00:00Le jeune militant nationaliste, Quentin Doran, qui a donc été mortellement agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputé
00:06LFI, Rima Hassan, c'était jeudi soir à Lyon.
00:09Est-ce que vous redoutez que cet acte ouvre un cycle de violences politiques ?
00:13Oui, je le redoute. Ça a déjà commencé, des permanences taguées cette nuit de députés LFI.
00:18Et de toute façon, on voit un climat politique qui est extrêmement tendu.
00:22Dans mon département, le Val-de-Marne, j'ai vu des têtes de liste aux municipales d'ores et déjà
00:26agressées, y compris à leur domicile.
00:28Et on le voit bien qu'il y a une tension dans le débat politique qui est énorme, avec finalement
00:32non plus une confrontation sur le fond des idées, mais bien sur la détestation des personnes.
00:37Tout ça n'est pas nouveau. Et je pense que malheureusement, la France insoumise joue un rôle très très important
00:42dans cette libération de la parole violente,
00:44qui finit par être une libération, voire une sorte de caution de la violence.
00:48D'ailleurs, on constate qu'ils n'ont pas condamné fermement les violences.
00:53Ils expliquent qu'ils n'auraient rien à voir avec la jeune garde, après les avoir défendus il y a
00:58encore quelques jours.
00:58Ils expliquent qu'ils n'ont rien à voir avec ces violences, mais jamais ils ne les condamnent.
01:02Et je dois vous dire qu'à titre personnel, ça me rappelle avec beaucoup de tristesse les émeutes de 2023,
01:07où Jean-Luc Mélenchon s'amusait sur ses tweets à ne jamais condamner la violence,
01:11et simplement dire, quitte à brûler un truc, éviter de brûler les écoles quand même.
01:15Donc en fait, ils faisaient la liste de ce qu'on pouvait brûler ou pas brûler.
01:18Et donc au fond, ils finissaient par légitimer ce qu'était la violence.
01:21Mais ça ne me surprend pas quand vous avez Manuel Bompard,
01:23qui une fois au micro, je crois que c'était Jean-Jacques Bourdin,
01:26finit par lui dire, oui, oui, notre but c'est de foutre en l'air la République.
01:29Vous voyez déjà le vocabulaire.
01:31Quand vous avez M. Delogu, qui a été condamné parce qu'il est en marge d'une manifestation,
01:36il a tapé à coup de pied un proviseur dans un lycée et sa conseillère principale d'éducation,
01:41vous voyez bien que la violence, elle est presque intrinsèque.
01:44Et au fond, quand on choisit comme nom la France insoumise,
01:48eh bien ça dit long sur l'état d'esprit.
01:49Et moi j'ai envie de leur dire, maintenant il serait peut-être temps de vous soumettre,
01:52la France insoumise, aux règles du droit élémentaire et au respect du débat public.
01:56Ça nous changerait.
01:57Mais ils emportent la seule responsabilité, la France insoumise ?
02:00Non, ce n'est pas le sujet.
02:01Vous avez différentes formations politiques qui sont dans les positions extrêmes et dogmatiques.
02:07C'est vrai des deux extrêmes, c'est souvent d'ailleurs pour ça qu'on les appelle extrêmes.
02:11Vous avez des groupuscules d'extrême gauche qui envoient jusqu'à leurs représentants à l'Assemblée nationale,
02:18je pense à Raphaël Arnaud.
02:19Mais vous avez évidemment des groupuscules d'extrême droite.
02:21Il faut bien les regarder comme les deux faces d'une même pièce.
02:23Il ne s'agit pas de dire tout l'un ou tout l'autre.
02:25Mais en revanche, c'est de se dire, qu'est-ce qu'on veut comme démocratie, comme système politique ?
02:30Et quand vous avez aujourd'hui une mouvance comme la France insoumise
02:34qui se serait honorée à condamner fermement ces violences,
02:37à expliquer que des mouvements comme la Jeune Garde n'ont pas leur place en République,
02:42ils se seraient honorés à faire ça.
02:44Aujourd'hui, j'ai l'impression, dans leur prise de parole,
02:46et encore ce matin sur toutes les chaînes de télé,
02:48ils expriment leur solidarité avec la famille, mais ne condamnent pas les violences.
02:51Ce n'est pas acceptable.
02:52Et ils ont en leur sein des parlementaires, des élus,
02:56qui font preuve de violence et qui sont même condamnés pour ça.
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