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  • il y a 17 heures
« Bonjour chez vous ! » recevait Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement. Le ministre est revenu sur le décès de Quentin, un militant nationaliste tué ce 14 février dans une confrontation avec des militants de « l’ultragauche ». Pour Vincent Jeanbrun : « tout ça n’est pas nouveau, mais malheureusement La France Insoumise jour un rôle très important dans cette libération de la parole violente, qui finit par être une caution de la violence ».

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Transcription
00:00Le jeune militant nationaliste, Quentin Doran, qui a donc été mortellement agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputé
00:06LFI, Rima Hassan, c'était jeudi soir à Lyon.
00:09Est-ce que vous redoutez que cet acte ouvre un cycle de violences politiques ?
00:13Oui, je le redoute. Ça a déjà commencé, des permanences taguées cette nuit de députés LFI.
00:18Et de toute façon, on voit un climat politique qui est extrêmement tendu.
00:22Dans mon département, le Val-de-Marne, j'ai vu des têtes de liste aux municipales d'ores et déjà
00:26agressées, y compris à leur domicile.
00:28Et on le voit bien qu'il y a une tension dans le débat politique qui est énorme, avec finalement
00:32non plus une confrontation sur le fond des idées, mais bien sur la détestation des personnes.
00:37Tout ça n'est pas nouveau. Et je pense que malheureusement, la France insoumise joue un rôle très très important
00:42dans cette libération de la parole violente,
00:44qui finit par être une libération, voire une sorte de caution de la violence.
00:48D'ailleurs, on constate qu'ils n'ont pas condamné fermement les violences.
00:53Ils expliquent qu'ils n'auraient rien à voir avec la jeune garde, après les avoir défendus il y a
00:58encore quelques jours.
00:58Ils expliquent qu'ils n'ont rien à voir avec ces violences, mais jamais ils ne les condamnent.
01:02Et je dois vous dire qu'à titre personnel, ça me rappelle avec beaucoup de tristesse les émeutes de 2023,
01:07où Jean-Luc Mélenchon s'amusait sur ses tweets à ne jamais condamner la violence,
01:11et simplement dire, quitte à brûler un truc, éviter de brûler les écoles quand même.
01:15Donc en fait, ils faisaient la liste de ce qu'on pouvait brûler ou pas brûler.
01:18Et donc au fond, ils finissaient par légitimer ce qu'était la violence.
01:21Mais ça ne me surprend pas quand vous avez Manuel Bompard,
01:23qui une fois au micro, je crois que c'était Jean-Jacques Bourdin,
01:26finit par lui dire, oui, oui, notre but c'est de foutre en l'air la République.
01:29Vous voyez déjà le vocabulaire.
01:31Quand vous avez M. Delogu, qui a été condamné parce qu'il est en marge d'une manifestation,
01:36il a tapé à coup de pied un proviseur dans un lycée et sa conseillère principale d'éducation,
01:41vous voyez bien que la violence, elle est presque intrinsèque.
01:44Et au fond, quand on choisit comme nom la France insoumise,
01:48eh bien ça dit long sur l'état d'esprit.
01:49Et moi j'ai envie de leur dire, maintenant il serait peut-être temps de vous soumettre,
01:52la France insoumise, aux règles du droit élémentaire et au respect du débat public.
01:56Ça nous changerait.
01:57Mais ils emportent la seule responsabilité, la France insoumise ?
02:00Non, ce n'est pas le sujet.
02:01Vous avez différentes formations politiques qui sont dans les positions extrêmes et dogmatiques.
02:07C'est vrai des deux extrêmes, c'est souvent d'ailleurs pour ça qu'on les appelle extrêmes.
02:11Vous avez des groupuscules d'extrême gauche qui envoient jusqu'à leurs représentants à l'Assemblée nationale,
02:18je pense à Raphaël Arnaud.
02:19Mais vous avez évidemment des groupuscules d'extrême droite.
02:21Il faut bien les regarder comme les deux faces d'une même pièce.
02:23Il ne s'agit pas de dire tout l'un ou tout l'autre.
02:25Mais en revanche, c'est de se dire, qu'est-ce qu'on veut comme démocratie, comme système politique ?
02:30Et quand vous avez aujourd'hui une mouvance comme la France insoumise
02:34qui se serait honorée à condamner fermement ces violences,
02:37à expliquer que des mouvements comme la Jeune Garde n'ont pas leur place en République,
02:42ils se seraient honorés à faire ça.
02:44Aujourd'hui, j'ai l'impression, dans leur prise de parole,
02:46et encore ce matin sur toutes les chaînes de télé,
02:48ils expriment leur solidarité avec la famille, mais ne condamnent pas les violences.
02:51Ce n'est pas acceptable.
02:52Et ils ont en leur sein des parlementaires, des élus,
02:56qui font preuve de violence et qui sont même condamnés pour ça.
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