'on ne peut
00:21:46pas fermer les yeux
00:21:48sur le fait
00:21:48qu'on augmente
00:21:49les impôts
00:21:50sur les entreprises,
00:21:50que le reste du monde
00:21:51globalement baisse
00:21:53les impôts
00:21:53et soutient son économie,
00:21:55et d'un coup,
00:21:56être étonné
00:21:56qu'il y a plus en plus
00:21:57de faillites.
00:21:59Parce qu'on va faire
00:21:59de la prévention,
00:22:00on va faire du soutien,
00:22:01bien évidemment.
00:22:04Mais ouvrons les yeux.
00:22:05Ouvrons les yeux
00:22:06sur le fait que,
00:22:07dans un monde ouvert,
00:22:08forcément,
00:22:09la concurrence
00:22:10fait que
00:22:11nos entreprises
00:22:11ne peuvent plus
00:22:12être compétitives
00:22:13face aux entreprises étrangères.
00:22:15Et donc,
00:22:16tant qu'on ne prend pas
00:22:17le problème à la racine,
00:22:18on n'arrivera pas
00:22:19à résoudre ce problème.
00:22:20Et bien évidemment,
00:22:21il y a les dépaiements.
00:22:22Et donc,
00:22:23par rapport au projet de loi
00:22:24sur la proposition de loi
00:22:25sur les délais de paiement,
00:22:29nous,
00:22:29ce qu'on dit,
00:22:30c'est
00:22:30qu'il y a des ajustements
00:22:32à faire.
00:22:34Par exemple,
00:22:36que l'amende
00:22:37qui peut aller jusqu'à 1%
00:22:39du chiffre d'affaires mondial
00:22:39ne soit pas du premier coup.
00:22:42Pourquoi ?
00:22:42Parce qu'on a des filières
00:22:43d'activité,
00:22:44je prends par exemple
00:22:44les grossistes,
00:22:45qui ont un nombre
00:22:46de factures
00:22:46qui est tellement important
00:22:47que il peut y avoir
00:22:48parfois des retards
00:22:48de paiement,
00:22:49mais qui ne sont pas
00:22:50des retards de paiement
00:22:50volontaires.
00:22:52Donc,
00:22:52premier point déjà,
00:22:53de ne pas avoir
00:22:53une amende
00:22:54qui puisse aller
00:22:55dès la première fois
00:22:56jusqu'à 1%
00:22:57du chiffre d'affaires mondiales.
00:22:59Également,
00:23:00on va avoir
00:23:00la facturation électronique
00:23:01qui va arriver en septembre.
00:23:02et cette facturation électronique
00:23:04va permettre également
00:23:05de favoriser
00:23:05la fluidité
00:23:06du paiement des factures.
00:23:08Donc,
00:23:08que cette proposition de loi
00:23:09s'applique à partir
00:23:10du 1er janvier 2027
00:23:11pour laisser la facturation
00:23:13électronique aussi
00:23:13s'installer
00:23:14et qu'on puisse avoir
00:23:17déjà l'impact
00:23:19de cette facturation
00:23:20électronique.
00:23:20Et donc,
00:23:21que ce ne soient que les factures
00:23:21qui sont émises
00:23:22à partir de janvier 2027
00:23:23qui soient concernées
00:23:24par cette nouvelle loi.
00:23:27Mais globalement,
00:23:28à la fin,
00:23:29oui,
00:23:29sur le fait
00:23:30que les grandes entreprises
00:23:33soient plus impactées
00:23:35par le retard de paiement
00:23:37en termes d'amende,
00:23:38ça va globalement
00:23:39dans le bon sens.
00:23:39Pourquoi ?
00:23:40Parce que
00:23:41les retards de paiement
00:23:42des grandes entreprises
00:23:42sont plus importants
00:23:43que les retards de paiement
00:23:44chez les PME.
00:23:45Et donc,
00:23:45oui,
00:23:46on a besoin
00:23:46qu'aujourd'hui,
00:23:47les trésoreries des PME
00:23:49se reconstituent
00:23:49par rapport
00:23:50à ces délais de paiement,
00:23:51ces retards de paiement
00:23:52et donc,
00:23:53on soutiendra le texte
00:23:54à condition
00:23:55que nos ajustements
00:23:56puissent être retenus.
00:24:00Alors,
00:24:00sur la taxe
00:24:01sur les grands groupes,
00:24:03autant je vous dis là
00:24:04qu'il faut que les grands groupes
00:24:05respectent les PME
00:24:07sur les dépaiements,
00:24:09autant je ne fais pas partie
00:24:10de ceux
00:24:11qui opposent
00:24:11les grands groupes
00:24:12et les petits groupes,
00:24:12les petits groupes,
00:24:13plutôt les PME.
00:24:14Pourquoi ?
00:24:14Parce que lorsqu'on taxe
00:24:158 milliards
00:24:16sur les grandes entreprises,
00:24:18malheureusement,
00:24:18ces 8 milliards,
00:24:20ils vont se retrouver
00:24:21dans le fait
00:24:21que les grandes entreprises,
00:24:22elles vont avoir
00:24:23moins d'argent
00:24:24pour investir
00:24:24sur les territoires,
00:24:25moins d'argent
00:24:26pour investir
00:24:27chez leurs sous-traitants.
00:24:29Et donc,
00:24:29à la fin,
00:24:30malheureusement,
00:24:31c'est mécanique.
00:24:32On doit avoir
00:24:33un projet économique
00:24:34qui soit cohérent.
00:24:35Ce projet économique
00:24:36cohérent,
00:24:37c'est quoi ?
00:24:38C'est que
00:24:39il faut des grands groupes
00:24:40en France.
00:24:41C'est une locomotive
00:24:41pour les PME.
00:24:43Moi,
00:24:43quand je vais dans les territoires,
00:24:44vous savez,
00:24:44mes adhérents,
00:24:44c'est qui ?
00:24:45C'est des sous-traitants
00:24:46de LVMH.
00:24:47Et ils sont très contents
00:24:48que LVMH
00:24:49investit en France.
00:24:50Ils sont très contents
00:24:51que LVMH a les moyens
00:24:52aujourd'hui
00:24:53de passer par
00:24:53des entreprises françaises.
00:24:55Et donc,
00:24:55je ne fais pas partie
00:24:56de ceux
00:24:56qui pensent
00:24:57qu'on doit mettre
00:24:58un maximum de taxes
00:24:59sur les plus gros
00:24:59et qu'à la fin,
00:25:00ça servira les plus petits.
00:25:02Non, à la fin,
00:25:02tout le monde sera perdant.
00:25:04Donc,
00:25:06il faut qu'on ait
00:25:06un projet économique cohérent.
00:25:08Et ce projet économique cohérent,
00:25:09il doit privilégier
00:25:12le fait d'avoir
00:25:12des grands groupes
00:25:13qui sont en France,
00:25:14qui emploient en France
00:25:15et qui sont locomotives
00:25:16pour porter le tissu
00:25:18de TPE, PME
00:25:19et ETI française.
00:25:21Et enfin,
00:25:22sur notre initiative
00:25:23sur les alphas de l'économie.
00:25:27Moi,
00:25:27je fais partie
00:25:28de ceux
00:25:28qui pensent
00:25:28que l'entrepreneuriat
00:25:30plus globalement au travail
00:25:31est un des leviers
00:25:34les plus forts
00:25:35pour permettre
00:25:36de s'élever
00:25:37dans la société.
00:25:38Et on voit aujourd'hui
00:25:39que l'entrepreneuriat
00:25:40au féminin
00:25:41est un sujet majeur,
00:25:43est un sujet
00:25:44sur lequel
00:25:45on n'a pas souvent travaillé.
00:25:47on n'avait aucune donnée
00:25:48aujourd'hui.
00:25:49On s'est dit
00:25:49est-ce qu'on a des données
00:25:50sur les femmes dirigeantes ?
00:25:53La seule info
00:25:54qu'on avait
00:25:55qui était une info BPI,
00:25:56c'est que
00:25:58une entreprise
00:25:59sur deux
00:25:59de moins de 10 salariés
00:26:02est dirigée
00:26:02par une femme,
00:26:03mais de qu'on passe
00:26:03à plus de 10 salariés,
00:26:05c'est plus qu'une sur 10
00:26:06à peu près
00:26:06ou une sur 15%.
00:26:09Et donc on s'est dit
00:26:09comment on fait
00:26:10pour avoir plus d'infos ?
00:26:11Et donc on a fait
00:26:12un travail
00:26:14de statistiques
00:26:15qu'on allait voir
00:26:15sur 200 000 entreprises.
00:26:16Donc on allait voir
00:26:17sur toutes les données
00:26:18qui étaient disponibles
00:26:19et on s'est rendu compte
00:26:20que globalement
00:26:23les femmes dirigeantes
00:26:26ont souvent des entreprises
00:26:29qui génèrent
00:26:29deux fois moins
00:26:30de chiffre d'affaires.
00:26:30C'est-à-dire que
00:26:31si on prend par cohorte
00:26:35moins de 10 salariés,
00:26:3610 à 50,
00:26:37elles génèrent
00:26:38deux fois moins
00:26:39de chiffre d'affaires.
00:26:41Et donc la question
00:26:42c'est quels sont les freins ?
00:26:44Et donc il y a
00:26:45de nombreux freins
00:26:45par rapport à ça.
00:26:46Je vous donne un exemple
00:26:47aujourd'hui
00:26:48sur lequel
00:26:50on va pousser
00:26:50cette mesure
00:26:51dans les municipales.
00:26:52Aujourd'hui,
00:26:52une femme entrepreneur
00:26:55n'a pas un accès prioritaire
00:26:57par exemple
00:26:57pour garder son enfant
00:26:58dans une crèche.
00:27:00Or, aujourd'hui encore,
00:27:01et c'est un fait,
00:27:04la vie familiale
00:27:06repose plus souvent
00:27:06sur la femme
00:27:07que sur l'homme.
00:27:08C'est un fait aujourd'hui
00:27:09dans notre culture à nous.
00:27:10Et donc moi,
00:27:12je rencontre
00:27:12de nombreuses femmes entrepreneurs
00:27:14qui me disent
00:27:14« Moi, je n'ai pas accès
00:27:15je n'ai pas un accès prioritaire
00:27:17aux crèches. »
00:27:18Typiquement,
00:27:19une personne qui est au chômage
00:27:20a un accès prioritaire
00:27:22à une crèche
00:27:22par rapport à une femme entrepreneur.
00:27:23Pourquoi ?
00:27:24Parce qu'on veut l'accompagner
00:27:25pour la reprise d'emploi.
00:27:26Mais la femme entrepreneur
00:27:27n'a pas un accès prioritaire.
00:27:28Et donc elle se retrouve souvent
00:27:30en plus grosse difficulté
00:27:31pour développer son entreprise
00:27:33par rapport à un homme entrepreneur.
00:27:35Pourquoi ?
00:27:35Parce que malheureusement
00:27:36encore aujourd'hui,
00:27:37la charge de la famille
00:27:38va reposer plus sur elle.
00:27:40Ça, c'est des mesures
00:27:41qu'on porte,
00:27:41des mesures simples
00:27:42qu'on porte
00:27:42pour justement privilégier
00:27:45l'entrepreneur féminin.
00:27:46Une autre mesure qu'on porte,
00:27:47c'est la transparence
00:27:48dans les financements.
00:27:49C'est comment on s'assure
00:27:51que les femmes
00:27:54qui veulent lever des fonds,
00:27:55les femmes qui vont chercher
00:27:56des crédits,
00:27:57vont avoir accès
00:27:58autant au financement
00:27:58que les hommes.
00:27:59Voilà.
00:27:59Donc ça, c'est des mesures
00:28:00qu'on porte pour permettre
00:28:01aux femmes dirigeantes
00:28:02d'avoir les mêmes chances
00:28:04que les hommes
00:28:05qui entreprennent.
00:28:06Je crois que j'ai répondu
00:28:07à toutes les questions.
00:28:08Merci.
00:28:08Nous continuons
00:28:09et donc on va de nouveau
00:28:10rentrer dans le vie.
00:28:11Le sujet avec Fabien Gué.
00:28:13Fabien.
00:28:14J'attendais.
00:28:15Monsieur le sénateur.
00:28:19Oui, merci beaucoup
00:28:20Madame la Présidente.
00:28:22Bon, je dois vous dire,
00:28:25je vais commencer
00:28:25par votre interpellation.
00:28:28Je ne vais pas y répondre ici.
00:28:29J'aurais plaisir
00:28:30à venir devant
00:28:31les entrepreneurs
00:28:32si vous m'invitez.
00:28:33J'ai été à l'université
00:28:34d'été du MEDEF
00:28:35avec très grand plaisir.
00:28:37J'ai rendu la pareille
00:28:38à Patrick Martin
00:28:39à la fête de l'humanité.
00:28:40Je crois qu'il a eu plaisir
00:28:42aussi à venir débattre.
00:28:43Pour moi,
00:28:44la démocratie,
00:28:44c'est la dispute organisée
00:28:46à partir d'un rapport
00:28:47et des faits.
00:28:48Parce que je vous ai déjà
00:28:49entendu plusieurs fois
00:28:50à la télévision,
00:28:51ce qui vous évitera
00:28:52de refaire des erreurs.
00:28:53Je sais que l'air
00:28:54est aux vérités alternatives.
00:28:56Mais par exemple,
00:28:57sur la question
00:28:58des 211 milliards,
00:28:59aucun d'entre nous,
00:29:00et il y a d'autres commissaires
00:29:01qui sont ici,
00:29:02n'ont dit que c'était
00:29:02des cadeaux aux entreprises.
00:29:04C'est 211 milliards
00:29:04à travers 2267 dispositifs,
00:29:08dont d'ailleurs,
00:29:09on peut se féliciter
00:29:10que le Sénat ait réussi
00:29:12l'exploit d'arriver
00:29:12à l'ensemble
00:29:14de les collecter.
00:29:15Et juste pour vous dire,
00:29:16puisque je vous ai entendu
00:29:17régulièrement,
00:29:18mais vous n'êtes pas le seul
00:29:20à ne pas lire
00:29:21ou à ne pas travailler,
00:29:22puisque beaucoup
00:29:22de journalistes économiques
00:29:24ont fait la même erreur,
00:29:25il n'y a pas
00:29:26la compensation
00:29:27pour gestion
00:29:28de services publics.
00:29:30C'est page 183,
00:29:31ce qui vous évitera
00:29:33évidemment
00:29:33de renouveler cette erreur.
00:29:34Mais j'aurais plaisir,
00:29:35si on vient sur le fond,
00:29:37évidemment,
00:29:37à pouvoir débattre
00:29:38avec vous.
00:29:39Moi, j'en viens
00:29:39sur l'audition d'aujourd'hui.
00:29:42La question des petites
00:29:43et moyennes entreprises.
00:29:45C'est ça, la question.
00:29:46Évidemment,
00:29:46vous avez des intérêts
00:29:47convergents
00:29:48avec le reste des entreprises,
00:29:49la FEP,
00:29:50le MEDEF,
00:29:50et vous.
00:29:51Mais il y a aussi
00:29:52des intérêts divergents.
00:29:53Par exemple,
00:29:54une des questions,
00:29:55lorsqu'on parle
00:29:56aux petites entreprises,
00:29:58un,
00:29:58c'est la question
00:29:59de la trésorerie,
00:30:00deux,
00:30:00du retard de paiement,
00:30:01des collègues
00:30:01qui viennent le dire,
00:30:02et le président
00:30:03de la délégation
00:30:03aux entreprises va reposer
00:30:05cette question,
00:30:07je crois,
00:30:07la semaine prochaine.
00:30:08Et trois,
00:30:09le rapport de force
00:30:11déséquilibré
00:30:11entre le donneur d'ordre
00:30:13et la sous-traitance.
00:30:15Et là, par exemple,
00:30:16personne ne dit
00:30:17qu'il ne faut pas
00:30:17de grandes entreprises.
00:30:19Vous prenez l'exemple
00:30:19de LVMH,
00:30:20très belle entreprise,
00:30:22pas de problème.
00:30:23Mais le rapport de force
00:30:24fait que,
00:30:25lorsqu'un grand donneur d'ordre
00:30:27est à 80 ou 90 %
00:30:31le seul client
00:30:32de cette petite entreprise
00:30:33et décide de tout,
00:30:34de la stratégie,
00:30:34du paiement
00:30:35et du jour au lendemain
00:30:36d'arrêter,
00:30:38là,
00:30:38pour le bassin d'emploi,
00:30:40pour la petite entreprise
00:30:41et pour les salariés,
00:30:42il y a des grandes difficultés.
00:30:44Et depuis la crise Covid,
00:30:46elles se sont accentuées,
00:30:47notamment dans le domaine
00:30:47automobile
00:30:48ou aéronautique.
00:30:49Donc,
00:30:49est-ce que vous avez
00:30:50une réflexion
00:30:51sur cette question
00:30:52autour de ce rapport
00:30:54de force déséquilibrée ?
00:30:55Est-ce que vous avez
00:30:55des pistes de réflexion,
00:30:56y compris législatives,
00:30:57que nous pourrions prendre ?
00:30:58La deuxième question,
00:30:59très rapide,
00:31:00vous avez beaucoup
00:31:01le développé
00:31:01autour du modèle social.
00:31:03Très bien.
00:31:04Des choses qu'on entend
00:31:05à peu près tous les jours,
00:31:06partout,
00:31:07de tous les domaines.
00:31:08Et c'est normal,
00:31:09c'est le débat démocratique.
00:31:10Mais on ne parle jamais
00:31:11du coût du capital.
00:31:12Alors,
00:31:12le coût du capital,
00:31:13c'est évidemment les actions.
00:31:16Record de dividendes
00:31:17cette année
00:31:17pour les seules entreprises
00:31:18du CAC 40,
00:31:19107 milliards.
00:31:19Mais moi,
00:31:20ce n'est pas ça tellement
00:31:21qui m'intéresse
00:31:21pour les petites
00:31:22et moyennes entreprises.
00:31:23C'est le coût de la dette
00:31:24et le fait
00:31:25que les banques
00:31:26sont extrêmement frileuses
00:31:28à prêter
00:31:29et notamment
00:31:30pour développer
00:31:31notre tissu
00:31:32de petites
00:31:33et moyennes entreprises.
00:31:34Donc,
00:31:34je voudrais savoir,
00:31:35est-ce que vous avez
00:31:36des réflexions
00:31:37sur cette question
00:31:38des prêts bancaires,
00:31:40des prêts à taux zéro
00:31:41qui pourraient
00:31:43favoriser
00:31:43le développement
00:31:44industriel,
00:31:45notamment,
00:31:46de nos petites
00:31:47et moyennes entreprises ?
00:31:48Troisièmement,
00:31:48sur le pacte du TREI.
00:31:49Très intéressant.
00:31:51Moi, je pense,
00:31:51et vous avez
00:31:52une faute vision,
00:31:53je pense que nous sommes
00:31:54un certain nombre,
00:31:54y compris à gauche,
00:31:56à voir pourquoi
00:31:57il faut favoriser
00:31:59la reprise
00:31:59de petites entreprises,
00:32:01notamment dans le domaine
00:32:01agricole
00:32:02où on ne trouve pas.
00:32:03Et donc,
00:32:04c'est vrai que c'est un système
00:32:07qui permet
00:32:08une optimisation fiscale,
00:32:10mais qui permet surtout
00:32:11de reprendre une activité.
00:32:12D'ailleurs,
00:32:12on devrait réfléchir
00:32:13que parfois,
00:32:14ça peut se transmettre
00:32:15évidemment dans la famille
00:32:16et parfois aux salariés.
00:32:17Mais le problème
00:32:18du pacte du TREI,
00:32:19il n'a pas été révélé
00:32:20par une officine
00:32:22ultra-gauchiste,
00:32:23c'est la Cour des comptes
00:32:24en décembre dernier
00:32:25qui dit que ce système
00:32:26est capté
00:32:28à 66%
00:32:30par 1%
00:32:31des hauts patrimoines.
00:32:33C'est-à-dire
00:32:34que le manque à gagner
00:32:35de 160 milliards
00:32:36de 55 personnes
00:32:38qui, elles,
00:32:39ont un patrimoine
00:32:40moyen
00:32:41au-delà
00:32:42de 10 milliards.
00:32:43Donc,
00:32:43on est très loin
00:32:44de la petite
00:32:44et moyenne entreprise.
00:32:45C'est-à-dire
00:32:45qu'il y a un dévoiement
00:32:47du système
00:32:48du pacte du TREI
00:32:49qui fait qu'il a été
00:32:51collecté
00:32:52par 1%
00:32:53et que tout le reste
00:32:55ne...
00:32:56Donc,
00:32:57est-ce que vous avez
00:32:57une réflexion là aussi
00:32:58au sein de votre organisme
00:33:01pour ne pas dévoyer
00:33:02ce système
00:33:03et qu'il reste
00:33:04périn
00:33:05notamment sur la question
00:33:06des TPE,
00:33:07PME ?
00:33:07Enfin,
00:33:08comme vous avez un passé,
00:33:09vous avez été le fondateur
00:33:11ou un des fondateurs
00:33:12pardonnez-moi
00:33:13de Hitch
00:33:13et de cette plateforme
00:33:16qui permet
00:33:17évidemment
00:33:18de pouvoir
00:33:19se déplacer
00:33:20en fin de véhicule
00:33:21indépendant.
00:33:21Alors,
00:33:22j'imagine que
00:33:22la charge
00:33:23contre le modèle social
00:33:24et les prud'hommes
00:33:25vient de fait
00:33:26qu'évidemment,
00:33:27ces plateformes
00:33:28ont remis en cause
00:33:29et externalisé
00:33:30le risque
00:33:30et évidemment
00:33:31dévoyé
00:33:32cette question
00:33:33du salariat.
00:33:33D'ailleurs,
00:33:34ce n'est plus
00:33:34des salariés,
00:33:35c'est des auto-entrepreneurs,
00:33:37des indépendants
00:33:37contraints
00:33:38par un algorithme.
00:33:39Mais évidemment,
00:33:40c'est sûr que
00:33:40lorsqu'on est porteur
00:33:41de cette question-là,
00:33:42il y a une cohérence politique
00:33:44qui est la vôtre
00:33:44de dire qu'il faut mettre
00:33:45le modèle social
00:33:46à bas.
00:33:47Mais il a aussi
00:33:48une autre incidence,
00:33:50c'est sur les TPE,
00:33:51PME,
00:33:52notamment nos commerçants
00:33:53de proximité
00:33:54qui, eux,
00:33:55pour aller chercher
00:33:55évidemment
00:33:56des clients,
00:33:58accéder aux données
00:33:58et à de la visibilité,
00:34:00sont parfois obligés
00:34:01de s'en remettre
00:34:02à ces grandes plateformes
00:34:03qui, en plus,
00:34:03s'extraient complètement
00:34:05évidemment
00:34:05du domaine fiscal
00:34:07et du droit du travail.
00:34:08Et donc là,
00:34:09par exemple,
00:34:10un restaurateur,
00:34:11quand il dépend
00:34:11à 80% maintenant
00:34:12des plateformes numériques,
00:34:13il ne dépend plus
00:34:15lui-même
00:34:16de son outil
00:34:16en réalité de travail
00:34:18et de sa vision stratégique.
00:34:19Donc j'imagine
00:34:20que là aussi,
00:34:21vous avez des débats
00:34:21extrêmement forts
00:34:23et est-ce que vous avez
00:34:24des pistes
00:34:25de réflexion
00:34:26sur cette question
00:34:26de l'impact
00:34:28de l'ubérisation
00:34:29et de l'économie
00:34:31numérique
00:34:31sur les petits commerçants.
00:34:34Je vous remercie.
00:34:35Merci, Fabien.
00:34:36On passe à Marc Sénet.
00:34:38Merci, Madame la Présidente.
00:34:39Monsieur le Président,
00:34:40j'aurais pu évidemment
00:34:41aussi évoquer
00:34:42les tensions de trésorerie,
00:34:44les financements
00:34:44des besoins
00:34:45en fonds de roulement,
00:34:46des crédits d'investissement,
00:34:46mais comme je suis
00:34:47un ancien banquier,
00:34:48je vais plutôt vous parler
00:34:49de la surtransposition
00:34:50des normes
00:34:51puisque vous l'aviez évoqué.
00:34:53Et c'est vrai
00:34:53que l'accumulation
00:34:54des obligations
00:34:55administratives réglementaires
00:34:56est régulièrement citée
00:34:58comme un frein majeur
00:34:59à l'activité,
00:34:59à l'embauche
00:35:00et à l'investissement
00:35:01des PME.
00:35:02Parmi les obligations récentes,
00:35:04quelles sont celles
00:35:05qui vous paraissent
00:35:05les plus lourdes,
00:35:06soit par leur coût direct,
00:35:07soit par le temps
00:35:08qu'elles imposent,
00:35:09soit par leur complexité.
00:35:11Et enfin,
00:35:11quelles simplifications concrètes
00:35:13devraient être mises en œuvre
00:35:14en priorité ?
00:35:16Estimez-vous
00:35:16que la différenciation
00:35:17par la taille
00:35:18pour les TPE,
00:35:19les PME,
00:35:20les grandes entreprises
00:35:20doit être davantage assumée
00:35:22dans la construction
00:35:22de la norme
00:35:23afin d'éviter
00:35:24que les obligations
00:35:25conçues pour de grandes structures
00:35:26ne produisent
00:35:27des effets disproportionnés
00:35:28sur les PME ?
00:35:30Yves Blundven.
00:35:31Yves.
00:35:32Madame la Présidente,
00:35:34Monsieur le Président
00:35:34de la CPME,
00:35:35très heureux
00:35:36de vous rencontrer,
00:35:37de vous découvrir
00:35:38un petit peu.
00:35:39Moi, je voudrais aller
00:35:40un peu dans le sens
00:35:41de la question
00:35:41de mon collègue Marc
00:35:42sur la simplification.
00:35:44La France,
00:35:44en 50 ans,
00:35:46a complexifié
00:35:48son fonctionnement.
00:35:49On en a fait
00:35:49une usine à gaz.
00:35:51On est les champions
00:35:52du monde des normes,
00:35:54les champions du monde
00:35:55en plus des transpositions
00:35:56des normes européennes.
00:35:59Et puis,
00:36:00il y a deux ans,
00:36:00puisque je suis sénateur,
00:36:02que depuis à peine
00:36:03deux ans et demi,
00:36:04je me suis mis à espérer
00:36:05quand j'ai vu cette loi
00:36:06de la simplification
00:36:07proposée par le gouvernement
00:36:08pour la vie économique.
00:36:10Et on s'est dit,
00:36:11à ce moment-là,
00:36:12alors j'ai eu la chance
00:36:12d'être co-rapporteur
00:36:13avec ma collègue
00:36:14Catherine Difolco,
00:36:16et on s'est mis à espérer
00:36:17de voir un peu
00:36:18les choses évoluer,
00:36:19même si très vite,
00:36:19on a compris
00:36:20que c'était un fourre-tout
00:36:21parce qu'il y avait
00:36:22une telle demande
00:36:23de simplification
00:36:24de partout.
00:36:25On a été assaillis
00:36:26de demandes des entreprises.
00:36:28N'empêche que, bon,
00:36:29on avait l'impression
00:36:30qu'on avançait
00:36:30dans le bon sens.
00:36:32Sont arrivées là-dessus
00:36:33la dissolution,
00:36:35des changements
00:36:36de gouvernement,
00:36:37des reprises.
00:36:38C'est une loi
00:36:39qui a connu
00:36:39quatre gouvernements déjà.
00:36:41Donc,
00:36:42ça commence à être
00:36:43long et compliqué.
00:36:44Et puis,
00:36:45la dernière en date,
00:36:47c'est la CMP
00:36:48qui a été prise en otage,
00:36:50j'ose le dire,
00:36:51politiquement,
00:36:52sur des sujets
00:36:53qui n'étaient pas
00:36:53dans le texte initial
00:36:54et qui ont amené
00:36:56le projet de loi
00:36:57dans le mur.
00:36:59À votre avis,
00:37:00quelle est la bonne solution
00:37:02pour reprendre ce dossier ?
00:37:03Parce que je ne crois
00:37:03plus beaucoup
00:37:04dans l'aboutissement
00:37:06de cette PGL,
00:37:07simplification
00:37:08de la vie économique.
00:37:09Comment doit-on
00:37:10reprendre ce dossier ?
00:37:11Comment doit-on
00:37:11la remettre
00:37:12sur l'établi
00:37:13pour essayer
00:37:13de la faire avancer ?
00:37:14Parce que,
00:37:15d'un côté,
00:37:15on voit plusieurs ministres
00:37:17implorer
00:37:18des mises en place
00:37:19de lois spéciales.
00:37:20Tout le monde
00:37:21veut son Notre-Dame
00:37:22ou ses Jeux olympiques
00:37:23du logement,
00:37:25de l'agriculture
00:37:25et de je ne sais quoi encore.
00:37:27Est-ce que c'est par ce biais-là
00:37:28et donc par thématique
00:37:30et par segments
00:37:31de métiers
00:37:32qu'on va enfin arriver
00:37:34à traiter ce problème
00:37:36de la simplification ?
00:37:37Ou alors,
00:37:37est-ce qu'on reprend
00:37:39l'idée d'une grande loi
00:37:40qui reviendrait tous les ans ?
00:37:42Quel est votre avis
00:37:42sur ce sujet-là ?
00:37:44Voilà,
00:37:44M. le Président,
00:37:45de très nombreuses questions.
00:37:47À vous.
00:37:52Alors,
00:37:52je me garde le meilleur
00:37:55pour la fin,
00:37:55donc je vais commencer
00:37:56par la simplification.
00:38:01Comment ?
00:38:09C'était bien évidemment
00:38:11très ironique.
00:38:15Alors,
00:38:16sur la surtransposition,
00:38:18moi,
00:38:18je vais vous donner
00:38:19un exemple
00:38:21sur le fait
00:38:22que la France,
00:38:23quand je vous dis
00:38:24que c'est la meilleure élève,
00:38:26la CSRD,
00:38:27vous savez,
00:38:27on a été les premiers
00:38:29à transposer,
00:38:30alors au-delà
00:38:30de la surtransposition,
00:38:31déjà à transposer
00:38:32la CSRD dans le code,
00:38:34dans la loi française.
00:38:35Mais les Allemands,
00:38:36ils ne l'ont pas fait.
00:38:38Les Allemands,
00:38:38ils ne sont pas fous.
00:38:40Les Allemands,
00:38:41ils pensent à leur économie.
00:38:42Ils pensent à leur usine.
00:38:44Nous,
00:38:45on pense à quoi ?
00:38:46On pense à pouvoir dire
00:38:47on est les meilleurs,
00:38:48c'est bon,
00:38:48on a transposé
00:38:50la CSRD
00:38:50dans la loi française.
00:38:54Qu'est-ce qui se passe
00:38:54la CSRD ?
00:38:56Je vous dis en plus,
00:38:57c'est le cas
00:38:58c'est le patron
00:38:59de la BNP
00:38:59qui disait,
00:39:00qui n'est pas une petite boîte,
00:39:01qui disait
00:39:02c'est un délire bureaucratique.
00:39:03Or,
00:39:03ce délire bureaucratique,
00:39:04il allait s'appliquer
00:39:05à toutes les PME
00:39:06indirectement
00:39:06parce qu'elles n'étaient
00:39:07pas protégées
00:39:09dans toute la chaîne
00:39:11de sous-traitance.
00:39:13Donc ça,
00:39:13c'est un travail
00:39:13qu'on a réussi à faire,
00:39:14nous,
00:39:14au niveau européen.
00:39:15C'est de protéger
00:39:16les PME
00:39:17à travers la loi Omnibus,
00:39:18de relever les seuils
00:39:19et de protéger les PME
00:39:21dans tout ce qui est
00:39:22à la loi CSRD.
00:39:24Donc ça,
00:39:25c'est un exemple
00:39:25pas de surtransposition
00:39:26mais de transposition
00:39:27créative
00:39:29que personne ne demandait
00:39:30et que d'autres pays
00:39:31n'étaient pas pressés
00:39:32de faire.
00:39:33On a un sujet
00:39:34qui va arriver
00:39:34dans les prochains mois,
00:39:38c'est la transparence salariale.
00:39:40Alors bien évidemment,
00:39:41qui est contre
00:39:42la transparence salariale ?
00:39:44Sur le principe,
00:39:45on a envie de dire
00:39:45qu'il y a des inégalités
00:39:48hommes-femmes,
00:39:49il faut les résoudre
00:39:49bien évidemment.
00:39:50Mais on est encore
00:39:51en train
00:39:51de surtransposer.
00:39:53Et donc,
00:39:53on a considéré
00:39:54que finalement,
00:39:55ce qui était la loi européenne
00:39:56n'était pas suffisante
00:39:57en France.
00:39:58Et donc,
00:39:58on va mettre
00:39:58des choses supplémentaires.
00:40:01Et c'est là,
00:40:02à chaque fois,
00:40:02où on dit
00:40:03pourquoi la France
00:40:05a toujours besoin
00:40:06de surtransposer
00:40:07les règles ?
00:40:07Pourquoi on est
00:40:08le seul pays
00:40:09dans l'Union européenne
00:40:10qui se dit toujours
00:40:11« Allez,
00:40:12on met une petite touche
00:40:13supplémentaire
00:40:14parce qu'on est vraiment
00:40:15les meilleurs ? »
00:40:17Et donc,
00:40:17on va devoir,
00:40:18par exemple,
00:40:19sur les offres d'emploi
00:40:20qu'on mettra,
00:40:21mettre des fourchettes
00:40:23de salaire.
00:40:23Mais ça n'a aucun sens
00:40:24parce que moi,
00:40:25je vais vous dire
00:40:26comment ça fonctionne.
00:40:26Lorsque je fais
00:40:27une offre d'emploi,
00:40:30le salaire,
00:40:31il va dépendre
00:40:31du profil
00:40:31que je vais recruter.
00:40:33C'est très ouvert
00:40:34aujourd'hui dans une entreprise.
00:40:35On recrute des savoir-être
00:40:36avant de recruter
00:40:37des savoir-faire.
00:40:38Ce qui veut dire
00:40:38que la personne,
00:40:39potentiellement,
00:40:40elle peut ne pas avoir
00:40:40de diplôme,
00:40:41avoir un diplôme,
00:40:42avoir plein de choses,
00:40:42être débutante,
00:40:43être expérimentée.
00:40:45Mais non,
00:40:45on va devoir mettre
00:40:45sur l'offre d'emploi.
00:40:46Vous allez te payer ça.
00:40:48Et c'est impossible.
00:40:52Ça,
00:40:54c'est à chaque fois
00:40:55des surtranspositions.
00:40:57Alors,
00:40:57sur la loi simplification,
00:41:00nous,
00:41:01il y a un point
00:41:01qui est très important
00:41:01qui répond à la question
00:41:02de comment simplifier.
00:41:04En fait,
00:41:04pour simplifier,
00:41:05il y a un sujet de stock
00:41:06et un sujet de flux.
00:41:08Ça veut dire
00:41:08qu'on a un sujet
00:41:09de nouvelles normes
00:41:10qui arrivent
00:41:10et un sujet de stock
00:41:11de normes
00:41:11qui s'accumulent.
00:41:13Déjà,
00:41:13pour arrêter le stock,
00:41:15il faut déjà stopper le flux.
00:41:17Et donc,
00:41:17pour stopper le flux,
00:41:18c'est le test PME.
00:41:19C'est quoi le test PME ?
00:41:21C'est tout simplement dire
00:41:22que lorsque une loi
00:41:24va être votée,
00:41:26que des entreprises
00:41:27puissent la tester avant
00:41:29et vous dire
00:41:30voilà,
00:41:31concrètement,
00:41:32c'est très compliqué
00:41:33dans une PME,
00:41:35c'est très facile,
00:41:36voilà les conséquences,
00:41:37voilà le coût
00:41:37pour l'entreprise
00:41:38en termes de temps.
00:41:40Ça ne veut pas dire
00:41:41que derrière,
00:41:41les parlementaires
00:41:42ne pourront pas la voter,
00:41:43mais au moins,
00:41:44ils pourront la voter
00:41:44avec un avis éclairé.
00:41:46Et un test PME,
00:41:47ce n'est pas une étude d'impact.
00:41:48C'est un vrai test
00:41:49grand en nature.
00:41:51ça permettra
00:41:51de limiter le flux,
00:41:52ça permettra
00:41:53que les parlementaires,
00:41:54avant de voter une nouvelle norme,
00:41:55avant de voter une nouvelle loi,
00:41:56une nouvelle contrainte,
00:41:57parce que c'est aussi
00:41:58sur les décrets,
00:41:59puissent avoir
00:41:59quel va être l'impact
00:42:00sur les entreprises.
00:42:01Donc,
00:42:02le premier sujet,
00:42:02c'est de s'assurer
00:42:04que le flux arrête
00:42:05de toujours alimenter
00:42:08le stock de normes.
00:42:09Et donc,
00:42:10le sujet du stock,
00:42:10c'est quoi ?
00:42:11C'est qu'on a
00:42:12beaucoup de normes,
00:42:13beaucoup de contraintes
00:42:14aujourd'hui
00:42:14qui passent sur les entreprises,
00:42:15sur lesquelles,
00:42:16en effet,
00:42:17il va falloir faire
00:42:19des grandes lois
00:42:20simplification,
00:42:21peut-être,
00:42:21comme vous dites.
00:42:24Il faut
00:42:25s'appuyer sur nous.
00:42:28Ça veut dire quoi ?
00:42:28Ça veut dire que
00:42:29nous,
00:42:31l'Interpro,
00:42:32et à travers nous,
00:42:32les filières d'activité,
00:42:35on est capable
00:42:35de vous faire
00:42:36les propositions
00:42:37de simplification.
00:42:38On est capable
00:42:39de vous donner
00:42:40dans chaque secteur d'activité
00:42:43toutes les propositions
00:42:44qu'on peut faire
00:42:44pour simplifier.
00:42:45Et quand je dis simplifier,
00:42:46ce n'est pas déréguler.
00:42:47Vous savez,
00:42:48les entrepreneurs français,
00:42:50ils ne disent pas
00:42:50qu'il faut déréguler
00:42:51pour polluer,
00:42:52déréguler pour moins protéger
00:42:54les consommateurs.
00:42:54Ce n'est pas ça,
00:42:55le sujet.
00:42:56Le sujet,
00:42:56il n'est surtout pas là.
00:42:58Le sujet,
00:42:58aujourd'hui,
00:42:58la norme qu'on a créée,
00:43:00les contraintes qu'on a créées,
00:43:02elles ne sont même plus,
00:43:04elles ne vont même plus
00:43:05dans l'ambition
00:43:05qu'on avait initialement.
00:43:07Et donc,
00:43:08le sujet,
00:43:08il est comment on simplifie
00:43:09sans déréguler.
00:43:10Et donc,
00:43:10appuyez-vous sur les filières,
00:43:12appuyez-vous sur les organisations patronales
00:43:15pour justement vous dire
00:43:16dans chaque secteur d'activité
00:43:17toutes les simplifications
00:43:18qu'on peut faire.
00:43:20Et ça peut être soit par décret,
00:43:21soit dans une grande loi,
00:43:23mais il ne faut pas en effet
00:43:24que cette loi soit après l'otage
00:43:26potentiellement
00:43:27de sujets politiques.
00:43:28Parce que cette loi de simplification,
00:43:30c'était une loi de simplification économique,
00:43:32de la vie économique.
00:43:33Et donc,
00:43:33nous,
00:43:34on tient à ce qu'elle reste
00:43:34une loi de la simplification
00:43:35de la vie économique.
00:43:36Et pas qu'on y mette
00:43:37tout ce qui,
00:43:38à un moment donné,
00:43:39devient un sujet politique.
00:43:40Et qui,
00:43:41nous,
00:43:42on ne critique pas,
00:43:42on dit juste,
00:43:43ce n'est pas forcément
00:43:43dans cette loi-là
00:43:44qu'elle doit être.
00:43:48Et d'ailleurs,
00:43:49tout à l'heure,
00:43:49vous parliez de Notre-Dame.
00:43:50C'est un bon exemple.
00:43:51Vous savez,
00:43:51Notre-Dame,
00:43:53les JO.
00:43:54à chaque fois,
00:43:55on a fait des lois d'exception
00:43:57pour sortir des normes.
00:43:59Et vous savez quoi ?
00:44:00Ça s'est très bien passé.
00:44:01Pas de mort au travail,
00:44:04pas de scandale sanitaire.
00:44:07Et ça coûtait beaucoup moins cher,
00:44:09ça allait beaucoup plus vite.
00:44:11Vous savez,
00:44:11dans n'importe quel autre pays,
00:44:13ou en tout cas,
00:44:14moi,
00:44:14dans mon entreprise,
00:44:15quand je teste quelque chose
00:44:16et que ça marche,
00:44:17je généralise.
00:44:19C'est une évidence.
00:44:21Alors,
00:44:21je ne sais pas
00:44:22pourquoi on n'a pas généralisé
00:44:22toutes ces dérogations
00:44:25pour les mettre
00:44:25dans le cadre général.
00:44:28Alors,
00:44:30M. le sénateur,
00:44:31M. Guet,
00:44:33la dispute organisée.
00:44:35Alors déjà,
00:44:36je prends votre proposition
00:44:37de venir intervenir
00:44:38devant nos adhérents.
00:44:40Et vous serez bien évidemment invité.
00:44:42Vous savez,
00:44:43la dispute organisée,
00:44:46elle nécessite
00:44:48qu'on n'alimente pas
00:44:49une sorte de défiance.
00:44:51Et c'est exactement
00:44:52ce qu'a fait le rapport.
00:44:53Et moi,
00:44:54j'ai eu,
00:44:54d'ailleurs,
00:44:55moi,
00:44:55mais CPME,
00:44:57MEDEF et U2P,
00:44:57on a eu ces discussions
00:44:58avec les organisations salariales
00:45:00il y a deux semaines
00:45:02en disant que
00:45:04la façon dont ils ont
00:45:06instrumentalisé ce rapport
00:45:09a justement
00:45:10fait beaucoup de mal
00:45:11même dans nos rapports
00:45:12entre nous.
00:45:13Je peux vous dire
00:45:13parce qu'en permanence
00:45:14dans les discussions,
00:45:15à chaque fois,
00:45:15ils nous disaient
00:45:16pourquoi,
00:45:17baisser la dépense publique,
00:45:17vous avez 200 milliards
00:45:19d'argent dans leur poche
00:45:20face à nous, là.
00:45:21C'est ce qu'ils nous disaient
00:45:22en permanence.
00:45:23Moi,
00:45:24j'entends en permanence.
00:45:25Regardez,
00:45:26210 milliards dans leur poche,
00:45:27là,
00:45:27et vous voulez aller
00:45:28prendre la poche
00:45:28des Français.
00:45:30Donc,
00:45:31moi,
00:45:31j'entends la dispute organisée,
00:45:32mais à un moment donné,
00:45:32il faut un peu
00:45:35de respect
00:45:37et ne pas alimenter
00:45:39ce type d'arguments
00:45:40qu'on peut avoir en face.
00:45:43Donc,
00:45:43moi,
00:45:43quand j'entends,
00:45:44par exemple,
00:45:44puisque vous l'avez
00:45:45dans les détails
00:45:45de votre rapport
00:45:46et comme vous pensez
00:45:47que je n'ai pas lu,
00:45:48je peux même vous dire
00:45:49que page 20
00:45:50ou page 21,
00:45:50je ne me rappelle plus
00:45:51exactement de la bonne page
00:45:52qui dit que nette des aides
00:45:55aux entreprises,
00:45:56la France reste le pays,
00:45:57le deuxième pays
00:45:58où le niveau de prélèvement
00:45:59obligatoire est le plus élevé
00:46:00en Europe.
00:46:00Nette des aides.
00:46:02C'est marrant,
00:46:02mais personne ne le dit
00:46:03ça pourtant.
00:46:05Vous le savez,
00:46:05mais vous avez raison,
00:46:08il a été écrit dans le rapport.
00:46:09Je ne vais pas dire
00:46:09que vous ne l'avez pas dit,
00:46:11mais je peux vous dire...
00:46:18Mais je peux vous dire
00:46:19que personne...
00:46:19Et quand on m'a interrogé
00:46:20sur ça,
00:46:21effectivement,
00:46:21on a fait la même
00:46:22qui somme le deuxième.
00:46:23Mais ça prend aussi
00:46:24des questions
00:46:24pour le niveau de la société.
00:46:25Mais moi,
00:46:26je n'ai pas de problème.
00:46:27Mais il y a eu un vrai débat.
00:46:29Mais moi,
00:46:29je ne vous dis pas
00:46:29qu'il ne faut pas avoir
00:46:30de débat.
00:46:31Mais sauf que...
00:46:32Qu'est-ce qui a été dit
00:46:33pendant les 4 mois
00:46:33des débats budgétaires ?
00:46:34Moi, je vous dis
00:46:35le sentiment qu'ont eu
00:46:36tous les entrepreneurs.
00:46:37Après,
00:46:38vous prenez,
00:46:38vous ne prenez pas.
00:46:39Moi, je suis là
00:46:40pour parler en leur nom.
00:46:42Tous les entrepreneurs
00:46:42ont dit quoi ?
00:46:43Ils ont dit
00:46:45l'image que tout le monde donne,
00:46:49le premier contributeur
00:46:50alors qu'on est dans le pays
00:46:51qui a le niveau
00:46:52de prélèvement obligatoire
00:46:52sur les entreprises.
00:46:53Alors, le deuxième pays,
00:46:54excusez-moi,
00:46:55le plus élevé en Europe.
00:46:56Et donc,
00:46:58de donner le sentiment
00:46:59que, par exemple,
00:47:02aider les Français
00:47:03à rénover leur logement
00:47:04à travers un taux de TVA réduit,
00:47:06est-ce qu'on aide
00:47:06une entreprise ?
00:47:09Non, mais est-ce que
00:47:10c'est une aide à l'entreprise ?
00:47:12Moi, je pose la question.
00:47:13Comment ?
00:47:14Non, je ne pense pas
00:47:15qu'on se trouve de bataille.
00:47:15Parce qu'on a alimenté
00:47:18un débat public
00:47:18avec un sujet
00:47:20qui, du coup,
00:47:21a centré
00:47:22toutes les discussions
00:47:22du budget
00:47:23sur les entreprises.
00:47:24Pourquoi ?
00:47:25Parce que, comme par hasard,
00:47:26ce rapport est sorti
00:47:26au même moment.
00:47:28Et parce que 211 milliards,
00:47:29encore une fois,
00:47:31encore une fois,
00:47:32moi, je pose la question.
00:47:33Je repose la question
00:47:33que je viens de poser.
00:47:35Aider les Français
00:47:37à rénover leur logement
00:47:41pour, par exemple,
00:47:42changer leur fenêtre
00:47:42pour qu'ils consomment
00:47:43moins d'énergie.
00:47:44Est-ce que ça,
00:47:44c'est une aide à l'entreprise ?
00:47:45Non.
00:47:46Pourtant, dans votre rapport,
00:47:47c'est dans les aides
00:47:48aux entreprises.
00:47:49Bien sûr que si.
00:47:50La TVA à taux réduit
00:47:51pour la rénovation énergétique,
00:47:52elle est considérée
00:47:53comme une aide aux entreprises.
00:47:56Je me trompe,
00:47:56M. le sénateur,
00:47:57ou pas ?
00:47:59Vous êtes sûr,
00:48:00M. le sénateur ?
00:48:04Non, non, mais vous...
00:48:07Est-ce qu'on est d'accord
00:48:09que dans le rapport,
00:48:10le taux de TVA à taux réduit
00:48:11est considéré
00:48:12comme une aide à l'entreprise ?
00:48:14Le taux de TVA à taux réduit
00:48:15pour 44 milliards ?
00:48:18OK.
00:48:18Donc, je répète ce que je dis.
00:48:20Donc, le taux de TVA
00:48:21à taux réduit
00:48:21pour le français
00:48:22qui veut rénover son logement
00:48:23pour pouvoir réussir
00:48:24la transition énergétique.
00:48:27Écoutez,
00:48:30on n'a pas la même lecture
00:48:31du rapport, alors.
00:48:37Question des banques,
00:48:39des crédits.
00:48:41Ensuite,
00:48:42je fais la suite
00:48:43de votre question.
00:48:45Retard de paiement,
00:48:46j'ai répondu tout à l'heure
00:48:47à retard de paiement.
00:48:48Non, mais...
00:48:50Je fais la suite
00:48:51de votre question.
00:48:52Retard de paiement,
00:48:53j'ai répondu à la question
00:48:54tout à l'heure.
00:48:54J'ai dit qu'on soutenait,
00:48:56par rapport aux ajustements
00:48:57qu'on soutenait,
00:49:00le fait d'avoir
00:49:03la PPL
00:49:03sur les retards de paiement
00:49:04pour les grands groupes.
00:49:08Sur les dividendes du CAC 40,
00:49:09je ne vais pas répondre à ça,
00:49:10ce n'est pas notre sujet.
00:49:11Nous, on n'est pas...
00:49:12On n'est pas...
00:49:14On ne représente pas
00:49:15les entreprises du CAC 40.
00:49:16Juste rappeler
00:49:16que les dividendes,
00:49:17c'est pour les PME
00:49:18un moyen de paiement
00:49:19pour le dirigeant
00:49:21en complément
00:49:21de sa rémunération
00:49:23qui rémunère
00:49:25une partie du bénéfice
00:49:25qu'il a eu
00:49:26parce que les dirigeants
00:49:26de PME,
00:49:27souvent,
00:49:27se payent très peu,
00:49:28contrairement à ce que
00:49:29beaucoup pensent,
00:49:30se payent très peu
00:49:30et le dividende
00:49:31est souvent un moyen
00:49:32à la fin
00:49:32de compléter
00:49:33sa rémunération.
00:49:34Donc, attention
00:49:35à tout ce qu'on a
00:49:36comme vision
00:49:38sur les dividendes
00:49:39pour les entreprises.
00:49:41Le pacte du TREI,
00:49:43nous, on n'a pas été compte
00:49:44de tous les changements
00:49:45qui a eu sur le pacte du TREI
00:49:46sur le fait
00:49:47de mettre les biens somptuaires
00:49:49dans...
00:49:50D'exclure les biens somptuaires.
00:49:52Maintenant,
00:49:53nous, ce qu'on rappelle,
00:49:54c'est qu'il y a
00:49:55de nombreux pays en Europe
00:49:56qui excluent
00:49:57la base d'imposition
00:49:58pour les transmissions
00:49:59les entreprises.
00:50:01Donc, ne soyons pas
00:50:02le pays,
00:50:03encore une fois,
00:50:04qui, dans un monde ouvert,
00:50:07met toujours
00:50:08des niveaux de taxation
00:50:08qui sont les plus élevés
00:50:09que les autres.
00:50:10Pourquoi ?
00:50:11Parce qu'à la fin,
00:50:11ça fait qu'on a un tissu économique
00:50:13qui se fragilise.
00:50:14On a deux fois moins de TTI
00:50:15en France qu'en Allemagne.
00:50:16Parce que transmettre une TTI,
00:50:18si on n'a pas le pacte du TREI,
00:50:19ça coûte cher.
00:50:20Et qu'est-ce qui se passe demain ?
00:50:20Si on n'a pas le pacte du TREI,
00:50:21l'entreprise est vendue
00:50:23à des fonds étrangers.
00:50:24Et une fois qu'elle est vendue
00:50:25à des fonds étrangers,
00:50:26les actionnaires étrangers,
00:50:27ils ont beaucoup moins
00:50:29de patriotisme économique,
00:50:31beaucoup moins d'ancrage
00:50:31territorial.
00:50:32Et forcément,
00:50:33le jour où ils veulent délocaliser,
00:50:34ils le font beaucoup facilement
00:50:35qu'un actionnaire français.
00:50:36Donc moi, ce que je défends,
00:50:37c'est qu'une entreprise,
00:50:38elle a plus d'intérêt
00:50:38à avoir un actionnaire français.
00:50:40Et donc, le pacte du TREI,
00:50:41c'est privilégier
00:50:42l'actionnaire français
00:50:43et le tissu économique.
00:50:45Ensuite, sur votre question,
00:50:47sur les auto-entrepreneurs,
00:50:48sur Hitch,
00:50:49sur tout ce qui est
00:50:50les plateformes.
00:50:51Moi, j'aimerais déjà rappeler
00:50:52que les taxis,
00:50:55ce n'est pas des salariés
00:50:55en général.
00:50:56On est sur un marché
00:50:56qui est déjà un marché.
00:50:59On est déjà sur un marché...
00:51:01Non, mais est-ce que
00:51:01vous m'attaquez personnellement
00:51:02là, vu que vous parlez de mon...
00:51:04Non, mais vous parlez
00:51:05de mon projet à moi,
00:51:05donc je vous réponds
00:51:06sur mon projet à moi.
00:51:08Les taxis, ce ne sont pas...
00:51:09On n'est pas sur un métier
00:51:11où il y avait des salariés.
00:51:12On a ubérisé un métier salarié.
00:51:14C'était un métier
00:51:14où il y avait des entrepreneurs
00:51:16et il y a eu
00:51:17d'autres entrepreneurs en face.
00:51:18Mais bon, je vous réponds
00:51:18juste par rapport à ça.
00:51:23Je ne sais pas comment
00:51:24je dois interpréter
00:51:25votre regard,
00:51:27mais maintenant,
00:51:29juste répondre par rapport
00:51:30aux auto-entrepreneurs
00:51:31parce que je me suis souvent
00:51:31exprimé sur le sujet.
00:51:33Moi, j'ai toujours dit
00:51:36que la dérive actuelle
00:51:39qui fait qu'on est en train
00:51:40de transformer le salariat
00:51:41en auto-entrepreneur
00:51:41est dangereux pour le modèle social.
00:51:43Je le redis.
00:51:45On est en train
00:51:46de créer un système
00:51:48où le travail
00:51:49est remplacé
00:51:49par l'auto-entrepreneuriat.
00:51:51Pourquoi ?
00:51:52Parce qu'aujourd'hui,
00:51:58le contrat de travail
00:51:59ne permet plus
00:52:00de donner la même latitude
00:52:01à des salariés
00:52:01qui ne veulent pas forcément
00:52:02être dans du CDI normal
00:52:06parce qu'on a créé
00:52:07un modèle
00:52:07qui déroge
00:52:08à toutes les règles
00:52:08et qu'on a toléré
00:52:09ce mode-là.
00:52:11Parce que l'auto-entrepreneuriat,
00:52:12initialement,
00:52:13l'idée n'était pas
00:52:14de dire
00:52:14qu'on peut être auto-entrepreneur
00:52:15toute notre vie,
00:52:16on déroge aux règles,
00:52:17on a moins de charge et tout.
00:52:18C'est de dire
00:52:18que c'est une porte d'entrée
00:52:19vers l'entrepreneuriat.
00:52:20Et initialement,
00:52:20c'était notamment deux ans
00:52:22pour pouvoir se lancer
00:52:23et ensuite tester.
00:52:26Or, aujourd'hui,
00:52:27on a laissé un modèle
00:52:28se développer
00:52:29qui est un modèle
00:52:30qui est bien.
00:52:30C'est un modèle
00:52:31qui permet à tout le monde
00:52:32de se lancer,
00:52:33qui est un modèle
00:52:33qui permet à tout le monde
00:52:34de tester,
00:52:35mais qui aujourd'hui
00:52:35est devenu un modèle
00:52:36parallèle au modèle salariat.
00:52:38Et donc, nous,
00:52:39moi, je suis très à l'aise
00:52:40pour vous le dire.
00:52:41Si on ne résout pas
00:52:43ce problème-là,
00:52:45on va au-delà
00:52:47d'une crise sociale majeure
00:52:49parce qu'on va créer
00:52:50des retraités pauvres,
00:52:51on va créer des personnes
00:52:52qui n'auront pas
00:52:52la protection sociale,
00:52:53on va créer des entreprises
00:52:54qui ne pourront plus
00:52:55avoir des salariés
00:52:56parce qu'ils seront plus compétitifs
00:52:57avec ceux qui prennent
00:52:58les auto-entrepreneurs.
00:52:59Et donc ça,
00:53:00c'est un sujet
00:53:00sur lequel on doit,
00:53:02dans les prochains mois
00:53:03ou peut-être que ce sera
00:53:03un sujet d'élection 2027,
00:53:05mais sur lequel on doit avoir
00:53:06un vrai débat de société.
00:53:08Et nous,
00:53:08je vous le dis
00:53:09et pour qu'on soit tout à l'aise,
00:53:11nous, on défend
00:53:12un modèle salarié.
00:53:13On ne défend pas un modèle
00:53:14où le salariat
00:53:15va disparaître
00:53:15au profil
00:53:16de l'auto-entrepreneuriat.
00:53:18Ce n'est pas
00:53:19la culture française.
00:53:21Ce n'est pas le modèle
00:53:21que défend les entreprises.
00:53:23Et ce n'est pas le modèle
00:53:24qui permet...
00:53:25Ça ne permettra pas
00:53:26une concurrence loyale
00:53:27entre les entreprises.
00:53:28Donc il faut qu'on redonne
00:53:29à l'auto-entrepreneuriat
00:53:30sa bonne place
00:53:32dans notre modèle social.
00:53:34Peut-être sur la question
00:53:35des banques ?
00:53:36Alors nous,
00:53:37on a aujourd'hui
00:53:39des entreprises
00:53:39qui nous feront remonter
00:53:40qu'elles ont des problèmes
00:53:41de financement,
00:53:43mais globalement,
00:53:43pas plus qu'avant.
00:53:46Et en tout cas,
00:53:48dans les statistiques
00:53:49qu'on a,
00:53:52voilà,
00:53:53dans les statistiques
00:53:53qu'on a,
00:53:54on n'a pas plus
00:53:55de refus de financement.
00:53:57Je ne vous dis pas
00:53:58que je n'entends pas
00:53:58des entrepreneurs
00:53:59qui me disent
00:53:59que je ne suis pas financé,
00:54:00mais la réalité,
00:54:01c'est que globalement,
00:54:02quand on prend
00:54:02nos chiffres macro,
00:54:03on n'a pas plus
00:54:04de difficultés qu'avant.
00:54:05Donc aujourd'hui,
00:54:07il n'y a pas de problème
00:54:07de financement des PME.
00:54:10Peut-être qu'aujourd'hui,
00:54:11la difficulté,
00:54:12c'est que le contexte économique
00:54:13étant plus fragile,
00:54:16forcément,
00:54:16les projets sont moins viables.
00:54:18Et donc un projet
00:54:19qui peut-être était viable hier
00:54:20est moins aujourd'hui.
00:54:22Mais on n'a pas de sujet
00:54:22aujourd'hui sur le financement
00:54:23des bons projets
00:54:24que les PME le portent.
00:54:26Merci.
00:54:27On continue.
00:54:27Anne-Catherine Loisier.
00:54:29Merci, Madame la Présidente.
00:54:31Merci, Monsieur le Président.
00:54:32Je pense que l'échange
00:54:34est intéressant.
00:54:35Au moins, on pousse
00:54:35un peu les lignes.
00:54:36Donc moi, je voulais rebondir
00:54:37en complément
00:54:38à tout ce qui a été évoqué.
00:54:40D'abord, pour dire
00:54:41qu'être pas naïf,
00:54:42c'est ne pas être naïf,
00:54:44plutôt, c'est aussi,
00:54:46ça a été évoqué,
00:54:47c'est être conscient
00:54:48du rapport de force
00:54:49qui existe quand même
00:54:50entre certaines entreprises,
00:54:52plus grosses, moins grosses.
00:54:54Et ça, on le vit notamment
00:54:55aujourd'hui
00:54:55dans le cadre
00:54:56de notre commission
00:54:56d'enquête
00:54:57sur les marges
00:54:58des industriels
00:54:58et des distributeurs.
00:54:59Je n'en dirai pas plus.
00:55:01Vous n'avez pas
00:55:03beaucoup abordé...
00:55:05On cherche tous
00:55:06à améliorer
00:55:07la compétitivité
00:55:07de nos entreprises
00:55:08et du coup,
00:55:08vous n'avez pas
00:55:09beaucoup abordé
00:55:10les aspects
00:55:10de vulnérabilité.
00:55:12Alors, on a parlé
00:55:12de vulnérabilité
00:55:13au numérique,
00:55:14plutôt la dépendance
00:55:15au numérique,
00:55:15mais la dépendance
00:55:16aux approvisionnements.
00:55:17Est-ce que c'est un sujet
00:55:20que comment vous l'appréhendez
00:55:21puisqu'on parle souvent
00:55:22de la pénurie
00:55:23de matières premières,
00:55:25la dépendance
00:55:25à certains matériaux ?
00:55:27Donc, comment est-ce
00:55:27que vous appréhendez
00:55:28ces sujets-là
00:55:29dans la trajectoire
00:55:30de regain de compétitivité
00:55:32de nos entreprises françaises ?
00:55:33Et puis, moi,
00:55:34je voulais juste revenir
00:55:34sur le sujet
00:55:36du travail des femmes
00:55:37en disant qu'effectivement,
00:55:38il y a un sujet
00:55:38sur les femmes dirigeantes,
00:55:39mais il y a un sujet
00:55:40quand même plus globalement
00:55:41de l'égalité salariale
00:55:42homme-femme
00:55:43dans les entreprises.
00:55:43et comment vous abordez
00:55:45ce sujet
00:55:46de l'égalité salariale
00:55:48homme-femme
00:55:48dans les PME ?
00:55:49Merci.
00:55:50Evelyne Renaud-Garabédian.
00:55:51Merci, madame présidente.
00:55:53Selon les enquêtes récentes
00:55:54qui ont été publiées
00:55:55par BPI France,
00:55:5727 % des PME françaises
00:55:59exportent aujourd'hui
00:56:01et à l'intérieur,
00:56:0317, 15 % d'entre elles
00:56:05de manière régulière
00:56:06et 12 %
00:56:07de manière totalement occasionnelle.
00:56:09Pour une part,
00:56:10au significatif
00:56:11de TPE et de PME,
00:56:13l'export demeure
00:56:14une activité
00:56:15totalement ponctuelle,
00:56:17conduite malheureusement
00:56:18de manière individuelle,
00:56:20de manière isolée,
00:56:22alors même qu'elle gagnerait
00:56:23à se produiter collectivement
00:56:26dans des logiques de filière
00:56:27afin de mutualiser
00:56:29leur savoir-faire,
00:56:31d'apprendre à vendre
00:56:32le produit France,
00:56:33comme le font les Italiens,
00:56:35de porter ensemble
00:56:37l'excellence industrielle
00:56:39et artisanale française.
00:56:41Comment est-ce que vous pensez
00:56:42que l'on pourrait aider
00:56:43nos TPE et nos PME
00:56:45pour qu'elles puissent
00:56:46chasser en meute ?
00:56:47Et est-ce que vous pensez
00:56:49que la création
00:56:51d'une CPME internationale
00:56:53pourrait être un bon levier
00:56:55pour structurer
00:56:57cette action collective ?
00:56:58Merci de votre réponse.
00:56:59Sur l'égalité salariale,
00:57:00je le redis,
00:57:01c'est un enjeu majeur.
00:57:02Je n'aimerais pas
00:57:04que mes propos
00:57:05sont mal interprétés.
00:57:08Vous savez,
00:57:09les entreprises
00:57:10et les entrepreneurs
00:57:13sont conscients
00:57:15de tous les défis
00:57:16de la société,
00:57:17que ce soit l'égalité salariale,
00:57:18mais que ce soit également
00:57:19le sujet de la transition écologique,
00:57:21que ce soit le sujet
00:57:21de la transition démographique.
00:57:23Et donc,
00:57:23les entreprises
00:57:23sont les premiers outils
00:57:25pour répondre à ces leviers.
00:57:29Le sujet
00:57:29de la transparence salariale,
00:57:31qui est une directive européenne,
00:57:34qui est justement
00:57:35pour répondre
00:57:36à la problématique
00:57:37de l'égalité salariale.
00:57:39Nous,
00:57:39on ne dit pas qu'on est contre.
00:57:40Et on dit même,
00:57:41je vais aller plus loin que ça.
00:57:42On va expliquer
00:57:43à vos entreprises
00:57:43comment le mettre en place.
00:57:46J'ai demandé
00:57:46au ministre du Travail,
00:57:47M. Farandou,
00:57:48de venir le 18 février
00:57:50pour expliquer
00:57:52à nos filières,
00:57:53expliquer à nos branches,
00:57:54justement,
00:57:54cette directive
00:57:55transparence salariale
00:57:56pour les rassurer,
00:57:58pour leur expliquer
00:57:59comment ça va fonctionner
00:57:59et pour emmener tout le monde.
00:58:01Nous,
00:58:02notre rôle à nous,
00:58:02c'est d'emmener les filières,
00:58:03d'emmener les entreprises,
00:58:04d'emmener les entrepreneurs
00:58:05dans ces grands changements.
00:58:06On ne s'y oppose pas.
00:58:08On est justement là
00:58:09pour les emmener.
00:58:11Ce que je vous disais
00:58:12tout à l'heure,
00:58:13c'est justement,
00:58:14pour nous aider pour ça,
00:58:16il ne faut pas nous mettre
00:58:17des boulets supplémentaires,
00:58:18c'est-à-dire de mettre
00:58:18des règles qui vont être
00:58:20en plus par rapport
00:58:21à la règle initiale,
00:58:22la règle européenne.
00:58:23Mais en tout cas,
00:58:24comptez sur nous
00:58:24pour que ces grands enjeux,
00:58:26égalité salariale,
00:58:27en l'occurrence dont vous ne faites pas,
00:58:29on soit moteur
00:58:30pour accompagner les entreprises
00:58:32à l'appropriation.
00:58:33Et donc voilà,
00:58:34comme je vous disais,
00:58:34le ministre du Travail
00:58:35va venir la semaine prochaine.
00:58:36Mais au-delà de ça,
00:58:37on va accompagner
00:58:38les entreprises,
00:58:38les filières,
00:58:39à travers le fait
00:58:41de s'assurer
00:58:42que tout le monde
00:58:43sera au rendez-vous
00:58:44de cette directive européenne.
00:58:47Sur le sujet
00:58:47de la dépendance
00:58:49aux approvisionnements,
00:58:51nous,
00:58:52on est membre
00:58:52d'une fédération européenne
00:58:53des PME.
00:58:55C'est un sujet majeur
00:58:56qu'on ne porte pas
00:58:56à l'approvisionnement,
00:58:57mais la vision stratégique
00:58:58que l'Europe doit avoir,
00:58:59parce que ce n'est pas
00:58:59un sujet français,
00:59:00c'est un sujet européen.
00:59:01La vision stratégique
00:59:02qu'elle doit avoir aujourd'hui,
00:59:03c'est qu'en effet,
00:59:05elle doit être capable
00:59:08de définir
00:59:09quelles sont
00:59:10les filières,
00:59:11les sujets
00:59:12qui doivent être européens
00:59:13et sur lesquels
00:59:14on ne doit pas dépendre
00:59:15entièrement
00:59:16soit d'un acteur,
00:59:17soit de l'étranger.
00:59:18Je vous donne un exemple
00:59:19au-delà des dépenses
00:59:20sur les approvisionnements,
00:59:21c'est le numérique.
00:59:22Aujourd'hui,
00:59:23on ne peut pas être
00:59:23un continent
00:59:24qui va être complètement absent
00:59:26du numérique demain,
00:59:28parce que notre dépendance
00:59:29numérique sera très grave.
00:59:30Ça veut dire
00:59:31du semi-conducteur
00:59:33à l'algorithme d'IA
00:59:34au data center.
00:59:35Ça, c'est des sujets
00:59:35sur lesquels l'Europe
00:59:36doit être capable
00:59:37d'avoir une vraie stratégie
00:59:38pour qu'on soit demain
00:59:40autonome
00:59:41ou à minima
00:59:42ne pas être dépendant
00:59:42que d'un pays.
00:59:47Et donc,
00:59:47on les porte
00:59:48au travers
00:59:48de S&M United
00:59:49qui est notre fédération
00:59:50des PME
00:59:51au sein de l'Union européenne.
00:59:55Madame la sénatrice,
00:59:56vous m'avez donné
00:59:57une très bonne idée
00:59:58pour la CPME internationale.
00:59:59On y réfléchissait.
01:00:00Non, mais on y réfléchissait.
01:00:02Donc,
01:00:03je prends l'idée
01:00:05parce qu'aujourd'hui,
01:00:07moi,
01:00:07je vois beaucoup de PME
01:00:09qui pensent à exporter,
01:00:10qui souvent ne connaissent pas
01:00:11les mécanismes
01:00:12ceux qui existent
01:00:14aujourd'hui
01:00:14pour accompagner
01:00:15les entreprises
01:00:16et qui,
01:00:17parfois,
01:00:19vont avoir
01:00:22une commande
01:00:22à l'étranger
01:00:24mais, en fait,
01:00:25ne vont pas maintenir,
01:00:26entretenir
01:00:27le flux.
01:00:28Et donc,
01:00:28ça, c'est un sujet
01:00:29sur lequel je prends
01:00:30bien évidemment
01:00:31l'idée
01:00:32qui est de dire
01:00:32comment nous,
01:00:33on fait pour accompagner
01:00:33les entreprises,
01:00:34pas forcément en créant
01:00:36un mécanisme supplémentaire
01:00:37mais déjà en s'appuyant
01:00:38sur tout ce qui existe
01:00:40et exactement,
01:00:42et en permettant
01:00:44à nos PME
01:00:45justement
01:00:46d'être au courant
01:00:47de tout ce qui existe,
01:00:47de les pousser
01:00:48à les utiliser
01:00:49et de faire
01:00:50des délégations
01:00:50à l'étranger.
01:00:51On vient de faire
01:00:52une délégation en Chine.
01:00:53On vient de faire
01:00:53une délégation en Chine
01:00:54il y a 10 jours
01:00:55qui a duré 10 jours
01:00:58pour permettre
01:00:58aux entreprises françaises,
01:01:00il y avait à peu près
01:01:0130 chères entreprises,
01:01:03d'aller chercher
01:01:04l'activité.
01:01:05Elles sont revenues
01:01:05pour la plupart
01:01:06avec des bons de commande.
01:01:07Donc, c'est déjà
01:01:08quelque chose qu'on fait
01:01:08mais je prends l'idée
01:01:10de créer une CPMA internationale
01:01:11pour aller encore plus loin.
01:01:15Sur le sujet
01:01:16du financement,
01:01:16moi je pense
01:01:16qu'on a un enjeu majeur
01:01:17à créer
01:01:19déjà à créer
01:01:20un fonds souverain
01:01:21français.
01:01:22On a plus de 6 500 milliards
01:01:23d'épargne
01:01:26des Français.
01:01:29on doit créer
01:01:32un fonds souverain
01:01:33qui investit
01:01:34dans l'économie française.
01:01:37C'est ce qu'on va bientôt faire
01:01:38déjà entre partenaires sociaux
01:01:40sur un petit fonds
01:01:41qu'on va lancer bientôt.
01:01:44Je ne dis pas trop
01:01:45parce que ce n'est pas encore lancé
01:01:48mais ça va se faire
01:01:49la semaine prochaine.
01:01:50On va lancer
01:01:51un premier fonds souverain
01:01:52mais qui est géré
01:01:52par les partenaires sociaux
01:01:53mais on a un défi
01:01:54qui sera je pense
01:01:54aussi un enjeu
01:01:55de l'élection 2027.
01:01:56C'est comment on fait
01:01:57pour que l'épargne
01:01:58des Français
01:02:00soit fléchée
01:02:01vers l'économie française
01:02:02et que la France
01:02:03puisse avoir
01:02:04des fonds souverains
01:02:04parce qu'on voit aujourd'hui
01:02:05que parfois
01:02:06les entreprises françaises
01:02:07sont rachetées
01:02:07par des fonds souverains étrangers
01:02:09parce qu'on n'a pas
01:02:10nous les moyens
01:02:11on n'a pas un pilotage
01:02:12de cette épargne
01:02:13pour financer
01:02:14l'économie locale
01:02:15pour financer
01:02:16les ETI
01:02:17les PME locales
01:02:19qui ont besoin
01:02:19parfois d'avoir
01:02:20justement
01:02:21de l'argent
01:02:22pour être rachetés
01:02:25par des fonds
01:02:26qui soient français
01:02:28et ça
01:02:29c'est un enjeu
01:02:29de la souveraineté
01:02:30et je pense
01:02:31que ce n'est pas
01:02:31le rôle des banques
01:02:32aujourd'hui
01:02:33c'est vraiment
01:02:33le rôle
01:02:33d'avoir des fonds
01:02:35des fonds souverains
01:02:36qui permettent
01:02:37à ces entreprises
01:02:38de rester françaises
01:02:40sur les financements
01:02:40participatifs
01:02:41je
01:02:44c'est un sujet
01:02:44qui n'a pas très bien
01:02:47fonctionné
01:02:47depuis qu'il a été
01:02:48mis en place
01:02:49je
01:02:50je
01:02:51j'ai pas les chiffres
01:02:52exacts ici
01:02:52mais je sais que
01:02:54en gros globalement
01:02:55ça
01:02:55c'est pas un sujet
01:02:56qui a bien fonctionné
01:02:57mais bon je prends
01:02:57votre point quand même
01:02:58pour creuser un peu plus
01:03:01mais
01:03:02on n'a pas eu
01:03:03le succès
01:03:04espéré
01:03:06sur le sujet
01:03:06du financement
01:03:07j'aimerais quand même
01:03:08compléter en disant
01:03:08qu'on a aussi en France
01:03:10des fonds d'investissement
01:03:12et c'est un sujet
01:03:12qui est majeur aujourd'hui
01:03:14comment on accompagne
01:03:15les PME
01:03:16à devenir des ETI
01:03:18et les fonds d'investissement
01:03:20alors je sors
01:03:21de tout le débat
01:03:22qu'il y a pu y avoir
01:03:22sur les fonds
01:03:23Vautour étrangers
01:03:23qui sont venus
01:03:24qui ont pris l'argent
01:03:25qui sont partis
01:03:25ça c'est un sujet
01:03:26différent
01:03:27mais je parle
01:03:28de fonds d'investissement
01:03:28français
01:03:29qui permettent
01:03:29à des PME
01:03:30de devenir des ETI
01:03:32qui accompagnent
01:03:33la croissance
01:03:33qui accompagnent
01:03:34les dirigeants
01:03:36sur ces différentes étapes
01:03:37il faut aussi permettre
01:03:39faire savoir plus
01:03:40et accompagner
01:03:41les entreprises
01:03:42les pousser
01:03:43à ouvrir leur capital
01:03:44moi c'est un enjeu
01:03:45que je pousse
01:03:45auprès des entrepreneurs
01:03:46à ne pas hésiter
01:03:47à ouvrir leur capital
01:03:49à des fonds d'investissement
01:03:52français
01:03:52pour justement
01:03:53les accompagner
01:03:54à grandir
01:03:55et à ce que les TPE
01:03:56deviennent des PME
01:03:57à ce que les PME
01:03:58deviennent des ETI
01:03:59donc on a plusieurs sujets
01:04:00mais aussi
01:04:01le point des fonds d'investissement
01:04:03est un point important
01:04:05merci
01:04:06on continue
01:04:07avec Daniel Grémillet
01:04:09oui merci
01:04:09madame présidente
01:04:10monsieur le président
01:04:11chers collègues
01:04:13j'étais un peu inquiet
01:04:14en vous écoutant
01:04:15au début
01:04:16en parlant
01:04:17des grosses entreprises
01:04:18par rapport
01:04:19aux PME
01:04:19vous m'avez un peu
01:04:21rassuré après
01:04:22dans votre expression
01:04:24mais je pense
01:04:25qu'en matière économique
01:04:26il faut toujours savoir
01:04:28boxer dans sa catégorie
01:04:30c'est un peu
01:04:30comme dans le sport
01:04:32par contre
01:04:32vous avez beaucoup évoqué
01:04:34la distorsion
01:04:35sur l'impôt de production
01:04:37quelles sont vos propositions
01:04:38justement
01:04:38très concrètes
01:04:40pour revenir
01:04:41à une situation
01:04:42un peu comparable
01:04:43à celle de l'Allemagne
01:04:44que vous avez cité souvent
01:04:46deuxième question
01:04:47concernant la distorsion
01:04:49que peut représenter
01:04:52aujourd'hui
01:04:53la subvention
01:04:56parce que
01:04:57est-ce que c'est rendre
01:04:57aux entreprises
01:04:58service que des subventionnés
01:05:00aujourd'hui
01:05:01on sait que
01:05:02le contribuable
01:05:03les collectivités
01:05:05sont en situation
01:05:06de tension
01:05:08budgétaire
01:05:09l'ennemi
01:05:10d'une entreprise
01:05:11c'est la distorsion
01:05:12de concurrence
01:05:14donc est-ce qu'une entreprise
01:05:15peut vivre
01:05:16peut investir
01:05:17sans subvention
01:05:18dès lors
01:05:18qu'elle est certaine
01:05:19que son concurrent
01:05:20ne sera pas accompagné
01:05:21pour le même investissement
01:05:23ça c'est une nouvelle étape
01:05:25question
01:05:25aujourd'hui
01:05:26et
01:05:27quel est votre positionnement
01:05:29pour transformer
01:05:30la subvention
01:05:31en avance remboursable
01:05:32et dernière question
01:05:35sur
01:05:36l'auto-entrepreneur
01:05:37vous n'en avez pas
01:05:38beaucoup parlé
01:05:39j'aimerais vous entendre
01:05:40à nouveau
01:05:41sur quel est votre positionnement
01:05:43sur l'auto-entrepreneur
01:05:46je pense que vous en avez
01:05:47déjà parlé quand même
01:05:49Micheline Jacques
01:05:50Micheline
01:05:51merci madame la présidente
01:05:52monsieur le président
01:05:53chers collègues
01:05:54je vais vous parler
01:05:55d'outre-mer
01:05:56territoire ultramarin
01:05:58je tiens
01:05:59à vous remercier
01:06:00et à vous féliciter
01:06:01pour vos propos
01:06:02auxquels j'adhère
01:06:03et je tiens
01:06:05à vous dire aussi
01:06:06qu'en ma qualité
01:06:06de président
01:06:07de la délégation
01:06:08sénatorielle
01:06:09aux outre-mer
01:06:09le poids normatif
01:06:11est un de mes
01:06:13principaux
01:06:13cheval de bataille
01:06:16compte tenu
01:06:17de l'impact
01:06:19de ces normes
01:06:20au niveau
01:06:21des territoires
01:06:21ultramarins
01:06:22alors j'aurai
01:06:22plusieurs petites questions
01:06:24vous avez évoqué
01:06:25le coût du travail
01:06:26les territoires
01:06:27ultramarins
01:06:28bénéficient
01:06:30de dispositifs
01:06:31d'allègement
01:06:32de charges patronales
01:06:34mais réservés
01:06:35uniquement
01:06:35au salaire
01:06:36SMIC
01:06:37que pensez-vous
01:06:39de ce dispositif
01:06:40pensez-vous
01:06:40qu'il faille
01:06:41aussi l'étendre
01:06:41et qu'on pourrait
01:06:42aussi
01:06:42entrevoir
01:06:44un dispositif
01:06:45plus généralisé
01:06:46pour aider
01:06:47d'une manière
01:06:48correcte
01:06:49toutes les entreprises
01:06:50les CPE
01:06:51les PME
01:06:52l'économie
01:06:53de ces territoires
01:06:54ultramarins
01:06:55est basée
01:06:55essentiellement
01:06:56sur des TPE
01:06:57et des PME
01:07:00il est difficile
01:07:02compte tenu
01:07:02de l'éloignement
01:07:03du territoire
01:07:04européen
01:07:05donc nous travaillons
01:07:06aussi pour une
01:07:06meilleure insertion
01:07:07des territoires
01:07:08dans leur bassin
01:07:11environnement
01:07:12caribéen
01:07:13ou océanien
01:07:14ou même
01:07:15de l'océan
01:07:16pacifique
01:07:16mais
01:07:17certaines normes
01:07:19européennes
01:07:19et je pense
01:07:21à la taxe
01:07:21aux frontières
01:07:22par exemple
01:07:23qui vient d'être
01:07:23mise en place
01:07:25à un impact
01:07:28négatif
01:07:29parce que d'un côté
01:07:29l'Union européenne
01:07:31aide
01:07:32par ce qu'on appelle
01:07:33l'aide aux frettes
01:07:34et de l'autre
01:07:34il freine
01:07:35dès qu'on
01:07:36décompé à soi
01:07:37des matériaux
01:07:38qui arrivent
01:07:39du bassin
01:07:40environnement
01:07:40donc quelle
01:07:41pourrait être
01:07:42la mesure
01:07:43qu'est-ce qu'on
01:07:44pourrait mettre
01:07:45en place
01:07:45pour mieux
01:07:46accompagner
01:07:46ces entreprises
01:07:48de manière
01:07:49à
01:07:50d'une part
01:07:51à tenir le cap
01:07:53parce qu'il est vrai
01:07:54que les banques
01:07:55elles ne suivent pas
01:07:56elles ne les accompagnent pas
01:07:57il y a un gros sujet
01:07:58au niveau des banques
01:07:59dans les territoires
01:08:00et je peux le comprendre
01:08:01vu parfois
01:08:02certaines instabilités
01:08:04sociales
01:08:05donc
01:08:06pérenniser
01:08:07l'économie
01:08:08ce serait aussi
01:08:10accompagner
01:08:11un meilleur
01:08:14ancrage
01:08:15et permettre
01:08:16aussi d'éviter
01:08:17les crises sociales
01:08:18d'une part
01:08:18et deuxièmement
01:08:19faire rayonner
01:08:20le savoir-faire
01:08:21français
01:08:22dans les bassins
01:08:23parce que
01:08:24nous avons quand même
01:08:26on élargit
01:08:28au niveau des bassins
01:08:29des populations
01:08:30qui sont quand même
01:08:3113 millions d'habitants
01:08:3220 millions d'habitants
01:08:33et éviter
01:08:34que d'autres
01:08:37puissances
01:08:38comme notamment
01:08:38la Chine
01:08:40interviennent
01:08:40dans ces territoires
01:08:41j'aurais préféré
01:08:42que ce soit la France
01:08:42plutôt que la Chine
01:08:44et notre tissu
01:08:45entrepreneurial
01:08:46alors
01:08:50fiscalité locale
01:08:53fiscalité locale
01:08:54cvae
01:08:55alors
01:08:57par rapport
01:08:58au pot de production
01:08:58un pot de production
01:09:00premier sujet
01:09:01on a les municipales
01:09:02bientôt
01:09:02nous on demande
01:09:03à ce que tous les candidats
01:09:04s'engagent
01:09:05à ne pas augmenter
01:09:06la fiscalité locale
01:09:07plus que
01:09:07l'inflation
01:09:09ou ce qui serait
01:09:10la base
01:09:11mais ça c'est un des premiers points
01:09:12parce qu'aujourd'hui
01:09:12la fiscalité locale
01:09:14a un impact très fort
01:09:15sur
01:09:16bien évidemment
01:09:17les entreprises
01:09:17et donc là
01:09:18c'est l'impôt de production
01:09:19le deuxième point
01:09:20c'est la CVAE
01:09:20il faut la faire disparaître
01:09:22encore une fois
01:09:22c'est un impôt
01:09:23qui est bête
01:09:24cet impôt là
01:09:25donc il faut faire disparaître
01:09:26la CVAE
01:09:27il faut stabiliser
01:09:29la fiscalité locale
01:09:30et donc là
01:09:30déjà
01:09:32ça permettra
01:09:33de ne pas avoir
01:09:34nos impôts de production
01:09:37qui augmente
01:09:37encore une fois
01:09:38c'est deux fois
01:09:39la moyenne européenne
01:09:40c'est six fois l'Allemagne
01:09:41on joue pas
01:09:41avec les mêmes
01:09:43les mêmes cartes en main
01:09:46sur la
01:09:47auto-entrepreneur
01:09:48je vais redire
01:09:49ce que j'ai dit
01:09:50pour pas qu'il y ait
01:09:50de malentendus
01:09:52mais je pense l'avoir dit
01:10:04par rapport
01:10:04à la franchise
01:10:05de TVA
01:10:05ou pas du tout
01:10:06pour les auto-entrepreneurs
01:10:08voilà
01:10:09mais le statut
01:10:10en lui-même
01:10:10je pense que
01:10:11le statut
01:10:12en lui-même
01:10:12je pense que
01:10:13c'est pas
01:10:13un PLF
01:10:14ou un PLFSS
01:10:15n'est pas le bon
01:10:16lieu
01:10:17pour parler
01:10:18de ce statut
01:10:18parce que
01:10:19ce statut
01:10:20en fait
01:10:21il questionne même
01:10:22le rapport
01:10:22qu'on a aujourd'hui
01:10:23au CDI
01:10:24au travail
01:10:25au modèle social
01:10:26et donc
01:10:26c'est un enjeu majeur
01:10:27sur lequel
01:10:28on peut pas en parler
01:10:29dans le PLF
01:10:29ou le PLFSS
01:10:30parce que sinon
01:10:30ça aurait une vision
01:10:31très budgétaire
01:10:33vraiment sur ce sujet là
01:10:35toutes les organisations
01:10:36patronales
01:10:36je pense
01:10:37je parle en leur nom
01:10:38mais parce qu'on parle
01:10:39souvent ensemble
01:10:40sont prêtes à faire ce travail
01:10:41parce que
01:10:41c'est un sujet majeur
01:10:42aujourd'hui
01:10:43c'est un sujet majeur
01:10:44et si on n'aborde pas
01:10:46ce sujet
01:10:46du salariat
01:10:49qui est en train
01:10:49de se transformer
01:10:50en auto-entrepreneuriat
01:10:51on va avoir
01:10:52des conséquences
01:10:53à l'entame
01:10:54qui peuvent être graves
01:10:55et donc
01:10:55c'est
01:10:57et encore une fois
01:10:57c'est pas remettre en cause
01:10:58l'auto-entrepreneuriat
01:10:59mais c'est de trouver
01:11:00la bonne place
01:11:00qu'il doit avoir
01:11:01et donc
01:11:02là on va avoir
01:11:03dans les prochains mois
01:11:05une campagne présidentielle
01:11:06c'est un élément
01:11:07de travail
01:11:08qui doit être mis
01:11:08sur la table
01:11:10selon nous
01:11:12par rapport aux subventions
01:11:13aux avances remboursables
01:11:16alors on a déjà
01:11:17beaucoup de subventions
01:11:17qui sont des avances
01:11:18remboursables
01:11:19par exemple
01:11:19BPI fait souvent
01:11:20des avances remboursables
01:11:21donc on a déjà
01:11:22ce modèle là
01:11:24est-ce qu'aujourd'hui
01:11:27il faudrait baisser
01:11:27les subventions
01:11:28et baisser
01:11:28le niveau
01:11:29d'imposition
01:11:30parce que c'est souvent
01:11:31ce qu'on entend
01:11:32bien sûr
01:11:33c'est une idée
01:11:33mais faites attention
01:11:34parce que
01:11:34les subventions
01:11:36c'est souvent
01:11:37des politiques publiques
01:11:39par exemple
01:11:40c'est l'argent
01:11:41que l'état
01:11:42décide de mettre
01:11:42sur une politique publique
01:11:44les allègements de charges
01:11:45c'est l'emploi
01:11:45des personnes
01:11:46peu qualifiées
01:11:48donc
01:11:49sur ce sujet là
01:11:51moi
01:11:52je dis juste
01:11:53faisons très attention
01:11:53quand on pense
01:11:54que
01:11:56on peut
01:11:57baisser les subventions
01:11:58et en même temps
01:11:59baisser
01:12:01les impôts
01:12:02parce que c'est pas
01:12:03les mêmes bénéficiaires
01:12:03si on prend le crédit
01:12:04impôt recherche
01:12:05si on enlève
01:12:06les
01:12:06comment
01:12:07d'accord
01:12:09ok
01:12:10alors
01:12:11ok
01:12:14après c'est un vrai sujet
01:12:15en effet
01:12:15de transparence
01:12:17pour pas qu'il y ait
01:12:18la concurrence déloyale
01:12:19entre structures
01:12:24outre-mer
01:12:26sur les outre-mer
01:12:27nous on a lancé
01:12:27une boussole
01:12:29stratégique
01:12:30on a un vice-président
01:12:31en charge
01:12:31de la France Océanique
01:12:33on a lancé
01:12:33une boussole stratégique
01:12:35ce qu'on demande
01:12:35c'est déjà une vision
01:12:36long terme
01:12:37là dans le PLF
01:12:38et le PLFSS
01:12:38on avait eu
01:12:39une remise en cause
01:12:39de l'allodéum
01:12:41on a réussi à le sauver
01:12:42collectivement
01:12:42mais ce qui est important
01:12:44c'est
01:12:45il faut
01:12:47il faut absolument
01:12:48qu'on voit
01:12:48ces territoires-lois
01:12:50ces territoires-là
01:12:52comme une chance
01:12:53pour le pays
01:12:53et pour ça
01:12:55qu'on sorte
01:12:55d'une vision
01:12:56où il faut les aider
01:12:58par la subvention
01:12:58mais plutôt
01:12:59il faut les aider
01:12:59à se développer
01:13:00économiquement
01:13:00et comme ça
01:13:02elles arriveront
01:13:02à rattraper
01:13:04le niveau économique
01:13:05de la métropole
01:13:07bien évidemment
01:13:08qu'il faut tenir compte
01:13:09de la particularité
01:13:10de la France Océanique
01:13:11ça veut dire
01:13:12que l'éloignement
01:13:13le bassin
01:13:14dans lequel elle est
01:13:15n'est pas celui
01:13:16que la France métropolitaine
01:13:18est
01:13:18et donc forcément
01:13:19les contraintes européennes
01:13:20doivent être adaptées
01:13:21donc ça c'est quelque chose
01:13:21qu'on pousse
01:13:22on a aussi un sujet
01:13:23vous n'avez pas parlé
01:13:24mais d'assurance
01:13:25aujourd'hui
01:13:26sur lequel il faut absolument
01:13:27que nos entreprises
01:13:28dans les autres mer
01:13:29puissent avoir
01:13:30une offre assurantielle
01:13:31par rapport aux nouveaux risques
01:13:32qu'elles encourt
01:13:34et qui sont souvent des risques
01:13:35qui ne dépendent pas d'elles
01:13:36quand on parle par exemple
01:13:38des émeutes qu'il y a eu
01:13:39ce n'est pas à cause des entreprises
01:13:40mais malheureusement
01:13:40elles ne sont plus assurables
01:13:41aujourd'hui pour beaucoup
01:13:42donc c'est un grand sujet
01:13:43mais pour le coup
01:13:44sachez qu'on est très engagé
01:13:46on a un vice-président
01:13:47qui s'appelle Dominique Vienne
01:13:47qui est très très engagé
01:13:49sur la question des outre-mer
01:13:50et on a fait un élément majeur
01:13:55Madame la sénatrice
01:13:56je voudrais déjà vous dire que
01:14:00et je l'ai dit souvent
01:14:02j'ai toujours dit que
01:14:05notre ambition
01:14:06notre souhait
01:14:07notre volonté
01:14:08c'est de sauver notre modèle social
01:14:09jamais
01:14:10jamais vous m'entendrez dire
01:14:11qu'on veut le remettre en question
01:14:12jamais
01:14:12moi-même j'en suis un fruit
01:14:13le fruit du modèle social
01:14:18et je pense que caricaturer nos propos
01:14:20n'est pas la bonne façon de faire
01:14:22aujourd'hui
01:14:23jamais
01:14:25jamais
01:14:26vous m'entendrez dire
01:14:28qu'il faut
01:14:30baisser le financement du modèle social
01:14:32nous quand on dit
01:14:33qu'il ne faut pas que le travail
01:14:34paie le modèle social
01:14:34on ne dit pas que
01:14:35derrière il faut baisser
01:14:37le financement du modèle social
01:14:37on dit qu'il faut que l'assiette change
01:14:39pourquoi ?
01:14:39parce que dans un pays
01:14:40où il n'y a plus que 27 millions
01:14:42de salariés
01:14:4370 millions de français
01:14:44ce qu'on dit c'est que ça ne marche pas
01:14:45un modèle où on demande à 27 millions de personnes
01:14:47de payer pour 70 millions
01:14:47mais on ne dit pas que personne ne doit payer
01:14:49on dit juste qu'il faut
01:14:51changer le modèle
01:14:53parce qu'aujourd'hui
01:14:54il y a beaucoup plus de retraités
01:14:56parce qu'il y a des touristes qui viennent
01:14:57donc il y a des produits
01:14:58comment on fait pour faire financer les touristes
01:15:00au modèle social
01:15:00c'est toutes ces questions là qu'on dit nous
01:15:02mais on ne dit pas que derrière
01:15:03il faut revoir le modèle social
01:15:04encore une fois
01:15:04je le redis devant
01:15:05et je sais que je suis filmé en plus
01:15:06mais je le redis à chaque fois
01:15:08nous
01:15:09entrepreneurs
01:15:11on a toujours dit que le modèle social
01:15:12est une chance pour la France
01:15:13et vous avez raison
01:15:13de parler des infrastructures
01:15:14vous avez raison de parler de tout ça
01:15:16mais on est tous supporters
01:15:18de ce modèle là
01:15:19maintenant j'aimerais juste
01:15:21revenir sur la remarque
01:15:22que vous avez fait
01:15:22vous savez
01:15:24ce rapport qu'on a fait
01:15:25c'est pas moi qui l'ai fait
01:15:25c'est des femmes entrepreneurs
01:15:27moi je vais être avec vous
01:15:30on m'a donné le rapport
01:15:31qui a été fait par des femmes entrepreneurs
01:15:32donc quand vous me dites
01:15:33que les femmes entrepreneurs
01:15:33ne suivront pas le rapport
01:15:34je vous invite à aller
01:15:38mes propos
01:15:38je vous invite à aller parler
01:15:40avec ces femmes entrepreneurs
01:15:41qui ont fait ce rapport
01:15:42et qui ont porté ces propositions
01:15:44moi j'en suis le porte-parole
01:15:45aujourd'hui parce que
01:15:45vous m'interrogez dessus
01:15:47mais je porte la parole
01:15:48de ces femmes entrepreneurs
01:15:49qui ont proposé ça
01:15:51et sur le sujet
01:15:52de la crèche
01:15:54moi
01:15:54encore une fois
01:15:55c'est pas moi qui ai proposé
01:15:56mais
01:15:56c'est une réalité en fait
01:15:57moi je suis très pragmatique
01:15:58la personne me dit quoi
01:15:59elle me dit
01:16:01Amir
01:16:02moi j'ai besoin
01:16:02de trouver une place
01:16:04pour mon enfant
01:16:05et
01:16:06en fait je ne suis pas prioritaire
01:16:07en tant que femme entrepreneur
01:16:08voilà
01:16:08on demande juste
01:16:09est-ce qu'une femme entrepreneur
01:16:10soit prioritaire
01:16:10pour les places de crèche
01:16:11est-ce que c'est choquant
01:16:12en tout cas
01:16:13les femmes qui
01:16:14chez nous ont fait le rapport
01:16:15ont considéré
01:16:15que c'était une proposition
01:16:16qui était la leur
01:16:17donc si vous ne m'écoutez pas
01:16:18moi homme entrepreneur
01:16:19écoutez au moins
01:16:20les femmes entrepreneurs
01:16:20qui ont fait le rapport
01:16:22merci
01:16:23il y a une dernière série
01:16:24de questions
01:16:24et après on vous libérera
01:16:25et bien sûr
01:16:26en vous remerciant
01:16:27avec Martine Berthé
01:16:30oui merci
01:16:31madame la présidente
01:16:32monsieur le président
01:16:33je vais revenir
01:16:33sur le sujet
01:16:34de l'exportation
01:16:35le dernier baromètre export
01:16:37de BPI France
01:16:38indique que le chiffre d'affaires
01:16:40des TPE-PME
01:16:41qui exportent
01:16:42a mieux résisté
01:16:43en 2025
01:16:44que celui de celles
01:16:46qui sont non exportatrices
01:16:47et que les prévisions
01:16:48pour 2026
01:16:49sont optimistes
01:16:51notamment
01:16:51vers le marché européen
01:16:53pourtant encore peu
01:16:54de TPE-PME
01:16:55franchissent le pas
01:16:56de l'exportation
01:16:57moins de 30%
01:16:58seulement le font
01:16:59quelle démarche
01:17:01avez-vous
01:17:02ou allez-vous
01:17:02engager avec la CPME
01:17:04pour inciter
01:17:05vos adhérents
01:17:06à exporter
01:17:06particulièrement
01:17:08vers le marché
01:17:09porteur
01:17:09de l'Union européenne
01:17:11merci
01:17:11merci
01:17:12Marie-Lise Oussot
01:17:13merci madame la présidente
01:17:15monsieur le président
01:17:16dans votre livre blanc
01:17:18vous avez parlé
01:17:19de certains verrous
01:17:20structurels
01:17:21pour le développement
01:17:23des PME
01:17:23et vous avez notamment
01:17:25évoqué
01:17:25l'accès aux fonciers
01:17:26avec la raréfaction
01:17:29des terres
01:17:31liées aux ânes
01:17:32et des dispositifs
01:17:33nationaux
01:17:34comme les sites
01:17:35clés en main
01:17:36qui ne sont pas du tout
01:17:37adaptés
01:17:37aux PME
01:17:39qui recherchent
01:17:39plutôt
01:17:40des petites parcelles
01:17:41à titre personnel
01:17:42dans ma commune
01:17:43effectivement
01:17:44c'est très compliqué
01:17:45de trouver
01:17:46pour un plaquiste
01:17:47un plombier
01:17:47une petite parcelle
01:17:49pour installer
01:17:50un bâtiment
01:17:53et donc je voulais savoir
01:17:54ce que ça a revêté
01:17:55comme importance
01:17:56au niveau national
01:17:58et comment résoudre
01:18:00cette difficulté
01:18:01sachant qu'il y a
01:18:02une PPL trace
01:18:03qui a été votée
01:18:04au Sénat
01:18:05mais dont on attend
01:18:06qu'elle passe
01:18:07à l'Assemblée nationale
01:18:08merci
01:18:09et dernière question
01:18:10avec Christian
01:18:11Redon-Sarrez
01:18:12oui merci
01:18:12madame la présidente
01:18:13monsieur le président
01:18:14vous avez évoqué
01:18:15dans vos propos liminaires
01:18:16le rapport
01:18:16PME grand groupe
01:18:17et moi j'y reviens
01:18:18sous l'angle
01:18:19du crédit impôt recherche
01:18:21la dépense fiscale
01:18:23liée au crédit impôt recherche
01:18:24aujourd'hui
01:18:24c'est plus de 7 milliards d'euros
01:18:26pardon
01:18:27soit quasiment
01:18:28les deux tiers
01:18:29des dépenses publiques
01:18:31de soutien à l'innovation
01:18:32or si 91%
01:18:35des bénéficiaires
01:18:36du crédit impôt recherche
01:18:37sont des PME
01:18:38elles ne représentent
01:18:39que 32%
01:18:40de la créance fiscale
01:18:42et inversement
01:18:43les 10%
01:18:43de bénéficiaires
01:18:44les plus importants
01:18:46eux perçoivent
01:18:4677% de ce montant
01:18:48que pensez-vous
01:18:49d'une évolution
01:18:52de ces attributions
01:18:53du CIR
01:18:53notamment
01:18:54du crédit impôt recherche
01:18:55suppression des plafonds
01:18:56pour éventuellement
01:18:57le réaffecter
01:18:59en deçà
01:18:59notamment par exemple
01:19:00d'un plafond
01:19:01de 100 millions d'euros
01:19:01c'est des propositions
01:19:02qui avaient été faites
01:19:03dans un rapport
01:19:04d'une mission d'information
01:19:05sénatoriale
01:19:05que je présidais
01:19:07il y a quelques temps
01:19:09ou bien aussi
01:19:10arrêter de calculer
01:19:12le plafond
01:19:13du crédit impôt recherche
01:19:14sans la holding de tête
01:19:14enfin tout ça
01:19:15aurait des incidences
01:19:17notamment
01:19:18sur les PME
01:19:20et les PMI
01:19:20et deuxième question
01:19:22rapidement
01:19:23je veux savoir
01:19:24si les PME
01:19:24mesurent réellement
01:19:25leur exposition
01:19:27au risque numérique
01:19:27et au risque cyber
01:19:29et notamment
01:19:30si les obligations
01:19:31issues
01:19:32de la réglementation
01:19:33européenne
01:19:34sont comprises
01:19:36et donc partagées
01:19:37ou subies
01:19:37parce qu'il en va
01:19:38quand même
01:19:38de la résilience
01:19:39et de la sécurité
01:19:40des données
01:19:42et des systèmes numériques
01:19:44de notre tissu
01:19:45de PME
01:19:46PMI
01:19:46merci Christian
01:19:48voilà ce sont
01:19:48les dernières questions
01:19:49monsieur le président
01:19:50toujours très intéressantes
01:19:51toutes
01:19:53plus ou moins
01:19:53alors
01:19:56non
01:19:57pas du tout
01:19:59moi je pense que je vais m'engager
01:20:01à créer cette CPME internationale
01:20:04puisque
01:20:05non mais vous avez raison
01:20:06on a
01:20:07on a un sujet
01:20:09d'accompagnement
01:20:09de nos PME
01:20:10à l'export
01:20:11déjà au sein
01:20:12de l'Union européenne
01:20:12et ensuite
01:20:13même en dehors
01:20:14de l'Union européenne
01:20:16on le fait à petite échelle
01:20:17je parlais tout à l'heure
01:20:18de la délégation
01:20:18qu'on a envoyée en Chine
01:20:21on a fait une délégation
01:20:22au Japon
01:20:23il y a quelques mois
01:20:23mais c'est
01:20:24c'est un des sujets
01:20:25pour être avec vous
01:20:26je l'ai mis dans ma feuille de route
01:20:27mais pas dans les premiers sujets prioritaires
01:20:31mais c'est comment nous
01:20:31on accompagne très concrètement
01:20:33et encore une fois
01:20:34je pense qu'on a beaucoup
01:20:35de mécanismes qui existent
01:20:35la France ne manque pas
01:20:37de mécanisme
01:20:37elle ne manque pas de soutien
01:20:38à ces entreprises
01:20:39souvent mais c'est que
01:20:40les entreprises ne connaissent pas
01:20:41ces sujets là
01:20:42donc ça c'est un élément majeur
01:20:43sur lequel on doit accéder
01:20:44donc je
01:20:47je m'engage à
01:20:49à lancer
01:20:50alors est-ce que ça
01:20:51s'appellera ACPME International
01:20:52ou autrement
01:20:53mais en tout cas à lancer
01:20:54vraiment un outil
01:20:56un mécanisme
01:20:57en interne
01:20:58pour accompagner les PME
01:20:59à justement
01:21:00pouvoir utiliser
01:21:01tout ce qui existe
01:21:02pour développer l'export
01:21:06les incités
01:21:07mais aussi les incités
01:21:08vous avez raison
01:21:08parce que c'est aussi
01:21:10pourquoi aujourd'hui
01:21:11une entreprise
01:21:12qui a l'export
01:21:13résiste mieux
01:21:14parce qu'en fait
01:21:15elle a diversifié
01:21:15et elle dépend moins
01:21:16d'un marché
01:21:17et donc c'est
01:21:18bien évidemment
01:21:19toujours
01:21:22on va dire
01:21:22une sécurité
01:21:24pour une entreprise
01:21:24d'avoir plusieurs marchés
01:21:25plusieurs pays
01:21:26et donc en effet
01:21:27il faut accompagner
01:21:29les entreprises
01:21:29sur la diversification
01:21:31c'est la partie
01:21:33réindustrialisation
01:21:33on a fait un rapport
01:21:34en effet
01:21:35sur
01:21:37retrouver une réindustrialisation
01:21:38notamment à travers
01:21:38les PME
01:21:40et vous le dire
01:21:41en introduction
01:21:42Madame la Présidente
01:21:42avec l'ambition
01:21:43de passer de 10%
01:21:44à 13%
01:21:45la part de l'industrie
01:21:46dans le PIB français
01:21:48il faut savoir
01:21:48que l'Europe
01:21:49c'est 16%
01:21:51l'Allemagne
01:21:52c'est 19 ou 20%
01:21:53donc on est très
01:21:53très en retard
01:21:54sur l'industrie
01:21:56si on prend
01:21:57le sujet de l'industrie
01:21:58on a différents problèmes
01:21:59il y a la fiscalité
01:22:00on en a assez parlé
01:22:00il y a la formation
01:22:02il y a les formalités
01:22:04les formalités
01:22:05vous savez en France
01:22:05pour lancer une usine
01:22:06ça prend 2 à 3 fois plus de temps
01:22:08que dans les restes
01:22:09de l'Union Européenne
01:22:11là je vous parle juste
01:22:12pour lancer l'usine
01:22:12c'est même pas
01:22:13c'est à dire qu'on n'a même pas
01:22:14produit encore
01:22:15mais les formalités
01:22:16pour lancer l'usine
01:22:18et il y a le sujet
01:22:19du foncier
01:22:20et pour les petites industries
01:22:22pour les petites PMI
01:22:23et bien souvent
01:22:24c'est du foncier
01:22:26mais c'est moins de 2 hectares
01:22:27et en effet
01:22:28sur ces petites surfaces
01:22:30on a beaucoup de difficultés
01:22:30et nous ce qu'on demande
01:22:32c'est un passe foncier PMI
01:22:33une capacité à avoir
01:22:35une sorte de coupe-fil dérogatoire
01:22:36pour avoir des petites surfaces
01:22:38des parcelles de 2 hectares
01:22:39pour aider les entreprises
01:22:40qui veulent agrandir
01:22:41ou pour aider les entreprises
01:22:42qui veulent justement
01:22:43avoir un territoire
01:22:44pour lancer leur usine
01:22:46et en fait
01:22:46les PMI ont souvent été
01:22:48les oubliés
01:22:49de tous les sujets fonciers
01:22:50parce qu'on a souvent réfléchi
01:22:51grand projet
01:22:52grande superficie
01:22:54et pas petite parcelle
01:22:56pour une petite usine
01:22:57et donc nous ce qu'on pousse vraiment
01:22:58c'est d'avoir par exemple
01:22:59ce passe foncier PMI
01:23:00qui permettra d'avoir
01:23:01des petites parcelles
01:23:02de 2 hectares
01:23:02avec un coupe-fil dérogatoire
01:23:05sur des formalités
01:23:06beaucoup plus rapides
01:23:09il y a beaucoup d'autres propositions
01:23:10parce qu'on a vraiment fait
01:23:11un rapport assez long
01:23:14sur le crédit impôt recherche
01:23:17moi je vois que vous voulez vraiment
01:23:18je me fâche avec
01:23:19nos grosses entreprises
01:23:25je pense qu'on doit
01:23:29alors premièrement
01:23:31l'argent public
01:23:32est un bien commun
01:23:34et il faut évaluer
01:23:37chaque dépense publique
01:23:37y compris les aides
01:23:38aux entreprises
01:23:39moi sur ça
01:23:40j'ai aucun sujet
01:23:40chaque dépense publique
01:23:42est soit une aide
01:23:43dans l'entreprise
01:23:43ou autre
01:23:44doit être évaluée
01:23:46moi j'aimerais juste dire
01:23:48qu'on a un grand enjeu
01:23:50d'innovation
01:23:51de recherche
01:23:52et qu'accompagner
01:23:53les grandes entreprises
01:23:54qui dépensent plus
01:23:55dans l'innovation
01:23:56moi ne me choque pas
01:23:58et qu'elles soient
01:24:00plus accompagnées en valeur
01:24:01parce qu'elles dépensent plus
01:24:02ne me choque pas non plus
01:24:03et je préfère
01:24:04que cette recherche
01:24:04soit faite en France
01:24:06qu'à l'étranger
01:24:09donc je suis
01:24:12je suis très
01:24:15très craintif
01:24:15sur le fait que
01:24:16si on commence à baisser
01:24:18les accompagnements
01:24:19pour les entreprises
01:24:20qui aujourd'hui
01:24:21ça leur coûte plus cher
01:24:22d'investir en France
01:24:23qu'à l'étranger
01:24:23j'ai peur qu'elles délocalisent
01:24:25toute cette recherche
01:24:26à l'étranger
01:24:28donc c'est ma crainte
01:24:30aujourd'hui
01:24:31encore une fois
01:24:31ce n'est pas mes adhérents
01:24:32donc je ne suis pas là
01:24:33pour les défendre
01:24:34et dire qu'il faut absolument
01:24:36que les grandes entreprises
01:24:37continuent à déplafonner
01:24:38sur le CIR
01:24:38mais je dis juste
01:24:39que le risque à la fin
01:24:41si on commence à avoir
01:24:42cette vision là
01:24:43c'est que la recherche
01:24:44en France
01:24:45soit sacrifiée
01:24:47parce que ces grands groupes
01:24:48qui sont internationaux
01:24:50ça leur coûtera beaucoup plus
01:24:51de faire cette recherche
01:24:51en France qu'à l'étranger
01:24:53et je redis ce que j'ai dit
01:24:54au début
01:24:56il faut une cohérence
01:24:57économique globale
01:24:57on a besoin d'avoir
01:24:58des locomotives
01:24:59des grandes entreprises
01:25:00qui portent notre économie
01:25:01et qui accompagnent
01:25:02ces PME
01:25:03et ces TPE
01:25:04et bien évidemment
01:25:05j'ai entendu le rapport
01:25:06de force et tout ça
01:25:06mais je suis d'accord
01:25:08avec vous
01:25:08je ne dis pas
01:25:08qu'il n'y a pas
01:25:09un rapport de force
01:25:09qui parfois se crée
01:25:10et sur lequel
01:25:12parfois il faut trouver
01:25:13des réponses
01:25:14je ne suis pas naïf
01:25:16mais je dis que
01:25:17déjà battons-nous
01:25:17pour que les entreprises
01:25:18françaises soient favorisées
01:25:20et ne sacrifions pas
01:25:21les grandes entreprises
01:25:22parce que ce n'est pas
01:25:23les petits qui vont gagner
01:25:24c'est les grandes entreprises
01:25:24étrangères
01:25:25c'est ma seule crainte
01:25:26dans tout ce qu'on dit
01:25:28maintenant
01:25:28que l'argent public
01:25:29soit évalué
01:25:30que les aides
01:25:31aux entreprises
01:25:31soient évaluées
01:25:32et que parfois
01:25:32il fallait faire
01:25:33des ajustements
01:25:34bien évidemment
01:25:35on sera les premiers
01:25:37à dire que
01:25:38l'argent public
01:25:39est rare
01:25:39et que la dette publique
01:25:40est un sujet majeur
01:25:42excusez-moi
01:25:43j'ai pas répondu
01:25:43aux risques
01:25:45cyber
01:25:46je dois vous avouer
01:25:47qu'aujourd'hui
01:25:49les TPE
01:25:50plus que les PME
01:25:51mais les TPE
01:25:51et aussi les PME
01:25:52sont parfois
01:25:54pas conscients
01:25:55des risques
01:25:57des risques nouveaux
01:25:58sur les cyber
01:25:58on les accompagne
01:25:59alors déjà
01:26:00aujourd'hui
01:26:00on a le sujet
01:26:00de la facturation électronique
01:26:01sur lesquelles
01:26:02on est en soutien
01:26:03on a un accompagnement
01:26:04des filières
01:26:05des entreprises
01:26:05pour réussir
01:26:07ce grand changement
01:26:08parce que c'est un très grand changement
01:26:10sur lequel
01:26:10on doit tous collectivement
01:26:14être en soutien
01:26:15et accompagner
01:26:16les entreprises
01:26:16mais on est aussi
01:26:19à sensibiliser
01:26:20les entreprises
01:26:21sur le risque cyber
01:26:21et c'est un enjeu majeur
01:26:22parce qu'aujourd'hui
01:26:23les entreprises
01:26:24peuvent tomber
01:26:24à cause de ça
01:26:26moi-même
01:26:27j'ai plusieurs fois
01:26:27des risques
01:26:28des attaques
01:26:29cyber comme ça
01:26:30qui ont pu coûter
01:26:31très cher parfois
01:26:32donc c'est un enjeu majeur
01:26:34notre rôle à nous
01:26:35c'est de sensibiliser
01:26:36les dirigeants
01:26:37on le fait
01:26:37on doit le faire encore plus
01:26:39et il faut être conscient
01:26:41que demain
01:26:41ces risques-là
01:26:42peuvent mettre
01:26:42une entreprise à genoux
01:26:44Merci beaucoup
01:26:45Monsieur le Président
01:26:47de nous avoir consacré
01:26:48pratiquement
01:26:49deux heures
01:26:50de votre temps
01:26:51voilà
01:26:52vous avez bien compris
01:26:53qu'il y avait
01:26:54un petit peu
01:26:55au sein de cette commission
01:26:56des passions
01:26:57des tempéraments
01:26:59des sujets
01:27:00je suis passionné
01:27:02et j'ai un tempérament
01:27:03aussi
01:27:03on vous remercie
01:27:05parce que vous avez eu
01:27:06un langage de vérité
01:27:08sans langue de bois
01:27:09ce qui a permis aussi
01:27:11aux uns et aux autres
01:27:11d'apporter la contradiction
01:27:13quand ils souhaitaient
01:27:16que l'apportaient
01:27:16mais c'est important aussi
01:27:17de voir
01:27:19voilà
01:27:19un président
01:27:20d'une organisation
01:27:21professionnelle
01:27:22comme la vôtre
01:27:23un jeune chef d'entreprise
01:27:25qui prend des risques
01:27:26qui assume
01:27:28ses responsabilités
01:27:29mais qui dit aussi
01:27:30ce langage
01:27:31de vérité
01:27:32et qui dit
01:27:33ce qu'il pense
01:27:34voilà pour ce point
01:27:35sur la situation
01:27:36des petites et moyennes entreprises
01:27:38avec le président
01:27:39de la CPME
01:27:40Amir Reza Tofighi
01:27:41cette audition
01:27:42est à retrouver
01:27:42en replay
01:27:43sur notre site internet
01:27:44et notre chaîne YouTube
01:27:45100% Sénat
01:27:46c'est fini pour aujourd'hui
01:27:47merci beaucoup
01:27:48de nous avoir suivis
01:27:49très bonne journée
01:27:49sur Public Sénat
01:27:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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