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  • il y a 47 minutes
Patronat et syndicats ont encore une semaine pour s'entendre sur le financement de l'assurance chômage. Parmi les propositions figure le durcissement des conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi qui ont bénéficié d'une rupture conventionnelle. 

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Transcription
00:00Les salariés en raffolent et pourtant les patrons veulent durcir les ruptures conventionnelles.
00:04Emmanuel, les allocations chômage pourraient être moins généreuses pour ceux qui bénéficient de ces ruptures.
00:10Oui, alors il faut rappeler que patronat et syndicat ont encore une semaine pour s'entendre sur le financement de
00:15l'assurance chômage.
00:17Le MEDEF, la CPME, l'UDEP ont adressé donc aux syndicats de nouvelles propositions visant à réaliser 1 milliard d
00:25'économies.
00:25Le gouvernement n'exige que 400 millions mais après tout, puisqu'on est lancé, pourquoi pas.
00:30La proposition phare, c'est le durcissement des conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi qui ont bénéficié d'une
00:37rupture conventionnelle.
00:38Ils ne seraient plus logés à la même enseigne que les autres demandeurs d'emploi comme c'est le cas
00:43aujourd'hui.
00:43Alors quelles sont les règles qui pourraient changer ?
00:45Alors le patronat veut durcir leurs droits.
00:47Leur durée d'indemnisation maximale ne serait plus de 24 mois comme pour tous les chômeurs mais plutôt de 20
00:53mois.
00:54Ça c'est pour les moins de 55 ans, ce serait 30 mois au lieu de 36 pour les plus
00:58âgés.
00:58Le patronat suggère aussi de baisser le seuil de revenus qui entraîne une dégressivité des allocations de 30% au
01:07bout de 6 mois.
01:07Ce seuil, il est fixé aujourd'hui à 4940 euros bruts par mois.
01:12Il y a plusieurs hypothèses effectivement pour le diminuer.
01:16Pourquoi pénaliser les bénéficiaires de rupture conventionnelle ?
01:18Ils n'ont pas intérêt les patrons à garder dans leur boîte des salariés qui ont pu rester là ?
01:23Alors effectivement, mais la réalité c'est que ce mode de séparation entre un salarié et son entreprise a explosé
01:29et son coût avec.
01:30Plus de 9 milliards d'euros, c'est un quart finalement de l'ensemble des dépenses de l'assurance chômage
01:36à qui, il faut bien le reconnaître,
01:38on a quand même demandé de financer des démissions déguisées.
01:41C'est les trois quarts des cas.
01:42Ou bien des licenciements économiques, c'est 20% des cas.
01:47Et puis il faut reconnaître qu'il y a aussi des abus.
01:48Il y a quand même un constat, c'est que ceux qui signent une rupture conventionnelle,
01:51ils sont globalement plus jeunes, plus qualifiés et donc susceptibles de retrouver plus vite du travail que les autres chômeurs.
01:58Et pourtant, ils sont indemnisés en moyenne plus longtemps que les autres.
02:02Donc oui, il y a un peu d'abus.
02:04Mais vous avez raison, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
02:08On va rappeler que 15 à 20% des ruptures débouchent sur les créations d'entreprises.
02:12Et la moitié des patrons actuels ont créé leur entreprise en bénéficiant des aides de l'assurance chômage.
02:17Donc oui, ces jeunes qui bénéficient plus longtemps de l'assurance chômage, c'est vrai qu'ils ne glandent pas.
02:23Il y en a beaucoup qui aussi créent leur entreprise.
02:25Et puis c'est vrai que c'est un peu un facteur d'apaisement dans l'entreprise, d'apaisement du
02:29climat social.
02:30Mais la réalité, oui, il y a quand même des abus et donc c'est pas mal de les corriger.
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